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Full text of "Glossaire de la langue d'oïl, (XIe-XIVe siècles), contenant les mots vieux ..."

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GLOSSAIRE 



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DE LA 



LANGUE D'OÏL 

(XI«-XIV« SIÈCLES) 

CONTENANT LES MOTS VIEUX-FRANÇAIS HORS D'USAGE, 
^ LEUR EXPLICATION, LEUR ÉTYMOLOGIE ET LEUR CONCORDANCE 
AVEC LE PROVENÇAL ET l'iTALIEN 

Ouvrage à Tusage des classes d'humanités et des étudiants 



Le D" a. BOS 



Lingua majorian, pars palrix» 




PARIS 

J, MAISONNEUVE, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

25, QUAI VOLTAIRE, 25 
1891 



"»:-.\', 



Eil YCIVTE CHEZ LE MÉill: ÉDITEUR 



Adam (Lucien). Les patois lorrains (Vosges, Méurthe). Introduction, phonétique, 
grammaire, vocabulaire français -patois et patois-français, proverbes, cbansons, légen^ 
des. Parfc>, 1881, in-8, br., de li-459 pages et une carte. 10 fr- 

Bàrisch (K.) et Horiiing jA.). La langue et la littérature françaises depuis le 
IX* siècle jusqu'au xiv siècle. Textes et glossaire, par K^ Bartsch précédés d'une 
Grammaire de l'ancien français, par A. Horking. Paris, 1887, in-8 toile, de 'viii-61 
.pages- et^6 colojines.' - - , - - - - . 15 fr. 

Ce Manuel comprend un recueil de 106 morceaux des principaux écrivains fran- 
çais, deçuis la -formation de la langue jusqu'au xiv» siècle, publiés avec le plus 
grand soin d'après les manuscrits et accompagnés de variantes. 

Ouvrage important et indispensable à quiconque veut étudier notre ancienne 
langue ; c'est une édition complète de la chrestomatie de l'ancien français de M. lé 
proiesseur K. Bartsch. . * 

Boucherie (A.). Le roman de Galerent, comte de Bretagne, par le trouvère Renaut. 
Publié pour la première fois d'après le ms. unique de la Bibliothèque nationale. 
Paris, 1888, in-8, br.x v'-22Q pages et portrait de Boucherie. 12 fr. 

Texte important de la fin du xir siècle publié parles soins de M. C. Chabaneau. 
C'est le N*^ XÏV des Publications spôoiaies de la Société des Langues romanes, 
Ciastets (Fréd.). Le Roman dé la vie des Pères H ermites. (Un miracle de Notre-Dame). 
Sonnet contenant une recette d'alchimie attribué à Dante et au frère.Helyas (xni* siè- _. 
çle). PariSy 1880, in-8, br.^ 31 pp. ^ 1 fr. 50 

— Turpinî historié Kâroli magni et Rotholandi ; texte r^vu et complété d'après sept 
mss. Paris, 1880, in-8, br., xn-92 pp» 4 ir. 

Publication spéciale de la Société pour Vétudc des langues romanes. N° 7. 

— Recherches sur les rapports des chansons de geste et de l'épopée chevaleresque 
italienne, avec textes inédits empruntés au manusc. P. .247 de Montpellier : Parties 
dn Renaud de Montaubahy du Maugis d^Ai^remont, le Vimendo Monbranc, Paris, 
1887, in-8, br., vii-260 pages. 6 fr. 

Chabaneau {C), professeur à la Faculté des lettres de Montî)elUer. Grammaire limou- 
sine. Phonétique. Parties du discours. Paris, 1876, in-8, br., 334 pages. 15 fr. 

— Paraphrase des psaumes de la pénitenéé en vers gascons, publiée pour la première 
fois d'après un manuscrit du xiv» siècle de la Bibliothèque d'Angers. Paris, 1886, in-8, 

— br., xvi-19 pages* - 2 fr. 

— Paraphrase des litanies envers prorençaux^ publiée d'après le manuscrit d'Avignon, 
avec une introduction, des notes et un appendice. Paris, 1886, iu-8, br,, 54 pages^ 

- ^ 3fr. 50 

— Sainte Marie-Madeleine dans, la littérature provençale. Recueil de textes provençaux 
en prose et en vers (depuis l'origine jusqu'au xvi* siècle) relatifs à cette sainte, publié 
avec introductions et commentaires. Paris, 1887, in-8. br., 215 pages. 12 fr. 

— Vie de saint George, poème provençal, publié pour la première fois d'après le manus- 
crit de la Bibliothèque nationale. Paris, 1887, in-8, br., 27 pages. 2 fr. 50 

— Les Troubadours Renaud et Geoffroy de Pons. Paris, 1881. in-8, br.» 26 pages- 2 Ir. 50 

Extrait à 25 exemplaires du Courrier litiéraire de l'Ouest (Poàs). 
*- Traduction des Psaumes de la pénitence en vers provençaux, publiée pour la pre- 
mière fois d'après le ms. d'Avignon. Paris, 1881, in-8. br., 40 pp. 2 fr. 50 

— Comput en vers provençaux publié traduit et annoté. Paris, 1881, in-^, br., 28 pp. 

2 fr. 50 

— Les Sorts des Apôtres. Texte provençal du xin' siècle, publié avec l'original latin, 
^ Paris, 1881, in-8, br., 40 pages. 2 fr. 50 

— Poésies inédites des troubadours du Périgord. Paris, 1885, in-8, br.,,63 pp. 3 fr. 50 

— Fragments d'une traduction provençale du ïoman de Merlin. Paris, 1883, in-8, br., 
19 pp. 2fr. 50 

— Notes sur quelques manuscrits provençaux perdus ou égarés, suivies de deux lettres 
inédites de Pierre de Chasteuil-Gallaup. Paris, 1886, in-8, br., 112 pages. 5 fr. 



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GLOSSAIRE DE LA LANGUE D'OIL 




CHALON-SUR-SAONE 

IMPRIMERIE FRANÇAISE ET ORIENTALE DE L. MARCEAU 



GLOSSAIRE 



DE LA 



LANGUE D'OÏL 

(XI«-XIV«^ SIÈCLES) 

CONTENANT LES MOTS VIEUX-FRANÇAIS HORS d'USAGE, 

LEUR EXPLICATION, LEUR ÉTYMOLOGIE ET LEUR CONCORDANCE 

AVEC LE PROVENÇAL ET l'iTALIEN 

Ouvrage à l'usage des classes d'humanités et des étudiants 



Le D" a. BOS 



Ungua majomm, pan patrix. 




PARIS , 

J. MAISONNEUVE, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

25, QUAI VOLTAIRE, 25 
1891 



Kr i'^Hù 



4=rÇ4-ftirs^ 



HARVARD 
UNIVERSHY 

LIBRARY 



Harvarti U^rsîty 
Lowell Memyial Library. 



Lowell MemVial L 



** JCuK^ftA^ 



.-'i^vr?W^*r? 



PRÉFACE 



Si, en France comme ailleurs, le Grec et le Latin font partie des huma- 
nités, la connaissance de la langue nationale ne doit-elle pas, à plus forte 
raison, figurer et même primer dans l'enseignement littéraire donné aux 
jeunes Français? 

Cette opinion semble si naturelle que dès le xvi® siècle, en plein enthou- 
siasme pour les langues classiques, Ronsard, que Ton a pourtant accusé de 
parler grec et latin en français, disait dans sa préface de la Franciade : 

(( Vaudrait mieux, comme un bon bourgeois ou citoyen rechercher et faire 
» un lexicon des vieils mots d'Artus, Lancelot et Gauvain, ou commenter 
» le Romant de la Rose, que s'amuser à je ne sçay quelle grammaire latine 
» qui a passé son temps. » 

Et pourtant, il n'y a pas bien longtemps, il était encore admis, sur la foi 
de Boileau, qu'avant le xvii® siècle (à peine remontait-on au xv®, comme 
à une époque reculée), le Français n'était qu'un informe et grossier langage, 
sans règles ni propriété, n'ayant rien produit de notable, et indigne d'attirer 
l'attention, comme si une langue apparaissait subitement, sortant toute faite 
du cerveau de quelques écrivains de génie. 

Le Français serait resté huit siècles à Tétat d'avorton, attendant ce pré- 
tendu réformateur, Malherbe, , qui serait enfin venu. 

Enfin Malherbe vint, et le premier en France 
Fit sentir dans les vers une juste cadence, etc. 

Ainsi donc, tout- à -coup, comme par enchantement, sous la baguette 
magique des écrivains du xvii® siècle, ce baragouin, de grossier, obscur, 
informe qu'il était, serait devenu une langue policée, claire, parfaite. 



VI PRJiFACK 

Cette légende ne pouvait longtemps résister à l'examen. 
11 s'est trouvé que cette jeune langue française (appelons la vieille pour 
nous conformer à l'usage) était plus pure, plus régulière que celle du 
XYii® siècle; que de toutes les langues issues du latin, elle possédait les 
documents les plus anciens; que ces Français qui n'avaient pas (( la tête 
épique », avaient créé une vaste épopée que l'Europe entière avait copiée ou 
imitée, enfin qu'il existait toute une littérature où l'on comptait beaucoup 
plus d'œuvres inspirées que les odes de M. de Malherbe, et au moins autant 
de fine satire que dans Boileau. 

En dehors de l'attrait que présente notre littérature des xi®, xii« et xni© 
siècles, étudiée pour ce fait par beaucoup d'étrangers, nos jeunes humanistes 
ont le devoir de connaître la langue de leurs pères, et il n'est pas conve- 
nable qu'un Français lettré, comprenant Homère et Virgile, ne sache pas 
lire la Chanson de Roland et Joinville. 

Cette ignorance est d'autant plus choquante que la connaissance du vieux 
français lui est plus facile qu'à tout autre, lui qui parle une langue qui est 
la continuation ininterrompue de celle que l'on parlait du temps de Philippe 
Auguste et de Saint Louis. 

D'ailleurs, on ne connaît bien une langue, une littérature, comme une 
plante, un animal, que lorsqu'on en a étudié le développement de la nais- 
sance au complet épanouissement, du gland au chêne, de l'œuf à l'organisme 
adulte, de la Chanson de Roland à Victor Hugo. 

Le Français né du latin, en a gardé, pendant sa jeunesse du xi® au 
xiv° siècle, une déclinaison à deux cas, sujet et régime, qui est sa principale 
différence d'avec le français d'aujourd'hui, et que quelques règles assez 
simples, découlant de la grammaire latine, font facilement comprendre. Ce 
Français demi synthétique prit au xiv^ siècle la forme analytique qu'il a 
gardée depuis. Cette période (xie-xiv® siècle) est donc naturelle. Elle a pour 
caractère prédominant la déclinaison à deux cas. On l'appelle ordinairement 
langue d'0^7 (1). 

Ce n'en est pas moins du Français et du bon Français; et il ne faut voir 
sous cette différence de nom qu'une simple désignation des divers âges de la 
même langue. C'est toujours la même personne; elle était jeune alors, elle 
est mûre maintenant. 

Restent les mots qui sont morts. Ils sont très nombreux; car de toutes les 
langues néo-latines, le Français est celle qui a fait les plus grandes pertes. 
C'est là la principale difficulté qui arrête le lecteur des ouvrages écrits au 
moyen âge. Ce petit glossaire a pour but de lui en faciliter la lecture. 

(1) Langue d'oïl, comme on nomme le Provençal langue d'or;, l'italien langue de si\ 
tous mots signifiant oui. 



PREFACE VII 

Un dictionnaire de la langue d'oïl devrait contenir tous les mots en usage 
à cette époque, aussi bien ceux qui vivent encore aujourd'hui que ceux qui 
ne sont plus. 

Mais les plus vastes recueils eux-mêmes n'enregistrent']que les mots ou 
les sens hors d'usage, obligés de restreindre un champ par trop vaste, de 
désunir par ce morcellement les familles naturelles de mots et d'en inter- 
rompre la filiation. D'ailleurs notre but est beaucoup plus modeste ; loin de 
vouloir faire un inventaire complet de la langue d'oïl, nous avons eu sim- 
pl^oaent l'intention de donner les mots qui sont tombés en désuétude et qui 
arrêtent à chaque instant le lecteur des anciens textes. A quoi bon citer 
pain et vin qui étaient aussi bien français au xiii® siècle qu'aujourd'hui, 
mais que tout le monde comprend parce qu'ils sont encore en pleine vie. 
Notre glossaire n'est donc qu'un catalogue nécrologique en commémoration 
des mots trépassés. 

Il est une autre catégorie de mots, qui tout en continuant à vivre dans la 
langue, ont perdu les acceptions qu'ils avaient alors, n'en ont plus conservé 
que quelques-unes ou en ont acquis de nouvelles. Ainsi avaler qw\ signifiait 
descendre, comme l'indique son étymologie ad vallem, a perdu ce sens 
primitif pour ne garder que celui de manger gloutonnement, c'est-à-dire 
faire descendre dans l'estomac. Choisir, -de l'ancien Allemand kausjan, 
signifie en vieux français voir, et par suite regarder avec attention, faire un 
choix. Il n'a plus que ce dernier sens. 

Les mots de cet ordre sont fort nombreux : Navrer, blesser; labourer, 
travailler; érespasser, traverser; ajourner, faire jour; rien, chose; pis, 
poitrine; broche, éperon; affiche, clou, agrafe; besoigne, affaire; serf, 
serviteur; mandement, ordre; etc., etc. 

A notre grand regret, nous avons dû éliminer la plupart de ces mots, 
pour ne point grossir outre mesure notre glossaire auquel nous avions fixé 
les limites d'un volume portatif. Le plus souvent le lecteur remontera du 
sens actuel au sens perdu. Nous n'avons fait que quelques exceptions, que 
nous aurions voulu plus fréquentes, en faveur de mots qui reviennent 
souvent dans les auteurs. Comment ne pas inscrire, par exemple, talent et 
métier qui, outre le sens actuel, signifiaient aussi, le premier volonté, désir; 
le second besoin, nécessité, et qui ont conservé toutes leurs significations 
passées et présentes dans l'italien : talento et mestiere. 

A part donc quelques rares exceptions, notre glossaire ne contient que les 
mots complètement morts; et encore parmi ces derniers avons -nous été 
obligé de faire un choix. 

Nous laissons de côté les mots techniques qui n'étaient point entrés dans 
l'usage commun. Leur enregistrement aurait grossi, outre mesure, notre 
recueil, sans utilité pour la connaissance de la langue usuelle. 



^*ï'ï PRÉFACE 

L<3s mots savants (1), c'est-à-dire ceux qui ont été créés sur le latin avec 
les yeux par les lettrés, et non avec Toreille par le peuple, ont été rejetés 
pour la plupart. 

Ce sont là dofi mots artificiels qui ne font point partie du fonds naturel de 
la langue. Hâtons-nous de dire que ces mots, si fréquents dans le Français 
actuel, étaient très rares dans la langue d'oïl et qu'en général ils peuvent 
être omis sans im-onvénient (2). 

Inutile de dire que nous n'avons pas exclu les mots savants créés aux 
premiers temps de la langue et qui avaient besoin d'une explication, comme 
apotsfoile, pape; paterne, Dieu, etc. 

Nous ayon&^ du fermer la porte à beaucoup d'autres mots dont la nais- 
sance était fort légitime, mais qui pouvaient être omis sans difficulté pour 
le lecteur des anciens textes. Nous ne donnons point, par exemple, les 
adverbes on ment. Ces adverbes résultent d'un adjectif ou d'un participe 
passé ou présent auquel s'ajoute le suffixe jnent, du latin mente. L'adjectif 
ou le %erbe étauT inscrits dans notre glossaire, il était inutile d'y ajouter 

(1) Exemple ; Du latin cipcra, proparoxyton, où l'accent tonique est sur la pre- 
mière syllabe, le peuple avait fait avec l'oreille olcre, et sous l'influence germanique 
frirh\ fjUf'rrf.' ; les savants ont refait ensuite avec les yeux clpère, qui, bien que ne 
différant que d'une lettre avec le latin, en est beaucoup plus éloigné que ne l'était oiore, 
uHf^re, guivre^ véritable traduction phonétique de vipera, tandis que vipère n'en est 
tfu'une grossit^ re transcription. 

{2\ Dans la langue d'oïl les mots savants ont été créés ordinairement par les gens 
d'églihe '. ralirt^ au lieu de chais de cdlicem; dalmatlque au lieu de dalmage de 
ilalmàtlra. Ce n'est guère qu'au xiv^" siècle que ces mots ont commencé à entrer dans 
la langue en plus grand nombre ; c'est alors que l'on vit des mots comme rompugner, 
rompugnatif, f^ompwf nation, declicion, etc. Beaucoup ont disparu ; d'autres sont restés ; 
leur sens; e«t fa<Mle i\ saisir, ce sont des calques latins. Ces intrus ont été faits alors, 
surtout par les traflncleurs (Oresme, Bersuire, etc.). Les traducteurs ne sont pas seule- 
ment des traditffn. <?n trahissant les textes qu'ils veulent vendre ; ils ont aussi la 
tendance à trahir ht langue qu'ils emploient, surtout quand ils s'imaginent l'annoblir, 
comme c'était le ca?^ pour les traducteurs du xiv* siècle qui croyaient faire beaucoup 
crhoïincur k ce Français vulgaire, eu le surchargeant de vocables latins. Déjà les 
premîen; traducti^urï^^ de la bible avaient forgé bon nombre de mots savants. Au 
XV' siècle !ea beaux esprits renchérissent sur les traducteurs du siècle précédent. 
L'afflux des mots savants est déjà considérable. A la renaissance des lettres grecques 
ei latines, c'est un lorrent impétueux contre lequel réagit le xvir siècle. Le xviir 
reste station lia ire. Au xix"^ la crue recommence. La politique s'en mêle. Mais ce sont 
surtout les savants C[ui aujourd'hui font monter chaque jour cette inondation de mots, 
à tel point qu*ils dépassent maintenant le contingent des vrais mots français. Ce néo- 
Jogiâm^ï est It^itinie quand il représente des idées nouvelles ou des découvertes scien- 
tifiques \ il ne sert à rien quand le mot nouveau représente une idée déjà vieille. 
Télêgraîfirne, photographie sont delà première espèce; percuter pour frapper de la 
seconde. 




PREFACE IX 

l'adverbe. Ex. de Tadjectif hald^ hardi, Tadverbe baldement, hardiment ; 
de celé participe passé de celer, cacher, l'adverbe celeemeni, en cachette, etc. 

Nous avons cru également inutile de noter à part le participe passé ou 
présent d'un verbe déjà cité. 

Même remarque pour les infinitifs pris substantivement : cuidier, penser; 
le cuidier, la pensée. 

Nous avons dû retrancher la plupart des diminutifs qui auraient grossi 
démesurément le volume. Car la langue d'oïl est très riche en diminutifs. 
Par ex. : de clerc elle a fait çlerjon, clerçon, petit clerc, d'où elle a tiré les 
diminutifs de diminutifs clerjoncelj clerçonet, tout petit clerc; de hos, bois, 
boschel, bosquet, et de celui-ci boschelet, petit bosquet ; de bourse, borsette, 
borsillon, borselet, borselot; de chambre ^ chambrelle, chambrillon, cham- 
brelette; de chien, chienon, chiençon, chieneéel; de demoiselle, danzelle 
qui était déjà un diminutif, *dominicélla de domina, dame, damoiselette , 
danzeletlCj damoiseline;et ainsi de suite. Il sera toujours facile de remonter 
au primitif qui a formé ces diminutifs, même quand ce mot n'existe plus 
dans la langue actuelle, comme botel, boterel, boieron de bot^ crapaud, 
parce que les désinences bien connues des diminutifs el, et, ot, in, cel, etc., 
conduiront à chercher le radical. 

Un grand nombre de mots français et vieux français, résultent d'une 
préposition a, con, de, es, re, etc., et d'un autre mot, verbe ou substantif. La 
plupart du temps, la préposition ne modifie pas sensiblement le sens du 
mot : Afuir, aamer, aornerj aceindre, acerner,aemplir, apreuve, concreer, 
concueillir, combrisier, conchange, defluer, defraindre^ decasser, defoler, 
de fin, decheûte, debriseilre, etc., ont le même sens que les simples /wi>^ 
aimer, orner, ceindre, emplir, preuve, créer, cueillir, brisier, change, 
fouler, fin, chute, etc. Ces mots se comprennent d'eux-mêmes ; il était 
inutile de les inscrire dans un glossaire qui a pour but Texplication des 
mots difBciles. 

Quant aux composés d'une préposition et d'un autre mot que la langue a 
perdu, il suffira de se reporter au simple. Exemples : Afrener, ahontagier, 
abriver, abrochier, acointier, acener, aesmance, acomparagier , con- 
criembre, compreindre, commenuisier, de/roè'r, degaber, deferir, debe- 
chier, debatets^ debriseïs, etc., doivent être cherchés à frener, hontagier, 
bricerj, brochier, cointier^ cener, esmance, froër, gaber, ferir, bateïs, 
briseïs, etc. Nous n'avons fait d'exceptions que pour quelques composés très 
usités, ou dont le sens s'éloignait du simple. 

Enfin, il est des séries de mots de même nature qui ont le même sens et 
qui ne diffèrent que par la terminaison. Quel besoin de consacrer des 
articles à part à aatie, aatine, aatison, aatisement qui tous signifient défi 
et viennent du verbe aatirf Les grouper en un seul article, c'est non seule- 



X PREFACE 

ment gagner de Fespace, mais donner aussi une idée de la richesse de 
formation de la langue. 

Nous avons donné très succinctement les principaux sens d'un mot, 
autant que possible dans un ordre logique. Nous ne pouvions citer des 
exemples à Tappui, la place nous manquait; mais on voudra bien croire que 
nous n'avons rien inventé. 

Ce genre de travail est sujet aux omissions et aux erreurs, et nous devons 
en avoir eommis de nombreuses. Notre reconnaissance est acquise d'avance 
à ceux qui auront Tobligeance de nous les signaler. 

Noire recueil aurait été encore plus imparfait, si nous n'avions eu pour 
guides les travaux de nos prédécesseurs, et spécialement le vaste diction- 
naire de M. Godefroy (1) que nous n'avons pu malheureusement consulter 
que pour une partie de notre glossaire. C'est là une mine inépuisable qui a 
considérablement facilité notre triage. 

De ce triage devaient être naturellement rejetés, pour nous conformer à la 
règle établie, tous les mots qui vivent encore, mais sous une autre forme 
légèrement modifiée, ordinairement abrégée. Chaëne^, chaëre, raënçon, 
gaaignier^ serement, verai, verte, seûrté, paôr ou peôPj, oïl, etc., sont les 
mêmes mots que chaîne, chaire, rançon, gagner, etc. Les uns ont changé de 
graphie ou k peine de physionomie ; d'autres ont été refaits : ainsné, aîné; 
danter, dompter; yai an/, géant; dongier, danger; damage, dommage; leu, 
loup ; igiist, église ; arme, aime, âme ; anemi, ennemi ; herbiz^ brebis ; 
prametre, promettre ; patom, palatin ; manacier^ menacer; volenté, volonté; 
aouele^ aveugle; acery avare; unie, humble; aller, h\iTlev;faiture, facture; 
oscurtéf obscurité; envoluper, envelopper; ireiage, héritage, etc., etc. 

La plupart de cen mots, sauf de rares exceptions, ont été omis avec intention. 

Nous avons été également obligé d'adopter une graphie à peu près uni- 
forme, autant que faire se pouvait. 

Avant que Tubage de plus en plus répandu de l'imprimerie n'eût fixé 
l'orthographe du Français, les variations graphiques étaient fort nombreuses, 
et Ton trouve souvent le même mot écrit de plusieurs façons à quelques 
lignes de distance et parfois dans la même phrase ou le même vers. Le 
pronom ye n est-il pas tantôt go,jo, joe, geu, gie, etc. ; cœur, cor, coer, 
cfievt cuir, quer, heur, etc.? Ces différences proviennent soit des change- 
ments qu'un son a subi dans la suite des temps : or, our, eur ; os, ous, 
eujc; soit des diveises notations adoptées pour représenter le même son : 
ue, oe, e, eu; soii des usages provinciaux : ou en Normand représenté 
par u : arnur pour amour, etc., etc. 

(1) FitiïD. GguEKaov, Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses 
dialer-teii ^u IX* mt A'V«' siècle, Paris, F. Vieweg (en cours de publication). 



PRÉFACE XI 

Il était naturellement impossible de donner toutes ces variations. Nous 
nous sommes contenté d'inscrire le mot avec la graphie la plus simple, la 
plus usuelle, et se rapprochant le plus de son origine, le latin, en le faisant 
suivre des principales variations phonétiques et graphiques. Ces dernières 
sont encore bien trop nombreuses et encombrent souvent inutilement les 
textes et par conséquent les lexiques de l'ancien franchis. Nous avons dû en 
faire un choix restreint, et de nombreux renvois indiquent où il faut cher- 
cher l'explication du mot. 

En général, les sons latins ont eu une tendance à s'obscurcir en Français : 
ainsi les noms en or comme honàremy seniôrem^ en vieux français, enor, 
seignor, ont successivement passé à la forme oiir et eur. On trouvera tous 
ces mots avec la terminaison or^, de même que les adjectifs en àsiim avec la 
terminaison os et non ous ou eus qu'ils ont maintenant. Iros (*irôsum) et 
non ireus. Non que ces terminaisons ne soient pas légitimes, mais les 
citer aurait fait double emploi. . 

On sait que les sons al, el, il, ol, suivis d'une consonne, se sont changés 
en au, eau, ieu, ou : albe, aube; pel, peau; vieil, vieux; col, cou. Il est 
probable que ce changement a eu lieu au plus tard vers le xii« siècle, mais 
les deux notations (alqyx au, ol ou ou, etc.) figuraient contemporairement 
dans l'écriture, si non dans la prononciation. Palme eX paume, chalme et 
chaume sont équivalents en ancien français. J'ai conservé la graphie primi- 
tive al au lieu de au, etc., d'autant plus que cette règle de l'aplatissement de / 
en u devant une consonne et de sa conservation devant une voyelle n'est 
pas tout à fait éteinte, et que l'on voit aujourd'hui côte à côte bel et beau, 
vieil et vieux, col et cou. Des renvois dans le corps du dictionnaire facili- 
teront les recherches : AU cherchez a AL Ex, aube; aune à albe; 

ALNE, eic, eic. 

On trouvera les noms déclinables au régime singulier, qui est le cas qui 
a subsisté le plus généralement. Il faut donc chercher mul (mûlum) et non 
muls (mûlus), traïtor et non traître \ guilëor et non guilére; larron et non 
1ère; bricon et non bris; baron et non ber, etc. Nous ne donnons le sujet à 
côté du régime, que lorsqu'il diffère par le déplacement de l'accent comme 
dans les exemples précédents, ou par une particularité autre que Vs du 
sujet : régime home, orne; sujet hom, om, on; mais non iium, suj. flums ; 
dan, 8uj. danz. 

Nous citons cependant à leur ordre alphabétique quelques sujets qui ont 
disparu delà langue et qui pourraient embarrasser les commençants, comme 
1ère de larron, g tous de glouton, ber de baron. 

Si la brièveté que nous nous sommes imposée, ne s'y était opposée, nous 
aurions préféré donner les temps des verbes irréguliers. C'est là une lacune 
que nous regrettons, mais à laquelle pourra suppléer une petite grammaire. 



XÛ PRÉFACE 

D'ailleurs ces prétendus verbes irréguliers sont, en général, aussi réguliers 
que les autres, et suivent fidèlement le latin : tors et tort p. pas. de tordre, 
torsum et tôrtttm ; ière imparfait d'être, éram, etc. 

Nous avons distingué, par Taccent aigu aux deux dernières syllabes, Vé 
fermé ou ouvert de Ve muet, toutes les fois qu'une consonne, autre que l's, 
n'indiquait pas la valeur de cet<". Ex. celé, celée cèle, mais celer. Comment 
en effet distinguer arme à*(7rmé; armes d'armés, si l'un et l'autre sont écrits 
arme, armes^? 

Nous distinguons par un tréma ( •• ) toute voyelle qui compte pour une 
syllabe, afin qu'on ne la confonde point avec sa voisine pour en faire une 
dipthtongue. Rien n'est plus fréquent que de rencontrer deux voyelles qui 
formaient deux sons distincts et qui se sont confondues avec le temps pour 
n'en faire plus entendre qu'un seul : ea que nous prononçons maintenant u 
était alors eu d'habûtum; mùr, meur de matûrum; veau, veël de vitéllum; 
sceau, seël de sigillum; chaire, chaëre de cathedra; chaîne, chaëne de 
caténa; train, iraïn de trahimen, etc., etc. Nous avons donc soigneusement 
indiqué cette prononciation distincte en deux syllabes^ si nécessaire pour 
comprendre Tétymologie des mots et la mesure des vers et pour ne pas 
confondre des mots différents, comme par exemple : reïne, regina et reine, 
ràna, s'écrivant de môme, mais dont l'un a trois syllabes tandis que l'autre 
n*en a que deux. 

Au lieu du tréma, j'aurais pu employer la lettre h pour séparer ces 
voyelles^ comme les anciens le faisaient quelquefois : crehu pour creux, ehu 
pour eu, etc., et comme il en n^ste encore quelques traces : trahir, envahir, 
mais craignant que cettc^ manière d'écrire ne déroutât au premier abord, je 
n'ai conservé Vh que là ou les anciens l'écrivaient habituellement, comme 
ians behorde, rehiiser, etc. Les deux i que nous notons maintenant par y, 
ont été ordinairement marqués également par un tréma : envoyer, en- 
voïer, etc. 

Je me ser?^ également du n et duj, quoique nouveaux venus, pour distin- 
guer ru consonne (v) de Vu voyelle^ et l'i consonne (j) de l'i voyelle. Sans 
cette précieuse acquisition, comment distinguer ève, eau, de eue p. pas. 
féminin d*avoir, si tous les deux sont écrits eue? saluer représente aussi 
bien saluer de salutare que salver de salvdre. 

Ces accents, ces trémas, ces lettres n'existaient point dans l'écriture au 
moyen âge, mais Timprimerie non plus; et les fanatiques de la fidélité 
quand même aux manuscrits ne devraient pas imprimer, mais se contenter 
de photographier. Comme notre but est de faciliter la lecture et l'intelligence 
du vieux français, personne ne se plaindra, je pense, de ces accents et de 
ces trémas. 



^ 



L 



PRÉFACE ICIII 

Ce ii*est donc que grâce aux moyens sus-indiquéa ainsi qu'à la suppres- 
sion des mots actuoUement vivants, de ceux qui vivent encore mais avec un 
autre sens que jadis» des mots techniques, des mots savants, des adverbes 
en mfiïit, des participes passés ei présents, des infinitifs substantifs, des 
diminutifs, des mots composés avec les préfixes a, de, en, e-y, etc, des mots 
ne différant que par Torthographc ou la contraction , que nous sommes 
parvenu à présenter au public un dictionnaire de Tancien fran^^ais en un 
seul volume commode à manier. Tout en permi^ttant de condenser en nn 
in-S"* la matière de dix in-4*' et plus, ces suppressions n'ont aucun in couvé* 
nient; c^r de nombreux Kmvois et avertissements préviennent et guident 
facilement le travailleur. 

On se ferait une Idée fausse de la langue d'oïl , si on se la représentait 
avec le caractère d'unité qu'a le Français actuel. La langue française au 
moyen âge était divisée en plusieurs dialectes qui vivaient sur le même 
pied d'égalité et se? parlaient dans les diverses provinces, sans que l'un eût 
plus de droit que Tautre de se dire le Français. Les principaux étaient le 
Normand, le Picard, ie Bourguignon p et le dialecte de rile-de- France (1), 
tout comme en Grèce existaient côte-à-côte le Dorieu, t'Kolien et T Ionien ; 
et de même que l'Athénien, sous-dïalcf^le ionien, a fini par devenir la 
langue grecque, grâce à ia prépondérance littéraire d'Athènes, de même le 
fran(:ais de 1*1 le- de- France est devenu le Français tout court, grâce à Un- 
lluence politique des ducs de France, devenus rois. 11 a grandi avec la 
monarchie française, mais au moyen âge il n'était pas plus que le Normand, 
le Picard, le Bourguignon, etc. Est-ce à dire qu'il faille inscrire dans un 
dictionnaire de la langue d'oïl le Picard, le Normand, le Bourguignon à 
C4^té du dJaleeie de rilp-de-Fraiicr^ Ce ne itérait pas un diction luiire, mais 
quatre quMl faudrait dresser. D'ailleurs ce travail est inutile pour notre petit 
glossaire, parce que les divers dialectes de la langue d'oïl ne se distinguent 
pas par les mots qui sont au fond les mêmes, mais simplenjont par quelques 
différences dans la manière de traiter les sons latins. Par exemple, là où le 
Frau^^ais de T Ile-de-France r<nidait chuinumt le c latin, le Fran4^âis de 
Picardie et d'une partie de la Normandie lui const^rvait le son dur, ainsi 
cànem, ^cnbàilum devenait-nt r/thn , checal dans TI le-de- France p et en 
Picardie kten, ketal ou ceval (peu importe la graphie)* Par contre, là ou le 
Français adoucissait h^ c, le Picard le rendait chuint^mt en Fi-an^ais : 
chacier, chasser, dc^*captiâre; chalce, chausse, du* en te ea ; en Picard cachier, 

{l\ y Néiiu et idiomate eju^dem lln^a* viirianliir apud di versos, sirui p^Uer delingua 
gallicarni qun^ apud. GalHros (FraiK;ai*i de llle de-Fraiicrj et Narniaïuios et Picardos et 
Burguudos niultiplki variatur idiomate n, tioiiimo le remarqua l'aoglais KogerBacou 
au xiii* siècïe. 



XIV PREFACE 

calche\ mais cheval ou keval, chien ou kien, chacier ou cachier, chalce ou 
calche sont les mêmes mots. C'est plutôt à la grammaire et non au diction- 
naire à indiquer ces différences phonétiques, car il n'y a pas de mots 
picards, noi'mands, bourguignons proprement dits, il n'y a que des ma- 
nières picardes, normandes, bourguignonnes de prononcer le même mot ; et 
comme le dialecte de l'Ile-de-France est celui qui a prévalu et s'est continué 
dans le Français d'aujourd'hui, c'est naturellement celui que nous choisis- 
sons pour revêtir les mots de la forme sous laquelle nous les inscrivons. De 
simples renvois généraux permettront de trouver facilement dans notre 
glossaire les formes picardes, normandes, etc. 

D'ailleurs, dès le xn* siècle le français de F Ile -de -France prenait la 
prépondérance littéraire, et au xiif siècle tout écrivain, picard ou normand, 
s'efforçait d'écrire comme on parlait à Paris, à la cour du roi. 

Nous avons cru nécessaire de donner l'étymologie des mots qui en explique 
la structure et en est, pour ainsi dire, l'acte de naissance. Par exemple, le 
sens et l'orthographe des mots : course participe passé de courre; court 
aujourd'hui cour substantif ; court adjectif et court troisième personne sin- 
gulier ind. présent de courre, ne s expliquent que par leur étymologie 
cûrsum ; cùrtem, chôrtem, x^?^^'^-» enclos ; cùrtum ; cûrrit. 

De même que nous avons inscrit le mot français au régime singulier, le 
mot correspondant latin est également au régime singulier, mais nous nous 
sommes dispensés, la plupart du temps, de noter Vm finale qui ne comptait 
plus déjà dans la poésie littéraire et qui n'existait plus depuis longtemps 
dans le latin populaire, le père naturel du Français. 

En effet, si l'immense majorité des mots français vient du latin, ce n'est 
pas de ce latin littéraire que parlaient les praticiens et qu'écrivaient César et 
Cicéron, mais du latin populaire parlé par les plébéiens et importé dans les 
provinces de l'empire par les légions et les colonies romaines. Ce n'est pas 
d^équum, mais du vulgaire, du rustique cabàllum que nous avons fait 
cheval ; non d'*hebd6madem, mais de ^septimàna que nous avons fait 
semaine; non d'os, mais de * bûcca, bouche, etc., etc. 

Nous avons marqué d'un astérique * les mots du latin populaire, mais 
nous aurions pu nous en dispenser, car si des mots de la langue littéraire 
ont contribué à former des mots français, ils l'ont fait parce qu'ils étaient 
dans la bouche du peuple et non pas seulement dans les livres ; ils n'ont 
passé dans le Français que parce qu'ils étaient tombés en roture. 

Évidemment, ces mots populaires ou bas-latins ne fourniront pas beau- 
coup d'exemples aux élèves pour leurs cahiers d'élégances latines, si toute- 
fois on en fait encore; mais ils donneront la preuve évidente que notre 
langue provient non pas de ce latin que l'on étudie pour en connaître la 



PREFACE XV 

littérature, mais 'de celui qui n'a rien laissé d'écrit, et qui pourtant vit 
encore dans les langues néo-latines, ses filles légitimes. 

Nous devons insister ici sur la puissance de Faccent tonique qui est, 
suivant une heureuse expression, Tâme du mot. Sans la connaissance de 
l'accent tonique, il n'y a pas d'étymologie possible, et tant qu'on s'obstinera 
à ne pas le faire sentir dans la prononciation du latin, quelle qu'elle soit, on 
ne comprendra pas bien cette loi fondamentale de la formation des mots en 
français; àncora avec l'accent tonique sur la première syllabe a donné 
ancre, en Italien àncora ; hanc horam avec Taccent sur o a donné encore, 
en Italien ancàra; pàrticum a donné porche; fàbrica, forge; frigidum, 
froid; portique, fabrique, frigide ne sont que des mots artificiellement 
fabriqués et grossièrement calqués sur l'écriture, et non sur la parole vivante. 
Nous avons eu soin de marquer constamment l'accent tonique des mots 
latins pour guider dans leur prononciation, et partant pour expliquer la 
formation des mots français qui en dérivent. 

PouE expliquer par les yeux le passage du latin au français, nous avons 
mis en italiques les lettres qui dans le mot latin sont tombées pour devenir 
le mot français. Ex. plenté de plenrtâ^em, leùn de legûmen, mairrien de 
ma^eriàmeTi, etc. 

Après le latin et le français qui lui-même a contribué à enrichir son 
propre vocabulaire, vient TAllemand qui, par ses divers dialectes, Gothique, 
ancien haut allemand. Norois ou Scandinave, Saxon, etc., a fourni environ 
un millier de racines. Nous les avons notées, en général, sous la dénomi- 
nation générique de Germanique, parce que pour le commençant il importe 
peu qu'une racine soit de Tancien haut Allemand ou du moyen haut Alle- 
mand, l'essentiel est qu'elle ne soit ni latine ni celtique, mais germanique. 

Dans la fixation des étymologies notre guide principal a été le diction- 
naire étymologique des langues romanes de Diez, l'autorité la plus considé- 
rable en cette matière, le fondateur de la philologie comparée des langues 
néo-latines. 

Il ne suffit pas de marquer l'origine, la filiation des mots français ; leur 
parenté collatérale n'est pas non plus à dédaigner. Car le Français n'est pas 
une langue isolée, sans attaches et sans sœurs. Il fait partie de la famille 
néo-latine avec l'Italien, l'Espagnol, le Portugais, le Provençal, le Roumain, 
le Ladin du pays des Grisons, etc., tous descendants directs du latin; et à 
côté du mot français il y a intérêt à donner les mots néo-latins correspon- 
dants, comme l'a fait Littré dans son dictionnaire, glorieux monument de la 
philologie française. Malheureusement les bornes que nous nous étions 
imposées nous forçaient à nou|{ restreindre. 

Le Provençal devait être le premier choisi. Car si, dans la famille néo- 



XVI 



PRÉFACE 



latiruf, toutes les langues que nous venons de citer sont sœurs, les langues 
croïl ot d'oe sont jumelles. Seules, elles ont eu une jeunesse marquée par la 
foniie demi-synthétique de la déclinaison à deux cas, et elles se sont déve- 
lopperas dans des conditions similaires de sol, de climat, de race. 

Nous avons choisi ensuite l'Italien, parce que, de toutes les filles du latin, 
c'est celle qui ressemble le plus à sa mère; elle sert pour ainsi dire de trait- 
d*uïiion entre le Français, le Provençal et le Latin. Ainsi du mot latin ôpus on 
a la séries ascendante suivante : Français oes, iies. Provençal obs. Italien 
tiâpo, qui sont tous masculin (ce genre ayant remplacé le neutre latin), et 
qui loua sigiiifii^nt besoin, service. Du même mot au pluriel ôpera : Fr, 
œrre, uecrv^ Prov. ôbra^ It. ôpra et sans contraction ôpera qui est le même 
mot que le latin. Tous ces mots ont la même signification ouvrage et tous 
sont féminins (les pluriels neutres ayant été souvent traités comme des 
singuliers féminins : ôpera, œuvre; témpora, tempe; calceaméntay vieux fr, 
chalcemeiitt* «./.; vestiménta, deux fr. vestemeute s.f, comme rôsa, la rose. 

Dans notï'e cas l'italien présente un autre avantage. Il a conservé encore 
aii)oui*d'!un avec le sens qu'ils avaient en vieux français la plupart des mots 
qui ont disparu depuis longtemps de notre langue, en sorte que le plus 
îsouvont le mot italien moderne, correspondant au mot vieux français, en est 
la meilleure explication et le meilleur commentaire. Nous avons déjà cité 
les signifie-atioiis de talent et métier perdues en français, encore vivantes en 
italien. Ce n'est pas là un fait exceptionnel, mais général : 



FRANCAE3 




ITALIEN 


Damnedou, 


seigneur Dieu, 


Domeneddio 


Brant, 


épée. 


brândo. 


Enganei-, 


tromper, 


ingannâre. 


Gaber, 


plaisanter, 


gabbâre. 


Estivel, 


botte. 


stivâle. 


Bricou, 


fou, coquin, 


briccone. 


Chartre, 


prison. 


carcere. 


Cener, 


faire signe, 


cennare. 


Cem?r, 


souper, 


cenâre. 


Cep, 


souche, tronc d'arbre. 


céppo. 


Ambedoi, 


tous les deux. 


ambidûe. 


Chancel, 


grille. 


cancéllo. 


Chanct^ler, 


barrer, effacer, 


cancellare. 


Cont rester, 


combattre. 


contrastare, 


etc., etc., i^/-. 






Il faudrait citer à peu 


près tout le vocabulaire. 





PRÉFACE XVII 

De même que pour les mots latins, nous avons noté Taecent tonique des 
mots italiens et provençaux, comme preuve de son invariable fixité^ et 
comme guide pour la prononciation. 

L'Anglais, qui dans son vocabulaire a subi une si grande influence du 
Français^, a conservé bon nombre de mots qui, depuis longtemps, sont 
morts dans notre langue. Il y avait intérêt à les signaler. Aussi, avons-nous 
noté, à côté de bague, sac ; chalengier, provoquer ; chadel^ capital ; graanter, 
accorder; plenté, abondance, etc., etc., tous morts chez nous, les mots 
correspondants en pleine vie chez nos voisins : bag, to challenge, chattels, 
cattels, to grant, plenty, etc., etc. 

En résumé, tout en offrant aux commençants un guide qui leur permît de 
comprendre le vieux français et de lire notre ancienne littérature, nous 
avons voulu en même temps leur montrer indirectement Torigine de la 
langue française et la place qu'elle occupe dans la famille des langues néo- 
latines. 

Inutile de dire, en terminant^ que tous les mots qui pouvaient, même de 
loin, ofïenser la pudeur, ont été rigoureusement exclus, puisque ce livre 
doit être mis entre les mains des jeunes gens. 

S'il contribue à répandre parmi eux la connaissance de notre vieille 
langue et le goût de notre ancienne littérature^ nous aurons la satisfaction 
d'avoir été utile à l'instruction de la jeunesse française. 

Marseille, 1891. 

A. BOS. 






M 



ABRÉVIATIONS 



a. 


actif. 


Flam. 


Flamand. 


ace. 


accusatif. 


Flor. 


Florentin. 


adj. 


adjectif. 


Fr.fr. 


Français. 


adc. 


adverbe, adverbial. 


fréq. 


fréquentatif. 


Ahall. 


ancien haut allemand. 


Gaùl. 


Gaélique. 


AIL 


Allemand. 


gén. 


général. 


anc. 


ancien. 


Germ. 


Germanique. 


Angl. 


Anglais. 


Got/i. 


Gothique. 


Angl. Saœ 


. Anglo-Saxon. 


Holl. 


Hollandais. 


ap. 


appui. 


id. 


idem, même sens. 


Ar, 


Arabe. 


imp. 


imparfait. 


art 


article. 


impér. 


impératif. 


augm. 


augmentatif. 


ind. 


indicatif. 


auj. 


aujourd'hui. 


interj. 


interjection. 


bas lat. 


bas latin. 


ino. 


invariable. 


Bret. 


Breton. 


Irl. Irland. Irlandais. 


c.-à-d. 


c'est-à-dire. 


Isl. 


Islandais. 


Cat. 


Catalan. 


It. 


Italien. 


Celt. 


Celtique. 


Lat. 


Lat. 


Cf. 


Conférez, comparez. 


loc. 


locution. 


collect 


collectif. 


Lomb. 


Lombard. 


comp. 


comparatif. 


m. 


masculin. 


conj. 


conjonction. 


mar. 


marine. 


contr. 


contraction. 


Mhall. 


moyen haut allemand. 


démonst. 


démonstratif. 


Milan. 


Milanais. 


dim. 


diminutif. 


mod. 


moderne. 


dis8.dissylLdissyllB,he, dissyllabique. 


monosylL 


monosyllabe, monosyllabique 


ÉpUh.épith. Épithète. 


moy. 


moyen. 


Esp. 


Espagnol. 


n. 


neutre. 


etc. 


et cœtera. 


Nap. 


Napolitain. 


Et. 


Étymologie. 


N. B. 


nota bene. 


euphon. 


euphonique. 


Néerl. 


Néerlandais. 


Eœ. 


Exemple. 


nom. 


nominatif. 


eœt. 


extension. 


Nor. 


Norois, ancien Scandinave. 


f.Jém. 


féminin. 


Norm, 


Normand. 


fi9^ 


figuré. 


ord. ordin 


. ordinairement. 



w^r * !■ 



XX 


sk;: 


SES 




^■ 


participé. 


'V' 


régime. 


pa^. 


passe. 


s. 


substantif. 


p.é. 


Iieut-èire. 


8. (après XI* 


» 


péj. péjor. 


péjoraiif. 


XI r, etc) 


siècle 


peti^. 


personne. 


sac. 


savant 


P*>. 


Picard. 


Sax. 


Saxon. 


Piém. 


Piémoniais. 


Scand. 


Scandinave. 


pL plut*. 


pluriel. 


sg. 


singulier. 


pop. 


populaire. 


»j' 


sujet. 


Port, 


Portugais 


sper.spécial.sT^ciàïemeni. | 


pr. 


présent. 


Suéd. 


Suédois. 


préf. 


préflie. 


8ujg: 


suffixe. 


prêp. 


préposliion, prépositionnel. 


su/jerl. 


superlatif. 


prcê. 


présent. 


syll. 


syllabe. 


prob. 


probablemtMïi. 


term. 


terminaison. 


pron. 


pronom. 


trissyll. 


trissyllabe, trissyllabique. 


pt^p. 


propre. 


r. 


verbe. 


Proc. 


PpovençaL 


cerb. 


verbal. 


qq/bts. 


qnelqaefois. 


Voy. coy. 


voyez. 


r. 


régime. 


tulg. 


vulgaire. 


réJL 


réfléchi. 


ex. 


vieux. 


rég. 


régime. 


Wall. 


Wallon. 



SIGNES 



égaie, est équivalent à. 
plus. 

mis devant le^ moi^ du huin popu- 
laire 011 de la basse latinité, 
remplace la partie du mol précédent. 

Ev, ABIT AGE \ — TAlt,; — TEMENT, 



c'est-à-dire abitail ; abitement. 
ABITACLE, hab — c'est-à-dire ha- 
bitacle. ABRIVÉ, — e c'est-à-dire 
abrivée. 
inconnu ou douteux, incertain. 



Dans r^tymologie, les lettres italiques des mots latins sont celles qui sont tombées 
dans leurs dérivés français. Ex. poéstéif Et. * potesta^iva/w. 



GLOSSAIRE 



DE LA 



LANGUE D'OIL 



N. B. — La plupart des mots 
composés de la prép. A. Et. hd 
et d'un autre mot, doivent être 
cherchés à ce dernier. Ex : 
aaisier à aisier, aairier à airier, 
abaater à baater, abeer à béer, 
abaldir à baldir, ablandir à 
blandir, aeschier à eschier, 
atoschement à toschement, 
ahoc à hoc, etc., etc. 

1. A, prép. y ad (XP s. detsant une 
voyelle). Prots. et It. a. Et. ac?. En 
composition la prép. a indique la ten- 
dance, la direction. Ex : aborder, 
aller au bord; arriver, aller jusqu'à 
la rive ; aboutir^ aller jusqu'au bout. 
Mais bien soucent a n'ajoute rien du 
sens du mot. Cherchez aux mots 
simples ceux qu'on ne trouvera 
pas ici. Ex : aesmer à esmer, etc. 

2. A, ab, av prép. avec. — Atotloc. 
prép. avec. Prot>. ab. Et. a.b? ayant 
quelquefois le sens d'avec. Certe scio 
me ab singulari amore benevolentiaque 
tibi scribere. Ciceron. Epist. ad Atti- 
cum, IX. A, ad, et a, ab, semblent avoir 
été confondus. Cf. ot. 

AAGE s.f. agace, pie. Pr^ov. agâssa, 
gâcha. It. gâzza. Et. *a^àzia du Germ. 
agalstra. 

1. AAGIER V. n. crier comme une 
agace, jeter les hauts cris. Et. aace. 

2. AAGIER V. a. agacer, irriter. It. 
agazzâre. EtJai,et Germ.hQiZ}aLn,exciter? 

AAN voy. ahan. 

AASTIE ;|aastir com.aatie,aatir. 
AATE adj. des deux genres, agile, 
rapide. Prov. azâut. Et. a, ate 1. 



AATIE; aatine; aatise; —tison 
s.f. aatisement s. ni. colère, haine, 
défi, bataille ; impétuosité. Et. aatir. 

AATIR, aastir v. a. défier, irriter, 
combattre. — - rèfl. se faire fort de. 
Prov. adaptir?j&^. ac/, * Mire du Germ: 
Goth. hatjan, exciter au combat, ou 
haifstjan, mettre la discorde f? Cf. atel. 

AB voy. a 2. 

ABABIR voy. Abalbir. 

ABAC s. m. abaque ; arithmétique. 
Prov. abâc. It. âbbaco. Et. mot sav. 
abâca au lieu rf'âbacus, a|3«Ç, table. 

ABAENGE voy. Abé 1. 

ABAIËOR, sj. — iére s. m. abaie- 
réce, — sse s. /. convoiteux. Et. abaier, 
désirer. 

1. ABAIÉTE s. f. vedette. Et. ad, 
•baiéta, petite bée, de baier, veiller. 

2. ABAIÉTE s. f. dim. rf'abbaye. • 
ABALBIR, ababir v. a. rendre bè- 
gue, muet, ébaubi; étonner, stupéfier. 
Ane. It. abbabâre. Et. ad, *balbire de 
bâlbum, bègue. 

1. ABÉ s. m. abeance s. f. vif 
désir. Et abeer. Resté en angl, abeyance, 
attente. 

2. ABÉ voy. abet. 
ABEENGUE, abengue s. f. petite 

pièce de monaaie. Et. ? 

ABELIR V. a. et n. embellir; plaire. 
Prov. abellr. It. abbelUre. Et. ad •bel- 
\um, beau + Ire. 

ABELOÏER c./i.e^ré^. prendre son 
plaisir. It. abbelleggiâre. Et. fr. c^^abelir. 

ABENGUE, — ghe, — ge. Voy. 
abeengue. 

1 



ÀBES 



ÂBRIGÛNER 



1. ÀBES sj\ rf'abbé. Proc. et Et, 
âbbas. 

2. ÀBES sj. cZ'abiet. 

ABET, abè = abait : appât, 
amorce; ruse, tromperie. Proc. abét. 
Et. s. verb. rf'abeter. 

ABETËOR, SJ. — tére s. m. trom- 
peur, incitateur à mal faire. Et. abeter. 
Resté en angl. abettor, tel. 

ABETER 0. a. amorcer, tromper, 
tricher. Proc. abetâr. Et. a, Germ. : 
Sax. betan, id. ou Norois beita, faire 
mordre, amorcer, lancer les chiens, 
etc. Angl. to abet, exciter, procoquer. 

ABI coy. Abis. 

ABIE conlr. rf'abeïe, abbaye. 

ABIET, sj. abes, abe s. m. sapin. 
Proc. abét. It. abéte. Et. abiétem, âbies. 

ABIS, abi s. m. abîme, gouffre; 
enfer. Proc. abls. IL ablsso. Et. *ablssa 
a^xKTtroç. Resté en angl. abyss, môme 
sens. 

ABIT, ha— s. m. demeure, habita- 
tion, maison. Et. ind. prés, d'hahiter. 
Ne pas confondre acec habit, vêtement , 
rf'hâbitus, manière d'être et cêtement, 
mot sac. qui remonte au XIP s. 

ABITAGLE, hab — s. m. etf. petite 
habitation, spécial, cellule d'ermite, de 
moine. Proc. abitâcle. It. abitâcolo. Et. 
•/tabitâcalwm 4- e d* appui; mot sac. 
très ancien. La forme demi pop. est 
abitail. Habitacle est resté en style de 
VEcriture sainte, et comme terme de 
marine : l'armoire contenant la bous- 
sole. En angl. bittacle. 

ABIT AGE ; - tail ; — tement s. 
m. abitance ; — taille ; — toison, hab 

— s. f. habitation, demeure, logement. 
Proc. abitânsa, — taciô. It. abitânza, — 
taziône. Et. habiter. 

ABITËOR, SJ. — tére, hab — s. m. 

— teréce, — sse s. f. habitant, — te. 
Proc. abitadôr, sj. — taire. It. abita- 
tôre. Et. hahitSitôTem, — téitor -h e 
d'appui. 

ABLAIE coy. Ablée. 



ABLE = habile, /or/we sac. : propre 
à. Proc. âbilh. ït. âbile. Et. hàhileni 
-h e d'appui. Able est resté en angl. 

ABLÉE, ablaie s. f moisson ; terre 
semée en blé. Et. *ablâ^a^ pi. n. pris 
pourf. sg. ce qui est enlecé, la récolte, 
d'où 'blatum, *blâdum, blé. Cf. blée, 
dablée, desblée. 

ABOGHIER, abou — c. a. mettre à 
la bouche. — réjl. tomber le visage contre 
terre. — n. aboutir. /^ abboccâre. Et. a, 
bouche. 

ABOLER c. a. allumer, enflammer 
d'amour. Et. 'abolére, id. f 

ABOMAGE comme abonage. 

ABONAGIER, Pic. — chier c. a. 
calmer. It. abbonacciâré. Et. a, bonace. 

ABONAGE; abonement; abo- 
ner comme bonage ; boner. 

ABOSME s. m. abomination, épou- 
vante. Et. s. cerbal rf'abosmer. 

ABOSMER ; -— mir c. a. et n. 
vomir, avoir un dégoût de; — consterner, 
épouvanter, confondre, abattre. Et. 
*abomtnâre jooar — âri, p. ê. confondu 
pour le sens acec *avomitâre. L's ajou- 
tée, phénomène des plus fréquents. 

ABOU.... Gberchez à ABC.... 
Ex. : abouchier ; abouner à abo- 
chier; aboner, etc. 

ABOURDER c. a. jouer, duper. 
Cf. behorder. 

ABOUTER c. a. confiner, n. abou- 
tir. Et. a, bout. 

ABOUTIF, - ve adj. qui va jus- 
qu'au bout, entêté. Et. a, bout. 

ABOUTRIR c. a. abattre ; gâter. 
Et. "^ forme c^avoltrlr ? 

ABRESGE, — éce s. f bouquet 
d'arbres, verger. Et. abre pour arbre. 

ABREVIER c. a. abréger, dimi- 
nuer; mettre en lettres, en brief Proc. 
abreviâr. It. et Et. *abbreviârc de ad, 
brévis, brève, bref adj. et s. Cf. em- 
briever. 

ABRIGONER c. a. rendre bricon, 
lâche; tromper, filouter. Et. a, bricon. 



ABRIËR 



ÂGLIN 



ABRIÉR V. a, au/, abriter ; couvrir. 
Proc. abricâr, abriâr. Et. abri. 

ABRIVË, — e, abrievè adj, rapide. 
Epith. banale de cheval. Et. p. pas. 
c/ 'abri ver. 

ABRI VER V. a. courir sus ; exciter, 
entraîner. Prov. abrivâr. It. anc. abbri- 
vâre. Et. a, briver. 

ABUISSAIL; abuissement s. 
m. coup, achoppement. Et. abuissier. 

ABUISSIER r. n. heurter, chopper ; 
trébucher. Et. a, huissier. Cf. buschier 4. 

ABUSION s. f. abus, tromperie, 
erreur. Prov. abuziô. Et. abusiônem 
6/'abùsus ^'abùti, abuser, 

AGA.... Cherchez à AGHA.... 
toutes les formes picardes qui 
n'ont pas été mises ici. Ex : acaiti- 
ver; acanter à ^chaitiver; achan- 
ter, etc 

AGATONER voy. aquastroner. 

AGGIDE s. /. paresse; tristesse. 
Prov. h. et Et. •accldia pour acédia, 

AGGIDOS, — e adj. paresseux. Et. 
accide. 

ÂGÉE s. f. bécasse. It. accéggia. Et. 
*accéia, *accla, oiseau au bec pointu^ 
rf'âcies, pointe, f 

AGEMER, acehmer, et ses dérivés, 
ûoy. acesmer, etc. 

AGEN comme cen. 

AGENEMENT s. m. action de faire 
signe, de montrer. It. accennaménto. 
Et. acener. 

AGENER comme cener 1 c. a. 
indiquer du doigt, faire signe, appeler 
par gestes. It. accennâre. Et. a, cener 1. 
Ne pas confondre avec assener. 

AGERIN, — e, Pic. ach- adj. d'a- 
cier; acéré. Prov. aceirln. It. acciarlno. 
Et. •aciarlna/», * — rlnam fZ'*aciârium 
(râcies. 

AGERVELERcommcescerveler. 

AGESME ; — mement s. m. orne- 
ment, parure. Et. acesmer. Acesmement 



est resté dans la langue héraldique 
sous la forme corrompue rf'hachement 
(h non aspirée), c'est-à-dire ornement* 

AGESMER, ases-, acem-y aceh- 
mer,. Pic. achesmer v. a. orner, parer; 
arranger, ranger en bataille; armer, 
équiper, fournir. Prov. azésmâr. Anc. 
Ital. aiCcismàre.(Dantey Enfer, XXVIII, 
37.) Et. f a, •cismâre de schlsma, dim- 
sion, partager les cheveux par une 
raie, orner, parer, arranger. On tirait 
acesmer du Prov. azesmâr. Mais adoes- 
timâre avait déjà donné régulièrement 
en Fr. aesmer. 

AGESMILLIER{?oi/. aesmillier. 

AGHAISON; achaisoner, etc. 
comme ochoison ; ochoisoner, etc. 

AGHAITIVER comme enchai- 
tiver. 

AGHANTER v. a. mettre sur le 
côté, de champ. Et. a, chant, côté. 

AGHANTELER v. a. incliner de 
côté, sur le chantel. Et. a, chantel. 

AGHATIRi?. a. caresser. £^. a, chat? 

AGHE.... Gherchez à AGE.... 
les formes picardes qui n'ont 
point été mises ici. Ex. achesmer 
à acesmer^ etc. 

AGHEISON, — eson comme 
Ochoison, etc. 

AGHENIR V. réfl. s'acharner sur. 
It. accannlre. Et. a, chien. 

AGHETIVERcommeenchetiver. 

AGHIERs. m. essaim, ruche. Prov. 
apiâri, apiér. It. apiârio. Et. *apjâriam. 
(Columelle, Aulu Gelle). 

AGHOISON; — ner comme , 
Ochoison, etc. 

AGHOPAIL s. m. achoppement. 
Et. achoper. 

AGLASSER v. réfl. se calmer, se 
coucher de lassitude, s'assoupir. Et. f 
Est-ce pour aclacier du Germ. Klack- 
jan, binser f Cf. esclacier. 

AGLIN ; aciiner comme clin; 
cliner. 



ÂGÛILLIA 



- 4 — 



AD 



AGOILLIR V. a. ramasser, recueil- 
lir, rassembler, saisir, assaillir. —Acoil- 
lir sa voie, son oirre^ se mettre en 
route. Proti. aouelhlr. Et, a.dy *colllre; 
colllgere aurait donné acoillire comme 
légère, lire. Cf. convertir, envahir, etc. 
Cf. acuedre. 

AGOINT ; — tement s. m. — 
tance ; — tise s. f. fréquentation, 
bonne relation, liaison, accueil ; entre- 
vue, réunion. Prov. acointamèn, acoin- 
dânsa. Et. acointier. Resté en angl. 
acquaintance, connaissance, 

AGOINTE adj. des deux genres 
ami ; familier. E^. a, cointe. 

AGOINTIER, acuintier; — tir 
0. a. n. et réfl. faire connaissance, 
connaître, aborder, se rencontrer, arran- 
ger ensemble ; se faire connaître. Prox>. 
acoindâr. Et. arf, •cognitâre de côgni- 
tum, cointe. Resté en angl. to acquaint 
avec tous les sens c^'acointier. 

AGOISON ; — ner comme Ochoi- 
son, etc. 

AGONTAGE ; acont, — te s. m. 

récit. Et. aconter. Resté en angl. 
account, compte et conte, 

AGORGIER, Pic.Acorchierjacor- 
ter ; — tir v. a. et n. accourcir, rac- 
courcir, abréger. Proc. acorchâr^ — sâr, 
-- târ. It. accorciâre. Et. *a(^curtiâre, 
acZcurtâre de curtus. 

AGORDE ; — doison ; — dance 
S'f — dément s. m. accord. Pi^ov. 
acordânsa. Et. acorder. Accordance, 
accordement sont restés en angl. 

AGORE, — e adj. qui a du cœur. 
^Et. p. pas. d'àcorer. 

AGORER 0. a. arracher le cœur, 
tuer, percer le cœur, au propre et aufig. 
— réfl. se tuer ; se désespérer. — n. mou- 
rir. It. accorâre, accorârsi. Et. a de ab 
plutôt que de ad, cor, cœur. 

AGORNETER p. a. faire boire au 
biberon. Et. a, cornet, biberon. 

AGORS s. m. inv. concours ; terme 
de chasse courre. Et. accùrsww. 



AGORSER 0. a. et n. précipiter. 
Et. a, course. 

AGORT s. m. pendants du manteau. 
Et. •accôrdï'a/n? 

AGORTER €oy. acorcier. 

AGOST s. m. approche, accueil. £'^ 
acoster. 

AGOU... Gherchez à AGO... 
Ex. : Acourcier à Acorcier, etc. 

AGOVETER o. a. couvrir, accabler, 
étouffer^ écraser. Et. a, coveter. 

AGQU... Gherchez à AQU... 
Ex. : Acquerre à Aquerre, etc. 

AGRAMPELIR t>. a. donner la 
crampe, rabougrir. Et. a, crampelir de 
crampel dtm. de crampe du Gcrm. 
cramp, croc. 

ACRAVENTEMENT s. m. écra- 
sement. Et. acraventer. 

AGRA VENTER, — vanter comme 
cravanter. 

AGREIRE, — oire v. a. croire, 
donner et prendre à crédit sur parole. 
Prov. acréire. It. et Et. •accrédere + e 
d* appui. 

ACRËOR, sj. — acréres. m. créan- 
cier, prêteur. Et. acroire, prêter. 

AGROMBI, ■— e adj. courbé, ac- 
croupi. Et. p. pas. rf^acrombir, accrou- 
pir. 

AGROPIE s.f. génuflexion. Et. p. 
pas. d^acropir. 

AGROS. — e adj. horrible Ef^ 
acriôsum ? 

ACRUIR V. a. et n. endurcir et de- 
venir cruel. Et. ad, *cruc?lre de crùdus. 

AGU... cherchez à AGO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : acurcier à acorcier, etc. 

AGUEDRE V. a. comme acoillir. 
It. accôgliere, accôrre. Et. ad, *côlgere 
pour colllgere. 

AGUERER coy. acorer. 

AGULVERTIR v. a. asservir. Et. 
a, cul vert. 

AD Voy. al. 



ADAlER - 

ADAÏER c. a. harceler, irriter Et. f 
AD AMANT s. m. diamant. Prot^, 

adamâs. Ane, It. adamânte. Et, ada- 

mknXcni aimant et diamant, 

1 . AD AMER r. a, dominer ; vaincre. 
Et. acfdommâre de dôminum, dant. 

2. ADAMER c. a. damner; détruire 
Et. *afMamnârc de dâmnum, dam. 

ADAN... cherchez à ADEN... 
Ex: Adanter ; Adanz à Adenter ; 
adenz, etc. 

ADEL6IER o. a. amincir. Et. a, 
delgier. 

ADEMETRE o. a. renoncer. — n. 
et rèfl. se précipiter d'une course rapide, 
charger. Et. arf, dimlttere H- e d'appui. 

ADEMISE s. f. temps de galop, 
course; charge, combat. Et. p. pas. 
f^ademetre. 

ADENS Voy. Adenz. 

ADENTÉE s.f. chute sur les dents, 
à plat ventre, chute ; coup de poing sur 
les dents. Et. p. pas. c^'adenter. 

ADENTER o. a. et rèfl. renverser 
sur les dents, abattre ; se coucher à plat 
ventre ; mordre, saisir avec les dents ; 
accrocher, s'acharner contre; planter, 
enchâsser. It. addentâre. Et. arf, 'den- 
tàre de déntem, dent. 

ADENZ, adens ade. sur les dents, 
la face contre terre, par terre. Proo, 
adéns. Et. ac?, déntes. 

AD ES, ade;2; adv. aussitôt, mainte- 
nant, toujours. Adés... ac^és..., tantôt... 
tantôt. Prôc. adés. It. adésso. Et. arf 
de Ipsam ? 

ADESER V. a. toucher, saisir, 
adhérer. Prov. adesâr. Et. f 'adhaesâre 
rf'adhaBsus p. pas. rf'adhaerere, aurait 
donné aeser, à moins que Von ne Veut 
décomposé en a. — daesâre. On rattache 
aussi adeser à adde/isâre? Cf. aerdre. 

ADESSEEMENT ado. toujours, 
entièrement. Et. f ac^, de, ipsissima^ 
mente ?? Cf. Adés. 

ADESTRER v. a. marcher à droite, 
donner la main, conduire, guider, ins- 



3 — ADONT 

truire. It. addestrâre. Et. *addextrâre 
de déxtera, destre, droite. 

ADETIR, adentir? (?. réfl. s'adonner, 
se dévouer. Et. f Cf. daintié? 

ADEUGIER v>otj. adelgier. 

ADEZ voy. adés. 

ADF... graphie sac. pour AP... 
Cherchez à AP... Ex.: Adiaitier 
à Alaitier, etc. 

ADIRER V. a. perdre, égarer. Et. f 

ADIT, — e adj. bouleversé. Et. ? 

ADITER c. a. ajouter, annexer. It. 
addettare. Et. addictus?? 

ADM... graphie sac. pour AM... 
Cherchez à AM... Ex : Admones- 
texnent à Amonestement, etc. 

ADOB, adoub, adub s. m. équi- 
pement ; armure ; vêtement ; défense. 
Proo. adôp. It. addôbbo. Et. s. verbal 
cZ'adober. 

ADOBÉ s. m. chevalier. Et. p. pas. 
rf'adober. 

ADOBEMENT, adoub — s. m. céré- 
monie pour armer chevalier ; ornement. 
Prov. adobamén. It. addobbaménto. 
Et. adober. 

ADOBER, adouber, aduber v. a. 
armer chevalier; sacrer évêque; équi- 
per, arranger ; parer, orner. Proo. adobâr. 
It. addobbâre. Et. *adobâre du Germ. 
dubban, frapper, à cause de V accolade 
donnée au nouveau chevalier. 

ADOLER ; — lir ; adoloser ; — sir 
V. a. causer de la douleur, attrister, se 
désoler. It. addogliare. Et. a, doler; 
doloser. 

ADONC, adunc, adonqueSy adon- 
kes conj. et adv. alors, donc. Des 
adoncque, jusqu'à ce que ; de si adon- 
ques que, depuis que, dès que. Prov. 
adônc, adôncas. It. adùnque. Et. arf, 
tune? 

ADONT, adunt conj. dont, d'où, 
c'est pourquoi, donc. It. dônde. Et. ab 
de ùnde. Adonc et adont ont été con- 
fondus de bonne heure. 



ADOS 



6 



AFELONIR 



ADOS s. m. inv. soutien, appui. Et. 
s. verbal ^'adosser. 

ADOSSER c. a. mettre^ appuyer 
sur le dos; abattre, appliquer sur le 
dos, adosser ; tourner le dos à, oublier, 
abandonner. It. addossâre. Et. a, dos de 
Môssum pour dôrsum. 

ADOU... cherchez à ADO... Ex ; 
adoub ; adouber à adob ; ado- 
ber, etc. 

ADOUER V. a. accoupler. EtJ ad, 
duos?? 

ADRÉGE, — sce s. f. adreçail; 

— çoir s. m. chemin de traverse^ rac- 
courci. Et. adrecier, adresser. 

ADRECEMENT, — scementy Pic. 

— chement s. m. action de dresser, diri- 
ger ; réparation ; direction ; chemin de 
traverse. It. addrizzaménto. Et. adrecier, 
adresser. 

ADU.... cherchez à ADO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : Adunc à adonc, etc. 

ADUIN, — e adj. doux Et. f 

ADUIRE 0. a. conduire, amener. 
Prov). adùcer, adulre. It. addùrre. Et. 
addùcerc + e d* appui. 

ADUNANGE; aduner, forme 
antèrieure{xi^^.)etpostèrieure (savante 
xv* s.) à aùnance, etc. 

ADURER V. a. rendre dur, endurer, 
endurcir, aguerrir; — n, durer. Prov. 
abdurâr. It. addurâre. Et. arf, durâre. 

ADV... graphie sav. pour AV... 
cherchez à AV... Ex : adversier 
à aversier, etc. 

AÉ voy. eé. 

AEN6IER comme engier 2. 

AERDRE ; aerder c. n. et a. s'atta- 
cher, adhérer, appuyer, attaquer, accro- 
cher, empoigner.— jf)./)as aers, — e. Proo. 
adérdre. It. aderlre. Et. ac?hœrérc, 'a^/- 
hoércre + e d^ap. et d euphonique. 

AERDRESSE s. /. acceptation. 
Et. aerdre. 

AËRËOR s./? exhalaison. Et. aer? 



AERMIR t. a. rendre désert Prov. 
azermâr. Et. a, erme. 

AESGHEMENT s. m. amorce. 
Pi'ov. adescamén. It. adescaménto. Et. 
aeschier. 

AESGHERI, — e adj. peu nom- 
breux, isolé, dénué de. Et. a, escheri. 

AESCHIER; AESMER comme 
eschier; esxner. 

AESMILLIER, acesm-, assesm- 
V. a. piquer, travailler la pierre avec la 
smille; achever. Et. a, esmiile. La 
forme acesmillier, assesm- tend à indi- 
quer une provenance provençale azes- 
milhâr. 

AEVE Votj. AIVE 2. 

AFAITE s. f. entrefaite. Et. hd, 
fâcta. 

AFAITEMENT s. m. —toison s. 
f. façon, arrangement ; éducation , appri- 
voisement ; parure ; assaisonnement ; 
belles manières. Prov. afaitamén. Et. 
afaitier. 

AP AITIÉ^ — e, afet — adj. bien fait, 
beau ; apprivoisé ; instruit. Et. p. pas. 
cZ'afaitier. 

AFAITIER, afet— v. a. façonner^ 
arranger, dresser, panser^ parer, prépa- 
rer, instruire. Proc. afaitâr. /^. affettâre. 
Et. a, faitier. 

AFAITURER v. n. feindre. It, 
affatturâre. Et. ao?, *facturârc, faiturer, 
auj. facturer. 

AFAMER voy. afemmer. 

AFANËOR voy. Ahenëor. 

AFAROS, — e adj. effrayant. Et. 
afaros, chef de Sarrasins ? 

AFAUTRER voy. Aleltrer. 

AFEBLER, afieh — r. n. s'affai- 
blir. Prov. afleblr, afrevolâr. It. affie- 
volâre, — lire. Et. a, foible. 

AFEBLOIEMENT s. m. affai- 
blissement. It. affievoliménto. Et. afe- 
bloier/rê^. c/'afebler. 

AFELONIR c. rèjl. et n. devenir 
méchant. Prov. csfelnlr. Et. a, félon. 



AFELTRER 



APOU 



AFELTRER c. a. feutrer, rem- 
bourrer ; mettre le feutre, la couverture 
sous la selle du cheval, seller, harnacher, 
équiper ; monter en selle, combattre — 
Afeltrer Vespiet, mettre la lance en 
arrêt, en Tappuyant sur Vafeltreàre de 
la selle. Prov. afeltrâr. Et, a, feltrer. 

AFELTREÙRE s. / couverture, 
feutre ; partie rembourrée de la selle et 
du vêtement. Et. afeltrer. 

AFEMMER, afumcr v. a. effémi- 
ner. Et. a, femme. 

AFERIR r. n. convenir, appartenir. 
Prov. afferir. /^.afferlre. Et. afZ,*ferlre. 

AFERISSANT adj. afférent, con- 
venable. Et. aferir. 

AFERUEs./. quote-part. Et. aferir. 

AFETlEHy et ses dèritès, voij. afai- 
tîer. 

AFEU... Cherchez à AFEL... 
Ex. : Aleutrer à Afeltrer, etc. 

AFEUR voi/. Afuer. 

AFEURER ro//. aforer. 

AFF... Cherchez à AF... Ex. : 
Afïier à afier, etc. 

1. AFI, qfit; afiement s. m. 
afiance s. f. foi, confiance ; assurance, 
garantie^ promesse; fiançailles. Prov. 
afizamén, — zânsa. It. afiSdaménto, — 
dânza. Et. afier. AfiSance, confiance et 
fiançailles, est resté en angl. 

2. AFI voy. AFIT 1. 
AFIAILLES s. /. pi. fiançailles. 

Et. afier. 

AFIBLER votj. afubler. 

AFICHE, Pic, afiques.f. — chail 
s. m. ce qui sert à ficher, fixer : piquet, 
clou, agrafe, fermail, bijou^ affiquet. 
Prov. aflca. Et. s. verbal c^afichier. 

AFICHIER, Pic. ajiquier v. a. 
ficher, enfoncer, fixer, attacher, afficher, 
s'appuyer, s'affermir ; afiSrmer, s'obsti- 
ner, s'efforcer. Prov. aficâr. It. afiBocâre. 
Et. a, fichier. 

AFIER V. a. donner sa foi, promet- 
tre; publier; se fier. Prov. afiâr, afizâr, 
afidâr. It. affldâre. Et. *affic?âre de fldes. 



AFILÉ, — e adj. rapide. Et. afiler. 

AFILER V. n. couler en filet. Prov. 
afilâr. Et. a, fil. 

AFIN adj. des 2 genres semblable, 
allié, parent. It. affine. Et. afflncm. 

AFIQUE; -quier Voy. afiche; 
-chier. 

1. AFIT, afi s. m. défi, bravade, 
injure^ insulte. Et. s. verbal ind. pr. 
rf'afiter. 

2. AFIT voy. afi 1. 
AFITER V. a. défier, insulter. Et. 

affectârc f 

AFITOS, — e adj. insolent. Et. 
afit 1. 

AFLEBLER, -ber Voy. afebler. 

AFLIRE V. a. abattre, ravager, 
massacrer, tourmenter; infliger, affli- 
ger. P. pas. a/lit. It. et Et. *aflfllgerc + 
e d'ap. 

AFLORÉ, — e adj. orné de dessins 
de fleurs. It. afiSorâto. Et. a, flore. 

AFOER Voy. afuer. 

AFOËR V. a. allumer. It. et Et. 
•afifocâre de fôcum, feu. 

AFOERER voy. aforer. 

AFOIBLER Voy. afebler. 

AFOLER V. a. meurtrir, fouler, 
blesser, mutiler, tuer ; nuire ; réunir en 
foule. Prov. afolâr It. affoUâre. Et. a. 
foler 1. Ne pas confondre avec affoler 
de fol, fou. 

AFOLETIRo. a. rendre ioxx.Prov, 
afolezlr. Et. a, folet dim. de fou. 

AFORËOR, sj. — rére s. m. offi- 
cier chargé de fixer le prix des denrées 
au marché. Et. aforer 3. Reste en anyl. 
affeeror. 

1. AFORER V. a. donner du four- 
rage ; nourrir. Et. a, forer 1. 

2. AFORER V. a. percer avec un 
foret, mettre en perce. Et. a, forer 2. 

3. AFORER, afuerer v. a. fixer le 
prix, taxer, estimer, évaluer. Prov. 
aforâr. Et. *afforârc de forum, fuer. 

AFOU... Cherchez à AFO... Ex: 
Afouler à Afoler, etc. 



AFRE 



- 8 - 



AGRUM 



AFRE s, /. effroi, épouvante, ter- 
reur. It- âfro. Et, Gerni, eiver, âcrCy 
âpre, 

AFRERIR t?. a. associer comme 
frère. Et. a, frère. 

AFRIN60TER v. a. parer. Et. 
a, fringoter. 

AFRUITIER 0. a. mettre en fruit, 
cultiver ; n. servir. Prov. afruohâr. It, 
affruttâre. Et. a, fruit. 

AFU... Cherchez à AFO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : Afuler à Aloler, etc. 

AFUBLAIL s. m. — bleûre s. /. 
ce qui s'agrafe : vêtement, manteau, 
coiffure. Prot^. afublallh, collier. It. 
afiQbbiatùra, agrafe. Et. afubler. 

AFUBLER, ajih — c. a. agrafer; 
vêtir. Pro^. afublâr. It. afflbbiâre. Et. 
•afiSbwlâre de fibula, agrafe. 

AFUER s. verh. d'aiorer 3. 

AFUSGIR V. n. noircir. Et. ar/, 
fiiscum, hruriy noirâtre. 

AFUSJBIiER v), a. rendre pointu 
comme un fuseau. It. affuseilâre. Et. 
a, fusel. 

AFUSTÉ, — e adj. appuyé sur un 
bâton. Et. a, fust. 

AGAGIN s. m. cor aux pieds, œil 
d'agasse, comme nous disons œil de 
perdrix. Proo. agassln. Et. diminutif 
rf'agasse. Cf. aace 

A 6 A I T , Agaitëor , Agaitier 
comme guait, guet ; guaitier , guetter ; 
guaitëor, guetteur. 

A6APIR coy. Aguapir. 

A6ARER voy. Aguarer. 

A6ENGIR, — tirv. a. rendre gentil, 
parer, embellir; agencer, ajuster. Prov. 
agensâr. Ane. It. agenzâre. Et. a, gent 
<idj. sj. gens. 

A6IET, algier, algeir s. m. arme 
de trait: javelot, pique. Et. Germ. 
azger, javelot. 

A6IRE c. n. accoucher. Proc. 
ajayre. Et. *ao?jlcere + e d'ap. pour 
adjacére. 



AGLAND s. m. gland. Prov. 
a^lân. Et. glânde/n, influencé par le 
Goth. Akran, tcZ.? 

AGOINE, aigoinc s. f. combat, 
terreur, angoisse, détresse. Et. *agônia ? 

AGOLÉ comme engolé. 

AGONIR p. n. être à l'agonie. Et. 
agoine ? 

AGRAI noy. agrei. 

AGRAMIR, agremir comme gra- 
mir. 

AGRANGIER v. a. agrandir. Et. 
a, grant sJ. grans. 

AGRAFER comme graper. 

AGRÉE s.f. faveur. Et. agréer. 

AGREGIER, — emer, agrever 
comme grever 1. 

AGREI, agraij agroi s. m. prépa- 
ration ; préparatifs ; gréement. Et. a, 
Germ. gerei, id. 

AGREIER t?. a. préparer, disposer, 
gréer. Et. agrei. 

AGRESLIR; — loïer t?. a. et n. 
rendre et devenir grêle, mince. It. in- 
gracillre. Et. a, gresle de grâctlem. 

AGRESSE s. /.. dureté, aspérité; 
gravité. It. agrézza. Et. âcrc/n, aigre. 

1. AGRESSER v. n. durcir, en- 
durcir. Et. agresse. 

2. AGRESSER c a. attaquer. Et. 
•aggressârc frèq. d'aggrédi, id. Resté 
en angl. to aggress, être l'agresseur. 

AGRET — e, aig — adj. et s. m. 
triste, fâcheux ; — aigret, verjus. Prov» 
agrâs. It. agrétto ; agrésto. Et. dim. 
cZ'aigre. 

AGRÏER, — oïer v. a. piquer, 
stimuler, presser, harceler. Et. aigre. 

1. AGROI s. m. hardiesse. Et. 
aigre. 

2. AGROI comme arroi. 

3. AGROI Voy. agrei. 
AGRUM, aigrun s. m. qualité de 

ce qui est acre, aigre ; légumes à saveur 
acre : oignons, aulx. It. agriime, — mi, 
citrons. Et. *agriimert, *ac — c/'âcre, 
aigre, acre. 



AGRUMER 



— 9 - 



AIGOINE 



AGRUMER r. a. amonceler, en- 
tasser. It, aggrunaàre. Et, a, grume, 
grain de grùmus. 

AGU... cherchez à AGO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : agulé à agolé, etc, 

AGITAIT; aguaitëor; aguaitier 
comme guait, guet; guaitëor, guet- 
teur; guaitier, guetter. 

AGUAPIR, awa — , aga — r. a. 
et n. gâter, corrompre ; se gâter, perdre* 
son goût. Et» ? vâpidum, gâté, cor- 
rompu, influencé par le Germ. hwap ? 

AGUARER, awar-,aga- o.a. faire 
attention à, regarder — impér. awar ! 
agar ! gare I prends garde. — Prov. 
agarâr. Et, a, garer. 

AQUËGE, Pic. — éche; aguëté s. 
f. acuité, finesse ; âcreté. Prov, agudéza, 
acuitât. It. acutézza^ acuità. Et. agu, 
aigu. 

AGUËR V. a. aiguiser. Et. *a.c\xté.re 
c^'acùtum, aguj aigu, 

AGUIGHIER V. a. mettre la gui- 
che à Técu ; passer Técu au cou. Et. a, 
guiche. 

1. AGUILLIER V, a. coudre; 
piquer; eflûler. Et. •acucalâre (r*a.cA- 
cula, aiguille. 

2. AGUILLIER, — e s. m. et f, 
mercier, — re. Et, aguille, aiguille. 

AGUN s. m. pointe, tranchant. 
Jt. acùme. Et. aciimc/i. 

AGUT s, m. cimier, pointe du 
casque. Et. *SLcqttum pour acùtum. 

AHAIT ; ahaitier comme hait ; 
haitier. 

AH AN, aan s. m. essoufflement, 
effort, fatigue, peine, souffrance ; tra- 
vail pénible ; terre de labour ; récolte. 
Prov. afân. It. affânno. Et. a, han 
onomatopée exprimant l'expiration 
bruyante de qui fatigue en fendant du 
bois, etc., *affânnum. 

AHANER voy. ahener. 

AHASTIR voy. aatir. 

AHEIT; aheitier Voy. ahait. 



AHENABLE adj. cultivable. Et. 
ahener. 

AHENAGE, ahan- comme ahan. 

AHENËOR, afanëor, sj, ahenére, 
s. m, homme de peine^ laboureur Prov, 
afanadôr, sj, -nâire. Et. *a£fanatôrem, 
— nâtor. 

AHENER, aha- c. n. et a. fatiguer, 
essouffler, travailler, labourer, cultiver. 
Prov. afanâr. It. et Et, *affannâre de 
•afifânnum, ahan, 

AHENIER comme Ahenëor. Et. 
•ahannâriam c^'*ahanâre, aliéner. 

AHIE voy. aïe. 

AHOGE adj. des deux genres énor- 
me. Et. a, hoge. 

AHORS interj. cri d'alarme. Et, 
ah, hors. 

AHUR voy, eûr. 

AIDAGE ; aidement s. m, ai- 
dance s. /. aide, secours. It. anc, 
aitaménto^ mod. aiutaménto. Et. aidier. 

AÏDIER; aiuer (3 syll.), aidier = 
aider : secourir. — Diex aïe I Si m* ait 
Diex, Semi-Dieux, Midieux exclama- 
tions, serment Que Dieu m*aide 1 Par 
Dieu! Prov. adjudâr. It. aiutâre^ anc, 
aitâre. Et. *adjutâre, *aitâre c^adjù- 
tum supin c^adjuvâre. 

AIDIF, — ve adj. qui aide, secou- 
rable. Et. aide. 

AÏE, ahie, aide xi* s., aiûe, aûe, 
aiûde xi« s., s, f. aide, secours. Prov. 
ajiida, ahla. Jt, anc, alta, mod. aiùto. 
Et. *adjùta, *alta tZ'adjùtum. Cf, 
aïdier. 

AIGAGE adj, des deux genres 
aqueux ; riverain. Prov. aquâtic. It, 
acquâtico,/. — âtica. Et. *acquâticum, 
*acquâtj -f-e rf'a/)/)Wï,/.*acquâticam, *ac- 
quâtja <i'*âcqua, aiguë. Cf. evage. 

AIGLANT s. m. églantier, buisson 
d'épines. Prov. aguilân. Et. *aicucu\én- 
tum c?'*acùcula, aiguille, épine. 

AIGNE s. m. mot sav,, agneau, 
mouton. Et, âgnum. 

AIGOINE voy. agoine. 



AIGOS 



- 10 



AISIER 



AIGOS, — e adj. aqueux. ProG. 
aigôs. It. acquôso. Et. *acquôsum, — 
ôsam c^^*âcqua, aiguë. Cf. evos. 

AIGRE adj. des deux genres aigre, 
acre ; vaillant, terrible, violent. Prots, 
âgre. It. âgro, acre. Et. âcrem, •âcrum. 

AIGRUN, aigret oo//. agruxn, 
agret. 

1. AIGUË s. /. eau. Proc. algua. 
It. et Et. 'âcqua. Aqua a donné aive, 
éve. « Aqua, non acqua ». Appendix 
ProhL 

2. AIGUË voxj. îéque. 

1. AIGUIEIR, aiguer g. a. arroser, 
tremper. ProG, ac^aigâr. It. maquâre. 
Et. *acquâre rf'*âcqua, aiguë. Cf. ever. 

2. AIGUIER s. m. égout; aiguière. 
It. acquâio. Et. *acquâriam. Cf. évier. 

AILLE /orme 6Z'aigle. Et. âqwtla. 

AILEVIN Voy. alevin. 

AILLIÉE s. f. sauce à Taïl. Prov>. 
alhâda. It. agliâta. £"«:. *alliâ^a cZ'âllium, 
ail. 

1. AIM, am s. m. hameçon — En 
Vaim de, sur le point de. Prov. an, 
/âma. /ï^. âmo. Et. hàmum. 

2. AIM V pers. sg. ind.pr. cZ'amer, 
auj. aimer. 

AIMI interj. hélas. 7/J. aimé. Et. 
hai mlhi. 

AING, qqfois ains, ainqucs adû. 
jamais. Prov. anc. Et. ùnquam ? joar- 
fois confondu avec ainz. 

AIN G El S, — cois comme ainz. 
ProïJ. ancels. 

AINS tiog. Ainz. 

AINSE s. f anxiété. It. ânsia. Et. 
ânxia. 

AINSJORNÉE s./, aube, point du 
jour. Et. ains, jornée. 

AINSNEAGE s. m. ainsneeté 
s. f droit d'aînesse. Et. ains né^ aîné. 

AINTEL tog. itel. 

AINZ, em-c, ams, ans prép. adv). et 
conj. avant, auparavant, mais, au con- 



traire, plutôt — ainjff que, avant que ; 
al ains que, aussitôt que, le mieux 
que ; ains ains, à Tenvi ; ains mais, 
jamais plus. Prors. ans. .It. ânzi. Et. 
*ântius d'à,nte. 

AIOL s. m. espèce de serpent ou 
d'oiseau. Et, anguiculum oaaviculum? 

AIR ; aïrement s. m. airée ; aï- 
roison s. f. colère, fureur, ardeur, im- 
pétuosité, élan. Prov. azlr, aziramén, 
azirâda. It. adiraménto. Et. aïrier. 

AIR AELE adj. qui s'emporte faci- 
lement. Et. aïrier. 

1. AIRE s. m. et f. lieu, emplace- 
ment, aire, nid, salle, champ; lieu d'o- 
rigine, race, famille; qualités, disposi- 
tion ; apparence extérieure, air. Prov. 
aire. It. âria, ârea. Et. féiTe3Lf airef. f 
âgrum m. champ f *éivum,ferme, mai- 
son, famille f Ce mot a été aussi con- 
Jondu avec air m. âer, le pi. /i. âera, 
*âria ayant été traité comme f. sg. 

2. AIRE, are adj. des 2 genres 
aride qui en est la forme sav. sec. Prov- 
ârre. It. ârido, /. ârida. Et. htidum 
+ e d* appui, àndaLm. 

3. AIRE /orme de aigre. 

4. AIRE vog. Erre. 
aïrement vog. arement. 
AIRIÉE, airie s. f quantité de blé 

que l'on peut battre en une fois en l'aire. 
Et. aire. 

aïrier V. n. et réfi. nicher, loger, 
percher, habiter. Et. aire 1. 

aïrier, aïrer v. a. et n. mettre et 
se mettre en colère. Prov. azirâr, ahirâr. 
It. et Et. *2i.d\Tdi.xe. 

AIROS comme iros. Prov. azirôs. 
It. adirôso. Et. *ac?irôsMm. 

Aïs voy. es 2. 

AISEMENT s. m. aisine; aisure 
s./ aise, aisance, usage, commodité; 
lieu commode ; ustensiles à usage. Prov. 
aizimén, aislna. It. agiaménto. Et. 
aisier. 

AISIER, asier v. a. mettre à l'aise, 
bien traiter, faciliter, fournir. Prov. 
aisâr. It. agiâre. Et. aise. 



AISIF 



~ 11 



ALBEHOI 



AISIF, — ve; aîsible adj. aisé, 
facile, commode. Et, aise. 

AISIL, eisil, aissil, essil s, m. 
vinaigre. It, acéto. Et. •acétulum clim, 
rf^acétum, omat^re.*aoétlw, •acéclw = ai- 
sil comme vétulum,*vétlu,*véclu= vieil. 

AISNE s. m. pépins; marc de rai- 
sin. It. âcino. Et. àcinu + e d'appui. 

Aïs SE, a;^c s.f. hache. Prov. alssa. 
It. âscia. Et. âscia, doloire. Resté en 
angl. adze, herminettc; axe, hache. 
Hache (h aspirée) Proc, âpcha. Esp. 
hacha. Port, fâcha {ipour h). It. âccla, 
vient du Germ. hapia. Hâpja = hache; 
âscia = aisse. 

1. AISSIL, es — s. m. assielle, 
aisseaule, aissaule, aisseaune, ais- 
saune, aissone, ess — s.f. petit ais, 
aisseau, planchette, latte, bardeau. It. 
assicéllo, — célla, — clna. Et. dim. 
rf'ais, âxis : *axlllMm, *axlc//la, 'axicél- 
\um, -élla, *axiclna. 

2. AISSIL, Voy. aisil. 
AISURE 00^. aisément. 

1. AIT s. m. action, acte. — ne se 
trouoe que dans cette locution adver- 
biale : brochent ad ait. Chanson de Ro- 
landy 3350, etc., éperonnent pour char- 
ger, pour en venir à Faction. It. âtto. 
Et. é.ctum. Ait c^âctum comme fait de 
fâctum. 

2. AIT voy. hait. 

AÏTANT comme ataut Et. 3Ld 
id tântMm? 

AITOIRE s. m. aide, secours. Et. 
*ajutôriMm c^'adjùtum. Cf. aidier. 

AITRE s. m. cour précédant un pa- 
lais, une église; cimetière; cloître. 
It. âtrio. Et. Atrium + e d'appui. 

AIÛDE, aiûe voy. aïe. 

AIUËORyS/. aiuéres. m. aiuëresse 
s. f. celnij celle qui aide, auxiliaire. 
Prov. ajudadôr, sj. ajudâire. It. aiuta- 
't6re. Et. arfju^a^ôrem, ac/juzîâtor. 

AIÛER voy. aïdier. 

1. AIVE s. m. aïeul, ancêtre. Prov. 
âvi. It. âvo. Et. *àviumpour âvum. 



2. AIVE voy. éve. 

AÏ VER V. a. égaliser, niveler. It. 
et Et. •ac/equâre. Cf. iver. 

AIV^E voy. éve. 

AJOR, ajojm s. m. assignation, 
ajournement. It. aggiôrno. Et. s. verbal 
rf'ajorner. 

AJORNAIL. - nalj s. m. — née, 
s.f. aube, point du jour, matin. Et. 
a j orner. 

AJORNER V. n. faire jour, luire 
et ajourner. Prov. ajornâr ainsi que 
adiâr de dlem. It. aggiornâre. Et. *arf- 
jornâre de *diùrnum, Jour. 

AJUSTÉE s.f. réunion, mêlée. Et. 
a, jostée. 

AK..,. cherchez à ACK...Ex.: 
akenir ; akoison à achenir ; achoi- 
son, etc. 

ALAIGNIER voy. alegnier. 

ALAMIRo. n. être abattu, épuisé, 
Etf 

ALAN s. m. dogue, mâtin, gros 
chien courant. It. alâno. Etf Cf. 
alant. 

ALANGOREH v. n. être languis- 
sant. Et. a, langor. 

ALANT s. m. celui qui va : mes- 
sager, vagabond. Pi^ov. anân. Et. p. 
prés d'alev. 

1. ALBAIN, — e adJ. blanc. Prov. 
âlbân. It. albâno. Et. albânw, albâna. 

2. ALBAIN; albel s. m. aubier. 
Prov. albân. Et. albânttm, *alhi\\um. 

ALBE adJ. des deux genres blanc. 
It. âlbo. Et. mot sav. album. 

ALBÉ — e adj. blanchi ; innocent ; 
ordonné prêtre, revêtu de Taube. Et. 
*aL\hé.tu, *a\hàts. c?'âlbum. 

ALBEL s. m. robe blanche ; peuplier 
blanc. Et. dim. fZ'albe. Cf. albain 2. 

ALBERG voy. halberc. 

ALBERGE voy. herberge. 

ALBEROI, s. m. alberoie s. /. 
lieu planté de peupliers blancs. Et. 
•alberé^w, *alberé^a fr*albârium, aubier. 



ALBOR - 

1. ALBOR s. /. aube. Proo. albôr. 
It. albôre. Et. albôrem. 

2. ALBOR, autour s. m. aubier. 
Pror^. albôrn. IL albùrno. Et albùr- 
nuni, 

ALBORNE adj, des deux genres, 
mot mv. blond. Et. *alburnu, -- na. 

ALBUBC, albun, aub — s. m. blanc 
d'œuf. Il albilme. Et. albùmm^ id. 

ALÇAGE, hais — s. m. hauteur, 

arrogance, oppression. Et. als sj. cZ'alt. 

ALGERÉE, hais — s. f. chaussée, 

chemin de halage. Et. alcier, hausser. 

ALÇOÏER, hais —fréq. de hausser. 

ÂLÇOR, cdsor comp. tZ'alt, haut. 

Prof?. auHÔr. Et. altiôrem. 

AL CUBE, au — s. m. lit de camp, 
petite tente. Et. Ar. al, gobbah, tente. 
Nous Ci^t revmu d'Espagne sous la 
forme aie Ave. 

ALGUNUI pron. rg. c^'alcun : 
aucun, quelqu'un. 

ALE s. f. cour; foule. Et. mauvaise 
graphie de halle. Germ. halla, temple, 
mod. halle j salle. 

ALEALTER v. a. légitimer, justi- 
fier. EL a, lealté, le^alttâ^cm. 

ALEGERIH v. a. soulager. Jt. al- 
léger! re. EL a, legier. 

ALEGIER, alevier ; — gir v. a. 
rendre plu? liîger, soulager, alléger, di- 
minuer. Proc. aleviâr. It. alleviâre, 
alleggiâre. EL *alleviâre de lévis. 

ALEGNIER, aleig—^alaig -~v>.a. 
faire du bois, ébrancher. Et. a, ieing, 
iitjHfim. 

ALE GRANGE ; — grie ; - greté 

s. f. allégresse. Proo. alegrânsa,—gretât. 
h. alacrità, allegrla. Et. alegrer. 

ALEGHER v. a. réjouir. Prov. ale- 
grâr. IL allegrâie. Et. alegre. 

ALEI... Cherchez à ALOI... Ex : 
Aleïer à Aloïer, etc. 

ALEMANDRE, — de s. f. amande. 
Proc. araiVndola, aménla, mélla. It. 
mândorla. Et. am;J^gdala, à[jLMy§ahj. La 



12 - 



ALPIN 



forme alemandre vient p. ê, de VAr. 
Resté en angl, almond. 

ALEMÉLE = alumelle : lame d'é- 
pée, de dague, de lance, etc. Et. a, la- 
melle, ou la lemelle. Cf. leméle. 

ALEMENT s. m. marche, course. 
It. andaménto. Et. aler. 

ALENAZ voy. alesnaz. 

ALENÉE graphie cZ'halenée : ha- 
leine, souffle, voix, effort. Prov. ale- 
nâda. Et. halener. 

ALENTER ; — tir v. a. ralentir, 
retarder. Prov. alentâr. It. allentâre. 
Et. a, lent. 

ALËOIR, aloir s. m. allée, passage, 
corridor. Et. aler. 

ALEOR, SJ. — 1ère s. m. marcheur ; 
piéton. Prov. anadôr, sJ. anâire. It. 
andatôre. Et. aUr. 

ALEPRER V. n. être couvert de 
lèpre. Et. a, lèpre. 

ALESNAZ, alen — s. m. poignard; 
alêne. Et. augm. c^'alêne. 

ALEVIER voy. alegier. 

ALEVIN^ ail, — ail, — el, — vain 
s. m. nourrisson ; enfant trouvé. Et. 
dim. c^'élève, ou *allevâmen o^'allevâre, 
élever, nourrir, comme nourrisson de 
nutritiônem. 

ALPAGE ; alf aigne, alfaine adj. 
et s.fougueux,noble.— £jotï/i. de cheval. 

— Sarrasin, seigneur sarrasin. Et. Ar. 
al, le, faras, cheval. Cf. alferant. 

ALFERANT, auf— adj. et s. gris 
de fer, de couleur gris clair ; bouillant, 
impétueux. — Epith. banale de cheval. 

— Le cheval lui-même, et surtout cour- 
sier, cheval de bataille. Prov. alferân. 
Et. f On a proposé album feréntem. 
Alferant vient probablement de l'Ar. 
Al faras^ le cheval. Esp. alfaraz, cheval 
de la cavalerie maure, cheval de race. 
Cf. ferant. 

ALFIN, aujln s. m. le fou aux 
échecs. Ane. It. alfido. Et. Persan fil, 
éléphant et l'art. Ar. al, le. 



AL6ALIFS 



- 13 - 



ALOËR 



ALGALIFE s. m. calife. It alca- 
HfiEo. EL Ar. al, khalife. 

ALGEIR, algier voy. agiet. 

ALGEL ; — et s. m. corbeille, ber- 
ceau ; lit de la mer. Et. dim. c^'auge. 

ALGORISME s. m. arithmétique. 
Prov. algorlsme. It. algorlsmo. Et. Ar. 
al korismi, célèbre mathématicien 
arabe. 

ALIANGIEH o. a. allier. Et. 
aliance. 

ALIE = alise. Et. Germ. ellza. 

ALIEMENT s. m. alliage; alliance. 
Proc. aliamén. Et. aller. 

ALIEN, — e adj. étranger; éloigné. 
It. aliéno. Et. aliénw, — éna. Resté en 
Angl. 

ALIER = alisier. Et. •aliériwm 
d^alie. 

ALIGNIÉ, — e adj.hien fait. ProT>. 
alinhâd. Et. •acZlineâ^am. 

1. ALIS, — e adj. lisse; poli; sans 
pores, compact. Et. a,dy liscium ? 

2. ALIS, — e adj. choisi. Et. a.d, 
léctum ? 

ALK... cherchez à ALQ... 

ALKES à alques, etc. 

ALL... Voy. al... 

ALMAÇOR, amaçor, — sor, etc. 
s. m. émir, général. Prov. almassôr. 
Et. Ar. al mansour, le victorieux. 

ALMAILLE, arm — s. f. animal, 
spéc. bétail, bêtes à cornes. Et. antmâlia 
pi. n. pins pour sg. f. 

ALMAILLIER s. m. bouvier. Et. 
*antmaliâriMm. 

ALMAIRE, aum — , ar marie (tris- 
syll.) = armoire : meuble, bibliothè- 
que, tapisserie. Prov. armâri. It. armâ- 
rio, armâdio. Et. armâria pi. n. pris 
pour sg. /. 

ALME voy. Àneme. 

ALMELIN, armelin, — e adj. qua- 
lifiant les bétes à cornes. Et. *anima- 
llna^ -- Ina. 

ALMIRAIL, amiral; amirant; 
emiré; amirafle, amuafle; amira- 



gon s. m. émir, commandant, chef, 
général. Prov. amiràn, amirâlh, ami- 
râs. It. almirânte, almirâglio, ami. — 
Et. Ar. amir, commandant, chej. 

ALMOSNEMENT s. m. don. Et. 
almosner. 

ALMOSNËOR, sj. — nére s. m. — 
neresse s. /. celui, celle qui fait l'au- 
mône, un don. Et. almosner. 

ALMOSNER^ aZmots/ier^ almoner, 
aum — V. a. donner en aumône, à titre 
gratuit. Prov. almornâr. It. limiosinâre. 
Et. eleemosmârc. 

ALMOSNERIE; almosnie s./. 
hôpital religieux. Prov. almonarla. It. 
mod. limosinerla. anc. almosnarla. 
Et. almosner. 

ALMOSNIER, — - e, almoisn — 
adj. celui qui donne et celui qui reçoit 
Taumône : charitable; mendiant. Prov. 
almorniér. It. limosiniére. Et. •elee- 
mosynéirium. 

ALMOSNOS, — e adj. charitable. 
Et. almoisne, aumône. 

ALMUGË, — e adj. encapuchonné, 
couvert d'une aumusse. Et. almuce, 
•almùcia, de Vart. Ar. al, et du Germ. 
mûzze, bonnet f 

ALNOI s. m aunaie. It. alnéto. Et. 
alnétwm. 

ALÔE^ aloue s. f. alouette. Prov. 
alâuza. It. lôdola, allô. — Et. alâuda 
du celt. al, excellent et awd, chant, 
ou alchweder, qui s'élève en chantant. 
Alâuda a remplacé en latin galerlta 
depuis César qui ramena des Gaules 
la légion « alâuda », formée de Gau- 
lois portant une alouette sur le casque. 

1. ALOËR V. a. placer, mettre, 
allouer, louer, employer. Prov. alogâr. 
It. allogâre. Et. ^.d, locârc. 

2. ALOËR V. a. conseiller; approu- 
ver. Prov. alauzâr. It. lodâre. Et. ad, 
lau(iâre. Laudâre et locdre ayant donné 
également loër, louer, les deux verbes 
se sont confondus. 



ÂLOtANdS 



-14- 



âlumaillë 



ALOIANGE s. /. lien ; engage- 
ment. It. allegânza. EL a, loier, lier. 
ALOIDE voy. esluide. 

1. ALOÏER v>. a. mettre l'alliage 
légal, aloyer. Et. aloi. 

2. ALOÏER, aleïer v. a. gouverner 
suivant la loi, prêter serment suivant 
la loi, alléguer. Prov. aleyâr. It. alle- 
gâre. Et. diy *iegéive de légem. 

ALOIERE s. f. poche, bourse, 
porte-monnaie, portefeuille. Et. aloier, 
lier. 

1. ALOIGNE, alonge s. /. retard. 
Et. aloignier, alongier. 

2. ALOIGNE, alogne = aluine : 
absinthe. Et. aloés ? 

ALOIR voy. aleoir. 

ALONDRE tioy. aronde. 

ALONGANGE; — geùre s. f. al- 
longement. Prov. allongânsa. /î^. allun- 
gatùra. Et. alongier. 

ALORDER, alourder v. a. rendre 
stupide ; abuser, tromper. Et. a, lorder. 

ALOSER V. a. louer, vanter, hono- 
rer ; conseiller. Prov. alauzâr. Et. a, 
los. 

ALOU... Cherchez à ALO...£'^.; 
Aloue ; Alouer à aloë ; aloër, etc. 

ALOUVI, — e adj. affamé comme 
un loup. It. alluplto. Et. ac?, lùpum. 

ALPATRIS, au — s. m. dignité 
chez les Sarrasins. Et. Ar.f 

ALQUANT, — e adj.y pron. s. et 
ado. quelque, combien, quelques-uns, 
un peu. Prov. alquânt. It. alquanti, 
alquânto. Et. éXium quântwm. 

ALQUES ado. un peu, assez, pres- 
que. Prov. âlques. Et. âh'quas ? 

ALQUÉTES dimin. c^'alques. 

ALQUETON, auq- = hoqueton : 
vêtement de dessous, veste, jaquette oua- 
tée, piquée. Proo. alcotô. Et.Esp.algo- 
don de VAr. al, qutun, coton. 

AL SAGE ; alserée ; alsoïer ooy. 
alçage ; alcerée ; alçoïer. 

ALSIMENT acZo. aussi y également. 
Et. alsi, aussi, âliud sic, et suff. ment. 



ALSOR voy. alçor. 

ALTAGE, haut — adj et s. haut ; 
hauteur. Et. *altâticum c^'âltum, haut. 

ALTAIN voy. altif. 

ALTÉGE, hautesse s. /. hauteur, 
grandeur, dignité, gloire. Prov. autéza. 
It. altézza. Et. ait, haut. Le mod. al- 
tesse vient directement de Vit. 

1. ALTEL, autel adj. des deux 
genres tel, pareil. Et. ékUum tâlem. 

2. ALTEL, haut — dim. de haut. 
ALTIF, — ve; altain, — gne, 

haut — adj. haut, élevé ; profond ; hau- 
tain. Prov. altlu. Et. *altlvM/w, — 
llva/n; *altânMm, — tânam cZ'âltum. 

ALTIOR, — tor voy. alçor. 

ALTISME, haut — superl. de 
haut. Prov. altlsme, /. altisma. It. 
altlssimo, /. — tlssima. Et. altisstmwm 
+ e d'appui ; altlssimam. 

ALTRESI; altresiment adv. 
aussi, ainsi, de même. Prop. et It. 
altresl. Et. àlterum, sic. 

ALTRETANT, — e adj. et adv. 
autant. Prov. altretânt. It. altrettânto. 
Et. àlterum té,ntum. 

ALTRETEL adj. des deux genres 
tel, pareil. — adv. autant, aussi. Prov. 
altretâl. It. altretâle. Et. àlterum télem. 

ALTRIER adv. et s. m. avant-hier; 
Tautre jour. Pj^ov. autriér, It. Taltriéri. 
Et. âltcram, héri. 

ALU... Cherchez à ALO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. : Alue, Aluer à Aloë, 
Aloër, etc. 

ALUGHIER, Pic. — quier v. a. 
reluquer, couver des yeux ; cultiver ; 
nourrir, entretenir ; séduire. Prov. alu- 
châr, — car ? Et. a, luchier. 

ALUEG; alueques adv. ici, ici 
même, alors. Prov. allée. Et. ad lUum 
hôc, hôcce ou ad locum hôc, hôcce. Cf. 
iluec. 

ALUM AILLE, — mêle s.f.ce qui 
sert à allumer : allumettes. Et. alumer. 



ALUMEMENf 



-15-- 



ÂMBEfiAS 



ALUMEMENT s. m. - moison 

s. /. action d'allamer, d'enflammer; 
clarté. Proc, alumnamén. Et, alumer. 

ALUQUER ro//. aluchier. 

ALUTEL s. m, vase que Ton lute 
pour, sublimer. Et. f a, luter? 

ALVE s. /. auge ; auve de la selle, 
l'arçon de deoant et celui de derrière 
formant une espèce d'auge. Et. âlvea. 
*alvja = auge. 

AM... voy, em... Ex. : ambriver, 
ampoindre, etc. Cherche:^ à embri- 
ver, empoindre, etc. 

AM voy. axnbes. 

AMAGOR voy. almaçor. 

AMÂIANGE, amaier comme es^ 
xnaiauce, esmaïer. 

AMAIGREÏER,— ^rorer, ameg — 
o. a. et n. amaigrir, maigrir. Prov>. 
amagrezlr. Et. a, maigreier frèq. de 
maigrir. 

AMAISIER ; amesir v>. a. paci- 
fier, concilier. Et. a, mais, mes, mai- 
son. Cf. amaisnier et amaser. 

AMAISNANGE s. f. — nement 
s. m. accord. Et. amaisnier. 

AMAISNIER; — nir o. a. ad- 
mettre dans la famille ; réunir, recruter, 
rassembler une troupe ; accorder. Et. a, 
maisnie. 

AMAISTREÏER, — troïer c. a. 
maîtriser It. maestreggiâre. Et. frèq. 
(Z'amaistrer. 

AMAISTREMENT s. m. ensei- 
gnement. Prot>. amajestramén. It. am- 
maestraménto. Et. amaistrer. 

AMAISTRER r. a. enseigner. 
Prot:^. amajestrâr. It. ammaestrâre. Et. 
a, maistrer. 

AMALADIR comme enmaladir. 

AMALER comme enmaler. 

AMAN s. m. sorte d'officier de jus- 
tice : amman. Et. Germ. dinvi, fonction y 
mann, homme. 

AMANANTIR, — nentir v. n. et 
a. devenir manant, c'est-à-dire proprié- 



taire, riche; enrichir. Prov. esmanen- 
tir. Et. a, manant. 

AMANDELIER s. m. amandier. 
Et. amygdalâriam. 

AMANEVIR; — ver v. a. et n. pré- 
parer; être prêt, dispos. Proo. amana- 
vlr. Et. a, Ger/?i. manvjan, être dispos. 

AMARRIR c. a. affliger, rendre 
marri. Et. a, marrir. 

AMASEMENT s. m. maison, loge- 
ment, édifice. Et. amaser. 

AMASER V. a. édifier, bâtir; se 
loger, s'établir, résider. Et. •at/masâre 
de *mâ/isum, mais, maison. Cf. amai- 
sier qui est le même mot. 

AMASOR voy. almaçor. 

AMASSEÏS; — ssement s. m. 
amassée s. f. amas, rassemblement, 
troupe. Proo. amassamén. It. amassa- 
mento. Et. amasser. 

AMASSER V. a. assommer, tuer. 
Proc. massâr. Jt. ammazzâre. Et. 
masse, massue. 

1. AMATER comm(? mater. 

2. AMATER o. a. faire des signaux 
à un mât. Et. a, mât. 

1. AMATIRo. a. fatiguer, abattre, 
mater. Et. a, mat, triste^ abattu. 

2. AMATIR c. n. devenir fou. It. 
amattlre. Et. ad, *mâtus, ivre. 

AMBASSËE s.f message, ambas- 
sade. Prov. ambaissâda. It. imbasciâta. 
Et. *ambaxiâ^a fr*ambâxia, commis- 
sion rf'ambâctus, serviteur, mot gau- 
lois. Cf. ampas. 

AMBASSËOR, sj. — sère s. m. 
messager, ambassadeur. Prov. ambassa- 
dôr, It. imbasciatére. Et. Celt. 'amba- 
xiéivey porter un message c/'ambâctus, 
serviteur. 

AMBEDUI, — doi sj. cZ'sanbes- 
dous. 

AMBES, amSy ans y sj. ambe, am, 
an adj. tous les deux. Prov. ambs. It. 
ambi. Et. âmbos, âmbo. 

AMBES AS s. m. double as, deux 
as, bezet au jeu de dés ; mauvaise 



AMBESDOUS 

chance. Et, arabes, as. Resté en AngL 
ambsace^ ambesas. 

AMBESDOUS, ammedosysj, am- 
bedoi, — dui ; andous, s/, andoi adj. 
tous les deux. Prot5, ambedôs, amdôs, 
abdôs, s^. abdui. It. ambidùe, ammen- 
dùe. Et, âmbos duos, âmbo dùo. 

AMBLEÔR, s/-. — hlère adj. et 
s. m. qui va Tamble; marcheur. Prov). 
ambladôr, sj. — blaire. Et, ambler. Ne 
pas confondre avec embléor, voleur. 

1. AMBLER 0. 71. marcher, s/)ma/, 
en parlant du cheval, aller Tamble. 
Prov. amblâr. It. ambiâre. Et. amba- 
lâre pour — âri. Ne pas confondre 
avec embler, voler. 

2. AMBLER co^ embler. 
AMBLEÛRE s. f. marche; amble; 

chevauchée. Prov. ambladùra. It. am- 
biatùra. Et. 'arahMla^ùra. 

AMBURE adv. tous les deux; à 
la fois, ensemble ; des deux manières. 
Et. ambo, ûtrum. 

AME... Cherchez à AMAI... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. : amesier ; amesnier 
à amaisier ; amaisnier, etc. 

AMENDANGE ; -dise s.f. répa- 
ration, amende, amendement. Et. 
•amendltia, amender. 

AMENÉE s. f. coup assené. Et. 
amener. 

AMENROÏER; — rir v. a. amoin- 
drir. Et. hd *minoricare de mlnor, 
menre, moindre, 

AMENTEVANCE ;-- taision s.f. 
souvenir; récit. Et. amentoivre, — te- 
voir. 

AMENTEVOIR;— toivreo.a. rap- 
peler, se souvenir; nommer; recomman- 
der. Prov. amentavér. Et. a, mentevoir. 

AMENUÏR V. a. et n. diminuer, 
Et. a, menu. 

AMENUISANGE s. f — sèment 
s. m. diminution. Et. amenuisier. 

AMËOR, sj. amére s. m. — resse 
s. /. amant, — e. Prov. amadôr, sj. 



16 



AMONCZCR 



amâire; amairltz. It, amatôre, — trlce. 
Et. ama^6rem, amàtor, amatricem. 

AMERGIEMENT s. m. amende, 
rançon. Et. amercier. 

AMKRGIER v. a. condamner à 
Tamende, mettre à rançon. Et. a, merci. 

1. AMESRIR V. a, récompenser. Et. 
a, merir. 

2. AMERIR V. n. devenir amer. 
Prov. amarzlr. Et. amer. 

AMERMER comme mermer. 

AMERTË ; — tor s. /. amertume. 
Prov. amartât, amargôr. Et. amaritâ- 
tem. 

AMESIR, — ssir voy. amaisier. 
AMET s. m. piège. Et. dim. de 
aim 1. 

1. AMETER V. a, borner. Et. a, 
méte. 

2. AMETER voy. amater 1. 
AMIELDRIR comme mieldrir. 

Voy. meldrer. 

AMI 6 ALT s. m. ouverture de vê- 
tement ; crevé. Et. ? 

AMIGNOTER r. a. parer; pin- 
chonner. Et, a, mignoter. 

AMIN = ami. 

AMINE voy. emine. 

AMIRAFLE; amirant; amiragon 
voy, almirail. 

AMISTABLE adj. amical. Et. 
amisté. 

AMISTA6E s. m. — tance; 
amistié, — té s, f, amitié. Prov. 
amistânsa, amistât. It, amistà. Et. *ami- 
cttâticum, *amicitântia, •amicitâte//i d'a,- 
mlcus. 

AMMEDOS Voy, ambesdous. 

AMOIER V, a. diviser par le mi- 
lieu, en deux moitiés; briser; viser au 
milieu, viser, ajuster, arranger. It. 
amezzâre. Et, a, moier 1. 

AMOISTIR V. a. et n. rendre et 
devenir moite; mouiller. Et. a, moist. 

AMONGIER V. a, amonceler. Et. 
a, monz, mons sj. de mont, montera. 



AMONESTEMENT 



17 



AKDA 



AMONESTEMENT s. m. aver- 
tissement; conseil. Proo. amonesta- 
mén. It. ammonestaménto. Et. amo- 
nester. 

AMONT prép. et adti. en haut, con- 
tremont. Proo am6n. It. a monte. Et. 
a,d môntem. 

AMORDEMENT s. m. amorce. 
Et. amordre. 

AMORE, amure s. /. pointe, fil de 
l'épée; fer de lance. It. amùra. Et. ? 

AMORÉ, — e, amure adj, affilé, 
aiguisé, aigu, pointu. Et. amore. 

AMORER 0. a. aimer, s'amoura- 
cher de. Prov>. amoràr. It. eVinamorâre. 
Et. amor. 

AMORNER;^ mr t>. a. et n. 
devenir morne, se mortifier, s'attrister ; 
attrister. Et. a, mornir. 

AMORTER 0. a. mettre à mort; 
mener à fin, terminer ; amortir. Proo. 
amortâr, — sâr. It. ammortâre. Et. a, 
mort. 

AMOU... Cherchez à AMO... 
Ex. : canoure ; amourner à amore ; 
amorner, etc. 

AMPARS ado. des deux parts. Et. 
àmbas partes. 

AMP AS ooy. exupas. 

AMPLËGE, — sse /ampleté s.f. 
ampleur, grandeur. Proo. ampléssa. It. 
ampiézza. Et. amplir. 

AMPLEIS, amples ado. davantage, 
plus avant, en outre. Et. ? âmplius avec 
déplacement de l'accent y ou ample 
ipsum? 

AMPLÏER ; — plir o. a. augmen- 
ter, dilater, agrandir. Proo. ampliâr. 
Et. •ampliâre rf'âmplum. 

AMS ooij. ambes. 

AMU... Cherchez à AMO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. amunt à amont ; amure 
à amore, etc. 

AMUÏR comme muîr 1 . 

1. AMULAINE, mulalne s. m. 
seigneur. Et. f Ar. '9 



2. AMULAINE s. m. ouf. f mon- 
ture de prix. Et. f 

AMURAFLE ooij, amirafle. 

AMUSTANT s. m. gouverneur. 
Et. ? Ar. ? 

AN pour en. AN... Cherchez à 
EN... Ex.: Anasprir, anchoser, an- 
ferté, etc. à enasprir, enchoser, 
enferté, etc. 

ANAGIER 0. a. conduire par eau» 
conduire. Et. a, nagier. 

ANANIR 0. 7'è/l. se faire nain, 
petit. Et. a, nain. 

ANAP ooy. hanap. 

ANATEMERo. a. anathématiser. 
Et. anathème. 

ANS... Cherchez à AMB... Ex. : 
anbler à ambler, etc. 

ANC ooy. aine. 

ANCEIS ooy. ainceis. 

ANCEL s. m, bénitier. Et. ? dim. 
c]?'anse ? 

ANCÉLE, Pic. — chèlc s. f. ser- 
vante. Proo, et It. ancélla. Et. ancllla. 

ANCESSERIE^ — eserie, ancis-. 
Pic. anches — s. /. suite des ancêtres, 
ascendance, origine ancienne. Et. •an- 
^ecessorla rf'antecessôrem. 

ANCESSOR, — cesor, — cissor^ 
Pic. anch — , sj. ancestre. Proo. an- 
cessôr. It. antecessôre. Et. an^ecess6- 
rem, sj. an^ecessor -f e d*ap. et t eu- 
phonique. 

ANCESSORIEMENT ado. de- 
puis les ancêtres. Et. ancessor. 

ANCHEIS, — chois ooy. ainceis. 

ANCIENOR adj. ino. ancien, des 
anciens. Proo. ancianôr. Et. *antia- 
nôram c/'*antiânum, ancien. 

ANCISSERIE ooy. ancesserie. 

ANCOI ro^. encui 1. 

ANÇOIS ooy. ainceis. 

ANCRESON, — croison s. f. an- 
crage. Et. ancrer. 

ANCUI ooy. encui 1. 

ANDA ooy. enda. 



ANDAIN 



— 18 — 



ANOIT 



ANDAIN s. m. enjambée; pas que 
fait le faucheur; fauchée. Piém. andâna, 
allure, fauchée. Et. *andami{^/n, pa^s- 
sage, rf**andâre, aller. 

ANDAINE s. /. sorte d'acier ou 
d'instrument d'acier, landier. Et. ? an- 
dena est instrumentum ferreum foci. 
(Papias.) 

ANDIER = landier : chenôt. Et. 
•andériM/n! rf 'àmitem, levier ? 

ANDOUS, sj. andui, voy. ambes- 
dous. 

ANE s. f. canne. It. ânatra. Et. 
éLuaitem 

ANELER c. n. halener, aspirer, 
souffler. Prov. alenâr. It. anelâre. Et. 
anAelâre. 

ANELIF, — ve adj. au souffle 
puissant. Et. aneler. 

ANEM ARCHE, alem — s. m. bois 
de Danemark, sapin ? Et. Danemarche 
avec la chute du d traité comme si 
c'était la prép. de. 

ANEME (dissyll.) anrme, arme, 
aime graphies rf'âme. Proc. ânma, 
arma. It. anima, âlma. Et. ântma. 

ANET s. m. anéte s. f. caneton, 
canette. Proo. anét. Et. dim. rf'ane. 

ANFIBOLIE s. f. amphibologie. 
Proc. amphibolla. Et. sav. diitfipo\oç, 
ambigu. 

ANGARDE, ansg —• s. f. avant- 
garde, avant-poste ; éminence d'où l'on 
surveille; éclaireur. Proc. angârda. Et. 
ânte, ains, *guârdia du Germ. Goth. 
vardja, garde, veilleur. 

ANGELE (dissyll.), angle, anjle, 
angre graphies c^^ange, mot d'église. 
Prov. ângel. It. ângelo. Et. àngelum 
•f e d'ap. 

ANGELIEL adJ. des deux genres 
angélique. Prov. angelicâl. Et. *ange- 
licàle rf^angélicum. 

AN GEL OR adj. inv. des anges, 
angélique. Et. angelôrtt/n. 

ANGLE, — e adj. angulaire. It. 
angolàto. Et. angwlâ^w, angwlâ^a. 



ANGLEÇON dim,, c^^angle, ângu- 
ium, et «{'ange, àngelum. 

ANGLIER ; — gler s. m. et adj. 
angle, recoin ; angulaire, qui se cache 
dans un coin. Prov. angulâr. It. ango- 
lârio et angolâre. Et. angalâriam, an- 
gulâre. 

ANGK>ISSABLE ; — goissos, 
— e, anguis — adj. plein d'angoisse ; 
étroit, périlleux. Prov. angoissés. It. 
angosciâbile, angosciéso. Et. *angus- 
tiabtlÉî, •angustiosa, — osa ci'angùstia, 
angoisse. 

ANGOISSE; — sserie s./. — sse- 
ment, anguis — s. m. étroitesse, défilé; 
rigueur; vexation, cruauté, tourment; 
angoisse. Prov. angoissa, engueissa- 
mén. It. angôscia, anc. angosceria. Et. 
angûstia ; angoissier. 

ANGOISSIER, angui— v. a. et n. 
étreindre; tourmenter, angoisser, souf- 
frir et faire souffrir. Prov. angoissâr. 
It. angosciâre. Et. *angustiârc rf'an- 
gùstia. 

ANGOR s. f. tristesse, angoisse. 
Et. angôrem. 

ANGOSTE, angou^te s. f. saute- 
relle. It. aligiista, langouste. Et. lo- 
cùsta ? Cf aoste et laoste. 

ANGRE voy. angele. 

ANGU... Cherchez à ANGO... 
Ex : anguisse à angoisse, etc. 

ANIGHILER, — lier = annihiler : 
annuler. It. et Et. *annichilâre de *nl- 
chil constant au moyen âge pour nihil. 

ANILLE = annille, terme de bla- 
son : béquille; potence. Et. ? 

ANIME s. /. cuirasse en acier. Et. ? 

ANIME (dissyll.) voy. aneme. 

ANITE s. f. révolution annuelle. 
Et. an ? 

ANME voy. anexne. 

ANNE, — e ; annel adj. annuel. — 
s. annales. Prov. annal. It. annale. Et. 
*annâ^a, — nàta; annale (i'ànnum, an. 

ANOIT ; anoitier, etc. Voy 
anuit; anuitier, etc. 



ANONGION 



- 19 — 



AOMBRER 



ANONGION s./, nouvelle; annon- 
ciation. Et, anoncier. 

AN ONE s. /. vivres, provisions. 
Prors. anôna. It, et Et. annôna. 

ANONÉE s. /. saoulée. Et. anone. 

ANOR ^oy. enor. 

ANP... Cherchez à AMP... Ex : 
anpleis à axnpleis, etc. 

ANQUENUIT, enq-- adv. cette 
nuit, de nuit. Prov. anca nuéch. Et. ? 
hancce nôctem ? ou in qua nôcte ? 

ANQUI voy. enqui et encui. 

ANRENUEF s. m. jour de Fan. 
Et. an renuef, renôvum. 

ANRME ^ âme. 

1. ANS voy. ainz. 

2. ANS eoy. ens. 

3. ANS voy. aine. 

4. ANS voy. ambes. 
ANSDOUS voy. ambesdous. 
ANSOARDE voy. angarde. 
ANSTE voy. hanste. 
ANTAIN, sj. ante s.f. tante. Prov. 

âmda, amdân. Et. âmita. Antain r. à 
désinence germ. comme Evain, taiain, 
etc. Resté en Angl. aunt. 

ANTAN adv. Tan passé ; autrefois. 
Prov. antân. Et. ante ânn^m. 

1. ANTE sj. (i'antain. 

2. ANTE t?o^. hanste. 
ANTEIFE, antièvre s.f. antienne. 

Prov. It. et Et. antifona rf'ôvrtfpwvij. 

ANTENOIS adj. et s. m. ancien ; 
— animal d'un an ; niais. Et, ante 
annw/n Ipsam. f 

ANTEQUANT,— eacfy. autant que 
devant, égal. Et. ante quântw, — quanta. 

ANTIÈVRE voy. anteife. 

ANTIF, — tiu^ — ve; anti^ — e adj. 
antique, ancien, âgé. Prov. an tic. It. 
antlco. Et. •antig'Utt, •antlg'ua /)owr an- 
tiquum. 

ANUBLE ; — blé, — e adj. nua- 
geux; triste. It. nùvolo, annuvolâto. Et. 
•arfnubtlâ^wm, — lâ^a/?i; arfnùbtluM/Ti + 
e d'appui, — nùbilaw de nùbem, nuage. 



ANUBLIR comme ni&blir. 

ANUIT, anoit, enuit, enoit adv. 
cette nuit; aujourd'hui. Les Germains 
avaient l'habitude de compter par nuits. 
Et. Bd néctem, ou hac nécte, ou in 
nôcte. 

ANUITEMENT s. m. anuitée s. y 
f. tombée de la nuit ; durée de la nuit. 
It. annottaménto. Et. anuitier. 

ANUITIER; — tir, anoit — v. n. 
se faire nuit; être nuit. Prov. anoitâr. 
It. annottâre. Et. ac^, *noctâre de 
nôctem. 

ANVEL adj. des 2 genres annuel. 
Et. •anvâlem pour annuâlem. 

ANZ voy. ainz. 

ANZGARDE voy. angarde. 

AOEILLIER, aoilliery auei — r. a. 
et n. jouer de la prunelle, jeter les yeux 
sur, reluquer ; éblouir les yeux ; se 
parer; remplir un tonneau jusqu'à la 
bonde, jusqu'à l'œil. It. adocchiâre. Et. 
a, oeillier. 

AOI exclamation terminant chaque 
laisse (suite de vers ayant la même 
assonance) de la chanson de Rolant. 
Et. ? Cf. avoi. 

AOILLIER voy, aoeillier. 

AOINE adj. des 2 genres conve- 
nable, propre. Et. ^làùnium pour idô- 
neum. Cf. idoine. 

AOIRE; aoisier, — tier v. a. ac- 
croîtra augmenter. — p. pas. aoit, — e. 
Et. •ac^âugere -H e d'ap. au lieu de 
adaugére; ac?, "auctiâre c^'âuctum. 

AOISEMENT s. m. aoite s. f 
accroissement; profit. Et. aoisier, aoire. 

AOISIER, — tier voy. aoire. 

AOLTRE voy. avoltre. 

AOMBRANGE; — brison s. f. 
— brement s. m. action d'ombrager, 
de couvrir, protéger ; incarnation de J. C 
Prov. adumbramén. It. adombraménto. 
Et. aombrer. 

AOMBRER; — brir v. a. couvrir 
de son ombre, obscurcir, cacher, proté- 
ger, envelopper. — réfl. se mettre à 



AÛR 



-20- 



APAUTER 



Tombre, se cacher, s'incarner dans le 
sein de la Vierge. Prov, azombrâr. It, 
adombrâre. Et, •arfumbrâre. 

AOR, aores, a ore adv, maintenant, 
alors. Prov. et It. adora. Et. a.d A6ra. 
Cf. ore 3. 

AORËOR, sj\ aorére s. m. aore- 
resse s. /. adorateur ; celle qui prie et 
que Ton prie, médiatrice. It. adoratôre ; 
— trlce. Et. aorer 1. 

1. AORER p. a. prier, adorer. 
Proo. azorâr. It. et Et. arforâre. 

2. AORER, aheurer v. a. fixer 
rheure, ajourner. Prov. aorâr. Et. a 
ore, heure. 

AORSER, aorger'i o. réjl. s'achar- 
ner avec la furie d'un oiirs ; s'attacher, 
se cramponner; s'unir; attaquer. Proo. 
aorsâr, — sér. Et. a, ours. 

AOSTE, aouste; aosteréle s. f. 
sauterelle. Et. ? Aoste ment p. ê. rf'aos- 
ter, sauterelle qui apparaît en août, 
pendant la moisson. Cf. Angoste et 
laoste. 

AOSTËOR; aostos s. m. mois- 
sonneur. Et. aoster. 

AOSTER, aouster c. a. moisson- 
ner. Et. 'a^ustâre, parce qu'on mois- 
sonne en août, augùstum. Aoust signi- 
fie aussi moisson, récolte. 

AOU... cherchez à AO... Ex : 
Aour; aourer, etc. à aor; aorer, 
etc. 

AOUTRE vot/. avoltre. 

APAIE s. f. accord, paix. Et. 
apaïer. 

APAÏER r. a. apaiser, réconcilier ; 
payer. Prov. apagâr, apaiâr. It. appa- 
gâre. Et. •apacârc de pâcem, pais, 
paix. 

APAINT comme empaint. 

APAISANTER v. a. apaiser, pa- 
cifier. Et. p. prés, d'apaisier. 

APAISËOR, sj. — siére s. m. — se- 
resse s.f. pacificateur; pacificatrice. Et. 
apaisier. 



APALTER c. a. louer^ hypothé- 
quer. It. appaltâre. Et. ? 

APANER V. a. nourrir; entretenir, 
pourvoir, fournir; apanager. Prov. apa- 
nàr. Et. 'apanâre de pànem. 

APARAGIER comme paragier. 

APARÇOIVRE coîj. aperçoivre. 

APARÇONER comme parçoner. 

APAREGIR, — sst>;— cier c. n. 
devenir paresseux. Et. a, paréce. 

APARENT s. m. pays autour d'un 
autre, banlieue, — adc. visiblement. 
Et. p. pr. rf'aparer 1. 

1. APARER, — reir, — roir, — 
rir V. n. paraître, apparaître. Prov. 
aparér. It. apparére, — rire. Et, appa- 
rére. 

2. APARER 0. a. accoupler, appa- 
rier; comparer. Prov. apariâr. It. ap- 
pajâre. Et. ad, pârem, per, pair. 

3. APARER V. a. préparer. Ane. 
It. apparâre. Et. ac/, parâre. 

APARFONGIER v. a. approfon- 
dir. Et. a, parfont, profond. 

APARISSANCE; — roison s.f. 
— ssexnent s. m. apparence; appari- 
tion, présage. It. appariscénza. Et. apa- 
rir, aparoir. 

APARMAIN ado. maintenant, de 
suite, sous peu. Et.^iSid per mAnum ou 
mâne. 

APARMEESMES, — meïsmes,— 
mesmes adc. aussitôt, en même temps. 
Et. a.d per metipssimum + e d'ap. 

APARMI adc. exactement. Et. arf 
per médium. 

APAROIR coy. aparer 1. 

APARSONER voij. aparçoner. 

APARTENANT s. m. parent, pro- 
che. Et. p. pr. c^'apartenir. 

APAT s. m. contribution. Et. apa- 
tir. 

APATIR V. a. mettre à contribu- 
tion, rançonner, livrer à discrétion. Et. 
a, pacte. 

APAUTER coy. apalter. 



APELAISON 



- 21 



APOSTOLAOE 



APELAISON s./. — lements. m. 

appellation. Proe. apelaciô. It. appella- 
ziône. Et appellationem. 

APENDRE P. n. pendre, dépendre, 
appartenir, concerner. Prov. apéndre. 
It. appéndere. EL arf, péndere -f- e d/ap. 

1. APENSER o. a. penser, réflé- 
chir. Pvois, apensâr. It, appensâre. Et, 
a, penser. 

2. APENSER t?. a. appendre, atta- 
cher. Et, apens p, pas. rf'apendre. 

APERGEIVRE t>oy. aperçoivre. 

APERGEÙ, — e ; — cevant com- 
me parcevant. 

APERGION s.f. ouverture ; fente. 
Prov, aperciô. Et, •apertiônem cZ'apér- 
tum. 

APERÇOIVRE, aparcewrc o. a, 
apercevoir. Prot5, apercépre. Et, Bd, per- 
clpcre + e d'ap, 

APERNEMENT voy. aprende- 
ment. 

1. APERT, — e adj. ouvert, mani- 
feste. — En apert loc, ado, ouverte- 
ment, Proo. apért. It- apérto. Et, mot 
sac. apértwm. La forme pop. est ouvert. 

2. APERT adJ. pour espert : habile, 
expert, doué de bonnes qualités. Et, 
expértem. 

APERTÉ ; — teté ; — tise s,f, habi- 
leté, vaillance, exploit, tour de force. 
Et. apert 2. 

APERTIR 0. a, rendre habile. Et. 
apert 2. 

APERTURE s.f, ouverture; intel- 
ligence. It, apertùra. Et, apert 1. 

APESART s. m. fardeau ; incube. 
Et. apeser et suff, péjoratif. 

APETIGIER, —sier v. n. rendre 
plus petit, diminuer. Et. a, petit. 

APIEGER t>. a. coudre une pièce; 
joindre. Et. a, pièce. 

APIPODER v. a. parer avec recher- 
che. Et, ? 

APITER p. a. picoter, pincer, sai- 
sir du bout des doigts, éplucher. Prov. 
pitâr, becqueter. Et. a, ^ite^ pointe. 



APITIER r. a. et n. s'apitoyer. Et. 
a, pitié. 

APLOIT s. m. engin, grément, 
harnais. Et. aploitier. 

APLOITIER V. a. achever, ter- 
miner ; équiper, gréer. Et. ad, *plioetâre 
frèq, de plicâre. Cf. esploitier. 

APLOMMESR o. a, et n. assommer; 
plomber ; être lourd comme plomb ; être 
profondément endormi. Prov. aplom- 
bâr. It. appiombàre. Et. *&dp\\imbéve 
de plûmbum. 

APOËSTIR V, a. mettre en la puis- 
sance, remettre aux mains du juge. Et, 
a, poëstir. 

APOIAIL, — iel s, m. et adj. 
apoiéle s. f appui, soutien, balcon, 
accoudoir, garde-fou où Ton s'appuie. 
It. poggiélla. Et. •appof/iâle de podium, 
lieu élecé, pui, 

APOINTEMENT s. m. ordre, ar- 
rangement, rendez-vous. Proo, aponta- 
mén. It' appuntaménto. Et, apointier 2. 

1. APOINTIER p. a. piquer, en- 
foncer. Et. a, pointe, pûncta, 

2. APOINTIER V. a. mettre à 
point, disposer, dresser, accommoder, 
armer, commander. Et, a, point, pûnc- 
tum, 

APOINTON s. m, arme pointue, 
dague. Et. a. pointe. 

APOLIGE s. m, registre. Et. a, 
police, registre. 

APOLIN s, m. le dieu des musul- 
mans avec Mahon. Et. *apolllnm. 

APORVENDER voy, aproven- 
der. 

APOSTOILE, —toire, --tolie 
(XP s.) s, m. le pape. Prov. apostôli. 
It. apostôlico, adj. Et, mot demi-savant 
*apostôlicum, *apostéliw/7i rf'apôstolum, 
apôtre. 

APOSTOLAGE s, m. — llté s.f. 
dignité de pape, papauté. It. apostolâ- 
tico. JS"^. *apostolâticw/n, — *litâ^<?m rf'*a- 
postôlium, apostoile. 



APOSTOLIEL 



22 — 



ARAISNËOR 



APOSTOLIEL, —al adj, des deux 
genres apostolique. Proc. apostolicâl. 
Et. •apostolicâle cT^apostôlium, apos- 
toile. 

APOSTORIE my. apostoile. 

APP... Cherchez à AP... 

APRENDEMENT, apemement s. 
m, —àeùxe s. /. connaissance ; ensei- 
gnement. It. aprendiménto, — ditûra. 
Et. aprendre. 

APRENDËOR, sy. —dère s. m, 
celui qui enseigne. Et. aprendre. 

1. APRESSER 0. a. presser, acca- 
bler. Et. a, presser. 

2. APRESSER v. a. et n. appro- 
cher. Et. a, près. 

APRESTE ; — tises./. — tement 
s. m. apprêt, préparatif. Et. aprester. 

APRISE ; — rison ; — risure^ 
apresure s. /. aprisage s. m. appren- 
tissage, instruction ; connaissance, 
science. It. apprenditùra. Et. apris p. 
pas. cTaprendre. 

APRISMEMENT; aprismer x;oy. 
aproismexnent ; aproismer. 

APRIVER; — voier v. a. appri- 
voiser, dompter. Proe. aprivadâr. Et. 
2d, *privârô. 

APROËMENT s. m. profit. Et. 
aproêr. 

APROËR c. a. faire profit de. Et. 
a, preu. 

APROF, apruef, —œfprép. et adv. 
proche, après, près, ensuite. Prov. 
aprôp. Et. aid prôpe. 

APROISMEMENT, aprism— s. 
m. approche. Et. aproismer. 

APROISMER, aprismer, — mier 
r. a. et n. approcher. Prov, aprosmâr. 
It. approssimâre. Et. •approxtmâre de 
prôximum, proisme. 

APROVENDER,— a/irfer, aporc— 
V. a. approvisionner, nourrir. Et. a, 
provende. 

APROVOÏER V. a. maltraiter. Et.f 
ad, provocâre? 



APRUEF eoy. aprof. 
APRUISMER toy. aproismer. 

AP UI Cherchez à APOI.... 

Ex. : apuiail à apoiail, etc. 

1. AQUAIRE s. m. verseau. Proc. 
aquâri. It. acquârio. Et. mot sav. *ac- 
quârium aeait donné aiguier et aqua- 
rium, évier. 

2. AQUAIRE s. m. archal. Et. ? 
AQUASTRONER, acatoner c. n. 

s'abattre. Et. ? 

AQUERRE; aquester t. a. cher- 
cher, procurer, acquérir. Prot. acqué- 
rer, acquistâr. It. acquistâre. Et. ac- 
qulrere ; ad, quisttâre de *quisitum, 
quis. 

AQUESTE s. f. acquêt, profit. Et. 
aquester. 

AQUESTËOR, sj. —tère s. m. 

— teréce, — sse s. f. celui, celle qui 
acquiert. Et. aquester. 

ARABI ; — biant s. et adj. arabe ; 
rapide. Proe. arabl. Et. Ar. arab. 

ARABLER r. a. ravir, rapiner, 
rafler. It. arraffâre, — fiSâre. Et. a, ra- 
bler. 

ARAGE s. m. terre labourable. Et. 
•aràticum, •arâtj -f- e d'ap. cfarâre, 
arer^ labourer. 

ARAÏER voy. areer. 

ARAIGNE, — agne, ir — s. f. arai- 
gnée ; étoffe ressemblant à une toile d'a- 
raignée. Prov. arânha. IL anc. arâgna, 
auj. râgno. Et. arâcnea. Araignée en 
anc. fr. signifie régulièrement toile 
d'araignée, *aracnéa^a. 

ARAIN, — e adj. et s. d'airain ; 

— airain; trompette d'airain. Prot), 
arâm, cuivre. It. rame, id. i râmi, les 
cuitres d'un orchestre. Et. aerâme/i, 
airain. 

ARAINE toy. arène. 

ARAIRE voy. arére. 

ARAISNE ; -nison s. f. arais- 
nement, aresn— s. m. comme raisne. 

ARAISNËOR, sj. —niére, aresn-- 
comme raisnëor. 



ARAISNIÉ 



— 23 - 



ARDEÏS 



ARAISNIÉ^ — e, enr—, enresniè. 
adj, beau parleur, disert. Et, p, pas. 
c^'araisnier. 

ARAISNIER, arcsn —, aregnier, 
araisoner comme raifiuiier. Resté en 
Angl. to arraign, accuser. 

ARAISNISON my. araisne. 

ARAM I, — e, arr — adj. et p, pas. 
fl^'aramir : violent, impétueux, sauvage. 

ARAMIE, arr — s. /. serment, 
promesse; bataille jurée, combat à ou- 
trance; furie, impétuosité. Et. aramir. 

ARAMIR, arr — r. a. et n. aflQr- 
mer, jurer, promettre par serment, dé- 
clarer solennellement, fixer le combat, 
provoquer, combattre ; être en fureur. 
Prov, aramir. Et. •arramlre, *adrha- 
mlre du Germ. Got. hva.m]a.n, planter 
sur la croix, fixer) voisin de ramen, 
se disputer. 

ARANTÉLE s. f. toile d'araignée. 
It. ragnatélo. Et. arâcneûp téla. 

ARBALESTÉE, — trèes.f. portée 
d'arbalète; coup d'arbalète. Prors. arba- 
lestâda. It. balestrâta. Et. arbaleste, 
— tre. 

ARBALESTIÉRE s. f. meur- 
trière; lucarne. Et. arbaleste. 

ARE AN isoij. herban. 

ARBRA6E ; arbril ; — broi s. m. 
arbreie; — broie y — hrie s. f. lieu 
planté d'arbres. It. alberéto. Et. *arbo- 
râticum, •arbrâtj + e d'ap.^ *arboré^w/n, 
•— é^a. 

ARBRER t>. n. et a. devenir arbre ; 
planter des arbres; arborer /or/ne saty.\ 
se cabrer. Prot>. enarbrâr. It. malbe- 
rârsi. Et. arbre. 

ARBRIER; arbrin s. m. manche, 
crosse, arbre d'une arbalète, d'un pres- 
soir. Pron. arbriér. Et. arbre. 

ARGAGE s. m. courbure en arceau. 
Et. *arcuâticum rf'ârcum, *arouâtj + e 
d'ap, 

ARCE toy. arche. 

ARGELER r. a. courber en arc; 



oanneler; jouer de l'archet. Prot}. arce- 
làr. Et. arcel dim. rf'arc. 

ARGHANT s. m. champ de bataille ; 
cimetière. Et. ? âridum câmpum ? 

1. ARGHE; archiére s. f. arc, 
arche, arcade, voûte, meurtrière, lu- 
carne. Prot>. arquiéra. Et. 'ârca c^'âr- 
cum, arc. 

2. ARGHE ; archiére s. /. coffre, 
trésor, archives. Prot). àrcha. It. et Et. 
ârca, coffre. 

3. ARGHE... arce... en composition 
= archi. Et. op^i. Ex : archepro- 
voire, archiprêtre; arcediacne, ar- 
chidiacre y etc. 

ARGHEGAIE s.f. flèche, trait d'ar. 
halète ; javelot. Et. ? arche i + Germ. 
Nor. gefza ou Celt. Irlandais gahbla, 
lance, gaffe ? 

ARGHEÏER, archoïer v. n. tirer 
de l'arc ; se courber en arc, se plier ; se 
cabrer. It. archeggiâre. Et. frèq. cî'ar- 
chier. 

ARGHERIE s. f. art de tirer de 
l'arc ; tir à l'arc. Et. archier. Resté en 
Angl. archer y. 

ARGHEORE s. f. courbure. It. ar- 
catùra. Et. archier. 

ARGHIÉE, — chie s. f. portée de 
l'arc ; distance parcourue par une flèche. 
Et. arche 1 . 

ARGHIER t>. n. tirer de l'arc; se 
courber en arc ; s'arquer. It. arcâre. Et. 
arche 1. 

ARGHIERE V)oy. arche. 

ARGHIF s. m. chartrier; archives. 
It. archlvio. Et. archlviu/zi c^'â/j/etov, 
demeure des magistrats. 

ARCHOÏER v)oy. archeler. 

ARGIEN vfoy. artien. 

ARGIN t)oy. arseïs. 

ARÇONER 0. n. s'arquer, se cour- 
ber, ployer. Et. arçon dim. c^'arc. Cf. 
arceler, archier, archeïer. 

ARDEIR v>oy. ardoir. 

ARDEÏS; ardement s. m. ar- 
dence; ardure s. f. incendie, brû- 



ARDEMENT 



- 24 — 



ARIDE 



lure ; ardeur, désir ardent. Prois, ardùra. 
It, ardénza. Et, ardoir, ardre. Cf. ar- 
seïs. 

t. ARDEMENT coij. ard^ùEi. 

2. ARDEMENT t?o//.hardexnent. 

ARDENOIS adj. des Ardennes; 
d'ardoise. Et, *ardenné/ise. 

ARDEÔR, sj, — dère s. m, arderesse 
s./, incendiaire; rôtisseur. Et. ardeir. 

ARDOIR, — deir, arder; ardre 
0. a. et n, brûler au propre et aufig. 
— /). pas, ars, — e. Proi^. ardre. It. 
ardére, ârdere. Et, ardére, •ârdere + e 
d'ap, 

ARE co.y. aire 2. 

ARËANGE s./ aroiement s. m, 
arrangement, préparatif. Et, areer, 
aroïer. Cf, aroi. 

AREGIER, — ssier c. a. et n. dres- 
ser; se dresser. Proo. aresâr. /zî. arriz- 
zàre. Et. a^d, *rectiâre de rectum, roity 
droit. 

ARÉE s. f, terre labourée. Prot!). 
arâda. Et, p, pas. rf'arer. 

1. AREER, areler, araïer, aroïer 
c. a. régler, ordonner, arranger; ranger 
en bataille; gouverner; équiper, nipper, 
fournir. Proo, aredâr, arezâr. It, arre- 
dâre. Et. *arraiâre du Germ, raidjan, 
ordonner. Cf. aroi. Resté en Angl. to 
array. 

2. AREER, araïery areïcr, aroïer 
0, a. rayer, régler. Et. a, raïer. 

AREGNIER coy. araisnier et 
aresnier. 

AREI, arr — toy. aroi. 

AREINE isoy, arène. 

AREISNIER ^oy. araisnier. 

AREL, airel, erel s. m. petite aire, 
cour, emplacement, pièce de terre. Et. 
dim. rf^aire 1. 

AREMENT, arr — s. m. encre. 
Proc. atramén. Et. atemént^m. 

ARÈNE, araine, areine s.f. et m. 
sable; maçonnerie de sable. It. réna. 
Prov. et Et. aréna. 



ARENS s. m. inv. c^ble dit arai- 
gnée. Et. ? 

AREÔR, SJ. arére s. m. laboureur. 
Proi?. aradôr, sj, araire. It. aratôre. Et, 
ara^ôre/n, arâtor. 

ARER V. a, labourer. Prov. arâr. 
It. et Et, arâre. 

ARERE, araire s. m. charrue. 
Proo. araire. It. aràtro. Et. aLtéitrum 
+ e d'appui, 

1. ARESNIER, aresner, aregnier, 
areiner v. a. attacher par les rênes ; 
conduire par la bride; guider. Prov. 
aregnâr. Et. *ac?regniâre, a, regnier 2 
de *retinâre de •rétina, rêne^ règne 1. 

2. ARESNIER, et ses dèricès, v>oy. 
araisnier. 

ARESSIER ro//. arecier. 

ARESTAGE; - tal; — tement 
s. m. arestance; — te; — tée; — 
teûe; — toison; — tison s.f. halte, 
arrêt, retard. Prov. arestâda, arestazô. 
Et. arester. 

ARESTE = arête : épi de blé, barbe 
d'épi de blé; arête, tranchant d'une 
pierre. Prot). arésta. It. resta. Et. 
arlsta. 

ARESTOS, — e adj. hérissé de 
barbes d'épis; hérissé de difiScultés. Et. 
aristôst^m, — tôsam c?' arlsta, areste. 

ARESTUEL, — toil s. m. poignée 
de la lance. Prot). arestôl. Et. arest, 
arrêt. 

AREORE 5. /. labourage. Proi5. 
aradùra. It. et Et. ara^ùra cf'arâre, 
arer. 

ARGAISE s. f. broussailles ? Et. ? 

ARGU s. m. argûance; arguce 
s.f pensée, raison, argument; chicane, 
difiQculté, lutte. It. argùzia. Et. arguer, 
*argùtia. 

ARGUER, — guder xi* s. c a. ex- 
citer, presser, hâter ; attaquer ; tourmen- 
ter; accuser, arguer. Et. *SLTg\itéiTefréq. 
(f*argiiere. 

ARIDE interj. cri de victoire des 
Sarrasins. Et. Ar. al arîr, cri de guerre. 



ARZBRAIN 



— 2r> 



ARSElS 



ARIER/lIN t>oy. ariererain. 

ARIERANGE, arr — s. /. refus. 
Et. arrière. 

ARIEREMAIN; — poing, arr — 
ddr^. par derrière ; après coup* 

ARIERERAIN, — e, arr — adj, 
reculé. Et, arrière. 

ARIVAISON s./. — vement s. m. 
arrivage; abordage; atterrissage; arri- 
vée. Proi>, aribamén. It, arripaménto. 
Et. ariver. 

ARIVER= arriver : mener à la rive, 
aborder. Prov). aribâr, ribâr. It. arri- 
vâre. Et, •adripâre, *arrivâre de ripa, 
rwe. 

ARLOT t>oy, herlot. 

ARMAILLE t>oy. almaille. 

ARME 170^. anexne. 

ARMEÏER i?or/. armoïer. 

ARMELIN t>oy. almelin. 

ARMENT s. m, troupeau de bétail; 
gros bétail ; bœuf. It. arménto. Et. ar- 
mént^m. 

ARMËOR, sj. — mère s. m. armu- 
rier. Et, armer. 

ARMERANGE ; armeret, — e 
adj. qui a la passion des armes. Et, 
armer. 

ARMILLE s. f, bracelet. Proo. It, 
et Et, armlUa. 

ARMOÏEMENT s. m. armoiries. 
Et. armoïer. 

ARMOIËOR, sj. — moiére; ar- 
moier, — mier s, m. fabricant d'armes 
et d'armoiries. Et, armoïer ; *armâriMm. 

ARMOÏER, — meïcr t>. n. porter 
les armes, faire la guerre ; — a, armo- 
rier. It. armeggiâre. Et. *2LTmicéLrefréq. 
fZ'armâre, armer. 

ARNER voy. esrener. 

AROGHIER V. a. lancer des pierres 
sur, lapider; atteindre en lançant; 
assaillir ; saupoudrer. Et. a, rocbier. 

1. AROËR V. n. tournoyer. It. arro- 
târe^ aiguiser sur une roue. Et. B,d, 
rottre. 



2, AROËR voy. aroter 2. 

AROI, areij arroi, erroi s. m. arran- 
gement, ordre ; ordonnance de bataille ; 
équipage de guerre ; équipement, vê- 
tement ; en g en. préparatifs ; manière, 
façon. Prov, arréi. It. arrédo. Et, a, roi. 
Resté en Angl, array. 

AROIEMENT, areie —, arr — s. 
m. arrangement; préparatif. Et, aroïer. 

AROIER, arr — voy. areer. 

AROMANGIER, — sier v. n. par- ' 
1er en langue vulgaire, en français ; 
parler^ parler éloquemment. — P. pas. 
aromanciè, beau parleur, éloquent. 
Proi^. aromansâr. Et, a, romancier. 

AROMENT ; aromatisement s. 
m. parfum. Et, arome^ aromatiser. 

ARONDE, alondres.f. hirondelle. 
Proo. irônda. It. rôndine. Et. Airùn- 
àineni + e d*appui. 

ARONS, aronç s, m. ronce, épine. 
Et. ad, rùmtcem. 

1. AROTER, arouter v. a. et n. 
mettre et se mettre en troupe, en route ; 
arranger; marcher. — Aroter sa vioie, 
se mettre en route. Prov. arotâr. Et. a, 
route, *rùpta, signifiant route, déroute 
et troupe, 

2, AROTER, aroër v. a. faire rouir. 
Et. aroter plus voisin que rouir du 
Germ. ahall. rozzen. HolL ToXt^n, pour- 
rir, faire pourrir, 

AROU... Gherchez à ARO... Ex: 
arouër ; arouter à aroër ; aroter, 
etc. 

ARR... Gherchez à AR... Ex : 
arramir ; arrement ; arroi à ara- 
mir ; arement ; aroi, etc. 

1. ARS, ars s. m. pi, naissance des 
jambes du cheval, membres antérieurs 
du cheval; poitrail; jambes, pattes. 
Et,'^ artus. Dies donne ârmus, et 
Littré ârcus ? 

2. ARS comme arseïs. 

3. ARS p. pas, rf'ardoir. 
ARSEÏS, arsis; arsin, — cin s. m. 

arson, arsion; arsure s,f, incendie, 



ARSER 



— 26 — 



ASGONDRE 



lieu incendié; chaleur brûlante ; cuison, 
démangeaison, teigne. Prov. arciô, ar- 
sùra. It, arsiccio, arsiône, arsùra. EL 
ars/). pas, rf'ardre. Cf, ardeïs. Resté 
en angL arson. 

ARSER 0. a. incendier. EU ars 
p, pas. c^'ardre. Cf. ardoir. 

ARSOINE s. m, arsenic. Proe. 
arsenic. It. arsénico. Et, arsénict^/»t 
+ e d'appui. 

ARSOIR tfotj, ersoir. 

ARTE eoy. artre. 

ARTEPIËOR, sj. — fiére; arte- 
ficieii s. m. ouvrier, artisan. It. arte- 
fattôre. Et. artefier? fabriquer^ dont 
on ne trouoe pa>s d'exemple; artefice, 
métier. 

ARTEIL voy. artil 2. 

ARTI, -— e adj, habile. Et. •arti- 
tus, bonis instructus artibus. Festus. 

ARTIEN, — e, arcien adj. et s. 
savant; - écolier membre de la faculté 
des arts dans l'Université. Et. *artiâ- 
num rf'ârtem. 

ARTIER, — e adj. et s. habile, 
savant; — ouvrier. Et, •artiâriam, — 
âria/n. 

i. ARTIL; artillexnent s. m. en- 
gin, machine quelconque, machine in- 
génieuse; arme, machine de guerre, 
artillerie; équipement, grément, atti- 
rail. Proû, artllha. Et. *artllla/n, en- 
gin, c/'ârtem. Confondu quelquefois 
avec atil. 

2, ARTIL, — teils. m. griffe; join- 
ture, articulation; orteil. Proo, artélh. 
It, artlglio. Et. artIc«lM/n, dim. d'kt- 
tum, membre. Orteil ment prob. du 
Celt. ordigas, Glosses de Cassel 35. 

1. ARTILLIER v. a. munir d'en- 
gins, de machines de guerre, d'artille- 
rie; armer, fortifier. Et. artil 1. Con- 
fondu quelquefois acec atillier. 

2. ARTILLIER s. m. fabriquant 
d'engins, et spécial, d'armes de trait. 
Et. artil 1. 



ARTILLOS, — e adj. habile, rusé. 
Et. artil 1. 

ARTIMAGE; — mal; — mai; 
— ment s. m. artimaire s. f magie. 
Et. ârtem màgicam, àrtem màlam? 

ARTOS, — e adj. savant; honnête. 
Et. art. 

ARTRE, — te s. m. et f artison, 
insecte rongeur du bois, etc. Et. ? 

ARU.... Cherchez à ARO.... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : aruter à aroter, etc. 

ARUDIR comme enrudir. 

ARUTELER o. n. hennir. Et.f a, 
rutel dim. de ruit, rut, rùgitum, rugis- 
semen t, hennissemen t ? 

ARVEIRE, — naire, — toire, — 
mère = arbitre sao. : hésitation, indé- 
cision; illusion, trouble. Pron. albiri, 
arblr, arbitre. It. arbltrio. Et. arbl^rtam 
+ e d'ap. 

ARVOLT s. m. arcade, voûte, cin- 
tre, caveau, galerie voûtée. Profy. arc 
vôut. H. àrco vôlto. Et. &rcum vôltum. 

ARZ voy. ars. 

1. AS voy. es 2. 

2. AS pour als, aux. 
AS.... Cherchez à ASS.... 
ASA.... Cherchez à ASSA.... 

Ex : asalder, asalter, etc. à assal- 
der; assalter, etc. 

ASCENDRE r. n. monter. — P. 
pas. ascens, — e. Proo, ascéndre. It. et 
Et. ascéndere 4- e d'appui. 
' ASGENS s. m. inv, montée. Et. 
p. pas. cZ'ascendre. 

ASCOLTER c. a. écouter. Prov. 
escoutâr. It. et Et. *ascoltâre pour aus- 
cultâre, comme *agûstum pour Au- 
gùstum. Les savants ont créé ausculter 
sur le classique auscultàre. 

ASCONDRE; asconser v. a. et 
rèfl. cacher; se cacher. — P. pas. 
ascons et ascondu. Prov. escéndre. It. 
ascéndere. Et. abscéndere, ascons. Cf. 
escondre. 



ASGRIVRE 



27 — 



ASSENER 



ASGRIVRE, — ire o. a. inscrire, 
mettre au nombre de, attribuer. It as- 
crlvere. Et. arfscrlbere + e d'appui. 

ASE.... Cherchez à ASSE.... £;r ; 
asen à assen, etc., etc. 

ASESMER 00^. acesmer. 

ASI.... Cherchez à ASSI....£'â7; 
asire à assire, etc., etc. 

ASIER vfoy, aisier. 

ASMER r^oy. esmer. 

ASNEL s. m. asnéle s. f. ànon; 
ànesse. It. asinéllo, — nélla. Et. dim. 
rf'asne. 

ASNERIE; asniére s./, étable à 
ânes. Et. asne. 

ASNIN, — e adj. d*âne. Prov. aze- 
nln. It. asinino Et. •asinlnw, — Ina d'éi- 
sinum, asne. 

ASO.... Cherchez à ASSO.... 
Ex : asoagier; asomer, etc. à as- 
soagier; assomer, etc. y etc. 

ASOU... Cherchez à ASSOU... 
Ex : asoutillier à assoutillier, etc. 

ASOV.... Cherchez à ASSOV.... 
Ex : asoviner à assoviner, etc, 

ASPE s. f. aspic, serpent. Prov. 
aspic. It. âspide. Et. âsptrf^/n + e 
d'appui. 

ASPERDRE V. a. asperger, arroser 
— p. pas. aspers, — e. It. aspérgere. 
Et, aspérgere + e d'ap. et àeuphon. 

ASPIREMENT s. m', aspiration; 
respiration, soufiQe; inspiration. Prov. 
asplramén. It. aspiraménto. Et. aspirer. 

ASPRÉCE, — sse; aspror s./, 
âpreté; rigueur; douleur; ardeur, fou- 
gue. Proo. aspréza. It. asprézza. Et. 
aspre. 

ASPREÏER, — proïer v. a. et n. 
rudoyer, maltraiter, tourmenter, har- 
celer, faire violence. It. aspreggiâre. Et. 
*aspericâre rf^âsper, âpre. 

ASPRÉLE = prêle. It. asprélla. 
Et. dim. rf^aspre. 

ASPROÏER my. aspr^er. 



ASSAILLE; — Ue; — leflre s.f. 

— llement, asail — s. m. assaut, 
attaque. Et. assaillir. 

ASSAILLËOR, sj. - liére ; assal- 
tëor, sj. — tére, asa — s. m. assaillant. 
Prov). asalhadôr, asaltadôr. It. assali- 
tôre. Et. assaillir, assalter. 

ASSALDER, asa ~ r. a. et n. 
consolider et être consolidé. It. assaldâre. 
Et. a, salder. 

ASSALTEfl, asa r. a. assaillir, 
attaquer. Prov. assautâr. It. assaltàre. 
Et. •assaltâre/ré*?. rf^assallre. Resté en 
Angl, to assault. 

ASSANER voy. assener 3. 

ASSEFIR voy. assovir. 

ASSEMBLANCE; — blaille; — 
blée; — bloisons./. — blement; 

— bleYs, asemb — , asam — s. m. as- 
semblée, union, mariage; assemblage, 
rassemblage ; rassemblement ; mêlée, 
combat. Prov. assemblânsa. It. assem- 
brânza, — braménto. Et. assembler, 
unir. 

ASSEMBLEUR, sy.— blére, ase—y 
asa — s. m. celui qui assemble : com- 
pilateur, collectionneur. It. assembra- 
tôre. Et. assembler. 

ASSEMPLI, — e, ase — adJ. 
simple, hébété; triste, abattu. It. ascem- 
plto. Et. ? ad, *sempllta/n ? de simplex, 
simple. 

ASSEN, asen; assenai; — ne- 
ment s. m. assène; asenance, asen 
-—s.f. objet qui indique, qui assigne : 
signe, marque, borne, chemin ; assi- 
gnation, indication ; chose assignée: lot, 
partage, douaire , rente préfixe, rendez- 
vous. Prov. assen hâl, assignamén. It. 
asségno, assegnaménto. Et. assener 1. 
Ne pas confondre avec acen, acénement 
rf'acener. 

1. ASSENER, ase — v. a. et n. 
assigner et asséner ; indiquer, diriger ; 
nantir, lotir, destiner, fixer, viser ; 
atteindre, asséner, frapper ; se diriger 
vers, tendre à, parvenir. Prov. assi- 



ASSENER 



28 



ASSOMER 



gnâr. It. assegnâre. Et. arfsignâre. Ne 
pas confondre avec acener. 

2. ASSENER^ asener v, n. recou- 
vrer la raison, le se/i, devenir sain d'es- 
prit ; assagir. Prov, assenâr. It, assen- 
nâre. Et. a, sener 1. 

3. ASSENER, asaner c. a. et n. 
guérir. Et. a, sener 2, sanâre. 

1. ASSENS;— sèment, ase — 
s. m. assentiment, consentement. It. 
assénso. Et. assenserl. 

2. ASSENS, asens s. m. avis, 
indication ; intelligences chez Tennemi. 
Et. assenser 2. 

ASSENSËOR, sj. -- sére s. m. 
délateur. Et. assenser. 2. 

1. ASSENSER V. a. consentir, 
assentir. Et. forme de assenter 1. 

2. ASSENSER v. a. ramener à la 
raison ; instruire, renseigner, expliquer. 
Et. ad, sénsus. 

1. ASSENT graphie o^'accent. 

2. ASSENT ; -— tement s. m. 
assentaison ; assente, ase — , asa — 
s. f consentement ; accord. It. assénto. 
Et. assenter 1. 

1. ASSENTER, asenter comme 
assentir 1. 

2. ASSENTER, asenter graphie 
cZ'absenter, à l'actif éloigner. Prov. 
absentâr. It. assentâre. Et. *absentâre 
rf'abséntem. 

3. ASSENTER, ase — v. a. pla- 
cer, poser, établir, fixer. Prov. asen- 
târ. Et. B,d, *sentêLTe fréq . de sedére ? 

1. ASSENTIR, ase — o. n. et 
rèfl* consentir. Prov>. asentlr. It. et Et. 
assentlre. 

2. ASSENTIR, ase — v>. n. et a. 
flairer, sentir ; éprouver ; pressentir. 
Et. a, sentir. 

ASSEOIR, ase — (trissyll.) c. a. 
assiéger. Prot^. assezér. It. assedére. 
Et. assic?ére. 

ASSERANT ; asseriement , 
aser -^ s. m. soir. Et. p. pr. cZ^asserer ; 
asserier. 



ASSERER ; — rir, oser — o. n. 
se faire soir, nuit. Et. a, soir. 

ASSERGENTIR, aser — v. a. 
asservir. Et. a, sergent, serviteur. 

ASSERIER; — risier, aser — 
V. n. se rasséréner, se calmer ; se faire 
nuit. Et. a, seri, seris. 

ASSESMER voy. acesmer. 

ASSESMILLIER, ases — voy. 
aesmillier. 

ASSEULER, as — voy. assoler. 

ASSEVIR, ase — voy. assovir. 

ASSEZ, ases : beaucoup. Prov. 
assâtz. It. assâi. Et. a.d, sàtt's. 

ASSIDUOS, - e, asi — ad/. 
assidu. Prov. assidues. Et. assidu. 

ASSIÉLE voy. aissU 1. 

ASSIEMENT ; assiegement , 
asi — s. m. action d'asseoir et d'assié- 
ger : siège ; séance. Prov. assetjamén. 
It. assediaménto. Et. asseoir; assiéger. 

AS SIRE, asirre v. a. asseoir, pla- 
cer. Prov. asslre. Et. •assidere -h e 
d*ap. pour assidére. 

ASSOAGIER, asoagier comme 
soagier. Resté en Angl. to assuage, 
soulager, apaiser. 

ASSOIUNANTER, asoi — v. a. 
faire sa concubine de. Et. a, soignant. 

ASSOI6NE, asoine voy. es- 
soigne. 

ASSOIR, asoir voy. arsoir. 

ASSOLER, asseuler, aso — v. a. 
laisser seul, isoler ; — renverser sur le 
sol. Et. ad, solum, seul et sol. 

ASSOLU, — e, aso — = absolu 
sav. : franc, libre, saint. Proo. absolût. 
It. assolùto. Et. afesolù^wm, — lù^a/n. 

ASSOM, asom voy. asson. 

1. ASSOMEMENT, aso — s. m. 
achèvement, somme. Et. assomer. 1. 

2. ASSOMEMENT, aso — s. m. 
sommeil lourd. It. assonnaménto. Et. 
assomer 2. 

i. ASSOMER, asommcr v. a. 
achever, faire la somme; estimer. Prod. 



ASSUMER 



29 - 



ASTtJ 



asomâr. It, assommâre. Et. ad, sùmma, 
somme. 

2. ASSOMER, asommer, — onner 
o. a. endormir. Prov. asonâr. It. asson- 
nâre. Et. ad, sômnum, somme, som- 
meil. 

3. ASSOMER, asommer v. a. 
charger une bête de somme ; surcharger, 
assommer. Prov. asomâr. Ane. It. asso- 
mâre. Et. ad, cray/ita, •sâlma, somme, 
fardeau. 

4. ASSOMER, asommer, asonner'^ 
en. et a. être au faîte; monter; appor- 
ter; apparaître. Prov. asonâr. Et. ad, 
summum, som, sommet. 

ASSON, ason, assom, asom prèp, 
en haut de, au bout de. Prov. asôn. Et. 
a, son^ som, arf sùmmw/?i. 

ASSONNER voy. assomer 2 et 4. 

ASSOPLI == assoupli : abattu, 
consterné. 

ASSORBER, asor — comme es- 
sorber. 

ASSOTEMENT, asot — s. m. 
hébétement, idiotisme. Et. assoter. 

ASSOTER; — tir, aso — o. n. et 
a. devenir sot, se crétiniser; dire des 
sottises, des injures. Et. a, sot. 

ASSOU... cherchez à ASSO... 
tous les mots que vous ne trou- 
verez pas ici. Ex : assouagier à 
assoagier, etc. 

ASSOUBITER, — viter f, asou — 
V. a. enlever par une mort subite. Et. 
ac/, *subitâre de sùbitum, mot sav. 

ASSOUGIR, asoa — v. a. assu- 
jettir, soumettre. Et. a.d, sùbditum, 
sujet. 

ASSOUTENER, asout — v. a. 
accabler soudainement. Et. âd, *subt- 
taneâre de subitâneum, soudain. 

ASSOUTIILLIER, asout^, asot 
— V. a. rendre subtil, fin, ingénieux; 
affaiblir; subtiliser. Proo. asubtllhâr. 
It. assottigliâre. Et. a, soutillier. 

ASSOVINER, asov '^,asouc —v. 



a. renverser par terre, le ventre en Tair. 
Et. a, soviner. 

ASSOVIR, assevir ; — fir =asssou- 
vir et assoupir, et p. ê. suflSre. 

ASSU... Cherchez à ASSO... 
Ex : assuagier à assoagier, etc. 

ASTE voy. hanste et haste 1. 
Aste représente haste, hampe, mot d'o- 
rigine germ. et aste, hâsta, broche. 

ASTÉLE, estèle s.f. éclat, coupeau, 
latte, morceau de bois ; attelle, éclisse. 
Prov. astéla. Et. */iastélla dim. de 
hâsta, bâton. 

AJSTELER V. a. briser en éclats; 
garnir d'attelles ; atteler, attacher, fixer. 
Prov. astelâr. Et. *astellâre rf'*astélla, 
astèle. Cf. esteler avec lequel il a été 
confondu. 

ASTELET s. m. — léte, hast — 
s. f brochette : petite broche et viande 
rôtie, hâtelettes. Et. dim. de astel 
dim. de aste, haste 1. 

ASTELIER comme astier. 

ASTËOR= hâteur : olBQcier de la 
cuisine chargé des rôts; rôtisseur. Et. 
aster 2. 

I^ ASTER V. n. rester debout, au- 
près de, assister. It. astâre. Et. ac/stâre. 
Cf. ester. 

2. ASTEIR, haster v. a. et n. mettre 
à la broche et mettre la broche. Et. 
aste, broche. 

1. ASTEREL, atrel, hast — s. m. 
petite broche, brochette; hâtereau, rôti, 
grillade. Et. dim. de aste, haste 1. 

2. ASTEREL voy. hasterel. 
ASTIER, hast— = hâtier : grand 

chenet de cuisine pour appuyer les bro- 
ches ; broche ; rôt ; pièce de viande rôtie. 
Et. *hastâriam c^'hasta, aste, haste 1. 

ASTIS, hastis s. m. rôt. Et. aste, 
haste 1. 

ASTRENOMIEN s. m. astrologue. 
Et. •astronomiânwm c^'astronomla. 

AS TU, — e adj. astucieux. It. as- 
tùto. Et. astùïJw, — tù^a. 



ASU 



— 30 ^ 



ATIRER 



ASU.... Cherchez à ASSO.... 
Ex : asuagier à assoagier, etc. 

AS^VAGIER v)oy. assoagier. 

ATAGHAIL, Pic. — cail s. m. at- 
tache, lacet. Et, atachier. 

ATAÏNB comme atine. 

ATAÏNER r. a. quereller; fâcher; 
harceler, irriter. Proi:, atahinâr. Et. 
ataïne. Cf. atiner. 

ATAÏNOS, — e adj, querelleur; 
acharné; désagréable, néfaste. Et. 
ataïne. 

ATALENTER; — - tir comme ta- 
lenter. 

ATANT ; aïtant adt). alors, cepen- 
dant; néanmoins. Prois. aïtânt. It. in- 
tânto. Et. aid tàntum; a^d id tàntum. 

ATARGE, — de; atargerie; 
— geûre ; — gison ; atardance 
comme targe l. 

ATARGIER, atardier comme tar- 
gier 1. 

ATAVERNER c. a. fixer le prix 
de vente au détail, à la taverne ; mettre 
à prix. Et. a, taverne. Cf. aforer 3. 

1. ATE adJ. des deux genres impé- 
tueux, rapide ; ardent^ violent ; témé- 
raire. Et. Germ. Nor. at, excitation 
au combat ; att^ excité au combat. 

2. ATE adj. des deux genres bien 
adapté, qui va bien, convenable, bien 
serré. Proc. apte, /. âpta*. It. âtto, / 
àtta. Et. Mbitum 4- e d* appui; héibi- 
tam. 

ATEND ANGE ; — dison ; - due 
s.f atent s. m. attente ; retard; espoir. 
Prov. atendénsa ; — dezô ; — dùda ; 
atén. It. attente. Et. atendre. 

ATENEBRER; ~ brir o. a. et n. 
couvrir et se couvrir de ténèbres ; obs- 
curcir. Proo. ofetenebrâr. It. attene- 
brâre. Et. arf, •tenebrâre de tenebrae, 
ténèbres. 

ATENIR r. a. et n. tenir, posséder; 
appartenir ; être lié, parent, obligé ; 
convenir. Proi^. atenér, — nlr. It. atte- 
nêre. Et. a ,tenir. 



ATEREI» t}oy. asterel et has- 
terel. 

ATERMER, atermmer sav. c. a. 
mettre un terme, une borne, isn mur ; — 
fixer un terme, déterminer ; tenoiner. 
Prof}, atermenâr. Et. arf, termtnârc. 

ATESER 0. a. et n. tendre ; se ten- 
dre jusqu'à rompre. Et. a, teser. 

ATEVRER 0. a. outiller ; munir ; 
équiper. Et. atoivrel. 

ATIE ; atine ; ataïne s. f. que- 
relie, bataille; colère, haine mortelle. 
Et. •atla du Germ. Nor. at, ate, exci- 
tation au combat. C/". ate 1 . 

ATIL s. m. ornement ; parure ; atti- 
rail, bagage. Proc. atilh. Et. atillier. 
Confondu quelquefois avec artil 1. 

ATILLIER V. a. orner avec soin, 
parer, attifer ; arranger, préparer. Prov. 
atilhâr./^. attillâre. E^.*a^ti^e^lâre, ne pas 
oublier un seul tltulum (point sur un i), 
et par suite mettre le plus grand soin 
à sa toilette, orner. Confondu quelque- 
fois avec artillier. — •titulâre, *titlâre, 
•ticlàre (tl = cl = il) = tillier, comme 
vétulum, 'vétlum, Véclum = vieil ; 
•titulâre a donné également les formes 
sav. titler, titrer, tituler, tuteler, inti- 
tuler. 

ATINE voy. atie. 

ATINER V. a. irriter, taquiner; 
faire du mal, nuire. Et. atine. Cf. 
ataïner. 

ATINTELER r. a, parer, équiper. 
Et.Jréq. rf'atinter. 

ATINTEMENT s. m. atinture 
s.f. parure. Et. atinter. 

ATINTER V. a. ajuster, parer, at- 
tifer; équiper, armer. J?^.? Atinter 
viendrait-il de tlnctum p. pas. de tln- 
gere, teindre, colorer, émailler^'^ 

ATIQUET pour estiquet. 

ATIR; atirement s. m. — rance 
s.f. attirail, attrait, équipement; ordon- 
nance, arrangement. Et. atirer. 

ATIRER = attirer : tirer vers; ar- 
ranger, disposer ; équiper, armer ; se 



ATISONER 



— 31 



AUELINER 



préparer à. Pror^. atirâr. It. attirâre. 
Et, a, tirer. L'Angl. a consercé les sens 
anciens d'attirer. 

ATISONER 0. a. exciter. Et. a, 
tisoner. 

ATIVÉLE s./, outil; attirail. EtJ 

1. ATOIVRE s. m. appareil; en- 
gin; grément; façon. EtJa. + Germ. 
Anglo-sax, timber, bois de charpente , 
charpente"^ 

2. ATOIVRE s, m. bétail, bœufs. 
Et. a^ toivre 1. 

3. ATOIVRE adj. des deux genres 
laborieux, apte au travail. Et.f ad 
ôpera?? 

ATOR, atoury atorn ; atornement 
s. m. préparatifs, arrangement; procu- 
ration; ordonnance; parure; engin de 
guerre. Et. atorner. 

ATORNER = atourner : tourner ; 
appartenir, attribuer; arranger; équi- 
per; parer, habiller; disposer, fixer, as- 
signer; entortiller. Prov. atornâr. 

ATORNERÉGE, — sse s.f. coif- 
feuse. Et. atorner. 

ATOT, atout voy. a 2. 

ATOU... Cherchez à ATO.... 
Ex : atôTir à ator, etc. 

ATRAIANGE s. /. atraiement 
s. m. ce qui attire, entraîne : attrait, 
séduction. Et. atraire. 

ATRAIËOR, sj. atraiére s. m. 
atraieréce, — sse s. f. celui^ celle qui 
attire : séducteur, — trice. Et, atraire. 

ATRAIT s. m. atraite s, f. tout 
ce qu'on peut amener : attirail; maté- 
riaux, tas, déblais; provisions; attraits. 
Prov. atrâg. It. attrâtto. Et. p. pas. 
rf'atralre. 

ATRAVER voy. atrever. 

ATREL voy. asterel. 

ATREÛER, atrûer comme treûer. 

1. ATREVER, atraver v, a. cou- 
vrir de constructions ; bâtir. Et, a, tre- 
ver de trâbem, joow^re, treft. 

2. ATREVER, atraver v, a. et n, 
planter ses tentes ; loger sous la tente, 



faire camper ; camper, bivouaquer^ loger. 
Et, a, tref 2 du. germ. troef, tente. 

3. ATREVER c. a. faire une trêve ; 
apaiser par une trêve. Et. a, triéve. 

ATRIQUIER V. a. arranger. Et, 
a, triquier, triquer^ terme de mar,, 
disposer les triques, poutres, pièces de 
bois. 

ATROGHIER, Pic. atrokier v. 
réjl. se rassembler. Et, a, trochier. Cf. 
torsier. 

ATROPELER comme tropeler. 

ATRUËR voy. atreûer. 

ATRUPE; — parie s.f. tromperie. 
Et. atruper. 

ATRUPER V. a. tromper. Et. ? a, 
tromper, avec la chute de m? ou trufer, 
avec le changement det e/i p ? ? 

ATT... Cherchez à AT... Ex : 
attachail à atachail, etc, 

ATUTELEMENT s. m. intitula- 
tion^ titre. Et, a, tuteler. Cf atillier. 

1. AU... Et. al... Cherchez à 
AL... Ex.: aucube; auferant; au- 
maille; auques; autresi; etc. Cher- 
chcjs à alcube ; alferant; almaille; 
alques; altresi, etc., etc. Al... latin 
et même arabe, a d*abord donné al, 
puis au (prononcer âou), réduit à ô. 

2. AU... Et. au... Cherchez à O... 
Ex. : aure ; auré ; aurin, etc. Cher- 
chées à ore; oré, crin, etc., etc, La 
diphtongue classique latine au (pro- 
noncez âou) s'était de bonne heure 
réduite au son simple à. Aiirum était 
en latin vulg, ôru. « Aurum, quod 
rustici orum dicebant. » Pompon. 
Festus^ It. Esp. ôro. Fr. or. 

AUB... Cherchez à ALB... Ex.: 
aubain à albain^ etc, 

AUC... Cherchez à ALC... Ex,: 
aucube à alcube, etc. 

AÛE voy. aïe. 

AUEILLIER voy, aoeillier. 

AUELINER V. a, égaler, comparer. 
Et. Sid, *e^ualinâre c?'aBquâlem, uël, 
égal. 



AUP 



- 32 



AVENIER 



AUF... Cherchez à ALF... Ex : 
aufin à alfin, etc. 

AU G... Cherchez à AL G... Ex : 
augel à algel, etc, 

AULE voy, able. 

AUM... Cherchez à ALM... Ex: 
auxnaille à almaille, etc. 

AÛM... Cherchez à AOM... Ex : 
aûmbrer à aoxnbrer, etc. 

1. AÛN adc. en commun, ensemble. 
It. ad ùno. Et. a.d ûnum. 

2. AÛN; aùnement s. m. aûnée; 
aûnances./. réunion, assemblée; ba- 
taille. Proo. atinéza. It. adunâta, adu- 
nânza. Et aûner. 

AÛNEOR, sj. — nére s. m. assem- 
bleur, ajusteur. Et. auner. 

AÛNER; — nir, adua — XP s. v. 
a. réunir, unir, marier; rassembler. 
Prov. aûnâr. It. et Et. acfunâre de 
ùnum. 

AUQ... Cherchez à ALQ... Ex : 
auques à alques, etc. 

AÛR... Cherchez à AOR... Ex : 
aûrer à aorer, etc. 

AÛR, aùrer voy. eûr ; eùrer. 

AUS... Cherchez à ALS... Ex: 
ausiment à alsiment, etc. 

AUT... Cherchez à ALT... Ex: 
autel à altel, etc. 

AUV... Cherchez à ALV... Ex: 
auve à alve. 

AV voy. a 2. 

AVABLE adj. habile, propre à, 
convenable. Et. ao?, Aabtle + e d'ap.; 
Y pour séparer les deux coy elles comme 
dans avoltre. 

AVAIL s. m. availle s. f. avan- 
tage, utilité. Et. avaloir. Resté en Angl. 
avail. 

AVAL prép. et adv. en bas; le long 
de ; parmi. Prov. aval. Et. a.d yàllem, 
a val. 

AVALAGE ; — lement s. m. 
avalaison; — lée s.f. descente; tor- 



rent impétueux, chute d'eau, cascade ; 
avalanche. Et. avaler. 

AVALER v.a. et n. descendre, faire 
descendre, dévaler, tomber. Prov. ava- 
lâr. It. avvallâre. Et. aval. 

AVALOIS adj. et s. habitant de la 
plaine, et spécial de VAvalterre. Et. 
aval. 

AVALTERRE s. /. terre d'en bas, 
pays bas c-à-rf. UAustrasie. Et. aval, 
terre. 

AVE voy. aive. 

AVEIER, et ses dérivés y voy. 
avoier. 

1. AVEL s. m. bijou; chose pré- 
cieuse. It. laplllo. Et. laplllawt dim.de 
lapis, petite pierre. L, prise pour l'ar- 
ticle y a disparu. Cf. aviel de labéllum. 

2. AVEL s. m. caprice, désir, sou- 
hait, volonté. Et."^ Peut-être est-ce le 
même mot que le précédent quij du sens 
de bijou, a passé à celui de caprice. 

3. AVEL voy. aviel. 
AVELAINE s. /. noisette, aveline. 

Prov. avelâna. It. et Et. avellâna. 

AVELET s. m. — léte s. f. petit- 
fils; petite-fille. Et. dim. c^'aiye 1. 

AVEN ABLE adJ. des deux genres 
convenable, bon à; qui va bien, ave- 
nant, joli. Et. avenir. 

AVENABLER; — nanter v. a. 
estimer le prix de. Et. avenable; — 
nant. 

AVENABLETÉ s. /. convenance. 
Et. avenable. 

AVENAIRE voy. avenler 2. 

AVENANCE ; — nancie ; — nan- 
tise s. f. arrivée; convenance; gra- 
cieuseté; redevance. Prov. avinénsa. It. 
avvenénza. Et. avenant. 

AVENE (2 syll.) voy. havene. 

1. AVENIER, — e adJ. et s. m. 
d'avoine; — marchand d'avoine. Et. 
•avenârit^^ — nâria c/'avéna, avoine. 

2. AVENIER, — naire sav. s. m. 
étranger. Et. •acfvenâri?^ ^advéna, 
étranger. 



AVENIMEMENT 



— 33 — 



AVINDRE 



AVENIMEMENT s. m. empoi- 
sonnement. It. avvelenaraénto. Et. ave- 
nimer. 

AVENIMER V. a. empoisonner. 
Prov. averenâr. It. avvelenâre. Et. a, 
venin. 

1. AVENTER r. h. arriver. Et. 
ad Ventura, arrwèCy r/'advenlre. 

2. AVENTER comme venter de 
vent. 

AVENTIS, — ce; aventif, — ve 
adj. qui survient; passager, étranger. 
It, avventlzio. Et. *af/venticia, — ticia; 
*a<iventlvw, — tiva (/'advéntum^ arri- 
née. 

AVER, — e == avare sav. : cupide ; 
lâche. Prov. avâr. It. avâro. Et. avàrw, 
avâra. 

AVERAIS .s. m. pi. butin. Et. f 

AVERBIÉ, — éCy — bé adj. bavard. 
Et. p. pas. c/^averbier. 

AVEREMENT ^•. m. vérification, 
confirmation, preuve. It. avveraménto. 
Et. avérer. 

AVERIR 0. 71. s'avérer, devenir vrai. 
Et. a, veir, voir, rèrum . 

1. AVEROS, — e adj. qui a de 
ravoir, de l'argent : riche. Et. aveir, 
avoir, habère. 

2. AVEROS, -— e, avar — adjy 
avare, avaricieux, chiche. Et. aver, 
avàrum, 

1. AVERS, — - e adj, détourné; 
ennemi, adversaire ; adverse, contraire; 
étrange. Proc, avers. It, avvérso. Et, 
ac/vérsa, adîvérsa adj. 

2. AVERS prép. en comparaison 
de. Prov. avéfrs. It. avvérso. Et. arZ- 
vérstts prèp. 

AVERSERIE s. f. diablerie ; mé- 
chanceté. Et. aversier. 

AVERSIER s, m. et adj. adver- 
saire, ennemi ; — le grand ennemi, le 
diable, démon; — infernal. Proc. ad- 
versâri, — siér. It, anc. avversiére, 
mod, avversârio. Et. arfversàri?^/». 



AVERTANGE ; — tison s, f. 

attention, soin; avertissement. It, av- 
verténza. Et. avertir. 

AVERTÉ s. f, avarice; lâcheté. 
ProG. avaretât. Et, *avaritâ^em c/'avâ- 
rum, acer. 

AVESPRER ; — prir c. n. com- 
mencer à se faire nuit. Prov. avesprâr, 
— prlr. Et. •arfvesp^^râre, — Ir^. 

AVÉTE, aoette = apétte : abeille. 
Et. dim. rf'éve, *apa, *aba pour âpem 
qui a donné ef, é. On ne trouve pas 
d'exemple rf'éve, abeille, parce que ce 
mot a dû promptenient être exclu par 
éve, eau ; il est resté sous la forme ée. 
Voy, ce mot. 

AVEVER ; — vir comme vever. 

AVIEL, «ce/ s. m. bahut; caisse. 
It. avéllo, cercueil, qui peut se rappor- 
ter aussi à avel 1 de lapillum. Et. /a- 
hélhim, vase. L, prise pour l'article, 
a disparu. Cf. avel i. 

1. AVIËR c. a. faire vivre ; aviver, 
allumer. Prov), avidâr. Et. a, vie, tita. 
Aviver, Prov, avivâr. It. avvivâre, 
viennent de vif, vîvum. 

2. AVIËR voy. avoïer 1. 
AVIEUTER voy, avilter. 
AVIGORER; — rir r. a, et /*. 

rendre fort, vigoureux, donner de la 
vigueur ; renforcer ; — devenir vigou- 
reux ; se renforcer. Pr^oo. avigorâr. It, 
avvigorâre. Et. a, vigor. 

AVILANGE ; aviltance s. /. avi- 
lexnent s. m. lâcheté; avilissement. 
Prov. avilamén. It, avviliménto. Et. 
aviler; avilter. 

AVILENER ; -- nir comme vile- 
ner. 

AVILER; — lier; avilter; - 
— tir V. a. avilir, mépriser ; outrager, 
honnir. Pr^ov. avilâr. Et. *avilârt' de 
vilem, vil; a, vilté. 

AVILONER comme avilener. 

AVINDRE V. a. atteindre. Et. ar/, 
*vôncrc + e d'ap. et d euphon, pour 
venire. 



AVIRONÉE 



— 34 



AVRILIjOS 



AVIRONÉE s. f. — nement s. m. 
action d'environner, entourer : blocus ; 
circonférence. Et. avironer \. 

1. AVIRONER t?. a. entourer; 
aller autour; bloquer. Prov. avironâr. 
Et. aviron, environ.. 

2. AVIRONER t?. n. ramer. Et. 
aviron, rame. 

AVISANGE ; — son s. /. — sè- 
ment s. m. action de regarder, d'aviser : 
vue; avis; apparence; finesse. Prov. 
avizamén. It, avvisaménto. Et, aviser. 

AVISE s. f. jugement ; garde qui 
voit et avise. Et, Sid, visa/), pas f, de 
vidére, t)ëoir, isoir. 

AVISÉE s. /. vision ; jugement. 
Et. p. pas. f. fZ^aviser. 

AVISONG, avisonqueSj — sunque 
adv. à peine. Et. arf vlcem ùnquam ? 

AVISONER V. a. rêver. Et. avi- 
son. 

AVIS TE, avlstre adj. des deux 
gemmes alerte; courageux. Et. a, viste, 
mte adj. 

AVLE toy. able. 

AVO AISON ; avoance ; avoërie 
s. f. avoëment s. m. aveu; déclara- 
tion; protection, influence; puissance, 
juridiction, patronage ; office d'avoué. 
Prot. avocatiô. Et, 2lwoqv, acoiier, pro- 
téger, défendre. 

AVOGHIER comme vochier. 

AVOELE; avoeler, etc. toy. 
avuele ; avueler, etc. 

AVOËMENT my. avoaiscn. 

AVOËOR, sj. avoére s. m. avoëréce^ 
— sse s. f. défenseur, avoué; protec- 
teur ; protectrice. Et. avoér, protéger. 

AVOI interj. exprimant V admira- 
tion, la surprise, le regrets le dépit, 
etc. Et. ah vol, ah vide. « Avoy, papae, 
interjectio adrairantis » dajis un glos- 
flaire fr.-lat. dit XV^ siècle. 

AVOIEMENT, aveie— s. m. action 
(le mettre dans le chemin : guide ; indi- 
cation. It. avviaménto. Et. avoïer 1. 



AVOIËOR, ,sj. avoiére s, m, avoie- 
réce, — sse s. f. celui, celle qui met 
dans le chemin, guide. Et. avoïer 1. 

1. AVOÏER, atseïer, amer t). a. 
mettre dans la voie, guider, diriger. — 
réfi. se mettre en route. Prov>. aviâr. 
It. avviâre. Et. arZ, *viare, faire route, 
voyager, de via, voie. 

2. AVOÏER voy. avuïer. 

A VOLÉ, — e ad/, venu du dehors, 
étranger ; payen, mécréant. Et, *a(ivo- 
\é,tum; — ÊitaLm, id. 

AVOLENTER v. rèft. se détermi- 
ner, mettre sa volonté à. Et. a, volenté, 

AVOLTRE, acoutre, aoltre, aoti- 
tre, — ultre, — uiltre s. m. avolteréce, 
— tresse s. f. bâtard, adultérin ; adul- 
tère. Prov. avôutre, adùltre. It. avôltero, 
adûltero. Et. *abùltraw + e d'ap. pour 
adùlter. 

AVOLTRER, avolterer ; — trir, 
avou — ,_aolt — , août—, — ultrer v. a. 
et n. commettre l'adultère; rendre bâ- 
tard; adultérer, altérer, falsifier. Prov, 
avoutrâr, adulterâr. It. adulterâre. Et. 
*abultrârc pour adulterâre. 

AVOLTRIE, avolterie; — trise 
s.f. avoltire — tierge, avou — , aou 
— ^aûlt — s. m. adultère. Pr^ov. adultéri. 
It. adultério. Et. avoltrir, •abultérium 
pour adultérium. 

AVOLTROÏER v. n. commettre 
habituellement l'adultère. Et. frèq. 
d'avoltrer. 
. AVOOISON voy. avoaison. 

AVORIR V. a. abhorrer, avoir en 
horreur. Prov. aorrlr. It. aborrire. Et. 
*abAorrlrc pour abhorrére. 

AVORISSEMENT s. m. horreur. 
It, aborriménto. Et. avorir. 

AVOU... Gherchez à AVOL... 
Ex : avoutre à avoltre, etc. 

AVRET (X** s.) habuerat. 

AVRILLIER V. n, faire le temps 
d'avril, faire beau temps. Et, avril. 

AVRILLOS, — e adj. d'avril, du 
printemps, jeune. Et. avril. 



AVU 



-35 



BACON 



AVU... Cherchez à AVO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Exemple : avuchier à avochier, 

etc. 

AVUELE, avoele = aveugle. It. 
anc. avôcolo. Et, *abôc«lwm de ab, 
sans, ôculo, œil. 

AVUELER) acoeler = aveugler. 
Prov. avogolàr. It. anc. avocolâre. Et. 
avuele. 

AVUELERIE ; — lesse, — lèce ; 



— leté ; — leùre, acoel — s. f. cécité ; 
aveuglement. Et. avueler. 

AVUIER, atoïer c. a. vider. Pror. 
avoiàr, avuiâr. Et. ac/, virfuâre. 

AVUILTRE t^oy. avoltre. 

AWA... Cherchez à AGUA... 
Ex : A'wapir à aguapir, etc. 

AWAN toy. oan 

A Y... Cherchez à Ai... Ex : Aye 
à aïe, etc. 

AZE voy. aisse. 



B 



BAAIL s. m. bâillement. Prov. 
badâlh. It. sbadlglio. Et. *hsiààcu\um 
de *badaculâre, haaillier. Prov. bada- 
Ihâr. It. sbadigliâre e^ badigliâre/rég^. 
de *badâre, haër, c'est-à-dire ouvrir 
fréquemment la bouchCj bailler. 

BAANCE voy. Bëance. 

BAATE s. f. guérite, barbacane 
d'oii Ton baate ; sentinelle. Et. baater. 

BAATER, beiter v. n. faire senti- 
nelle, guetter, épier. Et. *baatâre, *bai- 
târe de même origine que baër, *badâre ? 

BABEL, balbel, baubel s. m. petit 
joyau, babiole, colifichet. Et. "^ proba- 
blement d*une racine bab que Von 
retrouve dans *bâbulus, (Apulée) sot, 
niais. It. babbéo, id. Prov. babâu, id. 
Anglais babe. Français babiole. Bau- 
bel est resté en anglais sous la forme 
bauble, bawble. 

BABELET, balb—y baub—y s. m. 
petit bijou, jouet, bagatelle, babiole. 
Et. dim. de babel. 

BABEQUIN, — kin s. m. petit 
soufflet, soufflet. Et. ? lié à babine du 
Germ. bappe, bouche ; coup sur la 
bouche ? Cf. baffe et béfe. 

BABOË; babuse s. f. grimace; 
croquemitaine ; babiole, bagatelle; mo- 
querie, fable. It. babâu. Et. f Germ. 
bappe, bouche, mufle, d'où babine, etc. ? 
Cf. baffe, béfe, babequin. 



BACELER, et ses dérivés, voy. 
bacheler. 

BACHACE, — sse; bachiére; ba- 
chôe^ baccoghe ^ s. f. bac, bateau, ba- 
quet, baille, hotte, auge, bâche, bassin. 
Et. bac, *bâccum du celt. bac, cavité, 
creux, en bas-breton auj. bateau. Isi- 
dore donne dans son glossaire *bâcca 
(bâche) vas aquarium, et Grégoire de 
Tours : pateris ligneis quas vulgo ba- 
chinon (bassin) vocant. 

BACHELAGE, bacel — s. m. ap- 
prentissage de la chevalerie, d'un mé- 
tier. Et. bacheler. 

BACHÉLE, bacéle, baiséle, bais- 
sièle s.f jeune fille, servante. Et. Célt. 
bachga, Jeune fille, de bach, petit. Cf. 
baéce. 

BACHELER ; bachelier, — e, 
bacel — s. et adj. jeune homme noble 
qui n'est pas encore chevalier : écuyer ; 
jeune fille qui n'est pas encore mariée ; 
garçon, fille; jeune et vaillant; jeune et 
jolie. Prov. bacalâr. anc. It. baccalâre. 
Et. *baccalârem. ; *baccalâriM/n du Celt. 
hd^ch, petit \ bachgen, garçon) bachga, 
jeune filM Resté en Angl. avec le sens 
ancien : bachelor, garçon, célibataire. 

BACHELERIE s.f. état, qualités, 
vertus de bachelier; jeunesse dorée. •JF^. 
bacheler. 

BACON s. m. lard; jambon; porc 



BAGONER 



a» 



BAILLU: 



salé. Proz. h>aeéD. Et, Germ. bacbo, 
ftos, échine. 

BAGONER r. a. dépecer an porc, 
charcater; baconner. Et. bacon. 

BADE s, f. futilité; plaisanterie. 
Prot. et It. bâda. Et. f 'badâre, baêr ? 

BADELAIRE rot/, base. 

BAÉGE, baèsse, bâtasse s. f. ser- 
vante, chambrière. Proc. bagâssa. It. 
bagâscia. Et. ? Celt. haLchgat Jeune fille, 
de bach, petit ? Cf. bachéle. 

BAÉE, beèe s. f. ouverture, regard ; 
bouche béante; désir, attente déçue. 
Et. p. pas.f. de baêr. 

BAER, beêr baier, o. a. et n. 
bayer, avoir la bouche bée, ouverte; 
ouvrir; regarder la bouche ouverte, 
flâner, attendre; aspirer à, convoiter, 
désirer ardemment. Proc. badâr. It. et 
Et. *hadàTey dont U origine est incer- 
taine. Dic^ propose l'onomatopée ba, 
exprimant l'oucerture de la bouche ? 

BAERIE s.f. étonnement en res- 
tant bouche béante ; espérance, désir, 
ambition. It. baderia. Et. baér. 

BAESSE toy. baéce. 

BAFFE s.f. giffle, claque. It. bâffo, 
moustache ? On dit encore moustachon 
pour giffle. Et. ? Germ. bappe, bouche, 
d'un radical bab, bap, lézre, d'où 
babine, babequin, bafouer ? Cf. béfe et 
bufe. 

BAGUE s./, paquet, ballot, bagage. 
Proc. bagua. It. Lomb. bâga, outre à 
cin. Et. Celt. bag, sac, paquet. Resté 
en Anyl. bag, sac. Ne pas confondre 
acec bague, bijou, de bâcca, baie, 
perle. 

BAGUER, baguier c. a. emballer, 
corder, trousser, lier. Et. bague. 

BAI, — e; baH, — ve adj. ébahi. 
Proc. esbahlt. It. anc. baito. Et. ? 
Die^ propose l'exclamation bah? Cf. 
baér. 

BAIART, — de; baille adj. et 
6. w. de couleur baie; cheval bai. It. 



baiârdo. Et. 'baiérdu, — arda de hà- 
dium, bai, + si{ff\ — art. 

BAIASSE roi/, baéce. 

BAIEN, — e adj. entre-ouvert; 
crevé en parlant de pois et de fèves. 
Et. baér. 

1. BAIER r. /}. aboyer. It. bajâre. 
Et. ? *baubâre pour — bâri ? ou mieuœ 
onomatopée. 

2. BAIER roy. baër. 
BAÏF toy. bai. 
BAIGNOm, — e adj. propre au 

bain. Et. baignier. 

BAIGNOIRIE; — gnerie s. /. 
baignoire; action de se baigner. Et. 
baignier. 

i. BAIL s. m. baille, baile s. f. 
pieu, traverse ; palissade, herse ; en- 
ceinte. Et. héiCuXum, bâton. 

2. BAIL, bal s. m. baille s. /. gar- 
dien, tuteur; gouverneur, seigneur; 
régent, bailli; — gardienne; sage- 
femme, nourrice. Proc. bail, bàila. It. 
bàilo, bâlio ; balia. Et. •bâilu, 'bâila, 
•bâjula de bâjulum, porteur. 

3. BAIL s. m. tutelle, administra- 
tion, protection; pouvoir; livraison, 
action de délivrer, bailler. Et. s. eerbal 
de baillier 1. 

BAILER roy. baiUier. 

BAILLANGE; baiUiée, - llie; 
baille ; bailliéte s. /. bâillement s. 
m. action de bailler : bail, livraison. 
Et. baillier 1. 

1. BAILLE voy. bail 1. 

2. BAILLE coy. bail â. 

3. BAILLE eoy. baillance. 

4. BAILLE voy. baiart. 
BAILLERÉGE, — sce, — sse adj. 

f. qui est en pouvoir, en baillie ; non 
munie d'une charte d'affranchissement. 
Et. baillier i. 

BAILLIE s.f. tutelle, pouvoir, pos- 
session, commandement, dominatiop, 
puissance ; juridiction, bailliage ; ma- 
nière. Proc. bailla. It. balla. Et. •baJM- 
lia de bâjulum, porteur. Cf. bail 2, 



BAILLIER 



37 - 



BALESTRÉE 



1. BAILLIER, bailer; baillirr.a. 

porter, supporter ; garder, protéger ; 
prendre soin, 'gouverner; manier, saisir; 
recevoir ; traiter ; donner à bail. Proc. 
bailâr, — Ur. It. ballre. Et» •bajalâre 
de bâjulum, bail 2. 

2. BAILLIER o. a. fermer. Et 
bail 1. 

BAILLISTRE s. m. tuteur, gou- 
verneur, bailli. Et. bail 2. 

BAION s. m. trait d'arbalète. Et. ? 
baill? 

BAISÉliK, baissièle voy. bachéle. 

1. BAL voy. baie. 

2. BAL t3oy. bail 2. 
BALAÏER voy. baloïer. 

B ALAIN s. m. fouets houssine, 
verge, baguette. Prov. balai, id. Et. 
Celt. balan, pousse j rejeton, genêt, 
d'où balai. 

BALBE, hauhe, bobe adj. bègue. 
It. bâlbo. Et. hàlhum + e dappui, mot 
sav. 

BALBEL voy. babel. 

BALBELET voy. babelet. 

BALBETER; balboïer c. n. bé- 
gayer, balbutier, bredouiller. It. bal- 
bettâre. Et. bâlbe. 

BALG, balj bau s. m. balcane s.f. 
poutre, solive, poutrelle; tronc d'arbre. 
It. bâlco, pâlco. Et. Germ. balko, balcho, 
palcho, poutre. Ce mot s'est conservé 
dans la mg^rine: maître-bau, etc. 

BALÇANT, bauçant, — cent adj. 
balzan, tacheté, rayé de blanc et de noir, 
pie. Epith. banale de cheval. Prov. 
*bausân. It. balzâno. Et. *balzânw/n de 
bâlteus, *bâltius, bordure, dont la cou- 
leur ressort comme celle d'une cein- 
ture. 

BALGHE, bauche; bauge s.f. hutte 
en bois, cabane ; lit ; bauge ; atelier ; 
plâtrage, crépis, mortier. Et. baie. Pour 
expliquer les derniers sens on a eu 
recours au Celt. : baie, croûte de terre, 
et au Germ. balkr, cloison f Cf. bolge. 



BALD, -— e ; bail, baut ; baldos, 
— Qadj. hardi ; joyeux. Prov. bâut, bau- 
dôs. It. bâldo. Et. Germ. bald, franc, 
hardi. 

BALDÉGE, — esse; balderie; 
baldise ; baldor ; baldie ; baldoire 
s. f. baldé, — et; baldel, baud — 
s. m. hardiesse, ardeur, courage ; joie, 
allégresse, divertissement. Prov. bau- 
dôr, bauziâ. It. baldôre, balderia, bal- 
dor ia. Et. bald. 

BALDIR 0. a. enhardir ; réjouir. 
Et. bald. 

BALDOR voy. baldéce. 

BALDRE^ baudre v. a. mettre, 
assigner. Et. ? 

BALDREI, — droi, — drè, — dret 
s. m. baudrier ; ceinture, taille. Pi^ov. 
baudrât. Et. Germ. balderich, id. 

BALDROIER s. m. fabriquant de 
baudriers ; corroyeur. Et. baldroi. 

BALEGEL s. m. rubis. Et, dim. de 
balais. 

BALEÏER voy. baloïer. 

BALEMENT s. m. balerie s. f 
danse. U. ballaménto. Et. baler. 

BALËOR, sj. — 1ère s. m. — le- 
réce, — sses.f danseur, danseuse. It. 
ballatôre, — trice. Et. baler 1. 

i. BALER c». n. danser. Prov. 
balâr. It. ballâre. Et. *balâre, *ballâre, 
id. de ? 

2. BALER V. n. vanner. Et. balle 
dans balle d'avoine, que l'on rattache 
au Celt. ballan, peau, pelure, gousse. 

1. BALESTEL s. m. petite arba- 
lète. Et. dim. de balestre. 

2. BALESTEL semble avoir le 
même sens que bastel. 

BALESTRE, — te = baliste sav. : 
machine de guerre pour lancer des pro- 
jectiles; arbalète. It. baléstra, ballsta. 
Et. ballsta; *ballstwla. 

BALESTRÉE s.f. portée, i:oup de 
baliste et d'arbalète It. balestràta. Et. 
balestre. 



f 

i 



BAJLET 



*^ />*. i.^jTTA: *:fyM\*:fJt par 



BAUGOT 



iA^oipuie *^zl 



BAIaOfE, 'j-'» i' — jT- /l perîT m^t^rla.'* 

BAUHÉE, W! — é. f. cLanr^ If. 

\AZ.j^. i*r fia:>. A'/, halle- C<. bakr 2. 

BAUHGE i, f, Vjd^. bâii^. fTr. ? 

BAUMGIER, — c^:r r. /?. l:.ali-er. 

BAIfJL... Caierdiez à BAI.... 
BAUME, i<rrm^^./. caverTie- çron^e, 
cave, e%T;*é, «::n. Pror. bîTima- A/'//'r<. 

BALiOGHZER r. it. balancer. ^ 
4âr.^:r.er. /r. Uloceàre, yo?//^. £:/. ? 

BAIflOFFE *. /. paille d'avoine, 
paî::a««^, f f, balle. Cf. baler 2. 

BAIflOIER, — e7er, — <i?'/r c, n. 
âJier 'jà et là : ballotter, flotter, voltiger. 
//- \A.WjLyrikf^, Et. fr*q. ^U; baler 1. 

BAIflOIS ?. iir#. cjtxWxvttt d'avoine, 
iff -/M. Et. balle. C/. baler 2. 

BAIflS, ham #. m saat, bond, élan. 
//, \px\7Ji. Et. ? Suivant Dies, le mot 
i^-rah italien ; de balza. jalai^^ d'où 
hnhàftt^ rebondir. 

BAISSANT rojj. balçant. 

BAIflSEMER, — amer cojj. bas- 
mer. 

BALT toy. bald. 

1. BAN If. m. bannière, étendard, 
en^ïfme. Froc. ban. Et. Germ. •ban- 
dam (rexillum qvLod bandum appellant. 
P. VlzcK). Goth. bandva, id. AIL mod. 
yoLuà., boMde dans les deux sens. 

2. BAN s. m. proclamation, ban, 
défense, édit. Proc. ban. IL bândo. £:^. 
*bannam, ban, du Germ. banvjan, 
procl<ime, édixter. 

BANABLE; banier, — e adj, 
«oumiH â la banalité, banal. Et. ban 2. 



BAMA<aB f. -wt. basée, frani^ .«. t. 
p?^iamaî::3- eoEvocaîiCiii; année; i^ 
-^-f^iiSittt^ dr&iî îe ban. /r. orne, banâ- 
û^i^. banrfcfgii». £>. ban 2- 

RAWA Sthis *- /- cap>xe de voi- 
mre: eof*»e::>. Pr-jir. banista. Et. 
a^j^r-i. de baae %. 

BAHGBAR, r-T'^^-or-T ^. w. banc de 
chariot- ehar â >AiKr. £f . banc char. 

BAHGHZER; banqual s. m. 
hou^î^ de banc, ff . bane. 

BANGI.OGHE ^./. elc^he da ban, 
principale cîoebe da beffroi de la com- 
mone. Et. I:«an 2, cloche- 

BANDEIJBR r. a. lier, garrotter; 
envelopper de bac de?- panser. Ex. ban- 
del diriK. de bande. 

BAlTDEfiRE 5. /. bandage. Et. 
bander. 

BANBIERE = bannière : compa- 
gnie marchant sons la même bannière ; 
. banie, troupe. Pro€. et It. bandiéra. 
Efymologie outre forme de bannière 
de ban i. 

BANDON ^. m. volonté, gré, licence, 
abandon : pouvoir, ban ; force, violence. 
i — A bon don loc. adc. librement, sans 
' réservé : impétueusement. Mètre a ban- 
don, livrer, abandonner. Et. Germ. 
bandvjan,/)?/6/ï>r- Cf. ban 2. 

1. BANE s. f. corne. Proc. bâna. 
Et. Celt. bàn, eome de eerf. 

2. BANE s. /. bannière. Et. ban 1. 

3. BANE, bène = banne* et benne : 
voiture; corbeille, bâche. It. et Et- 
•bénna, toiture et case, du Celt- ben^ 
toiture. Benna lingua gallica genus 
vehiculi appellatur (Festus). 

BANÉE toy. bans^e. 

BANEOR, sj. banére s. m. banne- 
ret, porte-bannière. Et. ban 1. 

BANEIRIE s. f. juridiction de ban ; 
réunion de bannerets. Et. ban 1 et 2. 

BANGARDE s. m. et f. le, la 
garde du ban. EL garde, ban 1. 

1 . BANIER ; banissëor, sj.— ssiére 



BANIER - 89 — 

s. m, crieur de bans, trompette, héraut. 
Et, ban 2, banir. 

2. BANIER vofj, banable. 

RANIMENT ; banon s. m. bani- 
çon, — sson; banissure s. f. procla- 
mation de ban; bannissement. It. bandi- 
ménto,bandiziône,banditùra. Et, ban 2. 

RANIR V. a, proclamer, convoquer 
par ban ; mettre au ban. Prov. bandlr. 
It, bandire. Et. *bannlre du Germ, 
banvjan, proclamer. Cf. ban 2. 

RANN Cherchez à RAN 

RANOÏER c. n. flotter comme une 
bannière ; aller çà et là, errer. Proc. 
baneiâr. Et, *banicâre de *bândum, 
*bânnum, han 1. 

RANON t>ou, baniment. 

RANONIER, — e adj. banal. Et, 
banon. 

RANQUEMENT s. m. opération 
de banque. Et, banc. 

RANQUERIE s,f. étal, boucherie. 
Et. banc. 

RANQUIER toy, banchier. 

RANSEIN, — eing s, m, son de la 
cloche banale; cloche banale ; émeute de 
la commune. Et, ban 2, sein, *signum, 
cloche, 

RANVOLE s. /. banderole; gi- 
rouette. Et. ban 1 qui vole. 

RAOTIÉRE s. /. lucarne. Et. ? 
baater ? 

RAPTESTIRE voy. bautestire. 

RARAIN, — gne cot/. brèhaing. 

RARAL tioy. barel. 

RABAT ; — tement s. m. barate ; 
— terie s. /. tromperie, fraude ; con- 
fusion , désordre , tapage , embarras ; 
ostentation ; baratte. Prot), barât, barâta. 
It, barâtto, — ttaménto, baratta, — tte- 
ria. Et, incertaine f Gei^m, : Nor, ba- 
ratta, bataille, mêlée. Celt, bar, con- 
fusion, bagarre. Grec : npâxTeiv, agir, 
faire des affaires, d^oit le serbe barâ- 
tati,/at>e des affaires, échanger. L'ori- 
gine celtique est la plus probable. 



RARRETER 

RARATËOR,.sy.tére s.m.— teréce, 
— sse s. f, trompeur, fripon ; trompeuse, 
friponne. It. barattatôre, — attatrlce. 
Et. barater. 

RARATER, bare — t*. a, tromper, 
frauder, f riponner, troquer ; agiter, faire 
le beurre, baratter. Prov. baratâr. It. 
barattâre. Et. barat. Resté en Angl. 
to barter, échanger, troquer, 

RARATÉRE s, m, pignate, pot de 
terre. Et. baratter. 

RARATOS, — e adj. trompeur, 
frauduleux. Et. barat. 

RARATRON s. m. gouffre, enfer; 
dieu de Tenfer. It, barâtro. Et. mot sac. 
barât rum, ^àpoLOpov. 

RARRAGANER v. a, garnir de 
barbacanes, fortifier. Et. barbacane. 

RARRÉ, — e adj. barbu, viril; bar- 
belé. Prov. barbât. It. barbâto. Et. 
hsLïhàtu de bârba. 

RARREL s. m. barbeleùre s.f. 
barbillon; pointe, dents de la flèche. Et. 
dim. de barbe; barbeler. 

RARRELIER, — e adj. armé de 
flèches barbelées. Et. barbel. 

RARRELOTE s. f crapaud, gre- 
nouille. Et. barbeloter. 

RARRELOTER o. a. et n. mar- 
motter dans sa barbe, bredouiller ; bar- 
botter. Et. barbel. Le radical bar con- 
fondu avec bor. Cf. barbeter et borbeter. 

RARRËOIRE voy. barboire. 

RARRËOR, sj. — bére; barbiëor 
s. m. barberéce, — sse s. f. barbier. 
Et, barber, barboïer. 

RARRERAIN, — e; — berin, — 
beri adj. barbare. It. barberlno. Et. 
*barbarânï^, — râna; — Inu, — Ina de 
bârbarus, j3âp|3apoç. 

RARRERIE s.f métier de barbier. 
It. barberia. Et. barber? Cf. barboïer. 

RARRETER v. n. marmotter dans 
sa barbe, bredouiller; balbutier; bar- 
boter. Et, barbéte dim. de barbe. Cf. 
barbeloter, balbeter, borbeter et gre- 
noner. 



BARBIER — 40 

BARBIER V)oy. barboïer. 

BARRIÈRE; barbute s. /. men- 
tonnière du casque. It. barbùta. Et. 
barbe. 

BARBOÏER, — hier o. n. et a. 
faire la barbe, raser; tromper. Et, *bar- 
hickvefrèq, de *barbâre, barber, dont 
.on ne trouve point d'exemple. 

BARBOIRE; - bëoire s./, mas- 
que à barbe. Et. barbe; *barbaï:6ria, 
Pétrone. 

BARBOTE s./, barque pontée. It. 
anc. barbôtta. Et.'^ Est-ce barc, bar, 
barque, et bote, tonneau ? 

BARBU s. m, le grand diable barbu 
comme un bouc. 

BARC s. m. barcouse s. f. bar- 
que; bac. Et.'^ Celt. bark, barque^ ou 
Germ. bark, écorce d'arbre ? 

BARDE s. f. barde; armure de che- 
val; bât, selle. Et. *barda de VAr. al 
barda ah, coussin sous la selle pour 
garantir le dos du cheval. 

BARDEL; bardeleu s. m. me- 
sure pour le sel. Et. Germ. Flam. baer- 
deel, id. 

BARDEÛRE s. f. équipement de 
guerre du cheval, spécial, armure du 
poitrail. It. bardatùra. Et. barder. 

BARE 5. m. vêtement bigarré des 
Carmes ; Carme. Et. p. pas. de barer. 

BAREL, — - rai; — rot s. m. ba- 
ril; baquet. Et. Celt. bar, branche, qui 
a donné baril kymri et français. 

BARELER v. a. garnir de barres; 
barrer. It. barellâre. Et. h^Y%\,barreau, 
dim. de bare. 

BARETER voy. barater. 

BARGAIGNE s.f. bargain s. m. 
vente, trafic, marché; chance, acci- 
dent; contestation, mêlée; barguignage, 
hésitation. Prov. bargânha, bargânh. 
It. anc. bargâgno. Et. bargaignier. 

BARGAIGNËOR, sj. — gniére s. 
m. marchand. Et. bargaignier. 
BARGAIGNIER, — gangnier, — 



BARNAGE 



guegniery — guignier t>. a. et n. mar- 
chander, faire du commerce; contrarier, 
contester, disputer ; hésiter, tergiverser, 
barguigner. Prov. barganhâr. It anc. 
bargagnâre. Et. *barcaniâre, *barg — 
de *bârca, qui avait le sens, suivant 
Isidore, de trafic, proprement trans- 
porter sa marchandise sur une bar- 
que, trafiquer. . D* autres rattachant 
barguigner à la racine celtique bar, 
confusiony commune avec barat. Mais 
la première origine est plus probable. 
Resté en Angl. to bargain, marchan- 
der. 

BARGE, barje, berge s.f. barque; 
meule de foin, de paille. Prov. bârja. 
It. anc. bârgia. Et. *bârica, *bârgia 
dim. de ^dpiç, canot '^ ou du Germ. 
bark, écorce d'arbre'^'^ Resté en Angl. 
barge. 

BARGIS adj. gros. ^^ïJ.? barge? 

BARGUIGNEMENT s. m. — 
gnerie s. /. marchandage; conduite 
d'une affaire. Et. barguignier. 

BARGUIGNIER toy. bargai- 
gnier. 

BARHAING voy. brehaing. 
BARIGAVE s. f fondrière, préci- 
pice. Et. ? 

BARIER s. m. garde-barrière, por- 
tier. Et. bare, barre, barrière, porte. 

i. BARÏER;barillier v. n. barrir, 
crier, en parlant des éléphants. It. 
barrlre. Et. *barri^âre, *barriïJ?aâre de 
bârritus, cri de l'éléphant 

2. BARÏER voy. baroïer. 

1. BARISEL, barigel s. m. ofiBcier 
de police, recors. It. bargéllo. Et. 'bari- 
gildus, que sa terminaison ildns indique 
être d'origine Germ., mais dont on ne 
connaît pas le radical. 

2. BARISEL s. m. barillet. Et. 
dim. de baril. 

BAR JE voy. barge. 
BARME voy. balme. 
BARNAGE; bamé, bern —, ba- 
ron—s. m. bamie; bamaille, bern 



BABNÉGE 



41 



BASTISON 



— , baron — s. /. armée, assemblée de 
guerriers; baronnage, noblesse; suite, 
train d'un roi, d'un prince; qualités, 
puissance, vaillance de baron ; courage, 
exploit^ prouesse, action d'éclat ; aven- 
tures de guerre, chevalerie. Proe. bar- 
nâtge. It. baronâggio, — nâto, — - nia. 
Et, *baronâticum, * — nâtum, *baronia 
de barônem, baron. 

BARNÉGE, — sse s. J\ femme de 
qualité ; maîtresse de maison ; matrone ; 
mégère. It. baronéssa. Et, 'baronissa. 

BARNIER, bernier comme baron. 
Et. *baronâria/n. 

BARNIL acfj, viril, puissant. It. 
baronile. Et. *baronlle/n de *barônem. 

1. BAROÏER V. n. opposer en jus- 
tice des exceptions dilatoires, des barres. 
Et. •barricâre/ré^. de *barrâre, barrer. 

2 BAROÏER P. a. piller. Et. ? 

BARON, sj. ber s. m. mari ; homme 
brave, guerrier, noble, baron ; homme 
illustre, par ex : un saint. Prov. barô, 
sj. bar. It. barône. Et. •barônem, *bâro. 
Bâro se trouve en latin avec le sens de 
niaiSf lourdaud, goujaty sérvus mili- 
tum, mercenaire, homme de peine, et 
est donné comme d*origine gauloise. 
On trouve dans le celtique : bar, héros, 
et fear, homme, vir, qui a pu donner 
vâro, farônes, se trouvant à côté de 
varônes. Mais comme les mots à décli- 
naison en 0, -ônem viennent du latin 
ou du Germ.y on a rattaché ber, baron 
à bairan, beran, porter, d'où bero, ace. 
beron, portefaix, en ancien haut Alle- 
mand, et bern, enfant, être humain, en 
Frison, et beorn, homme, en Anglo- 
Saxon; en sorte que baron aurait sign ijié 
d'abord homme fort, robuste, ou sim- 
plement homme, Lat. vir. Goth. vair. 
AngL Sax. weer. Celt. fear. Sanscrit 
vira. S'il est certain que ber, baron 
vient de *bâro, 'barônem, on manque 
de preuves suffisantes pour rattacher 
ce dernier au Germ. plutôt qu'au Cel- 
tique. 



BARR... Cherchez à BAR... Ex : 
Barrain; barré, etc. à barain ; 
baré, etc. 

BASE s. f. baselaire, badel — s. 
m. coutelas; sabre. Et. ? on trouve 'ba- 
delàrem et baselârdum?? 

BASILE = basilic sav. : serpent et 
herbe. It. basllico. Et. *basllicum, jSa<rt- 
Xexôç. 

BASIN vog. bombasin. 

BASMER, balsemer, — samer sac. 
V. a. parfumer ; embaumer ; épicer, 
poivrer. It. tmbalsamâre. Et. *ba/sa- 
mâre de bâlsamum, basme, baume. 

BASOCHE, — soge, — seiche = 
basilique sav. : église; palais. It. et Et. 
basllica ; 'basélca, 'basalca ? ^oLaàtTcô de 
^afTtks^Çy roi. 

BASQUINER r. a. ensorceler, 
charmer. Et. ? jSaTxawstv ? ? 

BAST s. m. bâtardise. Et. prob. le 
même mot que bût : fils de bast, engen- 
dré sur un bât, bâtard'? D'autres dé- 
rivent bast du Celt. baos, luxure'?'? 

BASTE s. f. couture. It. bâsta Et. 
Germ. bast, raccommodage. 

BASTEL s. m. baguette magique, 
gobelets d'escamoteurs, de bateleurs. 
Et. f *bastéllw/n, petit bâton dim. de 
bât, dont bâton est l'augmentatif ? Le 
radical bast que l'on trouve dans 
^conaXetv, porter ; hàstiv, etc. exprime- 
rait l'idée de soutien f 

BASTELERr. n. faire le bateleur; 
baguenauder. Et. bastel. 

B ASTER V. n. suffire. Prov. bas- 
târ. It. bastâre. Et. prob. la même que 
bâter, bâtir de bast, appui, étai, d'oii 
bâton ? 

BASTIER, - e adj. de bât. Et. 
bast. 

BASTILLEMENT s. m. rempart, 
fortification. Et. bastilliei*. 

BASTILLIER v. a. fortifier, gar- 
nir de créneaux. Et. bastille. 

BASTISON s. /. bâtisse. Et. bas- 
tir. 



BASTONÉE 



- 42 - 



BÉFE 



BASTONÉE s.f. bastonnade ; lon- 
gueur de bâton. It. et Et, *bastonâta de 
ba^ton. 

BASTONIÉRE s.f. grêle de coups 
de bâtons ; mauvais pas. Et, baston. 

BASTRE adj, bâtard. Et. bast. 

BAT s. m. bateau. It. anc. bâtto. 
Et. •bâtwm du Germ. Anglo-Saxon 
bât, id. ou du Celt. bad, id. ?? 

BAT AIL ; batel s. m. battant de 
cloche. Proi^. batâlh. It. battâglio. Et. 
batre. 

BATAILLEÏS ; — Uement s. m. 
mêlée, bataille. Et. batailler. 

BATAILLIER ;— Uos ;— Héros, 

— e adj. belliqueux, guerrier. Et. ba- 
taille. 

BATE, batte s. f. quai, warf. Et. 
bat. 

BATEÏS ; — tement s. m. ba- 
teûre ; — toison s. /. action de bat- 
tre et de se battre ; querelle. It. batti- 
tùra. Et. batre. 

BATEL toy. batail. 

BATELER c. a. sonner, carillon- 
ner. Et. batel. 

BATËOR, sj. batére s. m. bateréce, 

— sse s. f. celui, celle qui bat ; van- 
neur de blé. It. battitôre. Et. batre. 

BATE ST AL s. m. bruit, clameur, 
spécial, au milieu d'un combat. Et. f 
batre, estai ? 

BATIÉRE s.f. partie de la masse 
d'arme, du fléau qui pend à la chaîne, 
à la corde, et qui sert â battre, frapper. 
Et. batre. 

BATIFOL s. m. moulin. Et. *bati- 
fôllum, id. c?c? 

B ATT... Cherchez à BAT... Ex: 
batte à bâte, etc. 

BAU... Cherchez à BAL... Ex: 
bauche à balche ; baud à bald, etc. 

BAUBEL, baubelet isoy. babel, 
babelet. 

BAUBIR toy. bobir. 

BAUTESTÎRE ; — tisement ; 



— tismement ; — tissoir; — toie- 
ment, hapt —, hai^t — , bat — s. m. 
baptême ; baptistaire. It. battistério. Et. 
*baptistérium, bautisier, bautesme, bau- 
toïer de j3aTTtÇetv, plonger. 

BAUTOÏER r. a. baptiser. Proc. 
batejâr. It. batteggiàre. Et. *baptezi- 
ckvefrèq. de *baptizare. 

BA VERIE s.f. bavardage. Et. baver, 
bavardepj de bave^ langage puéril et 
bavardage. 

BAVIÈRE s. f. bavette ; menton ; 
mentonnière, hausse-col; collerette. 
Et. baver. 

BAVOIR s. m. parloir. Et. baver. 

BÉ pour dé dans les jurons. Por le 
cors bé, corbleu. 

BËANCE s. f. chose après laquelle 
on bée ; désir, espoir. Et. béer. 

BECART €oy. begart 2. 

BECHERÉLE s. f coup de bec, 
brocard. Et. dim. de bêche. 

BECHIER V. a. becqueter. Proc. 
bechâr. It. beccâre. Et. bec; le même 
que bêcher. 

BECU, — e adj. pointu, en forme 
de bec, aquilin. It. beccùto. Et. bec. 

1. BEDEL, bidel s. m. sergent de 
justice, recors, huissier; bedeau; fantas- 
sin. Prov. bedél. It. bidéllo. Et. bedel- 
lum du Germ. Anc. haut AU. putil, 
petil, butil, Angl.-Sax. bydel, crieur 
public. AU. mod. bûttel, archer, ser- 
gent de mile. 

2. BEDEL coy. pital. 
BEDIER,— e adj. d'âne; ignorant. 

Et. ? bidet ? 

BEDONEL s. m. blaireau. Et. qui a 
un bedon. 

BEER, et ses dèricéSj voy. baër. 

BÉFE, bejfc] beferie s.f. plaisan- 
terie, raillerie, moquerie ; tromperie, 
mensonge. Proc». bâfa. It. béffa. Et. 
Germ. d'un radical bap ou bav, /ècre, 
qui a donné en Thuringien bappe, bou- 
che, moue'^ Cf. baffe. 



BEFER 



43 — 



BELL... 



BEFER, hefler c. a. bafouer, railler, 
se moquer de ; tromper. It, beffâre. Et. 
béfe. 

BEGALT, begaut; béguin comme 
begart 1 . 

1. BEGART, —de adj. hérétique; 
stupide, sot ; fainéant ; hypocrite. Les 
bégards, begauts étaient de pauvres hè- 
i^ètiqueSy croyant avoir atteint la per- 
fection. Et, *beggardam du Germ. : 

Jlamand beggen, demander, mendier, 
ou peut-être begard n'est que le péjo- 
ratif de bègue, dont l'origine est in- 
connue ? 

2. BEGART, becart s. m. mouton. 
Et.^ La racine bec se trouve dans It. 
bécco, bouc, Fr. bique, chèvre, Serbe 
bekawitza, mouton de beknuti, bêler. 
La for me hegakît n'est peut-être que le 
même mot que le précèdent . 

BEGUDE s. /. cabaret, bouchon, 
bu\;ette, taverne. Et. Prov. p. pas, de 
béure, boire. 

BEGUER (?. n. bégayer. Et, bègue. 

BEGUIN comme begart 1. 

BEHORDE, bok—, bourde ;hehor' 
dor ; — derie, bourdour, bourderie 
s.f, behordeïs s. m. choc de lances, 
combat à la lance, combat, tournoi, 
béhourdis; jeu, amusement; plaisante- 
rie, bourde, mensonge, tromperie. Prot. 
borda. Et. behort. Bourde n'est proba- 
blement pas la contr. de behorde, mais 
vient p.-ê. directement du moy. Holl. 
boerde, grosse plaisanterie. 

BEHORDEÔR, sj. dére s. m.— de- 
réce,— SS6» s,/, jouteur à la lance ; don- 
neur de bourdes, bourdeur. Et. behor- 
der. 

BEHORDER , boh— , bourder ; 
— dir V, n. jouter à la lance, au bâton; 
combattre dans un tournoi, rompre des 
lances; combattre; jouer, s'ébattre ; plai- 
santer, duper, bourder. Prov. beordâr. 
It. bagordâre. Et. behort. 

BEHORT, bohort s. m. jeu mili- 
taire de la quintaine, tournoi, jeux pu- 



blics; lance courtoise, lance; choc de 
lances. Prov. beôrt, bort. It. bagôrdo, 
bi— . Et. *huiûiàium du Germ. bûhurt, 
joute, combat, coup, de bôzen, bouter, 
frapper^ et hurt, èchaffaudage, c'est-à- 
dire, lice, barraque élevée pour jouter. 

BEHUT = bahut : malle, coffre. 
Prov. baùc. It. baùle? Et. •behùdum 
du Germ. behut, magasin, de behuten, 
conserver. 

BEITER voy. baater. 

BELAIS comp. n. de bel. Et. *bel- 
ï^iius. 

BELANTE, bell— s. f tante. Et. 
belle, ante. 

1. BÊLE, belle, besle = berle : vé- 
ronique. Et. 'bérala. 

2. BÊLE s. /. belette. £*«!.? Celt. 
bêle, putois, ou haut AU. bille, martre; 
ou plutôt *bélla, belle. 

BÊLÉ, — e adj. beau. Et. *h%\\ditu 
— â^a de *béllum^ bel. 

BELÉGE, belesse s.f. beauté. It. 
bellézza. Et. *bellltia de •béllum, bel. 

BELESOR, belisor, bellesor, — 
sour, —sour, adj. plus beau. Prov. 
belazôr, sj. bellâire. Et. *bellatiérem 
comp. de *bellatum, belè. 

BELET s. m. objet précieux, bijou; 
joujou. Et. dim. de bel. . 

BELEZOR voy. belesor. 

BELIER, bell— v. n. combattre. Et. 
*belllcârc, id. de l'adj. béllicum, qui 
appartient à la guerre. 

1. BELIN, belif voy. beslin. 

2. BELIN, — e adj. et s. m. de 
mouton, moutonnier; bélier, mouton, 
agneau. Et. Germ. bel, cloche. Resté 
comme terme de marine sous la forme 
blin, bélier. 

BELINE s. f. fourrure d'agneau. 
Et. belin 2. 

BELIR V. n. plaire. Et. bel. 

BELISOR, —^or voy. belesor. 

BELL.... Gherchezà BEL.... £^^: 
bellante ; belle ; bellezor àbelante; 
bêle; belezor, etc. 



BELOI 



44 - 



BERROIL 



BELOI toy, besloi. 

BELOIL s, m. beloile s.f. bisaïeul 
ou grand-oncle ; bisaïeule ou grand'tante. 
Et. bel, oil, oile contr. cZ'aïeul, aïeule? 

BELOR; beltor; — ture s. /. 
beauté. Et. bel. 

1. BELUE, bell—s.f. bête féroce; 
monstre. It. bélva. Et. mot sac. béllua, 
bélua. 

2. BELUE, helugucy hell— = ber- 
lue : éblouissement; tromperie; bêtises. 
Prot>. belùga. It. barlùme. Et. bes, ber, 
*lùca de lùcem, lumière, 

BELUER, hell— v. a. tromper. 
Proc. bellucâr. Et. belué 2. 

BEMU,— e, besm— adj. niais. EtJ 
bec mu, qui n*out>re pas le bec, ne sait 
rien dire ? 

BEN.... Cherchez à BAN.... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : bendeler, etc. à bandeler, 
etc. 

BENASTRU, — e adj. heureux, 
qui a de la chance. Prov. benastrùc. 
Et.'^ béne, âstrum, destin, chance. 
Benastru le contraire de malotru. 

BÉNE votj. bane 3. 

BENEÏÇON, Pic. —chon, au x\' s. 
benediçon, s.f. bénédiction. It. benedi- 
ziône. Et. benec?ictiônem. 

BENEÏSTRE; beneesquir c. a. 
bénir. Et. benec/icere ; beneesqui parf. 
de béneir. 

BENESTANGE s. /. bien-être, 
bonheur. Et. bien, estance. 

BENEÛRÉ, — e adj. bienheureux; 
béni. Proc. benahurât. It. benagurâto. 
Et. bene augurâ^«/?i, — eûré. 

BENEÙRER c. a. bien augurer de; 
favoriser. Prov. benahurâr. It. bena- 
gurâre. Et. béne, augurâre, bien eilrcr. 

BENEÙRTÉ s. f. bonheur. Et. 
*hQnhug\xniéitem. 

BENIGNANGE s.f. bénignité. Et. 
bénin. 

BENISME adj. et adc. très bien. It. 



benissimo. Et. benlssime super l. de 
béne. 

BENNE coy. Bane 3. 

BENUS s. m. ébène. Et.^ ébenus? 

BËORDER voy. behorder. 

BEQUIER Pic. = bêcher. 

1. BER.... préfixe péjorative ^oy. 



2. BER s. m. pointe de dard. Et. ? 

3. BER sj. de baron. 

BER.... Cherchez à BRE.... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex : bertesche à bretesche, 
etc. 

BERBIAIL s. m. —aille, breb— 
s. f troupeau de brebis. Et. berbis, 
brebis. 

BERGER, et ses dérivés, vor/. 
herser, etc. 

BERGIL, — ^i7. Pic. —chil s. m. 
bercail, bergerie. Et. *verccclle de ver- 
vécem, berbis, brebis. 

BERÉLE s. /. tumulte, bagarre, dis- 
pute; embarras, mauvais cas; jeu de la 
guerre, jeu. Proo. barâlha. Et.f Celt. 
bar, bagarrel 

BERGE voy. barge. 

BERIGLE s. m. et f béryl, éme- 
raude et besicles. Prov. berlcle. It. 
bérillo. Et. *berycula, — yculus dim. de 
•beryllus, ^rip^jïkoç, lunettes. 

BERLONG, bel— = barlong : vête- 
ment d'inégale longueur. Et. beslonc. 

BERNAGE voy. Barnage. 

BERNAGOË s. f. espèce de trépan. 
Et.f 

BERNART, —de adj. niais. Et- 
nom de l'âne dans le Roman de Renart. 

BERNE, bernie s. /. gros drap, bure ; 
manteau, saïon. It. bérnia. Et. Hibév- 
nia, Irlande, où se fabriquait la buref 

1. BERNIER voy. brenier. 

2. BERNIER voy. bamier. 
BERRIE = brie : pays plat, plaine. 

désert. 
BERROIL s. m. outre. Et. f 



BERBUIER 



45 



BESLE 



BERRUIER s. m. berrichon; bon 
guerrier. Prov, berroviér. It, anC' ber- 
roviére, voleur de grand chemin, offi- 
cier de police. Et. Berri. 

SERS, berx^y hier s s. m. inv, ber- 
ceau. Proe, bers. EtJ 'bérsa, claie 
d'osier'^ Diez rattache bers, berceau, 
bercer et berser àberbécem, bélier pour 
enfoncer les pilotis, trabs ferrata quam 
bercellum appellabant, à cause du ba- 
lancement et des coups du bélier f Bers 
est resté y comme terme de marine : 
ber, charpente en berceau supportant 
le navire en construction. 

BERS AIL ; bersalt; bersage, 
bersaire s. m. cible, tir. It. barsâglio. 
Et. berser. 

BERSALDER c. a. cribler de coups 
de flèches ; harceler. Et. bersalt. 

BERSEILLER; bersoiier v. n. 
et a. tirer de Tare, chasser; frapper, 
poursuivre. It. bersagliâre. Et. bersail ; 
fréq. de berser. 

BERSËOR, sj. — ère s, m. archer, 
chasseur. Et. berser. 

BERSER, bercer, hier — v. /i. et 
a. tirer de Tare ; percer de flèches ; 
chasser. Et. bers. 

BERSÉRE , — cére ; berseréce, 
— sse, berc — s. f. berceuse ; nour- 
rice. Et. bers, berser. 

BERSERET, — e adj. et s. m. 
propre à chasser ; — chien de chasse. 
Et. berser. 

BERSERIE s. f. tir à Tare; ce 
qu'il faut pour chasser à Tare. Et. ber- 
ser. 

BERTESGHE voy. Bretesche. 

BERTOSER, bertouser v. a. ber- 
tauder^ bretauder, c'est-à-dire tondre 
mal. Et. hQT, particule péjorative; toser, 
tondre y de ton sus. 

BERZ V01J. bers. 

BERZIL voij. Brésil et bercil. 

BES... particule duplicatice ou pé- 
jorative, indiquant qu'une chose ou 



une action est mauvaise, fausse, con- 
trefaite, de travers. Quelquefois Ber, 
bre au lieu de bes, be. Bis est la 
forme savante. Ex. Besaigu, bisacutum ; 
besaive, bisaïeul ; besloi, injustice ; ber- 
lue, vue trouble, mauvaise ; bévue, etc. 
Prov. bes, bar. It. bis, bar. Et. bis, 
double, et de là faux, mauvais. 

BESAINE s. f. abeille ; ruche à 
miel. Et. Germ. bizo, biza, animal qui 
pique, c/ebizen, piquer. Anglais to bite, 
bee, abeille. Même radical que beser ci 
bisse, serpent. 

BESAIVE s. m. bisaïeul. It. bisâ- 
vo. Et, bes, bis; *avium, aive 1. 

BESANTER c. a. orner de be- 
sants. Et, besant. 

BESGOGHIER, vesco— v. a. et n. 
mal tirer — confondu avec descochier : 
décocher, tirer; tricher, escamoter. Et. 
bes, mal, et cochier, mettre la corde 
de Uarbalète dans la coche. 

BESGOSSE s. /. secousse, res- 
cousse; tromperie. It. biscôssa. Et, be 
pour bes, bis, deux fois et mal; excùssa 
rf^excùtere, secouer. 

BESGUIRE, bescoire v. a. cuire 
deux fois. It. biscuôcere. Et. *biscô- 
quere d'où biscuit. 

BESER V. n. courir çà et là, en par- 
lant des vaches piquées par les taons ; 
s'effaroucher, mugir. Et. Germ. bizen, 
piquer. 

BESIL; besillexnent s. m. mau- 
vais traitement, tourment; blessure; 
massacre Et. besillier. 

BESILLIER V. a. maltraiter, tour- 
menter; massacrer; saccager, arracher, 
voler. Et. fréq. de beser. 

BESISTRE , bissestre s. m. jour 
bissextile; jour de malheur, calamité. 
It, bisséstile. Et. 'bissextile -f e d*ap, 
de bisséxtus. 

BESJUGIER V. a. juger de tra- 
vers, mal. Et. bes, jugier. 

BESLE vorj, bêle. 



BESLIN 



46 



BIGOQUET 



BESLIN, helin; beslif, belif (de 
ou en) loc. adt. en biais, de travers, en 
diagonale. Et. bes, lin ï ligne. 

BESLIVER (?. n. aller de biais. 
Et. beslif. 

BESLOI, helloi s. m. injustice, 
mauvais gouvernenaent, désarroi, trahi- 
son. Et. bis, mal] légem, loi. 

BESLONG , — gue , hei — adj. 
oblong ; d'inégale longueur. It. bis- 
lùngo. Et. bis, lônga, longa. 

BESMU v)oy. bemu. 

BESOIGNABLE adj. dont on a 
besoin, utile; qui a besoin, nécessiteux. 
It. bisognévole. Et. besoing. 

BESOIGNIER p. a. n. et imper- 
sonnel avoir besoin, faire besoin ; falloir, 
faire. Proti. besonhâr. H. bisognâre. Et. 
besoing, besoignCy affaire. 

BESORDERt?. a. soufiQer, polluer, 
corrompre. Et. bes, order. 

BESSON s. m. jumeau. Prov). 
bessô. Et. *bissônem de bis. 

BESTENGE s. f. bestens s. m. 
inv. grande querelle, dispute, tênson^ 
contestation. Prov>. bisténs. Et. bes; 
tence, tens. 

BESTENGIER t?. n. et a. disputer, 
chercher noise, querelle. Prot5. bisten- 
sâr. Et. bes, tencier. 

BESTIAGE; bestiame; bestin 
s. m. bétail. It. bestiame. Et. *bestiâ- 
ticum. 

BESTIF, — ve adj. bête. Et. *bes- 
tlvM, — tlva. 

BESTORNER u. a. et n. tourner 
à Tenvers, retourner, renverser ; dé- 
tourner, altérer ; tourner à mal. Et. 
*bistornâre ; hes, tourner. 

BESUCHIER c. a. épargner, mé- 
nager. E«!.?bes, his'y huchier, consert^er 
dans la huche ?? 

BET... Gherchez à BEST... les 
mots gue vous ne trouverez pas 
ici. Ex : Betif à Bestif, etc. 

BETAS s. m. inv. cordage. Et.f 
vltta, bandelettes de tête des prêtres, a 



donné en It. vétta, baguette, verge et 
tête, sommet, pointe, en Proi3. véta, en 
Esp. et en Portugais véta, béta, ruban, 
raie, veine dans un bois. Mais le 
changement du v en b, et la terminai- 
son as ne sont pas français ? 

1. BETER 0. a. et n, amorcer, mu- 
seler ; combattre, lutter, en parlant des 
jeux d'ours, de sangliers, de taureaux ; 
exciter. Et. Germ : Sax. boetan, amor- 
ce/*, exciter. 

2. BETER c. n. se figer, se coaguler, 
en parlant du sang ; se geler, en par- 
lant de la mer. — Betè, — e. Pj^ov. 
betât, épith. banale de sang et de mer. 
Et.'^ Germ. beizén, être piquant, mor- 
dant y aigre ? 

BETIS, — e adj. comme beté. Voy. 
beter 2. 

BETRESGHIER v. a. mettre en 
ordre, arranger. EtJ^ 

BETUMÉE ; — miére s. /. betu- 
ment; — mier s. m. fange; fondrière. 
Et. betun, hoXMm, fange. 

BETUMOS, — e adj. fangeux. Et. 
betum. 

BEUBANGE coy. bobance. 

BEUSE ; Beuserie s. f. méchan- 
ceté ; bêtise. Et. AU. bose, méchant. 

BEVÉE s./, coup à boire, canon. 
Et. boivre, boire. 

BEVERIE s./, excès de vin, ivro- 
gnerie. Et. boivre, boire. 

BEZLIG s. m. le roi, aux échecs. 
Et.f Ar. ? 

BIBET t>oy. guibet. 

BIBLE s. f. machine de guerre 
pour lancer des projectiles. Et."^ 

BIGE ; BIÇAILLE toy. bisse ; 
bissaille. 

BIGHIER voy. pichier. 

BIGOQUET s. m. casque en forme 
pointue; chaperon. Et.f dim. de bico- 
que, tour pour faire le guet. Pièm. 
bicochin, cape de prêtre. Esp. bico- 
quéte, bonnet. 



BIDEL 



47 



BLAND 



BIDEL, — dal voy. bedel ci pital. 

BIDER V. n. trotter comme un bi- 
det. Et. bidet. Celt. bidein, faible 
créature. 

BIED, hiet = bief, biez : lit de ri- 
vière, de ruisseau; canal; fossé. Et. 
*bedwm du Germ. bed, lit. 

BIENVIGNIER^ — teignierv. a. 
accueillir amicalement, souhaiter la 
bienvenue à. Et. ? *Beneveniâre ? de vé- 
nia, condescendance. 

BIÈRE s.f. civière, brancard pour 
porter les blessés, les malades et les 
morts, bière. Frot. béra. It. bâra. Et. 
Germ. bara, id. 

BIERS voy. bers. 

BIET voy. bied. 

BIEU pour Dieu dans les jurons. 

BIFAGE s. m. étoffe sans envers ? 
Et. ? bis, fâciem n 

BIFAIRE adj. à double face. Et.'^ 

BIFE, biJjTe s.f. sorte d^étoffe rayée. 
Et. *biffa, id. probablement de biffer, 
dont l'origine est incertaine. 

BIGARDIE s. f. hyprocrisie. Et. 
begartl. 

BIGNIER V. rèfl. s'esquiver, s'esbi- 
gner. Prox). esbinhâr? It. svignarsi? 
Et.'^ 

BIGOTE; —télé; —terre s. f 
bourse pendue à la ceinture. Et. bigot? 

BIGOTER 0. a. provoquer. U. sbi- 
gottire, effraycTy enlever le courage. 
Et. bigot ? 

1. BILLE s.f billot, bâton, quille 
— belle bille , grande quantité. Et. 
Germ. bille, tronc d'arbre. 

2. BILLE s.f billet, cédule, ordon- 
nance, Mil. Et. bulla. Cf. bule et bole. 

BILLIER V). n. jouer aux billes, aux 
boules, aux quilles; jouer des jambes, 
s'eniuir; — a. garrotter à un billot. Et. 
bille i. 

BIN, — e adj. deux à deux. Et. bi- 
nw, bina de bis. 

BINART, —de adj. benêt. Et."^ 



BIQUETER r. a. peser au biquet, 
sorte de trébuchet pour peser les mon- 
naies. Et. biquet. 

BIS.... en composition. Voy. bas.... 

BIS, — e adj. gris, foncé. Proti. bis. 
It. bigio. Et."^ 'blsium de bysseum, 
couleur de coton ? 

BISOR s.f couleur bise, grise. Et. 
bis. 

BISSAILLE s. f. troupeau de bi- 
ches. Et. bisse 1. 

1. BISSE graphie de biche. 

2. BISSE s.f. serpent. It. blscia. 
Et. Germ. biza, animal qui pique. Cf. 
beser. 

3. BISSE = bysse : lin, le plus fin 
de couleur jaune. Et. jSùo-doç. 

BISSESTRE x^oy. besistre. 

BISSIER s. m. limier propre à 
chasser la biche. Et. bisse i. 

BISSIN, — e adj. de lin ; fin comme 
du lin. Et. bisse 3. 

BISTARDE s. /. outarde. Port 
betârda. Et. avis tarda ? 

BLAFARDER p. a. rendre blafard ; 
injurier. Et. blafard. 

BLAIE t)oy. blée. 

BLAIER, blaèry bleër v. a. embla- 
ver, cultiver en blé. Et. *h\2idà,re de 
•blâdum, *blâtum, blé. 

BLAIERIE, blavterie, blaterioy blai- 
rie s. f. champ de blé ; moisson, récolte ; 
fermage, redevance. Prov. bladaria. It. 
biaderla. Et. •blacfeirla de 'bladâre, 
blaier. 

BLANC toy. bland. 

BLANGHART, —de. Pic. —cart; 
blanchet, — e. Pic. — quet adj. et 
s. m. tirant sur le blanc ; — cheval blanc 
Et. augm. et dim. de blanc. 

BLANGHEÏER, —choïer, Pic. 
— coïer = blanchoyer : blanchir. Prot. 
blanquejâr. It. biancheggiare. Et. frèq. 
de blancher^ blanchir. 

BLAND, — e, blant) blanc, — ge, 
— che^ — ce adj. caressant, flatteur; 



BLANDE 



48 — 



BLÉE 



trompeur. It. biàndo, blândo. Et. blân- 
dw, blânda; 'blândicu, *blândica. 

BLANDE , blange ; blanderie , 
—gcrie; blandice; —dissure .<?. /. 
flatterie, caresse; tromperie. Et. 'blân- 
da, *blândica de blândus ; blander^ 
blangier, blanditia, blandir. 

BLANDËOR, sj. — dére ; blan- 
gëor, sJ. — giére ; blandissëor, sJ. 

— ssére s. m. flatteur. Et. blander, 
blangier, blandir. 

BLANDER; — dir; blangier; 

— gir; blandiver v. a. flatter, ca- 
resser. It. blandire. Et. *blandârp, 
•blandlre, 'blandicârc, blandif de blan- 
diri, caresser. 

BLANDIF, — ve ; blandis, — ce 
adj. flatteur, caressant. Et. •blandlvw, 

— diva ; 'blandicia, — dicia de blân- 
dum, bland. 

BLANDUREL s. m. calville blanc, 
pomme. Et. blanc, durel dim. de dur. 

BLANGE; — gier, etc. Voij. 
Blande ; — der, etc. 

BLANT zoij. bland. 

BLARIE totj. blaierie. 

BLASFENGE ; blastenge, hlas- 
tème s. f. blâme, outrage, blasphème. 
Proc. blasphème. It. bestémmia. Et. 
blasphémia, * blastémia de blasphe- 
mâre, blasmer. 

BLASFENGËOR, sj\ — giére; 
blastengëor, sj.— giére ; blastemëor 
sJ. — mère s. m. blasphémateur. It. 
bestemmiatôre. Et. blasfengier, blas- 
tengier, blastemer. 

BLASFENGIER ; blastengier, 
blastemer v. a. blâmer, outrager, blas- 
phémer. Prot. blastemâr, — femâr. It. 
bestemmiâre. Et. blasfenge, blastenge. 

BLASMANGE s. f. - mement 
s. m. blâme, reproche. It. biasimânza. 
Et. blasmer. 

BLASMËOR, sJ. blasmère s. m. 

— meréce s.f. celui, celle qui blâme, 
blasphémateur. It. biasimat<3re. Et. 
blasmer. 



BLASON, — ^on s. m. écu colorié, 
écu, bouclier, écusson, cotte d'armes, 
armoiries ; renom, gloire, lustre; dis- 
cours, bagou^ racontar. Proo. blezô. 
It. blasône. Et. Germ : Angl. — Sajr. 
hlcesefjlambeau, de hloèsenyflambloyer ; 
Ane. haut AU. blasa, trompette; HoN. 
blazen, vanter. 

BLASONER v. a. et n. briller, 
célébrer; blaguer, critiquer. Proc. bla- 
zonâr. It. blasonâre. Et. blason. 

BLASTÉME; blastemëor; 
blastemer roy. blasfenge ; — gêor ; 

— f engier. 
BLASTENGE; — tengëor ; 

— tengier toy. blasfenge ; — feu- 
gëor ; — f engier. 

BLATERIE toy. blaierie. 

1. BLAVE, blasce, comme bloi 
dont il n'est probablement que le fé- 
minin. 

2. BLAVE, bléce s.f. blé, grain 
en général. Et. 'blâva de *blavâre, bla- 
ver. Cf. blée et ablée. 

BLAVÉE s. f. farine. Et. blave 2. 

BLAVER p. n. et a. semer du blé ; 
emblaver; ensemencer. Et. 'blavâre de 
*blâvum, bleifj blé. 

BLAVERIE comme blaierie. Et. 
blaver. 

BLAVOÏER r. n. verdoyer. Et. 
frèq. de blaver. 

BLAZON, etc. roy. blason. 

1. BLEGIER, —tier r. a. et n. 
blettir; rendre blet, amollir en frappant. 
Pièm. biet, blet. Et. Germ. A hall. 
bleizza, bleu, meurtrissure ; Nor. bley- 
tan, amollir. 

2. BLEGIER, ssier = blesser : 
déchirer; blesser; injurier. Et. Germ. 
bletzen, rapiécer; pletz, morceau de 
cuir, d'où le sens de couper, tailler, 
blesser ? 

BLÉE, blaie s.f. moisson, champ 
de blé; blé, grain en général; récolte. 
It. biâda. Et. 'ablâta, 'blâ^a de ablâ- 
tum. Cf. blave et ablée. 



BLEER 



- 49 - 



BOBIERT 



BLEEH voy, blaier. 

1. BLEF rsoy. bloi. 

2. BLEF, hleif^ blé. 
BLEMEH, blesmer; — ir c. a. etn. 

faire des bleus, contusionner, meurtrir, 
blesser, battre, détériorer, léser; rendre 
blême, blêmir. Proc. blesmâr. Et, Germ, 
Scand. blâmi, couleur bleue, de blâ, 
bleu. Cf. bloi. 

BLEMISSEMENT, blesm-s. m. 
blemure, blesm—s,f. bleu, contusion^ 
blessure; offense, tache. Et, blemer, 
— ir. 

BLESSIER, bletter v>oy. blecier. 

BLESTE t>oy. bloste. 

BLÉVE voy. blave 2. 

BLIALT, blidalt xi' s., bliaU bliau, 
blùaut, bleau s. m. robe longue, tuni- 
que, manteau de soie ou d'autre riche 
étoffe porté, comme nos pardessus, par 
les deux sexes. Prov. blizâut, blezô, 
bliâut. Fr, mod. blouse. Patois blaude, 
bleude. Et. *hlià\dum prob. du Germ. 
blialt, étoffe de soie. Le mot allemand 
serait d'origine orientale. Persan : 
baljad, vêtement complet, de VAr. balâ, 
porter un vêtement ? 

BLOI, — e et probablement blave 
adj. blême, pâle, verdâtre ; bleu, bleuâ- 
tre ; blond ; clair. N'exprime pas une 
couleur bien décise. Prov. blâu,/. blâva. 
It. anc. biâvo; mod. blù. Et. *blâva, 
*blâva du Germ. : AU. blao, blaw, 
flavus et cœruleus ; Danois blod, blond. 

BLOIS , — e; bloisos , — e adj. 
blèse; bègue. Prov. blés. It. bléso. Et. 
blôesw, blôesa. 

BLOISIER; —sir v. n. bléser; bé- 
gayer. Et. blois. 

BLOS,— e adj. et adv. dénué, privé 
de; — seulement. Prov. blos. It. anc. 
biôtto, pauvre. Et. Germ. bloz, vide, 
nu, de blutten, *blutâre, vider. 

BLOSTE, -— tre, bleste s.f. mon- 
ticule, motte de terre; bouton, clou. 
Sert à renforcer la négation. Et. 



•bllsta du Germ. bluyster, ampoule, 
cloche. 

BLOSTROS, — e, blest — adj. 
couvert de boutons. Et. blostre. 

BLOU voy. bloi. 

BO... Les sons o et ou (en Latin m) 
ont été généralement représentés au 
moyen âge par o. Nous avons placé 
ici la plupart des mots écrits quelque- 
fois par ou et u, mais ordinairement 
par o. Ex : Boule et bule à bole ; 
Boute et bute à bote, etc. 

BOBANGE, Pic. — c/ie; boban- 
cerie, bueb — , boeb — , beub — , bub — 
s.f. bobans s. m. orgueil, arrogance; 
faste, grand train ; bombance, débauche ; 
joie, fête. Prov. bobânsa, bobâns. Et. 
bobancier. 

BOBANGËOR, s/.— ciére ; — ços, 
— e; — cier, — e s. et adj. orgueil- 
leux, hautain, fastueux; luxurieux. Et. 
bobancier. 

BOBANCIER v. n. étaler du faste ; 
vivre luxueusement, dans la débauche. 
Et. bobant. 

BOBANT, boub—, bueb—, boeb—, 
beub — , bomb — , .s. m. orgueil, vanité; 
faste, luxe; débauche. Prov. bobân. 
Et. ? de *bombum, bruit, bourdonne- 
ment, remue-ménage. *Bômbicus, tur- 
bulent, fanfaron. Prov. bomba, or- 
gueil ? 

1. BOBE s. /. moue; tromperie. 
Et. ? Germ. bâppe, bouche f Langue- 
docien bébo^ lèvre ? Cf. béfe. 

2. BOBE voy. balbe. 
BOBELIN s. m. chaussure en cuir 

de bœuf; savetier; coup de pied. Et. ? 
dim. (ie bovel, *bovâle de bôvem, bœuf^"^ 

BOBER; — ir v. a. faire la moue 
à; se moquer de, railler; tromper. Et. 
bobe 1. • 

BOBIERT, — de; bobu, — e adj. 
niais, nigaud, sot, imbécile, présomp- 
tueux. Et. f bobe ? ou bàlbus, balbe, 
baube, bobe ? L'Espagnol et le Portw 



BOBOIS 



- 50 — 



BODNE 



gais ont bôbo, niais; l'idée de bégaie- 
ment conduisant à celle de sottise. 

BOBOIS s. m, inv, tapage. Et. 
•bombé/ise de *bômbus, bruit. Cf. bo- 
bant. 

BOBU xaoy. bobiert. 

BOGEy bosse, s. /. proéminence, 
boule, bosse, tumeur, bouton, clou de 
la peau, tumeur pestilentielle, ulcère. 
Pror^. bôssa. It. bôzza, bôccia. Et. *b6- 
cia du Germ. butze, toute èminence 
tronquée, émoussée, de bozen, proémi- 
ner; Flamand butze, bosse, ou du Celt. 
bos, both, tumeur f 

1. BOGEL, mieux bochel, — iel 
8. m. bocal, flacon, bouteille, cruche. 
It. boccâle. Et. ? *baucâle du Grec 
jSaifxaXiov, t>asef 

2. BOGEL, mieu^ bochel, — chiel 
8. m. — éle s. /. petite bouche ; 
bouchée ; petit morceau d'aliments ; 
embouchure; lucarne; vanne d'écluse. 
Et.dim. de bouche, *bùcca, et 'bucceâle, 
muselière. 

3. BOGEL, — sel. Pic. — chel, 

— iel s. m. barillet ; mesure pour les 
liquides. Proc. bossél. It. botticéllo. 
Et. *buticélla dim. de *bùtta, bote 3. 

4. BOGEL, boissel, mieux hoistelf 

— iel s. m. petite boîte ; boisseau, mesure 
pour les solides. Et. 'bustellM dim. de 
*bùstia, *bùxdia, boîte^ qui vient de 
l'ace. Tnj^iSa, pj^xida, bùxida, nom. 
TTuÇtç, •bûxis, de ttJÇoç, buis. Bocel, 
barillet; bocel, petite botte; et bocel, 
flacon, ont été confondus. 

BOGEH 0. a. et n. bosseler, former 
une bosse. Et. boce. 

BOGERÉ ; boceros,— e ac^*. bossu, 
noueux ; couvert de boutons. Et. boce. 

BOGHEÏER t>oy. bochoïer. 

BOGHEL t>oy. bocel. 

BOGHET, bouchet s. m. breuvage 
fait de miel. Et. ? dim. de bouche ? 

BOGHETER, bouch — t?. a. émou- 
cher, injurier, maltraiter. Et. bouch été 



dim. de bouche. Cf. Vit. menar par 
bocca, dire du mal* 

BOGHETONS (a), comme bo- 
chons. 
BOGHIEL isoy. bocel. 
BOGHIÉRE, bouch — s. f. érup- 
tion de boutons autour de la bouche, 
hydroa. Et. bouche. 

BOGHIN, bou — , boussin. Pic. — 
quin, — kiny — cin s. m. petite bouche ; 
bouchée; morceau d'aliments. It. boc- 
chlno. Et. dim. de bouche. Cf. bocel 2. 
BOGHOÏER^ bouch — c. n. ouvrir 
la bouche plusieurs fois ; expirer. It. 
boccheggiâre. Et. boche. 

BOGHONS (a), bouch —, Pic. 
boucons loc. adc. la bouche contre terre, 
à plat ventre. It. boccôni. Et. augni. de 
bouche 4- s pi. ou ado. 
BOGIEL v)oy. bocel. 
BOGLAL, — ciel; boolé, — e; 
boclier, — e ; bou — , bor — adj. et 
s. m. muni d'une boucle ; bombé. Epith. 
banale de bouclier; — bouclier, écu. 
Proo. bloquiér. Et. *buccwlâria de 
*bùccula, petite bouche, boucle, de 
*bùcca, bouche. 

BOÇOÏER, boss — r. a. faire des 
bosses; rouer de coups. Et. fréq. de 
bocer. 

BOGRAS, boucras s. m. liqueur 
aromatisée ou sorte de vin. Et. ? corrup- 
tion rf'hypocras ?? 

BODE, boude; bodie ; bodine, 
boud — s. f. ventre, bedaine, tripe, 
nombril. Et. ? d'une racine bod, comme 
boudin . Germ . butze , bloc , bout 
émoussé, qui se trouve dans d'autres 
langues, exprimant une protubérance, 
quelque chose de proéminent, d'où bou- 
der, avancer les lèvres ; *bôdina, borne ; 
butte, bout, bouton, etc. Cf. bot 3. 

BODINIER, — e, boud — adJ. et s. 
qui fait des boudins ; qui a une grosse 
bedaine. Et. boudin ; bodine. 
BODNE voy. bone. 



BODRE 



- 51 - 



BOLE 



BODRE, boudre v. n. bouillir, p. 
pas. bolu. Et.'^ même racine que bode : 
bod, proéminence, âfoii Flam. butse, 
bulle, bouillon'^ 

1. BOË voy. bove. 

2. BOË voy. buie. 
BOEBANGE ; — cier, etc, voy, 

bobance, etc. 

1. BOËL, boiel s. m. boéle, boiéle 
s,f. boyau, entrailles. Prov. budél. It. 
budéllo, budella (plur.). Et. *bo^éllMm, 
saucisse ou petit boudin (Martial) *bo- 
telli, boyaux, dim. de 'bôtulus, boudin 
(Aulu-Gelle). Boéle vient probablement 
d'un plur. n, *botélla, traité comme 

2. BOËL, bouel; bouet, bnëH s. 
m. petit trou ; petite ouverture. Et. ? 
dim, de bu ou de buie 2'^ Cf. buhot. 

BOËLÉE, boie — s. f. boyau, en- 
trailles. It. budellâta. Et. boël 1. 

BOËLER, boieler, buieler c. a. 
éventrer, étripper, faire sortir les en- 
trailles, la cervelle. It, sbudellâre. Et, 
boél 1. 

BOER voy. bor 1. 

BOËT voy. boël 2. 

BOFE, bofer, bofet, bofoi woy. 
bufe, buler, bulet, buioi. 

BOFU s. m. sorte d'étoffe. Et. f 
étoffe qui bouffe ? 

BOGE voy, bolge. 

BOHORT, etc, voy. behort, etc. • 

BOIE voy. huie 1. 

BOÏEL ; — le voy. boël 1. 

1. BOIER s, m. bouvier. Et, *boi?â- 
tiu de b6vem, bœuf. 

2, BOIER, bouier s. m. amas de 
boue, bourbier; marre, ruisseau boueux. 
Et. boé, boue. 

BOINON s, m. tige, cage d'osier. 
Et. ? 

BOISDIE comme boisie. 

BOISDIF comme boisif. 

1. BOISE s,f, tromperie, mensonge, 
trahison. Prov, bâuza. Et, Germ. anc. 



bosi, mod, bôse, méchant; bosa, tj^om- 
perie, 

2. BOISE voy. busche. 

BOISIE ; — série ; — seté s. /. 
boisement s, m. tromperie, mensonge, 
trahison. Prov, bauzla. It. bugla. Et, 
boisier 1 . 

1. BOISIER V. a, et n, tromper, 
mentir, trahir; se tromper. Prov, bau- 
zâr. It, anc, bugiâre. Et, boise. 

2. BOISIER, — e; boisos, — e; 
boisif, — ve; boisart, — de adj, 
trompeur, menteur. It, bugidrdo. Et, 
boise. 

3. BOISIER voy, buschier. 

1. BOISIÉRE; — série, boiss — 
s,f, bois, forêt. It, boschâja. Et. bois. 

2. BOISIÉRE/. de boisier 2. 
BOISINE, etc. voy. buisine, etc, 
BOISSEL, boistel voy, bocel 4. 
BOISSIER voy, buschier. 
BOIT voy, bot 1. 

BOITE; — toire; — ture s. /. 
boisson; ivrognerie. It, blbita, bevitô- 
ria. Et, boivre. 

BOITEÏER, — toïer v. n, boiter. 
Et, fréq, de boiter. 

BOJON voy. boljon. 

1. BOL, bout s, m. tromperie. Et, 
s, verbal de boler. 

2. BOL, boul, boule s, m, bouleau. 
Prov, bés. It, bétula. Et. *bôula de 
bétula. On trouve aussi dans le Celt. 
bes, bedw = bétula. 

3. BOL, boul s. m. tas. Et. ? le 
même que bol de jSfi3>oç, motte de terre ? 

BOL ASTRE; bolengeïs, —ce; 
bolengier, — e adj, trompeur; rusé. 
Et, boler ? 

BOLDEQUIN^ bou — s, m, jiche 
étoffe brodée pour chapes, palliums, 
manteaux; dais, baldaquin. Et. même 
mot que baldaquin de Vit, baldâcco, 
nom altéré de Bagdad. 

1. BOLE, boule\ bolerie; bolen- 
gerie ; bolie s. f, hâblerie; tromperie. 



&0L£ 



- 52 



BOA 



fraude; ruse. Prot, bôla. It. bôlla. Et, 
probablement même mot que boule, 
bulle, de bùUa, bulle d'air, vessie, 
balle, boule, bulle (sceau rond), bou- 
lange ? (pain rond), d*où sont sortis 
les divers sens de boule, bole, bulle, 
boulanger, etc. ? Cf. bule. 

2. BOLE coy. bol 2. 

BOLËOR, sj. — 1ère s. m. trom- 
peur. Et. boler. 

BOLER, bouler v. a. et n. rouler; 
gonfler; bouler; satisfaire pleinement; 
jouer à la boule; rouler, tromper. Prov. 
boldr. Et. bole, boule. Cf. buler. 

BOLERIE; boloire, boul — s. f. 
jeu de boules. Et. boler. 

BOLGE, bouge, boge s. f. cavité, 
creux, caverne; cuisine, bouge; petit 
coffre, sac de cuir, valise, bourse. It. 
bôlgia. Et. •bulga (Lucilius, Festus), 
matrice, bourse de cuir, havresac, 
du Celt. bolc, trou'^ 

BOLGÉTE, bou — s. /. valise, 
sac, bourse de voyage. Et. dim. de 
bolge. Reoenu sous la forme anglaise 
de budget. 

BOLIE voy. bole. 

BOLISME s. /. boulimie. It. buli- 
mia, bulimo. Et. j8oJ>tjùtoç. 

BOLJON, bojon, boujon, bougon, 
boUon, 6oa<3'o/i= boujon : grosse flèche, 
trait, carreau d'arbalète ; bélier ; barre 
de fer, verrou, chaînon. Prov. bossô. 
It. bolzône. Et. Germ. bolzen, trait, 
flèche; ou bùlla, grosse tête de clou, 
d'oii boulon, qui a le même sens que 
bolzon, et le suffixe cion ? 

BOLJONÉ, — e adj\ garni de bou* 
jons. Et. boljon. 

4. BOLOIE, boul — s. f lieu planté 
de bouleaux. Et. bol. 2. 

2. BOLOIE, boul — s. f. boule ; 
massue. Et. boule, massue. 

BOLOIRE voy. bolerie. 

BOLZON voy. boljon. 

BOMAGE voy. bonage. 



BOMBAGE s.f. coton. It. bambâ- 
gia. Et. *bambâcia de pôii^x)^, soie, 
coton. 

BOMBANT ; bombance^ etc. voy. 
bobant^ etc. 

BOMBASIN, — e adj. de coton. It. 
bambaglno. E*^. bombyclnum de jSô/zjSv?. 

BONAGE = bornage : droit de bor- 
nage. Et. *bodmâticu de *bôdina, bone, 
borne. 

BONDÀIL s. m. bonde, robinet, 
écluse. Et. bonde. 

BONDER ; — dir v. n. et a. faire 
du bruit, retentir ; faire retentir. Prov. 
bondâr, — Ir. Et. bom6itâre, — 'tire. 

BONDIE ; bondison s. f. reten- 
tissement, bruit éclatant ; fracas — tôt a 
une bondie, d'une voix, ensemble. Et. 
bondir. 

BONDIN s. m. cor. Et. bondir. 

BONDONER comme bonder. 

BONE, bonne, boune, bousne, bodne 
graphies de home. Et.*\)6àinaL, *bônna. 

BONER, bonner = borner. Et. 
*bodmâre de bôdina, bor-ne. 

BONEÛRÉ, — e adj. bienheureux. 
Et. bônum a.ugnréLtum de augurium. 
Cf. beneûré. 

BONEÙRTÉ s. /. bonheur. Et. 
bônam *a.ugnTit&tem d^augûrium, ëur. 

BONIERs. m. boniéres. f. champ 
limité par des bornes ; mesure agraire 
beaucoup plus grande que Tarpent. Et. 
bone. 

BONISME superl. de bon. It. bo- 
nlssimo. Et. bon. 

BONNENG, boun — s. m. esto- 
mac. Et. f 

BONTABLE; — tif, — ve adj. 
plein de bonté. Et. bonté, et les term : 
âb/lem, Ivum. 

BOOIT ? s. m. repaire. Et. ? 
BOORT, etc. voy. behort, etc. 
1. BOR, boer, buer adv. bien; heu- 
reusement ; le contraire de mar — 



BOR 



— 53 - 



BORNEMENT 



Buernè ! interj. courage I Et, f contr. 
de bôna hôra, bone, uere, buer. 

2. BOR, hour s. m. boure s. /. 
canard ; cane. Et, ? On trouve le dim, 
*bouréta dont l'origine est inconnue, 

BORAT t)otj, burat. 

BORBER^ bourber v, n. barboter, 
patauger, farfouiller ; bégayer. Et. 
bourbe. 

BORBETER, bourb — t>. n, mur- 
murer, bredouiller, balbutier ; barboter. 
It. borbottâre. Et. borbéte dimin, de 
bourbe, ou Celt. borban, murmure. 
Borbeter (bourbe), barboter (barbe) et 
balbeter (bâlbum) ont confondu leurs 
sens. 

BORGLAL ; borclé voy. boclal. 

BORD voy. borde 1. 

BORDAGE s. m, bord ; métairie ; 
fermage. Et, borde 2. 

BORDAS AGE, bourd — s, m. 
tenure féodale. Et, borde 2. 

1. BORDE et bord, bourd s, m. 
bâtard. Proo. bort. Et, bùrdo, mulet. 
Cf. bordon 1 . 

2. BORDE s. f, poutre, bûche, bran- 
don, béquille ; hutte en bois, chaumière, 
cabane ; petite métairie ; bord, bordure, 
côté. Prov, et It, borda. Et, même ori- 
gine que bord du Germ, baurd, bord, 
planche, 

3. BORDE toy. bourde. 
BORDEÏS, — ce adj, bordé, brodé. 

Et. border. 

BORDËOR = bourdeur : donneur 
de bourdes. 

1. BORDER =bourder. / 

2. BORDER = border. 
BORDIER s. m. métayer. Et, 

borde 2. 

i. BORDON = bourdon : mulet; 
bâton de pèlerin qui lui sert de mulet 
pour le voyage. Prov, bordôn. It, bor- 
dône. Et. *burdône. Burdonem produ- 
cit equus conjunctus asellse. 



2. BORDON = bourdon : instru- 
ment de musique; joueur de bourdon, 
sorte d'instrument grave, le serpent d'é- 
glise, en forme de bourdon^ bâton ; 
longue trompette ; tuyau d'orgue? Prov. 
bordôn. It. bordône. Et.? bordon 1, 
bâton y ou Celt, burdan, bourdonne- 
ment f 

BORE, boure, bourre t^oy. bor 2. 

BOREL, bourel s, m, bourrelet du 
casque, ou de la coiffe ; collier rem- 
bourré de la bête de somme. Et, bourre. 

BORGAGE s, m. — gerie s. f- 
droit de bourgeoisie; bourgade. Et, 
bore, bourg, 

BORGE s. f. étoffe moitié toile, 
moitié laine ? Et, ? 

BORGERASTRE s, m.? boisson 
aromatique; rafraîchissement, i?^. ? 

BORGNÉTE s. /. chassie. Et, f. 
de borgnet dim, de borgne, qui louche, 
qui a mal aux yeux. 

BORGNOÏER o. n. loucher; être 
borgne. Et, borgne, louche et borgne, 

BORLE, bourle s. f. moquerie, 
raillerie, attrape, tromperie. Prov. et 
It. bùrla. Et. *bùrrala dim, de *bùrra, 
d*où bourre. Ausone donne le pluriel 
bùrrse = quisqulliae^ inéptiae. 

BORLËOR, sj, — 1ère, bour — 
s, m, farceur, moqueur. Prot^. burla- 
dôr, sj, — lâlre. It. burlatôre. Et, 
bor 1er 1. 

1. BORLER, bourler v, a. plaisan- 
ter, railler. Prov. burlâr. It, burlâre. 
Et. borle. 

2. BORLER^ bourler v, a, garnir 
d'un bourrelet, ourler, border. Et. 
contr, de bourreler de borel, bour- 
relet, 

BORNAL ; bornois, boum — s. 
m. rayon de miel; terre glaise percée 
de trous. Et ? 

BORNALIER, — e, — elier adj, 
percé de trous comme un bornai. 

BORNEMENT s. m, — neùre, 
boum — s, f, bornage. Et, borner. 



BOHNION 



— 54 - 



BOTEQUIN 



BORNION, hourn — s. m, essaim 
d'abeilles. Et. ? C/. bornai. 

BORNIR 0. n. atteindre. Ef^ 
borne?? 

BORNU, — e adj. creux. EL ? Cf. 
bornai. 

BOROFLEMENT s. m. querelle, 
mêlée. It. baruffaménto. Et. borofler. 

BOROFLER o. n. se quereller; se 
battre. It. baruffâre. Et Germ. birou- 
fan, tirer les cheveux. 

BOROT, bourot s. m. caneton. Et. 
dim. de bor 2. 

BORSÉE s. /. quantité d'argent 
remplissant une bourse. Et, bourse. 

BORSER, hourser v. n. et a. gros- 
sir sa bourse ; enfler, boursoufler ; bour- 
cer. Et. bourse. 

1. BOS = bois: coups de bâton. 
Prov. bosc. It. bôsco. Et. 'boscMm, 
*bùscum qui viendrait du Germ. buisc, 
matériaux de construction, hois, de 
bauen, construire'^ 

2. BOS, hoz sj\ de bot. 
BOSGHAGE ; — geos, — e ; bos- 

chain, — e, Pic. bosca — adj. boisé, 
agreste. It. boscâtico. Et. *boscâticum 
de *bôscum, bois. 

BOSGHAILLE, Ptc. boscaille s.f. 
bois taillis; pièce de bois. It. boscâglia. 
Et. *boscâlia pi. n. pris pour sg. f. de 
*bôscum^ bois, 

BOSGHEL; — chet s. m. buis- 
son ; bosquet. Et. dim. de bos, *boscum. 

BOSGHIER voy, buschier 2. 

BOSGHOÏER, — eïer; bosche- 
1er, Pic. bosk — v. n. faire, couper du 
bois; chasser dans les bois; folâtrer 
dans les bois. Et. frèq. rfeboschier; 
boschel. Cf. buschier 2et^, 

BOSGHOIS, Pic. bosquois s. m. 
inv. habitant des bois; bosquet. Et. 
•bosché/ise de •bôscum, bois. 

BOSEL voy. bocel. 

BOSER, bouser V. a. piquer. E"^? 
Est-ce une corruption pour beser?? 



BOSERER, bous — o. refl, se sa- 
lir. Et. bouse. 

BOSNE = borne. Voy. bone. 

BOSQUIER voy. buschier. 

BOSSE voy. boce. 

BOSSIER voy. buschier. 

BOSSIN voy. bochin. 

BOSVE voy. bove. 

1 BOT, boitf bos s. m. crapaud. Et. 
Germ, botzen, chasser, rejeter^ ce qui 
est rejeté,, mis àparty d*où aussi botte, 
tas mis à part, dans Vexpression : 
botte de paille. 

2. BOT, bout s. m. coup, botte, 
poussée, heurt; et tous les sens de 
bout — De bot loc. adv. de suite. It. 
bôtto. Et. s. verbal de boter, bouter du 
Germ. hàzen, frapper. 

3. BOT, bout s. f. et m. outre, 
tonneau. It. botte. Et. mot commun à 
plusieurs langues. Germ. butte, muid, 
vase. Grec ^-Jtlç, flacon. Celt. bot, 
coffre. Botte, chaussure, et botte, ton- 
neau, sont le même mot. 

BOT AGE s. m. droit sur les vins 
en tonneaux. Et. *botâticum de •botta, 
*bùtta, bote 3, tonneau. 

1. BOTE, botte s. f. crapaud. It. 
botta. Et. botl. 

2. BOTE, boute s /. coup, botte. It. 
botta. Et. bot 2. 

3. BOTE, botte s. f. outre, tonneau, 
barrique, baquet. Prov. bôta. It. bette. 
Et. bot 3. 

BOTÉE ; — terie ; — teûre, bout — 
s.f boteïs; — tement, bout— s. m. 
choc, poussée, coup ; charge, combat ; 
expulsion. Et. boter, bouter. Cf. bote 2. 

BOTELER, bouteler v. n. pousser, 
germer. Et. botel dim. de bout, bot 2, 
d*oà également bouton. Cf. boter. 

BOTËOR, boutëor, sj. — tére s. m. 
celui qui frappe, pousse. Et. boter. 

BOTEQUIN s. m. petit bateau. 
Esp. botequin. Et. Germ. Holl. bot- 
kin, etc. 



BOTEB 



- 55 - 



BRACE 



1. BOTEB = bouter o. a. et n. 
frapper, pousser, jeter, expulser; mettre. 
Profi. botâr. It, buttâre. Et, Germ. 
hàzeiïf frapper. Cf. bot 2 et bote 2. 

2. BOTEB = botter. 

3. BOTEB r. a. mettre en bottes, 
en fagots, paquets. Cf. bot 1. 

4. BOTEB ooy. beter 2. 

1. BOTEBETf^e—bouteretadj. 
qui bat, boutant. Et. boter 1. 

2. BOTEBET ciim. de bot 1. 
BOTEBIL, 6oM^ — s. m. nombril; 

bouton. Et. ? bouter, pousser j ou dim. 
de bote 3, baril, ou d'une racine bod 
qui a donné une nombreuse famille de 
mots. Cf bode et bot 3. 

BOTILLIEB, bout — 3. m. somme- 
lier, échanson. Et. bouteille. 

BOTISÉLE, bout — s. f. petit 
tonneau. It. bottioélla. Et. *buticélla 
dim. de 'butta, bote 3. Cf bocel 3. 

BOTOÏEB 0. n. chausser ses bottes ; 
jouer des jambes. Et. frèq. de botter. 

BOTT... Cherchez à BOT... £^0?.: 
botte à bote, etc. 

4. BOU... Et.ho... ou bu... Cher- 
chez à BO... Ex. : bouchel; boude ; 
bouel ; bouler ; bourler, etc. à bo- 
chel; bode; boôl; boler; borler, 
etc., etc. 

2. BOU... Et, bol... Cherchez à 
BOL..... Ex. : boujon à boljon ; 
bouge à bolge, etc., etc. 

BOU s. m. et /. bracelet. Prov. 
bauc. Et. Germ. baug, boug, anneau. 

BOUE, — e adj. taillé en rond. Et. 
bou. 

BOUFE, boujfe cherchejs à bule. 
De même pour tous les dérivées de 
boufe, comme boufart, bouiel, bou- 
fement, bouffeter etc. y etc. Voy. 
bufart, bufel, etc., etc. 

1. BOUGE voy. bolge. 

2. BOUGE s.f fagot, paquet. Et. ? 
Serait-ce le même que le précédent f 
ou mendrait'il du Germ. butze, mon- 
ceaUy tas ; bozo, faisceau, fagot ?? 



3. BOUGE s. m. terrain inculte. 
Et."^ 

4. BOUGE s. m. hache. Et ? bouge 
pour vouge ? 

BOUGERENG, — che adj. de 
bougran. Et. bougeran, bougran, 

BOUGLE coy. bugle. 

BOUGON t>oy. boljon. 

BOUHOUBT, etc. Voy. behort, 
etc. 

BOUJON 90//. boljon, 

BOUL toy. bol. 

BOULE ; bouler noy, bole ; boler. 

BOUB voy. bor 2. 

BOUBD voy. borde 1. 

BOUBDE ; — derie ; •— dor ; bour- 
der voy. behorde; behorder, etc. 

BOUBLE; bourler voy. borle; 
borler. 

BOUT; boute; bouter, etc. Voy, 
bot; bote; boter, etc. 

BOUT... Cherchez à BOI... Ex : 
bouyel; bouyer à boïei ; boier,e^c. 

BOUZON voy. boljon. 

BOVE, bosve, boe s. f grotte, ca- 
verne, cave. It. bùca. Et, ? *bùca^ trou, 
creux. 

BOVÉE s. /, espace de terre labou- 
rable en un jour par une paire de 
bœufs. Et. *bova^a de bôvem, bœuf. 

BOVEB V. a. creuser. It. bucâre. 
Et. bove. 

BOT... Cherchez à BOI... 

BOZ voy. bot 1. 

BOZON voy. boljon. 

BBAAIL s. m. — aille s. f. cri; 
bramement. Et. braaillier. 

1. BBAC sj. de bracon 2. 

2. BBAC graphie de bras, brâ- 
chium. 

1. BBACE, — sse. Pic, —che^ 
brasse : brassée, embrassée, bras, carrure, 
force; bruche, sauterelle, à cause de ses 
longues pattes ? — Brace a bracey à 
bras le corps. Prov. brassa. It, brâccia; 
Et, brâchia pi, n. traité comme sg.f. 



BRAGE 



— 56 - 



BHAIDEÏS 



2. BRAGE, — sse s. f. orge fer- 
mentée pour faire la bière; bièrre ; bras- 
serie. Et. Celt. comme bras, malt. Cf. 
brasl. 

BRAGEÏER vorj. braçoïer. 

1. BRAlGEMENT, - sseme/i^ s. m. 
action de remuer les bras ; brassée ; em- 
brassement. Et. bracier 1. Cf. brace 1. 

2. BRAGEMENT,— sseme/i^s.m. 
action de brasser ; fabrication de la bière ; 
la bière elle-même.. £"?;.. bracier 2. Cf. 
bras 1 et brace 2. 

1. BRAGËOR, sj. -^ ciére, brass — 
s. m. braceréce, — sse s. f. celui, celle 
qui travaille des bras : ouvrier, ouvrière. 
Et. bracier 1. 

2. BRAGËOR = brasseur. Et. bra- 
cier 2. 

BRAGEROLE, brass — s. f cami- 
sole de nuit. Et. bras 2 ? 

BRAGHET, Pic. braket, — quet, 
bracet s. m. Et. dim. de brac, braque. 
Cf. bracon 2.>- 

BRAGIÉE, brade. Pic. — chièe, 
brass — = brassée : longueur des bras ; 
embrassade. It, bracciâta. Et. p. pas. f. 
de bracier 1 . 

4. BRAGIER, brasser v. a. et n. 
mouvoir les bras; travailler des bras; 
lutter ; brasser ; embrasser. Et. bras, 
bràchium. 

2. BRAGIER, bracer, brasser v. a. 
et n. brasser, faire, fabriquer la bière, 
remuer, agiter. Et. *braxâre, *brassâre 
du Celt. brag, brace 2, orge germée, 
malt. Cf. brace 2 et bras 1. Ces deux 
verbes ont été confondus. 

BRAGIN s. m. bracine, — ssine 
s. J. fabrication de la bière ; brassin, 
brasserie ; manipulation, machination. 
Et. dim. de bras 1 et de brace 2. 

1. BRAÇOÏER, — eïer, brass - 
0. n. et a. agiter les bras ; mesurer avec 
les bras ; embrasser. Et. fréq. de bra- 
cier 1. 

2. BRAÇOÏER, — ceïer t?. a. fa- 
çonner, pétrir, mouler. Et. fréq. de 
bracier 2. 



BRAGOLE s. /. gâteau. Et. ? 

1. BRAGON s. m. poutre, support, 
traverse de bois. Et. f augm. rfe bracet ? 

2. BRAGON, SJ. brac s. m. chien 
braque. Proc. bracôn, sj. brac. It. 
brâcco. Et. Germ. braccho., chien de 
chasse. 

BRAGONIER s. m. valet de chiens 
braques, veneur. Et. bracon 2. 

BRAÇONIÉRE s. /. braçuel, 
bra^eulj brass — s. m. brassard. Et. 
bras. 

BRADËOR, sj. dére s. m. rôtis- 
seur. Et. brader. 

BRADER o. a. rôtir ; revendre. 
Et. f brader, rôtir, est-il pour brander 
ou braser? mais brader, revendre ? Est- 
il pour braidir, crier f ? 

BRAGART, — de adj. vantard, 
fanfaron. Et. brague. 

BRAGUE s./, divertissement ; van- 
terie, hâblerie. ^ïî. Germ. Norois brack, 
tapage, ou Celt. brag, malt, bragiaw, 
brasser, gonfler '^ 

BRAHANT vorj. brehant. 

BRAHON 00//. braon. 

1. BRAI, broi, brati s. m. braie, 
broie s. /. boue, crotte, fange, vase, 
brai. Prot). brac, boue et matériaux. 
It. brâgo. Et. *brâcum du Germ. 
Scandin. brâk, goudron, et par exten- 
sion fange dans les langues néo-latines. 
Cf. bruec. 

2. BRAI, broi s. m. piège; gluau, 
glu. Et. Ce mot est peut-être le même 
que le précédent ; du sens de corps 
gluant, poisseux, goudron en Scandi- 
nave, boue en Français, brai 1, a pu 
passer à celui de glu et par suite gluau, 
et piège en général. 

3. BRAI voy. bras i. 

4. BRAI voy. brait. 
BRAIGEL, brecel s. m. engin, 

piège de chasse : gluau ou lacet. Et. 
dim de brai 2 ou de bret 1 

BRAIDEÏS s. m. inv. — dison 
s.f. hennissement. Et. braidir. 



BRAIDIF 



— 57 — 



BRAQUET 



BRAIDIF, — ve adj» hennissant; 
ardent, emporté. — Epith. banale de 
checal. Et brait. 

BRAIDIR, bredir ; braidoïer ; 
braidonier v. n. hennir ; chanter. 
Proc, braidlr. It, bradire. Et, brait. 

1. BRAIE s. /. haut de chausse. 
Proc. brâya. It, et Et, brâca d'origine 
celtique, 

2. BRAIE r^oy. brai 1. 

1. BRAIER; braiel s. m. ceinture 
des braies; ceinture, attaches, taille; 
fabriquant de braies, tailleur. It, bra- 
chiére, bandage herniaire, brayer. 
Et, *bracâriz<m, *bracàle de brâca, 
braie 1. 

2. BRAIER; braions. m, bourbier. 
Et, brai 1. 

BRAIERIE ; braïson ; braiterie 
s. /. braiement s, m. cri; tapage. It, 
sbraiteria. Et, braire. 

BRAIL, breil s, m. piège à oiseau, 
piège. Et. ? Brail, bril, bret sont pro- 
bablement dicerses formes du même 
mot qui se rattache au Germ. brittil, 
enlacer, contr, britl, lacet, d'où bride, 
en It, brida et brlglia, et à brettan, 
serrer^ d'où probablement bretelle. Cf. 
bril et bret- 

1. BRAION i5oy. braon. 

2. BRAION v)oy. broion 1. 

3. BRAION voy. braier 2. 

4. BRAION voy. brohon. 
BRAIOS, — e adj. boueux. Et. 

brai 1. 

BRAIRE, hrére o. n, crier, en 
parlant des hommes, des animaux et 
des choses inanimées ; braire, brailler, 
chanter, etc, Proe. braire. Et, '^ on a 
proposé 'braglre, hennir, comme muire 
de mugire, bruire de *bruglre. Braire 
serait pour raire, ruglre, *raglre ? Les 
langues celtiques ont breas, cri; bra- 
gan, breugi, bragal, brogain, crier, et 
braire ment prob, du Celt. 

BRAIS voy, bras 1. 



BRAIT, bret, brai s, m, cri. Et, 
braire. 

1. BRAN, bren s. m, son; rebut, 
ordure. Prov), bren. Génois brénno. Et, 
Celt. bran, son. 

2. BRAN, branc, brand voy, 
brant. 

BRANGHOIE, Pic. — quoie s, f. 
branchage. Et, branche. 

BRAND voy, brant. 

BRANDE s. f. flamme; agitation. 
Et, Germ, brant, tison, brandon. Cf. 
brant, brander. 

BRANDELER; brandeïer, — 
doïer V, a, et n. branler, brandir ; s'a- 
giter. Et, fréq, de brander. Branler = 
brandeïer. 

BRANDER v, n. et a. s'embraser, 
flamber; marquer au fer rouge; s'agiter, 
vibrer; branler, brandir. Prov, bran- 
dâr. Et. Germ. brant, tison, brandon 
et épée, de brennen, brûler, 

BRANDIÉLE s,f position bran- 
lante. Et. brandir. 

BRAND ONÉ, — e adj, enflammé 
comme un brandon, un tison. Et. bran- 
don. 

BRANGE s.f, branchies. It. brân- 
chie. Et, *brânca du Celt. brac, branc, 
bras. 

BRANLOÏER v, a. secouer. Et. 
fréq. de branler. Cf. brandeïer. 

BRANSQUETER v. a. rançonner, 
Et. AU. brandtschatzen, id. 

BRANT, brand, branc, bran s. m. 
lame de l'épée, épée; proue de navire. 
Prov. bran. It. brândo. Et^ Germ. 
Ahall, brant, tison, brandon, Nor, 
brandr, èpèc. 

BRAON, braion s. m. morceau de 
viande, chair, muscle; gras de la cuisse ; 
mollet. Prov. bradôn. It. brandône, 
contr. brâno, morceau de viande, de 
vêtement, etc. Et. Germ. bradho^ brato 
ace, braton, morceau de viande, mollet, 

BRAQUET voy, .bracbet. 



BRAS 



— 58 



BRETER 



1. BRAS, braiSj brés, hîxU ^. m. 
orge germée pour faire la bière, malt. 
Et^ *bracium, *brâce (Pline) du Celt. 
brace, brag, bracha, braich, malt 

2. BRAS Et. brachium. 
BRASANGE s, /. embrasement. 

Et. braser. 

BRASER = braser : embraser , 
flamber. Et. Germ. brasen, brûler, 
bras,/ett; brasa, feu mf et soudure; 
brasian, souder y parce qu'on soude au 
feu. 

BRASME s. m. sorte de pierre pré- 
cieuse. Et. ? *prâsimum, prase ? 

BRASOÏER (?. a. rôtir, brûler. Et. 
frèq. de braser. 

BRASON s. m. flammèche. Et. 
augm. de braise. Germ. hïa.S8k,feumf. 

BRASONÉ, — e adj. embrasé. Et. 
brason. 

BRASSE, brasser, etc. my. bra- 
ce, bracier, etc. 

BRAU voy. brai. 

1. BRE... Cherchez à BER... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex: brebiail; brecil; breser à 
berbiail ; bercil ; berser, etc. 

2. BRE... x5oy. BES... 
BREGEL voy. BRAIGEL. 
BRED AILLE s. f bedaine. Et.'? 

mot Wallon. 

BREDAILLIER s. m. homme à 
grosse bedaine. Et. bredaille. 

BREDIR voy. BRAIDIR. 

BREHAIGNETÉ baraig — s.f 
stérilité. Et. brehaing. 

BREH AING, — gne, barairi, brein 
adj. stérile. Et."? Dies le dèrwe de 
bâro^ homme f comme Esp. machôrra, 
stérilité, de mâcho, homme; Proo. tau- 
riga> id. de taur, taureau ; Wedgwood 
du Holl. braeck, stérile f? Resté en 
Angl. barren, stérile. 

BREHANT s. m. tente, pavillon. 
Et.'? 

BREIL voy. brail. 



BREILLIER, brellier v. n. chasser 
au breil. 

BBfiZN ooij. brehaing. 

BRELLE IRBSIifi iûc ode. pêle- 
mêle. Et. ? 

BREN tfoy. bran. 

BRENAGE s. m. brenerie s./, 
droit sur le son. Et. bran. 

BRENIER, bernier s. m. valet de 
chiens, rabatteur. Et. ? Germ. brahne, 
buisson: qui bat les buissons. 

BRÉRE voy. braire. 

1. BRÉS voy. bras 1. 

2. BRÉS sj. de bret. 
BRESAGE s. m. droit sur la bière. 

Et. bras 1 . 

BRESCHE s. f. rayon de miel. 
Prov. et patois It. brésca. Et. *brisca. 
Celt.'? Dies et Villemarqué donnent 
Irlandais briosg ; Breton, bresk, fra- 
gile. Mahn le rapproche du Proo. 
brusc, •rùscus, ruche, du Celt. rhisg, 
rusk, écorce. Pott. le ratta^che à 

jSXÎTTStV? 

BRESGHOS, — cheus s. m. ruche. 
Et. bresche. 

i. BRESIL, berjsfil s. m. brésil^ 
spécial, bois rouge pour la teinture. 
Prov. brezllh. It. braslle. Et. f braise 
à cause de la couleur rouge? Le Bré- 
sil a été ainsi nommé à cause de la 
grande quantité de brésil qu'on y 
trouve. 

2. BRESIL xioy. bercil. 

BRESILLIER, bras — t. a. rôtir, 
braiser, embraser. Et. bresil dim. de 
braise. 

1. BRET s. m. piège, lacet, nœud 
coulant. Pror^. bret. Ane. It. bréte. Et. 
Germ. brettan, serrer ; bredan, enla- 
cer, tromper, d'où probablement bre- 
telle, bride; en It. brida et briglia. 
Bret, bril et brail ont probablement la 
même origine. 

2. BRET v)oy. brait. 
BRETER 0. n. chasser au bret. Et. 

bret 1. Cf breillier. 



BKSTESCHE 



59 — 



BRIL 



BRETESGHE, bertesche s. f. pa- 
rapet crénelé, ouvrage de défense en 
saillie, ordinairement en bois, au haut 
des murailles et des tours ; balcon, tri- 
bune. Prois, et It. bertésca. Et. *breta- 
chiœ, *brittlsca, ouvrage employé che^ 
les Bretons ? 

BRETESGHIEH o. a. garnir de 
breteschesj fortifier, emprisonner. Et. 
bretesche; 

BREU, brou s. m, bouillon. Prov. 
bro. It, brôdo, broda. Et. *brôdium, 
*hr6d\im du Celt. : IrL broth ; Gaël. 
brod, id. de brwt, chaud y ou du Germ.: 
Ane. haut AU. brod; Sax. brodh ; 
Angl. broth ; AU. mod. brûhe, id. de 
brûhen, verser de l'eau bouUlanto; 
échauder. De breu, brou le dini. brouet. 

BREUIL ; breuille ; breulet ; 
breuillois, etc. voy, brueil, etc. 

BREZ sj. de bret. 

1. BRI s. m. vivacité, esprit, cou- 
rage. Prov. brlu. IL brio. Et. ? Celt. 
brig, force ? 

2. BRI voy. brin 2. 
BRIBAN s. m. mendiant, vagadond, 

fripon, voleur. It. birbânte. Et. bribe, 
briber, mendier. 

BRIBËOR, brimbëor, sj. — bére 
s. m. — beréce, — sse s. f. mendiant, 
— te. Et. briber. 

BRIBER, brimber v. n. proprement 
ramasser les bribes de pain, c.-à-d. 
mendier. Et. bribe de ? 

BRIG s. m. piège. Et. ? Peut-être 
bric, briche, brèche, bricole, brigue, 
bricon remontent-ils à la même ori- 
gine et viennent-ils d'une racine Germ. 
ou Celt. signifiant briser. Germ. bre- 
cha, brisure; breaker, qui brise, qui 
viole; Angl. tobrealk, briser ; ou Celt. 
breg, rupture. 

BRIGART s. m. fou. Et. bricon. 

BRIGEL, —sel = berceau. Et. *\)e- 
ricéllum, petit bers. 

BRIGHE s. /. !• fragment, petit 
morceau^ miette; renforce la négation. 



2o piège, engin de guerre, bricole ; sorte 
de jeu ; ruse. Prov. bérca. It. bricia, 
briccola, brlscola. Et. malgré les deux 
séries de sens : fragment et piège, que 
présente briche, c'est très probable- 
ment le même mot que brèche et bri- 
que, de la famille de bric (voy. ce 
mot), et remontant à un radical Germ. 
signifiant : briser, en Anglais to break. 
Anglo-Sax : brice, morceau^ frag- 
ment. Ane. haut AU. brecha, bris, 
rupture. 

BRIGOIGNE; briconie s.f folie; 
fourberie, filouterie, coquinerie. It. 
bricconâta. Et. bricon. 

BRIGON, sj. bris, /. brice adj. et 
s. fou, écervelé; coquin, fripon. Prov. 
bricon, bric. It. briccône, sbrlcco. Et. 
Germ. brecho, violateur. On a propose 
le Saxon wrekkio, vagabond'^ Cf. 
bric et briche. 

'BBlBybrigue s.f. rixe, querelle ; tu- 
multe, bagarre; rivalité, brigue. Prov. 
bréga. It. brlga. Et. *brlca. Die;s rat- 
tache brigue, briguer, brigade, brigand à 
une racine brig, brak, que Von re- 
trouve dans le latin brâchium, et l'An- 
glais to break, briser, signifiant action, 
mouvements Cf. bric, briche, bricon. 

BRIEGEL s. m. écrite lettre, brevet. 
Et. *brec»tcéllM dim. de brève, brief. 

BRIEF s. m. lettre, brevet, patente, 
permis, charte. Prov. bréu. It. et Et. 
*bréve, brief, bref. 

BRIFALDER v. a. et n. manger 
gloutonnement; festoyer. Et. brifalt. 

BRIFALT, brifaud s. m. glouton. 
It. briffâlda^ coureuse, vagabonde. Et. 
brifer. 

BRIFER V. n. et a. être glouton, 
vorace, avide ; manger gloutonnement. 
Et. brife, forme picarde pour bribe 
avec le sens de grosse bribe de pain f 

BRIGOS, — e adj. querelleur. Et. 
brigue. 

BRIGUE voy. brie. 

BRIL s. m. piège, lacet. Valaque 



BHILLET 



— 60 



BHOÇONOS 



brégli. Et. Germ. brittil, enlacer, britl, 
lacety d'où Vit, brlglia. Cf. brail et bret. 

BRILLET; briolet s. m. piège, 
lacet à prendre les oiseaux. Et. dim. de 
bril. 

BRILLIER 0. a. et n. chasser au 
hril] chasser. It, brigliâre. Et, bril. Cf, 
breillier et breter. 

BRIMBER 007/. briber. 

1. BRIN = brin : drap de brin, de 
fibre, trame fine; toile fine, j?^.? On 
rattache brin^ objet menu^ au Celt, 
bran, bren, son ? 

2. BRIN, bri s. m. bruit, tumulte; 
bataille; force, puissance. — A un brin, 
d'un commun effort. Et. ? On a proposé 
le Germ. Nor. brim, houle j mugisse- 
ment de la mer. Cf. bri et bruin 1 qui 
sont probablement le même mot. 

1. BRIS sj, de bricon. 

2. BRIS sj. de bri. 

3. BRIS s. tierbal de brisier. 
BRISEÏS s. m. briserie; brise- 

réce s. /. brisement. Et. brisier. 

BRISEL v)Oxj. bricel. 

BRISËOR, sj. — siére s. m: celui 
qui rompt. Et. brisier. 

BRIVE, bruie ? s. /. vivacité, im- 
pétuosité. £•?;.? bril? 

BRI VER t>. n. courir rapidement. 
Proi3. brivâr. Et. brive? 

BRO AILLE , brouaille , brueille 
s.f. entrailles, intestins, spécial, auj. 
des oiseaux et des poissons : brouaîlles, 
breuilles. Et. *burbâlia, intestins (dans 
le Glossaire d'Isidore), probablement 
du radical celt, boro, bouillonnement 
que l'on retrouve dans bourbe. 

BRO AS, brouas s. m. inv, brouée, 
brume, brouillard. Et. Diejs le rattache 
au Germ. : Angl.-Sax, brodh, Scand. 
hrothjAll. mod. broden, vapeur chaude. 
Cf. breu, brou. 

BROC s. m. objet pointu : pointe, 
clou, broche, cheville, fourche; bour- 
geon, rejeton, pousse, nœud d'une tige, 



d'un bâton, etc. broc. It. brôcco. Et. 
brôcchwm, hrôccum (Plante et Varron), 
dent pointue, d'où broche, etc. 

BROGE, brosse^ broisse, brousse s- 
f. broussaille, brosses, buisson , hallier, 
fouillis, bruyère; brosse. Prov. brossa. 
It. brôza. Et. *brùstia du Germ. anc. 
haut AU. burst, brusta, poil, ce qui 
est hérissé, AU. mod. biirste, brosse, 
d'où rebours, rebrousser, etc. 

BROGÉLE ; brocie s. f. bois tail- 
lis. Et. dim. de broce. 

BROGHE, broce, brosse, broisse 
s.f. tout objet pointu : pointe, piquant, 
éperon, percerette, fausset, broche, croc, 
fourche, etc. Prov. brôca. It. brôcca. 
Et. *brécca de brôccum, broc. Bro- 
che est quelquefois écrit broce, brosse, 
et l'analogie du sens entre broche et 
broce a fait prendre parfois l'un pour 
l'autre. 

BROGHEREL, broisserel s. m. 
pointe, croc. Et. dim. de broche. 

BROGHERON ; brochon, brois- 
son s. m. goulot, robinet; visière de 
casque. Et. dim. et augm. de broc, 
broche, objet pointu, d'où l'idée de bec, 
goulot, etc. 

BROGHIER, broissierv. a. piquer 
avec une pointe, une broche, une ai- 
guille, un éperon : brocher, broder, 
coudre^ éperonner. Prov. brocâr. It. 
anc. broccâre. Et. broche. 

B R O G H I N , broissin , broussin 
s. m. chandelier, bougeoir. Et. dim. de 
broc, broche, à cause de la forme 
pointue des anciens chandeliers pour 
y planter la chandelle. 

BROGHON voy. brocheron. 

BROGIN, brocillon, bross- s. m. 
petit buisson, etc. Et. dim. de broce, 
brosse. 

BROÇONER V. n. bourgeonner, 
pousser des branches. Et. broçon augm. 
de broc. 

BROÇONOS, — e adj. bourgeonné, 
noueux. Et. broçon augm. de broc 



BROEH 

1. BHOËR, brouer v. n, gronder. 
EL ? 

2. BROËR, brouer r. /i. s'enfuir. 
EU ? 

BROGNE oo|/. broigne. 

BROHON, broion, braion s, m. 
ourson. Et, Celt. *brachiônem. « Bra- 
chio, quod eorum (Arvernorum) lingua 
interpretatur ursi catulus. » Grég. de 
Tours, Vitse patrum, cap. 42. 

BROI voy. brai. 

BROIGHIER voy. broohier. 

1. BROIE s. /.instrument à broyer, 
pétrin ; pain de luxe ; travail, épreuve. 
Et. broyer. 

2. BROIE voy. brai 1. 
BROIER o. a. marchander. Ei. ? 
BROIEÙRE s. /. broiement. Et. 

broyer. 

BROIGNE, brongnCy brugne, bru- 
nie dissyll.(xf s.) s. f. côtte de mailles ; 
cuirasse. Prov. brônha. Et. *brùnia du 
Germ. brunja, cuirasse, de brinnan, 
brûler, étinceler. 

BROiGNÉE, brognée, brongnéc 
s.f. coup sur la broigne ; coup. Et. 
broigne. 

BROIL v)oy. brueil. 

1. BROILLAS, brouillas; — Uis 
s. m. me. brouillard. Et.'^ broas ? 
Voy. ce mot, ou bien serait-ce le 
n%ême mot que le suivant ? 

2. BROILLAS, brouillas ; — Uis 
s. m. inv, mélange, confusion, brouille, 
trouble, révolte. Et. brouiller, que Dies 
rattache à broil, brueil, bois, du Celt. 
brog, gonflement. Le sens de bour- 
geonner, pousser, se trouve dans le 
Prov. brolhâr, celui de brouiller, re- 
muer, s'agiter, se révolter dans l*It. 
brogliâre, s. brôglio, rêoo/^e ; l'Anglais 
broil, rixe, et VA II. brogen, se soule- 
ver. Cf. brueil. 

BAOILLEMENT, brouilla s. m. 
sorcellerie. Et. brouiller, /aire des sor- 
celleries. 



61 - BRONGHONOS 

BROILLET ; broillot s. m. petit 
bois, bouquet d'arbres. Et. dim. de 
brueil. 

BROILLIS voy. broillas. 

BROILLOIS, brueilloiss. m. bois. 
Et. brueil. 

BROÏN; — ïne voy. Bruïn. 

BROINE voy. Broigne. 

1. BROION,6rato/is.m.piège pour 
prendre les oiseaux. Et. augm. de broi, 
brai 2. 

2. BROION s. m. instrument à 
broyer : rouleau de boulanger; instru- 
ment de supplice. Et. broyer. 

3. BROION voy. Brohon.. 
BROISSE coy. broce et broche. 
BROISSEQUIN, brusseq — s. m. 

sorte <ft drap. Et. f La terminaison quin 
semble indiquer un mot flam. 

BROISSIER; Broissin; Brois- 
son voy. Broohier; Broohin; Bro- 
chon. 

BROIZ voy. bruz. 

BRONGHE, Pic— que s./tronc, sou- 
che, branche, branchage, buisson. Prov. 
bruc, tronc, souche. Esp. brônca, bran- 
che. It, brônco, souche.^ broncône, bran- 
che cassée; milanais brôcca, buisson. 
Et. ? Bronche a été rattaché à brôccus, 
dent pointue, d'où broc, avec l'insertion 
de n : brônchus, au Germ. Ane, haut 
AU, bruck, Flam.hrok, fragment, bran- 
che cassée, souche. 

1. BRONGHIER r. n, broncher^ 
c'est se heurter contre une bronche^ un 
tronc, une souche, embroncher, tomber; 
s'embusquer, se cacher. Prov. abron 
car. Et. bronche. 

2. BRONGHIER; — chir, brun — 
V. n. être morne, sombre, triste, sou- 
cieux ; baisser tristement la tête ; se 
baisser. It. far brôncio. Et. Germ. 
brutschen, êtr^e morne, 

BRONGHONOS, — e adj. plein 
de bronches, buissons; où l'on bron- 
che; raboteux. Et. bronche. 



BRONGNE 



- 62 — 



BRUIN 



BRONGNE, bronge; brônie XI* 
s. ; brongnée voy. broigne, etc. 

BRONOUE voy. bronche. 

BROON voy, brohon. 

BROS voy. brost 2. 

BROSSE; brossin, etc. Voy. 
broce ; brocin, etc. 

1. BROST, broust, broutj brot s. 
m. genne, bourgeon, bouton, pousse, 
brout, pâturage. Proo. brot, brôto. Et. 
Germ. anc. haut AU. broz, bourgeon, 
germCj brozzen, germer, pour les for- 
mes sans s, et Sax. brustian, bour- 
geonner, pour les formes avec s. — De 
brout, brouter. Prois. brostâr. 

2. BROST, broustj bros, bros s. m. 
feuilles mortes, litière. Et. ? Germ. 
burst, poil, brin. Cf. broce. Ce mot 
pourrait être tout aussi bien le même 
que le précédent ; le sens de bourgeon, 
brout menant à celui de paille, litière. 

BROSTELER, broust — c. n. 
brouter. Et. brostel dim. de brost. 

BROT voy. Brost 1. 

BROTEL s. m. taillis. Et. Brotel 
pour brocetel dim, de broce. 

BROU voy. breu. 

BROU... Cherchez à BRO... Ex. : 
Brouaille ; Brouce ; Broust à 
Broaille; Broce; Brost, etc., etc. 

BROT... Cherchez à BROI... Ex. 
Broyon à Broion, etc. 

BROZ voy. Brost 2. 

BRU... Cherchez à BRO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
à BRU... Ex. : Bruigne; bruaille 
à Broigne; Broaille, etc. 

1. BRU s. m. tronc, taille, buste, 
Prov. brusc, bruc, brut. Et. f on a pro- 
posé VAll. brust, poitrine, mais le 
changement de t en c fait obstacle. 
Dies propose Vanc. haut AU. bruch, 
htxùïi, fragment. Cf. bu. 

2. BRU, brui, sj. brus s. m. bruyère. 
Prov. bruc? Patois It. Milan, briig. 
Génois brùgo. Et. Celt. brwg, buisson, 
d'où bruyère. 



BRUEC s. m. bourbier, marais, 
ruisseau. Et, ? Bruec est peut-être le 
même mot que brai 1, ayanC'conservé le 
c que Von retrouve en Prov. brac, et 
en It. brâgo. 

BRUECOS ou — chos, — e adj. 
bourbeux. Et. bruec. 

BRUEIL, breuil, bruel, broil, bruil 
s. m. bois, petit bois, taillis, fouillis — 
brucil de lances, comme nous dirions : 
forêt de baïonnettes, Prov. bruelh, 
bruoil. anc. It. brôglio, bruôlo. Et. 
*hTàgi\um, *brôilam, très probabl. du 
Celt. brog, gonflement, élévation, petit 
bois, d'où le Germ. brogil, bruhl, lieu 
touffu-, V, brogen, se soulever. Cf. 
broilUis 2. L'origine de brueil^ bois, du 
Celt. brog, gonflement, est d'autant 
plus probable que brueii a quelquefois 
aussi le sens de renommée, bruit. 

1. BRUEILLE,6raeZ/e, fcroi/Zes./. 
bois, forêt. Prov, bruélha. Et. brueii. 

2. BRUEILLE voy. broaille. 
BRUEILLOIS ; brueillet, bruelet 

voy. broillet, etc. 

BRUGNE voy. Broigne. * 

BRUGUER, burguer, burger v, a. 
saccager, piller; frapper, heurter. Et.'? 
brucâre de bruchus, 6pov;^oç, chenille, 
qui signifie dépouiller les arbres de 
leurs feuilles, d'où saccager? mais la 
forme régulière serait bruïer, broër. 

BRUI voy. bru. 

BRUIANCE; bruior; bruisson 
s. f. bruiement s, m. bruit. Et. bruïr 2. 

BRUIANT s. m, torrent. Et.p. pr. 
de bruïr 2. 

BRUIE? voy. brive. 

BRUIER s. m. buse. Et. brul, qui 
habite la bruyère. Cf. bru "2. 

BRUIEROI, brueroi s. m, — roie 
s. /. terre, lande pleine de bruyères. Et. 
bruyère. Cf. bru 2. 

BRUIL voy. Brueii. 

1. BRUÏN s. m. — ne s.f. bruit, 
force, effort, tumulte, querelle — A une 



BRUÏN 



- 63 - 



BUEBANT 



bruine, d'un commun effort. Et, Bruïn 
est probablement le même mot que 
brin 2. Diejs rapproche bruïn de bruire. 

2. BRUÏN s. m. — ne s. /. brouil- 
lard, petite pluie fine, bruine. Proti. 
bruina. It. brlna? Et'^ on a proposé 
prulna, gelée blanche; le Celt. bru, 
pluie, et la racine bru de brûma ? Ué. 
{ymologie la plus satisfaisante est celle 
tirée du Germ. prod^ Tiapeur d'eau, 
auj. brùhe, écume et bouillon d*où 
brouet. Cf. breu. Ces deux mots bruïn 
et bruïne 1 et 2, sont généralement re- 
gardés comme n'en faisant qu*un. 
Néanmoins les sens sont trop différents 
pour ne isoir là qu'une simple confor- 
mité de sons entre deux 'mots d'origine 
diverse comme par ex. brin 1 et brin 2. 

BRUIOR coy. bruiance. 

1. BRUÏR, brouirvi.a. brûler. Proo. 
brauzir. Patois It. Piém. broè, brovè. 
Vénit. broâre. Mil. sbrojà. Et. Germ. 
moy. haut AU. brûejen. F/am. broeijen. 
AU. mod, brtihen, échauffer, enflam- 
mer. Cf. breu. 

2. BRUÏRt?. n. faire du bruit. Pror. 
brugir. It. bruire. Et. •bru^lre. 

BRUIS, brus, brus s. m. nodosité, 
broussin d'érable. Et.? Bruis, etc. y est 
probablement une autre graphie de 
broc, sj. bros, ou de brost sj. broz. Cf. 
broc et brost. 

BRUISIER, —ser graphie de 
briser. 

BRUN.... Cherchez à BRON.... 
Ex : Brunche; brunchier à bron- 
che ; bronchier, c^c. 

BRUNÉE s. f crépuscule, petit 
jour. Et. brun. 

BRUNÉTE, burn- s. f étoffe de 
luxe de couleur brune. Et. dim. 'de 
brun. 

BRUNIE noy. broigne. 

BRUNIER,— e adj. brun. Et.hvxxn. 

BRUNOÏER, burn— v. n. paraître, 
devenir brun, sombre. It. bruneggiâre. 
Et. fréq, de brunir. 



BRUNOR 8. f. couleur brune, som- 
bre; obscurité. Et. brun. 

BRUOR, — Mr toy. bruiance. 

BRUTIF, —ve adj. brutal. Et. 
brute. 

1. BRUZ, brois graphie de bru, 
belle-fille. Et. Germ. Gothique brutbs, 
fiancée. 

2. BRUZ t)oy. bruis. 

BU, bue s. m. tronc, corps, buste, 
torse; tronc. Prot. bue, tronc. It. bùco, 
trou. Et. Germ. buh, buch, bukr, bûk, 
ventre y tronc. 

BU.... GherchezàBO.... les mots 
que vous ne trouverez pas ici. Ex : 
buël ; buter ; buchel à boël ; boter ; 
bochel, etc., etc. 

BUA6E s. m. lessive, blanchissage. 
Et. *bucâticum, id. de *bucâta, buée, 
de ? Cf. buér. 

BUBE s. f. tumeur, bouton. Prov. 
bùba. Et. ? probablement d'un mot pri- 
mitif perdu qui a donné ^ou^wv, bùbo. 

BUBÉTE s. f. bubuis s. m. tu- 
meur, petit bouton, pustule. Et. dim. 
de bube. 

BUG voy. bu. 

BUGE, busse, buse s. f. sorte de na- 
vire, barque; tonneau, barrique. Prov. 
bus. Esp. anc. bùzo, mod. bùque, na- 
vire. It.'^ hixzio, ventre. J5'^.*bùcia, bùza, 
bùssa du Germ. : butze, masse. Ang.- 
Sax. butse. Flam. buyse. Nor. bussa, 
bateau de pèche. On peut rapprocher 
buce de bosse, boce, bot, bote, bu, bue, 
Germ. buh, buch, tronc; de •bùsca, 
bûche 'y bùxus, buis] •bôscus, bois ', 
tous mots donnant l'idée de masse, 
bloc, tronc, etc. Cf. ces mots. 

BUGHEL, bucelf buquet s. m. 
petite cuve, vase, bénitier, coupe, pla- 
teau de balance, trébuchet. Et. ? dim. de 
bue, trou, cavité, ou de buce, tonneau, 
vase'^ 

BUGHIER voy. buschier. 

BUEBANT ; buebancier, etc. 
voy. bobant, etc. 



BUEGLE 



— 64 — 



BUIE 



BUEGLE v>oy, bugle. 

BUER voy. bor. 

BUËR v>. a. et n. lessiver ; dégager 
de la buée. Et. buée, lessioe, du Celt. 
bog, humide f 

BUËRÉGE, —sse s./, lessiveuse, 
blanchisseuse. Et. buër. 

BUËRIE s. /. buanderie. Et. buér. 

BUPART,— de, houfart adj. glou- 
ton. Et. bufer, bouffer. 

BUFE, buffe, bofe, bouffe s. /. 
souflQe ; soufflet dans les deux sens : 
coup sur la joue, et instrument pour 
souffler le feu ; pièce du casque cou- 
vrant les joues. It. bùffa. Et. onoma- 
topée. Prov. buf. Fr. bouf, pouf. AU. 
buf, puf, imitant le bruit d'un coup^ 
surtout d'un coup sur la Joue gonflée, 
d*oii les sens de coup et de vent, que 
l'on retrouve dans soufflet, et dans les 
dérivés de buffe. Cf. bouffer, souffler; 
bouffir, gonfler j et hu.îer^ frapper. 

BUFÉE s. f. soufflet. Et. p. pas. de 
bufer. 

BUFEL, bof—, bouffel s. m. touffe, 
bouquet, branche servant d'enseigne de 
cabaret, d'un buffet, c'est-à-dire d'une 
taverne où l'on boit du vin de buffet, 
du vin en perce. Et. dim. de bufe. Cf. 
buf et. 

BUFEMENT; bufeïs, bouf— 
s. m. souffle, vent violent. Et. bufer. 

BUFËOR, sj. — fére s. m. inso- 
lent. Et. bufer. 

BUFER; bufoïer, buff—, bof—y 
bouf-^ i?. a. souffler; souffleter, frap- 
per, maltraiter. It. buffâre. Et. bufe. 

BUFET, buffet, bofet, bouf— s. m. 
soufflet, gifle, coup sur la joue ; partie 
du casque couvrant les joues ; soufflet 
pour allumer le feu ; trou dans la bar- 
rique, par où entre l'air, pour mettre 
en perce le vin ; lieu où Ton vend du 
vin en perce, cabaret ; étagère où l'on 
tient, pour les détailler, les bouteilles 
de vin, le vin en perce, buffet; par 
extension dressoir, armoire, bureau. 



It. buffétto, petit coup et pain très levé* 
Et. dim. de bufe. 

BUFETEÏS s. m. volée de gifles. 
Et. bufeter. 

BUFETER, boufeter, bouff— v. a. 
et n. souffler ; souffleter ; maltraiter, se 
heurter contre ; faire gonfler, bouffer ; 
laisser entrer de l'air dans le tonneau de 
vin ; mettre en perce ; troubler, faire ai- 
grir le vin en le mettant en perce, par 
extension le gâter en l'additionnant 
d'eau; vin buf été, aigri ou étendu 
d'eau ; boire du vin en perce, boire à 
même au tonneau, comme font les 
voituriers en perçant la barrique ; ven- 
dre du vin au détail. Et. buf et. 

BUFETERIE s. f vinaigrerie. Ei. 
bufeter. Le vin de buffet étant ordi- 
nairement aigre. 

BUFETIER s. m. cabaretier ; 
sommelier ; vinaigrier. Et. *bufetâ- 
vïum de bufet. 

BUFF... Cherchez à BUF... Eœ : 
Buffet ; Buffeter à Bufet ; Bufe- 
ter, etc. 

BUFIER s. m. coup ; buffet. Et. 
bufe. 

BUF CI buffoi, bofoi s. m. orgueil, 
fierté, arrogance, insulte ; combat, tu- 
multe. Et.hutey souffle, d'où, vent, vanité. 

BUFOÏER voy. bufer. 

BUGLE, buegle, boegle, beugle, 
bougie s. m. bœuf, buffle. Et. hûcu- 
\umy-\-Q d'appui, bouoillony dim. de bos. 
Resté en AngL bugle, cor de chasse, 
gobelet en corne. 

BUGLEREL ; — renc ; — ret adj. 
fait de corne de bœuf ; dur. Et. bugle. 

BUHE; buhot voy. buie 2; 
bulot. 

1. BUIE, baie s. f chaîne, lien, 
fers, entraves; houéey proprement pièce 
flottante retenue par une chaîne. 
Prov. anc. It. et Et. bôia (Plante). 

2. BUIE, buhey boë s. f. cruche, 
aiguière, vase de terre. Et. ? *Bùca 
signifie trou, creux y mais de là à cru- 



BUILLOT 



65 — 



BURELURE 



cAe, vase, on ne voit guère le rap- 
port ? Cf. bu, buire et bove. 
BUILLOT s. m. panier. Et."^ 
BUINART voy. buisnart. 
BUIOT, huhot s. m. tuyau, con- 
duit, goulot. Et. dim. de buie 2 ? 

1. BUIRE, bure s, f. cruche, dame- 
jeanne, amphore, bouteille, burette. Et. ? 
serait-ceje même mot que buie 2? 

2. BUIRE, bure adj. et s. d'un 
brun foncé ; bure, drap grossier de cou- 
leur sombre. It. bùjo. Et. *bùriMm 
de bùrrus, roux (Festus) 7r\jpp6ç,feu. 

BUIRÉE s. /. contenance d'une 
cruche. Et. buire 1. 
BUIRIEIR V. a. verser. Et. buire 1 . 

1. BUIRON, bui^on s. m. cabane, 
chaumière. Et, Germ. bur^ maison. 

2. BUIRON adJ. et s. brun foncé, 
noir; drap grossier. Et. augm. de 
buire 2. 

BUISE voy. buse. 

BUISINE s. f. trompette. Prov. 
bozlna. Et. *bucclna au lieu de bùc- 
cina. 

BUISINEMENT s. m. — nerie s. 
f. action déjouer de la trompette; sonne- 
rie de trompettes. Et. buisiner. 

BUISINËOR, s/.— nére s. m.— ne- 
réce, — sse s. f. joueur, joueuse de trom- 
pette. Et. buisiner. 

BUISINER V. n. sonner, jouer de 
la trompette. It. ? bucinâre, répandre 
dans le public. Et. buccinâre de bùc- 
cina. 

BUISNARDIE s./, niaiserie, sot- 
tise. Et. buisnart. 

BUISNART, — de adj. niais, sot. 
Et.'^ 

BUISON ; buissot s. m. et adj. 
busard; — stupide. Prov. buzâc. It. anc. 
bozzâgo. Et. buse. 

BUISSIER voy. buschier. 

BUISSONAGE; — noi $. m. lieu 
couvert de buissons. Et. buisson. 



BUISSONER V. n. battre les buis- 
sons, fouiller. Et. buisson. Cf, bus- 
chier 3. 

BULE, bulle, boule, bole s.f. bùUa, 
bulle d'air, a pris un nombre considé- 
rable de sens, tirant leur origine de la 
forme ronde : boule, bille (voy. ce 
mot), bulle , c'est-à-dire sceau rond, et 
la lettre scellée elle-même; vessie, am- 
poule ; bijou rond, collier ; gonflement, 
vanité (voy. bole); pain rond, d'où 
boulanger, etc. Prov. bùla, bôla. It. 
bôlla. Et. bùlla. 

BULER, buller, burler v. a. scel- 
ler; marquer d'une empreinte. Prov. 
bulâr. It. boUâre. Et. buie, sceau. 

BULÉTE, burl—^ bol— = boulette : 
petite boule; bijou; petit sceau; billet, 
bulletin, passeport. Prov. buléta. It. 
boUétta. Et. dim. de buie. Cf. bille. 

BULETEL voy. buretel. 

BULETER V. a. sceller. Et. buléte. 

BUM....GbercbezàBOM....J?ar. 
bumbace; bumbasin à bombace; 
bombasin, etc. 

BUN.... Cherchez à BON.... Ex : 
bunder; bundin, etc., à bonder; 
bondin, etc. 

BUOIR, — or, — ort = butor mot 
sav. Et. *h\jLtài\um de ? 

BUQUER voxj. buschier 4. 

BUQUET voy. buchel. 

BURAT, borat s. m. et adj. bure; 
— de bure; étoffe grossière de laine 
sombre ; tamis. It. burâtto. Et. buire 2. 

1. BURE s.f. feu de joie. Et.'l du 
radical que Von trouve dans bùrere, 
brûler 'y nvppôç^feuf Cf buire 2. 

2. BURE voy. buire. 

BUREL adj. et s. m. de couleur 
sombre, brun foncé; — bureau, drap 
grossier de la même couleur; manteau 
de laine. Prov. burél. Et. dim. de 
buire 2. 

BURELURE s.f et adj. baliver- 
nes ; — fou, turluberlu. Et. ? 

5 



BURETEL 



— 66 - 



BY... 



BURETEL , buletel = bluteau : 
blutoir. Prov, barutél. It, burattéllo. 
Et. *buletéllM de *bùrium, buire 2, bure, 
étoffe qui servait à faire les hluteaux, 

BURGUER, —ger t)oy. bruguer. 

BURINE s. /. rixe. Et. 'burina. 
Cf. burir. 

BURIR 0. n. se précipiter, charger. 
Et.'^ ^ôBpxiç d'oii It, bôrro, précipice '^'^ 

BURISSANT adj. impétueux. Et. 
burir. 

BURISSEMENT s. m. impétuo- 
site, fougue. Et. burir. 

BURLER voy. buler. 

BURLÉTE voy. buléte. 

BURNOÏER, etc., voy. brunoïer, 
etc. 

BUBON coz/. buiron 1. 

1. BUS s. m. tuyau, conduit. Et.f 
Le Prov. bus répond pour la forme, 
mais signifiant bateau, il doit être rat- 
taché à buce, buse, bateau. Bus a peut- 
être quelque rapport avec un radical 
supposé bue qui a donné *bùcca, *buc- 
cina, et que l'on fait remonter au sans- 
crit bhuj, manger. 

2. BUS adJ. niais, nigaud. Et. buse ? 

3. BUS sj. de bu, bue. 
BUSGHE, boische, buissCj boise 

graphies de bûche. 

1. BUSGHEMENT s. m. embûche. 
Et. buschier 2. 

2. BUSGHEMENT s. m. — schi- 
son s. f action de frapper. Et. bus- 
chier 4. 

BUSGHERIE s.f entrepôt de bois ; 
bûcher. Et. buschier 1. 

BUSGHETER v. n. couper du bois. 
Et. buschéte dim. de bûche. 

1. BUSGHIER, buchier, bussier, 
bossier, busier. Pic. busquier v. a. et n. 
faire des bûches, couper du bois ; bûcher, 
travailler, penser, méditer. Et. *bùsca, 
bûche. 



2. BUSGHIER, buchier^ Pic. bus- 
quiery — quer, mieux boschier, F^ic. 
bosquier v.a.et n. faire du bois ; fouiller 
le bois à la chasse; chercher, traquer; 
se cacher dans les bois ; dresser des em- 
bûches, des embuscades; s*embusquer. 
It. buscâre, chercher; busca, recherche. 
Et. *bùscum, *bôscum, bois. 

3. BUSGHIER, buchier, mieux 
buissier, bussier, busier, v. a. et n. 
battre les buissons, chasser. Et. bùxum, 
buis y buisson. 

4. BUSGHIER, buchier, mieux 
buissier, bussier, busier v. a. frapper, 
battre. It. bussâre, /rajojoer; bùssa, coup. 
Et. Germ. buchsen, Holl. buysscheD, 
frapper. Ne pas confondre avec buquer 

qui a le même sens de frapper, et qui 
vient également du Hollandais beu- 
ken. 

Tous ces motSf quoique d'origine 
diverse, ont été confondus y et pris l'un 
pour l'autre, à cause, sans doute, de 
la similitude entre leurs sens et leur 
graphie. 

1. BUSE, buises.f. tuyau, conduit. 
Et. bus 1. 

2. BUSE voy. buce. 

BUSEL; buserel s. m. buséte; 
busine s. f. petit tuyau. Et. dim. de 
bus Ijbuse 1. 

BUSER V. a. tromper. Et. ? 
BUSIER voy. buschier. 

1. BUSINE, trompette. Voy. bui- 
sine. 

2. BUSINE, tuyau. Voy. busel. 

BUSQUIER , —quer voy. bus- 
chier. 
BUSSE voy. buce. 

BUSSER V. a. ravauder. Et. ? Est- 
ce le môme que buschier 1 ? 

BUSSIER voy. buschier. 
BY.... Gherchez à BI.... Ex : 
byed; bys à bied; bis, etc. 



G A A. 



- 67 - 



QAIENZ 



N. B. — Cherchez à GH... les 
mots que vous ne trouverez pas 
à G... Ex. caable à chaable; ca. 
rôle à charole ; cant à chant, etc. 

Gherchez à QU... les mots que 
vous ne trouverez pas à G... Ex. 
careignon à quarelgnon ; cas à 
quas; carel à quarel; coi, coïer, 
colsier à quoi, quoïer quoisier, etc. 
etc. 

GAA... cherchez à GHAA... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. caafalt à chaafalt, etc. 

GAB... cherchez à GHAB... les 
formes pic. et norm. Ex. cabrot à 
chabrot. 

GABAS s. m. inv. V panier, cabas, 
voiture ; 2* fraude, escroquerie. Esp. 
ca^j^éao. Portugais cabâz. Et. *cabaciw/n, 
*cabâssto de ? Les uns le font venir 
de câva, cace, camté; ou de *càppa, 
manteau; les autres le rattachent au 
Celt. cab, hutte, d'où cabane ; d'autres 
enfin à VAr. cafas, cage, panier. Câva et 
•càppa ont donné chave et chape ; d'ail- 
leurs toutes ces étymologies rendent 
raison de la première série des sens de 
cabas, non de la seconde. 

GABETENG = cafetan : robe d'hon- 
neur. Et. Turc kaftan. 

GABROI voy. chevroi. 

GABUSE ;— série;— busion s. f. 
cabusement s. m. tromperie, im- 
posture. Et. cabuser. 

GABUSËOR, sj. — sére s. m. 
trompeur, filou. Et. cabuser. 

GABUSER, r. a. tromper, cabasser. 
Et. ? Cf. cabas. 

GAG... cherchez à GHAG... les 
formes pic. et norm. Ex. cacevel à 
chachevel^ etc, 

GAGAB s. m. cri de la perdrix. Et. 
onomatopée. 



GAGHIN s. m. cachine s. f. éclat 
de rire ; moquerie. Et. cachiner. 

GAGHINER, r. n. rire aux éclats. 
Et.^ 

GAGHINOS, — e adj. rieur, rica- 
neur. Et. cachin. 

GAGHOS — e adJ. cachotier, trom- 
peur. Et. cache. 

GAGOIGNE s. f. querelle, méchan- 
ceté. Et. ? xaxoç ? ?. 

GAGOIGNËOR, sj. — gnére s. m. 
querelleur, trompeur. Et. cacoigne. 

G AD... cherchez à GHAD... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. cadel ; cadeler à chadel; cha- 
deler, etc. 

GADHUN voy. cheûn. 

GADRUVE voy. quadruve. 

GAE... cherchez à GHAE... les 
formes pic. et norm. Ex. caël à 
chaël, etc. 

ÇAENZ voy. çaienz. 

GAF... cherchez à GHAF... les 
formes pic. et norm. Ex. cafalt 
à chafalt, etc. 

GAFRA6E s. m. maladie de peau. 
Et. cafre. 

GAFRE adj. hideux ? couvert de ca- 
frage. Et. .? cafre en Esp. dur, cruel, de 
l* Arabe kafir, mécréant, d*où cafard ? 

GAI... cherchez à GIi[AI... les 
formes pic. et norm. Ex. caiel à 
chaiel, etc. 

GAIA6E, quëage = quayage : droit 
de quai. 

GAIE, s. /. banc de sable, digue, 
barrage, quai. Et. Celt. cae, haie, en- 
ceinte. 

GAIELER voy. chadeler. 

GAIEMENT^ — de, quaimant = 
quémand : mendiant, gueux. Et.'^ 

ÇAIENZ, çaiens, çaén^ adv. ici 



GAIL... 



- 68 — 



GANEQUIN 



dedans, ici môme. Prot>. saïns. Et, 
ecce hB.c IntMS. 

GAIL... cherchez à GHAIL... 
les formes pic. et norm. Ex. : 
cail à chail, etc. 

1. GAILLIER voy. quaillier. 

2. GAILLIER s. m. pot à vin, bou- 
teille. Et. ? de cail^ caillou , silex, 
verre f^ 

GAILLOTER v. a. cailler. Et. 
caillot. 

GAIMANDER, — ender = qué- 
mander : mendier. Et. caïement. 

GAIMANDISE ; — derie, queni 
— s. f. mendicité. Et. caimander. 

GAIN... cherchez à GHAIN... 
Ex. cainse à chainse, etc. 

GAÏR t>oy. chëoir. 

GAIRE v>oy. quare. 

GAIS CAIT cherchez à 

GHAIS... CHAIT... 

G AIVE /orme de cage. Et. câvea. 

GAJOL, cageol s. m. piège à oi- 
seau ; cajolerie. Et. cajoler, mettre en 
cagCy attraper. 

G AL... cherchez à CHAL .. les 
formes pic. et norm. Ex. calabre 
à chalabre, etc. 

1. GALANDE, —dre s. f. alouette, 
huppée. Prov. et It. calândra. JS^.? 

2. GALANDE voy. chalandre. 
GAM... Gherchez à GHAM... 

les formes pic. et normandes. 
£';r;cambel, etc. à chambel^ etc. y etc. 

1. GAMELIN voy. chamelin. 

2. GAMELIN, ~e adj. et s. sorte 
de sauce. Et. ? 

GAMOSGAS, kam — , quam — s. m. 
étoffe de soie. Et.'^ du même radical 
que chamois ? 

GAMOSSER voy. chamoisier. 

G AN... Gherchez les formes 
picardes et normandes à GHAN... 
Ex : cancel ; cancéle, etc. à chancel ; 
chancelé, etc., etc. 



G AN s. m. bateau. Et. Germ. kahn, 
esquif. 

G AN ART, quenar^ kenar s. m. 
espèce d'embarcation, de navire. Et. 
•canârdi/m, id. du Germ. Angl. Sax. 
cnear de kahn, can. Cf. ce mot. 

GANCÉLE, mieux chancelé s. /. 
petit bâton, petite canne. It. et Et. 
*canritcélla dim. de canna, cane 2. 

1. GANE, kanCy chane'^y quènes.f, 
bateau, navire; cane, canard. Et. Can 
dont cane est la forme féminine. Cf. 
Can. 

2. GANE, mieux chane s.f. roseau, 
canne, bâton ; mesure de longueur, 
canne; tuyau, d'où trachée artère (en /^. 
canna del côUo); colonne vertébrale, 
échine, dos. Prov. câna. It. et Et. 
canna, id. 

3. GANE, kaney chane s.f. cruche, 
broc, damejeanne ; mesure de liquides, 
d*oxi canette. Et. 'canna, 'kânna, 
cruche, du Germ. kanne, pot. Angl. 
can, canette, pot, bidon. Cf. cane 1. 

4. GANE s. m. règle, canon. It. 
cânone. Et. cànonem + e d'appui, de 
xav<k>v, règle. 

5. GANE^ quéne s.f. dent, d*où le 
dim. quenotte. Et. Germ. kenna, mâ- 
choire. 

GANEBUSTIN s. m. flacon, étui. 
Et. ? cane 3, cruche, flacon, et "bùsta, 
coffre'^ 

1. GANÉE, quenèCy kenèes.f. coup 
sur la mâchoire, soufiBet. Et. cane 5. 

2. GANÉE, mieux chanée, chenèe 
s.f coup de canne, de bâton. Et. cane 2. 

3. GANÉE, chanée s.f. contenance 
d'une cruche. Et. cane 3. 

GANEPIN s. m. bourse. It. cana- 
plno adj. Et. *cannaplnwm. de can- 
nabis, chanvre. Forme sav. pour chê- 
ne vin . 

GANEQUIN s. m. gargamelle, 
estomac. Et. dim. Flamand de cane 3. 
Ces deux mots canepin et canequin.on^ 
été confondus. 



GANET 



- 69 — 



GÉGNE 



1. GANET s. m. caneton. EL dtni. 
de cane 1. 

2. GANET, ckanets. m. petite cru- 
che, canette. Et. dim. de cane 3. 

3. GANET s. m. banc. Et. dim. de 
can, barque'^ 

GANIVET ; — vel ; — veçon, 
g an — , kenivet, quen — , quart — s, m. 
petit couteau, canif, lancette. Prot. 
canivét. Et. dim. de canif du Scand. 
knlfre, couteau. 

G AN QUE voy. quanque. 

1. GANT T>oy. chant. 

2. GANT taoy. quant. 
G AON voy. chaon. 
CAORSIN my. chaorsin. 
GAP... Gherchez à GHAP... 
GAQUEHAN, quaq —, tak — 

s. m. émeute populaire; coalition d'ou- 
vriers. Et. mot Flam. ? 

GAR... Gherchez à GHAR... les 
formes pic. et norm. 

GARGAS t^oy. charcois. 

GARE noy. quare. 

GAREIGNON t^oy. quareignon. 

GAREL r^oy. quarel. 

GARESMEL noy. quaresmel. 

GARESMENTRANT tsoy. qua- 
resmentrant. 

GARIGNON voy. quareignon. 

GARLET V)oy. quarlet. 

GARMELIN, — e adj. et s. de 
carme ; — carme, carmélite. Et. car- 
mel. 

GARNE T)oy. charne. 

1. GARNEL voy. charnel. 

2. GARNEL, quernel, kernel = 
créneau. Pror^. carnél. Et. crenel 
influencé par le Germ. karn^ entaille. 
Cf. cran 2, créne. 

GAROLE ; caroler, etc. voy. cha- 
role, etc. 
CARRE coy. quare. 
GARREL voy. quarel. 



G ARROGE ; carroi ; carron i^oy. 
quaroge. 

GARRONER voy. quaroner. 

G ART AGE ; cartelage voy. 
quartage. 

1. G ART AIN de quart eoy. quar- 
tain. 

2. GARTAIN de carte voy. char- 
tain. 

GARTEL; — télé; cartonier 
voy. quartel. 

GARTELER voy. quarteler. 

GAS... Gherchez à GHAS... les 
formes pic. et norm. 

1. GAS voy. quas. 

2. GAS, chasf s. m. inv. chute^ 
accident, cas. Prov. cas. It. câso. Et. 
casa. 

CASNARD s. m. flatteur. Et. ? Celt. 
« casnar assectator e Gallia ductum est » , 
Quintilien. 

GASSAIN voy. chassain. 

GASSE s.f. casserole. Prov. cassa 
It. câzza. Et. Germ. kezi, kessel, chau- 
dron. 

G AT... cherchez à GHAT... 

GATAIGNE voy. chevetaigne. 

GATIR voy. quatir. 

GAU... cherchez à GHAL... 

GAURRE voy. chaire. 

GAUTËLE, cauteler voy. cho- 
dèle, etc. 

GAV... cherchez à GHAV... 

G A Y... cherchez à GAI... Ex. 
cayage à calage, etc. 

GE... cherchez à GHE... les for- 
mes picardes et normandes. Ex. 
cevance à chevance ; cever à che- 
ver, etc. y etc. 

GÉ voy. ciu. 

GEAULE voy. celle. 

GÉDE s. f. cédule. Prov. et It. cé- 
dula. Et. schédwZa, id. dim. de schéda, 
feuille. 

GÉGNE, ségne s. f. ceinture, cein- 



GEINGLE 



— 70 — 



GENGLE 



turon,' baudrier ; enceinte. Prot}. cénha. 
It, clgna. Ex. clngere, •clgnere, ceindre. 

GEINGLE toy. cengle. 

GEINT, seint s. m. ceinte s./, ce 
qui sert à ceindre, entourer : lien, cein- 
ture; enceinte. IL clnto. Prors. et It. 
clnta. Et, clncta, clncta p, pas. de 
clngere, ceindre. 

GEIRE, cerre, cèse, sè^e s. m. pois 
chiche. Prov. cézer, mod. céze. It. anc. 
cécero, mod. céce. Et. cicevem + e 
d'appui. La /orme cése est pour cére 
comme chaise pour chaire. 

GEL toy. icel. 

GÈLE voy. celle. 

GELEBRANGE s. /. célèbre - 
ment, Pic. chel — s. m. célébration, 
commémoration. It. celebrânza, — bra- 
ménto. Et. célébrer. 

GELÉE ; celaison, — oison s. f. 
celement. Pic. chel — s. wi. action de 
cacher : mystère , cachette ; dissimula- 
tion. It. celâta, celaménto. Et. celer. 

GELËOR, sj. celére s. m, celui qui 
cache, receleur. It. celatôre. Et. celer. 

CELER, seler^ Pic.chelere. a. cacher 

— a celé, — èCj loc. ade. en cachette, 
en secret. Provi. celâr. It. et Et. celâre. 

GELESTIEL ;-stïen,-e;-stios, 

— e ; — stin, — e adj, céleste. It. celes- 
tiâle, etc. Et. *celestiâl6, etc. de coélum, 
ciel. Resté en Angl. celestial. 

GELLE, ciéle, ceaulcy ciaulc, Pic. ch 

— s. /. cellule, hermitage, humble de- 
meure, cabane. Prot. It. et Et. célla. 
Resté en Angl. cell, cellule, cabane. 

GELOR^ cil— ^ Pic. ch — pron. inv. 
comme lor, leur, de ceux-ci ou de celles- 
ci. It. colôro. Et. ecccy illôrwm. 

GEMBEL ;— hier, Pic. chem—s. m. 
cloche pour appeler au tournoi; sifflet pour 
piper : jeu, joute, tournoi; provocation, 
combat, mêlée ; embuscade, piège, ap- 
peau. Proti. cembél. It. zimbéllo. Et. 
•cymbéllwm dim. de c;^mbalum, cimhle, 
auj. cymbale. 



GEMBELËOR, sj. — iére s. m. 
combattant. Et. cembeler. 

GEMBELER, cembilierj Pic. chem 

— 0. n. jouter, combattre. Prot), cembe- 
lâr. It. anc. cimbellâre, mod. zimbellâre, 
piper. Et. cembel. 

GEN, sen. Pic. chen s. m. signe de tête 
ou de bouche pour indiquer, approuver. /^. 
cénno. Et. *cinnw. •Cinnus, torsio oris, 
de ciclnnus, xcxcwoç, boucle de cheveux 
frisés ? « Nutu, voluntate sive cinno 
vel aspectu » (Glossaire du VIP s.) in 
Ang. Mai, Classic. auct. e Vatic. 
Codd. VI, 536. 

GENAIL s. m. cenaille. Pic. chen 

— s. f. souper, salle à manger. It. ce- 
nâcolo. Et. cœnâcwlw de cœnàre, souper. 
Cénacle est la forme savante, 

GENDEL, — dal; —- dé voy. 
sendel. 

GENDRÉGE, Pic chen— adj. cou- 
leur de cendre, cendré, cendreux. It. 
ceneresco. Et. cendre. 

GENDRIER, Pic. chen— s. m. mar- 
chand de cendre ; linge à mettre les 
cendres ; cimetière. It. cenerâjo. Et. 
*cinerâriw de clnerem, cendre. 

GÈNE v)oy. cine. 

GENÉLE s.f. fruit de Téglantier, 
employé dans les comparaisons comme 
objet de peu de valeur. Et. dim. de 
cine 1. 

1. GENER, Pic. chenerv. a. faire 
signe, indiquer du geste, du doigt ; 
appeler par signes. It. cennâre. Et. 
*cinnâr<?, approuver d'un signe. Cf. 
cen. 

2. GENER V. n. souper. Prov. cenâr. 
It. et Et. cenâre de coéna, cène^ sou- 
per. 

1. GENGLE, ceingle, caingle, 
seing le, cingle graphies de sangle : 
ceinture; enceinte; arc-en-ciel; zona. 
Prov. singla. It. cinghia. Et. clngttla 
de clngere, ceindre. Cf. cégne. Cengle 
m. vient de cingulum -f e d'appui, ou 
est le s. verbal de cengler. 



GENGLER 



— 71 - 



GERTIS 



GENGLER eo^. ciUier. 
GENSE; censie s. /. — sèment 

s. m. cens ; fermage; ferme. Prors. sénsa. 
IL censiménto. Et. •cénsa, fermage, 
pour cénsus ; censir ; censer. 

CENSEL, — al ; censible ; — if, 
— ve adj. dû, sujet au cens. It sensâle, 
courtier f oenslvo. EL cens. 

GENSER; — ir o. a. et n. payer 
sous forme de sens ; donner à cens ; — 
penser, estimer. Et, *censâre et censére, 
compter, réputer. 

GENTOIRE s. /. centaurée. It. et 
Et. centâurea. 

GEO eoy. iço. 

GEOIGNOLE tioy. chaeignole. 

GËOINE = cigogne mi-satant. 
Prov. cicônha. It. cicôgna. Et. cicônia. 

GEP^ Pic. chep s. m. tronc d'arbre, 
souche, cep ; entraves de bois et par ex- 
tension chaîne, lien, fers, menottes ; 
piège. Prov. cep. It. céppo. Et. cippam, 
tronc d'arhrejpalissade y retranchement 
fait avec des troncs d'arbre, que l'on 
retrouve dans le Celtique ceap, tronc. 

GEPAGE s. m. geôlage, geôle. Et. 
cep. 

GEPÉE voy. sepée. 

GEPIER s. m. geôlier. EL cep. 

GERGELÉE s. /. frisure. Et. p. 
pas.f (fecerceler. 

GERGELER, Pic. chercheler v. a. 
et n. cercler, entourer ; boucler, en par- 
lant de la chevelure. Et. *circellâre de 
•circéllum dim. de clrculum, cercle. 

GERGELET s. m. petit cercle, pe- 
tite couronne. EL dim. de cercel, cer- 
ceau^ petit cercle. 

1. GERGHE s. m. etf. cercle, rond, 
arc de cercle; abside, cintre; objet qui 
en entoure un autre : cercle du casque, 
bords d'un chapeau, d'une gaîne, d'un 
écrin, etc. Et. clrcen ? clrcum, cercle. 

2. GERGHE auj. cherche; cerche- 
rie s.f. tournée, ronde, recherche, exa- 
men, enquête. IL cérca. EL cerchier. 
Cerche i et2 ont été confondus. 



GERGHËOR, cherchêor, sj. — 
chiére s. m. cercheréce, — sse s. f celui, 
celle qui examine, recherche : scruta- 
teur, veilleur, garde, inspecteur, con- 
trôleur. It. cercatôre. Et. *circa,t6fem, 
garde, de •circâre, cerchier. 

GERGHIER = chercher : aller en 
rond, à travers, entourer, roder, chercher, 
examiner, fouiller. Prov. cercàr. It. 
cercâre. Et. •circâre (Properce) de clr- 
cus. La formée anc. est restée en Angl, 
to search. 
GERGIORER toy. certiorer. 
GERGLIER == circulaire sav. Prov. 
circulâr. IL circolâre. EL •circulâriw 
de circulâre de clrculum, cercle. 
GERGE voy. cierge. 
GERNE, Pic. cherne s, m. cercle, 
rond. IL cércine. Et. circine + e 
d'appui. 

GERNEL, Pic. chernel s. m. petite 
ouverture, petit trou par lequel on peut 
voir^ judas. Et. *circtnélla dim. de 
clrcinem, cerne. 
GEROIGNE voy. ciroisne. 
GERRE voy. ceire 
GEIRT, — - e. Pic. chert adj. sûr, 
certain. IL cérto. Et. cérttt, cérta. 

GERTANGE ; certeé ; certe- 
neté ; oertefiance. Pic. chert— s. f. 
assurance, certitude. Anc. It. certânza, 
certità. EL certer, certi^âie, certain, 
certefler. 

GERTANGIER ; certener o. a. 
assurer, aflQrmer. EL certance ; certain. 
GERTËOR, sj. certére s. m. celui 
qui afiBrme. Et. certer. 

GERTER, PtccAer^eri?. a. assurer, 
aflQrmer. Prov. certâr. It. occertâre. 
Et. certàre. 

GERTIORER, cerc — ■ t?. a. rendre 
plus certain, assurer ; renseigner, avi- 
ser. IL cerziorâre. EL •certiorâre de 
certiôrem comparatif de cértum, cert. 
GERTIS, — e adj. certain. Et. *cer- 
titiu, -— a o?e cértum, cerL 



GERTI8E 



- 72 — 



GHAEIGNOI.E 



GERTISE s\ /. certitude. IL cer- 
tézza. Et. •certitia de cértam, cert. 
GERVAT; cervot; cervetel s. 

m. faon. It. cerbiâtto. Et. dini. de cerf. 
GERVELIER s. m, — liére s. /. 
crâne, cervelle ; calotte de fer garantis- 
sant le crûne, casque. IL cerveliiéra. 
Et. cervelle. 

GERVI8, Pic. cherciss. m. irw. nu- 
que, chignon du cou. IL cervlce, /. Et. 
cervicem, /. 

GES ; cessement s. m. cesse, ces- 
sation, fin ; interdit ; cession. Et. 
ceBier. 
GÉSE rsoy. ceire. 
CESSER r. a. cesser, céder, con- 
céder. Profi. cessâr. It. et Et. cessâre 
fréq. de cédere. 
GEST toy. icest. 
GESTER 0. 71. trébucher. It. in — 
cespicâre ? Et. •cespttâre de céspitem, 
motte de terre. 

CESTO^ pron. pL irvo. ceux-ci. It. 
costôro. Et. ecce istôrwm. 

GETI ; ceton s. m, cétacé, baleine. 
Et. céte, gros poissons. 
GEÛE =cigue mi-savant. Et. cicù^a. 
GHAABLE, che —, Pic. caahle, 
cadahle XI* siècle s. m. chablis, aba- 
tis de bois ; machine de guerre en 
bois pour lancer des pierres, perrière ; 
meurtrissure, contusion. Et. •ca^fâ- 
hu\u, — bala xara^o'ki. Ne pas con- 
fondre avec chable, cable. It. câppio. 
Grec mod. xoTikiov de *câpulum (funis 
a capiendo, Isidore). Cf. chaple. 

CHAABLER o. a. abattre du bois ; 
abattre les noix. Et. chaable. 

CHAAFALDER, chaf — x>. a. 
échafauder. Et. chaafalt. 

CHAAFALT, c/ia/—,Pêc. caaf— s. 
m. échafaud, estrade. Proo. cadafâlc. It. 
catafâlco. £'^.*catafâltam rfe*catâre,coi>, 
et falc, pale, baie du Germ. palko, 
balcho. Cf. baie. Catafalque en est la 
forme sav. 



GHAAIGNOLE f:oy. chaeignole. 
GHAAIGNON eoy. chaeignon 
et chaon. 

GHABROT 8. m. —tes./, chevrier ; 
gardeuse de chèvres. EL dim. de chèvre, 
plus régulier chevrot. Le b indique une 
origine prov. 

GHAGEÏS ; chaoement s. m. cha- 
cerie, citasse—. Pic. cache— s. f. chasse, 
poursuite ; expulsion. It. cacciaménto. 
Et. chacier. 

GHAGËOR, sj. chaciére s. m. che- 
val de chasse^ de course. Et. chacier. 

GHAGEÛRE ; chaçoire, chass — 
s. f. ficelle au bout du fouet pour cha- 
cier, conduire le cheval. Et. chacier. 

GHACHEVEL s. m. crâne. Et. 
•cacabéllM/M dim. de *câcabus, xobutajSoç, 
marmite en terre. Cf. test. 

i . CHACIER, Pic. cachier graphie 
de chasser. It. cacciâre. Et. câ/) tiare. 

2. CHACIER V. n. être chassieux. 
Et. chassie. 

CHAÇOISON s. f. venaison, gi- 
bier. IL cacciagiône. Et. chacier. 

CHADABLE my. chaable. 

CHADEL, chacdel, chaudel, cha- 
tel, chedel, chevel, chaél ; chadelier, 
Pic. Norm. cad — adj. et s. m. capital, 
principal, supérieur ; riche, opulent; — 
chef, capitaine, tuteur ; — puissance, 
opulence, abondance, capital, bien, pa- 
trimoine, gain, avoir, cheptel. Proc. 
cabdâl. It. capitale. Et. capeïâle de 
câput, chief L'Angl. a conservé les 
deux forâmes norm. ctfr. cattels, chat- 
tels, biens meubles. 

CHADELËOR, ched —, sj. — 1ère 
s. m. tuteur. Et. chadeler. 

GHADELER, chaeler, chaieler, 
Pic. Norm. cad — c. a. commander, 
conduire, protéger. Prov. capdelâr. Et. 
•capîtellâre de câput, chief. 

CHAEIGNOLE, chaaignole^chai- 
gnole, chenole, çoognole, soognole, 
ccoignole, çognole, sognole, soignole. 



GHAEIGNON 



— 73 - 



GHAITIVEL 



songnole, Pic. caei — , etc. s. f. petite 
chaîne, corde, corde du puits passant 
dans la poulie ; nœud coulant, piège ; 
cou. Eé. *cateniôla dim. de caténa, 
chaëne, chaîne. Cf. chenole. 

GHAEIGNON, chaaignon, chaoriy 
caon s. m. collier, chaîne, chaînon et 
chignon, nuque. Et. 'caifeniône de ca- 
téna, chaéne, chaîne. 

GHAEILLON dim. de chaël 1. 

1. GHAËL, chaiel ; chaon^ Pic. 
ca — s. m. petit chien, et simplement 
chien; petit d'animal. Prov. cadél. It. 
anc. catéllo. Et. catéllw, id. 

2. GHAËL 90//. chadel. 

1. GHAÉLE s. f. petite chienne, 
chienne. Et. camélia, id. 

2. CHAÉLUfChaéles, kiélcs interj. 
ça donc ! ma foi ! Et. ? 

1. GHAËLER voy. chadeler. 

2. GHAËLER v. n. et a. mettre 
bas. Et. chaéle 1. 

GHAÉLES vorj. chaéle 2. 

GHAËMENT, cheë — s. m. chute ; 
déchéance. It. cadiménto. Et. chaoir. 

GHAËNABLE adj. enchaîné, tenu 
en laisse. Et. *ca^enàbtle de caténa, 
chaene, + e d* appui. 

GHAËNER, Pic. caêner t. a. en- 
chaîner. It. et Et. catenâre de caténa, 
chaënCy chaîne. 

GHAENZ v!or/. calenz. 

GHAËRE, chaiére = chaire, trône 
et chaise, siège. Prov. cadéira. It. cât- 
tedra. Et. cathedra., xaôg^pa, et cathedra. 
L'Angl. a également les deux formes : 
chair et chaise. 

GHAËREL ; chaëré, — e adj. de 
chaise, de chaire ; assis sur une chaise, 
installé, intrôné. Proo. catedrâl. Et. 
*cskthedré\e, *caLthedTàtUy — â^a de ca- 
thedra, chaére. Cathédrale est la forme 
sav. de chaérel. 

GHAFALT ; — der eoy. chaa- 
falt, etc. 



GHAFRESNER r. a. refréner ; 
dompter. Et. ? frenâre ? Cha serait-il 
ici, comme dans chavirerjoot^rchef, têtef 

GHAIEL vorj. chaël. 

GHAIELER torj. chadeler. 

GHAÏER voy. chëoir. 

GHAIÉRE coy. chaére. 

GHAÏGNOLE toy. chaeignole. 

GHAIL s. m. chaille s. f. caillou. 
Et. céilculum. 

GHAINES voy. chanes. 

GHAINSE s. m. toile ; chemise ; 
tunique de dessous ; long vêtement ord. 
blanc, de lin ou de chanvre. It. câmice. 
Et. *c&micem du Celt. câimis, cams, 
chemise. 

GHAINSÉLE, chansèle, — celle 
s.f. trousseau de la mariée. Et. ohainse. 

GHAINSIL, — chan — s. m. toile, 
linge ; linceuil ; langes ; voile ; étoffe 
blanche de lin ou de soie. Et. chainse. 

GHAÏR eoy. chëoir. 

GHAISE 00^. chaére et chése. 

GHAISON nioy. choison. 

GHAITIF, — ve, c/ie^t/ = chétif : 
captif, prisonnier ; chétif, malheureux, 
misérable, pauvre; chétif, malade. 
Prov. caitiu. It. cattlvo, méchant. Et. 
cajotlva, — tlva. UAngl. a conservé 
la forme norm. caitiff, misérable, 
félon. 

GHAITIVAGE ; — vier, chet — 
s. m. esclavage. Et. •ca/)tivâtJM, *ca/)- 
tivâriw de captlvum^ chétif. 

GHAITIVAILLE^ chet — s. f 
troupe de malheureux; canaille. Et. 
chaitif, chétif. 

GHAITIVAISON; chaitiveté , 
chet — s. f. captivité ; malheur ; mi- 
sère; méchanceté. It. cattività. Et. 
*ca/)tivatiône ; cajoti vitale , dont capti- 
vité est la forme sav. 

GHAITIVEL, — e, chet — adj. 
et s. malheureux. It. cattivéllo. Et. 
dim. de chaitif. 



GHAITIVER 



— 74 — 



GHALDREUER 



GHAITIVER, chet — c. a. et n. 
assujettir; captiver; se désoler. Et. 
captivâre de captlvum, chétif. 

GHAITIVOS, — e, chet — adj. 
malheureux. Et. chaitif. 

GHALABRE, Pic. cal — s. /. ma- 
chine de guerre; battant de porte. Prov. 
calâbre. Et. comme chaable *cadâbala? 

GHALANDÉE, chalenèe 5. /. 
chargement d'un chaland. 

GHALANDISE s. /. commerce; 
association, entente, accointance. Et. 
chalant, d'où achalander. 

GHALANDRE,— c^^, salandres.f. 
navire de charge, chaland. Et. *zalân- 
dria,*chelândium,c/ia/a/izJ; Grec mod. 
XslxvStov de ;^s>u5jOoç, tortue ? % 

GHALANGIER, et ses dérivés, 
T)oy, chalongier. 

GHALANSIN s. m. petit chaland. 
Et. dim. de chalant. 

1. GHALGEÏS s. m. chaussée. Et. 
chalcier. 

2. GHALGEÏS, — se; chalcin, 

— e adj. à la chaux. Et. câlcem, 
chais. 

GHALGEMENT s. m. chalce- 
mente s. f. chaussure. It. calzaménto. 
Et. calceaméntwm, — ta, pi. n.pris 
pour sg,f. 

GHALGËOR, s/.— ciéres. m. chaus- 
setier, cordonnier. Et. chalcier. 

GHALGERIE s. f. chaussetterie, 
cordonnerie. Et. chalcier. 

GHALGHAIN, — chin s. m. ta- 
lon. It. calcâgno. Et. *calcânet^/n. 

GHALGHIER, Pic. calkier 0. a. 
fouler aux pieds, presser ; pressurer. It. 
et Et. calcâre. Ne pas confondre avec 
chalcier, chausser, calceârec/e câlceum, 
soulier. Chalchier, chauquer, est le 
même mot que cocher. 

GHALGHOIR s. m. pressoir, fou- 
loir. Et. *calcoriM/M de calcâre, chal- 
chier. 

GHALGINE, chac-,chass—,Pic. 



cale— s.f. chaux. It. calcina. Et. dim, 
de chais, chaux, càlcem. 

GHALGIRER 0. n. donner des 
coups de pieds, récalcitrer, ruer, regim- 
ber. It. et Et, calci^râre de câlcem, 
talon. 

GHALD AIN, — e. Pic. cald— adj. 
chaud, ardent. It. caldâno, — âna. Et. 
•caldânew de câh'dum. 

GHALD ANGE ; — daison, — di- 
sons, f. — diement, Pic. cald— s. m. 
chaleur; chauffage; échauffement. Et. 
•caldântia, *caldatiône, chaldïer. 

1. GHALDEL voy. chotéle. 

2. GHALDEL = chaudeau : bouil- 
lon, potage. Et. •caldélla dim. de câli- 
dum, chalt. 

3. GHALDEL s. m. amarre, cor- 
dage, anneau le long des navires pour 
y suspendre les écus, etc. Et. ? capi- 
téllum. Capltulum, autre dim, de ca- 
put, a dans Varron le sens d'anneau 
pour suspendre une tablette. CJ. cha- 
del. 

GHALDER voy. chaldïer. 

GHALDERÉE s.f. contenu d'une 
chaudière. It, caldajâta. Et. chaldiére. 

GHALDÏER, — deïer, — doïer; 
chalder, Pic. cald — v. a. chauffer, 
échauffer auprop. et aufig. H. scaldâre^ 
caldeggiâre. Et, fréq. de *caldâre de 
câlidum, chalt, 

GHALDIS, — ce adj. chaud. Et. 
*caldlttM, — dltia de câlidum. 

GHALDONER, chaldumer v. a. 
échauder, ébouillanter. Et. chaldun. 

GHALDREL s. m, chaudron. Et. 
*calderélla dim. de *caldâria, chau- 
dière, de câlidum, chaud. 

GHALDRELAS, — lac s. m. 
cuivre; ustensiles de cuivre, batterie de 
cuisine. Et, augm. de chaldrel. 

GHALDRELERIE s./, chaudron- 
nerie. Et. chaldrel. 

GHALDRELIER s, m, chaudron- 
nier. Et, chaldrel. 



GHALDUMER 



— 75 — 



CHAMBRÉ 



GHALDUMER r^oy. chaldoner. 

GHAliDUN, — don s. m, tripes 
cuites. EtJ •caitdùme/i, comme leûn 
de légnmen, 

CHALÉFRE adj. stupide. EtJ 

GHALEIL s. m. petite lampe 
munie d'un crochet pour être suspendue. 

GHALEIR coy. chaloir. 

GHALEMÉLE; — mie s. /. ro- 
seau, canne; chalumeau, flûte; plume 
de roseau. Et.f. 6?echalemel, chalumeau, 
•calaméllum dtm. de câlamum. 

GHALEMELËOR, sJ.— HTe s. m. 
joueur de chalumeau. Et, chalemeler. 

GHALEMELER c. n. jouer du 
chalumeau; par ext. bavarder. Et. 
chalemel. 

GHALENÉE v>oy, chalendée. 

GHALEN6E ; chalengier, etc. 
moy, chalonge; chalongier, etc. 

GHALFÉTE; chalfoires./. bouil- 
loire, réchaud. Et. chalfer. 

GHALIN s. m, chaleur; nuée de 
chaleur; brouillard, nuage, obscurité. 
Et. *callnM de calére, être chaud. 

GHALINE s. /. chaleur. Prov. 
câlina. Et. *callna de éalére, être 
chaud. 

GHALMEL; — moi; — mois, 
chamois s.m.chalmoie,Ptc. calm — 
s. /. champ moissonné, où il ne reste 
plus que le chaume. Et. chalme^ câla- 
mum. 

GHALMIN, — e adj. de chaume. 

GHALOIR, — letr. Pic. cal — 
0. n. impersonnel importer, falloir; 
soucier, préoccuper. Prov. caler. It. et 
Et. calére, être chaud, désirer. 

CHALONGE, chalenge^ — ange s.f. 
et m. chalenjage,—^a9je ;— gement, 
Pic. cal — s. m. calomnie ; invective, 
défi; dispute^ débat, contestation, re- 
proche; poursuite judiciaire; revendi- 
cation. Proîi. calônja. It. calùnnia. Et. 
•calùmnja pour calùmnia^ dont calom- 



nie est la forme saluante. Resté en 
Angl. challenge^ cartel, pror^ocation, 
défi. 

GHALON6ËOR, chaleng —, s/.— 
giére, Pic cal — s, m. calomniateur ; 
poursuivant en justice ; provocateur au 
combat. It. calunniatôre. Et. chalongier. 
En Angl. challenger, id. 

CHALONGIER, chalengier ,— an- 
gier, Pic. cal — t). a. calomnier, insul- 
ter ; attaquer, ravager ; disputer par les 
armes ; appeler en duel, au combat ju- 
diciaire ; poursuivre en justice ; reven- 
diquer. Prov. calonjâr. It. calunniâre. 
Et. *calunjâre pour calumniâre dont 
calomnier est la forme savante. Resté 
en Angl. to challenge, provoquer <, dé- 
fier. 

GHALRE, chaurCj Pic. caurre s. 
m. e^/. chaleur. Et.^l *Cék\ere pour ca- 
lére, être chaud ? 

GHALT PAS loc. ado. aussitôt. 
Et. câh'do pâssM. 

GHALUNGE ; — gier voy. cha- 
longe, etc. 

GHALVÉCE; chalveûre ; — 
veté s. f. calvitie. It. calvézza. Et. 
•calvltia pour calvities. 

1. GHAMBEL s. m. piège pour 
prendre les oiseaux. Et. ? Mauvaise 
graphie de cembel, Pic. chembel. 

2. GHAMBEL s. m. voûte, cintre, 
plafond. Et. pour chambrel dim. de 
chambre, câmera, voûte. 

GHAMBERLENG, Chamberlain, 
chambrel — , chambell — , Pic. camb 
— s. m. chamberlaine s. f. valet, 
femme de chambre, majordome, cham- 
bellan. Prov. camarlénc. It. camar- 
llngo. Et. Germ. chamarlinc, kammer- 
ling, id. de kammer, qui vient de câ- 
mera, chambre. 

CHAMBRÉ, — e adj. courbé, replié, 
voûté. Et. p. pas. de chambrer, cam- 
brer, camerâre, voûter, cintrer, de 
câmera, voûte. 



GHAMBRELAIN 



— 76 — 



GHANGEL 



GHAMBRELAIN totj. chamber- 
lenc. 

GHAMBRIL s. m. treillage, lam- 
brissage. Et. chambre. 

GHAMBRILLIER r. a. plafonner, 
lambrisser. Et chambrll. 

GHAMELIN s. m. et adj. petit cha- 
meau, chameau ; — de poil de chameau ; 
camelot, étoffe de laine, de poil de chè- 
vre. Et, •camellna de camélum, cha- 
meau. 

GHAMOIRE, chamorge s. /. et 
adj. morve et morveux, en parlant des 
chevaux ; couvert de plaies. It. camôrro? 
Et. ? Cf, cimoire. 

1. GHAMOIS s. m. manche de la 
lance recouvert de peau ; coup porté 
avec le manche de la lance; meurtris- 
sure. Et. chamois. 

2. GHAMOIS roy. chalmel. 
GHAMOISIER, camosser v. a. 

frapper du manche de la lance ; frap- 
per, meurtrir, couvrir de contusions, 
de plaies ; marteler. Et, chamois 1. 

GHAMPAIGNE, Champagne = 
campagne. It. campàgna. Et. *campâ- 
nia (Grégoire de Tours) de câmpum, 
champ. Resté en Angl. champaign, 
pays plat. 

GHAMPAINE, Pic. campaine s.f. 
cloche. Prov. It. et Et. 'campâna de 
Campânia. Campana (balance à un 
plateau, romaine) regione Italiae no- 
men accepit (Isidore). Les premières 
cloohes n'étaient qu'un plateau rond 
métallique, sur lequel on frappait y et 
ressemblaient tout à fait à un plateau 
de balance, d'où probablement le pas- 
sage du sens de plateau de balance à 
celui de cloche. 

^HAMPANIER, Pic. camp — s. 
"m. clocher. It. campanâjo, sonneur de 
cloches. Et. champaine. 

GHAMPARTIR=champartler: 
lever le droit de champart; saccager, 
voler, chaparder. Et. champart, câmpi 



pârtem. Chaparder n*en est peut-être 
qu'une corruption populaire ? 

GHAMPGHEÙ, — e adj. vaincu 
en champ de bataille, vaincu. Et. champ. 
cheii/). pas. de chëoir. 

GHAMPEÏER voy. champoïer. 

1. GHAMPEL, Pic. ca/»!/) — s. m. 
petit champ; champ de bataille- It. 
camperéllo, campicéllo. Et. •campélh* 
dim. de câmpum, champ. 

2. GHAMPEL ; — pé adj. de 
champ, de plaine : bataille champs l, 
bataille rangée. It. campâle. Et. *cam- 
pàlc de câmpum, champ. 

GHAMPELER, Pic. camp — o. a. 
tenir la campagne; camper; combattre, 
batailler; fouler comme un champ. Et, 
champel 1. 

GHAMPIA6E s. m. combat en 
champ clos. Et. champir. 

GHAMPIGNOL, — gneul s. m. 
champignon. It. anc. campignuôlo. Et. 
•campiniôla de câmpum, qui vient 
dans les champs. 

GHAMPIL ; champis s. m. enfant 
trouvé dans les champs, bâtard. Et. 
*campll0, •campltiwc^e câmpum, champ. 

GHAMPIR T9. n. combattre en 
champ clos, combattre. Et. champ, 
champ et bataille. 

GHAMPOÏER, champîer, F^ic 
camp — r. n. aller à travers champs; 
parcourir un pays, l'occuper, dominer ; 
combattre en champ clos ; — pâturer à 
travers champs ; — porter de champ. 
It. campeggiâre. Et. fréq. de champer, 
camper, de câmpum. 

GHAMPOIS; champon s. m. 
champ, champ de bataille. Et. *cam- 
pé/isc; aug. de champ. 

GHANAP, etc. voy. hanap, etc. 

GHANGEL s. m. clôture formée de 
barreaux, treillis; balustrade, grille, 
chœur d'église, cancel. It. cancéllo. Et. 
cancélla, barreau, treillis. L'AngL a 
conservé les deux formes : chancel, 
sanctuaire, et cancel, carton. 



CHANCELE 



— 77 — 



GHAOIR 



1. CHANCELE isoy. cancéle. 

2. CHANCELE my. chalnséle. 
CHANCELER, Pic. cancheler c. 

a. disposer en croix, en treillis; griller; 
faire une barre, biffer, effacer, canceler, 
annuler; chanceler. Prov. cancelâr. It. 
et Et. cancellâre, couvrir d'une harrCy 
rayer y de cancéllum, barre , chancel. 

CHANCELEÛRE s.f. barre tirée 
sur un acte, une ligne pour l'annuler, 
rayure, rature, annulation. It. cancel- 
latùra. Et. chanceler. 

CHANCELLE toy. chancelé. 

CHANE voy. cane. 

CHANËCE voy. chenéce. 

CHANÉE voy. canée. 

CHANES, chaineSy Pic. ca - s.f. 
pi. cheveux blancs ; vieillesse. Et. câ- 
nas de cânum, blanc. Les latins di- 
saient aussi câni pour cheveux blancs 
{sous-entendu crlnes). 

CHANESTEL, Pic. can — s. m. 
petite corbeille; petit gâteau. E^. *eani- 
stéllu dim. de •canlstrum, chanestre. 

CHANESTRE, — te. Pic. can — 
s. m. panier, corbeille; gâteau en rond. 
Proo. mod. canésto. It. canéstro. Et. 
*canlstra + e d*ap., id. au lieu de ca- 
nlstra n. pi. 

CHANET voy. canet. 

CHANEVEL, chanevëor, etc. 
l'oy. chenevel, chenevëor, etc. 

CHANFRAINT, — e, chanfreint 
adj. taillé en double biseau. Et. chan- 
frein qui signifie partie antérieure de 
la tête du cheval, et l'armure qui la 
recouvraity et aussi en architecture 
une petite surface formée en enlevant 
une arête, a été rapporté à camus, 
frein, c'est-à-dire frein frein, mais 
comme chanfrein ne veut pas dire frein, 
mors, mais bien un objet dont les côtés 
ont été enlevés, il vaudrait peut-être 
mieux le dériver de *cântum, côté, bord, 
et frânctum, brisé. Chanfrein ne serait 
que le p. pas. de chanfreindre qui si- 



gnifie précisément enlever Tarôte d'une 
pierre, d'une pièce de bois. 

CHANIR voy. chenir. 

CHANOLE voy. chenole. 

GHANSËLE voy. chainséle et 
chancelé. 

CHANSIL voy. chainsil. 

CHANT, Pic. cant s. m. coin, 
angle, côté. Prov. cant. It. cânto. Et- 
*céinthum. Le radical chant, cant, 
kant se trouve en Grec xav$o?, coin de 
l'œil et cercle de roue ; en Latin can- 
thus, rebord de roue ; en Celt. cant, 
rebord ; en Germ. kante, rebord, coin. 
Chant est le même mot que champ 
grossièrement défiguré dans la loc. de 
champ^ de côté. 

CHANTËIS; — tement. Pic. 
cant — s. m. chant ; enchantement. 
Et. chanter. 

CHANTEL s. m. — télé, Pic. 
cant — s. f côté, coin, rebord, mor- 
ceau, quartier, chanteau ; bonde du 
tonneau. Prov. cantél. Et. *canthéllM 
dim. de cànthum, chant, coin. Resté en 
Angl. cantle, cantlet, /ra^/ne/i^, 

CHANTEL AGE, Pic. cant— s. m. 
droit d'en lever le chantel, la bonde des 
tonneaux, c'est-à-dire d'en vider la lie 
dans la rue. Et. chantel. 

CHANTERIE ; chantrerie. Pic. 
cant — s. f. chant, refrain, cantilène, 
chant d'église ; réunion, oflQce de chan- 
tre. It. canteria. Et. chant, chantre. 

CHANTISER, chantu — ; chan- 
teïer. Pic. cant — v. n. chantonner, 
fredonner. It. canticchiâre, cantuc— . 
Et. *cantitiâre, 'canticâre. 

CHANTON, Pic. cant — s. m. 
coin, angle, canton. Prov. canton. It. 
cantône. Et. augm. de chant, coin. 

CHANTUAIRE, Pic. cant — s. 
m. chant ; lutrin. Et. mot d'église 
•cantuârium de cantâre, chanter. 

CHAOIR voy. chëoir. 



CHAOïr 



78 — 



GHAPIaQÎER 



1. CSHAOM , Pic. caon s. m. nnqae. 
Et. f contr. de chaaignon, cbaiiion, 
chignon f 

2. CSHAOM, Pic. caon graphie de 
chatrhaant. Et. même radical que choê, 
chouette. Germ. chooh, chouc, chou- 
cas. Cbat-hoant et chouan, Bret. kooan, 
sont prob. le même mot. 

3. GHAON rofj. chaêl i. 
GHAOR8E3UE, Pic. ca — s. f. 

a«are. Et. Voy. chaorsin. 

GHAOR8IN, Pic. caorsin^ corsin 
ê. m. banquier, usurier. Proc. caorsin, 
cha — . It. Corslni, célèbre famille de 
banquiers qui a donné plusieurs papes. 
Et. Cadurclna/iî, •Caorslnam, habitant 
de Cahors, ou de Caérea en Piémont ? 
oii Dante place le siège de V usure : E 
per6 io minor giron suggella Del segno 
8U0 e Sodoma e Caorsa (Enfer, XI, 49). 

CHAPE, Pic. Norm. cape s. f. 
manteau, chape, cape, couverture. Prov. 
câpa. It. câppa. Et. 'câppa, • quia 
quasi totum capiat hominem » f Isi- 
dore j. La forme Norm. est restée en 
Angl. cape, collet de manteau, et cope, 
chape, chaperon. 

1. GHAPÉ, — e adj. à grosse tête. 
Et. câput, chief 

2. GHAPÉ, — e adJ. couvert d'une 
chape, capuchon — vue thapèe, regard 
sous cape, en fronçant le sourcil. It. in- 
cappâto. Et. 'cappâtu de 'câppa, chape. 

GHAPEFOIj, capif— s. m. jeu de 
colin-maillard. Et"^ 

GHAPEIIj vog. chapel 2. 

GHAPEILL.EMENT, —pillement 
8. m. lutte acharnée. Et. chapeillier. 

GHAPEILLIER, — pillier, Pic. 
cap— V. a. triturer; taillier en pièces. 
Et. •capellâre,*capillâre/)owr 'capulâre, 
chapler. 

1- GHAPEL, Pic. capel s. m. 
petite chape, capuchon, chapeau, cou- 
ronne, guirlande ; couvercle ; chapelle, 
réduit, pièce obscure-; honte. Prov. 
capél. It. cappéllo. Et. dim. de chape. 



Les sens de chapelle, etc.^ à ccaise de 
r obscurité produite parla chape, man- 
teauj dais, baldaquin mis sur l'auteL 
2. GHAPEL ; cbapeil, —pil. Pic. 
cap — s. m. abatis ; hachis. Et. cha- 
peler 2,— peiliier. Cf. chaple. 

1. GHAPEIaER r. a. couvrir la 
tête, couronner de fleurs. Et. chapel 1. 

2. GHAPELER f>oy. chapler. 
GHAPELIER s. m. capuchon du 

haubert, couvrant la tête sous le casque ; 
prêtre qui porte la chape. Et. chapel 1. 

GHAPÉTE, Pic. cap- s. f. petit 
manteau ; petite enveloppe : péricarde ; 
nom donné aux écoliers du collège de 
Montaigu, à cause de leurs courts man- 
teaux étriqués. Et. dim. de chape. 

GHAPETËOR, sj.— tére s. m. vo- 
leur de chape ; filou. Et. chapeter, voler 
une chape. 

GHAPILLIER voy. chapeillier. 

GHAPITLER, — trer, — tuler. 
Pic. cap — V. a. et n. tenir chapitre ; 
décider en chapitre ; convenir, capituler ; 
chapitrer, tancer un religieux en cha- 
pitre; garnir un livre de signets ; réca- 
pituler ; munir de chapiteaux. Prov. 
capitulâr. It. capitolâre. Et. 'capitalâre 
de capltulum, petite tête, chapitre. 

GHAPITOIRE, Pic. cap — s. m. 
chapitre. Prov. capitôl. It. capitôlio. 
campidôglio. Et. *capitôliaw au sens 
de chapitre. 

GHAPIjE ; chapleis ; Chaplin ;— 
pion ; — plement ; — ploi ; — 
ploiement ; — plot ; — ploteïs s. m. 
chapleréce ; — plerie ; — ploison, 
Pic. cap — s. /. coups d'épée^ de sabre, 
coups, grêle de coups ; hachis, chapelure ; 
massacre, bataille, combat, mêlée ; 
abatis^ coupe de bois ; décombres, gra- 
vois, détritus. Prov. châple, chapladls, 
etc. Et. câpuli^m + e d^appui, poignée 
d'épée, de câpere, saisir; chaple, cha- 
ploïer, — ploter. 

GHAPLEÏER voy, chapl<ner. 



CHAPLER 



- 79 - 



GHARET 



CHAPLER chapeleTj Pic. cap— o. 
n. et a. abattre; battre; — tailler en 
pièces ; — hacher^ chapeler ; sabrer, 
massacrer, combattre. Proc, chaplâr, 
capolàr. Et. *capalâre, battre^ de câpu- 
lum. Cf. chaple. 

GHAPIjOÏER, chaplîer ; — ploter 
c. n. hacher, tailler en pièces, sabrer, 
massacrer, combattre. Et. frèq. de 
chapler; chaplot. 

GHAPUÏER, —poïer i^oy. chapui- 
sier. 

GHAPUIS s. m. — - se ; — série, 
Pic. cap — s. f. charpentier ; bois de 
charpenterie, billot; charpente, char- 
penterie. Et. *capùtia de *câpum ? taillé. 
Cf. câpum, capônem^ chapon. 

GHAPUISËOR, sj. — siére. Pic. 
cap — s. m, charpentier, menuisier. 
Et. chapuisier. 

GHAPUISIER, chapuïer e. a. 
tailler du bois ; charpenter, équarrir, 
fendre ; frapper. Proo. capusâr. Et. 
•caputiâre de *capùtium, taillé, comme 
•minutiâre, menuiser, de •minùtium, 
minùtum, menu. 

GHAPULAIRE, Pic. cap — s. m. 
froc sans manches, passé sur la cotte ; 
scapulaire. Et. chape. 

GHARAI, charoi, charact s. m. 
charaie, charoie, — racte^ Pic. 
car — s. f. caractère, marque, signe ; 
signe magique, sortilège, sorcellerie, 
charme, enchantement. It. carâttere. 
Et. charâcter ? 

GHARALD voy. charalt. 

GHARALDERÉGE s. /. sorcière. 
Et. charalt 2. 

GHARALDIE s. f. sorcellerie; art 
des sortilèges. Et. charalt 2. 

1. GHARALT, mieux charal, — et 
s. m. cuve, char pour transporter le 
vin ; contenance de .ce char. Et. ? char ? 

2. GHARALT, charaud. Pic. car— 
6. m. charalde, charaude s. /. sor- 
tilège, charme, talisman, sorcellerie. 
Et. ? Ce mot serait-il le même que cha- 



rai, charact» characte qui a le même 
sens ? // ne Se rapporte pas à charade 
qui est nouveau dans la langue et que 
Dies rattache au Napolitain charâda 
It. ciarlâta, bavardage ; et Littrè au 
languedocien charâdo, bavardage^ du 
Prov. charrâta, charretée. 

GHARBONGLE, charboucle. Pic. 
carb — s. m. charbon ; diamant, rubis, 
escarboucle ; lumière ; lanterne, fanal. 
Prov. carbùncle. It. carbônchio. Et. 
carbunculu + e d* appui, dim. de car- 
bônem, charbon. UAngl. a conservé la 
forme norm. carbùncle, escarboucle. 

GHARBONGLÉE, — bouclée. Pic. 
carb — s.f. tas de charbon. Et. char- 
boncle. 

GHARBRET corruption pour 
escharberet dim. c-Tescharbot. 

GHARGLOIE, Pic. car — s. f. 
machine de guerre dont le plancher 
était une claie montée sur trois roues. 
Et. char, claie. 

GHARGOIS, — quois. Pic. carcas 
s. m. inv. hune ; carquois ; carcasse, 
corps ; squelette extérieur des crustacés, 
coquille, écaille d'huître. Prov. carcâis. 
It. carcasse, — âssa. Et. carchésium, 
hune, et vase, d'oU coffre à mettre des 
flèches, carquois, et à contenir le corps 
de ranimai, carcasse. Cf. turcais. 

GHARDEREUIL ; chardonel ; 
— nerel ; — nelet. Pic. card — s. 
m. chardonneret. It. cardellino. Et. 
chardon. 

GHARE, Pic. car — s. f. char. It. 
le carra. Et. carra/)/, n. pris pour sg. f. 

GHARÉE, cherée, Pic. car — s. f. 
charretée. Prov. et It. carrâta.iî^.char. 

GHAREÏS ; charin ; charoieïs s. 
m. charroi; train d'équipage. *£'^. char, 
charroi. \ 

1. GHARET, cher — ; charetil 
s. m. petit char, charrette, chariot; rouet. 
It. carrétto. Et. dim. de char. 

2. GHARET, cher— s. m. charme. 
Et. mauvaise graphie de charai. 



GHARETER 



GHAROLE 



GHARETER, Pic. car — v. a. et 
n. voiturer, traîner en charrette ; aller en 
charrette. Et charet 1. 

GHARGEAGE s. m. — geûre s, 
/. charge; chargement. Et. chargier. 

GHARGEOS, — e; — geable; 

— gel adj. lourd, pesant, pénible. Et. 
charge. 

GHARIÉRE, Pic, car— s.f. voie où 
passe le charroi, grand chemin; rue, 
route, voie en général; carrière. Prov>, 
carriéra. It. carriéra et carrâja. Et. char. 

GHARITAGE s. m. exercice de la 
charité; acte gvdXxùX. Et, *caritâticum, 
•caritâtj + e d/appui. 

GHARITEL voy. chertel. 

GHARLET v>orj. quarlet. 

GHARMEGNERÉSCE, charmog 

— s. f. sorcière. Et. charmegnier. 
GHARMEGNIER^ charmognier 

V. a. charmer, ensorceler. Et. char- 
mogne. 

GHARMEIVEENT, charnement s. 
m. charmerie s. /. parole magique, 
charme, enchantement. Et. charmer, 
charner. 

GHARMETERESGE s.f. char- 
meuse, sorcière. Et. charmeter fréq. 
de charmer. 

GHARMOIE; charmogne; char- 
mure s. /. charme, sortilège. Et, 
charme. 

GHARNABLE, Pic. carn — adj, 
de chair, charnel; humain; opposé à 
spirituel. Et. *carnâbil<? + e d'appui. 

GHARNAIL s. m. chamaille s, 
/. morceau de chair, de viande ; carnage. 
Et. charn, càrnerrif et la terminaison 
pèjoratitte. 

1 . GHÀRNE, Pic. carne = charme : 
enchantement. Et, *Q>kvmine. «Venefici 
qui magicis susurris seu carminibus 
homines occidunt. » Justinien, Institu- 
tes. 

2. GHARNE, Pic. carne s. m. gond, 
pivot, encognure, charnière, carne; vi- 



sière du casque. Prov, cârne. It, câr- 
dine. Et. càrdine + e d'appui. 

GHARNÉGE, — nièce s. f. char- 
nefîce, charnif — s. m. carnage. It, 
carneflcio. Et. •carnltia de cârnis; 
*carniflcm«t -f e d'appui, de carnifi- 
cem, bourreau : cârnem fàcere. 

GHARNEGIER, charnicier, Pic. 
carn — s. m. bourreau. Prov>. carnaciér. 
Et. *carniciâriw c/e *carnltia, charnéce. 

1. GHARNEL,cAer;i6/; charnier, 

— e adj, de chair ; du même sang, 
parent; ami. Prots. carnél. It. carnâle. 
Et. *carnâle de cârnem, charn, char, 
auj. chair. L'Angl. a conservé les deux 
formes : charnel et carnel. 

2. GHARNEL; chamet s. m. pe- 
tite charnière; visière du casque. Prov. 
carnél. Et, dim. de charne 2. 

GHARNEMIINT voy, charme- 
ment. 

1. GHARNER comme charmer. C/. 
charne 1. 

2. GHARNER ; — nïer, ^Pic, 
carn — v, a. nourrir de viande; en- 
graisser. Et. *carnâre de cârnem, chair. 

GHARNIËGE voy. charnéce. 

1. GHARNIER, — re adj. et s. m. 
qui concerne la chair, qui la dévore ; 
boucher, bourreau ? charnier, cimetière. 
Prov. carniér. It. carnajo. Et. carnâriw, 
-— nâria. 

2. GHARNIER s. m. échalas. Et. ? 

1. GHARNIN, — e adj. de chair. 
Et. *carnlna, — nlna de cârnem. 

2. GHARNIN s. m. charme, ^en- 
chantement. Et. dim. de charne 1. 

GHARNIR voy. eschamir. 
GHAROI ; charoie voy. charai. 
GHAROIERÉGE, —sse. Pic. car 

— s.f. sorcière. Et. charoie. 
GHAROLE, Pic. car —, kar —, 

quer — s.f. ronde, danse, réjouissances, 
cercle, réunion ; choses disposées en 
cercle, par ex. colonnes autour d'un 
chœur, pierres druidiques mises en 



GHAROLËOR 



— 81 



CHASE 



rond ; chadne. ProG, corôla. It. carôla. 
Et, f Celt. Bret. korolla, danser. Lat. 
chôrulus, corôlla^ etc, ? en AngL carol, 
chant, noël. 

GHAROLËOR, Pic. car —, sj. — 
1ère s. m. — leréce, — sse s.f. danseur, 
danseuse ; bon vivant. Et, charoler. 

GHAROLER, Pic. car —, quer — 
V. n, danser en rond, danser ; se divertir. 
Proo. coroiâr. It, carolâre. Et. charole. 

GHAROLOÏER frèq. de charoler. 

GHARONER o. /t. travailler en 
charronnage. Et, charon. 

GHAROTE s. f. petite charrette. 
Et, dini. de char. 

GHAROTÉE; chario— ; charos- 
sée s. /. charretée. It, carrozzâta. Et, 
charote, chariot, carrosse. 

GHARPENT ; — tage ; — teïs ; 
— tement s, m. — toison, Pic. 
carp — s, f. charpente ; charpenterie, 
action de charpenter ; coups de haches, 
d'épées ; massacre. Et. carpénta, char, 
du Celt.cSiThh, planche, m ac/rter? char- 
penter. 

GHARPER; — ir; charplgnier, 
cher — V. a, meltre en pièces; échar- 
per, déchirer; hacher; carder; faire de 
la charpie. Et. *carpére pour cârpere, 
couper. 

GHARPI s. m. billot sur lequel on 
hache; charpie. Et. p. pas. de charpir. 

GHARPI6NEMENT s. m. échar- 
pement. Et. charpignier. 

GHARPI6NIER comme charpir. 

GHARPIR coy. charper. 

GHARQUGIS toy. charcois. 

GHARRAI,— rot; charraie,— rote 
voy. charai. 

GHARTAIN, — e^ Pic. cart — 
adj. de papier. Et. *cârta pour chârta, 
charte^ papier. 

1. GHARTRE; chartrerie s.f, 
prison. It. cârcere. Et, cârcere -f- e 
d'appui et t euphon. ; chartrer 1. 



2. GHARTRE s. /. papier, lettre; 
charte. Provi. It. et Et, 'cârtMla dim, 
de 'cârta, chârta^ papier, Chartre de 
•cârtala, comme epistre eTepistola. 

1. GHARTRÈR o. a. mettre en 
chartre; emprisonner; garder. It. car- 
cerâre. Et. chartre t. 

2. GHARTRER v. a. et n. donner 
une charte, faire une concession ; être en 
possession d'une charte, d'un privilège. 
Et. chartre 2. 

1. GHARTRIER; — trerier, — 
terier; — trenier s. m. chartriére 
s.f. geôlier, — e, et prisonnier. It. 
carcerâjo, — riére. Et. •carcerâriw, — 
âria ; chartre 1 . 

2. GHARTRIER; chartier s. m. 
gardien des chartes; chartrier. It, car- 
tolà.]o, papetier. Et. •chartalâriw, 'char- 
târia, id. de chârta, papier, 

GHARTROSAIN; — in s. m. 
chartreux. It. certoslno. Et, 'cartru 
sâUM, — slnM pour •cartusiensem. 

GHARTULÉTE s. f. morceau de 
papier, petite charte. Et, dim. de châr- 
tula dim. de chârta, papier. 

GHARUA6E s. m, charuée s.f. 
labourage ; terre labourable ; journée de 
labour. Et. charuer. 

GHARUER 0. a. mener la charrue, 
labourer. Et. charue. 

GHARUIER, cher — s. m. labou- 
reur. Et. *carrucâria de carrùca, voi- 
ture. 

1. GHAS s. m. maisonnette, case, 
cabane dépendant de la maison princi- 
pale; chaix; clôture, enclos. Prov. It, 
et Et. casa, aoec cette singulière ano- 
malie de la chute de Z'a que Von ren- 
contre dans quelques mots : or. Et, ôra ; 
sor, sur. Et. sùpra, qui ont également 
la forme régulière : chiése, ore, sore. 
Chas est resté comme substantif chaâx 
et comme prép. chez.; prob. de câsis. 

2. GHAS ? voy, cas 2. 
GHASE voy, chése. 

6 



GHASÉ 



82 — 



CHAU. 



GHASÉ, — e adj, et s. = casé ; 
établi; vassal, tenancier. IL accasâto. 
Et p. pas, de chaser. 

GHASEL ; — éle voy. chesel. 

GHASEMENT, ches — s. m. bâ- 
tisse, propriété, possession, domaine, 
fief. It, casaménto. Et. chaser. 

GHASER, cheser = caser : mettre 
en possession d'une maison; établir, 
caser; saisir d'un fief; bâtir, fortifier. 
Prov, casâr. It. et Et, *casâre de casa, 
cabane, 

GHASIER s. m. chasiére s, /. 
panier ou armoire à égoutter le fromage ; 
garde-manger, huche. It, caciâja. Et. 
•caseâriw, — âria de câseum^ fromage. 
Casier, meuble à compartiments y vient 
de case. 

GHASS... voy. GHAG... Ex. 
chasseïs à chaceïs, etc, 

GHASSAIN, Pic, cassain s. m. 
bois de chêne; chêne. It. querclno, de 
chêne. Et. ? *câsnum qui a donné chêne, 
a- cio/i/ié *casnânum, chesnin et non 
•cassânum. 

GHASSEL ; —set s. m, chasséle ; 
chassole, Pic, cas— s. f, petite caisse, 
malle, coffre. It. cassette, cassétta, cas- 
sicciuôla. Et, *capsélla dim. de câpsa, 
châsse et caisse, 

GHASSINE voy. chalcine. 

GHASTÉGE; chasteé, chaesté 
s, f, chasteté. Proo. castitât. It. castità. 
Et. *castltia; casti^â^e. 

GHASTEÏER voy. chastoYer. 

GHASTELER, Pic. cast— v, a, 
munir d'un château, fortification ; for- 
tifier. Prov, castelâr. It, anc. castellâre. 
Et, chastel. 

GHASTELERIE, Pic, cast— s,f, 
châtellenie; les hommes d'armes d'une 
châtellenie; la juridiction du châtelet 
de Paris. Et, chastel. 

GHASTI;chastei, — toi] — toie- 
ment, Pic, cast — s. m. avertisse- 
ment; enseignement; remontrance, ré- 



primande; châtiment. Prov. castiamén. 
7^. castlgo, castigaménto. Et, chastïer, 
— toïer. 

GHASTILLIER v, a. harceler. Et. 
frèq. de chastier. 

GHASTOÏER, —teîer, —tïer. Pic. 
cast— V. a. avertir, conseiller; ensei- 
gner, instruire; réprimander; châtier. 
Prov, castiâr. It, et Et. casti^âre. 

GHASTOIVRE, — oire, chat — 
s, m, ruche d'abeilles. Et. ? 

GHASTRE s, m. château fort; 
camp. Et. castra + e d'appui. 

GHASTRIS s. m. inv, mouton. It. 
castrâto. Et. *castrltiw au lieu de 
castrâtum. 

GHAT, Pic, cat s, m. machine de 
guerre roulante, en bois, pour abriter 
les assaillants; vaisseau muni de cliat, 
— Chat chastel, chat défendu par un 
beffroi, des tourelles. Et, *câttM, chat, 
à cause des harpons, griffes que Von 
lançait de cette machine de guerre. 

GHATAI6NE, châtaine voy. che- 
vetaigne. 

GHATEL voy. chadel. 

GHATENER voy, chatoner. 

GHATEPELOSE, — re s,f. che- 
nille; charançon. E^.*catta pilôsa, chatte 
velue. Conservé en Angl, sous la forme 
norm. Caterpillar, id, 

GHATIEN s, m. secours. Et. ? 

GHATOIVRE voy. chastoivre. 

GHATONER, chatener,Pic. cat— 
v.n. marcher comme un chat, à quatre 
pattes ; ramper. Et. chaton, petit chat. 

GHATONET, Pic, cat — s, m, le 
livre des distiques de Caton; livre de 
morale. Et. dim. de Chaton, Catônem. 

GHATONS (a) loc, ado, comme un 
chat, avec précaution. Et. chaton, dim. 
de chat. 

1. CHAXJ... Et. cal,,. Gherchez à 
GHAL... Ex, chauceïs; chau- 
chier; chaucirer, etc, à chalceïs; 
chalchier; chalcirer, etc. 



GHAU. 



- 83 - 



GHENEVERIL 



2. GHAU... EL eau... Cherchez 
à CHO... Ex, chauser. Et. causare 
à choser, etc. 

1. GHAUDEL t)oy, chadel. 

2. GHAUDEL xsoy. chaldel. 

3. GHAUDEL my. chodéle. 
GHAURRE ro^. chaire. 
GHAVDEL voy. chadel. 

1. GHAVE adj, /. creuse. Pron. 
câu, câva. It. câvo, câva. Et. càva. ^ 

2. GHAVE noy. chcô. 
GHAVÉGE v)oy. chevéce. 
GHAVER ; chavaison, etc, voy. 

chever, etc. 

GHAVON voy. chevon. 
GHAVROI voy. chevroi. 

1. GHEABLE adJ. sujet à choir, 
caduc. It. cadôvole. Et. chêoir. 

2. GHEABLE, — dable toy. cha- 
able. 

GHEDEIR toy. chëoir. 

GHEDEL voy. chadel. 

GHEEMENT voy. chaëment. 

GHEFTAIN voy. chevetaigne. 

GHEÏR voy, chëoir. 

GHEL... Cherchez à GEL... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. chel; cheler; chelor, etc. à 
cel; celer; celor, etc., etc. 

GHELIVEE s. m. perturbateur, brouil- 
lon, trouble-fête. Et.' Germ. schelm, 
fripon. 

GHEM... Cherchez à GEM... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. chembel; chembeler à cem- 
bel; cembeler, etc. 

GHEMINEL ; — non s. m. petite 
cheminée ; chenet. Et. dira, de chemi- 
née. 

CHEMINEMENT s. m. — nai- 
son ; — née, Pic. kem r— , quem — s.f. 
voie, trajet, voyage. It. camminâta. Et. 
cheminer. 

GHEMINËOR, sj. — nére s. m. 
marcheur, voyageur. It. camminatôre. 
Et. cheminer. 



CHEN... Cherchez à GEN... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. chen ; chener ; chengle à 
cen ; cener ; cengle, etc. 

GHENAILLE; chenin voy. chie- 
naille, etc. 

CHENAP, etc. voy. hanap, etc. 

CHENÉGE ; chenissure ; che- 
nure; — nueté, chan—, Pic. can—, 
ken — , quen — s. f. chevelure blanche, 
blancheur des cheveux, et par ext. vieil- 
lesse. It. canlzie. Et. 'canltia; chenir, 
chenu. 

1. CHENEL, chanel = cheneau, 
chenal, canal. Prov. canal. It. canàle. 
Et. canâlé, tuyau. UAngl. a égale- 
ment conservé les deux formes : chan- 
nel et canal, kennel. 

2. CHENEL 8. m. chenéle s. f. 
tuyau ; robinet ; cheneau, conduit. 
Prov. canél, -— éla. It. cannéllo, — élla. 
Et. •cannéllw dim de canna, roseau, 
chane. Cf. cane 2. Chenel de canâlis, 
et chenel de •cannéllus ont été confon- 
dus à cause de la similitude du sens. 

CHENEVAGERIE, chan — s. f. 
lingerie. Et. chenevas. 

GHENEVACIER, chan — s. m. 
marchand, fabricant de toile. Et. che- 
nevas. 

CHENEVAS ; — vot, chan —, 
Pic. can — , ken — , quen — s. m. toile 
de chanvre; canevas. Prov. canabâs. 
It. canovâccio, torchon de grosse toile. 
Et. *canevaciM de cânnabim^ chanvre. 
En Angl. canvas, toile et canevas. 

CHENEVEL, chan — s. m. botte 
de chanvre. Et *cannabéllM de cânna- 
bim, chanvre. 

GHENEVËOR, chan—, sJ. — vére 
s. m. marchand de chanvre. Et. chan- 
vre, cànnabim. 

GHENEVERIL, — vril ; chene- 
vier ; —vrai s. m. — vouse ; — vuise, 
chan — s.f chènevière. It. canapâjo. 
Et. *cannabârii^, *cannab<î>sa, etc. de 
cànnabim, chanvre. 



GHENIR 



- 84 - 



GHEVA6IER 



GHENIR ; chenuïr, — uôr, chan 
— , Pic. can — , ken — , quen — v, n. 
blanchir en parlant des cheveux ; chan- 
cir. Proo. canuzlr. It. mcanutlre. Et. 
*canlre pour canére, ou canéscere, être 
blanc, *canu^lrc de •canùtum, chenu, 

1. GHENOLE, chan — s. /. tuyau, 
plus Sjoécia/. trachée artère; gargamelle. 
It, cannicciuôla. Et. *canniciôla dim. 
de canna, canne, chane. Cf. cane 2. 

2. GHENOLE voy, chaeignole. 
Chenole 1 et chenoie 2, chaeignole ont 
été confondus. 

GHEOIGNOLE v>oy. chaeignole. 

GHEOINE voy. cëoine. 

GHËOIR, chëeir, chedeir (X/« s.), 
cheîr, cha — , Pic. ca — , ke — , que — 
= choir : tomber ; échoir. P. pas. cheti, 
cheei, cheoi. It. et Et. *ca,déTe au lieu 
de câdere. 

GHEP... Gherchez à GEP... les 
formes picardes et norm. Ex, 
chep à cep, etc. 

GHER... Gherchez à GER... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. chercheler ; cherque ; chert 
à cerceler ; cerche ; cert, etc. 

CHER forme de char. 

GHERBOLE, cerb — s. f. sabot. 
Et.? 

GHERGHE voy. cerche. 

GHERÉE voy. charée. 

GHERESGE ; cherestie, chertie 
s. f. cherté, disette, famine. It. carézza; 
carestla. Et. cher. 

GHERET voy charet. 

GHERISME adj. des deux genres, 
super l. très cher. It. carissimo. Et. 
carlssimw + e d'appui ; carlsstma. 

GHERNEL voy. cernel et char- 
nel. 

GHEROLE; Gheroler, etc. Voy. 
Gharole; Gharoler, etc. 

GHERPAI6NE s. f cherpain 
s. m. manne en osier. Et. ? 

GHERPIGNIER voy. charpi- 
çnier. 



GHERTÉ, chierté s. f. amitié, af- 
fection, tendresse; charité; cherté. 
Prov^ cartât. It. carità. Et. carttâ^e?, 
cherté et charité qui sont le même mx)t. 
Cf. cheresce. 

GHERTEL, charital; chertos, — 
e adj. charitable; mendiant. Et. •cari- 
tâle de caritâte, cherté. 

GHERUIER voy. charnier. 

GHES... Gherchez à GES... les 
formes picardes et normandes. 
Ex. ches; chest; chestor à ces; 
cest; cestor, etc. 

GHESAL voy. chesel 2. 

GHÉSE voy. chiése. 

1. GHESEL, chasel s. m. cheséle 
chaséle s. f. maisonnette, cabane. It. 
casélla. Et. dim, de chas 1 et de chiése. 

2. GHESEL, chesal s. m. bâtisse, 
ferme, manoir, château, bourg. It. ca- 
sâie. Et. *casâle de casa, chiése, case. 
Ne pas confondre chesel i, ca- 
bane, avec chesel 2, château. Le pre- 
mier est un diminutif, le second vient 
directement d'un mot bas-latin qui a 
le sens de château. 

GHESER, et ses dérivés, voy. cha- 
ser, etc. 

GHESIER voy. chasier. 

GHESNIN, — e, chaisnin. Pic. 
caisnin adj. de chêne. Et. chesne. 

GHESNOI s. m. chesnotiére s. 
/. chênaie. It. quercéto. Et. chesne. 

GHETEL, — té voy. chadel. 

GHETIF; chetivaison, etc. voy. 
chaitif ; chaitivaison, etc. 

GHEÙN, — e, cadhun (IX' s.) adj. 
chaque, chacun. Prov. cadùn. It. ca- 
diino. Et. •ca^iina, — ùna que Diejs dé- 
rive de (us)que ad ùnum ou (quis)que 
ad ùnum? 

GHEVA6E; chevetage s. m. 
capitation, impôts tribut. Et. chief, 'ca- 
pltâticum. 

GHEVAGIER s. m. celui qui paye 
le chevage; vassal. 



GHEVAISON 



- 85 — 



GHEVILLIER 



GHEVAISON ; -vée ; -veûre ; 
— vine, cAar — , Pic. cav — s. /. 
chevin s. m. creux, cavité, caverne, 
cave; fossé, chemin creux. It mcava- 
ziône, cavâta, — tùra. Et. chever. 

GHEVALA6E s. m. droit sur les 
chevaux. Et. *caballàticu de •cabâl- 
lum, cheval. 

GHEVALGHEÛRE ; — chérie 
s.f. action de monter à cheval ; service 
militaire ; chevauchée, expédition ; 
troupe à cheval, cavalerie; monture. It. 
cavalcatùra. Et. •caballtca^ùra de *ca- 
bailicâre, chevalchier, de •cabâllum, 
checal. 

GHEVALÉE s.f. charge d'un che- 
val. It. anc. cavallâta. Et. *caballâ^a 
de •cabâllum, cheval. 

GHEVALEÏS s. m. inv. chevau- 
chée. Et. chevaler. 

GHEVALERo. a. monter à cheval; 
poursuivre. It. cavallâre. Et. •caballâre 
de •cabâllum, cheval. • 

GHEVALEROS, — e adj. de che- 
valier ; vaillant, chevaleresque. Et. 
chevalier. 

GHEVANGE, Pic. kev —, quev — 
s. f. terminaison heureuse, accomplis- 
sement ; profit, chevance ; subsistance ; 
provisions. It. anc. civânza, probable- 
ment tiré du Français. Et. chever 2 
de chef, Jin. La forme la plus ordinaire 
est chevir, qui a donné chevissance. 

GHÉVE = chief : chef, tète; e final 
indique dans les manuscrits que la 
lettre précédente u est un v. 

1. GHEVÉ, — e ; chavéy Pic. cave, 
kevé adj. creux, creusé. It, cavâto. Et. 
p. pas. c?e chever 1. 

2. GHEVÉ, — e adj. situé, bâti sur 
un pic, sur une hauteur, au sommet. 
Et. p. pas. de chever 2. 

GHEVEÇAILLE, Pic. kevechaille 
s. /. collet, têtière, bride, caveçon; 
nuque. Et. chevéce. 

GHEVÉGE; Pic. kevéche, queo—; 
cheveceûre s. f. tôte, vêtement de 



tête, capuchon, chevôtre, licou, harnais 
de tôte du cheval, têtière, pièce du 
casque couvrant la tête ; collet. Prov. 
cabeissa. It. cavézza. Et. •capitia pi. n. 
pris pour sg . f. tète, capuchon^ collier, 
de caput, chef. 

GHEVEGEL, — çuely Pic. que—,, 
kev—; — cier s. m.—ciére; —cines.f. 
oreiller, chevet, traversin, collet, têtière. 
It. capezzâle. Et. dim. cZc chevéce. 

1. GHEVÉL voy. chadel. 

2. GHEVEL, cha -7 s. m. petite 
cave. Et. dim. de chave, caee. 

3. GHEVEL = cheveu. 
GHEVELER, Pic. keveler, quev 

— V. à. et n. arracher les cheveux ; 
pousser des radicelles. Et. chevel. 

GHEVELIER s. m.— \iére,chav — 
s.f. celui, celle qui tient la cave, som- 
melier. Et. chevel 2. 

GHEVELOS, — e adj. chevelu. 
£'^.*capillôsa,— ôsade caplllum, cheveu. 

GHEVËOR, chaV'-,8J.—\éTe, Pic. 
kev — quev — s. m. mineur. Et. che- 
ver 1. 

1. GHEVER, chaver. Pic. kev —, 
quav — V. a. creuser, miner, caver. 
Prov. cavâr. It. et Et. •cavâre de câ- 
vum. 

2. GHEVER comme chevir. 
GHEVETAI6NE ; chevetain, 

cheftain, châtaigne. Pic. cat — s. m. 
et adj. chef, capitaine ; seigneur ; — 
principal. Prov. capitâni. It. capitâno, 
anc. cattâgno. Et. •capitâneam + e 
d^ appui, •capîtâna/n db caput, chef. 
Resté en Angl. chieftain. 

GHEVETAINERIE = capitaine- 
rie. It. capitaneria. Et. chevetaigne. 

GHEVETER v. a. border. Et. che- 
vet dim. de chef, tête, extrémité. 

GHEVËURE voy. chevàison. 

GHEVILLËOR, sj. — lière s. m. 
mineur. Et. chevillierl. 

1. GHEVILLIER v. a. creuser, 
miner. Et. fréq. de chever 1 . 



GHEVILLIER 



— 86 



GHIFLER 



2. GHEVILLIER v. a. garnir de 
chevilles. Prov. cavilhâr. Et. cheville, 
cfoivlcala, petite clef. 

GHEVIN ; — ne t^oy. chevaison- 

GHEVIR, Pic. quevir; — ver v. a. 
et n. venir à bout, accomplir, finir, 
terminer, mener à fin ; en sortir ; nour- 
rir, entretenir^ fournir. It. anc. civire, 
prob. du Français; mod. capitâre. Et. 
chief, chef, bout, extrémité, fin. 

GHEVISSANGE s. f chevisse- 
ment, Pic. kec — , quev — s. m. expé- 
dient pour venir à bout ; accord ; entre- 
tien, nourriture ; biens. Et. chevir. Cf. 
chevance. Chevissance est resté en 
Angl. 

GHEVOÏER V. n. montrer, lever la 
tête. Et. frèq. de chever 2. 

GHEVON, chacon s. m. bout, ex- 
trémité. It. capône. Et. augm. de chief. 

GHEVRELER v. n. imiter la voix 
du chevreau, chevroter. Et. chevrel. 

GHEVRER 0. /i. sauter comme une 
chèvre; s'impatienter. Et. chèvre. 

GHEVRËTE; chevrie s. f. che- 
vrette; musette; engin de guerre pour 
escalader les murs. Prov. cabréta. It. 
caprétta. Et. dira, de chèvre. 

GHEVRETËOR, sj. — tére s. m. 
joueur de chevrette, musette. Et. che- 
^^eter. 

GHEVRETER; chevrïer o. n. et 
a. sautiller comme une chèvre; jouer de 
la chevrette; s'impatienter. Et. che- 
vréte; chevrie. 

GHEVRIE t3oy. chevréte. 

GHEVRIN, — e adj. de chèvre, ca- 
prin. It. caprlno. Et. caprlnw, — ina. 

GHEVROI, chat)—, Pic. cah— s. m. 
chevreau. Et. chèvre. 

GHEVRONÉE s. f l'espace d'un 
chevron, poutre. 

GHI... Gherchezà GI... les for- 
mes picardes et normandes. Ex. 
chibole; chierge à cibole; cierge, 
etc. 



1. GHIEF, Pic. kief=: chef : tète; 
pièce; bout, fin, extrémité. — A chief; 
a chief de tor; a chief de pièce, à la fin. 
A chief de fois, — de pièce, souvent. 
De chief en chief, de chief en tor, d'un 
bout à l'autre. Prov. cap. It. câpo. Et. 
•câpwm pour câput. 

2. GHIEF, -ve adj. principal. Et. 
chief 1. 

GHIENAILLE, chen^,Pic.kien - 
s.f troupe de chiens; canaille. It. ca- 
nâglia. Et. chien^ cânem, + la term. 
collect. etpéjor. aille. 

GHIENIN, — e, chen—, Pic. kien — 
adj. de chien, canin; hargneux, mé- 
chant; caniculaire. Proo. canin. It. 
canlno. Et. canlnu, — ^Ina de cânem, 
chien. 

GHIÉRE, Pic. kiére = chère : vi- 
sage, face, mine; bonnes grâces, accueil, 
hospitalité; festin, bonne chère. Prov. 
câra. It. céra proh. du fr. Et. *câra, 
face, mine, de xapa, tête. L'Angl. a 
consercé à cheer, outre les sens de 
chère, festin, ceux de gaieté, courage. 

GHIÉSE ; chése , chase , chaise 
s.f. maison; usité surtout en composi- 
tion : chiese-deu, église. Prov. It. et 
Et. casa. Cf. chas. 

1. GHIFLE, chufle, cifle, sifle; 
chiflement; chiflois, chuf— s. m. 
sifflet; sifflement; moquerie. Prox>. 
chlfla, chùfla. It. ciùfolo, zùfolo. Et. 
chifler, chufler. 

2. GHIFLE, chiffe t>oy. chipe. 
GHIFLËOR, sj. — flére s. m. chi- 

fléce s. f. siffleur ; persifleur, moqueur. 
It. zufolatôre. Et. chifler. 

GHIFLER, chufler, cif—, sif — 
V. a. et n. siffler; persifler, railler. Prov. 
chiflar. It. zufolâre. Et. siffler tient de 
•sifilâre que l'on trouve pour sibilâre 
qui a donné sibler. « Sifilâre quod nos, 
vilitatem verbi vitantes, sibilâre dici- 
mus. » Nonius, 531, 2. Chifler, chu- 
fler est probablement le résultat d'une 



GHIFLOS 



- 87 -~ 



GHUËR 



onomatopée influencée par •sifilâre et 
sufflâre. 

GHIFLOS, ciflos, sif—y chuf-- s. 
m. persifleur. Et. chifle. 

GHIFONIE xioy. sifonie. 

GHIFRER eoy. chiper. 

GHINE noy, cine. 

GHIPE, chifle, cAi/re== chifle : chif- 
fon, guenille; lambeaux, rognures ; sorte 
de jeu ? Et. Germ, Saxon chipe, chiffe, 
lambeau. Angl. to shiver, briser en 
morceaux. 

GHIPER, chifrer v. a. et n. couper^ 
rogner ; dérober, chiper ; jouer à la chipe. 
Et. chipe, 

GHIPÔE s./, grimace, moue, mine 
désagréable. Et. ? chipoe aurait-il 
quelque rapport avec chipie ? 

GHODÉLE, — télé ; chodelté, 
chodelité s.f. chodely chot—, chaud—, 
caut— s. m. ruse, trame, machination; 
cautèle. Prov. It. et Et. cautéla ; •cau- 
telitâ^em ; chodeler. 

GHODELER, — teler, caut — o. 
a. ruser, tromper. It. cautelâre. Et. 
chodéle. 

GHÔE, chate. Pic. kawe s./, chat- 
huant, chouette. Prov. câu. Et. Germ. 
anc. haut AU. chouh, hibou, Flam. 
kauw, corbeau. Cf. chaon 2. 

GHOËTER 0. n. faire la chouette, 
minauder. It. civettâre. Et. chouette 
dim, de choê. 

GHOINE adj. et s. blanc, en par- 
lant du pain; de fleur de froment; pain 
blanc. Et. ? Celt. Bret. choanen, id. ? 

GHOISËOR, $j. — siére s. m. 
spectateur. Et. choisir. 

GHOiaiE s.f. choix. ELp.pas. de 
choisir. 

GHOISIR, Pic. coisir v. a. voir, 
apercevoir^ distinguer nettement, regar- 
der avec attention; choisir. Prov. 
causlr. It. anc. ciauslre venant du Fr. 
Et. Germ. kausjan, éprouver." 

GHOISON, chaison aphérèse pour 
ochoison. It. cagi6ne. 



GHOISONER aphérèse pour 
ochoisoner. It. cagionâre. 

GHOLIÉRE s. f. champ de choux. 
It. cavolâja, marchande de choux. Et. 
chol, càulem. 

GHOPE, sope, soupe s. f. bûche, 
souche, tronc ; gourdin ; coup de bâton ; 
poussée. Et. chopper, soper, du Germ. 
schupfen, schoppen, pousser, heurter, 
frapper, boiter. 

GHOPET; chopin s. m. cou à 
faire chopper; croc en jambes; coup, 
heurt. Et. dim. de chope. 

GHOPINER V. a. cogner, renver- 
ser, faire choper. Et. chopin. 

GHOQUE, coche, coiche s.f. bûche, 
souche, tronc; bâton. It. ciôcco, souche; 
ciôcca, touffe. Et. *cécha du Germ. 
schock, id., d'où choc, choquer. 

GHORON, cor — s. m. instrument 
de musique à cordes et à percussion. 
Et. augm. de choeur, chorum. 

GHO SEMENT s. m. remontrance, 
blâme. Et. choser 2. 

1. GHOSER, Pic. coser v. n. et a. 
faire, causer une chose, agir. It. cosâre. 
Et. chose. 

2. GHOSER, Pic. coser v. a. et n. 
porter une accusation, accuser ; injurier; 
disputer, contester; blâmer, répriman- 
der, gronder. Prov. chausâr. It. anc. 
cusâre. Et. •causàre pour causâri. 

3. GHOSER, coser v. n., causer, 
jaser, parler. Et. Germ. anc. chôson; 
mod. kosen, id. 

GHOTÉLE; choteler voy. cho- 
déle, etc. 

GHOU Gherchez à GHO 

Ex. Ghoue à Ghoe, etc. 

GHR... Gherchez à GR... Ex. 
chrestiener â crestiener, etc. 

GHU... Gherchez à GHO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. chue à chôe, etc. 

GHÙELLE voy. ciûéle. 

GHUËR, chômer, suer = choyer : 
caresser, flatter. It. anc. solâre. Et. ? 



CHUFFIN 



— 88 - 



GINGC 



CHUFFIN s. m. chouette^ animal 
muni d'une aigrette, d'un toupet? Ef^ 
Germ. zopf, mèche de cheeeux. Lomb, 
zuff. It, ciuffo, toupeti 

GHUFLE, chufler^ etc. vorj. 
chifle, chifler. 

GHITREL s. m. loques; ordure. 
Et,"^ Germ. skêrran, griffer, d'où es- 
chirer, deschirerf 

GHURELURER p. a. essayer le 
vin; se rincer le bec. Et.'^ peut-être 
onomatopée ? 

GI Voy. GIT. 

GIAULE Voy. GELLE. 

GIBOLE = ciboule : oignon ; partie 
renflée de la massue ; tête, objet rond. 
Prov), cebùla. It. cipôlla. Et. du Prov. 
•cepùlla dim. de cœpa, oignon, aurait 
donné ci vole. 

GIBOLÉE, ciborée s. /. ragoût de 
ciboules. It. cipollâta. Et. cibole. 

GIGLATON, cigl —, sigl—, singl 

— , sengl — ,cingl — , segl — , Pic. chi 

— s. m. étoffe de soie ; vêtement, man- 
teau de soie. Prot. slsclatôn. £'^.?/)ro6. 
de c;J^clas, c;J^cladis (xuxXâç, rond), qui 
dans Properce a le sens de robe traî- 
nante et arrondie par le bas, à l'usage 
des femmes. 

GIEF, et ses dérivés, voy. chief, 
etc» 

GIÉLE Voy. celle. 

GIÉNE voy. cine. 

GIESRGE, cerge, cerve s. f. femelle 
du cerf, biche. It. cérvia et cérva. Et. 
*cérvea, •cérvia, *cérrja, au lieu de 
cérva, comme céreum, *cérium, *cér- 
jum a donné cierge. 

GIEU voy. ciu. 

GIFLE ; — fler, etc. voy. chifle, etc. 

GIFONIE voy. sifonie. 

GI6LAT0N voy. ciclatcn. 

GIL sj. de cel. 

GILEG voy. icllec. 

1. GILLANGE s. /. clignement; 
terme de fauconnerie : action de siller 
(coudre) les yeux. Et. cillier 1. 



2. GILLANGE s.f. action de cin- 
gler, fouettement; fouet, cravache. Et. 
cillier 2. 

GILLETER v. n., clignoter; sour- 
ciller. Et. cillet dim. de cil. 

1. GILLIER, sillier v, a. et n. == 
ciller et siller : ciller, fermer et ouvrir 
les paupières, clignoter; siller, terme 
de fauconnerie, coudre les paupières 
d'un faucon, fermer les yeux. Et. cil, 
cilium. Resté en Angl. to seel, fermer 
les yeux à, aveugler. Déclller, dessiller, 
découdre les paupières, ouvrir les 
yeux. 

2. GILLIER, sillier, singler, cin- 
gler V. a. cingler, sangler, cravacher, 
fouetter. It. cinghiâre. Et. cingulum, 
cingula, sangle (cengle). Berrichon 
sillon, fouet. 

3. GILLIER, sillier v. n. couper, 
diviser, faire un sillon, sillonner, d'où 
sillonner la mer, voguer, siller. Et. 
Germ, Nor. sila, couper, diviser, 

4. GILLIE2R, sillier, singler, si- 
g 1er v. n. faire voile, cingler, voguer. 
Prov. singrâr. Et. Germ. anc. haut 
AU. segelen. Norois sigla; AU. mod. 
segeln^ faire voile, de segel, voile. Cf. 
sigle. 

Tous ces mots ont été plus ou moins 
confondus. 

GILOR voy. celer. 

GIMBALER v, n. jouer de la cym- 
bale; résonner, faire du bruit. Et. cym- 
bale mot sav, 

GIMBLE, cimbe s, m. cymbale. It. 
cémbalo. Et, c^mbaltt + e d'appui, 

GIMERON s. m. petite cime; bout 
du nez. Et. dim de cime. 

GIMOIRE s, m. morve, maladie du 
cheval et du chien. It. cimùrro. Et.'^ 
Cf. chamoire. 

GIMOIS s. m. inv. bandes à em- 
mailloter ; lisières à tenir les enfants. 
Et. ? cim«, extrémité'^ 

GINGE 5./. haillon, guenille, chif- 
fon. It. céncio. Et. f 



GINGÉLE - 89 

GINGÉLE) cinciéle s. /. cousin, 
moustique, moucheron. IL zenzâra, 
zanzâra. Et Germ, zinzila^ zenzala. 
C'est probablement une onomatopée. 

GINGELIER^ cincer —, cincen — 
s. m. moustiquaire. It, zanzariére. Et. 
cinciéle. 

GINGENÉLE, cincer— s.f. cou- 
sin. Et. dim. de cinciéle. 

GINGIER s. m. fripier. It. cen- 
ciâjo. EL cince. 

GINÇOS^ — e adj. en loques^ sale ; 
méprisable. It. cenciôso. Et. cince. 

i. GINE, chine, ciéne s. f. cenelle, 
fruit de V aubépine, du houx. Et. *coC' 
clnea, écarlate, de coccum, kermès; 
comme cenelle de coccinéUa. 

2. GINE =3 cène : souper, repas. 
Proû. It. et Et. 'céna pour côena. 

GIN6LADOIR, singl— s. m. cein- 
ture. Et. •cingttlatôriawi de clngula, 
cengle, sangle, par le Prov. 

1. GIN6LE toy. cengle. 

2. GIN6LE voy. sigle. 

3. GIN6LE voy. seinglel. 
GIN6LER voy. sillier et sigler. 
GINQUIN s. m. fût, le cinquième 

du tonneau. It. cinqulno. Et. cinq, 
qulnque, •cinque. 

GIRGON... Et. clrcum, autour de. 
Cette particule n'entre point dans la 
composition des mots populaires. Elle 
exprime en général Vidée d'être au- 
toury en cercle, d'entourer. Ex. cir- 
constance, ce qui est autour; particu- 
larité qui accompagne un fait; ban- 
lieue, barrière f etc. Il sera toujours 
facile d'interpréter le sens d'un mot 
saeant qui n'existerait plus dans la 
langue. Ex. circonvoïer^ convoyer, ac- 
compagner en restant autour^ etc. 

GIR06RAFER, cyr— e. a. écrire 
un chirographe ; signer. Et. *chlrogra- 
phâre de ;^eipôypayetv. 

GIROISNE, ceroigne s. m. onguent 
de cire et d'huile. Et. cire^ oindre. 



GITOLER 

GIRON s. m. gros cierge, torche. It 
cerône. Et. augm. de céreum^ cierge. 

GIRURGERIE; -gienerie, sir— 
s. f. chirurgie. Et. cirurgie, — gien. 

GIRURGIÉE^ sir — s. f. panse- 
ment. Et, p. pas. de cirurgïer. 

GIRUR6ÏER, sir— t?. a. traiter, 
panser. Et. cirurgie, auj. chirurgie. 

GIS voy. cit. 

GISEMUS, cisa— s. m. sorte de 
rongeur : rat, marmotte, etc.; fourrure 
de cisemus. Et. 'cisimus du Germ. 
zisimus, musaraigne. 

GISOIRES s. f pi. ciseaux, cisail- 
les. It. cesôje. Et. *cisôria (Végèce), 
tranchants de côesum, comme rasoir 
de râsum. Resté en Angl, scissors, id. 

GIST sj. de cest. 

GISTE s. f. panier, coffre. It, césta. 
Et. cista, coffre, xionj, corbeille. Resté 
en Angl, sous la forme norm. chest, 
coffre, caisse. Cf. queste 2. 

GIT, cis, ci s. f SJ, quelquefois r. 
cité, ville. Prov. ciu. It. clvita dans 
clvitavécchia. Et. cioitas? Civitas au- 
rait dû donner cite pour deux raisons 
et comme proparoxyton : rapidum, 
rade; et comme mot se terminant par 
un a atone touj'ours représenté par e 
muet. 

GITOAL, citoual ou citoval, ci- 
touar s. m. sorte d'épice, zédoaire. 
Prov. zeduâri. It zettovârio. Et. Ar. 
zedwâr, id. 

GITOALET, citoualet ou citovalet 
s. m. boisson aromatisée avec le zédoaire. 
Et. dim. de citoal. 

GITOLE; citoile, —re s./, instru- 
ment de musique à cordes pincées, es- 
pèce de guitare; cithare. Prov. citola. 
Et. •cithôla, •cithôlia, *cithâra, xiôàpa, 
au lieu de clthara. Cf. citre 2 et gui- 
terne. 

GITOLËOR, sj. -^lére s. m. joueur 
de citole. Et. citoler. 

GITOLER 0. n. jouer de la citole. 



GITOUAL 



— 90 



GLARIR 



GITOUAL ou citot^al; cltoualet 
eoy, citoal, etc. 

1. GITRE s. f, courge, citrouille. 
Et, •citria, citrouilles dans Apicius, 
pL n, pris pour sg.f. 

2. GITRE s./, instrument à cordes 
pincées, espèce de guitare, de cithare. 
Prot9, cldra. It. cetera, cétra. Et. cl- 
thara. Cf. citole. 

GIU, — e, cieu, ce adj, et s. aveugle. 
Prov» clu, cec. It, ciéco. Et. cœcu, 
cœca. 

GIÛËLE, Pic. et Norm. chûelle 
s.f. petite ciguë. Et. •cicu^élla dim. de 
cicùta. 

GIVE = cive : oignon. Pron. céba. 
Et. cœpa. Resté en Angl. sous la forme 
norm. chives, ciboulettes. 

GIVÉE s. f. charge, charretée; ci- 
vière. It. anc. civéo, civéa. Et.f On le 
tire, comme cicière, de •csenovéhum, 
charrette à fumier (câenum, fumier; 
véhere, porter), d'où civière. 

GIVÉLE s.f. sangle. Et."^ Vient 
probablement de civée, courroie pour 
porter une cir^ée. 

GIVELER V. a. sangler, harnacher. 
Et. civéle. 

GLAGELIER; claçonier s. m. 
claceliére; daçoniére s. f porte- 
clefs, portier, portière ; geôlier ; somme- 
lier. Et. claciéle. 

GLAGIÉLE s. f. petite clef. It. 
chiavicélla. Et. 'clatîtcélla dim. de clâ- 
vem, clef. 

GLAIM, clain'j claxnoir s. m. 
claixne^ clame ; damoison s. f cri, 
clameur; appel, plainte en justice, 
clain. Prov. clam, clama. It. rtchiàmo^ 
chiâma. Et. clamer. Claim, réclama- 
tion, est resté en Anglais. 

GLAIRE, clére, clare, s. f. V clo- 
chette. — 2° blanc d'œufs, glaire. Prois. 
clâra, glâra. It. chidra. Et. clâra/. de 
clârum à cause du son clair et de la 
couleur claire. Cf. glaire et glereûre. 

GLAIRIN voy. clarin. 



GLAMËOR, sj. — mère s. m. cla- 
meréce s. f. plaignant, — te. Et. cla- 
mer. 

GLAMER 0. a. crier; appeler ; nom- 
mer ; supplier, prier, réclamer, porter 
plainte; proclamer. Proii. clamâr. It. 
chiamâre. Et. clamâre. Resté en Angl. 
to claim, réclamer, revendiquer. 

GLAMIF, — ve adJ. et s. plaintif; 
celui qui se plaint, demandeur. Et^ 
claim. 

1. GLANGHE = clenche : clinche, 
loquet. Et. Germ, clinke, id. 

2. GLANGHE =esclanche : gauche. 
Vog. esclenc. 

GLAPER V. n. frapper, battre avec 
bruit comme une porte, etc. It. chiap- 
pàre, saisir. Et. Germ. klappen, id. 
qui est une onomatopèe.^ Cf. cliquier. 

GLAPET s. m. — péte s. f. cré- 
celle, claquette, cliquette. Et. Germ. 
klappe, clapet. 

GLAPETERo. n. faire du bruit; 
faire entendre le bruit d'une clapéte; 
clapoter. Et. clapet. 

GLAPÏER V. a. amonceler, entasser. 
Et. Celt. clap, monceau, tas de pierres. 

GLAPOIRE s. f clapier. Et. Celt. 
clap, tas de pierres, clapier. 

CLARE toy. claire. 

GLARÉ s. m. vin doux et aroma- 
tique ; clairet ; vin en général. Et. 'cla- 
ràtu p. pas. de clarâre, clarifier. Clai- 
ret. Proe. clarét. It. chiarétto, clarétto, 
est un dim. de clair, clârum. Resté en 
Ang. claret, vin de Bordeaux. 

GLARÉGE; — sse s. f. clarté. It. 
chiarézza. Et. *clarltia de clârum, com- 
me paresse de pigrltia. 

GLARET cf claré. 

GLARIN, clarain, clerin, clairin 
s. m. clochette, grelot, clarine ; clairon. 
It. chiarino. Et. dim. de clair. Cf. 
claire. 

GLARIR, clerir v. n. devenir clair. 
It. chiarlre. Et. •clarire pour clarére 
de clârum. 



GLAROÏER 



- 91 - 



GLINCHÉTE 



GLAROÏER, — rïer v. n. briller ; 
s'éclaircir. IL chiareggiare. Et. •clari- 
c&refréq. de claràre. 

GLAS s= glas : son de cloche ou de 
trompette, signal ; brait, retentissement, 
tumulte, tapage ; tonnerre^ Prov. clas. 
It. chiâsso. EtJ Diejs le dèrwe de clâs- 
sicum, coup de trompette, de cloche ; 
mais clâssicum, proparoxyton, aurait 
donné clache comme pérsicum, pêche. 
Clas, glas n'est probablement qu'une 
onomatopée que l'on retrouve dans le 
Celt. glas, son^ plainte, et Jusque dans 
le Sanscrit klas, retentir. 

GLAVAIL s. m. clavette. It. chia- 
vâccio, verrou. Et. •clavâcwla de clâ- 
vem, clef. 

GLAVAIN s. m. armure de mailles^ 
couvrant la tête et les épaules. Et. 
clâvum, clou, cette armure étant pri- 
mitivement formée de rondelles res- 
semblant à des têtes de clous. 

GLAVE s. f. massue. Et. clâva, 
mot sav. 

GLAVEL s. m. petit clou, clou, pi- 
ton, clavette; crochet, hameçon ; boucle 
du haubert. Prov. clavél. It. chiodéllo, 
anc. chiavéllo. Et. •clavéllw dim. de 
clâvum, clou. 

GLA VELER v. a. clouer. Et. cla- 
vél. 

GLAVELIER; clavier s. m. 
porte-clefs, portier, gardien. Et. *clavi- 
culâriw de clavlcula^ petite clef ; 
•clavâriw de clâvem, clef. 

GLAVER 0. a. clouer. Prov. cla- 
vâr. It. chiavâre. Et. 'clavâre de clâ- 
vum. Clouer. It. chiovâre, tmshiodâre, 
vient directement de clou. It. chiôdo. 

1. GLAVEÛRE s. f. serrure. Et. 
clâvem, clef. 

2. GLAVEÛRE s. f trou fait par 
un clou. Et. clâvum, clou. 

GLAVIÉRE comme clavain. 
GLEIE; cleiel voy. cloie; cloiel. 
GLEIM; cleimer eoy. claim; 
clamer. 



GLENGHE, Pic. clenque voy. 
clanche. 

GLÉRE voy. claire. 

GLER6E forme de clerc : clerc, 
savant, lettré. Prov. clérge. It. chiérico. 
Et. •cléricum, 'clérj + e d'appui. Cf. 
clergéce. 

GLER6EASTRE, — j astre adj. 
mauvais clerc ; ignorant. Et. péjoratif 
de cierge. 

GLER6ÉGE, — sse s. f. femme 
lettrée^ savante, habile; religieuse. Et. 
fém. de cierge. 

GLER6EL, — al\ — gU, —jil 
adj. de clerc, ecclésiastique. Prov. 
clerjâl. Et. •cléricale, *cler jâl ; •clericlle, 
•clerjU de •cléricum, cierge, clerc. 

GLER6EOIS, —jois s. m. langue 
savante : latin. Et. *clericénse5 •clerjése 
de *cléricum, cierge, clerc. 

GLER6IE, — giée s. f. réunion, 
corporation des clercs, des avants; 
clergé; profession de clerc; instruction, 
savoir, science; droit payé à une église; 
greffe. Prov. clercla. Et. cierge. 

GLER6IER; — gir v. a. ensei- 
gner, endoctriner. Et. clergie. 

GLERIN voy. darin. 

GLERIR voy. clarir. 

GLERJIL, clerjois, etc. voy. cler- 
gel, clergeois, etc. 

GLIGE, = clisse : éclisse, éclat de 
bois. Et. Germ. kliozan, faire voler en 
éclats. 

GLIGOR6NE voy. clincorgne. 

GLIER voy. cloïel. 

GLI6NÉTES (a) toc. adv. en cli- 
gnant les yeux. Et. dim. de clin de 
cligner. 

GLIN, — e adj. et s. m. incliné, 
penché; — pente, inclinaison, salut; 
clin. It. chlno, — a, mchino. Et. •cU- 
nu,' cUna (Notes Tironiennes) pour 
clinâtum, incliné. 

GLINGHÉTE s. f. point sur Vi. 
Et. dim. de clinche, loquet. 



GLINCORGNE 



— 92 — 



GLOSURE 



GLINGOR6NE, clicorgne adj, de 
travers. Et ? 

GLINEÏS ; — nement s. m. salut. 
Et cliner, 

GLINER r. a. et n, incliner, 
pencher, baisser, s'incliner, saluer; cli- 
gner. Prov. clinâr. It. chinâre. Et. 
clinâre. 

GLIN6IER =s= cligner, cliner. 

GLIPÉE s. /. coupure, taillade; 
coup, blessure. Et ? clipée ment peut- 
être du Germ, Angt to clip, couper, 
fendre, d*où clipper, fin voilier qui 
fend les eaux*^ Serait-ce un mot mal 
lu pour cliquée ? Cf clique. 

GLIQU AILLE s./. cUquet; cU- 
quart; cliquots. m, bruit, cliquetis; 
cliquet; cliquette, fouet, cravache; ar- 
gent sonnant. Et* clique. 

CLIQUE s. /. claque, gifle; coup 
bruyant; claquet de moulin; battant 
de cloche; loquet; réunion bruyante, 
clique. Et. cliquier. 

GLIQUETEMENT s. m. — terie 
s./, cliquetis. Et. cliqueter. 

GLIQUIER V. n, claquer, sonner, 
retentir, résonner; cliqueter, surtout 
en parlant des armes, d'où plus tard 
briller, étinceler. Et onomatopée. Clic 
clac, d'oxi cliquer et claquer. On re- 
trouoe la même onomatopée dans le 
Germ. klick, tic-tac; klack, bruit, 
klakken, claquer. Cf. claper. 

CLIVE; cliver /ormes de crible, 
cribler. 

GLIVIER s. m. pente. Et •clivâ- 
riu de cUvum, en pente. 

GLOCHETEÏS ; — tement s. m. 
bruit, volée de cloches. Et. clocheter. 

GLOGHETER, Pic. cloqueter v. 
n. faire sonner et branler une cloche, 
carillonner; se balancer. Et clochette. 

GLOGHEÙRE; clocherie s!" f. 
claudication. Et clochier, boiter. 

CLOËMENT s. m. fermeture. It 
chiudiménto. Et. clore. 



GLOFERMER, clouf — comme 
clofichier. Et. clou, fermer, arrêter. 

GLOFIGHEORE s.f. marque des 
clous. Et. clofichier. 

CLOFICHIER t?. a. clouer; cru- 
cifier. Et. clou, fichier, enfoncer. 

CLOFIRE comme clofichier. Et. 
clou, clikvum, flgere, enfoncer. 

CLOIE s= claie : par ext. dos de la 
main, de Téchine. Proe. cléda. Et. 
•cUrfa, *clla du Celt. clwyd, claie. 

GLOÏEL; cloïer, clïer s. m. cloîére 
s.f claie; enclos, clôture. Et •cle- 
télla, •cli^élla dim. de •clida, claie. 
On trouve dans Cicéron et Phèdre 
clitéllae, bât (fait d'osier, en claie). 

GLOP, — e adj. boiteux, estropié. 
Prov. clop. Et. *cloppa, *clôppa du 
Germ. kloppen, heurter. 

GLOPER V. n. boiter. Prov. clo- 
pâr. Et clop. 

CLOPETER; clopîer, — poïer 
o. n. boiter. Et. clopet dim. de clop; 
fréq. de cloper. 

GLOQUETER voy. clocheter. 

CLORE^ clorre v. a. fermer. Prov. 
clâure. It chiùdere. Et. clâudere + e 
d'appui. 

GLOSAGE; — sèment; — sier; 
clotis s. m. enclos, enceinte, closerie. 
Et. clos, clàusum, p. pas. de clore, 
clâudere. 

GLOSET, clotet; — tel s. m. pe- 
tit clos, petit enclos; petite pièce close, 
écartée; cabinet, alcôve, retraite. Et. 
dim. de clos. 

1. GLOSIER s. m. gardien^ por- 
tier; jardinier; vigneron. Et. clos. 

2. GLOSIER, clousierv. a. clouter, 
clouer. Et. clos, clous, sj. sg. clâvas 
ou r. pL clâvos. 

GLOSIS, —ce adJ. fermé, enclos. 
Et •clausitiw, — sltia de clâusum, clos. 

GLOSURE ; cloûre s. f. ce qui 
clôt, enclôt : clôture, cloison, barrière, 
enceinte. It chiusùra. Et. *clausùra, 
•clautoa de clâusum, clos. 



GI.OTET 



" 93 — 



GOËR 



GIjOTET tioy. closet. 

GIjOTOÏER V). a. boucher les trous. 
Et. frèq. de clouter. 

GliOU Cherchez à CLO 

Ex. cloufichier, etc. à clofichier, 
etc. ^ * 

GIjUPER o. n. glousser, closser. 
Et, ? On trouée cluser, exciter par des 
cris les chiens pour faire lever la per- 
drix; clucier, closser, glousser. Prov. 
clucire. It, chiocciâre. Lat. glocire. 
Cluper est p. ê. aussi une onomatopée. 

GLU S TE, clustrej clute s. m. pièce, 
haillon, guenille. Et. cluster. 

GIjUSTEL, clustrel, dut— s. m. 
haillon, guenille; lange. Et. dim. de 
cluste. 

CLUSTER, clustrer, dut— v. a. 
déchirer, mettre en pièces, déchiqueter ; 
couvrir de haillons ; estropier ; travailler 
en ouvrages déchiquetés. Et. •clustàre 

GIjUTE, cluter voy. cluste, clus- 
ter. 

CNIVET voy. canivet. 

GO Cherchez à CHO les 

formes picardes. Ex. coisir à 
choisir, etc., etc. 

ÇO tfoy. iço. 

COADRISE voy. cocatris. 

GOARDANGE ; — die = couar- 
dise : lâcheté.Proo. coardla. It. codardla. 
Et. coart, couard de caùda, coë, queue. 

GO ARDER ; — dir, codarder XI^ s. 
0. n. être, devenir lâche, couard; fuir, 
lâcher pied, caner, lanterner. Et. coart, 
couard. 

COBIR 0. a. meurtrir. Et."^ Est-ce 
une corruption de colpir, coupir, copir, 
cobir? Cf. colper 1. 

GOBRER rsoy. covrer. 

1. COG = coq. Et. onomatopée. 

2. GOG, coq s. m. cuisinier. Et. 
Germ. koch. Angl. cook de côquum, 
•cécum qui a donné cou, coeu, queux. 
Cf. coeu. 



COGART voy. coquart. 

COCATRIS, corcoril, cocodrise, 
coadrise, cocadrile s. m. ou f^ ich- 
neumon et crocodile. Prov. calcatrlcs, 
cocodrllh, — drllhe. It. coccodrlUo. Et. 
CTOcoàiiumj xpoKâSeàoç. Resté en Angl. 
cockatrice, basilic. 

1. COCHE, koge^ Pic. coque s. f. 
coquille, conque, coque; coche, navire. 
Prov. cônca, côca. It. cônca, côcca. Et. 
cô/icAa, coquille. 

2. COCHE s. / entaille, encoche 
d'arbalète. Prov. côca. It. côcca. Et.^ 
On suppose une onomatopée, cok,- le 
bruit que fait une arbalète, en lançant 
la flèche ? 

3. COCHE s.f femelle du cochon. 
Et.f Celt. kwch, koch cochon*^ ou bien 
est-ce le même mot que coche 2, entaille, 
animal taillé, châtré ? 

4. COCHE voy. choque. 

1. COCHET, Pic. coquet s. m. 
jeune coq, coq; girouette; fanfaron, co- 
quet. Et. dim. de coc, coq. 

2. COCHET, Pic. coquet s. m. 
petit bateau, nacelle ; petit tonneau, 
caque. Et. dim. de coche 1, coque. 

COCODRISE voy. cocatris. 

COCON voy. cosson. 

COCUCE, —sse, Pic. —che s. f. 
capuchon ; tête. It. cocùzza. Et. *cocùtia, 
id. pi. n. pris pour sg. f mot d'église. 

CODAINE = couenne : peau. Prov. 
codéna. It. coténna. Et. du Prov. de 
*cutânea, •cutânia de cùtem, peau. 

CODARDER voy. coarder. 

CODIÉRE, coud— s.f. accoudoir; 
ruban descendant des coudes. Et. coude. 

CODRE voy. coldre. 

1. COË voy. choë. 

2. COË, couëj coude XP s. = queue. 
Prov. et It. coda. Et. câuda. 

COËR, quoêr v. a. munir d'une 
queue. Prov. caudâr. It. codâre. Et. 
•cauc^âre de câuda, coe, queue. 



GOËTER 



94 - 



GOISTRON 



GOËTER 0. n. remuer la queue. 
Et. coéte dim. de coe, queue. 

GOEU, keu, queu, cou = queux : 
cuisinier. IL cuôco. Et, côquum. Cf, 
coc. 

GOFEL ; cofin s. m. petite corbeille, 
petit panier, petit cofEre. Prov, cofin. 
It. cofanéllo, — étto, — -nlno. Et, dim. 
de coffre, cofre, cofe, couffe, côphinu de 
xôyuvoç, corbeille. 

GOFINÉE s. f, le contenu d'un 
co^n. 

GOFINEL ; — net s. m. petit 
panier; hotte; écrin. Et. dim. du dim. 
cofin. 

G06ER ? V. a. forcer, rendre néces- 
saire. Et. *cogére pour cogère ? 

Ç06N0LE îsoy. chaeignole. 

GOHUA6E s. m. droit de cohue, 
halle. 

GOHUE s.f. halle, marché, juri- 
diction de la halle, tribunal ; assemblée 
tumultueuse, bruyante; cohue. Et. *co- 
hùa de co, cum, ensemble ; huer, crier ? 

GOI... Gherchez à GHOI... les 
formes picardes. Ex. coisir; coi- 
son à choisir; choison, etc. 

GOI voy. quoi. 
GOIGHE voy. choque. 
GOIGIER voy. coitier. 
GOIDIER, et ses dérivés, voy. cui- 
dier, etc. 

1. GOIER, quoier, quaier; coiel= 
cahier. Et. *codicéLnum de côdicem, 
codCy liore. 

2. GOIER voy. quoïer 1. 
GOIETÉ voy. quoieté. 
GOÏETER voy. quoïeter. 
GOIFÉTE ; coifiére s. f. calotte 

de fer mise sous le heaume. Et. dim. 
de coiffe. 

COI6NE s. /. cognée. Et. *cunia, 
•cùnea de ciineum, coin. 

GOIGNEMENT s. m. coup de 
cognée ; heurt. Et. coignier 2. 



1. GOI6NIER, congn —, cuig — 
0. a. mettre, relouer dans un coin, 
acculer. Et. coin, cûneum. 

2. GOIGNIER 0. a. frapper, cogner ; 
battre la monnaie. It. coniâre. Et. coin, 
cùneum, et coigne, cognée. 

3. GOIGNIER 00^. cooignier. 
GOIGNOÏER 0. a. fendre avec la 

cognée. Et. fréq. de coignier 2. 

GOILVERT voy. culvert. 

GOINTE, cuintCj quointe adj. des 
deux genres connu, familier; net, 
propre, élégant, coquet, joli; agréable, 
accompli, raffiné ; instruit, sage, habile, 
prudent, avisé; vaillant, brave. Prov. 
colnde,/. colnda. It. anc. cônto,/. conta; 
mod. côgnito, /. côgnita. Et. côgnita 
+ e d'appui, côgnita. 

COINTEMENT; — tissexnent; 
cointoi; — toïement s. m. cointe- 
rie ; cointise ; — tie ; cointor, cuint— 
s. f. grâce, élégance, agrément, cour- 
toisie; minauderie, affectation, coquet- 
terie; parure, ornement; adresse, pru- 
dence, sagesse. Et. cointier, cointir, 
cointoïer. 

GOINTIER ; — tir ; — toïer, — 
teïer, — tïer, quoint — , cuint — o. a. 
faire la connaissance, fréquenter ; parer, 
orner; s'équiper; se pavaner, s'enor- 
gueillir. Prov. coindàr. Et. *cognttâre 
d^ côgnitum, cointe;fréq. de cointier. 

GOISEL, cho — s. m. tas, gerbe, 
botte, meule. Et, ? 

GOISIER voy. qucisier. 

GOISIR voy. choisir. 

GOISPEL, cospel s. m. épine, 
pointe, ardillon, et par ext. boucle, 
anneau pour suspendre à la ceinture le 
couteau, Tépée; boucle du ceinturon - 
Et. ? probabl. •cuspiciéllM dim. de 
cilspidem, pointe, broche. 

COISPELER V. a. piquer. Et. 
coispel. 

GOISSIER voy. coitier. 

GOISTRON, quistr—y quaist—, 
sj. coistre, quaistre, questre ^Guistre: 



coït 



-95- 



GOLOMBEL 



marmiton; bâtard. Protf, côguastrô. Et. 
•cocistrônem, s/. *coclstro + e d'appui^ 
esclace chargé de goûter les metSy de 
côquere, cuire, de côquum, •côcum, cui- 
sinier. 
GOIT eoy. quoi. 

1. COITE, cuite s. /. coitement 
s. m, pointe; piqûre; hâte; combat. — 
A coite d* espérons y en piquant des épe- 
rons; en hâte. Prov. colta. Et. coitier. 

2. COITE voy. coite. 
COITIER, -—cier, coissier; —tir 

V. a. vt n. piquer, brûler, cuire ; piquer, 
blesser au propre et aufig.\ absolument 
piquer des deux ; piquer, pousser, pres- 
ser, hâter; poursuivre, harceler, aiguil- 
lonner; assaillir, combattre. Proti. co- 
châr, coitâr. Et. •cocttïare, •coctâre, 
*coctiâre/réç'. de côquere^ cuire. 

GOITISER V. a. piquer, aiguillon- 
ner. Et. coite 1. 

GOITOS, — e adj. rapide; ardent; 
pressant. Proti. coitos. Et. coite 1. 

GOIVRE toy. cuivre. 

COE... Cherchez à COQU... Ex. 
cokenil à coquenil, etc. 

COL... Cherchez à CHOL... les 
formes picardes. Ex. coliére à 
choUére, etc. 

GOLAFISIER t?. a. souffleter. Et 
•colaphisâre de côlaphum, soufflet^ colp. 

GOLAISON, coul— s. f. coulage; 
sombrage. Et. couler. 

GOLDRE, colre, coure s. m. et f. 
coudre, coudrier, noisetier. It. côrilo. 
Et *côlrum, *côldrum -f- e à*appui, de 
oôrylum, id. 

GOLDRIN, — e adj. de coudrier. 
Et. coldre. 

GOLDROI, courroi s. m. coldréte 
s./, coudraie. Et. eorylétum. 

1. COLE, colre s. f. bile; crachat 
bilieux ; colère ; passion ; humeur ; ca- 
ractère. Proo. côlra. It. collera. Et. 
choiera, bile. 



2. COLE, collCf coulOf cooule s. f. 
scapulaire, capuchon de moine, couvrant 
la tête et les épaules. It. cooôlla. Et. 
•cacùlla au lieu de cucùllum, capuchon > 
Resté en Angl. cowl, id. 

COLÉE s.f. coup sur le col; coup 
en gén.; châtiment; accolade; charge 
portée sur le cou. Et. col. 

COLEÏS, — ce, coul — adj. et s. m. 
et f. coulant, glissant, coulis, à cou- 
lisses ; — action de couler, glisser ; cou- 
lis; coulisse, herse. Proo. coladitz. It. 
colaticcio. Et. •colartcia, — ^Icia de 
colâre. 

COLER V, a. accoler, embrasser. 
Et col. 

COLIBERT voy. culvert. 

COL 1ER s. m. celui qui porte sur 
son cou : porte-faix; cheval de trait. 
Et. •collâriï^ de c611um. 

COLÏER tioy. coloïer. 

1. COLIÉRE s. f. harnais de cou 
du cheval. Et. collier. 

2. COLIÉRE voy, choliére. 
COLME s. m. sommet, faite; hau- 
teur. It côlmo. Et. cxdmen -f e d*ap. 

COLOBION s. m. tunique, long 
vêtement de dessus sans manches. Et. 
mot sac. colôbium xo^ôjSeov id. de xo>o/3ôç, 
mutilé, tronqué. 

COLOÏER, colïer o. n. et a. faire 
des mouvements avec le cou ; tourner la 
tête â droite et à gauche pour voir; 
s'agiter; tendre le cou, épier; s'appli- 
quer avec ardeur ; — frapper sur le cou, 
battre; embrasser. Et col, et fréq. de 
coler. 

COLOMB ooy. colon. 

COLOMBE s.f. colonnette, colonne; 
pilier, pieu. Et. •colùm/iala, b eupho- 
nique, comme flambe de flàmmula. 

1. COLOMBEL s. m. -bêle s.f. 
petit pigeon, petite colombe; barque. 
Et dim. de colomb, — be. Cf. cane, 
bateau et canard. 



GOLOMBEL 



— 96 



GOLTRE 



2. GOLOMBEL s. m. — bêle s. /. 

colonnette. Et. dira, du dim. colombe. 

GOLOMBER ; coloxmer o. a. sou- 
tenir de colonnes. Et. colombe^ colonne. 

GOLON, Colomb (X' s.Jy coul — s. 
m. pigeon. Proo. colômb. It. colômbo. 
Et, colùmbam. 

GOLON6E s.f. tenure d'un colon, 
métairie. Et, colônica, *colônja^ id. de 
colônum, paysan. 

GOLON6ËOR, sj. — giére s. m. 
celui qui tient une colonge : colon^ 
fermier. 

GOLORIR tj. a. et n, colorer; se 
colorer. It et Et, *coloTiTe pour colo- 
râre. 

G OLP, cop graphie de coup. Prov. 
colp. It. côlpo. Et. *côlpM de côlaphum, 
xokocfoç, coup de poing ^ soufflet, 

GOLPE, coulpe, coupe, cope, corpe 
s,f. faute^ délits péché. Prots. et It, cél- 
pa. Patois it, cérpa. Et, cùlpa. 

GOLPEIS, copeïs s. m, inc, bois 
taillis. Et. colper 1. Resté en Angl. 
coppice, copse, id. 

GOLPEL, coupely copel s, m. col- 
péle, coup — s.f. ce que Ton coupe, 
élague des arbres. Et. dim de colpe de 
colper 1, couper. 

1. GOLPER, couper, coper; — pir 
V, a, gifler, frapper, battre; couper. It, 
colplre. Et. *colap/iâre, *colpâre de 
côlaphum, *colpum, coup. 

2. GOliPER, culper, coulpery cor- 
per, couper, coper v. a. et n. inculper^ 
accuser; commettre une faute. Prov* 
colpâr. It. col]^à,re. Et, culpâre de cùlpa^ 
colpe, 

GOLPÏER voy. colpoïer. 

GOLPIR voy. colper 1. Cf. cobir. 

GOLPOÏER, 'colpïer —, cop — c. 
n. et a, donner des coups, frapper; 
railler. Et. frèq, de colper 1 ; — pir. 

GOLPOIËOR, coup —, cop —, sj. 
— poiére s. m, celui qui frappe; rail- 
leur. Et. colpoïer. 



GOLPONER, couponer, comp^ v, 
a. réduireen coupons, morceaux^ couper, 
partager, diviser; déchiqueter sur les 
bords. Et. coupon de couper. Cf. col- 
per 1. 

1. GOLRE {?o^. coldre. 

2. GOLRE i^oy, cole. 
COLRIN; Golroi voy, Goldrin; 

— droi. 

1. GOLTE, coûte, coulte, courte, 
comte, cuilte, cuite, cuete, keute, 
quieute, cotre, etc, = couette, coite, 
courte-pointe : matelas ; lit de plumes, 
couverture piquée. Prov). cota, cesser. 
It. coltre, céltrice. Et. cùlctta. cùlcitra, 
matelas, du Celt, cylch, cerc/e ;cylched, 
couverture de lit, UAngL a également 
conservé ce mot sous la forme qxnlt, 
courte-pointe, couvre-pied. 

2. GOLTE voy, cueltel. 
GOLTEL, cortel, coustel graphies 

de couteau. 

GOLTEL AGE, — éce, coût — 
coust — s.f. coutelas. It. coltellâccia. 
Et. augm. et péjoratif de coltéle. 

GOLTÉLE, cort —, coustelle; — 
tille s. f coutelas, gros poignard, mi- 
séricorde. It. coltélla. Et, *cultélla/6»m. 
de cultéllum, couteau. 

GOLTELÉGE voy, coltelace. 

GOLTELER, coût —, coust —, 
cort- v.a, frapper à coups de couteaux, 
poignarder. It. coltellâre. Et, 'cultel- 
lâre de cultéllum. 

GOLTELIËRE s, f. gaîne de cou- 
teau. Et. coltéle. 

GOLTIVA6E; — vement s, m. 

— veûre ; — voison, coult —, cuit 
—, coût —, cot —, eut — s. f. terre 
cultivée; culture; action de soigner, ho- 
norer ; culte. Prov. coltivamén. It. col- 
tivaménto, — vazione. Et. cultiver. 

1. GOLTRE s. m. lame tranchante; 
couteau; contre. Prov, côltre. It. côltro. 
Et. cùltra/n -f- e d'ap. 

2. GOLTRE voy, costor. 



GOLTRE 



97 



GOMBRER 



3. GOLTRE v>oy. coite 1 . 

GOLTURER, coût—, coult — c. a. 
cultiver. Et. colture. 

GOLUMB ; columbel, etc. voy. 
coloxnb, colombel, etc. y etc. 

GOM... con... Et, cum, acecy ex- 
prime en composition Vidée de réunion y 
d'association, de connexité^ de simulta- 
néité. Ex. confrère, collègue, conscrit; 
concorder, s'accorder avec, ensemble ; 
combattre, se battre aoecy ensemble^ 
etc. Inutile de noter les mots oùcom,.. 
ne modifie pas sensiblement le sens. Le 
préfixe com... con... co... et col... cor... 
decant 1 et r, qui est surtout déforma- 
tion latine, est indifféremment écrit en 
vieux français com... ou con; nous 
écrivons com devant h, ^ et m ; con 
devant toutes les autres lettreSy suivant 
V orthographe latine et française mo- 
derne. 

GOM , con y cum , corne , comme 
conj. comme, de la façon que; quand, 
quoique. — adv, combien, comment — 
Com fait, quel, tel ; com parfaitement, 
comment, ainsi ; complus.,.. tantpluSy 
plus... plus. Prov. et anc. It. com. 
mod. come. Et. quômodo, de la ma- 
nière que. L'e de come est un e d'appui 
pour représenter le proparoxyton quô- 
modo, et pour éviter la nasalisation 
de m. 

GOMANÇAIL ; —caille voy. co- 
mens. 

GOMAND voy. cornant. 

GOMANDAGES voy. coxnen- 
daces. 

1. GOMANT, comand, cornent ; 
coxnandage s. m. comande ; — 
dance ;— dise ; — die ; — dée ; — dai- 
son, comen — , commen — s, f. com- 
mandement, ordre ; domination, volonté, 
bon plaisir; recommandation, dépôt; 
prières pour les morts ; — mandataire, 
représentant. Prov .comân, comânda, 
etc. It. comândo, — dânza, etc. Et. 
comander, — ender, commander et re- 
commander. 



2. GOMANT voy. cornent 1 

GOMB, — e ? adj. sinueux. Prov. 
comb. Esp. cômbo. Et. voy. combe 1 et 
combre 2. 

GOMBATEIS; — tement s. m. 
combat. It. combattiménto. Ei!. combat- 
tre. 

GOMBATËOR, sj. — tére s. m. — 
teréce, — sse s. f guerrier, guerrière; 
agresseur. It. combattitôre. Et. com- 
battre. 

GOMBATOS, — e; — table adJ. 
belliqueux, brave ; agressif. Et. combat. 

1. GOMBE, combre s. f. vallon, 
vallée, gorge. Prov. cômba. Patois It. 
Piém. cômba, Comasque gômba. Et. 
Celt. cwm, id. 

2. GOMBE voy. combre. 
GOMBËLE, gom — s. f. vallon, 

petite gorge. Et. dim. de combe 1. 

GOMBELÉTE s. f petites cavités 
sur les dents du sanglier, cannelures 
sur le bois du cerf; comblète. Et dim. 
du dim. combéle. 

GOMBLÉGE, — sse s. f. comble. 
Et. *cumulitia do cùmulum, comble. 

1. GOMBLEL, combreH s. m. corde, 
cordage, trait, combleau. Et. ? com- 
brer 1 ? 

2.. GOMBLEL dim. de comble, 
combre 1. 

GOMBONËOR, — n/iéor, sj. 
— nére s. m. — neréce, — sse s. f. com- 
plice, suborneur. Et. ? Cf. bornir. 

1. GOMBRE, — blcy^ be s. m. 
sommet, tertre, colline ; tas de bois, de 
pieux pour encombrer une rivière ; en- 
combrement. It. cùmulo. Et. *combra 
-f- e d'appui, *cômblu, tas y tertre y aie 
lieu de cùmulum, comble. 

2. GOMBRE, crombe adj. des deux 
genres recourbé, voûté; bossu. Prov. 
comb. Et. ? prob. comme comb du Celt. 
cwm, vallée y ce qui est courbé ? Cf. 
combe 1. 

3. GOMBRE voy. combe 1. 
1. GOMBRER voy. covrer. 

7 



GOMBRER 



98 — 



GOMPERER 



2. GOMBRER i?. a. empêcher, en- 
combrer. Prov). e/icombrâr. It, mgom- 
brâre. Et, cumalâre, combler j qui est le 
même mot. Cf. combre 1. 

3. GOMBRER o. n. se voûter, s'ar- 
quer. Et, combre 2. 

GOMBRIËRE s. f. vallée. Et. 
combe 1. 

GOMBURIR c. a. et n. brûler. 
Prov, comburlr. Et, *comburlre pour 
combùrere, id. 

GOMG.... Gherchez à GONG.... 
Ex. comcier à concier, etc. 

GOMD.... Cherchez à GOND.... 
Ex. comdir à condir, etc. 

1. GOME s, f, chevelure; crinière; 
feuillage; ornement. It. et Et. coma, 
id. 

2. GOME votj. com. 

GOMÉ, — e adj. qui a une belle 
crinière. It. comâto. Et. comûtu, — 
éitB, de coma, come 1. 

GOMENÇAIL; — caille voy, co- 
mens. 

GOMENDAGES, commun —, 
comme — , — sses s. f. pi. prières pour 
les morts. Et. commendâtio 4- e d'ap- 
puif mot sac. 

GOMENDANCE; — daison, etc. 
voy. cornant. 

GOMENGIER voy. comunjier. 

GOMENS; començail s. m. — 
caille; — çance, comm — s.f. com- 
mencement. Et. comencier, cum^ ini- 
tiare, 

1. COMENT, comment, commant 
s. m. commentaire. It. comménto. Et, 
comméntM/n. 

2. GOMENT my, cornant. 
GOMF... Gherchez à GONF... 

Ex, comfaire à confaire, etc. 

GOMG... Gherchez à GONG... 
Ex. comgeêr à congeër, etc. 

GOMINÉE, cum — s.f. ragoût au 
cumin. Et. *cuminâ^a de cumlnum, 
cumin. 



GOMJ... Gherchez à GONJ... 
Ex, comjoïr à conjoîr, etc. 

GOMM... Gherchez à GOM... Ex, 
commant ; commendaces ; com- 
ment; communei*, etc. à cornant; 
comendaces ; coment ; comuner, 
etc., etc. 

GOMMUN6IER toy. comunjier. 

GOMPA6NABLE adj. sociable. 
Et. compaing. 

GOMPAGNIER, — aignier c. a, 
et n. accompagner, tenir compagnie; 
être compagnon. Prov. companhâr. It. 
compagnâre. Et, compaing. 

GOMP AIGNE ; compagnée s. f. 
— pagnage s. m. compagnie, réunion , 
suite. Proo. compânha. It. compagnâta. 
Et. *compânia de cum pane. Cf, com- 
paing. 

GOMPAING, compain sj. de com- 
pagnon; — gneréce, — sse s. f. com- 
pagnon, copain ; compagne. Proc. 
compânh, — panhô. It. compâgno, — 
gnône. Et, *compânio, — paniône/>i de 
cum pane, celui qui mange le même 
pain. 

GOMPANAGE voy. compenage. 

1. GOMPAREMENT s, m. ce qui 
se voit, parure. It. compariménto. Et. 
comparoir, comparère, 

2. GOMPAREMENT voy. com- 
perement. Et. comperer, — arer, 
comparèi.re. 

GOMPASSËE ; — seûre s.f, mQ- 
finve. Et. p. pas, de compasser; com- 
pas. 

GOMPENAGE, compan — s. m. 
les vivres, les mets que Von mange avec 
du pain; ragoûts; nourriture. Prov. 
companâtge. It, companâtico. Et. *com- 
panâticum de cum, pane. Cf. compaing. 

GOMPEREMENT, — arement s. 
m. comparaison; achat, paiement; châ- 
timent. It. compraménto. Et, comperer. 

GOMPERER, —prer = comparer : 
acheter, payer; gagner; expier. Prov. 
comparâre, — prâr. It. comparâre, 



GOMPIENG 



- 99 - 



GONGLUËMENT 



comperâre, — prâre. EL comparàre. 

GOMPIENG s. m. bourbier. Et. ? 

GOMPLAINT s. m. plainte, gé- 
missement. It. eompiânto. Et. p. pas. 
de complaindre. 

GOMPLIEMENT; - pliment ; 
coxnplissement s. m. complison; 
— sance s. f. achèvement, accomplis- 
sement; perfection. Prov. complimén. 
It. compiménto. Et. complier, — plir; 
même mot que compliment. 

GOMPLIR; -- plier c. a. achever, 
accomplir. It. complre. Et. complére. 

GOMPLOTEÏS s. m. mêlée, ba- 
taille. Et. complot y foule, mêlée. 

GOMPONDRE v. a. régler, com- 
poser, placer^ mêler ensemble. Prov. 
compôndre. It. compôrre. Et. comp6- 
nere H- e d*ap. et d euphon. 

GOMPONER voy. colponer. 

GOMPORT s. m. convenance^ pro- 
portion. It. comporte. Et. comporter. 

GOMPORTEÔR, sj. — tére s. m. — 
teresse s.f. colporteur, marchand forain. 
Et. comporter, porter acec soi. 

1. GOMPOST, — e adj. composé, 
mêlé, mélangé. Proc. compost. It. com- 
poste. Et. p. pas. de compôndre. 

2. GOMPOST s. m. composition^ 
arrangement; recueil; comput du temps, 
almanach ; mélange : compote ; fumier. 
It. composte, composta. Et. compost i. 

GOMPOSTER V. a. fumer les 
terres. Et. compost 2. 

GOMPOSTIStE; — tistien s. m. 
miathématicien ; astrologue. Et. compost 
2. 

GOMPOSTURE s. f. mélange; 
fumage des terres ; soin. Et. compost 2. 

GOMPRENEMENT, comprende- 
ment s. m. contenu; compréhension. It. 
comprendlmento. Et. comprendre. 

GOMPRER voy. comperer. 

GOMPRIS s. m. — se s.f. enceinte. 
Et. p. pas. de comprendre. 

GOMQ... Gherchez à GONQ... 
Ex. Gomquerre à Gonquerre^ etc. 



GOMR... Gherchez à GONR... 
Ex. Gomreer; conu*oi à conreer; 
conroi, etc. 

GOMS... Gherchez à GONS.,. 
Ex. comsens à consens, etc. 

GOMT... Gherchez à GONT... 
Ex. comtendre ; comtrait à con- 
tendre; contrait, etc. 

GOMUNEL = communal : com- 
mun ; qui est en commun, communal. 
Prov. comunâl. It. comunâle. Et. com- 
mun. 

GOMUNEMENT; —nage s. m. 
— naille ; — naison ; — neté, 
comm — , cum — s. f. réunion, assem- 
blée ; communauté ; copropriété, bien 
communal; commune; relations, rap- 
ports. Et. comuner. 

GOMUNER, communer, cum — 
V. a. et n. mettre en commun ; être en 
relation. Et. commun. 

GOMUNGE, — je comme com- 
mune. Prov. comùna, — ùnia. anc. 
It. comùna. Et. *commùnia, *com- 
mùnja pL n. pris pour sg. f. 

GOMUNJEMENT, — gement s. 
m. comunaison, qucm — , comm — 
s.f. communion. Et. comunjier. 

GOMUNJIER, — gier, — mengier, 
comm — , cum — , quem — v. a. et réjt. 
communier ; donner la communion. 
Prov. cumengâr, — niâr. It. comuni- 
câre. Et. communicâre et commandu- 
câre, confondus. 

GON... voy. com... 

GON voy. com. 

GONB... Gherchez à GOMB... 
Ex. conbe à combe, etc. 

GONGET ; concevement s. m. 
conception. It. concétto, concepiménto. 
Et. concevoir. 

GONGIER V. a. arranger, préparer. 
It. cônciâre. £'^.*comtiârec?e cômptum, 
*cômtum de cômere, arranger, disposer 
les cheveux, de coma, chevelure. 

GONGLUËMENT .^. m. ferme- 



GONGORT 



— 100 — 



GONFIN 



ture; conclusion. H. conchiudiménto. 
Et conclure, /erwer. 

1. GONGORT s. m. accord; con- 
corde. It, concôrdio. Et. •concôrdium de 
concôrdem, uni de cœur. 

2. GONGORT adj. des deux gen- 
res d'accord. It. concorde. Et. concor- 
de//! de cum, corde. 

GONGUEILLIS voy. con- 
queillis. 

GONDIR V. a. accommoder, assai- 
sonner ; conûre ; embaumer. It. et Et. 
condlre. 

GONDIT s. m. assaisonnement ; 
épices. It. condlto. Et. *condltwm, pré- 
paration de parfums, vin aromatique, 
de condire, confire, assaisonner. 

GONDONAISON s.f. pardon. Et. 
condonatiône/n. 

GONDONER o. a. gratifier; per- 
mettre, accorder ; remettre, pardonner. 
It. et Et. condonâre. 

GONDUEVRE s. f. f condiment 
ou farce ^Jï^. f 

GONDUIOR; — duitor ; con- 
duiëor^ — duisëor, sj. — duiére^— dui" 
sière s. m. conduieréce, — duiseréce 
— duiterèce s. /. conducteur, — trice \ 
guide ; chef, général ; loueur. Prov^ 
conductôr. It. conduttôre. Et. conduc- 
tôrem, — dùctor ; conduisant^ conduire. 

GONDUISANGE; — duison; 
conduite s. /. — duisement ; — duit 
s. m. conduit^ conduite ; escorte, guide^ 
protection ; direction, route, chemin ; 
provisions de route; permission, sauf- 
conduit, laisser-passer ; chant d'accom- 
pagnement; louage, location. Prot. 
condilch, condùcha. It. condôtto, — 
dôtta ; — duciménto, — duziône. Et. 
conduisant, conduit, — te, *condùctum, 
location, de conduire, condùcere, con- 
duire et louer. 

1. GONFAIRE V. n. agir ainsi, de 
telle façon. — Confait, ainsi fait. Et. 
com, faire. C/. com. 

2. GONFAIRE ; confire r. a. com- 



poser ; achever, parfaire ; confire ; em- 
baumer. Prov). conflr. It. confârsi. Et. 
cum, fâcere, conflcere -f- e d'appui. 

GONFANÉ, — e adj. surmonté 
d'un confanon. 

GONFANOIER, co/i/e/i — ; conle- 
nor, gonf ^ s. m. gonfalonier, porte- 
drapeau. Proc. gonfanoniér, — faro- 
niér. It. gonfaloniére, — fanoniére. Et. 
confanon. 

GONF ANON, — fenon, gonfanon, 
— Ion = gonfalon : drapeau, bannière. 
Proo\ gonfanô. It. gonfalône. Piém. 
confalôn. Et. Germ. cunfano, gundfano 
de gundja, bataille, et îamo, drap : dra- 
peau de bataille. 

GONFANONER, gonf — v. a, 
ranger sous les bannières. Et. confanon. 

GONFANONIE, confen — s. f 
dignité de gonfalonier. Et. confanon. 

GONFENON, et ses déricés, vog. 
confanon, etc. 

GONFERMER = confirmer. Cf 
fermer. 

GONFÉS, — sse, — ce adj. et s. 
confès, confessé; — confesseur de la 
foi. Proc. confés. It. confésso. Et. p. 
pas. fort de confesser : conféssw, — 



GONFESSEMENT s. m. confesse^ 
confession. Et. confesser. 

1. GONFIN adj. des deux genres 
voisin, limitrophe. Et. conflnem. 

2. GONFIN ; — nage s. m. fron- 
tière, confins, limite. It. et Et. *conflne 
de Vadj. conflnem, confin. 

1. GONFIRE c. a. clouer, ficher, 
planter en martelant. It. conflggere. 
Et. conflgerc, id. -f e d'appui. 

2. GONFIRE isog. confaire 2. 
GONFIT s. m. mélange où Ton fait 

confire les peaux ; la cuve qui sert à 
cette opération; confiture. It. confétto. 
Et. p. pas. de confire 2. 
GONFITER p. a. confire. It.' con- 



CONFIRE 



101 



GONQUESTABLE 



fettâre. Et. *confectare de confectum 
supin de conflcere, confire. 

GONFOLER p. a. fouler aux pieds. 
Et. con, cum, foler 1. 

GONFONDANGE; -doison s.f. 

— dément s. m. perte, confusion. Et. 
confondre, détruire. 

GONPORT; — fortement s. m, 
confortance s. f. secours, assistance ; 
soutien ; encouragement. Proo. confort, 
confortamén. It. confôrto, — taménto, 

— tânza. Et. conforter. 
GONFORTEL, — tal adj. conso- 
lant. Et. confort. 

GONFORTËOR, sj. — tére s. m. 
conforteréce^ — sse s. f. aide, soutien, 
consolateur. It. confortatôre. Et. con- 
forter. 

GONFRAINDRE, etc. comme 
fraindre, etc. 

GONFREMER = confermer, for- 
mes de confirmer. Cf. fermer. 

GONFUS s. m. inv. destruction. 
Et. p. pas. fort de confondre, détruire. 

G0N6EËMENT s. m. congé; ex- 
pulsion, bannissement. Et. congeër. 

GONGEËR^ congïer^ conj — r. a. 
congédier, donner congé ; chasser, ex- 
pulser, exiler. Prov. conjiâr. It. conge- 
dâre. Et. congé, congié, commeâtum, 
*comjàtum. 

GONGNIER toy. coignier. 

G0N60ÏR voy. conjoïr. 

GONHORT ; conhorter co//. 
conort ; conorter. 

GONIL, connil ; conin s. m. co- 
nille ; conine s. f. lapin, lapine ; 
loche, couard. Proo. conll. It. conlglio. 
Et. cxmiculumf •cunicwlam, *cuninuni, 

— Ina/M. Resté en Angl. coney, cony. 
GONILLIER, conn — o. n. agir 

en com7, avoir peur ; se dérober, fuir ; 
se cacher ; ruser, user de subterfuges. 
GONILLIÉRE; coniniére, conn 

— s. f. garenne; refuge. Et. conil. 
GONIN voy. conil. 
GONJEËR toy. congeër. 



GONJOÏR, conjouir, cong — v. a. 
faire bon accueil; bien traiter; faire 
plaisir. Prov. conjolr. Et. cum^ gau- 
déTCf jouir. 

GONJUR; conjurement s. m. 
conjure; — raison s.f. serment col- 
lectif; conjuration; invocation, enchan- 
tement; supplication, requête. It. con- 
giilra; — raménto. Et. conjurer. 

GONM... vojj. comm... 

GONN... GherchezàGON... Ex. 
connil ; connillier à conil ; conil- 
lier, etc. 

GONOPÉ = canapé : moustiquaire, 
rideau de lit, tenture; lit; canapé. Et. 
•conopéum , •canapéum de xwvwTreïov, 
lit garni d'une moustiquaire^ de xwvw^, 
cousin. L'Angl. canopy a conservé les 
sens de dais, baldaquin^ voûte. 

GONORT, conhort s. m. exhorta- 
tion, encouragement. Et. s. verbal de 
conorter. 

CONORTER, conhorter v. a. ex- 
horter^ encourager. Prov. conortâr. Et. 
cum,*Aortâre/)o«rhortâri. Cf. enorter. 

GONP... Gherchez à GOMP... 
Ex. conpaing à compaing, etc. 

CONQUEILLIS, — ce, concueil- 
lis; conqueltis; conquestis, — ce 
adJ. ramassé de divers côtés ; vil, mé- 
prisable. It. raccogliticcio. Et. concueil 
de concueillir; conquest de conquester, 
avec la terminaison, parfois péjora- 
tive, — icium, — Iciawi. 

GONQUEREMENT ; conquera- 
ble, etc. voy. conquestement, etc. 

GONQUERRE, — quere v. a. re- 
chercher avidement ; conquérir. Prov. 
conquérre. It. conquldere. Et. con- 
quœrcre, conquirerc? -H e d'appui. 

CONQUEST s. m. conquête; acqui- 
sition; butin. Prov. conqulst. It. con- 
qulsto. Et. *conqulstïi, conquest, contr. 
de conqulsitum p. pas. de conqulrere, 
conquérre. 

GONQUESTABLE; conque- 
rable adj. propre à être conquis. It. 



GONQUESTEMENT 



— 102 - 



GONSIROS 



conquistâbile. Et. conquester, — guerre. 

GONQUESTEMENT; conque- 
rement s. m. conquête. Prov, con- 
quistamén. It. conquistâmônto. Et. con- 
quester; conquerre. 

GONQUESTËOR; — querëor, 
s/. — rére, — stère s. m. conquérant. 
It. conquistatôre. Et. conquester, — 
q«erre. 

CONQUESTER t?, a. conquérir; 
acquérir. Proc. conquistâr. It. con- 
quistàre. Et. couquest. 

CONQUIS, — e adf. harcelé; fati- 
gué. It. conqulso. Et. p. pas. de con- 
querre. 

CONQUISE s.f. conquête; acqui- 
sition ; conquôt, acquêt. Et. p. pas. de 
conquerre. 

CONREËR, conroïery — raêr — 
corroyer : mettre en état ; arranger, dis- 
poser; préparer^ corroyer; équiper; 
habiller, parer; fournir; traiter en bien 
ou en mal ; entretenir ; approvisionner. 
Prot>. conreâr. It. corredâre. Et. *con- 
rerfâre de cum et Germ. raidjan, mettre 
en ordre. Cf. roi; conroi; arreër; reér. 

CONREÛRE s. / préparation, 
spécial, de peaux. It. corredatilra. Et. 
conreer, corroyer. 

CONROI^ conrec s. m. ordre, disposi- 
tion ; corps de troupes ; train, suite ; équi- 
page militaire ; habillements, équipe- 
ment, trousseau ; moyens de subsistance, 
nourriture, repas; — soin, sollicitude, 
traitement; préparation, corroi. Prov. 
conrei. It. corrédo. £'^.*conrédu de con, 
roi. Cf. conreer, arroi, roi. 

GONROÏER voy. conreer 

GONS toy. cuens. 

GONSAGHABLE, — de, — ule 
adj. conscient, confident. It. consapé- 
vole. Et. consavoir. 

CONSENS; consent s. m. con- 
sense; — te; -- tance; — taison; 
— sension s.f consentement, assen- 
timent, accord; complicité, complot. 



It. consénso^ consente. Et. consénsum, 
consentir. 

CONSENTËOR, sj. — tére; — tor 
s. m. celui qui consent; complice. It. 
consentitôre.£7. consentir ; consentôre/?? . 

CONSER pour esconser : cacher. 

CONSEVRANCE v. consirée 1 . 

GONSEVRER voy. consirer i . 

GONSIEVRE, — sitre, — siegrc, 

— suire\ — sivir, — suirl etc. v. a. 
poursuivre ; imiter ; atteindre à la course, 
en frappant; obtenir; venir après, 
suivre, succéder. Proc. conségre, — se- 
guir. It. consegulre. Et. *conséquerc -f 
e d'ap. *consévere; *consequire pour 
conséqui. 

GONSILLONS (a) loc. adt. en 
secret. Et. dira, de conseil, secret. 
GONSIR my. consire 2. 

1. CONSIRE s./, grande consoude. 
Prot). console. It. et Et. consolida. 

2. CONSIRE; consir comme con- 
cile et conseil : 1" assemblée, concile; 
conversation; dessin, complot; 2* con- 
seil; 3* pensée, réflexion. Proc. concili; 
consélh. It. concilie ; consiglio. Et. 
V consllium (consùlere); 2" concilium 
(conciliâre) ; 3° ind. près, de consirer 2. 

1. CONSIRÉE, — storée, — secrêe; 

— siroison ; — sevrence s. /. sépa- 
ration; privation. Et. consirer 1, — se- 
vrer. 

2. CONSIRÉE, consecrcc s. f. 
poursuite, recherche. Et. consievre, 
*consèquere. 

3. CONSIRÉE s.f pensée. Et. p. 
pas. de consirer 2. 

1. CONSIRER, consecrer, consie- 
crer v. a. séparer, priver. Et. consepa- 
rârc. 

2. CONSIRER, consirrer, — si- 
drer XP s. = considérer : penser. Proc. 
cossirâr. It. et Et. consicieràre. 

GONSIROS, — e adj. pensif. Et. 
consir. 



GONSIVENGE 



— 103 



CONTRAIRE 



GONSIVENGE s. /. conséquence, 
suite, succession. Et consivre. 

GONSIVIR; consivre voy. con- 
sievre. 

GONSONER o. n. chanter en- 
semble; être d'accord; correspondre. 
Prov. consonâr. It. et Et. consonâre. 

GONSORGE; — te s. f. société, 
compagnie ; union ; participation. Et. 
•consôrtia^ — ta de consôrtem, qui a le 
même sort. 

GONSORT s. m. et f. jui a le 
même sort ; cohéritier ; époux, épouse. 
It, consôrte. Et. consôrtem. 

GONSOT s. m. conseil. Et, ? Est- 
ce une mauvaise lecture pour consol, 
conseil, conseil f? 

GONSTREIGNANGE, etc. toy. 
costreignance. 

GONTEÇ ; contéce toy. con- 
tence. 

GONTEGHABLE adj. qui plaît, 
agréable. Et, contechier 1. 

1. GONTECHIER r. n. être bien 
doué, plaire. Et, con, techier, tacher, de 
téche, tache et bonne qualité, 

2. GONTECHIER p. a. toucher, 
manier ; mesurer. Et, con, techier, 
toucher, 

CONTEE s, f, comté. Et, conte, 
comité 4- suff, ée. 

GONTEMENT s, m. — toison 
s.f, récit; plaidoyer. £^. conter. 

CONTEMPLE, —près, m. même 
temps ; circonstance. Et, cum témpore, 
mot d'église, 

GONTENGE, — tense ; contéce, 

— toise ; — tençon ; contendance ; 

— derie s. /. contons, — tés, — teç ; 
content ; -— tendement s. m, dis- 
pute, querelle, débat; lutte, combat; 
rivalité, émulation. — A contençon, à 
l'envi. Prov), conténsa, contensô, con- 
téns. It, contésa. Et, contencier, con- 
tendre. Conté/isw, — té/isa = contons 
et congés ; conteuse ci contoise. 



CONTENCIER 19. n, contester, dis- 
puter ; combattre. Et con, tencier. 

CONTENÇOS, — sos; — ton. 
cenos, — e adj, querelleur. It, conten- 
ziôsô. Et. contentiôsM, — tiôsa; con- 
tençon. 

CONTENDRE t?. a et n. tendre à, 
s'efforcer; disputer, contester; rivaliser; 
combattre. Prov). conténdre. It. et Et, 
conténderc + e d'appui, 

GONTENEMENT ; contien, 
content s, m, contenance, maintien ; 
conduite; suite, train. Prov. contén. 
It, conteniménto, contégno. Et, conte- 
nir. 

CONTENS tioy. contence. 

1. CONTENT voy. contene- 
ment. 

2. CONTENT coy. contence. 

3. CONTENT voy. contentéce. 

CONTENTÉGE, — sse s.f, con- 
tent s, m, contentement. It. conten- 
tézza, contente. Et. contenter. 

CONTIEN toy. contenement. 

CONTOÏER/ré^. de conter : racon- 
ter, parler, jaser, caqueter. 

GONTOISON cojy. contement. 

GONTOR sj. de contors. 

CONTORBER; contorbler, — 
trohler c, a. troubler ; agiter ; boule- 
verser. Et conturbâre, * — turbttlâr^. 

CONTORS s. m, pi: nobles, comtes. 
Et, •comitôrcs de comités, comtes, qui 
in ordine militiœ seu vassalatus post 
vicecomites et ante vavassores recen- 
sentur. Du Cange, 

GONTORT, — e adj. tordu; con- 
trefait. It. coutôrto. Et, p. pas, fort de 
contordre. 

CONTRAIL s, m. — aille s. /. 
contrariété; injure. Et contralier. 

1. CONTRAIRE, — rre c. a, res- 
serrer ; contracter. It. contrârre. Et. 
conttàhere -f e d'ap. 

2. CONTRAIRE s. m. ce qui est 

contraire : chagrin, peine, contrariété. 



CONTRAIT 



— 104 



GOOIGNIBR 



Prov), contrâri. It. contrario. EL con- 
trâriw/n de contra. 

CONTRAIT, — e adj. et s. per- 
clus^ paralytique, contrefait. Et. p. 
pas. de contraire 1, contracta, — âcta, 
contrait, — te. 

CONTRALABLE adj. qui va en 
sens contraire ; qui contredit. Et. con- 
tre, aller. 

CONTRALIE; - lieté ; - 
liance ; — lioison s. f. contradiction ; 
opposition. Et. contralier, •contrarie- 
tâtem. 

CONTRALIËOR, sj! — liéres. m. 
contradicteur, adversaire. Et. contralier. 

CONTRALIER; contraloïer = 
contrarier : contredire ; faire de Top- 
position; combattre. Proc. contrarier. 
It. contrariâre. Et. contraire. R s*est 
changée en 1. Cf. corporence. 

CONTRALIOS, — rios, — e adj. 
contraire ; hostile ; querelleur. Et. con- 
tralie. 

CONTRE... Prot^. It. et Et. con- 
tra. Exprime en composition Vidée 
' d'opposition, d*inimitié, de renouvelle- 
ment, de reproduction. Ex. contre- 
corre, courir contre, attaquer ; con- 
tretenir, tenir contre, résister ; défen- 
dre ; cohtrester, se tenir contre, 
s'opposer, "combattre ; contremant, 
contre-ordre ; oontrecors, rencontre ; 
contreval, contre la vallée, en bas ; 
contrescrivre, écrire de nouveau, 
copier, etc., etc. 

Cherchez aux mots simples les 
mots composés avec CONTRE. 

CONTREI6NANCE, etc. voy. 
costreignance. 

CONTREIT ; contreire rorj. con- 
trait ; contraire. 

CONTRELIER; — eloïer coy. 
contralier. 

CONTREST ; — stement s. m. 
— te ; — tée ; — tance s. f. résis- 
tance ; combat ; contestation ; procès. 
Proo. contrâst. It. contraste, — • taménto. 



Et. contrester. Contrest a été rem- 
placé au XVr s. par contraste, 
comme contrester par contraster, sous 
l'influence italienne. 

GONTRIBLER e. a. briser en 
mille morceaux. It. contribbiâre. Et. 
•contribttlâre. 

CONTRIRE V. a. broyer ; briser. 
Et. •contérere? 

GONTROBLER coy. contorber. 

CONTRUEVE, — troce ; — tro- 
vaille; — vance; — verie; — veûre 
s. /. — vement s. m. invention ; ima- 
gination, fiction; fable; mensonge. Et. 
controver^ inventer, imaginer, mentir. 

C ON VENT; convenant, etc. 
cherches à covent, etc. 

1. CONVERS, — e adj. tourné, 
retourné ; converti ; contraire. Prov. 
convérs. It. converse. Et. conversa, 
conversa. 

2. CONVERS ; — sèment s. m. — 
sion s. f. fréquentation^ commerce; 
demeure , retraite ; vie en commun ; 
manière de vivre. Et. converser. 

GONVERSABLE adj. habitant, 
demeurant habituellement ; sociable. Et. 
converser. 

CONVERSER r. n. vivre avec, 
ensemble, habiter, demeurer ; fréquen- 
ter. Prov. conversâr. It. et Et. * con- 
Yersàre pour conversâri. 

GONVI, convit ; conviement ; 
convive s. m. banquet ; réunion de 
société ; invitation. Prov. convit. It. 
convito, banquet ; convitto^ vie en com- 
mun. Et. convictwm, id. convier, con- 
viviwm, id. 

CONVICE s. m. injure. Et. con- 
vlcium, id. 

GONVICIER t. a. injurier. Et. 
*conviciâre pour conviciâri^ id. 

GONVINE voy. covine. 

CON VIVER V. n. manger ensemble, 
Et. *convivâre pour convivâri, id. 

GOOIGNIER, coignier s. m. co- 



ÇOOIGNOLE 



— 105 — 



COR 



gnassier. Et* *cyrfoniârm de cydô- 
nium^ cooing, coing, 

ÇOOIGNOLE ro/y. chaeignole. 

GOOLE r^oy. cole 2. 

GOP... cherchez à GOMP... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. copaing à compaing, etc. 

GOP vog. colp. 

1. GOPE^ coupe ^ coppCf ciipe s. 
/. coupe, cuve et cime, : 1° coupe, 
hanap^ gobelet, verre ; 2* cuve, tonneau ; 
3* cime^ sommet, faîte; colline, monti- 
cule. Provençal V côpa ; 2* cuba. It. 
l' côppa; 2° cùpola, coupole. Et. *cilppa^ 
coupe, de cùpa, cuise. Le sens de cime 
proment de la comparaison d'un mon- 
ticule, d'une coupole à une coupe ren- 
xicrsèe. L'Angl. coop a conservé le sens 
de baril, cup celui de coupe, gobelet, 
et p. ê. faut-il noter ici cope, chape, 
chaperon, voûte. Cf. pour ce dernier 
le mot chape. 

2. COPE voy. colpe. 
ÇOPE voy. chope. 
GOPEÏS voy. colpeïs. 

1. COPEL, coupel ; copet ; — pe- 
let, — plei ; — pier ; — peron, coup 
— , cup — s. m. copéle ; — pie s. f. 
cime, sommet, faite; coupeau; monti- 
cule; gobelet, coupelle. Et. dim. de 
cope 1. 

2. GOPEL s. m. — pèle s. /. voy. 
oolpel. 

GOPER ; copoïer, copier voy. 
colper ; colpoïer. 

1. GOPIE s. f. abondance ; faculté, 
usage. Et. mot savant. Copia aurait 
donné coive ou coche. 

2. GOPIE voy. copel 1. 

1. GO PIER, coupier s. m. étui 
à coupe; coupe; échanson. It. cop- 
piére. Et, *cuppâriM de *cùppa, 
cape 1. 

2. GOPIER comme copel 1. 
GOPÏER voy. colpoïer. 
GOPLE s. f. couple, paire; lien, 

union ; couplet. Prov. côbla. It. anc. 



côbbola. mod. côppia. Et. côpwla, 
lien. 

GOPLER V. a. lier avec une copie ; 
accoupler; unir; se mêler, combattre. 
Prov. coblâr. It. coppiâre. Et. copt^- 
lâre. 

1. COPLET, copelet s, m. gobelet; 
sommet. Et. dim. du dim. copel. 1. 

2. GOPLET s. m. copliére, coup 
— s./, ce qui est uni : couplet; pièces 
unies par des charnières, charnière. Et, 
dim. de copie. 

GOPOÏER voy, colpoïer. 

GOPONER voy. colponer. 

GOQ voy. coc. 

GOQUARD voy. coquart. 

GOQUARDER v, a, tromper, em- 
bobeliner. Et. coquart. 

GOQUARDIE s./, sottise. Et, co- 
quart. 

GOQUART, — de, cocart, quo- 
quart adj. et s. coquet; fat; vain, sot, 
benêt. Et. coquart, vieux coq, 

GOQUATIER, — ssier, — es. m. 
etf, marchand, marchande d'œufs et 
de volailles. Et. coq, coque. 

GOQUE voy. coche 1 . 

COQUEBERT, — e ; coquibus ; 
coquillart adj. nigaud, sot. Et. ? cù- 
cus, coucou, et des terminaisons de 
fantaisie ? 

GOQUÉGE, — sse s. f, grosse co- 
quille, et par assimilation pot, chau- 
dron. Et. augm. de coque. Cocasse est 
peut-être le même mot. 

GOQUEFABUË, — guë s. f. co 
quecigrue, animal fantastique. Et. ? 

GOQUENIL, cok— s. m. cuisinier 
Et, ? côquum ? 

COQUET voy, Cochet. 

GOQUINAILLE s, f. bande de 
coquins, de gueux. Et. coquin, et la 
terminaison péjorative aille. 

1. GOR, quor, cuer, coer, qucur = 
cœur. Prov. cor. It. cuôre. Et. cor. 

2. GOR voy, quor. 



Kp=^ 



1 



COR 



— 106 — 



GOBDESR 



3. COR coy, corn. 

GORAGE = courage : cœur, âme ; 
sentiment; pensée; intention, volonté. 
Prov>, corâtge. It. corâggio. FA. *corâti- 
cum, •corâtj + e d^appui, de cor. 

GORAGIER V), a. faire courage, 
encourager; animer. Et, corage. 

GORAILLE, cour —, cur — s. /. 
viscères de la poitrine; entrailles. Et, 
*corâlia, pL n. pris pour sg, f., de cor. 
Cf. Corée et corine. 

1. CORAL, — el adj. du cœur; cor- 
dial. Et. cor. 

2. GORAL adj. courant, rapide. 
Et. core 1. 

GORATERIE, coret —, cour —, 
corr — , cur — s.f, courtage; curatelle. 
Et. eoratier. 

GORATIER, coretier, cour — , corr 
— , cur — , coul — formes de courtier. 
Prot. corratiér. It. curattiére. Et. *cu- 
ratâriw de ciira, soiriy celui qui prend 
soin. 

GORATÏER, couretîer p. n. faire 
le courtier. Et. eoratier. 

1. GORB, corpy corf s. m. corbe, 
— ve s. /. corbeau. Prov. corp, corb. 
It. côrvo. Et. côrvwm. 

— 2. GORB, corp, f. corve = courbe 
sav. : courbé, recourbé. It. cùrvo. Et. 
cilrvw, cilrva. 

GORBAT ; — bet ; — belet, etc. 
s. m. petit corbeau, corbin. Et. dim. 
de corb. 

GORBE s. f. panier. It. et Et. 
*côrba pour côrbem, id. Resté en Angl. 
corb, manne. 

GORBÉGE, —sse, Pic. —ches.f. 
état de ce qui est courbé, voussure. Et. 
corb. 2. 

GORBEIL, — bit s. m. corbeille. 
It. corbéllo. Et. *corblcwlw dim. de côr- 
bem, panier, corbe. 

GORBEILLËOR, sj. — lliére ; 

— bellier ; — belinier ; — billonier 
s. m. vannier. Et. corbeil, — beille, 

— billon. 



GORBETER; — biner t». n. croas- 
ser. Et. corbet, corbin 1. 

1. GORBIN, corvine s. et adj. petit 
corbeau, corbin ; — de corbeau. Et. cor- 
vlna, — Ina de côrvum, corb 1. 

2. GORBIN, corvine, courb — adj. 
courbe. Et. dim. de corb 2, courbe, 
cùrvum. 

3. GORBIN s. m. corblne s. f. 
petite corbeille. Et. dim. de corbe. 

CORBINËOR, sj. — nére s. m. 
écornifleur, filou. Et. corbiner 1. 

1. GORBINER V. a. écornifler, 
raccrocher, rafler, détrousser. Et. cor- 
bin 3. Corbiner, c'est emporter dans 
une corbeille (corbin), ou voler dans 
une corbeille. Ult. a corbellâre, trom- 
per, railler, de corbéllo, corbeil. 

2. GORBINER voy. corbeter. 

GORBISON; — sel, — ceU etc. s. 
m. corbillon. Et. dim. de corbe, cor- 
beille. 

GORGEL voy. cortisel. 

1. GORGIER, cour— y cur—. Pic. 
— chierv). a. raccourcir; abréger. Pror. 
corchâr. It. corciâre. Et. 'curtiâre de 
cùrtum, court. 

2. GORGIER, — e, cour —, cur — 
adj. qui raccourcit. It. corciâjo. Et. 
*curtiâriw, — ària de cùrtum, court. 

3. GORGIER, cour— contr. de 
corocier : courroucer. 

GORGORIL my. cocatris. 

GORÇOS voy. coroços. 

GORDAIL s. m.— aille s. f. corde ; 
cordages. Et. corde. 

GORDÉ 8. m. étoffe de laine à grosse 
trame. Et. p. pas. de corder. 

GORDEÏS, s. m. et adj. estacade 
fermée avec des cordes; treillis de 
cordes. — fait de cordes ; èpithète ba- 
nale de lit. Et. corder. 

GORDELOIS s. m. inv. cordelier. 
Et. cordéle, et la terminaison ense, 
ois. 

1. GORDER t?. a. garnir de cordes, 



GOBDER 



107 



GORNIER 



tisser; mesurer. Prov. cordâr. /^. cor- 
dâre. Et^ corde. 

2. CORDER r. a. accorder. Et, cor, 
d'où accorder. 

GORDOAN , — Bj cordcwan adj. 
et s. m. de Cordoue ; de cuir de Cordoue, 
cuir ; chaussure de cuir. Prot). cordoàn. 
It, cordovâno. Et, *cordu6ânu, — âna 
pour cordubénsis^ de Cordoue. Resté 
en Ang. cordovan, cordwain, cuir de 
Cordoue, 

GORDOIL ro//. cordueil. 

GORDOIR s. m, corderie. Et, corde. 

GORDUEIL, cordoil s. m, crève- 
cœur. Prov, cordôlh. It. cordôglio. Et, 
*coTA6\ium (Plaute et Apulée). 

1. GORE, corre, curre, queurre, 
q (terre = courre : courir. Prov, c6rrer. 
It. côrrere. Et, cùrrere + e d*ap, 

2. GORE, corrcy curre ^ cuire s. m. 
char. Et. infinitif du précèdent. 

3. GORE, corre voy, coldre. 

4. GORE voy» cuere. 

GOREÇOS,e^c. voy, coroços, etc. 

CORÉE = courée : viscères, inté- 
rieur de la poitrine ; fressures ; en- 
trailles, courée. It. et Et. •corâ^a de 
cor. Resté en Angl. sous la forme 
quarry, — curée. Cf. coraille et corinel. 

COREËR, corr — voy. conreôr. 

COREL voy. cordX 1. 

COREMENT s. m. corence, — 
ancc ; corerie, corseriCy corr — s. /. 
action de courir; course; incursion; 
cours d'eau ; flux de ventre. It, corri- 
ménto, corrénza, correrla. Et. core ! . 

CORÉTEs./. gelinotte. Et. corel.? 

CORETERIE ; coretier voy. 
coraterie, etc. 

CORF voy. corb. 

CORGEOIR s. m. corderie. Et, 
corgie. 

GOR6IE, — gice ; — giére s.f, 
courroie, escourgée ; coup de cordes. Et. 
•corrtgia^a de corrlgia qui a donné 
courroie. Prov, corréja. It. corréggia. 



CORGÏER, — goïer v, a. battre, 
fouetter. Et. corgie. 

GORGNIUELE, corneole s.f. cor- 
naline. It. corniéla. Et. •corneôla 
dini. de cornu, petit ongle, à cause de 
sa couleur rosée. En grec, la cornaline 
s'appelle aussi ovuÇ, ongle, 

i. CORINE cuer— s.f, entrailles ; 
coraille. Et. cor. Cf. corée. 

2. CORINE s. f. colère, haine. Et. 
dim. c?e colre. Et. choiera, bile;*chole' 
rina = corine 

CORINER V. a. et n. haïr; être en 
colère. Et. corine 2. 

GORJON, corion s. m. cuir; la- 
nière de cuir; attache. Prov. corejôn. 
Et. augm. de corgie. 

CORJONER V. a. battre, fouetter, 
poursuivre. Et. corjon. 

CORLIEU, corliu, courli s. m. 
et adj. coureur; courrier, messager. 
Prov. corliéu. Et. Prov. corre, lieu, 
letem, léger et vite. 

CORN, cor s. ni. cor, trompette ; 
corne ; force ; coin, angle, bout ; am- 
poule. Prot. corn. It. côrno. Et. cornu, 

GORNAGE s. m. droit sur les bêtes 
à cornes ; sonnerie de cor. Et, corn. 

GORNAL s. m. coin. Et. corn. 

CORNÉE s, f, coup de corne ; son 
du cor ; portée de ce son ; coin. It. et 
Et. *cornâ^a de côrnn. 

CORNEOLE voy. corgniuele. 

CORNEÏS; cornement s. />i. 
comerie; — noison ; — neùre s. f. 
son du cor ; sonnerie; tapage, huée. Et. 
corner. 

GORNËOR, sj, — nére s. m. — ne- 
resse s. f, sonneur de cor. Et. corner. 

CORNET s. m. cornéte s.f. petit 
cor ; petite corne ; petit coin ; sorte 
d'insecte à cornes ; cornet, étui, etc. ; 
encrier en corne. Prov. cornet. It. cor- 
nette. Et. dim. de corn, corne. 

GORNIER, — e adj. et s. en forme 
de corne ; angulaire ; qui fait le coin ; 



CORNILLIER 



— 108 — 



GORSIOS 



— coin, angle. Et. *cornâriw, — nâria 
de cérnu, corn. Resté en AngL corner 
adj. et s, 

CORNILLIER v. n. jouer des cor- 
nes. Et. cornille dim. de corne. 

CORNOÏER, — nïer v. n. sonner 
du cor^ corner; tympaniser. Et, frèq. 
rfe corner. 

CORNU EL adj. muni de cornes. 
Et. 'cornu aie de cornu. 

COROÇABLE adj. emporté, co- 
lère, li. corrQcciîibile. Et, corocier. 

COROGEMENT s. m, coreçon 
6./ courroux. Il corrucciaménto. Et, 
corocier. 

GOROÇOSj — e, coveços, corços, 
rofT ^j cour —y cur — adJ. courroucé, 
plein de ressentiment; inquiet, attristé. 
It. eorrucciôso. Et. coros, courroux. 

COROÏER, corr — votj, conreër. 

GOROIÉTE, croéte s, f. petite 
conrroie^ bande de cuir, de parchemin ; 
c^dule. Et. df'm. de courroie. 

GOROIL, — eily — ail, cur — s. 
m* — roille s. f. verrou. Et *currù- 
ctiUt pour eurrlculum, course; objet 
qtd court "1 

GOROILLIER, coreil —, cour —, 
cftr — c. a. verrouiller. Et. coroil. 

COROMPABLE,co7T — ad/, fran- 
gible; corruptible. Prov. corrompâble. 
Et. corrompr-e, briser, 

COROMPEMENT, corr — s. m. 

— pure s, / brisement; infraction; 
corruption. It, corrompiménto. Et. cor- 
lompre, briser . 

1, CORON à\ m. coin; angle; bout; 
l'extr^^niitA du navire, en pointe, proue; 
boQt> but, fln^ manière. Et. augm. de 
cor, cornu ^ 

2. COBON toy. choron. 
COHQNEÏS,*;. m. coroneûre s./. 

couronnement. It. mcoronatùra. Et. 
couronner. 

CORONËOR, sj. — nére s. m. ce- 
lui cjui couronne. It. mcoronatôre. Et. 
coroner. 



GOROS, — e, cuer — adj. nau- 
séabond. Et. cor. Cf. écœurer. 

CORP voy. corb. 

GORPE; corper toy. colpe ; col- 
per. 

GORPORENGE s. f. forme corpo- 
relle; apparence; taille. Et. corporer 
ou *corpuléntia de corpus, l changée en 
r; l'inverse de contralier, •contrariare. 

CORPORER V. a, donner un 
corps. Et *corporâre de cérpus, côrpo- 
ris. 

GORPOROS, — e; — poru — e; 
corpos, — e adj. bien membre; cor- 
pulent. Et. *corpQrôsw, — osa ; — po- 
rûtuy — rù^a ; *corpôsw, — osa de cor- 
pus, corSj corps, 

CORR... Cherchez à COR... Ex. 
Corraille; Corratier; corre, etc, à 
Goraille; Coratier; core, etc.^ etc. 

1. CORS = corps : personne; em- 
phatiquement, môme : mes cors^ tes 
cors, ses cors, moi-même, toi-même, lui- 
même; il ses cors, lui-môme en per- 
sonne, etc. Prov. cors. It. c6rpo. Et. 
corpus. 

2. CORS = cours : course; voyage. 
— Le cors, pleins cors loc. adv. ra- 
pidement. Prov. cors. It, côrso. Et. 
cùrmim. 

CORS AL ; — sil; — sin, — e ; — 
sif , — ve ; — sier, — e ; — sable ; — 
soir, — e adj. qui court bien, coureur, 
rapide; courant, ayant cours, commun. 
Et, cors 2. 

CORSAINT s. m, eucharistie; re- 
liques. Et. corpus sâncttt/71. 

CORSÉE s. f. chevauchée. Et. 
cors 2. 

1. CORSER 0. a, saisir à bras-le- 
corps. Et. cors 1. 

2 CORSER, courser o. a. faire 
courir. Et. cors 2. 

GORSIER voy. corcier. 

GORSIOS, — e ; corsu, — e adj. 
corpulent. Et, cors 1. 



k 



GORSIN 



- 109 — 



GOSTOR 



1. GORSIN s. m. cheval de course, 
coursier. Et, cors 2. 

2. GORSIN voy. chaorsin. 
CORSON s. m. flux ; flux de ven- 
tre. Et. augm, de cors 2. 

GORTE voy. coite. 

GORTÉGE; corteréce, — sse s. 
f. brièveté; manque, défaut^ déficit. It. 
cortézza. Et. *cortltia, courter. 

GORTÉLE; — teler^ etc. ooy. 
coltéle ; — teler, etc, 

GORTIL s. m. cortille ; — erie 
s./, cour, enclos, jardin. Prov. cortll. 
It. cortlle. £'^.*curtllc rfccôrtem, enclos, 
métairie, cour, anc. cort. 

GORTILLAGE s. m. jardinage; 
légumes ; jardin potager. Et. cortil. 

GORTILLËOR^ sj. — lliére ; cor- 
tillier, — e s. m. — lleresse s. f, maraî- 
cher, jardinier. Et, cortil. 

GORTINERt?. a. tapisser. Et. cor- 
tine. 

GORTISEL, courcel ; cortillet 
s. m. dim. de cortil. It. corticélla. 

GORTOÏER V, n. vivre à la cour. 
It. corteggiâre. Et cort. 

CORTOISON, court —, curt — 
s.f, courtoisie. Et. courtois. 

CORU, — e, cueru adj. courageux. 
Et, cuer, cœur, cor. 

GORUGIER, corr — v. a. rider. 
It. et Et. corrugâre. 

GORUIL voy. coroil. 

GORVESIER s. m. cordonnier. JS"^. 
*coTdo\esàTium de *cordove/isis pour 
cordubensis, de Cordoue. Cf. cordoan. 

GORVIN voy. corbin. 

GORVOIS adJ. inv, de cuir de Cor- 
doue, en cuir. It cordovése. Et. *cor- 
dovénue pour cordubénsem. 

GOS... Gherchez à GHOS... les 
formes picardes. Ex. cosement à 
chosement, etc. 

GOS, cox, cous s. m. inv, cocu. 
Prov. côutz. It. cùcco. Et. *cùcam 
(Plante), coucou. 



GOSËOR, sj. — sére, cous — s. m. 
couseréce, — sse s.f. tailleur ; tailleuse. 
It. cucitôre, cucitrice. Et. cousu de 
coudre. 

GOSER voy. choser. 

GOSPEL voy, coispel. 

GOSSON, cocon, Pic. cochon s, m. 
courtier ; marchand, trafiquant, reven- 
deur ; maquignon. Prov. cussô. It, 
cozzône. Et, 'cociônem (Plante et Aulu 
Gelle), courtier, 

GOST s. m. coste s. f. costus, sorte 
d'épice ; drogue. Et. côstam de xôcrroç. 

GOSTABLE ; — tageos ; — tan- 
geos, — e, coust — adj. coûteux. Et. 
coster, costage, costangier. 

GOSTAGE; — tement s. m. 
costoison; — tance; — tange, 
coust — s. f coût, dépense. Et. coster. 

GOSTANGIER, cowst — v. a. 
payer^ faire dépenser. Et. costange. 

1. GOSTE prép, à côté de. Et. 
coste s. devenu prèp, comme lez. 

2. GOSTE s. f. panier, hotte ; me- 
sure de liquide. Et. ? 

3. GOSTE voy. cost. 

4. GOSTE voy. coite. 
GOSTEÏR voy. custeïr. 

1. GOSTEL s. m. côté, flanc ; côte. 
It. et Et. *costâle de côsta. 

2. GOSTEL voy. coltel. 
GOSTENGIER voy. costangier. 
GOSTERET s. m. petit panier. Et. 

dim, de coste 2. 

GOSTEVER = constiper. It. cos- 
tipâre. Et. coristipâre^ presser. 

GOSTIL s. m. costiére s. f. côte, 
coteau, côté. Et. coste. 

GOSTODIR voy. custeïr. 

GOSTOÏER voy, custoïer. 

GOSTOR, eus —, SJ. costre, cois- 
tre^ cuistre^ coltre s. m, gardien ; be- 
deau, sacristain ; gardien du trésor d'une 
église. Prov, custôdi. It. custode. Et. 
*custôrem, sj. *cùstor pour custôdem, 
ciistos. 



GOSTREIGNANGE 



110 



GOVEN 



GOSTREIGNANGE s.f. ~ gne- 
ment ; costraint, — treint, cotiser—, 
contr — s, ni. contrainte. It. costri- 
gnimènto, — hingiménto. Et. cos- 
treindre, const — , contraindre, cons- 
ti* in gère. 

GOSTU, — e adj. qui a des côtes, 
des ncptids. Et. coste, côsta. 

COSTUMABLE; — mel adJ. 
coutumier; sujet à la coutume, à Tim- 
pôt. Et. coiUumc, impôt, sens resté en 
AngL euBtom, douane. 

COSTUMAGE s. ni. — mance; 
^ merle .<. /. coutume; impôt; lieu 
où on le paye. //. costumânza. Et. cos- 

COSTUMER r. n. et a. faire habi- 
tuellement, avoir coutume; accoutu- 
mer; payer la coutume, impôt. Prov. 
costumer. If, costumâre. Et. costume, 
voatnmt\ Costumer est moderne et 
cienl de l'It^ eostumâre, habiller, cos- 
tume. Il et Fr, habit. 

1. GOTAGE mieux quotage adJ. et 
is. m, ta\é par la cote; — la taxe due; 
U farre, la ^ei-me qui l'acquitte. Et. 
•quotàtkutn, 'quotâtj -f e d*appui de 
•quota, coie2, Voy. quotage. 

2. COTAGE s. m. chaumière, ca- 
f^ane, ferme- El. cote 1, hutte. Les deux 
mots CDtage, 'quotâticum de quota, et 
cùtage du Gerrn. kothe, hutte, ont été 
confond Hs, Cottage, maison de campa- 
fjiw, est reste t'a Angl. 

\, COTE s,f. hutte, cabane, chau- 
mièrô. Eé^ Gcrm . kothe, id. 

2. COTE mitmx quote s.f. impôt, 
taxe roturière. Prov. cota. It. quota. 
Ei. quota, en quel nombre. Voy. 
quote. 

3- COTE quelquefois graphie de 
coste: côte, Jlanc, côté; coteau, colline. 
Proc, IL et EL eôsta. 

4. COTE = cotte: tunique; cotte 
de maille. PraP. cota. It. côtta. Et. 
'ci'tiUi dit Germ. kotze, surcot. 

5. COTE voy\ coite 1. 



6. GOÏE = coude. Et. cubrt H- e 
d'appui. 

GOTEL; ootelet; coterel s. m. 
cotéle; coteléte s.f. petite cotte. Et. 
dim. de cote 4. 

1. COTELE voy. cotel. 

2. COTELE voy. chotéle. 
COTELER voy. choteler. 
COTEREL adj. et s. m. qui porte 

une cotte ; — piéton, fantassin habillé 
d'une cotte courte ; pillard. Et. dim. de 
cote 4. 

GOTIN s. m. cabane. Et. dim. de 
cote 1. 

COTIVAGE,e^c. Voy. coltivage, 
etc. 

1. COTRE voy. coite i. 

2. COTRE voy. coltre. 

1. COU... Et. col ou cul. Cher- 
chez à COL... Ex. coupe, cûlpa; 
couper ou coulper, culpâre ou *cola- 
phâre, etc. Cherchez à colpe; colper, 
etc., etc. 

2. COU... EL eu... ou co... Cher- 
chez à GO... Ex. oeuvrer *cupe- 
râre ; coupe, *cùppa ; coupler, copu- 
làre. Cherchez à covrer; cope; 
copier, etc., etc. 

COU voy. coeu. 

COUSTE voy. coite et costor. 

COUSTEL ; ooustéle; cousteler, 
etc. voy. coltel, etc. 

COUTURE = culture et cousture. 

COVANT voy. covent. 

COVATER voy. coveter. 

COVEÏS, — ce adj. qui couve; 
couvé; pourri, couvi. Et. cover. 

GOVEIT; çoveite, etc. voy. oo- 
voit. 

COVEITER voy. coveter 2. 

COVEMENT, couv — s. m. action 
ie couver, de choyer; couvaison. Et. 
cover. 

COVEN, covin, covien; covent, 
couv — , conv — ; covenant s. m. 
covenance, cotin — ; covenancie ; 



GOVENANGIER 



— 111 — 



gragheOre 



covenue; covines./. accord, traité, 
condition, convention, union, conve- 
nance, affaire convenue, promesse, pa- 
role; assemblée, rencontre, réunion, 
couvent. Prois, convén, covén, convént, 
convinénsa, cov — . It. convégno, con- 
vénto, conveniénza, conveniita. Et. 
convémum, accord; convéntum, réu- 
nion ; co/ivenientia ; covenancier ; co ve- 
nir. L'Angl. a conserté covenant, 
pacte, alliance, et oovenanter, partie 
contractante. 

1. GOVENANGIER; — nanter, 
conv — o. a. faire un accord ; promettre, 
convenir de. Et. covenance, covenant. 

2. GOVENANGIER s. m. celui 
qui fait une cocenancc. 

1. COVENANT, corn—, cane - 
adj. convenable. Et, p. prés, de covenir. 

2. COVENANT s. m. voy. coven. 

GOVENGE s. f. comme coven. 

GOVENGIER comme coventer. 

COVENIR = convenir : s'assem- 
bler; convenir; se rendre à Tappel. 
Protf, covealr. It. et Et. co/ivenlréf. 

GOVENT v>oy. coven. 

COVENTER r. n. faire une con- 
vention; promettre; convenir; vivre 
dans un couvent. Et. covent. 

GOVER = couver : féconder; soi- 
gner, préparer; méditer; couvrir. Prop. 
cobâr. It. covâre. Et. cubâre, être couché. 

GOVERGEL, — se^ = couverseau : 
couvercle; ciel de lit. Proo. cubresél. 
It. coperchiéllo. Et. * coper^tcélla 
dim. de coopérculum, couvercle. 

GOVERGLER o. a. munir, recou- 
vrir d'un couvercle; couvrir. It. coper- 
chiàre. Et, covercle. 

COVERÉGE, — sse; covoire, 
couo — s. f. couveuse. Et. cover. 

COVERTER r. a. couvrir. Et. 
covert. 

GOVERTOIR, —tor; — tis, co- 
nret — s. m. oovreûre s. /. couver- 
ture; rempart. Et, coopertoriam, covrir. 

1. GOVETER, cocater; — tir, 



couo — P. a. couvrir, recouvrir; englou- 
tir; caresser; soigner. Et.fréq, de cover. 

2. GOVETER, — veiter, — tier = 
convoiter. 

GOVIEN roy. coven. 

1. GO VIN; covinement s m, 
covine, couc — s. f. couvain, amas 
d'œufs d'abeilles; pensée, méditation ; 
intention; état, manière d'être. Et. 
cover, coucer et méditer. 

2. G OVIN ; — ne graphie de coven, 
convônium, convenia pi. n, pris pour 
sg.f. voy. coven. 

GOVINANGE ; covinant, etc. 
voy. coven. 

GOVIR c. a. désirer. It. et Et. cu- 
plr<?. 

GOVITER toy. coveter 2. 

COVOIRE coy. coveréce. 

GOVOIT, coceit, couc — , conc - 
s, m. covoite, coceite; covoise, co- 
vise; covoitié s. /. convoitise ; désir. 
Prov, cobetât. Et. covir, convoitier. 

GOVRAINE, couv -- s. f. saison 
des semailles. Et. covrir. 

COVRANCE, Pic. — c/ie ; covroi- 
son, — aison s.f. covrement, couv — 
s. m. action de couvrir; couverture; 
secret; prétexte, feinte; acquisition. 
Et. covrir. 

COVRER, cobrer, coubrer, gobrer, 
combrcr v. a. saisir, empoigner; re- 
couvrer, reprendre possession ; se réta- 
blir. Prov. cobrâr. Et. •cuperârc pour 
recuperâre. La forme cobrer vient du 
Prov. 

GO'WRATIER voy. coratier. 

COX voy. COS. 

GOT... Cherchez à COI... Ex. 
coy; coyer à coi; coïer, etc., etc. 

CRAANT ; craanter voy. crëant ; 
crëanter. 

GRAB ACIER comme cravanter : 
renverser, détruire. 

CRAGHEÛRE s. f. crachement; 
crachat. Et. crachier. 



GRAFE 



112 



CREANT 



GRAFE, —ffc s.f. écaille; coquille. 
Et. Germ. crape, ici. Cf. crape 1. 

GRAFER, —Jffer v. a. écailler. Et 
crafe. 

GRAHIN s. m. bélier. Et. f 

GRAIER s. m. vaisseau de guerre. 
Et.? 

GRAILLIER toy. croaillier. 

GRAINTISE s. /. crainte. 

GRAIPE votj. grape. 

GRAIS vof/. cras. 

GRAISSET coij. crasset. 

GRAMAIL, crem — s. m. cre- 
maille ; — aillie s. f. créraaillière. 
Et. •cramâcwlw, •cramâcwla dim. de 
•crammâle du Germ. kram, crampon. 

GRAMIR 00//. cremir. 

GRAMP, — e^ cranche, grampe ; 
crampelier, — e; cranchos, — e 
adj. contracté, engourdi ; perclus, ra- 
bougri, ratatiné. Et. Germ. kramp, 
crocy crampon. Cf. grape. 

GRAMPIR v>. n. être tordu, courbé, 
perclus ; se ratatiner ; s'accroupir. It. 
gramplre. Et. cramp. 

1. GRAN s. m. crâne. It. crânio. 
Et. crântam, xpavtov, de xpa'vov, tête. 

2. GRAN s. m. entaille, cran. Pa- 
tois It. cran. Et. Germ. karn, entaille. 
Créna, que Von trouve dans Pline, a 
donné créne. Voy, ce mot. 

3. GRAN toy. créant. 

1. CRANGHE, cranquCy cr ancre 
pour chancre : cancer^ ulcère. Proc. 
cranc. It. grànchio, cânchero. Et. can- 
cere/M et câncrwm 4- e d'appui. 

2. GRANGE voy. cramp. 
GRANGHOS co.y. cramp. 
GRANEQUIN s. m. arbalète à pied. 

Et. Germ. krœneke^ kranich, grue, de 
kran, grue, oiseau et machine. La 
langue technique de la marine % con- 
servé crône, grue. 

GRANEQUINIER s. m. arbalé- 
trier. Et. cranequin. 

GRANEÙRE s. f entaille. Et. 
cran 2. 



GRANT; cranter, etc. voy. 
créant ; crëanter, etc. 
GRAON voy. croïon. 

1. GRAPE s. /. criblure de blé; 
pustules ; maladie de peau ; ordure. 
Et. Germ. crape, écaille. Cf. crafe. 

2. GRAPE t)oy. çrape. 
GRAPER voy. graper. 
GRAQUETEÏS, — tis s. m. cra- 
quement. Et. craqueter. 

GRAS, — sse, crais, gras adj. et s. 
gras, graisseux, crasseux ; — graisse, 
crasse. It. crâsso, grâsso. Et. crâssw, 
cràssa. 

GRASPOIS, grasp — s. m, graisse, 
huile de baleine ; baleine, cachalot ; 
phoque. Et. crâsswm plscem ? 

GRASSET, craissety grasset s. m. 
chandelle ; lampe à huile. Et. dim. de 
cras. 

CRASSIER, grès — s. m. mar- 
chand de graisse, d'huile, de chandelles ; 
épicier. Et *crassâriw de crâssum, 
cras, gras. 

GRASSOR, gras — s. f. graisse; 
obésité. Et. cras, gras. 

CRASTINE s. /. lendemain ; len- 
demain de fête. Et. crastlna pL n. pris 
pour sg. f. 

GRASTINER o. n, renvoyer au 
lendemain ; différer. Et. crastine. 

CRA VANTER, craventer, creo—, 
grao — o. a. et n. écraser; crever, 
éclater, briser; renverser; détruire. 
Prov. crebantâr. It. caraventâre. Et. 
•crepantâre, 'crepentàre de crepântem 
p. pr. de crepâre, creoer. 

CREABLETÉ, croïa — s. f certi- 
ficat, attestation ; crédibilité ; crédulité. 
Et. creable. 

CRËAL; crëable adj. qui croit; 
croyable. Et. croire, crèdere. 

CREANCIER r. a. donner à 
créance, crédit; cautionner; promettre 
par serment. Et. créance. 

CREANT, croïanty crant, cran, 
gréant, graant, grant ; crëantement 



CHËANTABLE 



113 - 



CRESPIR 



s. m. créante s. /. promesse jurée ; 
serment ; garantie, assurance ; consen- 
tement, contrat; convention; caution; 
octroi, don; gratification. — Volonté, 
bon plaisir. Et. crôanter. Resté en 
Angl. grant. 

GRËANTABLE, graant — adj. 
qui peut être accordé , octroyé. Et. 
creanter. 

GRËANTËOR, sj. — tére s. ni. 
celui qui se porte caution; protecteur. 
Et. ci-ëanter. 

GRËANTER, craantery cranter, 
gréanter, graantcr, granter; — tir 
r. a. promettre, garantir; accorder, oc- 
troyer, agréer. Et. •crec?entâre de cre- 
déntem. Resté en Angl. to grant. 

GREÉLE s.f. prune, crèque. Et. ? 
Gerni, dim. de krieche, id. ? 

GRËEMENT, cricment s. m. crôoi- 
sons./. création. It. creaménto. Et. 
créer. 

GREËOR, sj. criére s. m. crée- 
resse s. f. créateur; créatrice. Proe. 
creadôr^ sj. creâire. U. creatôre. Et. créer. 

GREIM, crem s. m. creime, crè- 
me^ criéme; crexnance, —ence s. f. 
crainte. Et. creimbre, cremer l. 

GREIMBRE, criembre c. a. crain- 
dre. Et. trémere + e d'appui, trembler 
et craindre (tr en cr). 

GREIS ; creistre, etc toy. crois ; 
croistre, etc. 

GREMABLE adj. redoutable. Et. 
cremer 1. 

GREMAIL voy. cramail. 

GREMANGE t^oy. creim. 

1. GREMER, — oir ; cram — ; — 
mir V. a. craindre, redouter. It. tremâre. 
Et. 'tremâre, — ère au lieu de trémere, 
creimbre. 

2. GREMER; — i>, — oir v. a. 
brûler. It. et Et. cremâre. 

CREMETABLE adj. redoutable. 
Et. cremeter. 
GREMETER/ré^. de cremer 1. 



GREMETOS ; — tilles ; cremos ; 

— milles^ — e adj. craintif, timide. 
Et. cremeter, cremer^ creimbre. 

GREMIR, r- moir toy. cremer. 

GREMOR, tremor s. f. crainte, 
terreur ; tremblement de frayeur. It. 
trem6re. Et. tremôre/n. Cf. cremer 1. 

GREM.U, — e adj. craint, redouté. 
Et. p. pas. de cremoir. 

GRÉNE s. f. cran, entaille. Et. 
créna, Pline. Cf. cran 2. 

GRENÉE; — neûre s. f. créne- 
lure; créneau; entaille; taille. Et. cre- 
ner. 

GRENEL = créneau. Prov. cra- 
nél. Et. dim. de cran 2. Cf. carnel et 
créne. 

GRENER V. a. entailler. Et. cran 2. 

GRENU, — e adj. à longs crins ; 
chevelu. Epith. banale de cheval. Et. 
•crinù^M, — nxitd^ pour crinltus. 

GRËOISON roy. crëement. 

GREPON toy. cropon. 

GREQUELER, crek — o. n. crier, 
en parlant de la pie. Et. onomatopée. 

GRESMEL ; — mier s. m. chrê- 
me ; vase du S. Chrême ; robe, bonnet 
du baptême, chrémeau. /?^. •chresr mâle. 

GRESMELER; cresmer v. a. 
oindre du S. Chrême. Ft. chrême, cres- 
mel. 

GRESP et crespe, — pre adj. et s. 
crêpé; crépu^ frisé; hérissé, redressé; 

— hérissement, redressement ; crêpe, 
gaze. Pr^oiy. crésp. It. créspo. Et. crlspw, 
crispa, id. Resté en Angl. crisp, crépu. 

GRESPEL dim. de cresp. 

GRESPELER r. a. friser, crisper, 
crêper. Et. crespel. 

GRESPELIN, — e adj. et s. de 
crêpe; — gaze. Et. crespel. 

1. GRESPIR = crépir : crêper, 
friser; rider, dessécher. Et. crispârc 
de crispus avec changement de conju- 
gaison. 

8 



CHSSPIH 



114 



CRINGIER 



2. GRESPIR r. n. se faire crépus- 
cule, nuit. Et. f Serait-ce le même que 
le précèdent : devenir noir comme un 
crêpe ? 

GRESPON voy. cropon. 

GRESPRE voy. cresp. 

GRESSON, kerson s, m. crois- 
sance et cresson. It. cresciône. Et. *cris- 
sônum (IX^ siècle). Deux étymologies 
sont en présence : •cresciâre de crés- 
cere, à cause de sa croissance rapide, 
ou Germ. anc. haut AIL kressa, 
A/i<7Z.-*Saa?. caerse, Flam kerse, AU. 
mod. kresse, cresson. Laforme kerson 
rattacherait plutôt ce mot au Germ. 
qu'au latin. 

GRESTÉ, — e ; — tu ; — télé ; 
— telet ; cr^et — adj. muni d'une 
crête, huppé ; qui dresse la crête, 
orgueilleux ; hérissé^ en fureur ; crénelé, 
dentelé. Et. cristâ^M, — â^a; crestel. 

GRESTEL, cret — ■ s. m. petite 
crête ; créneau. Et. dim. de creste. 

GRESTER V. n. dresser la crête, 
s'enorgueillir. Et. creste. 

GRE S T EURE s. /. accroissement ; 
débordement, crue. It. crescitùra. Et. 
creistre, croître. 

GRESTIEL, — aly quert — voy. 
crestel. 

GRESTÏENEMENT s. m. bap- 
tême. Et. crestïener. 

GRESTÏENER v. a. et n. rendre, 
faire chrétien, baptiser; devenir chré- 
tien. Et. crestien. 

GRESTÏENOR adj. inc. des chré- 
tiens. Et. christianôram. 

GRESTIN, cret — s. m. hotte, 
panier conique ; muselière en osier. Et. 
creistre, croître, à cause de la forme de 
la hotte allant en croissant ? Cf. 
crestine. 

GRESTINE, cret — s. f. crue, dé- 
bordement, inondation. Et. creistre, 
croître. 

GRESTINEL s. m. petit panier 
conique. Et. dim, de crestin. 



GRESTRABLE adj. qui croit. Et. 
creistre, croître. 

GRESTU voy. creste. 

GRET... Gherchez à GREST... 
Ex. creté ; cretel à creste ; cres- 
tel, etc. 

GRETON s. m. cretonée s. f. 
sorte de mets. Et. creton, graillon, dont 
Uorigine est inconnue. Cremium, gal- 
lice creton, quod fit ex carnibus assatis 
[Du Cangè). 

GREUSËOR, s/. -— siére s. m. 
mineur. Et. creuser. 

GREUSEQUIN s. m. gobelet, 
coupe. Et. Germ. krus, Flam. kruyse, 
cruche, burette, et la terminaison 
diminutice en Flam. quin. Cf. cruise, 
croisel. 

GREUSETÉ ; creusiére s. f 
cavité. Et. creux. 

GREVANTER coy. cravanter. 

GREVEÛRE s. f. crevasse, fente, 
gerçure. It. crepatùra. Et. crever. 

GREVICE s.f écrevisse; armure. 
Et. Germ. krevisse, id. 

GRIEMBRE voy. creimbre. 

GRIÉME voy. creim. 

1. GRIEMENT ; criage s. m. 
crie ; crieréce : crieté ; crier ; 
crioison s.f. cri, clameur; criée, pro- 
clamation ; crieur public. Proo. crlda. 
It. gridaménto, grlda, gridôre. Et. cri, 
crier. 

2. GRIEMENT voy, crëement. 
QRIGNE ; crignier toy. crine ; 

crinier. 

GRIMER t). a. charger d'un crime. 
Et. crime. 

GRIMOS, — e ; criminable adj. 
criminel. Et. crime. 

1. GRINGIER V. a. tamiser, van- 
ner. Et. crin? 

2. GRINGIER p. n. frissonner, 
grincer. It. gricciâre ; grlccio, attaque 
de frissons. Et. Germ. grimizon, 
grincer ? 



CRINÇON* 



- 115 - 



CHÛISSEMENT 



1. GRINÇON s. m. ce qui reste du 
blé, après Tavoir vanné, passé au tamis 
de crin. Et. crincier 1. 

2. GRINÇON voy, crisnon. 
GRINE, crtgne; crignéte; crinie 

.s./, chevelure; crinière. Et. crin, che- 
telure, 

GRINIER, crignier v. a. peigner. 
Et. crine. 

GRINON voy, crisnon. 

GRIOR ; crioison voy. criement 1 . 

GRIOS, — e adj. criard. It. gridôso. 
Et. cri. 

GRIQUER V. n. faire entendi'e le 
cri du criquet, grincer. Et. onomatopée. 

GRIQUILLON s. m. grillon. Et. 
dîm. de criquet? 

GRISNER 0. n. faire cricri, le cri 
du grillon; chanter comme la cigale, 
grincer. Et. ? onomatopée'^ Confondu 
avec grignier. 

GRISNON, crignon, crinçon s. m. 
grillon ; cigale. Et. crisner. 

GRISPIN, — e adj. crépu. It. cris- 
plno. Et. *crisplnM, — Ina de crispus. 

GRO AILLIER, craillier c. n. croas- 
ser. Et. onomatopée. 

GRO A S s. m. croassement. Et. 
croasser. 

1. GROG s. m. safran. It. crôco. 
Et. cràcu^id. sav. 

2. GROG s. m. croc, crochet. Prot^. 
croc. It. crôcco. Et. Germ. krokr, 
krog, ou Celt. crog, id. 

1. GROGE, mieux croches./, croc, 
crochet; arrête, angle. Et. croc 2. 

2. GROGE, Pic. croche s.f. crosse; 
puissance. Proo. crôssa. It. gruccia, 
béquilles. Et. •crùcia de crux. Ces 
deux mots sont quelquefois confondus. 

GROGENIER, — e, Pic. crochen 
— adj. qui porte la crosse. Et. croce 2. 

1. GROGHE voy. croce 1. 

2. GROGHE i^oy. croce 2. 
GROGHIER, crocier, — ssier^ Pic. 



2 et 



voy. 



croquier c. a. accrocher; saisir; cour- 
ber en croc ; refrapper. Et. croc 2. 

GROGHIÉRE s.f gaffe. Et. cro- 
che 1. 

GROGHIR V. n. devenir crochu^ 
courbé, se voûter. Et. croc 2. 

GROGHOIS s. m. inv. sentier dé- 
tourné. Et. crochu. 

GROGIER voy. crossier 
crochier. 

GROGITER c. n. croasser. 

GROËTE voy. coroiéte. 

GROIABLETÉ; croial, etc. 
creableté ; crëal, etc. 

GROÏANT voy. créant. 

GROÏON, craon s. m. craie, le 
môme que crayon. Et. augm. de croie, 
craie. 

1. GROIS s. m. inv. grincement, 
craquement. It. scrôscio. Et. croistre 2. 

2. GROIS s. m. inv. accroissement; 
sommet. Et. croistre 1. 

3. GROIS, — se adj. croisé; cro- 
chu. Et. crois, crux. 

GROISEL; crossol^ crus — s. m. 
lampe à plusieurs becs, lampion ; ba- 
lance; creuset. It. crogiôlo. Et. *cru- 
cibulum du Germ. krus, cruche, bu- 
rette (Cf. cruise), ou de crux, ces 
sortes de lampes étant formées de 
deux mèches en croix. 

GROISERIE; croisiée; — siére 
s ./. croisade ; carrefour. It. crociéra, 
crociâta. Et croix, croisier. 

GROISEÛRE s ./. entrecroisement. 
It. crociatùra. Et. •crucia^ùra de cru- 
cem, croix. 

GROISILLÉ, — e, crus — adj. 
semé de croisettes . Et. croisille dim. 
de croix. 

GROISSEÏSs. m. mo. croisse- 
rence; croisseûre s.f. grincement, 
craquement ; bris^ brisure. Et. croissir. 

1. GROISSEMENT s. m. crois- 
semence s. /. accroissement. It. 
cresciménto. Et. croistre 1. 



GROISSEMENT 



116 



GRUAL 



2. GROISSEMENT s. m. grin- 
cement^ craquement. Et. croissier. 

GROISSËOR, sj\ — séres. m, — 
sseréces./. celui, celle qui accroît, 
augmente; enchérisseur. Et. croistre 1. 

GROISSIR; — sier, cruis —v. 
a. et n. grincer, craquer; faire du 
bruit en se brisant ; briser, détruire ; se 
rompre, s'écrouler. Prov. croisslr. It. 
crosciâre. Et. Germ. kraustjan, grin- 
cer. AngL to crus, briser. 

GROISSU, —■ e adj. orné de croix. 
Et. crois, croix. 

1 . GROISTRE, creistrCy crestre = 
croître: augmenter. Proo. créisser. 
It. et Et. crésc6»re 4- e cV appui et t 
euphonique entre sr comme estre *éssere. 

2. GROISTRE comme croisslr. 
GROL, cro^e; crolement ; croleïs; 

crolois s. m. crolice ; oroliére s. /. 
écroulement, éboulement ; ébranlement; 
écoulement; ce qui est éboulé, fondrière, 
terrain mouvant ; tremblement; roulis ; 
tremblement de terre. It. crôllo. Et. 
croler, crouler, branler^ brandir. 
GROMB, crombe r^oy. combre 2. 

1. GROMBIR ; — bier o. a. cour- 
ber, rendre courbe ; renverser. Et. 
crombe. 

2. GROMBIR comme croupir. Cf. 
croper. 

CRONISËOR, sj. — siére s. m. 
chroniqueur, historien. Et. cronisier. 

GRONISIER, — ciery — quier v. 
a. etn. raconter ; écrire une chronique, 
une histoire. Et. chronique. 

GROPE = croupe, groupe. Pi^ov. 
crôpa. It. grôppa, grôppo. Et. Germ. 
kropf, éminence, protubérance, bosse, 
V. krupen, s'accroupir, ou Celt, crup, 
se contracter. En Angt, crop, tête, et 
croup, croup, croupe, croupion. 

GROPER = croupir v. n. et a. être 
accroupi, blotti ; s'accroupir, se blottir, 
se cacher; accroupir; avilir. Proc. cru- 
pir. Et. crope. 



GROPET s. m. petite éminence, 
monticule. Et. dim, de crope. 

GROPETER r. a. monter, gravir. 
Et. cropet. 

GROPON, crépon, crespon s. m, 
croupion, croupe, groupe, échine. It. 
groppône. Et. aug. de crope. Crépon, 
crespon pourrait venir d'une forme 
noroise krippa, amas, bosse, à moins 
qu'on ne veuille le rattacher à crépon 
de crespe ce qui est hérissé, redressée 

GROQUETER t?. a. briser en mor- 
ceaux; croquer; frapper. Et. fréq. de 
croquer. 

GROQUIER ror/. crochier. 

GROQUILLIER o. a. entortiller. 
Et. i Croc ? 

GROSET s. m. colombier. Et.'^ 

GROSIER, — e adj. de colom- 
bier. Et. f croset. 

GROSSE voy. croce. 

GROSSEL voy. croisel. 

1. GROSSIER comme crochier 
et croissier. 

2. GROSSIER, crocier s. m. abbé 
portant la crosse. Et. crosse. 

GROSTELEVÉ, — e adj. couvert 
de croûtes, de plaies. Et. croste, levé. 

CROSTER r. a. encroûter. Et, 
croûte. 

GROT s. m. crote s. /. grotte, ca- 
verne, creux. Prov. crôta. It. grôtta. 
Et. crypta, XjOVTTTij. 

GROTË, — e adj. creusé. Et. crot. 

GROTON s. m. croture s. f. 
grotte, cachot. Et. aug m. de crot. 

GROÙ... Gherchez à GRO... Ex : 
croul; crouper, etc. à crol; cro- 
per, etc. 

GROUTH s. m. instrument de 
musique ; serpent f Et. f 

GROT... Cherchez à GROI... 

GRU . . . Gherchez à GRO ...Ex: 
crupe ; cruissir, etc. à crope, 
croissir, etc. 

1 . GRUAL forme de cruel. 



GRUAL 



- 117 - 



CUPARDIE 



2. CRU AL s, m. mauvaises herbes 
des rivières. Et. ? 

GRUALDER r. n. arracher le 
crual 2. 

GRUALTIGE; cruableté s, f. 
cruauté. Et, crual 1. 

GRUGEFIËOR, sj. — fiére s, m. 
celui qui crucifie. It, crociflcatôre. Et. 
crucefier. 

GRUGEPIS, — e adj . crucifié. It. 
croceflssG. Et. cruce, flxwm, fixam. 

GRUGHIÉE s. f. contenu d'une 
cruche. 

GRUGIEMENT s, m, tourment. 
It, cruciaménto. Et. crucier. 

GRUGIER contr. de corocier : cour- 
roucer; tourmenter. It. crucciâre. Cf. 
corcier 3. 

GRUI... Gherchez à GROI... 
Ex, cruis ; cruissir, etc, à crois ; 
croissir, etc, 

GRUISE ; cruie s./, cruche ; cru- 
chon ; buvette; coquille. Et. Gerni, 
krus, kruyse, id. ou Celt. crwc, 
sceau. 

GRUISSIER 1301J, croissir. 

GRUL. . . Gherchez à GROL.. . 

GRUM. . Gherchez à GROM. . . 

GRUOR s. f. sang. Et. cruôrem. 

GRUOS, — e adj. cruel. Et. *cru- 
dà^u, — fZôsa de crùdum. 

GRUOSETÉ, crueus — s. /. 
cruauté. Et, cruos. 

GRUP. . . Gherchez à GROP. . . 
GRUS... Gherchez à GROS... 
GRUSEL v)oij . croisel. 

GRUSERIE; crusillé t?07/. croi- 
série, etc, 

GU... Gherchez à GO... les mots 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. ouvrer ; cure, etc. à covrer ; 
core, etc., etc, 

GUA... Gherchez à GO A... 

GUB... Gherchez à GOB... 

GUG... Gherchez à GOG... 



GUD... Gherchez à GOD... 

GUE... Gherchez à GOE... les 
mots cpie vous ne trouverez pas 
ici. Ex. cuër à coër, etc. 

GUEILLËOR, sj, — lliére s. f,^. 
celui qui récolte, recueille : vendallgeLll^ 
percepteur. Et, cueillier. 

GUEILLIER comme cueillir. Cf, 
cueldre. 

GUELDRE, cuedre, queudre, 
keudre, etc. r. a. cueillir; recueillir, 
ramasser, rassembler; récolter; pretidie, 
percevoir. It, côgliere, côrre. Et, ? pvo- 
hahlement d'une contraction de i^oHj- 
gère, cueillir, avec déplacement ffr 
l'accent :*c6\gere + e d*ap, et d euphon, 
entre Ir, comme poudre, pûlvere. 

1. GUELTE, cuete^coltes.f. m^W- 
lette ; récolte; levée des impôts. If* 
côlta. Et. p. pas, de cueldre. 

2. GUELTE V01J. coite. 
GUENS, quens, quans (1 Sfjff }, 

cons XP s, sf. de comte. Prot>. coms*. 
Et. cômes. 

GUER graphie de cœur. Pour les 
dérivés de GUER cherchez à 
GOR... Ex. cuerage; cueraille: 
cuerée à corage ; coraille ; Co- 
rée, etc, 

GUERE, kuere, quere, core fi* J\ 
confrérie, jurande, collège des échev itii^; 
loi, statuts, règlements. Et. î mof 
wallon. 

GUERIER s. m. homme delà cuenK 

GUETE voy. cuelte; 

GUEVRE, cuivre, couvre, qf.ivcvr, 
quivres. m. carquois. Et. Germ, kokuj , 
id. Reste en Angl. quiver, id. 

GUF... Gherchez à GOP... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. cufel ; cufinel à cofel : 
cofinel, etc. 

GUFARDER v, n. être, devenit^ 
cufart. 

CUPARDIE s.f, paresse; Incliyté. 
Et. cufart. 



GUFAHT 



- 118 



GUR 



GUFART, — de adj, paresseux ; 
lâche. Et. ? 

GUI... Cherchez à GOI... les 
mots cpie vous ne trouverez pas 
ici. Ex, cuintier à cointier, etc. 

GUI r,de qui : de qui, à qui, duquel, 
auquel, à laquelle, desquels, auxquels. 
It. et Et. oui. 

GUIDANGE 8. /. cuidement, 
quid — s. m, pensée ; opinion ; imagi- 
nation. Et. cuidier. 

GUIDART, — de adj, et s. crédule. 
Et. péjoratif de cuidié />. pas. de 
cuidier. 

GUIDËOH, sj. — diére, — deresse 
adj, et 8. présomptueux, outrecuident. 
Et. cuidier. 

GUIDEREL, — e adj. et s. fat, go- 
delureau. Et. dim de cuidié p. pas. de 
cuidier. CJ. cuidart. 

GUIDIER, quidier, coidier r. a. 
penser, croire; être d'opinion; imagi- 
ner; présumer, prendre souci de. Prot). 
cuidâr. IL anc. coitâre. Et cogttâre. 

GUIGNET ; — gnot s. m, espèce 
de gâteau. Et. ? 

GUILVERT voy. culvert. 

GUIRAL 8. m. courroie de Técu ? 
Et. cuir. 

GUIRASSINE s.f. hauberten cuir, 
brigandine, cuirasse. Et. dim. de cui- 
rasse. 

GUIRËOR, sj. — irlére; cuirier s. 
m. ouvrier en cuirs. Et. cuirier 1 . 

GUIRET ; — rot s. m. morceau de 
cuir ; bourse en cuir. Et. dim, de cuir. 

GUIRIÉE, — rée^ — rie, qu — s. 
f objet en cuir ; armure en cuir ; cui- 
rasse ; carquois en cuir ; bûche en cuir, 
etc. et par extension, cuir, peau. It. 
cuojâta. Et. p. pas. de cuirier 1. 

1. CUIRIER r. a. garnir, doubler 
de cuir. 

2. CUIRIER 00^. cuivrier. 
GUISAGE ; cuisement s. m. 



cuiture s.f. cuisson. It. cociménto, 
cottùra. Et. cuire. 

GUISANGE ; cuisançon, Pic. 
— chon, eus — , quis — s.f. soin, 
sollicitude, souci, peine, douleur. Prov. 
cozénsa. Et. cuire. 

CUISSEIj; — son; — sots. m. 
cuissiére s.f, cuissart. Et. cuisse. 

1. CUITE; cuiter voy. cpiite; 
c[uiter. 

2. CUITE; cuitier my. coite; 
coitier. 

GUI VERT voy. culvert. 

1. CUIVRE, coi — s. f. souci, 
mal, tourment, souffrance. Et. cuivrier. 

2. CUIVRE coy, cuevre. 
CUIVRER coy. quivrer. 

CUIVRIER, cuirier; cuivroïer 
o. a. chagriner, aflBliger, tourmenter. 
Prov, cobeitâr. It. anc. cubitâre. 
Et.'^ *cupiàitàre de cùpidum. 

GUIVRIOS, — e adj. tourmenté 
par le désir, le souci . Et. cuivre 1 . 

CUL... Cherchez à COL... les 
mots cpie vous ne trouverez pas 
ici. Ex. culpe; culper; cultivage, 
etc. à colpe; colper; coltivage, 
etc. 

CULVERT, — e, cuie —, cwo — , 
quiv — , coil —, colibert adj, et s. 
serf, esclave ; terme injurieux : ma- 
nant, lâche, misérable, coquin, impie, 
mécréant. Prov. culvert. Et. *colh- 
bértwm, serf, c/e? 

GULVERTÉ; — Uses. /. cul- 
vertage s, m. servage, esclavage; 
injure; lâcheté; outrage; honte Et. 
culvert. 

CUM... Cherchez à GOM... Ex. 
cumbe à combe, etc., etc. 

CUN... Cherchez à CON... Ex. 
cuncier à concier, etc. 

CUP... Cherchez à COP... Ex. 
cupe, etc., à cope, etc. 

CUR... Cherchez à COR... les 
mots que vous ne trouverez pas 



GURAILLE 



119 — 



GZO 



ici. £^0?. curage; cure; curoil, etc.y 
à corage; core ; coroil, etc. 

GURAILLE; cureûre s. /. ce 
qui provient du nettoyage, du curage : 
déchets, ordures. Et. curer. 

GURAISON s. /. curements. 
m. soin; traitement, cure, guérison; 
tutelle. Et. *curatiônem de curare, 
curer. 

GUREs./. soin, souci; protection; 
traitement, guérison. Pror. It. et Et. 
cura. 

GURËOR, sj. curére s. m. celui 
qui a soin de, soigne, nettoie : cura- 
teur, médecin, vidangeur. Et. curer. 

GURER v. a. prendre soin; proté- 
ger; se soucier de; soigner, guérir; 
curer, nettoyer. Proc. curâr. It. et 
Et. curârc. 

GURIALTÉ s. f. service; gracieu- 
seté. Et. *curiaU*tâ^em cZe curlâle, cour- 
tisan. 

GURIE s. /. maladie de peau. Et. ? 
Est-ce cuirie ? 

GUS... Gherchez à GOS... les 
mots cpie vous ne trouverez pas 
ici. Ex. custe; custel; custuxner à 
coste; costel; costumer, etc. 

GUSANGENOS, — e; — nable 
adj, soigneux, soucieux, attentif. Et. 
cusançon . 

GUSANÇON voy. cuisance. 

GUSANÇONER p. a. et n. donner 
ses soins à; tracasser; se tourmenter. 
Et. cusançon. 

GUSTEÏR, — toïr, cost—, costodir 
XP s. t?. a. garder, veiller, soigner, 
arranger. It. et Et. custo(iire de custô- 
dem, gardien. Cf. costor. 

1. GUSTODE s.f. objet servant à 
garder, conserver : boîte, coffre, écrin, 



étui, bahut, etc.) cachette; rideAiï\% 
courtines, voile. Prois. It. et Et. cust/i' 
dia, sao. 

2. GUSTODE s. m. gardien. AV. 
custôdem, mot sat>. Cf. costor. 

GUSTOÏER, cost — v. a. cat^her. 
^^.•custorfiâre de custôdia, custodv. 

GUSTOÏR r^oy. custeïr. 

GUT... Gherchez à GOLT... Et. 
cutéle ; cutivage à coltéle ; colti- 
vage, etc. 

1. CUTEs./. cache, cacheltc, AV. 
cuter. 

2. GUTE graphie normande ffr 
coûte, coude f cùbètu. 

GUTERp. a. cacher. Et.f 
GUV. . . Gherchez à GOV. . les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. cuven; cuver; cuvin; eu* 
vrer à coven; cover; covîn; co- 
vrer, etc. 
GUVAGE s. m. cellier. Et. <n}v^^ 
GUVELAGE s. m. mise en cnno. 
Et. cuveler. 

1. GUVÉLE dim. de cuve. 

2. GUVÉLE s. f. escoufle, (.lion- 
cas, corneille. Et."^ mot prob. cor- 
rompu pour cavéle, cawéle dim, dit 
Pic. cave = chave 2. Cf. choë. 

GUVELER V). a. mettre en i iive. 
Et. cnvel dim. decxrve. 

GUVELIER; — tier s. m. loiiuo- 
lier. Et. cuvel; cuvet. 

GUVERT voy. culvert. 

GUVISE voy. covoit. 

GUY. . . Gherchez à GUI. , . 

GUZ. . . Gherchez à GUS. . . /: r. 
cuzançon à cusançon, etc. 

GY... Gherchez à GI... h.i\ 
cytole à citole, etc. 

GZO IX' siècle voy. ço. 



D 



N. B; — Pour les mots composés 
des prépositions DE, DES, et 
d'un autre mot, cherchez à ce 



dernier ceux que vous ne tron* 
verez point à DE... DES... 
Ex. dechacement, detarier. wr. 



DAARAIN 



-120 - 



DAMOISELER 



Cherchez à chacement, tarier ; 

descombrer, desbaguier à com- 

brer, baguier, etc, 

DAARAIN coy. dererain. 

DABLÉE s. /. récolte des blés. 
Et. de, *abla^a, moisson, Cf, des- 
blée. 

DAÉ roy. dehé. 

DAERRAIN voy, dererain. 

D AGONER V. a. daguer ; piquer ; 
plaisanter. Et. dagon, grosse dague. 

DAHET, dahè tioy. dehé. 

DAIL s. m. faucille. Proo. dalh. 
Et.f Die^ propose le dim. de dague? 

DAILLEMENT s. m. jeu de so- 
ciété. Et. daillier 2. 

1. DAILLIER V. a. taillader, sa- 
brer, se battre. Prov. dalhâr. Et. 
dail. 

2. DAILLIER {?. a. et n. réjouir; 
s'amuser, jouer aux petits jeux; con- 
verser, jaser. Et.'^ 

DAINTIÉ, deintiéj — tier, deintet 
XI* siècle s. f. et m. daintées./. 
bonne bouchée, friandise, bon plat; 
plaisir; avoir, biens; prii, valeur. Et."^ 
àigmt^tem ou Celt. dentàeth, bon mor- 
ceau'^ Resté en Angl. Dainty s. et 
adj . friandise et délicieux. 

DAIRIEN voy. dererain. 

DAIS coy. dois 2. 

DALEZ, dalès prép. et adc. à côté 
àe. It. dallâto. Et. de arf lâtas. Cf. 
delez. 

DALMAGE, dalmaire, dalmaie; 
dalmike s./, dalmatique. Prot:>. It. 
et Et. dalmâtica. Dalmaire comme 
grammaire, grammàtica. 

4. DAM, dan s. m. dommage. 
Prois. dam. It. dânno. Et. dâmnwm. 

2. DAM noy. dan 1. 

DAMAGËOR, sj . — giére, dom 
— s. m. celui qui cause du dommage. 
It. danneggiatôre. Et. damagier. 

DAMAGEOS, — e, — gios, — 
jos, dom — adj. dommageable; en- 



dommagé. Pro^. damnât j6s. Et. da- 
mage. 

DAMAGIER, dom —, dampn — 
V. a. causer du dommage, endomma- 
ger, gâter, ruiner. Prot>. dampnagâr. 
It. danneggiâre. Et. damage. La 
forme damage restée en Angl. 

1. DAME, damne s. m. seigneur, 
ordin. réuni au mat Dieu. Cf. da- 
medeu. Et. dôminum + e d^ appui. 

2. DAME. Prov. dômna. It. 
donna. Et. dômtna. 

DAMEDEU, damedé, damnedeu, 
damedieu, damledeu, damredeu, da- 
merdeu, dameldeu s. m. le seigneur 
Dieu, Dieu. Prois. doinbrediéu, dame- 
diéu, damridiéu. It. domeniddio, dome- 
neddlo. Et. dômme déu. Damledieu, da- 
mredeu est une transformation pop. de 
la formule ecclésiastique démine déus 
(n= 1, r), ou p. — ê. la représentation 
de dominum illum deum ? 

DAMEL; damelot s. m. jeune 
homme, damoiseau. Et. dim. de dam 2. 

DAMERDEU, — eldeu isoy. da- 
medeu 

DAMESGHE toy. domesche. 

DAMISELAGE s. m. qualité, con- 
dition de fils ou de fille noble. Et. da- 
moisel, — elle. 

DAMLEDEU — dé voy. dame- 
deu. 

DAMNAISON s. /. - nement, 
dampn — s. m. condamnation, dam- 
nation, dommage. Proi^. dampnatiô. 
It. dannaziône. Et. damnatiôncr/j ; 
•damnaméntum de dâmnum. 

DAMNEDEU, — dé voy. dame- 
deu. 

DAMNICE s. m. vice. Et. dâm- 
num. 

DAMNOS, — e adj. dommageable. 
Prov. dampnôs. It. dannôso. Et. dâm- 
num. 

DAMOISELER v. n. faire le da- 
• moiseau. 



DAMREDSU 



- 121 - 



DEBONERIE 



DAMREDEU, - dcj danipiiedeu 
zoij. damedeu. 

1. DAN^ dant, dam s. m. seigneur, 
sire^ dom^ titre mis devant un nom où 
une qualité, Proc. don, dompn, en. 
It. anc, dônno; mod. don. Et. dômi- 
num, dans les inscriptions *d6mnum, 
*à6nnum, qui sont les formes du latin 
vulgaire et que l'on trouve déjà dans 
Plaute. Cf, dame 1. 

2. DAN voy. dam 1. 
DANGEIj voy, danzel. 
DANESGHIER v. n. parler da- 
nois* 

DANGERER voy, dongerer. 

DANGIER voy. dongier. 

DANT voy, dan 1. 

'DAUfTE'R forme de dompter, restée 
en Angl. to daunt, intimider, 

DANZEL, dancel, donsel ; danze- 
lon s. m doncéle, dans — s.f gar- 
çon, damoiseau; fille, demoiselle. Prov. 
donzél, donzélla. It. donzéllo, donzélla. 
Et, *dominicé\lu, — la, Momicellu, 
•donzéllu dim. de dôminu, — a. 

DANZELER v. a. caresser. Et. 
danzel. 

DAR, dart (en) loc. adv. en vain. 
Et. It. indârno du Slave. 

DARAÏN, darrien voy. dererain. 

DARDELER;— doïero.a. darder. 
It, dardeggiâre. Et. fréq, de darder; 
darde 1 dim, de dard. 

DART voy. dar. 

DASER V. n. rêver, divaguer Et.^ 

DASERIE s. f. rêverie, illusion, 
vertige. Et. daser. 

DATE s. m. urine. Et, ? 

DATOR, sj. datre s. m. celui qui 
donne, créancier. Et. datôrem, dâtor. 
Mot sav. 

DAVEDET s. m. vantard ? £"«5. ? 

1. DE... Et. de... Prov. de. It. di. 
De indique en général Véloignementy 
et par suite la privation. Mais laprép. 
de nHnfluant pas le plus souvent sur 



le sens du mot : debaaillier =baail- 
lier, haillier, ouvrir; definement «= 
finement; déguerpir = guerpir, 

abandonner ; demaiseler = maise- 
1er, massacrer y etc., etc.; nous n'a- 
vons point inséré ces mots, à moins 
qu'ils ne présentent un sens différent 
du simple. Cherchez DEGUERPIR 
à GUERPIR, etc, 

2. DE... Et. de ex. Cherchez à 
DES. ., Ex. debareter à desjoare- 
ter; depaner à despaner, etc, y etc. 

DÉ, deu r. de deus, dex, diex, 
dieus^ Dieu, Prov, déu. It. dlo. Et. 
déu/)i. 

DE A = dia interj . 

DËABLAGE; — blois s. m. — 
blée, — hlie, s.f. diablerie, méchan- 
ceté, enchantement diabolique. Prov. 
diablla. It. diavolerla. Et. dëable, dia- 
bolum . 

DËABLOR adj. inv. des diables; 
diabolique. Et. diabolôrwm. 

DËALTÉ s. /. filtre; remède. Et."^ 
*à\2Jjo\itAtem ? 

DËALTIQUE s, f, magie. Et. 
dëalté? 

DEB... Cherchez à DESB... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. debareter à desba- 
reter, etc, 

DEBAGINER v. a. enlever le 
bassinet; décoiffer. 

DEB ALT s. m. joie, plaisir, ébat. 
Et. de, balt ou mauvaise graphie de 
desbat, cshat, ébat. 

DEBARETER voy. desbareter. 

DEBONAIRE adj. des deux gen- 
res, de bonne race, d'illustre naissance, 
noble, bon. doux, débonnaire. Prov. 
debonâire. Et. de, bon, aire 1. 

DEBONAIRIER, — ncrierv. a. 
élever un faucon; rendre bon, adoucir; 
pacifier. Et. debonaire. 

DEBONERIE s. f, débonnaireté, 
bonté. Et. debonaire. 



DEBOSSIEH 



122 — 



DEDUIT 



DEBOSSIER, — boissier, — bus- 
chier v. a, enlever du bois ; sculpter ; 
travailler. Et. de, boissier. Cf, bus- 
chier 1. 

DEBOTANGE s. f. expulsion, dé- 
boutement. Et. deboter. 

DEBOTËOR, sj. — tére s. m, — 
teresse s. /. celui^ celle qui chasse, 
expulse. Et, deboter. 

DEC... Cherchez à DESG... les 
mots cpie vous ne trouverez 
point ici. Ex : dechantëor; dé- 
chanter à deschantëor ; deschan- 
ter, etc. 

DEGEIT, déçoit s. m. deceite, 
deçoite s. f. tromperie, erreur, décep- 
tion. Et. degoivre. Resté en Angl. 
deceit, tromperie^ decoy, leurre, appât. 

DEGEIVRE, deçowre, Pic. de- 
choiêre o. a. tromper. Prot). decébre. 
It et Et. declpere + e d'ap. Resté en 
Angl. to deceive, to decoy, tromper, 
leurrer. 

DEGEPLIE voy. descepline. 

DEGERVELER comme escerve- 
1er. 

DEGEVABLETÉ ; — vaille; -- 
vance; — voison s.f. decevement 

s. m. tromperie, désappointement. It. 
diceviménto. Et. deceivre, decetsoir. 

DEGEVËOR, sj. — vére s. m. — 
veresse s. f. celui, celle qui trompe. 
Et. deceivre, décevoir. Resté en Angl, 
deceiver, trompeur. 

DEGHAS s. m. poursuite, chasse. 
Et. dechacier. 

DEGHEIVRE, dechoivre vorj. de- 
ceivre. 

DEGIPAILLEs./. massacre. Et. 
deciper. 

DEGIPER V. a. arracher, piller. 
Et. graphie de dissiper, dissipâre, qui 
a le sens, dans la basse latinité, de 
rdmpere, frângere. 

DEGIQUE conj. jusqu'à ce que. 
Et. de ecce hic quod . 



DEÇOIT ; deçoivre voy. deceit ; 
deceivre . 

DEGOLAGE adj. et s. f. décollé ; 
décollation. Et. *decollâtiu ; — âtia. 

DEGOLËOR, sj. — 1ère s. m. bour- 
reau. Et. déceler. 

DEGOLOIR s. m. billot. Et. déce- 
ler. 

DEGORE, etc. noy. descorre, etc. 

\. DEGOREMENT s. m. décora- 
tion. Et. décorer. 

2. DEGOREMENT voy. desco- 
rement. 

DEGORER mieux desc — o. a. 
arracher le cœur. Et. de, cuer. 

DEGORRE voy. descorre. 

DEGOSTE prèp. à côté de. IL 
dicôsta. Et. de coste. 

DEGUITEURE, — ture s.f. diges- 
tion. Et. de, cuiteûre. 

DEDENTRAIN, — e, dedenstrain 
adj. intérieur. Et. de de *interânM de 
In tus. Cf. de ven train. 

DEDENTRE adv. intérieurement. 
It. didéntro. Et. de de Intra. 

DEDENZEIN, — e adj. du dedans; 
citoyen. Et dedenz, de de intus. 

DEDENZENETÉ s. f intérieur. 
Et. dedenzein. 

DEDIAGE s.f dediement s. m. 
dédicace, célébration ; don, fête patro- 
nale. It. dedicaménto. Et. dedicâtio; 
dédier. Cf. dicace. 

DEDIER, — e adj. de doigt. EL 
*digità.num. Cf. doitier 2. 

DEDUIEMENT s. m. plaisir, amu- 
sement. Et. déduire. 

DEDUIRE, dedoire v. a. emmener, 
conduire, divertir, amuser, réjouir. 
Prov. déduire, des — . It. dedùrre. EL 
dedùcere + e d'ap. 

DEDUISANT adj. agréable, joli. 
Et. p. prés, de déduire. 

DEDUIT s. m. amusement, plaisir. 
Proc. desdùg. It. didôtto. Et. p. pas- 
de déduire. 



DÉE 



- 123 



DEGÂN 



DÉE s. /. déesse; fée. ProD, It. et 
Et. déa. 

DËEL s. m. dé. IL ditâle. Et. digi- 
tâle. 

DEELIER s. m. fabricant de dés à 
coudre. Et. dëel. 

DEENZ, deenSt dein:^, deins adv, et 
prèp. dedans; dans. Proo. dedins. Et. 
de de Intws. 

DEESTRE V. n. manquer. Et. 
•deéssere. 

DEF . . . Cherchez à DESF ... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. defiaille à desfîaille, etc., etc. 

DEFAILLE, défaite; defaille- 
ment comme faille. 

DEFAIT s. m. action de défaire; 
mal, défaut. It. difetto. Et. àetéctum. 

DEFËALTÉ s. f. déloyauté. Et. 
de, fëalté. 

DEFEIS t)oy. defois. 

DEPENDANCE s. f. - dément 
s. m. défense. Prov. defendemén. Et. 
défendre. 

DEFENISSEMENT s. m. fin; 
mort; définition. Prov. definimén. Et. 
defenir. 

DEFENS ; — sali s. m. — sion s.f. 
défense, résistance; protection. Prov. 
defensâlh, defensiô. Et. defenser; de- 
imsiônem. Cf. defois. 

DEFENSABLE; defensoir, — e 
adj. qu'on peut défendre; qui peut se 
défendre, capable de porter les armes ; 
propre à la défense; défendu. Prov. 
defenslble. E(. defenser. Resté en Angl. 
defensible . 

DEFENSER v.a, défendre. Prov. 
defensâr. Et. defénsum supin de 
deféndere. 

DEFF. . . Cherchez à DESF . . . 
Ex. deffroi; deffîaille à desfroi; 
desfîaille, etc. 

DEFINER; definement comme 
finer, etc. 

DEFIRE V. n. disparaître; périr. Et. 
deficere. 



DEFISEMENT s. m. anéantisse- 
ment. It. disfacimento. Et. defire. 

DEFLIRE V. n. pleurer. Et. àef\vvf\ 
sav. 

DEFOIS, defeisy deJT — de.^f — 
s. m. defoise, defeise, deff —, desf — 
s.f défense; interdiction; résista ne 13 : 
protection ; retranchement ; pâturaj^t* : 
chasse réservée. Prov. defés. It diffé^^î. 
Et. defé/isa, — a. 

DEFOL ; defoleïs; — lement s. 
m. defolaison ; — lance s.f. action 
de fouler ; presse, mêlée ; oppression . 
Et. defoler. 

DEFOLËOR, sj. —1ère s. w. 
oppresseur. Et. defoler. 

DEFOLER v.a. fouler aux pieil:^; 
opprimer. Prov. defolâr. Et. de, folei. 

DEFONDER v. a. détruire de fond 
en comble, renverser. Et. de, fonder 2. 

DEFORAIN; deforaineté comtffi^ 
forain, etc. 

1. DEFORS, defuer adv. et prrp. 
dehors; hors de. Prov. de fors, defôms, 
It. difuôri. Et. de, fors, hors. 

2. DEFORS s. m. violence. Ff. 
s. verbal de deforcier 

DEFRIPER V. a.etn. agiter; s^^^i- 
ter, se démener. Et. de, friper tffi 
Germ. hripa,/aï7'e vite. 

DEFRIRE V. a. et n. frire; bru 1^4 ; 
bruire; s'agiter violemment^ comme la 
friture; être ému, frire de colère, \\\' 
douleur, de tristesse. Et. de, frire. 

DEFRONCIR comme froncir, 

DEFU. . . Cherchez à DEFO 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. defuler à defoler, t'ir. 

DEFUER voy. defors. 

DEFUIT s. m. fuite; course. El , 
p. pas. ni. de defuïr. 

DEG... Cherchez à DESG 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. dégeler à desgoler, 
etc. 

DEGAN s. m. sergent; bedeau. Et. ? 



DEGIET 



- 124 



DELEER 



Serait-ce la forme prov. de decânum^ 
doyen, chef de dix hommes. 

DEGIET, — e, dej —, desg —, git 
adj. alité, malade, infirme; humble; 
inutile. It. deiétto. Et, dejéctw/n, dis- 
]éctum, 

DEGIGNIER o. a. tromper. Et, 
de, (?/igignier? 

DEGIS sj\ de degiet. 

DEGOIS s. m, inv. plaisir; jouis- 
sance ; réjouissance. Et, s. verbal de 
degoisier . 

DEGOISIER=:dégoiser : chanter, 
se réjouir. JS"^. de, gosier de *gaudiâre?? 

DEGOSTEMENT, degoust — s. 
m. dégoût. Et. degouster. 

DEGOT, degout] — tail s. m, 
— taille ; — tance s, f, ce qui dé- 
goutte; écoulement; gouttière; égout. 
Proc, degôt. Et. dégoutter. 

DEGRADEMENT s, m, dégra- 
dation. Et, dégrader. 

DEGRAS s. m, plaisir, ébat; ré- 
jouissance; bombance. Et.'^ s verbal 
de dégrader, *degratiâre ? 

DEGRONGIER comme gronder. 

DEGUERPIE s./. abandon; veuve. 
Et. p. pas. de déguerpir. 

DEHAIGNIER 9. a, haïr. Et. de, 
haine ? 

DEHAIT; dehaitier voy. des- 
hait, etc, 

DEHALER; — ire. a, harasser. 
Et. de, haler. 

DEHÉ, dehet Xh s., dahè, daè s. 
m. servant d'imprécation : malédic- 
tion, malheur. — Dehè ! Dehè ait! 
Dehait ! maudit soit ! Et, Dé, dèum ; 
hé, haine. Cf, deshait. 

DEHOCHIER c. a, courber;, abais- 
ser. Et, de, hochier 1. 

DEIBLE voy. doible. 

DEIGIER, — tier s. m. fabricant 
de dés à jouer, de jeux. Et, dé. 

DEIE voy. doie 

DEILE voy. doille 3. 



DEINS voy. deenz. 

DEINTIÉ, -— tier voy. daintié. 

DEINTRE s. m. précurseur. Et.f 

DEINZ voy. deenz. 

DEINZEIN voy. denzein. 

DEIS voy. dois 2. 

DEÏTÉ s. f. divinité; attributs de 
Dieu. Prov. deitât. It, deità. Et. dei- 
téitem de Déum, dieu. Mot d* église, 
resté en Angl. deity. 

DEITIER voy. ditier 1 et2, 

DEJIET, dejetvoy. degiet. 

DE JUSTE, dejouste, dejuste prèp. 
auprès de. Et. de, joste. 

DEJUS, dejosadv, dessous. Prov. 
dejùs. It. digiù. anc. digiùso. Et, de, 
jusl. 

DEKES voy, dusque. 

DEL... Cherchez à DESL... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. delaitier à deslai- 
tier, etc, 

DELAIANCE; délaie s. /. de- 
laiement s. m. délai, retard. Et. 
délayer. Resté en Angl. dalli.ance, 
anc. retard, 

DELAIËOR^ sj, — ïére s. m. 
retardataire. Et, délayer. Resté en 
Angl. delsLjer, flâneur. 

DELAIER voy. deleer. 

DEL AIR, deloir s. m. décembre. 
Et, f 

DELAIS s. m. inv. delaissance 
s. f, délaissement, abandon. Et, de- 
laissier. 

DELAISSËOR, sj. — ssiére s. m. 
celui qui abandonne ; lâcheur. Et. 
delaissier. 

DELAS s. m. inv. gémissement, 
lamentation. Et. délasser. 

DELASSER v. réfl. gémir, se 
lamenter. Et. de, lasser de las. 

DELATURE s. f délation. Et. 
delatùra. Mot sav. 

DELEER = délayer : retarder, 
différer, faire attendre. It. et Et. 



DELEZ 



- 125 — 



DEMANGEMENT 



dilatâre de dilâtum supin de differre, 
retarder. Resté en Angl. to dally, to 
delay, tarder. 

DELEZ, delésprép. etadv. à côté 
de. Prov. de latz Et. de lez, de la tus. 

DELiGIÉ, — e doigté, — je, deu- 
(jiè, dougié adj . délicat, délié ; faible, 
infirme. Prov). delguât. H. delicâto. 
FA. délicat um, Meljât. 

DELGIER 0. a. traiter délicate- 
ment. Et. delgié. 

DELÎ, — Q et — se adj. ténu, déli- 
cat, faible. Et. ? diléctum ? 

DELIGIER, — tier c. a. réjouir. 
It. deliziâre. Et. *delectiâre. 

DELIGION s. /. affection, marque 
d'amitié. It. dileziône. Et. dilectiô- 

I1C/?1. 

DELIESGE ; delieté s.f. ténuité, 
finesse. Et. deli. 

DELIROS, — e adj. effroyable, 
furieux. Et. délire. 

DELIT ;-— tement s. m. délite; 

— tance ; — tabloison ; — tableté 

S'./, plaisir, jouissance, joie ; agrément, 
charme, délices. Proi^. deliég, delecha- 
raén. It. dilétto. Et. diléctu, dilécta 
/). pas. de dillgere, aimer', déliter; 

— table. 

DELIT AELE; — taire ; — tel; 

— tos, — e adj. agréable, délectable ; 
charmant; délicieux. Proo. delechâble, 
delechés. It. dilettévole, dilettôso. Et. 
dilectâb^e, délit. 

DELITABLETÉ; — bloison; — 
tance voy. délit. 

DELITËOR, sy.— tére s. m. jouis- 
seur. Et. déliter. 

DELITER = délecter sac. .-réjouir, 
se réjouir ; faire plaisir, charmer ; délec- 
ter. Proc. delechâr. It. dilettâre. Et. 
Milectâre de diléctum supin de dillgere, 
aimer. 

DELITIER my. delicier. 

DELITOS my. deUtable. 

1. DELIVRE adj . des deux genres 



libre, délivré ; dispos ; alerte, résolu. - 
A délivre toc. adv. librement, prompte- 
ment, facilement . Prov . délivre, desl — . 
Et. MellberM + e d'appui; délibéra. 
2. DELIVRE; — ment s. m. 

— vreûre ; — vroison s . /. déli- 
vrance, libération . — Mettre a délivre, 
délivrer, accorder. Proc. delivramén, 

— vrazô. Et. délivrer. 
DELIVRËOR, sj. — vrére s. m. 

libérateur. Et. délivrer. Resté en 
Angl. délivrer, id. 

DEL J ANTRE adj. attentif. Et. f 

J}'EL$Jti voy . delgié. 

DELOIR voy. delair. 

DELUN, deluns voy. dilun. 

DEM... Cherchez à DESM... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. demaillier à des- 
maillier, etc. 

1. DEMAINE, demeigne, dont — 
adj. des deux genres et s. qui appar- 
tient au maître ; seigneur ; — propre, 
particulier^ privé; familier, intime. 
Ane. It. diminio. Et. *demâniu, *do- 
mâniu de domlnicum . 

2. DEMAINE s. m. retard. Et, 
demanoir, Memanére. 

DEMAINEMENTs. m. domaine, 
pouvoir. Et. domlnium. 

DEMAINISME superlatif de de- 
maine 1 . 

DEM AL AIRE adj. le contraire de 
debonaire : de mauvaise naissance ; 
méchant. Et. de mal aire. Cf. depu- 
taire. 

DEMALER c. rèfl. se lamenter. 
Et. de^ mal. 

DEMANDANGE ; — dise ; — di- 
son s . f. demant ; demandement 
s. m. demande. Prov. demandânsa. 
It. dimândo. Et. demander. 

DEMANEIS, — nés voy. dema- 
nois. 
DEMANGEMENT s. m.— genre 

s.f démangeaison. Et. demangier. 



DEMANOIS 



— 126 - 



DEPRIABLE 



DEMANOIS^ — neis, — nés comme 
manois. 

1. DEMANT t70]/. demandance. 

2. DEMANT coy, dément. 
DEMARS voy. dimars. 
DEMEINE ro//. demaine. 
DEMEKEIS^ — nois voy. dema- 

nois. 

DEMENEMENT s, m, manière 
d'agir, d'être; conduite ; agitation, révo- 
lution, trame. Proc. demenamén. It. 
dimenaménto. Et, démener. 

DEMENER 0. a, faire, parfaire; 
remuer, agiter; maltraiter. Proc. deme- 
nâr. It. dimenâre. Et. de, mener. 

DEMENEÙRE s. /. droit de pro- 
priété; domaine. Et. Memeneùra de 
domlnium . 

DEMENT; — tement s. m. dé- 
mente ; — toison s. /. lamentation, 
plainte. Et. dementer. 

DEMENTER c. réjï. et n. devenir 
fou de douleur, s'agiter en gémissant, 
se tourmenter, gémir, se désoler. Et. 
dementâre. Resté en Angl. to dément^ 
ai5ec le sens latin de rendre fou . 

DEMENTIERS, — tiéres ; de- 
méntres; dementrués, dom — conj. 
cependant, pendant que ; pendant ce 
temps, alors. Proo. deméntre, dom — . 
It. anc. doméntre, mod. méntre. Et. 
dum intérea; dum Intra ou intérim; 
+ s ado. ; dum intra Ipsum. 

DEMERIR V. n. démériter. Et. 
de, merir. 

DEMESQUE co^. dimercre. 

DEMETREo. a. etréjl. envoyer; 
se précipiter. Proc. demétre. It. di- 
méttere. Et. dimittere + e d* appui. 

DEMIËR 0. réjl. s'émietter. Et. 
de^ mie 1. 

DEMION s. m. demi-chopine. Et. 
demi -f terminaison on. 

DEMIS^ — e adj. tombé, ruiné; 
humble. It. dimésso. Et. p. pas. de 
demetre. 



DE MOINE ooy. demaine. 

DEMOLER t>. a. disloquer, luxer. 
Et. de, moler. 

DEMONIAGLE adj. démoniaque, 
diabolique. Proc . demoniâye. Et. *de- 
moniâcali^m, mot d'église. 

DEMONIR V. a. et n. faire périr; 
périr. Et. démon. 

DEMONTE s.f. chute; trouble. 
Et. de monter. 

DEMOR; —rage; — rail; — re- 
ment s. m. — raigne; — raille; 

— rance; — rée; — roisons. /. 
demeure^ séjour, retard, délai. Proc. 
demôr, demorâtge, — râlh^ — ramén^ 

— rânsa, demorâda. It. dimorànza. Et. 
demorer, demeurer. 

. DEMORABLE.a6/y. durable. Et. 
demorer. 

DEMOSTRANGE; — trée; - 
troison, etc. comme monstrance, 
etc. 

DEMPUIS, denpuis prèp. depuis. 
Et. de in post. 

DENT, den ado. ensuite. Et. de 
Inde. 

DENTRE, dontre que conj. pen- 
dant que. Et. de Intra. 

DENZEIN, deimein — e adj. du 
dedans, intérieur. Et. deinz. Ç/. de- 
denzein. Resté en Angl. denizen, ci- 
toyen. 

DEP... Cherchez à DESP... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici, Ex. depaner à despaner, 
etc. 

DEPELIGIER comme policier. 

DEPORT s. m. attitude, état; ré- 
jouissance, plaisir, joie, divertissement, 
fête; retard, délai. Proo. déport. It. 
dipôrto. Et. déporter. 

DEPORT ABLE adj. divertissant. 
Et. déporter, dioertir, 

DEPRI comme pri. 

DEPRIABLE adj. exorable. It. 
deprecâbile. Et. deprier. 



DËPUTAIRE 



127 - 



DESBLEËR 



DEPUTAIHE adj, le contraire de 
debonaire : de mauvaise race, vilain ; 
méprisable, méchant. Et. de put aire 1. 

DEQUE v)oy, dusque. 

DER... DERR. .. Cherchez à 
DESR. . . les mots que vous ne 
trouverez pas ici. Ex, dereer; 
deroi à desreer ; desroi, ctc, 

DER AIN j:oy. dererain. 

DERAISNIER comme raisnier. 

DERERAIN, — ne, derrierain, 
— rien y deréain, deraïn, deraain, 
derain, daraïn, darairiy derein, derien, 
dcrr — , darr — , dreain, etc, adj. der- 
nier. — A derrain, al darrain, à la fin. 
Proti, dereirân, derén. It. derretâno. 
Et. Meretrâna, — âna, de ad •retrânu, 
*retrâneu de de rétro, derrière. 

DERNE = darne : morceau, tranche. 
Et. Celt. dam, id. 

DERR. . . tioy. DER. . . 

DERRAAIN, derrain coy. dere- 
rain. 

DERRAINETÉ, derrien — s.f. ex- 
trémité, dernière limite. Et. derrain . 

DERREAIN my. dererain. 

DERRÉE forme de denrée. Prots. 
denairâda. It. derrâta. Et. Menariâia, 
la valeur d'un denier, de denârium, 
denier. 

DERRIEN i^oy. dererain. 

DERRIER, — e adJ. dernier. Prov. 
derriér. Et. de rétro. 

DERUBANT voy. desrubant. 

DERVER; derverie coy. desver ; 
desverie. 

DES. . . Et. dis, de ex. Prov. des. 
It. dis, s. En composition j la prèp. 
des. . . exprime quelquefois la difficulté, 
mais généralement le contraire de 
l'action signifiée par le verbe auquel 
elle se Joint. Ex. aîloèr, placer] desaloër, 
déplacer ; aloser, louer ; desaloser, 
blâmer; coroillier, verrouiller; desco- 
roillier, enlever le verrou, ouvrir ; colpe, 
/(dite ; descolpe, excuse ; combrer, en- 



combrer ; descombrer, déblayer ; areer, 
arranger ; desareer, déranger ; fichier, 
planter; desfichier, arracher; baguier, 
trousser; desbaguier, détrousser; doloir, 
se plaindre; desdoloir, consoler ; dor- 
mir, desdormir, rèoeiller; et ainsi de 
suite. Des, en composition est très fré- 
quent. Nous ne donnons qu'un petit 
nombre de ces composés. Quant aux 
autres, il sera toujours facile d'établir 
le sens en remontant au mot simple. 

Cherchez au mot simple les 
composés avec DES . . . que vous 
ne trouverez pas ici. 

DES A. . . Cherchez à DESSA... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. desartir à dessar- 
tir, etc. 

DES ADONC QUE voy. adonc. 

DESAXiBER v. a. enlever la robe 
blanche du baptême, Taube sacerdotale. 
Et. des, aube. 

DESALVER v. a. désarçonner. Et. 
des, alve. 

DESAMORDRE v. a. arracher, 
détacher. Et. des, amordre. 

DESANZ, desans adv. devant, au- 
paravant. Et. de ex + an te + s adv. 

DESARRÉ voy. deserré. 

DESASELER, — sseler v. a. dé- 
sarçonner. Et. des, selle. 

DESBARATEMENT s. m. — 
toison s.f. déconfiture, déroute. Et. 
desbareter. 

DESBARETER, deb —, debarater 
V. a. mettre en déroute, en désordre, 
en désarroi ; tailler, mettre en pièces ; 
confondre. Prov. desbaratâr. Et. des^ 
baréter. 

DESBLÉE ; — bleûre s. f. des- 
blavement s. m. récolte de blé, mois- 
son, déblaiement. Et. de ex *ablâta, 
*blâ^a, des, blée; desbleér; desblaver.' 

DESBLEËR; desblaver v. a. 
enlever les blés, moissonner, récolter ; 
déblayer, enlever. Et desblée ; des blave, 
blé. 



DESBUIER 



- 128 - 



DESGORDER 



DESBUIER t). a. dégager des liens 
Et. des, buie 1. 

DESGANT ; descanter voy. des- 
chant ; deschanter. 

DESGENS ; descendement s. m. 

— due; descense s./, descente; des- 
cendance; succession. Frov, descende- 
mén. It. discendiménto, discésa Et. 
descénsa, descénsa; descendre. 

DESGEPLINE, deceplte s. f. 
discipline, règle ; châtiment, punition ; 
massacre. It. et Et. disciplina. 

DESGERGLER t>. a. enlever, 
briser le cercle autour du casque. Et. 
des, cercle. 

DESGHALS, — ce, deschauSy Pic. 
descals adj . déchaussé. Prois. descâus. 
It. scâlzo. Et. p. pas. fort de desohal- 
cier, deschausser. 

DESGHANT, Pic. descant = 
déchant : contrepoint, chant à deux 
parties; chant; ramage; cri. Prot), 
deschân. Et. *discântum. Resté en 
Angl. sous la forme picardo-nor- 
mande descant, dessus, chant. 

DESGHANTËOR, sj. — tere s. 
m. détracteur Et. deschanter 2. 

1. DESGHANTER, Pic. descan- 
ter v. n. chanter le deschant. Prot. 
deschantâr. Resté en Angl. to des- 
cant, chanter le dessus. 

2. DESGHANTER, dech -, Pic. 
descanter v. a. désensorceler, désen- 
chanter; déprécier. Et. des, chanter. 

DESGHARNEÛRE s.f extirpa- 
tion de chair; maigreur. It. scarni- 
tùra. Et: descharner. 

DESGHARPIR comme charpir. 

DESGIENTÉ, — e, dessi —, desi 

— adj. qui a perdu le sens. Et. de, 
escient. 

DESGIPLINE toy. descepline. 

DESGLANGHIER p. a. ouvrir, 

décrocher une porte. Et. des, clanche l. 

DESGLARENGE s. /.-rement 



s. m. éclaircissement./^, schiariménto. 
Et. desclarer. 

DESGLIQUIER v. a. etn. faire 
résonner, faire retentir un instrument, 
un orgue, une hache, une arme, d^oà 
brandir, décharger ; faire retentir une 
porte d'où l'ouvrir ; faire claquer la 
langue^ d^oû caqueter, bavarder. Et. 
des qui ici ne modifie pas le sens et 
cliquier. 

DESÇOIVRE voy. deçoivre. 

DESGOLORI, — e adJ. sans cou- 
leur, pâle. Prov. descolorldo. It. sco- 
lorito. Et. p. pas. de descolorir. 
Resté en Angl. discoloured^ id. 

DESGOLTRER, descoutrer v. a. 
rompre, défaire. Et. des, coltre 1? 

DESGONEÙE s. f. méconnais- 
sance, ingratitude; mésaventure, mal- 
heur Et. p. pas . de desconoistre . 

DESGONFÉS, — se adj. non 
confessé. Prov. descofés. It. sconfésso. 
Et. des, confés. 

DESGONFISEMENT s. m. dé- 
confiture. Proc descofimén, — fizemén. 
Et. desconfire. 

DESGONTER v. réfl. s'éloigner. 
Et. de ex *contâre^ ne plus compter'^ 

DESGORABLE, dec — adj. des 
deux genres qui courte qui coule. Et. 
descorre. 

DESGORDABLE ; descordios , 
— e adj. querelleur ; en discorde. Et. 
discordâbile ; discordiôsw, — âsa. 

DESGORDËE s. f — dément 
s. m. discorde, discordance, dispute. 
Et. descorde 1. 

1. DESGORDER v. a. et n. 
mettre la discorde entre, désunir ; être 
en désaccord ; être différent ; résonner 
différemment. Prov. descordâr. It. et 
Et. discordârc, id. Resté en Angl. to 
discord, êti^e en désaccord. 

2. DESGORDER = décorder : 
enlever la corde de Tare ; lâcher la 
corde de Tare. Et. des, corder 1. 



DESGORE 



129 



DESEÛRÉ 



DESGORE toy, descorre. 

DESGOREMENT, dec - s, m, 
écoulement, flux. Proo. decorremén. 
It. scorrimônto. Et. descorre. 

DESGORRE, decorre, descoreo, 
n. et a. courir en descendant, couler, 
parcourir. Proo, decôrre. It. scôrrere. 
Et, •disCLirrcr<?. 

1 . DESGORT adf. des deux gen- 
res en désaccord. It, discorde. Et. 
discôrdcm . 

2. DESGORT = discord terme de 
musique: couplet, chanson; — désac- 
cord, discorde. Et. s. verbal de des- 
corder 1 . 

DESGOSTANGIER, r. a. dé- 
frayer. Et. des^ costaugier. 

DESGOUTRER ooy. descoltrer. 
DESGRIT; — vement s. m. - 

— vance s. f. description. Et. des- 
orivre. 

DESGRONGHIER, Pic. et Norm. 

— quier, — kier c. n. et a. tomber à 
terre, débouliner; jeter à bas. Et.^ 
Est-ce pour descrochier, décrocher'^ 

DESGUEVRE s. m. découverte. 
Et. s. verbal de découvrir. 

DESDAIGNANGE; - gne; — 
^nerie s. f. — gnement s. m. dédain ; 
indignation. Et. desdaignler. 

DESDETER c. rèjl. payer ses 
dettes. It. sdebitârsi. Et. des, dette. 

DESE... Gherchez à DESSE. . . 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. Desembler à Dessexn- 
bler, etc. 

DESEIER, desi'cr v. a. désirer. 
Prov* desejâr. It, disiâre. Et. 'dise- 
diéiVe pour Misidiâre de *disldium, 
désir. 

DESENGIER v. a. extirper, dé- 
truire. Et. des, engier 2. 

DESEPLINE voy. descepline. 

DESERDRE, desherdre d. a. et n. 
détacher; se détacher. Et. des, ordre. 

DESERRÉ — e, dèsarré adj. qui 



court éperdûment. — Se mettre as de- 
sarrejsy prendre la fuite. Et. /). pas. de 
deserrer, fuir. 

1. DESERT comme déserte 2. 
Resté en Anyl. désert, mérite, 

2. DESERT, — e ; — tin, — e %dj. 
ravagé, dépouillé, désert. Prov. desért. 
It. disérto. Et. p. pas. fort de dé- 
serter 1. Resté enAngl. désert adj. et s. 

1. DESERTE; — tée; — tie; — 
tine; — tise s./, désert, solitude. Et. 
déserter 1. 

2. DESERTE s. f. mérite; récom- 
pense; ce qui est dû, salaire. Et. *de- 
sércita. Cf. deservir. 

DESERTEMENT ; — tassement 
s. m. — toison s. f. action de rendre 
désert, de dévaster, dépeupler : destruc- 
tion. It. disertaménto. Et. déserter 1. 

1. DESERTER; — tir o. a. rendre 
désert, ravager, gâter, abimer. It, diser- 
târe. Et. désert. 

2. DESERTER coy. dessarter. 
DESERTINE ; — Use, etc, Voy. 

déserte 1. 

DESERVABLE adj. méritoire. 
Et. deservir. 
DESERVE s. f. deservement 

s. m. mérite, service. Et. deservir. 

DESERVIR, dess- o. a. et n. mé- 
riter, gagner; récompenser. Et. deser- 
vire, servir avec séle. Resté en Angl 
to deserve, mériter. 

DESESTANGEs./. éloignement; 
différend, contrariété. Prov. desestânsa. 
Et. desestre. 

DESESTER v. n. se tenir à l'écart. 
Prov. desestâr. Et. des, ester. 

DESESTRE v. n. cesser d'exister ; 
manquer; être éloigné; différer. Et. 
des, estre. 

DESESTRIVER v. a. désarçonner. 
Et. des, estriver 2. 

DESEÛRÉ, — e ; deseûros, — e 
adj. malheureux. Prov. disaugurât, 

9 



DESEVRER 



— 130 — 



DESIiIGIER 



disaugurôso. It sciagurâto^ sciaurâto. 
Et, des, eùré, euros. 

DESEVRER rsoy, dessevrer. 

DESFAGIER o. a. effacer; défi- 
gurer. Proo. desfassâr. Et, des, face. 

DESFAÇON, — don s. /. mutila- 
tion ; mort. Et, disfactiônem. 

DESFAÉ^ — e, dejp- adj, sans foi, 
mécréant, infidèle; horrible; maudit, 
damné. It, sfatâto. Et, des, faé. 

DESFER; desferrexnent s. m. 
desferre s. /. vieux fers, ferraille; 
dépouille; bagage; pillage. It. sférra. 
Et, desferrer; ferra pL n, pris pour 
8g, f, 

DESFERGIER v, a, enlever les 
fers, délivrer. Et, des^ fierge. 

DESFIABLE, def- adj, de défi. 
Et, desfier. 

DESFIAILLE; desfîance; — 
ançon; — aison s. f. desfiement, 
def- s, m, défi, déclaration de guerre. 
It, sfidânza, sfidaménto. Et, desfier. 

DESFLEGHIER, desjlichier o. 
rèfi, s'enlever les flèches plantées dans 
le haubert ou Técu. Et. des, flèche. 

DESFOIS, desfoise v>oy, defois. 

DESFOLGHIER, —fulchier v, a. 
disperser. Et, des, foie. 

DESFREMER c. «.ouvrir; briser. 
Prov, desfermâr. Et, des, fremer,/er- 
mer, 

DESFROI s, m, effroi; trouble. Et, 
8. verbal de desfroïer, effrayer, 

DESFUBLER, deffuler v. a. dé- 
graffer, décrocher; dévêtir, dépouiller; 
ôter son vêtement^ son manteau, son 
chapeau; saluer. It, sfibbiâre. Et, 'dis- 
fibalâre, des fubler. 

DESGARROGHIER, deswarokcr 
V, a, ravager. Et, ? des, garrot, bâton, 
griffe ? 

DESGIET voy. degiet. 

DESGOLER; desgosillier, deg— 
0. a, égorger; vomir. Proc. degolâr. 
It. sgolâre. Et, des, de, gueule, gueuler, 
gosillier. 



DESGUISANGE; — seûre s. f. 

déguisement, action de déguiser. 

DESHAIT, desheit, dehait; des- 
haitexnent s. m, deshaite s.f. ma- 
ladie; peine, chagrin, tristesse. Et. des, 
de, hait, deshaitier. Cf. dehé. 

DESHAITIER, dek -, dah —, 
— heitier v, a, et n, rendre malade ; 
affliger, attrister, décourager ; être ma- 
lade. Et. deshalt. 

DESHALBERGIER v, a. dé- 
pouiller du haubert ; désarmer. Et. des, 
halbergier 1. 

DESHELMESl v, a. enlever, perdre 
le heaume. Et. des, helmer. 

DESHERDRE voy. deserdre. 

DESHONESTER coy, desones- 
ter. 

DESHONTER v. a, déshonorer, 
avilir. 

DESHORDER, deshourder o. a. 
enleverlehourd; démanteler; renverser. 
Et des, border. 

DESI... Gherchez à DESSI... les 
mots que vous ne trouverez point 
ici. Ex, desienté à dessienté, etc. 

DE SI ADONQUES QUE voy, 
adonc. 

DESÏER voy, deseier. 

DESINÉ, — e, — nnè adj. qui a 
bonne mine. Et. p, pas, de désigner, 
montrer et dessiner, 

DESIQUE voy, decique. 

DESIRANGE ; ~ raison; — rée 
s./. — renient s, m. désir. Prov, de- 
sirânsa. Et, désirer. 

DESISTANGE s, f. action de se 
désister. Et, désister. 

DESJOGLER v. a, jouer, se mo- 
quer de, tromper. Et. des, jogler 1. 

DESKES voy. dusque. 

DESLAITIER v. a, sevrer. It. 
slattâre. Et, des, laitier. 

DESLIGIER V, a, démailler ; briser ; 
vaincre. Et, des, licier. 



DESLI6NIER 



- 131 - 



DESPENDABLE 



DESLIGNIER o. a, et n, écarter 
de la ligne ; forllgner. Et» des, lignier. 

DESLOI s. m. le contraire de la loi, 
injustice, manquement de foi. Proo. 
desléi. Et. des, loi. Cf, besloi. 

DESLOÏER V. n, être déloyal, se 
parjurer. Proo. desleyâr. Et. desloi. 

DESLOÛRE s. /. dislocation. 
Prov. deslogadùra. It. slogatùra. Et, 
des, loeiire. 

DESMAILLIER r. a. rompre les 
mailles du haubert; déchirer, arracher. 
Proo. desmalhâr. /^. smagliâre. £'^. des, 
raaillier 2. 

DESMANER; desmanever ; — 
vir 0. a. perdre, égarer. Et. Misma- 
nâre, des, maner 1 ; dos, manevir. 

DESMANTER; —tir, desmen — 
v.a.ei n, enlever le manteau ; déchirer, 
rompre, casser; démanteler; tomber. 
Et. des, 'mântum, manteau. 

1. DESMEMBRER r. a. oublier. 
JProff. desmembrar. It. smemorâre. Et. 
des, membrer, *mcmorâre. 

2. DESMEMBRER = démembrer. 
Proo. desmembrar. It. smembrâre. Et. 
des, membre. 

DESMENTER ; — tir ooy. des- 
manter. 

DESMIS ooy. demis. 

DESNUËR 0. a. et rèfl. mettre à 
nu, dépouiller; se mettre nu, se dé- 
pouiller de ses habits. Proc. desnudâr. 
It. snudâre, disn — . Et. des, nuér 1. 

DESO... Cherchez à DESSO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. desoder; desoiver à 
dessoder; dessoiver, etc. 

DESO AN, desouan, desuan adv. 
dès cette année ; dès maintenant. Et. 
des, oan. 

DESONESTER, desh — comme 
deshonter. 

1. DESOR, desur, dess —, desore, 
desores, dcsh — ado. dès maintenant, 
désormais. EL des, or, ores. 



2. DESOR, desour, desur, dessur^ 
desore, desoure, dess — , deseure prép. 
et ado. sur, au-dessus de; dessus. Proo. 
desôbre. It. disôpra anc. disôr. Et. 
de, siiper; de, sûpra. 

DESORAIN, — e, desour — adj. 
de dessus; supérieur. Et. de,*sii/)râna/n. 

DESORENAVANT ado. doréna- 
vant, désormais. Et. de ex hôra in ab 
ânte. 

DESORENDROIT, — dreit ado. 
désormais. Et. des, orendroit. 

DESORTRAIN, — e, desour — 
adj. supérieur. Et. de sujoer terrànea. 

DESOSTRAIN, — e, desoust - 
adj. inférieur. Et. de sùb^ws 'terrâ- 
neum. 

DESOTE (en), desoute loc. ado. 
par surprise, à Timproviste. Et. de 
sûbita. 

DESOTER, desouter, dess — o. 
a. surprendre. Et. Mesubitâre. 

DESOU... Cherchez à DESO... 
Ex. desouan ; desoustrain à de- 
soan ; desostrain^ etc. 

DESPANER, dep — o. a. et n. 
dépouiller de ses vêtements ; débrailler, 
déchirer^ mettre en pièces; débrouiller 
un écheveau de fil. It. dipannâre. Et. 
des, de, paner. 

DESPANEÛRE s. f. déchirure. 
Et. despaner. 

DESPAREIL s. m. — lie s. f. 
marque distinctive. Et. des, pareil. 

DESPECEMENT s. m. — ceiire 
s. f. action de mettre en pièces : bris ; 
démembrement. H. spezzaménto, spez- 
zatùra. Et. despecier. 

DESPECHEMENT s. m. expédi- 
tion d'une affaire. It. spacciaménto. Et. 
despechier. 

DESPECHËOR, sj. — chiére s. 
m. celui qui expédie vite, et par ext. 
exterminateur. Et. despechier. 

DESPEIR ooy. despoir. 

DESPENDABLE ; — sable adj. 



DESPENDEMENT 



- 132 



DESaiS 



somptueux ; dépensier, prodigue. Et 
despendre 1, despenser. 

DESPENDEMENT s. m. dès- 
pension &, /. dépense. Pror^, despen- 
samén. Et. despendre 1, despenser. 

DESPENDËOR, sj. — diére ; des- 
pensëor, sj. — siére s. m. dépensier, 
prodigue ; celai qui dispense, dépense ; 
administrateur. Prot). despensadôr, sj. 
— sâire. îi. spenditôre. Et. despendre 1, 
despenser. 

1. DESPENDRE o. a. dépenser; 
répandre. Prov. despéndre. It. spén- 
dere, disp — . Et, *dlspéndere + e 
d'ap. pour depéndere. 

2. DESPENDRE = dépendre. Et. 
des^ pendre. 

DESPERAGION ; desperance 
s. /, desperement s. m. désespoir. 
P/'or. desesperânsa, desperamén. It. 
disperaziône, — rânza, — raménto. 
Et. desperer. 

DESPERER V). n. et a. désespérer. 
It. di&peri^re. Et. desperâre. Resté en 
Angl. to despair. 

l.DESPERS, — e adj. dispersé, 
éparpillé ; égaré. Prov. despérs. It. 
spûrso, spirso. Et. dispersa, dispersa 
de dispérgere, répandre çà et là. 

2. DESFERS, — e ; despert, — e 
adj\ grossier, sauvage ; cruel, terrible. 
jE'^. de expers ; de expértwm. 

DESPERSITÉ s. f. cruauté. Et. 
despers 2. 

DESPERSONER o. a. défigurer; 
maltraiter. Et. des, personne. 

DESPILLIER 0. a. déchirer. Et. 
des^ï pi Hier. 

DESPIRE r. a. mépriser, dédai- 
gner, —p. pr. despisant^ p. pas. despit. 
Et^ desplct-re + e d* appui. Cf. despiser. 

DESPIREMENT ; despis - ; 
despit ^ s. m. despisance ; — pi- 
sion s./, mépris. Prot). despechamén. 
Et. dewipire^ despiser, despiter. 

DESPISABLE; — table; - 



toire adj. méprisable. Prov. i^spe- 
châble. Et. despiser, — ter. Raté en 
Angl. despicable. 

DESPISËOR;— tëor, sj. - siére; 
— tiére s. m. — seresse s.^/. celui, 
celle qui méprise. £'^.despisfr, —ter. 
Resté en Angl. despiser, cottempteur. 

DESPISER, — ster '^ — ter ; — 
tier V. a. mépriser. Prin^. despechâr. 
Et. •despectiâre, despoctâre. Resté en 
Angl. to despise, to despite. 

DESPISOS; — tos, — e adj. 
méprisant, insolent. It. dispettôso. Et. 
despit, méprisy insulte. Resté en Angl. 
despiteous, méchant, 

DESPIT, — e adj. irrité, insolent; 
méprisable. Et. p. pas. de despire. 

DESPITER vog. despiser. 

DESPLOI s. m. déploiement. Et. 
desploïer. 

DESPOINTIER c. a. enlever de 
son état, destituer, léser. Et, des, poin- 
tier. 

DESPOIR, despeir s, m. désespoir. 
Et. de, espoir, ou s. verbal de desperer. 
Resté en Angl. despair, désespoir. 

DESPOIS s. m. ihv. déplaisir. Et. 
ind. pr. de despire. 

DESPOISE, despeise s.f. dépense; 
aloi, alliage ; matière. Et. de ex pensa. 

DESPONDRE o. a. exposer, dé- 
velopper. Prov. despôndre, — péner. 
It. spônere, spôrre. Et. dispônere + e 
d'ap. et d euphon. 

DESPOSSER r. a, déposséder 
Et.f 

DESPOSTUER c. a. déposséder. 
Et.f 

DE SPOT s. m, despote, seigneur 
d'un despotati. Et, ^îd-irôrti au lieu de 
.^è(nTovn qui a donné Vit. déspota. 

DESPOTIEs. / despotat. Et. 
despot. 

1. DESPRIS ; — sèment s. m. - 
sance s.f. mépris, dédain. Prov. des- 
préczi, — ziamén. It. disprézzo, dis- 



DESPRIS 



— 133 — 



DESRUBANT 



prezzaménto. Et, •disprétium, despri- 
sier. 

2. DESPRIS, — e adj, dépourvu, 
dépouillé; déguenillé. Et, p, pas de 
desprendre. 

DESPRISËOR, sj\ — siére s. m, 
celui qui méprise, dédaigne. It, spre- 
giatôre. Et. desprisier. 

DESPU... cherchez à DESPO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex, despundre à des- 
pondre^ etc, 

DESPUEIL s. m, dépouillement ; 
pillage. Prov, despuélh. It, spôglio. Et, 
despoillier. 

DESPUTEMENT s. m, — taison 
s. f, dispute, débat. Et, desputer. 

DESQUANT conj, depuis quand, 
dès que. It, daquàndo. Et, de ex quândo. 

DESQUE r>oy, dusque. 

DESRAÏER v>oy, desreer. 

DESRAISNABLE adj, déraison- 
nable. Et, des, raisnable. 

1. DESRAISNIER, desresnier , 
deregnivy etc, v. a. déraisonner, parler 
à tort et à travers; contester. It. sragio- 
nâre. Et, desraisnier. Ce verbe est le plus 
saucent confondu avec deraisnier. 

2. DESRAINIER, desresnier, de- 
regnier v. a, enlever les rênes ; délacer; 
délier, délivrer. Et. des, regnier 2. 

DESRAMER = déramer : ébran- 
cher; déchirer ; détruire. Proo, des- 
ramâr. Et, des, ramer. 

1. DESREER, desroïery desreïer, 
desraier, der — c. a, et n, sortir de 
la voie ; faire sortir des rangs ; quitter 
les rangs ; se dérégler, s'égarer, sortir 
du sens, devenir fou. Prov, desreiâr. It. 
sraggiâre. Et, des, raiet 1, rayer, ra- 
diâre de radium, rat, raie, 

2. DESREER, desroïer, der — 
V, a, et n. mettre en désarroi, en dé- 
sordre, en déroute ; se débander, quitter 
les rangs ; s'emporter ; troubler et se 
troubler. Prov. desredâr. It, sredâre. 



Et, des, reer du Gerni, raid j an, or- 
donner. Cf. roi 1. 

La conformité du sens et de la gra- 
phie a fait confondre ces deux mots 
qui sont employés l'un pour l'autre, 

DESREGNIER, — resnier voy, 
desraisnier. 

DESREI voy, desroi. 

DESRIEULE, desriule s, f, dérè- 
glement, désordre. It. srégola. Et, des, 
rieule. 

DESRIEULER, desriuler v. a, 
faire sortir de la règle, dérégler ; désor- 
donner, troubler ; se débander. It, sre- 
golâre. Et. des, rieuler. 

DESROGHEÏS ;— chement 8./n. 
renversement, destruction, ruine. Prov, 
derocamén. It, diroccaménto. Et. desro- 
chier. 

DESROGHIER, der — v. a. et n, 
démolir, ruiner, détruire, renverser, 
précipiter ; rouler du haut d*un rocher, 
tomber. Prov, derocâr, des — . It. diroc- 
câre. Et. •dirooàre, des, rochier. 

DESROI, desrei, derei, derroi ; 
desroiment s. m, désarroi, désordre, 
confusion ; déroute ; ravage, dommage ; 
toute action désordonnée, coupable : 
vice, crime, orgueil, emportement, etc, 
Proo, desrei. Et. des, roi 1 ; desroïer. 

DESROÏER voy. desreer. 

DESROTER, desrouter v, a, et n, 
mettre en déroute, disperser, se disper- 
ser ; briser, rompre ; s'élancer, charger. 
Et. des, rote 2, route, *rupta. 

DESRU... cherchez à DESRO. . 
les mots que vous ne trouverez 
pasici.£';r. desruter à desroter, etc, 

DESRUBAIN, — e; — bé, — e 
adj. abrupt ; escarpé ; torrentiel. Et. de 
ex, *rupânM de rùpem, rocher ; p. pas. 
de desruber. 

DESRUBANT; desrube, — ru- 
ble; — bement; — hier s, m. — bi- 
son, der — s.f. précipice, escarpement, 
ravin, défilé. Prov, derùben. It. dirùpo. 
Et. ? desruber. 



DESRUBER 



— 134 - 



DESTORBËOR 



DESRUBER, der- v. n. tomber du 
haut d'un rocher^ se précipiter en bas. 
It, dirupare. Et, Merupare de rùpem, 
rocher. Desruber oient prob. du Proo, 
Ne pas confondre avec desruber, graphie 
de desrober, piller. 

DESRUN s. m. désordre. Et. des- 
runer. 

DESRUNER v. a. mettre en dé- 
sordre; dérégler. Et. des, Germ, rumen, 
déranger"^ 

DESS... Cherchez à DES... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex, dessor à desor, etc. 

DESSARTER, déserter v. a. dé- 
fricher. Et. de 'exartâre, essarter, 

DESSARTIR, desa- v. a. dé- 
coudre ; déchirer ; mettre en pièces. Et. 
des^ sartir 1. 

1. DESSEMBLER, dese- v. a. 
et n. séparer ; se séparer. Et. des, sem- 
bler de slmul, ensemble^ d'où assem- 
bler. 

2. DESSEMBLER, dese- v. n. 
différer. Et. des, sembler de slmilem, 
semblable. 

DESSENTIR = dissentir : être 
d'un avis différent; se déjuger. It. et 
Et. dissentlre. 

DESSERVIR voy. deservir. 

DESSEVRANGE; dessevrée , 
etc., comme sevrance. 

DESSEVRESl^ de$e-f -everer v. 
a. etn. séparer; se séparer. Prov. des- 
sebrâr. It. scevrâre^ disseparâre. Et. des, 
sevrer. Resté en Angl. to dissever, id. 

DESSIENTÉ voy. descienté. 

DESSOÇONER, Pic. — choner 
p. réjl. se séparer, quitter la société de. 
Et. dis •socionem, associé. 

DESSODEMENT, deso- s. m. 
renversement, destruction. It. dissoda- 
ménto. Et. dessoder. 

DESSODER, deso- = dessouder : 
disjoindre; briser. It. dissodàre. Et. 
•dissoh'dâre^ des solder, souder. 



DESSOIVER, deso- o. a. désal- 
térer; assouvir. Et. des, soif. 

1. DESSOIVRE^ deso- s. m. etf. sé- 
paration; limitation, bornage. Et. des- 
sevrer. 

2. DESSOIVRE voy. deceivre. 

1. DESTAÏER, destoïer v. a. sortir 
de la fange, nettoyer. Et. des, tai. 

2. DESTAÏER v. a. sortir d'une 
taie, d'une enveloppe; découvrir. Et. 
des, taie. 

DESTALENTER o. a. faire per- 
dre l'en vie, le désir, la volonté; décou- 
rager, dégoûter. Et. des, talenter. 

DESTEINTER, destinter v. a. 
marquer de différentes teintes; dis- 
tinguer ; spécifier. Et. des, teinter. 

DESTER r. n. être éloigné, distant. 
It. distâre. Et. de, ester. 

DESTINE -s. /. — tinement s. 
m. destinée; fin. Et. destiner. 

1. DESTINTER c. n. chanter; ré- 
sonner. Et. des, tinter. 

2. DESTINTER voy. desteinter. 
DESTOÏER voy. destaïer et des- 

tuïer. 

DESTOLDRE; destolir v. a. en- 
lever, ôter, détourner, prendre d'un 
endroit. Prov. destôldre. It. distôgliere. 
Et. distôllerc, MistoUére. 

DESTOLTEa./. enlèvement; em- 
pêchement. It. distôlta. Et. p. pas. f. 
de destôldre. 

DESTOMIR, destumir v. a. re- 
lever, réveiller, ranimer, dégourdir. 
Et. des, tomir. 

DESTORBAGE; — bernent; — 
hier s. m. — baille; — bance; — 
be; — bée; — baisons./, trouble, 
empêchement, ennui, attaque. Prov. 
destorbamén, — bânsa. It. disturba- 
ménto,— bânza^ distiirbo. Et. destorber. 
Resté en Angl. disturbanoe, id. 

DESTORBËOR, sj\ — bére s. m. 
perturbateur. Prov. destorbadôr, sj. — 
bâire. It. disturbatôre. Et destorber. 
Resté en Angl. disturber, id. 



DESTORBER 



— 135 



DESTRU. 



DESTORBER r. a. troubler; con- 
trarier; défaire; empêcher; éloigner. 
Pror. destorbâr. IL et EL disturbâre. 
Resté en AngL to disturb, id, 

DESTORNAIL s. m. — née s./, 
chemin détourné ; détour. £'^. destorner. 

DESTORSIER voy, destrocier. 

DESTRAIGNANGE ; — train- 
çon; — trainte s. /. — gnement 
s. m, oppression, contrainte. Et. des- 
traindre. 

DESTRAINDRE, dcstreindre r. 
a, serrer, presser, opprimer; contraindre, 
obliger par justice; tourmenter, harceler. 
It. stringere, strlgnere. Et. distrlngere 
+ e d'appui. Resté en AngL to distrain, 
saisir, opérer une saisie. 

DESTRAL; destriers, m. hache, 
cognée, marteau, cheval de bataille. 
Prov. destrâl. Et. 'dextrâle, •dextrâriw, 
que l'on tient de la main droite. 

DESTRAVER^ destrever c. a. en- 
lever une poutre, un mât, une tente, un 
trefy une entrave; démolir, arracher, 
briser; déranger, troubler; démâter; 
décamper, déloger; délivrer. Proo. des- 
trapâr, — vâr. Et des, traver. 

DESTRE adj. des deux genres et 
s. m. etf. droit, opposé à gauche; ha- 
bile; côté droit; main droite; mesure 
de longueur. Proti déstre,/. déstra. IL 
déstro,/. déstra. Et. déxterw + e d'ap., 
déxtera. 

DESTREÇABLE ; destreços, — 
e adj. malheureux; rigoureux; désas- 
treux. Et. destrecier 1. 

1. DESTREGIER, Pic. — chier c. 
a. serrer, resserrer; mettre en détresse; 
contenir, empêcher. Prois. destreissâr. 
EL Mistrictiâre de distrlctum. 

2. DESTREGIER, Pic. — chier 
0. a. délier, dénouer. Et. des, tresser. 

DESTREIT tsoy. destroit. 

DESTREMPANGE ; — peûre 
s./. — peinent s. m. mélange ; macé- 
ration; solution; intempérie. Prov). 



destremprânsa, — pramén. Et. des- 
tremper. 

DESTREMPÉ, — e adj. immo- 
déré, intempestif, Prov). destemprât. 
Et. p. pas. de destremper. 

DESTRER; destreïer^ destroïer 
0. a. marcher à la droite; faire la con- 
duite, accompagner. It. destreggiâre. 
Et. destre. 

DESTREVER ro^. destraver. 

1. DESTRIER, — e adj. droitier. 
Et. •dextrâriw, *dextrâria de déxterum, 
destre. 

2. DESTRIER vojj. destral. 
DESTROGE, destrousse s. f. pil- 
lage, sac. Et. destrocier 2 . 

1. DESTROGIER, — ssier^ — 
chier, destorsier r. a. arracher, sépa- 
rer. Et. des, tros, tors 2. 

2. DESTROGIER, — ssier, des- 
torsier 0. a. décharger, déballer; dé- 
trousser. Prov. destrossâr. Et. des, 
trousser, torsier . 

1. DESTROÏER comme destre- 
cier. 

2. DESTROÏER voy. destrer. 
DESTROIT, — e, destreit adj. et 

s. m. serré, étroit; embarrassé; rigou- 
reux, pénible ; triste^ accablé. — défilé, 
détroit; prison ; peine, contrainte, ri- 
gueur, détresse, malheur; juridiction, 
district, dépendance. — A destroit loc. 
adv. étroitement. Pi^ov. destréch, des- 
trlc, destreit. It. distrétto. Et. districtw, 
distrlcta. 

DESTROITETÉ s. /. étroitesse; 
vigueur. Prov. destreisetât. Et. des- 
troit. 

DESTROR adj. inv. droit. EL 
dexierôTum. 

DESTROU... Gherchez à DES- 
TRO... Ex. destroucier à destro- 
cier^ etc. 

DESTRU... Gherchez à DES- 
TRO... les mots que vous ne 
trouverez pas ici. Ex. destrur à 
destror, etc. 



DESTRUIABLE 



— 136 - 



DETKÉS 



DESTRUIABLE adj, qui cause 
la perte, pernicieux. Et. destruire, 

DESTRUIANGE s./, destruie- 
xnent; destruisexnent; destruits. 

m. destruction. Prot^, destruzimén. It, 
distruggiménto. Et, destruire. 

DESTRUIËOR, sj, — truiére; — 
sëor, s/. — siére s. m. destructeur. 
Prot). destruydôr It, distruttôre. Et. 
destruire. 

DESTU... Cherchez à DESTO... 
Ex. desturber à destorber, etc, 

DESTUÏER destoïcr v, a. sortir 
d'un étui, d'une enveloppe; découvrir, 
exposer. Et. de, estuïer. 

DESU... Cherchez à DESO... 
Ex, desuan ; desur à desoan ; de- 
sor, etc. 

DESVÉ, - Qy cler- adj. affolé, fou, 
forcené, en délire, frénétique, furieux, 
enragé, insensé. Et. p. pas. de desver. 

DESVEÏER torj. desvoïer. 

DESVER, der-, deo- v. n. et a. 
perdre la raison; être, devenir fou, 
furieux, délirer; enrager, endêver. Et. ? 
Die^ propose deslpere avec changement 
.de l'accent *destpére? suivant d'autres 
romanistes de ex ripâre, aller à la 
dérive, comme delirâre, sortir du 
sillon f délirer'^ 

DESVERIE, der-; — voisons. /. 
folie, fureur, transport furieux, délire. 
Et. desver. 

DESVIER voy. desvoïer et dé- 
vier. 

DESVOI ; — voiement s. m. 
desvoie ; ~ voiance ; — voierie ; 

— voiableté s . /. action de s'égarer ; 
égarement; erreur de route; lieu écarté, 
chemin impraticable; détour. It. svia- 
mé.nto. Et. desvoïer; dis, via; des- 
voiable. 

DESVOIABLE adj\ qui égare; 
égaré; inaccessible. Et. desvoïer. 
DESVOÏER, desteïer, desvïcr, dev 

— V. a. et n. écarter du chemin, éga- 
rer, détourner, dévier, dévoyer ; s'égarer. 



Proc. desviâr. /^. disviâre, sviâre. Et. 
•disviâre pour deviâre de via, voie. Ne 
pas confondre avec deveer, devetàre, 
défendre, écrit quelquefois desvier, 
desvoier, ni avec dévier de vie, vita. 

DESWAROKER voy. desgar- 
rochier. 

DET... cherchez àDEST... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. DETRAVER à DESTRA- 
VER, etc. 

DET, deit s. m. deterie s. f. dette. 
It. débite. Et. àébitum. 

DETAILLËOR, sj. — Uiére; — 
lier s. m. tailleur; marchand détail- 
lant. Et. detaillier, couper et détailler. 
Resté en Angl. detailer, narrateur. 

DETAIRE s. m. circonstance don- 
née; temps. Et. *datârium de dà- 
tum, mot sav. 

DETÉ s. m. débiteur, endetté. Et. 
debitàtum. 

DETEMENT voy. ditement. 

1. DETËOR i?or/. ditëor. 

2. DETËOR, sJ. detére comme de- 
tor. 

DETERIE voy. det. 
DETIER voy. ditier. 
DETOR, SJ. détre s. m. deteréce, 

— sscy dat — s. f. débiteur, — trice. 
Prov. deptôr, sj. devéire. It. debitôre. 
Et. debitôvem, sj. débitor + e d*ap. 

DETORSE s. f. détournement; 
détour. Et. p. pas. fort de détordre. 

DETORTEÏS s. m. contorsions de 
douleur. Et. détordre. 

DETRAIËOR, sj. — iére s. m. 

— ieresse s. f. calomniateur — trice. 
It. detrattôre. Et. detraire avec le sens 
de calomnier. 

DETRAIT s. m. calomnie. Et. 
detraire, calomnier. 

DETRE voy. detor. 

DETRÉS, detriéSy detras prép. et 
adv. derrière ; au-delà. Prov. detrâs. 
Et. de, très, avec le sens de derrière. 



DETRI 



— 137 — 



DEVIS 



DETRI ; — ement s, m. detrie ; 

— iance s.f, retard, délai. Et. detrïer 1. 

1. DETRÏER c. a. mettre des obsta- 
cles; retarder, différer; nuire. EL de, 
*trlcàre pour tricâri, chicaner, 

2. DETRÏER v. a. séparer, trier. 
Et. detri^âre. 

DETRIÉS ooy, detrés. 

1. DEU voij. dé. 

2. DEU = del contr, de de le, du. 
DEUMENTI, — e adj. parjure à 

Dieu. Et, deu, menti. 

DEV... Cherchez à DESV... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex, dever; deverie à desver; 
desverie, etc. 

DÉVALÉE s. f. — lement s. m. 
descente; pente. Et. dévaler. 

DEVALER ti. n et a. descendre; 
tonaber, dégringoler, dévaler. Proo, 
devalâr, dav — . It. divallàre. Et. de^ 
•vallâre de vâllem. 

DEVANGIE s. /. avancement. — 
A la deoancie loc. adc. au devant. 
Et. p. pas. f. rfe devancier. 

DEVANCIER, — e adJ. premier ; 
précoce Et. devant. 

DEVANTAIL ; — tel s. m. ta- 
blier. Proo. davantâl. It. davanzâle. 
Et. devant. 

DEVANTÉE ; ~ telée s. f. con- 
tenu d'un tablier. Et, devant, — tel. 

DEVANTRIEN, — e — , terien, 

— train ; devantrier, — e , — tier 
adj. et s. antérieur, précédent ; prédé- 
cesseur; ancêtre. Et. de ab *anteriâ- 
nani, 'antériMm de an te. 

DEVEANCE s. /. — veements. 
m. défense, prohibition ; empêchement. 
It. divietaménto. Et. deveer. 

DEVEER comme veer. 

DEVENRES mij. divenres. 

DEVENS prèp. et adv. dans, de- 
dans. Et. de ab Intws. Écrit quelquefois 
devant. 

DEVENTRAIN. - e, — trien adj. 



intérieur ; de la vie spirituelle. Et. de 
ab *interânu de intérius. 

DEVENTRAINETÉ s. f. ce qui 
est intérieur : dispositions cachées; 
facultés de Tâme. Et. deven train. 

DEVER; deverie noy. desver, 
etc. 

DEVIAGE ; deviement s. m. 
déviance s. /. mort, trépas. Et. de- 
vïer 1. 

DE VICE s. /. richesse, abondance. 
Prof}. divlcias. It. dovlzla. Et. divltia. 

DÉVIÉ, deciet s. m. défense, prohi- 
bition; interdiction. Prov. devés. It. 
diviéto. Et. *de\étum de devetâre, 
deceer. 

■ 1. DEVIER, desc — v. n, et a. 
sortir de la vie, mourir; tuer. Et. de, 
vie, cita. 

2. DEVÏER voy. desvoïer. 

DEVILER V. a. insulter, honnir, 
mépriser. Cf. aviler. Et. de, vil. 

DEVINAGE ; — nail ; ~ nement 
s. m. — naille ; — naison ; — nan- 
ce ; — ne ; — nerie s. f. divination^ 
prédiction ; prophétie ; énigme, devi- 
nette; sorcellerie; conjecture. Prov>, 
devinâtge, devinâlh, — namén, — 
nâlha, — nânsa. Et. deviner. 

DEVINEL adj. divin. Proo. divi- 
nâl. Et. *divinâle. 

DEVIRON prèp. environ. Et. de, 
viron. 

1. DEVIS s. m. devise s. f. divi- 
sion, séparation ; distinction, marque 
distinctive, blason, devise, livrée; ser- 
vice ; plans, devis^ disposition ; volonté, 
désir ; testament, stipulation ; opinion ; 
entretien, récit, conte ; manière, qua- 
lité. — A decis, a deoisCj à souhait, à 
merveille. Proo. devis, — sa. It. divise^ 
divisa. Et. divlstf, divisa de divldere, 
dioiser. Resté en Angl. de vice, strata- 
gème et deoise. 

2. DEVIS,— e ac?/. divisé, exposé, 
fixé.Proc. devis. It. divise. Et. même 
que devis 1 . 



DEVISABLE 



- 138 



DIXARS 



DEVISABLE adj, que Ton peut 
diviser. Proo. devizâble. It, divislbile. 
Et. deviser. 

DEVISAGE; — sèment s. m. — 
saille; — sance; — sée s. /. comme 
DEVIS 1. 

DEVISE coy, devis 1 . 

DEVISER = diviser : partager; 
distinguer, choisir; imaginer, disposer, 
ordonner; tracer le plan; avoir l'inten- 
tion ; souhaiter, désirer ; exposer, racon- 
ter, dicter. Proxi. devisâr. It, et Et, 
•divisâre de divisum supin de divldere. 
Resté en AngLU) devise, imaginer ^ in- 
venter et léguer. 

DEVOGIOS, — e adj\ dévoué; 
dévot. Et, dévot. 

DEVORABLE adj, qui dévore, 
vorace . Prov . dévorâble . It , divorâbile . 
Et, dévorer. 

DEVORAGE; — rement s. m. 
action de dévorer; voracité. /<. divora- 
ménto.^^. dévorer. 

DEX... Cherchez à DESS... 

DEY... Cherchez à DEI... 

DEZ... Cherchez à DES... 

Dis. m, et f. jour. — Tosdis loc, 
ado. toujours. Prov, dia. Prov. et It. 
di, Et.àièm,*dl2i, 

DIABLIE voy, dëablage. 

DIAIN s. m. journalier. Et. •diânam 
de dlem. 

DIAIRE, dière s. m, journal, s.f, 
ration journalière. It, diârio, diâria. 
Et, diâriu, diâria, mot sav, 

DIAME s, m. diadème. Prov, It. et 
Et, diârfcma. 

DIASPRE, diaspe; diaspré, —pé 
s, m, drap de soie à fleurs ramages, 
arabesques ; étoffe diaprée. Prov. diâs- 
pre. It. diâspro. Et. jâspidem, jaspe. 
Le Fr, et le Prov. viennent de Vit. 

DICACE, duc— s.f. dédicace; fête 
patronale; foire. Et, dicâtio oa*dicâtia. 
Mot sav. 

DICAGE, dik —, dig — s. m, dio- 



querie, diq — s.f. impôt pour l'entre- 
tien des digues ; digue. Ei, Germ, die, 
digue. 

DIGENDRE voy. dissande. 

DIGQUIER, dik —, dig — v. a. 
endiguer; entourer de digues. Et, Germ, 
die, digue, 

DIE s. m. page, vassal. Prov. dia. 
Et. ? Germ, deo, id. ? 

1. DIEMAINE, meine — ; die- 
menche s, m.etf, dimanche. Prov. 
diménge, doménga. It. doménica. Et 
*dia«^tmània, dia(£oméneca, *dia pour 
dlem d'où Prov. dia. Cf. di. 

2. DIEMAINE adf. dominical, so- 
lennel. Et. comme diemaine 1. 

DÏER V, a, dédier, consacrer. Et. 
dicâre. 

DIËRE voy, diaire. 

DIETER V. a: nourrir ; diriger. Et. 
diète. 

DIEUMENTI voy. deumenti. 

DIFFAMABLE adj. diffamant; 
diffamatoire. Et, diffame. 

DIFFAME, rfû/— ; — -mement s. 
m. diffamée ;— meté ; — meure s.f. 
infamie, déshonneur, honte. Et. diffa- 
mer. Disfâma aurait donné desfame, 
diff — ^féminin, 

DIFFUGE s. m. échappatoire, sub- 
terfuge. Et. disfùgium de fugire. Mot 
sav. 

DIGAGE voy. dicage. 

DIGART s, m. éperon. Et. ? Germ. 
dag, percera 

DIGNAISON s. /. action de dai- 
gner, condescendance. It, degnaziône. 
Et. •dignatiône/n. 

DIGUIER voy. dicquier. 

DIKAGE; dikier voy. dicage; 
dicquier. 

DILUN, delun, — luns s, m. lundi. 
Et. Prov. dilùn, die Kmœ, 

DIMARS, do —, de — s, m ino. 
mardi. Et, Prov. dimârtz, die Mârtis. 



r 



DIMEBGRE - 139 — 

DIMERGRE, demesque 8, m. mer- 
credi. Et,Prov, dimércre, die *Mèrcuri 
pour Mercùrii . 

DIOES, dtue§ s. m. inv. jeudi. Et. 
Prov. dijôus, die Jôeis, 

DIORË = décoré sac. Et. àQC0Tà,tu. 

DIPTAIN voy. ditain. 

DIQUAGE ; diquier voy. dicage ; 
dicquier. 

DIS... Et. de ex, dis /orme savante 
de DES... Cherchez à DES... Ex. 
disconfés; discort; dispers à des- 
confés; descort; despers, etc. 

1. DIS AELE acfy. exprimable. Et. 
dire. 

2. DISABLE adj. inhabile, im- 
propre. Et. mot sae. dis, habile. Resté 
en Angl. to disable, rendre incapable. 

DIS AIN, — e, di;i — adj. dixième. 
Et. dis, dix. 

DIS ANGE ; — série s. /. ce que 
l'on dit, prononce. It. dicerla. Et. dire. 

DISGREPANGE s.f. divergence, 
désaccord. It. discrepânza. Et. mot 
savanty discrepâre. Resté en Angl. dis- 
crepance, contradiction. 

DISENOVAIN, — e adj. dix-neu- 
vième. Et. dece/n et •novânam de 
nôvem. 

DISETOS, — e adj. qui manque, 
pauvre, malheureux. Et. disette. 

DISMAGE ; dismeron s. m. dis- 
merie s.f. droit de dîme; terre sujette 
à la dîme. Prov. deimarla. Et. dismer. 

DISME adj. des 2 genres dixième. 
JProo. désme, deime,/. désma. It. déci- 
me, /. décima. Et. décima + e d*ap. ; 
déctma. 

DISMËOR, sj. — mère s. m. per- 
cepteur de la dîme. Et. dismer. 

DISMER 0. a. lever la dlme ; dé- 
pouiller; décimer. Prov. desmâr. It. et 
Et. •dectmârc de décimum, disme. 

DISNÉE s. f. dîner ; durée d'un 
dîner. Et. p. vas. de disner. 



DIVEBSEB 

DISNETÉ, disnité formes de di- 
gnité. 

DISOR s. m. arbitre, juge. Prov. 
dizedôr. It. dicitôre. Et. dire. 

DISSANDE, — endrCy dicendre 
s. m. samedi. Proe. dissâpte, dissâde. 
Et. die sàbbatt -h e d'ap. 

DITAIN^ diptaim s. m. dictame. 
Prov. diptâmni. Et dictàmnum. L7^. 
dittamo a conservé l'accentuation 
grecque ^txra^vov. 

DITELET s. m. dim. de ditié. 

DITEMENT^ — det — s. m. dictée ; 
dit, leçon ; édit. Prov. dictamén. It. 
dettaménto. Et. *dictaménta/n de dic- 
tàre, ditier. 

DITËOR, sj. ditiére s. m. auteur, 
compositeur, poète ; crieur. Prov. dic- 
tâdor, sj. dictâire. H. dettatôre. Et. 
ditier 1. 

DITIÉ s. m. composition, œuvre en 
vers ou en prose. Prov. decbât, dictât. 
It. dettàto. Et. *àiQ.\Atum de dictâre, 
ditier 1. Resté en Angl. ditty, chanson^ 
ballade. 

1. DITIER = dicter forme sav. : 
écrire, composer ; enseigner. Proc. 
ditâr. It. dettâre. Et. dictâre. 

2. DITIER, deitier^ doitier v. a. 
indiquer du doigt; guider, conduire; 
manier. Et. 'dig^târe de digitum, deit, 
doity doigt. Ditier, dictâre, et ditier, 
•digitâre, ont été confondus. 

DIUES voy. dioes. 

DIVA interj. servant à interpeller, 
appeler, exciter : Allons ! dis donc ! 
or ça 1 Et. les deux impératifs di, va. 

DIVE adj. f. divine. It. diva. Et. 
diva. 

DIVENRES, dev — s. m. inv. 
vendredi. Prov. divéndres. Et. die 
vénérés + e d'ap. et d euphon. 

DI VERSER V. a. diviser^ varier, 
changer. Prov. diversâr. Et. *diversâre 
de diversum. 



a-fcff 



DIVEHSEHIE 



— 140 — 



DOIS 



DIVERSERIE s. /. diversité, 
changement. Et. diverser. 

DIVERSOIRE 8, m. auberge, hôtel- 
lerie, maison de refuge. Et. mot sac, 
diversôrium, dev — , ici, 

DIVIN AGE ; divinail, etc, formes 
sac. de devinage^ etc. 

DIVIS ; divise ; diviser formes 
sav. de devis ; devise; deviser, etc. 

DIZ.... cherchez à DIS.... Ex. 
dizain à disain, etc. 

DOAGE, douage = douaire. Et. 
Motâticum, Moât] 4- e d'appuij comme 
dalmâtica donne les deux formes dal- 
mage et dalmaire. 

DOAGIER, — e^ douagier adj. et 
s.f. douairier, douairière. Et. doage. 

DOARÏER, douairier c. a. donner 
un douaire, doter. Et. douaire. 

DOBER^ douter o. a. et rèfl. armer ; 
s'armer ; garnir. Et. Germ, dubban, 
frapper. Angl. to dnb, frapper et ar- 
mer chevalier. Cf. adober. 

DOBLAIN, — e; doblentin, — e 
comme doblier 1. 

DOBLËOR, sj. — blére s. m. celui 
qui rend au double. Et. doubler. 

DOBLEQUIN,— e, douhlekin adj. 
à double maille. Et ? doble, et la ter- 
minaison diminutitie fiam. quin f 

DOBLERIE ; dobléce, — sse ; 
dobleté ; — leûre s. /. duplicité. It, 
doppiézza. Et. doubler. 

1. DOBLET ; — tin comme do- 
bUerl. 

2. DOBLET s. m. étoffe pliée en 
double, vêtement doublé ou fourré; 
courte pointe, gilet, chemise, tenture, etc. 
Et. dim. de double. 

1. DOBLIER, — e, douh — adj. 
double, doublé, à doubles mailles, en 
double. Épithète banale de haubert et 
de heaume. — au fig. double, faux, 
perfide. Prov>. dobllér Et. -•duplâriw, 
duplâria. 

2. DOBLIER s. m. objet plié en 



double ou doublé : nappe, serviette, 
drap, tapis, vêtement, bourse, bissac, 
besace; chandelier à deux branches; 
mesure de vin double. Prov. doblér. It. 
doppiére. Et. duplâri^m. 

DOGHE, doques.f. patience, herbe. 
Et. Germ. Angl.-Sax. docke, id. 

DOGTRINER, et ses dérivés, von. 
dotrlner, etc. 

DODIN, — e adj. trompeur. Et. ? 

DODINE s. /. sorte de sauce. Et. ? 

DODINER V. n. bercer, dodeliner, 
branler. Et. ? dodo mot enfantin pour 
dormir ? 

DOË ;— ëlise s.f. doëment ; doëlis 
s. m. dot, douaire ; dotation. It. d6te, 
dotaménto, dotallzio. Et. doér, douer, 
sav. doter. 

DOEL voy. dol. 
. DOËT, douet comme doit 1. 

DOI, dui sj. de dos, dous, deux. 
Prov. It. anc. et Et. dùi. 

DOIBLE, deihle = débile, sav. 
faible. Prov. diéble. H. débole. Et. dé- 
btle 4- e d'ap. 

1. DOIE, deie s.J. doigt. It. le dlta. 
Et. digïïa pi. n, pris pour sg. f. 

2. DOIE voy. duie. 

D OIGNON = dongeon, donjon. 
DOILE voy. doille 3. 

1. DOILLE, douille adj. mou, 
tendre ; faible ; délicat, douillet. Prov. 
dùctil. It. dùttile. Et. ductile + e d'ap- 
pui. Ductile en est la forme sav. 

2. DOILLE s. f douille, robinet, 
cannelle. Et. •dùc^i/e, canal. 

3. DOILLE, deile, doile = douelle : 
douve, pièce de bois ; tonneau ; pièce de 
terre. Et. Germ. Sax. del^ partie. 

DOILLIANGE voy. doliance. 

DOINE, doisne adj. maigre, chiche. 
Et.^ 

DOIRE voy. duire. 

1. DOIS, doijgy duis s. m. et f. inv. 
même sens que doit 1. Prov. dotz. It. 



DOIS 



— 141 — 



DOME 



dôccia. Et, •dùctiu, •dùctia /)owr dùctio, 
conduite d'eau. 

2. DOIS, dels s. m. int>. = dais et 
disque sav. : table, table à manger, 
table d'honneur ; estrade, dais, balda- 
quin ; tenture. Prov. deis. It. désco. 
Et. dUcti. Dais en Angl. a conseroé 
tous les anciens sens de table d'hon- 
neur, estrade, etc. La forme sav, desk 
signijie pupitre, lutrin] et disk, disque. 

DOISIL, duisil, dousil, dusil s. m. 
fausset, robinet. Et. dim. de dois 1. 

DOISILLIER, — lier t. n. couler 
par le 'fausset ; jaillir. Et. doisil. 

DOISNE voy. doine. 

1. DOIT, duit s. m. conduit, gout- 
tière ; canal; courant d'eau, ruisseau; 
fontaine. Et. dùctu, conduite, aqueduc. 

2. DOIT, — e adj. savant, instruit. 
It. dôtto. Et. dôctw, dôcta. S'est con- 

fondur acec duit/). pas. de duire. Voy. 
ce mot. 

3. DOIT graphie régulière de doigt. 

1. DOITIER voy. ditier 2. 

2. DOITIER, deitier s. m. étui à 
bagues. Et. doit 3. 

BOITRINER, et ses déricéSy voy. 
dotriner, etc. 

DOIZ voy. dois. 

DOL, doelf duel graphies de deuil 
= douleur. 

DOLCINE, doue — ; doiçaine, 
doussaine, — eine s. f. instrument de 
musique : hautbois, et plus tard basson. 
Et. dim. de doux. 

DOLEIR voy. doloir. 

DOLENT, — e adj. qui se lamente, 
malheureux, qui souffre, pitoyable. Et. 
p.pr. de doloir. Lef. dolente irrégulier 
se rencontre très anciennement, dès le 
XI' s. 

DOLENTE s. f. douleur, chagrin, 
tristesse, misère. Et. dolent. 

DOLENTIF, — ve, — tij — e adj. 
souffrant, douloureux, endolori. It. do- 



lenzlto. Et. *dolentiva, — tlva de do- 
lentem, dolent. 

DOLEQUINs. m. poignard, dague. 
Et. Germ. dim. de dolch, id. 
\. DOLER toy. doloir. 

2. DOLER V. a. travailler, aplanir 
avec la doloire. Prov. dolâr. Et. do- 
lârc, id. 

l.DOLEÛRE s. f. doloire; coup 
de doloire, échancrure. Et. doler 2. 

2. DOLEÛRE s.f. souffrance, peine. 
Et. doler 1. 

DOLGIË voy. delgié. 

DOLIANGE ; doloison s. f. dou- 
leur, plainte, affliction, tristesse. Prov. 
dolénsa. It. dogliânza. Et. doloir. 

DOLOIR, — 1er, — lirv. n. impers, 
a. et rèjl. souffrir, faire mal, déplorer, 
se plaindre, s'affliger, se lamenter. 
Prov. dolér. It. et Et. dolér^. 

DOLOS, — e adj. rusé, trompeur, 
malicieux. It. dolôso. Et. dolôsa, 
dolôsa, id. 

DOLOSÉE s. f. — sèment s. m* 
douleur, plainte, gémissement. Et. 
doloser. 

DOLOSER doulouscr v. a. rèfl. 
et n. affliger; plaindre \ — se plaindre, 
se désoler ; gémir. Et. f 'dolorâre avec 
le changement de v en s, comme dans 
chaise pour chaire ? 

DOLSE voy. dosse. 

DOLSINE voy. dolcine. 

1. DOM X' s. s. m. maison. It. 
duômo, in dômum Déi. Et. dômu. 

2. DOM voy. dan 1. 
DOMAINE voy. domaine. 
DOMARS voy. dimars. 

d.DOME, dosnCf donc = dame. 
Prov. dômna, dôna. It. donna. Et. 
•domna,*dônna jDoar domina. Cf. dan 1. 

2. DOME dans l'expression temple 
dôme, témplum Dômini, temple du 
Seigneur, de Dieu. 



DOMÉE 



~ 142 — 



DORMEMENT 



DOUÉE s. f, dimanche, messe da 
dimanche. Et, ? dom 1 ? 

DOMENTRES toy . demen - 
tiers. 

DOMESGHE, dam — adj, domes- 
tique, privé, apprivoisé, cultivé. Proe, 
domésque. It. doméstico. Et. domés- 
ticu, domésch -f e d'op., — éstica. 

DOMESGHIER, — csgier c. a. 
apprivoiser; greffer. Proo. domesgâr. 
It. domesticàre. Et. •domesticâre, do- 
mestchâr, — estjâr. 

DONDAINE s. f. machine à lan- 
cer des pierres ou des traits ; le trait lui- 
même. Et. ? 

1. DONE voy. dôme 1. 

2. DONE ; donoison, — naison ; 
— naille s. /. donement s. m. don ; 
donation ; fiançailles. Proo. dôna, do- 
naz6, donamén./^. donaziône.jE'^. dôna, 
pi. n. pris pour sg. f. ; donatiônem ; 
doner. 

DONÉE s. f. distribution de pain, 
d'argent; gratification. Proo. donâda. 
Et. p. pas. /. de doner. 

DONEÏER, et ses dérioès, ooy. 
donoïer. 

DONET s. m. la. grammaire de 
Donatus ; le donat, le rudiment. 

DONGERER, dan — o. n. et a. 
dominer; traiter en maître, craindre. 
Et. dongier. 

DONGIER, dan — s. m. V puis- 
sance, pouvoir, domination ; volonté ; 
droite puissance maritale ; domaine. 
2" danger, péril ; crainte ; refus^ man- 
que. Proo. dangier. Et. •dominiâriam, 
•domnjiàr de dominium. En Angl. 
danger n'a plus que le sens actuel de 
péril, 

DONNE ooy. dumne. 

DONOI, donei ; donoiement s. m. 
plaisir, galanterie, cour assidue, flir- 
tage ; réjouissance. Proo. domnéi, 
dompneyamén. It, donnéggio, donneg- 
giâménto. Et, donoïer. 



DONOIËOR, sj. donoîére s. m. 
amant, galant. Proo. dompneiadôr, sJ. 
— neiâire. It. donneggiatére. Et. do- 
noïer. 

DONOÏER, dosn —, dorn —, — 
neïer r. n. et a. courtiser, faire le 
galant Proc. domneiâr./^. donneggiâre. 
Et. done 1 , •dominicârc /)oar la forme, 
non pour le sens. 

DONOISON ooy. done 2. 

DONSEL; donseler ooy. dan- 
zel ; danzeler. 

DONT = donc : alors. Et. tune ? et 
dont. Et. de ùnde. 

DONTEORE, dant — s. f. ac- 
tion de dompter. It. domatûra. Et. 
douter, danter^ dompter. 

DONTRE ooy. dentre. 

DOQUE ooy, doche. 

DOR, doury dur s, m. la largeur de 
la main ; petite mesure équivalant au 
poing fermé, au tiers du pied, souvent 
employée pour signifier « peu de chose • 
un pouce, deux doigta etc. darne. Proo. 
dorn. It. dorône. Et, *d6rnum du Celt. 
dorn, main. 

DORDEILLIER/réç. de dorder. 

DORDER, dourder o, a. heurter ; 
battre, rosser. Et. ? 

DORDERET s. m, monnaie d'or 
valant 16 sous parisis. Et, ? 

DORELOT, dorcnlotj dorlot s, m, 
mignon, chéri, bien aimé, favori ; boucle 
de cheveux, toupet, ornement de tôte ; 
ruban, colifichet, brimborion ; mignar- 
dise ; — refrain de chanson. Et. Celt, 
dawr chéri; llawd garçon. 

DORELOTERIE s, f. rubanerie. 
Et. dorelot. 

DORELOTËOR; — tier, dorl—s. 
m. rubanier, mercier. Et. dorelot. 
DORENLOT ooy. dorelot. 
DORLOT, etc. ooy. dorelot, etc. 
DORMEMENT ; dorment s. m , 
— merie ; — mison s. f. sommeil. 
Proo. dormiciô. Et. dormir. 



DORMËOR 



- 143- 



DOY... 



DORMËOH = dortoir. Prot^, dor- 
midôr. It, dormentxirio, — mitôrio. 
Et. diOimitànum . 

DORMILLIER o. n. sommeiller. 
Proo. dormitâr. It. dormicchiâre . Et. 
•dormitalâre dim, de dormitâre, avoir 
enoie de dormir. 

DORMILLOS, — e ddj. endor- 
mi ; paresseux. Proo, dormilhôs. Et. 
dormillier. 

DORNE 8. /. giron, Ublier. Et. ? 

DORNEQUIN s. m. espèce de 
navire. Et. ? 

DORNOÏER voy. donoïer. 

DORVEILLE s. f. état d'assou- 
pissement entre la veille et le sommeil ; 
simulation du sommeil. It, dormivé- 
glia. Et, dorveillier. 

DORVEILLIER u. n. être à moi- 
tié endormi. Et. dormir, veiller. 

DO SAIN, — e, — sain^ — sin adj, 
douzième. Proc. dotzén. Et. douze. 
Le /. seul est resté : Fr. douzaine 
Proo. dotzéna. It. dozzlna. 

DOSIL ooy, doisil. 

DOSNE ooy. dôme 1. 

DOSNEÏER, — noîer ooy. do- 
noïer. 

'DOSQXJ'B ooy . dusque. 

DO S SAINE ooy. dolcine. 

DOSSE» dolse s. /. écorse, gousse, 
écosse. Proo. délsa. £^? dôrsa, dos 
pi, n. pris pour sg. f.f 

DOSSËE s. /. coup d'épaule, de 
dos ; coup sur le dos. Et. dos. 

1. DOSSEL s. m. dossier, dos; 
appui, pupitre. It. dossâle. Et. •dor- 
sale, Mossàle de dôrsum, dos. 

2. DOSSEL s. m. rideau, tenture, 
ciel de lit. Et. dim. de dois 2. Ces 
deux mots souoent confondus . 

1. DOSSERi?. a. frapper sur le 
dos. Proo. dossâr. Et. dos. 

2. DOSSER 0. n. et a. produire 
des gousses ; frotter d'une gousse d'ail . 
Et. dosse. 



DOSSERET s. m. V dais, tenture; 
2* dossier. Et. dim. de dois 2 et de dos. 
Cf. dossel. 

DOTABLE adj. redoutable ; qui a 
peur ; douteux. Et. doter. 

DOTE, doute ; doterie ; — tance, 
Pic. — che ; — taison, — toison ; do- 
tancion, dout—s.f. dotemnt, dout — 
s. m. crainte, peur, épouvante; doute. 
Proo. doptânsa, doptamén. It. anc. 
dôtta. Et. doter, Mubttântia, dubttatiô- 
nem. 

DOTER = douter : redouter, crain- 
dre. Proo. doptâr. It. anc. dottâre. It. 
mod. et Et. dubitâre. En Angl. to 
doubt a conseroé les deux sens de 
craindre et douter. 

DOTOS, — e ; dotii, — ve ; do- 
tible, dout — adj. craintif, peureux ; 
redoutable. Proo. doptôs. It. anc. dot- 
t6so. Et. dote, doter. 

DOTRINAGE; — nement, doit 
— s. m. science, instruction, savoir ; 
enseignement . Et. *doctrinâticum, *doc- 
trinaméntw/w de •doctrinâre, dotriner. 

DOTRINAL, doitrinel adj. et s. 
m. qui instruit ; manuel. Proo. doctri- 
nal. It. dottrinâle. Et. doctrinale de 
doctrlna. 

DOTRINËOR, sj. — nére s. m. 
celui qui enseigne, savant. Proo. doc- 
trinadôr, sj. — nâire. Et. dotriner. 

DOTRINER, doitriner o. a. ins- 
truire, enseigner, apprendre, élever. 
Proo. doctrinâr. It. dottrinâre. Et, 
•doctrinâre de doctrlna. 

DOU... Cherchez à DO... Ex. 
douage;doublier; douter; douille; 
douber à doage ; doblier ; doter ; 
doille ; dober, etc.j etc. 

DOUSSAINE , dousseine ooy. 
dolcine. 

DOX... Cherchez àDOSS... Ex. 
doxel à dossel, etc. 

DOY... Cherchez à DOI... Ex. 
doye à doie, etc. 



DOZ. 



— 144 - 



DRUGIER 



DOZ... Cherchez à DOS... Ex. 
dozain à dosain, etc, 

DRAGHE ; drachier oo^. dras- 
che ; draschier. 

DRAGERIE ; dragie s. /. sucre- 
ries, dragées. EL dragée. 

DRAGONIER s, m. porte-enseigne. 
Et, dragon, enseigne, 

1. DRAGUES./, pie? 

2. DRAGUE = drague : résidu de 
Torge qui reste dans le brassin. Prors. 
drêico. Et, Germ, Nor, dragg, lie, AngL 
dreg, liey dépôt, 

3. DRAGUE = drague : pelle, ma- 
chine à curer. Et, Germ, AngL-Sax. 
drâge, Angl. drag, crochet, drague. 

DRAONGLE, dranclCy raoncle^ 
rancle s. m, ulcère ; furoncle ; maladie 
de peau ; plaie suppurante ; abcès ; dra- 
gunculus. Et. dracuncwla + e d'ap, 
mot sac. ècorché par le peuple, dïm. 
de dracônem, petit serpent et en méde- 
cine, ulcère serpigineux. 

DRAONGLER, drancler^ raon- 
cler, rancler v, n, suppurer. Et. draon- 
cle. 

DRAP AILLE ; — pèle ; — pille ; 
— pouille s. J, vêtement ; dépouille ; 
guenille. Et. drap, habit, 

DRASGHE, drache = drêche : 
résidu d'orge germée, de raisins^ de 
graines. Et. Germ. Ane, haut AU. 
drescan^ mod, dreschen, battre le blé, 

DRASCHIER, drachier adj, man- 
geur de drêche. Et, drasche. 

DRAVIE ; — viére s, f, mélange 
de grains ; fourrage mêlé. Et, f 

DRÉGE, dresse y Pic. drêche ; 
dressiére, dreciére s. f. sentier, rac- 
courci. Et, drecier, dresser. Resté en 
Angl, dress, toilette, etc. Revenu sous 
la forme italienne drlzza, dri-^se, ma- 
nœuvre pour hisser, dresser un pa- 
villon, etc. 

DRECIE, — ssie. Pic. drechie s.J. 
rangée de plats, mets sur le dressoir^ 



service de table. Et. drecier, dresser, 
servir à table, 

DREIT... Cherchez à DROIT... 

DRESSE. ; dressie, etc, voy. 
dréce ; drecie. 

DRINGUET s. m. jeu de dés. Et? 

DRINQUER, — ker = trinquer : 
boire ensemble. Et, Germ. Goth. trig- 
kan^ mod. trinken, boire, AngL to 
drlnk. 

PRINQUERIE s.f, buverie, action 
de trinquer. Et. drinquer. 

DRODMONT voy. dromon. 

DROË s.f. ivraie, droc. Et. f 

DROITOR; — tise «. /. forme 
droite ; droiture. Et, droit. 

DROITOÏER, — teïer, — tîerv, n. 
se justifier en justice. Et. droit. 

DROITUREL ; droiturier, — e 
adJ, légal, droit, juste ; naturel, sincère, 
honnête. Et, droiture. 

DROITURER v, a, redresser, ré- 
gler, faire droit, rendre la justice. Proc. 
drechurâr. Et. droiture. 

DROMON, dromont, drodmont, 
drodmund XP s. = dromont : navire 
de course, de guerre. Prov, dromô. EL 
•dromônc/n, $p6[jiMv, navire rapide, de 
$p6iioç, course, 

DRU... Cherchez à DRO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. drumon à dromon, etc. 

DRU, — e, drut XP s, adj. et s. 
fertile, gros, fort ; ami, favori, fidèle ; 
amant, amante. Prov, drut. It. àrùdo. 
Et. *drù^M, Mrù^a du Germ. ahall. 
drut^ ami, ou du Celt. dlnto, fertile, 
et Gaël, druth^ garçon, serviteur, 

DRUERIE s.f. amitié, affection; 
amour, galanterie ; cadeau, bijou. Prov, 
drudarla. It, druderla. Et. dru. 

DRUGE s. /. provision ; abon- 
dance ; jeu, plaisanterie. Et. drugier. 

DRUGIER tJ. 71. jouer^ plaisanter, 
folâtrer; pousser dru, devenir fort. EL 
dru. 



DRUJON 



145 — 



EAVE 



DRUJON, drugon s, m, ami. Et. 
dira, de dru. 

DU... Cherchez à DO.., les mots 
que vous ne trouverez pas ici 
Ex. Dublier à Doblier, etc,^ etc. 

DUC voy. dusque. 

DUGAGE voy. dicace. 

DUGHEALME, ducheaume, — 
cheame s. m, ducheé s./, duché. Et. 
*ducùlimen + e d*ap. comme royaume, 
•regâlimen, ^ànca^tAtem de dùcem, duc. 

DUESQUE 00//. dusque. 

DUI coy. doi. 

1 . DUIE, dote 3. /. cruche. Proc. 
It. et Et. dô^a, ^o^îj, v^asey mesure pour 
les liquides. 

2. DUIE, doie s. f. conduite d'eau ; 
cours d*eau, ruisseau. Et. duire. 

DUIÉREs./. conduit; terrier, re- 
traite. Et. duire. 

DUIOR, sj. duiére s. m. comme 
duitor. Et. duire. 

DUIRE, doire b. a. et n. V con- 
duire, diriger ; 2° instruire, enseigner ; 
former, façonner, élever; convenir, ser- 
vir, profiter. Prov. dùire. It. dùrre, 
dôcere. Et. 1" diicerc -f- e d'ap. 2° 'dô- 
cere pour docére. 

DUIS voy* dois 1. 

DUISABLE; — ible adj. conve- 
nable. Et. duire. 

DUISON s.f. éducation, instruc- 
tion; adresse. Et. duire. 

DUIT, — e adj. habile, propre à; 
savant, instruit. Prov. duit. Et. p. pas. 
de duire. Cf. doit 2. 

DUITOR, sJ. duitre s. m. conduc- 



teur, guide, chef. Prov, ductôr. It. dut- 
tôre. Et. ductôrcm,dùctor. + e d'appui. 

DUM... Cherchez à DOM... Ex. 
duxnentres à doxnentres, etc. 

DUM, dun; dumet s. m. duvet. 
Et. Germ. Nor. dun, id. Angl. down. 

DUMNE, dunne, donne conj. 
interrogative est-ce que? Et. dumne? 
dum nam? ou simplement donc ne? 

DUN... Gherchez à DON... Ex. 
Dunoïer à Donoïer, etc. 

DUN voy. Dum. 

DUNNE voy* DUMNE. 

DURABLETË; durance s. f. 
durée, perpétuité. Prov. durabletât. It. 
durabilità. Et. durer, durable. 

DURÉGE, — sses.f. dureté. Prov. 
duréssa, duricia. It. durézza. Et. *duri- 
tia. 

DUREÙROS, — e adj. malheu- 
reux. Et. dur, euros. 

DURFEÛ, — e adj. malheureux, 
pitoyable, misérable. Et. dure, *îa.tûtu 
pour fatâtum, ou Germ. Nor. thurfi, 
besogneux; ahall.dvirten ; mod. diirfen, 
être dans le besoin. 

DUSIL voy. doigil. 

DUSQUE, dusques, dusqe, dosquCy 
duesque, desque, deque, deske^ dekeSf 
juesquc^jesquCy josque = jusque. Prov. 
duésca, jùscas. Et. de ùsque, *di ùsque, 
•djùsque. Cf. juesque. 

DUT... Gherchez à DOT... Ex. 
Duter à Doter, etc. y etc. 

DY... Gherchez à DI... Ex. Dy ; 
Dyablie; Dysme à Di; Diablie; 
Disxne, etc. 



E 



E. . . Gherchez à ES. . . les mots 
que vous ne trouverez pas à E . . . 
Ex. ebaldir à esbaldir; eche à 
esche; eduire à esduire, etc., etc., 
etc. Cf. es... 

1. É voy. ée. 

2. É voy. es. 



Et. 



3. É = et conj. Prov. et. It. e. 
et. C/. éd. 

ËAGEMENT, aag — s. m. majo- 
rité. Et. ëagier. 

ËAGIER, aagier v. a. déclarer ma- 
jeur. Et. aage, éage, âge. 

EAVE, eawe, caue voy. éve. 

10 



EB... 

EB... Cherchez à ESB... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex, ebanoïer à esbanoYer, etc. 

ËBE s. /. jusant, reflux. Et. Germ. 
Holl. ebbe, Angl. ebb, id, 

EG... Cherchez à ESC... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. ecerveler; echars; echier, 
etc. à escerveler; eschars; es- 
chier, etc., etc. 

EG, ech toy. ek. 

ED = et conj. detant un mot com- 
mençant par une voyelle. Prov. et. It. 
éd. Et. et. Cf. é 3. 

ED... Cherchez à ESD... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. eduire à esduire, etc. 

EDÉ noy. eé. 

EDEFI ; ~ fiage ; — fiement s. m. 
—fiances. /. édifice, construction. It. 
ediflzio, — ficaménto. Et. edefier. 

EDEFIËOR, sj. — fiére s. m. — 
fieréce, — $se s. f. maçon, construc- 
teur, architecte. Et. edefier. 

EDET t>oy. eé. 

1. ÉDRE s. m. eider; plumes déci- 
der, édredon. Et. Germ. eider. 

2 ÉDRE v>oy. errel. 

EDRER t>oy. errer. 

ËE, hèe s. f. ep, ef, é s. m. abeille. 
It. âpe. Et. âpe/n. Ep, ef, é vient en 
effet rf'âpem. Ée a dû probablement 
passer par abe, éve <i'*âpa *âba dont il 
ne reste que le dim. avette. 

EË, heèy aè, edety edé (XP s.) s. f. 
et m . âge ; vie, existence, cours de la 
vie ; temps. It. età. Et. sdtéitem. 

EP voy. ée. 

EP... EPF... cherchez à ESP... 
Ex. effestuër, effondre^ etc. à 
esfestuër, esfondre, etc. 

EG... cherchez à ESG... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex egrafer à esgraler, etc. 



146 



EISSILLIER 



EGAILLIER v. a. égaliser ; éten- 
dre également, répandre uniformément. 
It. eguagliâre. Et. •ecqualiâre rf'œquâ- 
lem, ivelj égal. 

EGANCE 3. f. égalité, division 
égale. Et. •ecquântia. Cf. ivance. 

EGENT adj. manquant de tout, 
pauvre. It. et Et. egénte. 

EGROT, — e, engrot adj. et s. ma- 
lade; maladie. Et. egrôta, egrôta^Za 
forme engrot a été peut-être influencée 
par Heingre. 

EGROTEMENT, engrot - , en- 
crout — 8. m. — taison s. /. maladie. 
Et. egroter. 

EGROTER, engroter, encroûter o. 
n. être malade; tomber malade. Et. 
egrotâre f ou directement rf'egrot ? 

\ . ËGUE voy. aiguë. 

2. ËGUE voy. iéque. 

EGUER 0. a. égaliser. Et. •ecqiiâre 
pour aequâre. Cf. iver. 

EH... cherchez à 'EBHi... Ex. 
ehaitier à eshaitier, etc. 

EHUR voy. eûr. 

EIL voy. el 1. 

EINGEIS, — çois coy. ainceis. 

EINZ^ eins voy. ainz. 

1 . EIR voy oir. 

2. EIRvoy. erre 1. 
EIRE, eirre voy. erre 1 . 
EIRER voy. errer. 
EIS coy. es 2 et 3. 
EISIL voy. aisil. 

EISLORS, eslors ade. là-dessus, 
dans ce moment même. Prov. epslôr. 
Et. eis, lors. Cf. es 3. 

EISSËLE comme aisséle. Cf. 
aissill. 

1. EISSEMENT, iss -- s. m. 
sortie. Et. eissir. 

2. EISSEMENT ode. toy. ense- 
ment. 

EISSIL voy. essil, aissil et çdsil. 
EISSILLIER voy. essiUier. 



EISSIR 



— 147 — 



EMINAGE 



EISSIR, issir, ensii% oissir, us — ; 
istre 0. n. et a, sortir. Prov. issir. It, 
esclre, use — . &. exlrc. Dans la forme 
ensir, n est intercalée comme dans 
ensement. ÇJ\ ce mot. 

EISTREcor/. estre. 

EIVE, eiœe voy, éve. 

EK, ekCy ec, ech ado. voici, voilà 
— ekevos, id. Prov. ec. It. écco. Et. 
écQum. Cf. es 2. 

1. EL, eil, al pronom neutre, adj. et 
adv. autre; autre chose; autrement» 
Prot>. al. Et. âliud *âlid (Lucrèce^ Ca- 
tulle), 'âlc. 

2. EL pron. f elle. IL élla. Et. 
111a? 

3. EL = il. /ïJ. égli. Et. nie. 

4. EL contr. pour en le. /^. nel. 
EL... Cherchez à ESL... les 

mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. elochier à eslochier^ etc., 
etc. 

ELEG voy. ilec. 

ELEITRE, eleutre s. m. compo- 
sition métallique, sorte de bronze. Et. 
eléctrum, tq^êxt^ov, alliage métallique et 
succin ou ambre jaune, d'oii électricité, 
etc. 

ELEITRIN, — e adj. d'eleitre, de 
bronze. Et. eleitre. 

ELENGHE s. m. argument. It. 
elénco, catalogue et argument. Et. f 
èlêyx<^iv, réfuter f 

ELEUTRE v)oy. eleitre. 

ELEVAIN, — mn voy. alevin. 

ELIÇON, esl — s. f. élection, 
choix. It. eleziône. Et. electiônem. 

ELIN, — e adj. de noble naissance, 
noble, illustre. Prov. adelénc. Et. 
*adalingum du Germ. adalinc, id. 

ELISËOR, sj. -— sére, eslis — s. 
m. — seréce, — sse, esl — s. /. celui^ 
celle qui choisit, électeur. Et. eliser. 

ELISER, eslisier v. a. choisir. Et. 
•electiare rf'eleetum, élit. 



ELIT, — e, es lit adj. choisi, distin- 
gué. It. elétto. Et. eléctw^ — écta. 

ELITURE, eslit — s. f. élite, 
choix. Et. élit. 

ELME voy. helme. 

ELUSER V. a. se jouer de, s'amu- 
ser. Et. *elusâr<? c^'elùsum supin d*é\tr 
dere, id. 

EM voy. om. 

1. EM... Et. in, en, dans, voy. 
en... 1. En composition, la prép. en 
exprime le mouvement vers, l'intro- 
duction. Très souvent en ne modifie 
pas le radical : embaillier = bail- 
lier, etc. La règle latine, adoptée par 
l'orthographe moderne française, con^ 
siste à écrire em... devant b, p, e^ m : 
embaumer, emporter, emmurer, etc.. et 
en... devant toutes les autres lettres : 
encaisser, endurer, enfermer, etc., etc., 
mais la graphie du moyen âge ne se 
soumettait nullement à cette règle et 
Von écrivait indifféremment embatre 
et enbatre ; empeindre et enpeindre, 
emmaladir et enmaladir, etc., etc. La 
graphie avec en... est même plus fré- 
quente et plus logique, cette préposi- 
tion ayant son existence propre ; et 
nous l'adoptons dans les composés 
avec en. 

Gherchez à EN... tous les mots 
que vous ne trouverez pas à 
EM... Ex. emblaër ; embler ; em- 
ploitier ; emmaladir à enblaër ; 
enbler, enmaladir, etc., etc. 

2. EM... Et. ex m... Gherchez 
à ESM. . . Ex. emaïer à esmaïer, 
etc. 

EMB... Gherchez à ENB... 
Ex. embler à enbler, etc., etc. 

EMG... Gherchez à ENG... 

EMD . . . Gherchez àEND . . . 

ÉME voy. es 2. 

EMENDER comme amender. 

EMEVOS voy. es 2. 

EMINAGÉ, am — s. m. droit 
perçu sur Thémine de blé. Et. emine. 



EMINE 



— 148 - 



ENASTER 



EMINE, am — s. f. hémine, mine, 
mesure de capacité. Prov. emina. Et. 
Aemlna, îîf^tva rf'ijp, demiy l'iniiiva étant 
la moitié de Z'ixTevç, setier, 

EMINIER^ am— s, m. percepteur 
de Veminage, Et, emine. 
EMIRÉ ro^. almirail. 
EMM... Cherchez à ENM... Ex. 
exnxnaladir; exnxnanevir; exnmi, 
eic, à enmaladir ; enmanevir; 
enmiy etc. 

EMME 1 s, f, semaine. It. anc. 
édima. Et, /lébdomas. 

EMP . . . Cherchez à ENP ,,. Ex, 
empreindre ; emprise à enprein- 
dre ; enprise, etc. y etc. 
EMQ. . . Cherchez à ENQ. . . 
EMR. . . Cherchez à ENR. . . 
EMS . . . Cherchez à ENS . . . 
. EMT... Cherchez à ENT... 
EMV. . . Cherchez à ENV. . . 
EN toy. cm. 

1. EN... Et, in^ en, dans. En com- 
position, en... em..., quelquefois écrit 
an... am... dont la forme savante est 
in... Proc, en... em... It, in... im... 
Et, in, en, dans, exprime le mouvement , 
la direction vers, l* introduction, ou ne 
modifie pas le radical. Nous nous 
sommes dispensé de noter ces derniers, 
Entrosseler, enchapeler, etc., etc. ont 
la même signification que trosseler, 
trousser, charger, et chapeler^ couvrir 
d'un chapeau, etc. 

Nous avons mis tous les composés 
de la prép. en à en... qu'ils soient 
écrits par em... am... ou an... ou par 
la forme sav, in.. . 

En est quelquefois mis pour a : en- 
ventis pour aventis, étranger, etc. 
2. EN... Et, an... Cherchez à 
AN,.. Ex. engelor. Et. àngelôrum ; en- 
goisse, E"^. angùstia à angelor; an- 
goisse^ etc. 

ENAINZ, enans adv, désormais, 
dorénavant. It, innânzi. Et, en, ainz 



ENAISE, eneise, anaises adv faci- 
lement, presque. Et, f en, aiae^ 

ENALCIER, — ssier voy, ensal- 
cier. 

ENAMER comme amer, aimer. 

ENAMORER ; — rir c. a. éveiller 
Tamour, rendre amoureux ; réfl. s'amou- 
racher. Prov, enamorâr. It, innamo- 
râre. Et, •inamorâre. Resté en Angl. 
to enamour, rendre épris, 

ENANGLER v, a, mettre, serrer 
dans un coin, amurer, acculer, cogner 
contre le mur, serrer de près ; mater . 
Et. en, angle. 

ENANS voy, enainz. 

ENAP voy, hanap. 

ENAPROF, — pruef comme en- 
prof. 

1. ENARCHIERr. a, courber en 
arc. It, innarcâre. Et. *inarcârc, e/i, 
archier. Cf. arche 1. 

2. EN ARCHIER v. a. mettre en 
coffre, arche, thésauriser. Et. en, 
arche 2. 

ENARME ; — meure s, f. cour- 
roie, poignée de Técu servant à le tenir : 
« Son bras a fors des enarmes sachié, 
Uescu geta enz el champ estraier, » 
Couronnement Lôoïs, 1125. Et, en, 
arme, armetire. 

EN ARMER v, a, armer, munir, 
garnir; garnir Técu de Venarme, It, 
innarmâre. Et, en, armer. 

ENARTER v, a, et n, machiner, 
tramer; être habile, rusé. Et. in, 
ârtem. 

ENARTOS, — e, — tros adj. 
avisé, habile, rusé. Et, en, artos. 

ENASPRIR V, a, et n. irriter, 
aigrir, exciter, enflammer ; s'irriter. 
/<. inasprire. Et. en, aspre. , 

ENASTELER v, a, et n, faire 
voler en éclats ; voler en éclats, se 
briser. Et, en, asteler. 

ENASTER voy. enhanster. 



ENBAÏR 



— 149 — 



CNBRIVCH 



ENBAIR, embaïr ts, a, rendre stu- 
pide, s'ébahir. Et. en, baïr. 

ENBALESTRÉ, emb — comme ar- 
balestré. 

ENBARNIR, enbernir, emb -— c. 
n. eta. être courageux, croître, grandir, 
devenir fort, grossir; fortifier, se forti- 
fier, engraisser. Et, en, barnie. 

ENBARRER, emb— o. a. enfoncer 
comme avec une barre ; fendre, fausser, 
briser. Et, en, barrer. 

ENBATANT, emb — adj. qui se 
précipite; ardent, vif. Et,p,pr, d'en- 
batre. 

ENBATRE, emb— v, a. et réfl. 
enfoncer, plonger, mettre dedans ; don- 
ner contre; pousser, aculer; se précipi- 
ter contre; rencontrer. It. imbâttere. 
Et. *imbâtoere. 

ENBEGHONER, emb — i^. a. et 
n. charger; être empêtré, broncher? 
Et. ? 

ENBEDUI, emb — toy. ambedui. 

ENBELETER, emb — v>. a. em- 
bellir, enjoliver, farder. It. imbellettâre. 
Et. en, belet. 

ENBERNIR mij. enbarnû*. 

ENBEÛ, — e, emb — adj. ivre. Et. 
V. pas. cZ^emboivre, imbiber et enivrer. 

ENBIERER, emb — v. a. mettre 
dans la bière, enterrer. Et. en, bière. 

ENBLAËMENT, — blavement ; 
enblai s. m. enblaeûre, emb— s.f. 
récolte de blé, emblaison ; terre à blé, 
emblavure ; récolte en général ; embar- 
ras, désordre. It. imbiadatùra. Et. en- 
blaér. 

ENBLAÉR, — blaier,emb — , am6 — 
0. a. emblaver, ensemencer de blé; 
embarrasser, empêcher, être occupé con- 
fusément. It. imbiadâre. £'^.*imblac?âre, 
id. Cf. blaier. 

ENBLE, 6/?i6^e s. m. cachette — 
En emble, a — loc. ado. furtivement. 
Et. s. verbal cZ'enbler 1 . 

ENBLÉE; enblerie s. f. enbleïs ; 



enblement, emb — s. m. vol, larcin, 
rapt — En emblée, a — loc. ado. fur- 
tivement, en cachette ; violemment, 
d'emblée. Proo. emblâda. /^. involâta. 
Et. enbler 1 . 

ENBLËOR, sj. — blére s. m. — 
bleréce, — sse, emb — s. f. voleur, vo- 
leuse. Et, enbler 1 . 

1. ENBLER, embler, amb — o. a. 
et réfl. voler, dérober, ravir; s'enfuir, 
se dérober, s'envoler. Proo. emblâr. It. 
involâre, Flor. — bolâre. Et. *imbu' 
lâre rf'involiâre (Pétrone), enleoer en 
oolant. 

2. ENBLER, embler voy. am- 
bler 1. 

ENBLOQUIER, emb — o. a. cou- 
vrir d'un bloc ; couvrir de pierres le 
cadavre d'un excommunié ; cacher, dis- 
simuler. Et. en, bloquier de bloc. 

ENBOIER ooy. enbuier. 

ENBOSGHIER, emb — ooy. en- 
buschier. 

ENBOSMER comme abosmer. 

ENBOT ooy. enbuit. 

ENBRAIER ooy. enbroier. 

ENBRAMER ; — mir, emb — o.a. 
enflammer, désirer ardemment. Et. 
en, bramer. 

ENBRASËOR, sj\ — sére s. m. 
celui qui met le feu, qui excite : boute- 
feu ; incendiaire. Et. embraser. 

ENBRIGONER, emb— o. a. 
rendre fou, écervelé; corrompre. Et. 
en, bricon. 

ENBRIEVEMENT, emb— s. m. 
— veùre, embreo — s. f. action d'e/i- 
brieoer] lettre, écrit, ouvrage; mémoire, 
minute. Et. enbriever. 

ENBRIEVER, embreoier o. a. 
mettre par écrit, rédiger, inscrire. Et. 
•imbreviâre de brève, brief. 

EMBRIVEs./. — vement, emb — 
s. m. impétuosité. Et. enbriver. 
; ENBRIVER, emb — r^. n. et rèjl. 



ENBRIVOS 



150 



ENGHAËNEURE 



se précipiter, faire irruption, s'élancer. 
Et, en, briver. 

ENBRIVOS, — e, emh — adj. 
précipité, ai'dent. Et enbrive. 

ENBROI, cmhroi s. m. arme d'estoc, 
épieu; attaque, charge. Et. enbroier 2. 

1. ENBROIER, emhraier o. a. em- 
bourber, couvrir de boue, salir. Et, en, 
brai 1. 

2. ENBROIER, emhraier v. a. en- 
foncer, percer, transpercer; s'enferrer. 
Et. en, brai 2. 

3. ENBROIER, emhraier ©. a. at- 
tacher, raccorder. Et. en, braie 1. 

ENBROILLIR r. a. salir. Et. 
enbroier 1 ? 

ENBRONG, — e, emhron, emhrunc 
adj. courbé, incliné, tête baissée; pen- 
sif, soucieux, sombre, morne. Prov. 
embrônc. Et^ ? in, •brôccam, *brôncha/n, 
ohstiné, du Germ. brutsch, morosCy 
morne'^ ou du Celt. brwyn, morne, 
inquiet '^ Cf. bronchier 2. 

1. ENBRONCHIER, emh -- 
comme bronchier 1 . 

2. ENBRONCHIER, emh — 
comme bronchier 2. 

ENBROQUIER, emh — v. a. 

verser de Teau avec un broc ; faire des 
embrocations. Et. en, broc. 

ENBRU.. cherchez à ENBRO... 
Ex. enbrui ; enbrunc à enbroi ; 
enbronc, etc.' 

ENBUIER, — boier, emh — o. a. 
mettre dans les èates, enchaîner. £'^.en, 
buie 1 . 

ENBUIGNIER, emh — v. a. faire 
des buignes, bossuer. Et. en, buigne. 

ENBUISSIER 00^. enbuschier. 

ENBUIT, embuit, — but, — bot s. 
m. entonnoir. Cat. embùt. It. imbùto. 
Et. in, •bùtcm., vase. Cf. bot 3. 

ENBUSGHAIL, — e/ia^ ; — sche- 
ment^ — buisscment ; embuscheïs ; 
embos — s. m. embûche^ embuscade. 
Et. enbuschier. 



ENBUSGHIER, embuschier; — 
boschier ; — huissier, — bussier v. 
a. e^ 71. entrer dans un bois, dans un 
buisson ; s'embusquer, se cacher ; met- 
tre dans une entrave de bois, entraver. 
Prov. emboscâr. It. imboscâre. Et. en, 
buschier, boschier, buissiei». Cf. bus- 
chier 1, 2, 3 eM. 

ENBUT voy. enbult. 

ENGA. . . cherchez à ENGHA... 
les formes picardes et normandes. 
Ex. encals à enchals ; encant à 
enchant, etc^ etc. 

EN G ARRELER voy . enquareler . 

ENGEINT s. m* enceinte, circuit. 
Et. enceindre. 

ENGEINTER^. a. entourer; met- 
tre une enceinte. Et. enceinte. 

ENGEIS voy. ainceis. 

ENGEMBELER v. a. jouer, trom- 
per, piper, séduire; lier, enchaîner. Et, 
en, cembel. 

ENGENDEMENT s. m. embrase- 
ment, incendie. It. incendiménto. Et. 
encendier, incendier. 

ENGENDRER v. a. réduire en 
cendres ; couvrir de cendres. It. incene- 
râre. Et. incinerâre, en^ cendre. 

ENGENGE, ansange s. f. mesure 
agraire. Et. *encéngia de incincta ? 

ENGENSER ; — sir c. a. donner à 
cens, prêter. It. incenslre. Et. en, 
cens. 

ENGENSIER s. m. encensoir. Et. 
*incensârltf/>i c^'incénsum^ encens. 

ENGEPER 0. a. mettre dans les 
ceps, entraver, enchaîner ; embarrasser. 
It. inceppâre. Et. en, cep. 

ENGERGHIER, ens —^ — gier t. a. 
parcourir en cherchant, aller à la re- 
cherche, rechercher, poursuivre, fouil- 
ler, inspecter, sonder, espionner ; s'en- 
quérir de, examiner. Prois. ensercâr. 
It. incercâre. Et. en, cerchier. 

ENGHAËNEURE s. f. enchaîne- 



ENQHAISON 



- 151 — 



ENGLINOB 



ment ; chaîne ; suite. It. incatenatùra. 
Et, enchaéner. 

ENGHAISON; enohaisoner oof/^ 
ochoison^ etc. 

ENGHAITIVEMENT, enchet - 
s. m. enchaitivoison s. /. emprison- 
nement. Et, enchaitiver. 

ENGHAITIVER, enchet - r. a. 
emprisonner ; faire captif, prisonnier. 
Et. en, chaitiver. 

ENGHALGE, — se ; — cison s. f. 
enchalceïs ; — cernent ; enchals, 
Pic. encals s. m, poursuite, chasso, 
pourchas, It. incalciaménto, incâlzo. 
Et. enchalcier. 

ENGHALGIER, Pic. encauchier 
V. a. courir sur les talons de quelqu'un, 
talonner, poursuivre, harceler, pour- 
chasser, presser, obséder. Prov. encau- 
sâr. It. incalciare. Et. *incalceâre de 
câlcem. Confondu avec enchacier, •m- 
captiàre. 

ENGHALS voy. enchalce. 

ENGHAMBREH v. a. emprison- 
ner. It. incamerâre. Et, en, chambre. 

ENGHANT, Pic. encant s. m. 
— terie ; — toison s. f. enchante- 
ment, sortilège, sort, charme. It. in- 
cânto. Et. *incântMm, enchanter. 

ENGHANTELER v. a. mettre de 
champ, sur le côté, spécial, saisir Técu 
pour parer. Et. en, chantel. 

ENGHAPER ; enchapeter. Pic. 
encap — v. a. vêtir d'une chape, cape; 
couvrir. It. incappâre. Et. en, chape, 
chapéte. 

ENGHARAIEMENT s. m. ensor- 
cellement. Et. encharaier. 

ENGHARAIER ; encharalder; 
encharaier v. a. ensorceler. Et. en, 
charaie, charalde, charate. Cf. charai. 

ENGHARNER v. rèfl. se faire 
homme. It. incarnârsi. Et. en, char, 
carnem . 

ENGHARTEMENT s. m. enre- 
gistrement; titre, charte, écrit. It. in- 
cartaménto. Et. encharter. 



ENGHARTER v. a. coucher par 
écrit, enregistrer. It. incartâre. Et. en, 
charte. 

ENGHARTREMENT s. m. em 
prisonnement. It. incarceraménto. Et. 
enchartrer. 

ENGHARTRER; enchartrener, 
Pic. [encart — v. a. jeter dans une 
chartrcj emprisonner. It. incarcerére. 
Et. en, chartre, chartrain. 

ENGHAUGIER ; enchaus mt/. 
enchalcier, etc. 

ENGHEEMENT s. m. occasion^ 
cause. Et. enchéoir. 

ENGHËOITEs./. chute; échéance: 
peine encourue. Et. incarfùta. 

ENGHERALDER voy. encha 
raier. 

ENGHESON voy. enchoison. ^ 

ENGHETIVEMENT; encheti- 
ver voy . enchaitivement, etc. 

ENGHEVALER v. a. mettre X 
cheval, à califourchon; croiser. It. ïn- 
cavallâre. Et. en, chevalet. 

ENCKIÉS prép. chez. It. in casa. 
Et. en, chez. 

ENGHOISON; enchoisoner, ek\ 
voy. ochoison, etc. 

ENGHOISTRE adj. laid, méchant, 
grossier, cuistre ? Et. ? en, cuistre ? ? 

ENGHOMER v. a. frapper, blessoi- 
Et. ? 

ENGIRE V. a. tailler, couper, inci- 
ser, découper. It. et Et. incidere H- ù 
d* appui. 

ENCIS s. m. occision, meurtre, (•/► 
spécial, meurtre de femme enceinte. EL 
p. pas. c^'encire. 

ENGISEMENT s. m. — seûre b, 
/. incision, coupure, entaille. Et. encin\ 

ENGLIN ; — nement s. m. — née 
s. f. inclination, salutation, salut. Il 
inchlno. Et. encliner. 

ENGLINOS, — e adj. enclin. EL 
enclin . 



ENCLOSE 



- 152 — 



ENGHOER 



ENCLOSE ; — sure s./, cercle, en- 
clos. It. inchiùsa. Et, p. pas. ^'enclore. 
Resté en Angl. enclosure, clôture. 

ENCOAN, encouan, encowatiy enc- 
tpan ado. cette année, maintenant. It, 
unguânno. Et, hune, hoc ânna. Cf. 
oan . 
ENCOI voy, encui 1. 
ENÇOIS voy.. ainceis. 
ENCOLPEMENT, encorp —, en- 
cop — s. m. accusation, faute. It. in- 
colpaménto. Et. encolper. 

ENCOLPER, encouper, encorper, 
encoper = inculper sac . 

ENCOMBHAGE ; — brier s. m. 
— brance; — broison s. f. obstacle, 
diflQculté, enconibre, encombrement, 
embarras, ennui, dommage. It, ingom- 
brânza. Et, encombrer. Resté en Angl. 
encumbrance, tc^. 

ENCOMBROS, — e adj . difficile, 
embarrassant, encombrant ; pénible, 
fâcheux. It. ingombrôso. Et, encombre. 
ENCOMENCE s, f. commence- 
ment. Et, encomencier. 

1. ENCONTRE s. m. etf. encon- 
' tral; - treïs ; — trement s. m. — 

trée ; — treûre s.f. rencontre, choc, 
combat; visite; événement, aventure. 
Proty. encontre. It. incôntro. Et. encon- 
trer. 

2. ENCONTRE prép. et adv. 
contre, envers ; en face. It. incôntro. Et. 
in, contra. 

ÈNCONTRIÉRE (a V) loc. adv. à 
rencontre, à la rencontre. Et. in, con- 
traria. 

1. ENCOPER comme couper. 

2. ENCOPER comme encolper, 
inculper. 

ENCORDELER ; encorder v. a. 
corder, lier, enchaîner. Et. en, cordéle, 
corde. 

ENCORPER t3oy. encolper. 

1. ENCORRE 0. n. courir, s'en- 
fuir. Et. indc, cùrrere. 



2. ENCORRE' 0. a. encourir, tom- 
ber dans ; s'exposer à. Prot^. encôrre. It. 
incôrre, incôrrere. Et. incùrrere. 

ENCORSER 0. a. et n. mettre dans 
le corps, avaler ; mettre sur le corps, 
revêtir; prendre du corps, grossir. Et, 
en, cors l. 

ENCORTINER o. a. tapisser, gar- 
nir de tapisseries, courtines; draper, 
parer, orner, munir. Proc. encortinâr. 
It, incortinâre. Et. en, cortinër. 

1. ENCOSTE prëp. et ade. à côté 
de, le long de, auprès. Et. en, coste 
prép. 

2. ENCOSTE 8. f. côte, côté. Et. 
en, coste s. 

ENCOUAN voy. encoan. 
ENCOUPEMENT, etc. voy. en- 
colpement, etc. 

ENCOVABLE, encuv — adJ. dési- 
rable, désireux. Et. encovir. 

ENCOVIR, encuvir v. a. désirer 
ardemment, convoiter ; vouloir avide- 
ment; s'emparer de. Proo, encobir. Et. 
en, covir. 

ENCOWAN voy. encoan. 

ENCREIS voy, engrés 2. 

ENCREPEMENT s. m, reproche,- 
invective. Et, encreper. 

ENCREPER V. a. reprocher, répri- 
mander, invectiver. It. et Et. *incre- 
pâre, mot sav. 

ENCRESTINER v. a. inonder. 
Et. en, crestine. 

ENCRIÉME, encriesme^ encrlme^ 
encrisme adj. inv. des deux genres et 
s. m. criminel, scélérat — ordinaire- 
ment épithéte de félon. Et, in, crlmine 
dans V expression ; in crimine esse? 

ENCRIEMETË ; — méce s. f. 
crime. Et, encriéme. 

ENCRIESME, encrisme voy. en- 
criéme. 

ENCROËR V. a. accrocher, pendre; 
attacher, s'attacher, engager. Et, 'in- 
crocâre de croc. 



f 



ENGROIS - 153 — 

!.. ENGROIS s. m. croisière, croise- 
ment de chemin, carrefour. Et. en- 
croisier. 

2. ENGROIS comme crois 2. 

ENGROLER c. a. envaser. EL 
en^ croie. 

1. ENGROTER, encrott^er, — s^er 
r. a, cacher dans une grotte, une ca- 
verne, un trou; enterrer, cacher. Et, en, 
crote, grotte. 

2. ENGROTER, et ^es dèrwès, 
votj. egroter. 

ENGRUËLER; —lirv.n.eta. 
être, devenir, se montrer cruel ; rendre 
cruel. It, incrudelire. ^^. en, cruel. 

ENGRUENTER r. a. ensanglan- 
ter. It. et Et, incruentâre. 

ENGU... Gherchez à ENGO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. encuvir à encovir, etc. 

1. ENGUI, encoiy enquoi, enqui, 
ancult anq — ado, aujourd'hui, main- 
tenant; dès aujourd'hui. Proc. ancui. 
It. anc. ancol, mod. ancôggi. Et. 
hanc^ hunc^ hinc^ hôdie, oi, ui, huL 

2. ENGUI voy. enqui 1. 
ENGtJSEMENT s. m. accusation, 

trahison. Et. encuser. 

ENGUSËOR, sj. — sére s. m. 
accusateur, calomniateur; inquisiteur, 
inspecteur. Et. encuser. 

ENGWAN coy. encoan. 

END voy. ent. 

END A, anda interj. par ma foi I 
ouida ! Et, ff 

ENDAR ou en dar^ endart ode. 
inutilement, en vain. It. indârno. Et. 
coy. dar. 

ENDEBLE toy. endoible. 

ENDEBLETÉ s. f. faiblesse, infir- 
mité. Et, endeble. 

ENDEBLETER, — breter' v. n, 
et réjl. devenir faible, s'affaiblir. Et. 
endeble . 

ENDEIBLE coy. endoible. 



ENDUIRE 

ENDELOR adv. désormais. Et.f 
Inde 111a hôra ? 

ENDEMAINs. ni: et ado. lende- 
main. Prov. endemân. It. indomâni. 
Et. in de mâne. 

ENDEMENTIERS, — tiéres, — 
trières; endementres comme de- 
mentiers, dementres. 

ENDENS ; endentée ; endenter 
comme adens ; adenter, etc. 

ENDESTRER comme adestrer. 

ENDEUS ooy. andous. 

ENDEVALER comme dévaler. 

ENDITEMENT s. m. suggestion, 
instigation. Et, enditer 1. 

1 ENDITER, enditier v. a. dic- 
ter, écrire, rédiger, souffler, suggérer ; 
indiquer ; enseigner ; renseigner ; enga- 
ger à ; prescrire, ordonner. £'^.*indictâre 
frèq. de dlcere, dire. Reste en Angl, 
to indite, dicter, composer. 

2. ENDITER, — tier v. a, mon- 
trer du doigt, indiquer, montrer. Et. 
•indictâre de digitum, doigt, En- 
diter 1 c^ 2 confondus. 

ENDOIBLE, ~ deible, endeble, 
— aible adj. faible, débile, infirme, 
paralytique. Et. en, doible. 

ENDOLER comme adoler. 

ENDOSSE; — seûre s. f. vête- 
ment de dessus. Et. endosser. 

ENDOUS coy. andous. 

ENDROIT, endreit prép. et ado. 
vers, en face ; à Tégard de, par devers, 
quant à ; directement, précisément, 
vraiment, droitement. Proo, endreit. 
Et, in, df'réctwm. 

ENDRUÏRr. a. et n. rendre fort, 
engraisser; devenir fort. Et. en, dru. 

ENDUI ooy. andous. 

ENDUIRE . a. conduire, amener, 
introduire, avaler, digérer ; induire ; 
enduire. Proo. enduire. It. iridùrre. 
Et. indùccre. Cf. duire. Resté en 
Angl. sous la forme sao. to induce 



ENDUISEURE 



— 154 — 



ENFLAMBEÛXIE 



acec les sens d'introduire, amener, 
versuader. 

ENDUISEÙRE ; -~ duison s, f. 
enduit, badigeon nage. Et. enduire. 

ENDURANCE s. /. — rement 
s. m. patience, souffrance; endurcis- 
sement. It. induraménto. Et. endurer. 

ENDURËOR, sj, — rére s. m. 
celui qui endure, souffre, supporte 
avec courage. Et. endurer. 

ENEISE voy. enaise. 

ENEL voy. esnel. 

ENEMIABLE, an — adj hostile. 
Et. •inimicâbile + e d'ap. 

ENEMIABLETÉ, an — s. f. 
hostilité. Et. *inimicabtlitâ^em . 

ENEMÏER V. a. rendre ennemi. It. 
et Et. inimicâre. 

ENERBEMENT s. m. — heure, 
enherb — s. f. poison. Et. enerber. 

ENERBER, enherberv. a. empoi- 
sonner. Et. en, erber. 

ENERMI, enhermi ; — mé, — e 
adj. désert, ravagé, sauvage ; solitaire, 
triste, tranquille. Et. p. pas, rf'ener- 
mir. 

ENERMIR, enhermir v. a. rendre 
désert, solitaire, ravager, désoler. Et. 
en, ermir. 

ENERRER v>. a. et n. donner des 
arrhes, faire des avances ; commencer. 
Et. en, arrhes. 

ENESLEPAS loc. adv. sur le 
champ, aussitôt. Et. en es le pas, in 
ipso illo pâssu. Cf. isnel. 

ENEVOIS enesoois ? adv. mainte- 
nant, aussitôt. Et. ? in Ipsa vice ? ? 

ENFAITIER comme afaitier. 

ENFANGIBLE ; - tible; — tif ,— 
veadj. d'enfant, puéril. Et. enfance; 
enfant. 

ENFANÇON , fançon ; enianço- 
net ; enfantel ; — let dim. cZ'enfant. 

ENFANGIER o. a. et n. embour- 
ber, crotter, salir ; s'embourber, se crot- 
ter. It. infangâre. Et, en, fangier 1. 



ENFANTOSMEMENT s. m. — 
merie s. f. enchantement, sortilège. 
Et. enfantosmer. 

ENFANTOSMËOR, sj. - mère 
s. m. enchanteur^ sorcier. Et. enfantos- 
mer. 

ENFANTOSMER comme fantos- 
mer. 

ENFARDELER comme farde- 
ler. 

ENFEFLER, mauvaise graphie 
rf*enfiefer, enfiever. Voy. fiever. 

ENFSLIR V. a. envenimer, irri- 
ter. Et. en, fiel. 

ENFELONIR o. réfl. et n. devenir 
cruel, féroce, furieux ; s'irriter, s'exas- 
pérer contre. Et. en, félon. 

ENFELTRER ; enfeltreûre 
comme aieltrer ; afeltreùre. 

ENFER6ES, enfierges ; enfer- 
gier comm£ fierges ; fergier. 

ENFERM, — e, sj. enfers adj. et s. 
infirme, malade, pourri. It, inférmo. 
Et. infirmw, — ma. 

1. ENFERMER, enfremer v. n. 
devenir, tomber malade. It. infermâre. 
Et. infirmare. Infirmer en est la forme 
sac. 

2. ENFERMER, enfremer v. a. 
affermir, fortifier ; enfermer. Et, en, 
fermer. 

1. ENFERMERIE; enfermeté, 
enfr'em — , enferté, enfretè ; enf ertume 

s.f. maladie, infirmité. It. infermità. 
Et. inûrmitÊktemy enfermer 1. 

2. ENFERMERIE, enfrem — s. 
f. forteresse, prison . Et. enfermer 2. 

ENFES s/, (^'enfant. Et. Infans. 

ENFIEFER, ^fiever voy. fiever. 

ENFIERGES comme fierges. 

ENFIERIRt?. rèfi. devenir féroce, 
terrible, fier. Et. en, fier. 

ENFIERTRER v. a. mettre dans 
un cercueil. Et. en, fiertre. 

ENFLAMBEÛRE; -* meure s.f. 



r 



ENFLE 



— 155 



ENGANER 



enflamement s. m. incendiement; in- 
flammation. Et, enflamber, enflamer. 

ENFLE ; — flaison s. /. enflure, 
enflement, gonflement. IL enfiagiône. 
EL enfler. 

1. ENFOËR 0. a. embraser, en- 
flammer. IL infooâre. Et. en, foêr 2. 

2. ENFOËR r. a. enfouir. EL en, 
foér 1. 

ENFOLEÏER, — loter, — lier p. 
n. s'égarer, se tromper. Et. en, foleïer. 

ENFOLETIR, -- latir comme 
aioletir. 

ENFOMENTER comme en- 
fantosmer. 

ENFONDER, — drer comme 
afonder, couler à fond. Voy, esfondre. 

ENFORGIER ; — cir o. a. et n. 
croître; renforcer, fortifier. Et, en, 
force. 

ENFORER roi/. enfuerer. 

ENFORESTÉ^ — e adj , engagé 
dans la forêt. Et. en, fo reste. 

ENFORMEMENT s. m. formation; 
enseignement, information, instruction. 
Et, enfermer, informer 

ENFORMËOR, sj. — mère s. m. 
informateur, enquêteur, instructeur. Et. 
enformer, informer, 

ENFORS s. m. force. Et. s. verbal 
c^'enforcier. 

ENFOSSER 0. a, enfouir, enter- 
rer ; enfoncer. It infossâre. Et. en, 
fosse. 

ENFOU... cherchez à ENFO .. 
Ex. enfouer à enfoër, etc. 

ENFRAIGNANGE ; enfrainte ; 
— ture, enfreit — s. f enfraigne- 
ment, enfreig — s, m, rupture^ cas- 
sure ; infraction, désobéissance. It. in- 
frantiira, infratt — . Et enf raindre, en- 
freindre. Resté en AngL infringement, 
infraction. 

ENFRAIGNËOR, sj. — gniére s. 
w. — gneréce, — sse^ enfreig — s. f. 
infracteur, violateur, prévaricateur . Et, 



enf raindre, enfreindre. Resté en AngL 
infringer, id. 

ENFRAISIER, enfroisier v, a, 
orner d'une fraise; franger. Et, en, 
fraiser. 

ENFREGI voy, eniresi. 

ENFREMER ; enfremerie, etc. 
voy, enfermer; eniermerie, etc, 

ENFRESI, — ssi, — ci adv. et 
conj , jusque. J?^. ? Infra, ecce hic ou 
sic?? Cf, entresi. 

ENFRETÉ, enferté = enfremeté. 
Voy, enfermerie 1. 

ENFROISIER my. entraisier. 

ENFRUM, — e, enfrun adj, glou- 
ton, avide ; avide de biens, avare ; triste. 
Prov, enfrùn. Et, in, frùne/i, gosier 
et bouillie, 

ENFUERER, enforer o. a, ren- 
gainer. Et en, fuerer, forer 1, fourrer, 

ENFUSGI, — e adj. norci. Et. 
•infusci^M — i^a pour infuscâtum c/'in- 
fuscâre, rendre noir, 

ENFUSTER v>. a. garnir de bois, 
fust, emmancher ; mettre en fût, enfu- 
tailler. Et. en, fuster. 

ENGAIN, engan; — nement s. 
m. engaigne, cngagne, engane, en- 
gueignc; engagniée s.f. tromperie, 
ruse, artifice, invention ; dépit, déboire, 
colère, chagrin, peine; — engin, ma- 
chine, arme, trait. Ces derniers sens 
proviennent de la confusion entre en- 
gain, engaigne, tromperie j venant du 
Germ, et engin, engigne, invention j 
cfingénium. Prov. engân. It. ingânno. 
Et. in, *gânnum, moquerie, du Germ. 
gaman, se moquer, gamn, jeu, mo- 
querie . 

EN G AlOliER voy enjaoler. 

ENGANËOR, sj, — nére s, m, 
— neris s. f, trompeur, — peuse. 
Prov, enganadôr. It, ingannatôre, — 
trice. Et. enganer. 

ENGANER, enguener, — gêner 
0. a. tromper, décevoir, désappointer ; 



1 



ENGE 



— 156 



ENGOLEOR 



faire souffrir. Proi^, enganâr. It, in- 
gannâre. Et, in, 'gannârc, se moquer. 
Cf. engain. C onfondu quelquefois aocc 
engignier. 

ENGE s./, race, engeance, famille, 
espèce. Et. Germ. eng, id. d'où en- 
geance, engier 2. 

ENGEHIR comme gehir. 

ENGEIGNIER ooy. engignier. 

ENGEINDRE, engendre o. a. en- 
gendrer. Et, in, gignerc + e d'appui 
et d euphon, 

ENGENDRAISON; drée; — 
dreûre s. /. — drement; engenr — 
s. m. procréation, génération; nais- 
sance; progéniture, race, descendance. 
Et. engendrer. 

ENGENDREÏS; - dreréce, - 
sse s. f. mère, productrice. Et. inge- 
neYa.tricem, engendrer. 

ENGENER voy. enganer. 

ENGENGLÉ toy. enjanglé. 

ENGENIER voy, engignier. 

ENGENR AI S ON; engenre- 
ment, etc. Voy. engendraison. 

ENGËOLER voy. enjaoler. 

ENGERER, — rrer forâmes t/'en- 
gendrer. Et. inge/ierâre. 

ENGIEN voy. engin. 

1. ENGIER, ongier v. a. et /i, 
tourmenter, enger^ infecter, remplir de 
maux; sévir. Et. enecâre? 

2. ENGIER V. a. produire, croître, 
augmenter, multiplier. Et. enge. 

ENGIGNE; — gnance; — gne- 
rie; — gneûre; — gneté s. f. en- 
gignement s. m. invention, machine, 
engin; habileté, tromperie, ruse. Et. 
engignier. Cf. engin. Engigne con- 
fondu quelquefois avee engaigne. Resté 
en Angl. enginery, machine et machi- 
nation. 

ENGIGNËOR, s/. — gniére s. m. 
et adj. — gneréce, -sse s. f. habile, 
inventeur; fabricant d'engins, de ma- 
chines, ingénieur, architecte ; trompeur. 



fourbe, rusé; le diable. Prov. engi- 
nheôr,s/.— nhâire. Et. engignier. Resté 
en Angl. enginer. 

ENGIGNIER, cngei —, engenier, 
etc. V. a. imaginer, inventer, ma- 
chiner, fabriquer, susciter; s'ingénier, 
faire en sorte; tromper, duper, ruser. 
Prov. enginhâr. It. ingegnâre. Et. 
•ingeniâre (Plaute) c^'ingéniuni, es- 
prit. Confondu quelquefois avec en- 
ganer. 

ENGIGNOS, r-^ e; - gnable 
adj. habile, avisé, ingénieux; rusé, 
artificieux, trompeur. Prov. enginhos. 
It. ingegnôso. Et. ingeniôsu, — osa 
c^'ingénium. esprit, intelligence. 

ENGIN, engien, enjain^ enj'ein, en- 
Jan s. m. esprit, intelligence, talent, 
génie; invention, expédient, moyen; 
habileté^ adresse, ruse, tromperie, ma- 
chination; engin, instrument, machine 
de guerre, trait. Prov. engiénh. It. 
ingégno. Et. ingémum, esprit. Engin 
quelquefois confondu avec engain. 
Resté en Angl. engine, machine. 

ENGINGNIER, — ginnier voy. 
engignier. 

ENGISTEMENT s. m. action de 
se mettre au lit, de gîter; droit de gîter. 
Et. engister. 

ENGLAIOLER, englagoler v. a. 
parer de glaïeuls, de verdure. Et. en, 
glaioler. 

ENGLUIVE adj. glouton, goinfre. 
Et.f inglùvlem, estomac, voracité^ 

ENGLUVERo. a. dévorer vora- 
cement, engloutir. Et. engluive. 

ENGLUVETÉ s. /. voracité, glou- 
tonnerie. Et. engluive. 
. ENGOLÉ, — e, engoulé adj. bordé, 
orné d'une goule^ collerette ; fourré, 
brodé, paré. Et. p. pas. rf'engoler. 

ENGOLÉE, engoulée s. f. bou- 
chée. Et. p. pas. rf'engoler. 

ENGOLEOR, engoul- s. m. et adj. 
glouton .Et. engoler . 



ENGOLER 



— 157 — 



ENGROSSIER 



ENGOLER comme goler. 

ENGOLEÛRE s. /. collet. Et. 
engoler. 

ENGORGEMENTS. 7^. -gerie; 
— geté s. /. gloutonnerie, goinfrerie. 
Prov. engorjamén. It, ingorgaménto. 
Et. engorgier. 

ENGORGEÛRE s.f. gorge, poi- 
trine. Et, engorgier. 

ENGORSÉ, — e, engoursé adj. 
gros, gras, corsé. Et ? Serait-ce une 
corruption crencorsé? 

ENGOU... Cherchez à ENGO... 
Ex. engoulé à engolé, etc. 

ENGRAIGNE; engraintié s./. 
engraignement s. m. ressentiment, 
colère. Et. engraignier 1 . 

1. ENGRAIGNIER, en^ri^mcr c. 
n. et a. devenir triste, chagrin ; irri- 
ter, courroucer. Et. en, graignier. 

2. ENGRAIGNIER, engre —, 
engri —, engrangier v. n. et a. gran- 
dir^ agrandir, augmenter, croître. Et. 
•ingrandiâre de grândem, grand. 

EN GRAIN comme grain. 

ENGRAINTIÉ voy. engraigne. 

ENGRAIS voy. engrés 1 . 

ENGRAISSER co^. engresser. 

ENGRAMIR, engremir v>. n. et 
rèjl. s'attrister, s'affliger, se chagriner, 
se courroucer. — Engrami p. pas. 
triste, colère. Et. en, gramir. 

ENGRANGEMENT s. m aug- 
mentation, accroissement. Et. engran- 
gier. 

ENGRANGIER voy. engrai- 
gnier 2. 

. ENGRANT adj. avide, désireux. 
Et. ? Germ. hunger, faim, désir 
ardent. Norm. angraidr, agité, trou- 
blé, inquiet '^ Les tcxtes^ impriment 
souvent en grant. Voy. ce mot. 

ENGRE s. /. race. Et. f Est-ce 
une autre forme de enge. 

ENGREGEMENT, engrev — s. 
m. engrevance s. f. tort, dommage. 



peine, aggravation. It. ingravaménto. 
Et. engregier, — ver. 

ENGREGIER; engrevero. a. et n, 
faire du tort, de la peine, greverraggra- 
ver; empirer, rengréger. Et* *ingra- 
yiâre, 'ingravâre de grave, lourd. Cf. 
grever 1 . 

ENGREGNIER voy. engrai- 
gnier. 

ENGREMIR voy. engramir. 

1. ENGRÉS, — sse'. engrais, en- 
grois adj . rude, sauvage. . opiniâtre, 
acharné, ardent, violent, désireux, 
avide, zélé, passionné, fervent; fâcheux, 
importun, pénible, douloureux ; cruel ; 
méchant. Prot?. engrés. £"/!.? agrés- 
tem ? Celt. enkrez, inquiétude.^ cha- 
grin ? 

2. EN GRÉS, encreis ; engresse- 
ment s, m. engressance ; — sérié ; 
'— seté, engrestè s. f. ardeur, désir, 
emportement, acharnement ; rigueur, 
peine ; impétuosité; ennui ; cruauté, 
méchanceté. Et. engrés 1, engresser. 

ENGRESSER, engraisser, en- 
groisserv. a. irriter, exciter, impor- 
tuner, presser, s'empresser, faire de la 
peine, causer de l'ennui; poursuivre, 
s'acharner, molester. Et. engrés 1. 

ENGREVER voy. engregier*. 

ENGRIGNIER co^. engrai- 
gnier. 

ENGROIGNE s. f. coup sur le 
groin, la bouche ; gifle, soufflet. Et. 
en, groigne. 

ENGROIGNE, — e, engrongné 
adj. grognon, maussade. Et. p. pas. 
cï^engrognier. 

ENGROING s. m. engron- 
gneûre s . /. groin ; mauvaise humeur. 
Et. en. groin ; engrognier. 

ENGROIS voy. engrés. 

ENGROISSER voy. engresser. 

ENGROSSIER, engroissier v. a. 
et n. grossir, grandir, augmenter ; deve- 
nir gros, grand. It. ingrossâre. Et. en, 



ENGROT 



— 158 



ENLOIANGE 



grossier de gros. Quelquefois con- 
fondu avec engraissier, encreissier 
(i'incrassâre, et avec encroistre. 

ENGROT ; — tement ; engroter 
voy, egrot, etc. 

ENGRUNER comme esgruner. 

ENGUEIGNE voy. en gain. 

ENGUENER toy. enganer. 

ENHA... Cherchez à EN A... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. enhasteler à enas- 
teler, etc. 

ENHAIT ; enhaitier comme 
ahait ; ahaitier. 

ENHALGIER toy. ensalcier. 

ENHAN ; enhener comme ahan ; 
ahener. 

ENHANSTER; — nter ; enaster 
V. a. munir d'une hanste ; emman- 
cher ; embrocher, percer. Et. en, hans= 
ter ; en, aster 2. 

ENHASTIR 0. a. hâter, presser; 
poursuivre, harceler. Et. en, haste 2. 

ENHE... Cherchez à ENE... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. enherber ; enhermi à 
enerber ; enermi, etc. 

ENHEIT ; enheitier voy. enhait, 
etc, 

ENHELDER; — dir v. a. em- 
mancher, garnir d'une poignée ; porter 
la main à la garde de Tépée ; commen- 
cer, entreprendre. Et. en, helder. 

ENHELDEÙRE comme hel- 
deùre. 

ENHERBER, etc. voy. enerber, 
etc. 

ENHERDIR o. n. se hérisser d'hor- 
reur. Et. ? hlrtum, hérissée 

ENHERDRE comme aerdre. 

ENHERMIR, etc. voy. enermir, 
etc. 

ENHEUDER; — dir voy. enhel- 
der. 

ENHO... Cherchez à ENO... 
les mots que vous ne trouverez 



pas ici. Ex. enhort ; enhorter à 
enort; enorter, etc. 

ENHOCHIER, enochier, enos- 
chier v. a. faire une hoche à, entailler, 
ébrécher, fausser. Et. en, hochier 1 . 

ENHOLDER; — dir, enkou—coy. 
enhelder. 

ENHORTER, etc. à enorter, etc. 

ENHU .. Cherchez à ENU... 
Ex. enhuillier à enuillier, etc. 

ENHUCHIER v. a. mettre dans 
une huche, coffre; enfermer. Et. en, 
huche i . 

ENJAIN, enjan, enjein voy. engin. 

ENJANGLÉ, — e, engenglè adj. 
babillard, railleur. Et. p, pas. c?'enjan- 
gler. 

ENJAOLER, enjaioler, eng —, 
engeôler v. a. mettre en geôle, en cage, 
emprisonner; enjôler. Et. en, jaiole, 
gaiole, geôle. Resté en Angl. to engaol 
avec le sens d'emprisonner. 

ENJOËLER, enjoaillier v. a. parer 
de bijoux, joyaux. It. ingioiellâre . Et. 
en, ]oèl, joyaUj *gaudièllum. 

ENJOENIR, enjovenir v. n. rajeu- 
nir. It. ingiovanlre. Et. en, joene. 

ENJORNER, etc. comme ajor- 
ner, etc. 

ENKI voy. enqui. 

ENLAISSIER comme eslaissier. 

ENLANGAGIÉ, — e adj. beau 
parleur, disert, éloquent. Et. p. pas. 
rf'enlangagier. 

ENLATINÉ, — e, — /Ré adj. lettré, 
instruit, disert, éloquent. Et. p. pas. 
c^^enlatiner. 

ENLEÇONÉ, — e ; enloç — adj. 
instruit, endoctriné, sage. Et. p. pas. 
d'enleçoner. 

ENLEIANCE voy. enloiance. 

ENLIGNIÉ, - e adj. de bon li- 
gnage. Et. en, lignié. 

ENLOIANCE, enliancc s.f. en- 
loiement, enleie — ,enlie — s. m. lien, 
engagement, obligation. Et. enloïer, 
lier. 



ENLUBR 



159 — 



ENOIABLE 



ENLUËR comme luër, 

ENLUIDE ; — der comme eslui- 
de, etc, 

ENLUNER 0. rèjl. devenir fou; 
prendre la mouche. EU en, lune. 

1. ENMAIER; enxnaioler v, a. 
garnir de fleurs de mai ; joncher de 
fleurs, enguirlander, fleurir, orner, pa- 
rer. Et. en, mai. 

2. ENMAIER comme esmaier. 

ENMALADIR; — der o. n, et a. 

devenir, tomber malade; rendre ma- 
lade. Prov. emmalautlr. Et, en, ma- 
ladir» 

ENMALEMENT s. m. — leûre 
s . f. action de mettre dans une malle ; 
emballage. Et, enmaler. 

ENMALER^ emm — , amaler v, a, 
mettre dans une malle, emballer, trous- 
ser, empaqueter. Et, en, maler 2. 

ENMALI, — e adj, rendu mé- 
chant colère; perverti It, imperma.- 
11 to. Et, p, pas, d'enmalir. 

ENMALIÉ, am — adj, ensorcelé. 
It. ammagliâto. Et, en, maille. 

ENMALVAISIR, — eisir o. a. 
rendre mauvais. Et, en, mal vais. 

ENMANANTIR, — entir comme 
amanantir. 

ENMANEVIR comme amane- 
vir. 

ENMARÔIER v, a, entourer. Et. 
en, marge. 

ENMAUVEISIR voy. enmal- 
vaisir. 

ENMEDOUS toy. ambesdous. 

ENMEIRER o. n, devenir mère. 
Et, en, mère. 

ENMELDRER coy. enmieldrer. 

ENMENRIR v, a, amoindrir. Et, 
en, meinre, moindre, 

ENMENUISIER comme ame- 
nuisier. Cf, menuisier 1. 

ENMETRE, emm — v. a, etréfl, 
mettre dans, sur, contre ; charger, 



accuser, imputer ; s'entremettre. It. 
imméttere. Et. immltt^re + e d'appui, 

ENMI, emmi prép, et ado, au mi- 
lieu de; au milieu. It. in mézzo. Et. 
en, mi. 

ENMIELDRANGE s. /. — dre- 
ment s, m, amélioration. It, amiglio- 
raménto. Et. enmieldrer. 

ENMIELDRER, enmioldrer, en- 
mcld-, enmieu- v. a. et n, améliorer; 
devenir meilleur. It, immigliorâre. Et. 
en, mieldrer. Cf: amieldrir. 

ENMOFLÉ, - e, enmoujlé adj, 
emmitouflé, enveloppé. Et, en, mofle, 
moufle, gant, 

ENMOÏER; enmuler; enxnu- 
lonerc. a, mettre en meule, entas; 
amonceler. jE"^.. en, moie 1, mule^ mulon. 

ENMOISTIR comme amoistir. 

ENMUGUER; - guelier o. a. 
parfumer de muguet, parfumer. Et. 
en, mugue, muguel. 

ENMUÏR comme amuïr. 

ENMULER; — loner my. en- 
moïer. 
ENNE; ennement; ennevoire 

conj. interrogatioe et interj. Est-ce que ? 
N'est-ce pas? Quoi! Certes! Par ma 
foi! Dis donc! Et. *énnam (Festus) 
pour étiamne, est-ce que'^ ment; voire. 

ENNEGIÉ, — e adj. couvert de 
neige, neigeux. Et, p, pas. c^'ennegier. 

ENNIULER voy. ennubler. 

ENNOITIER, ennuiter, etc., 
comme anoitier, etc, 

ENNUBLE adj, des deux genres 
nébuleux, nuageux, sombre. It. nù- 
volo. Et, en, nuble 2? 

ENNUBLER; —blir; enniuler; 
ennuër o, a. couvrir de nuages, obs- 
curcir. It. annuvolâre. Et. en, nubler, 
niuler, nue. 

ENOGHIER voy, enhochier. 

ENOIABLE, an- adj. pénible, en- 
nuyeux, ennuyé. Et. enoi, ennui» 



' "i . 



ENOIANGE 



— 160 - 



ENPEDEMENT 



EHOIANGE; enoie s. /. enoie- 
ment, an- s. m. contrariété, chagrin, 
ennui. Proo. enuéja. ït, nôia. Et. 
enoïer, vanutjer. 

ENOILLEMENT s. m. onction 
d'huile; extrême onction. Et, enoillier. 

ENOXLLIER, -uiliery -olllery -olier, 
cnotlier p. a. oindre; donner l'extrême 
onction; adoucir, amadouer. Et. *ino- 
lei^ro (/'tUeum, huile. 

ENOISELER r. a. dresser un 
oiseau; instruire, animer. Et. en, 
oisel. 

ENOIT my. anuit. 
'ENOITEMENT s. m. accrçisse- 
ment. Kt. enoitier. 

ENOITES comme anuit. 

1. ENOITIER, — ^cri?. a. accroître, 
augmenter. Et. en, oitier. 

2, ENOITIER voy. anuitier. 
ENOIjLIER voy. enoillier. 
ENOMBRER, et ses dérivés y 

comnif aombrer, etc. 

ENOR; enourence, etc. y graphie 
friioTior, etc. 

ENORDEH; -dir comme order. 

ENORT, enhort] -tage; -tement 
s. m- enortance, enhort- s. f. con- 
seil, exliortation. Et enorter. 

ENORTER, enh — p. a. conseiller, 
exhorter, inciter. Et. en, orter. 

ENOSGHIER voy. enhochier. 

ENOSSER V. a. faire pénétrer dans 
les os, invétérer; boucher le gosier avec 
un oa; étrangler, étouffer, tuer. Et. 
en, 0^, 

ENPÂFER V. a. emplir; empif- 
frer. Et. ? papa, soupCy remplir de 

SOJipti ? 

ENPAINDRE;enpaint, e^c. voy. 
enpeindre, etc. 
ENPÂISTRAIL ;— trement,em- 

pcsl- rf. m. entrave; empêchement. 
Et. enpaistrer. 

ËNFAISTRER, empestrer, em- 
paMnn*r v. a. mettre des entraves^ des 



pâturons, empêtrer, entraver./^, impas- 
tojâre. Et. in, 'pastôrium, *pastôria, 
pâturons, entraces, que l'on met aux 
animaux au pâturage. 

ENPAISTBOS, — e, emp- adj . 
empêtré, diflScile à marcher. E^. en- 
paistrer . 

ENPALEÛRE, emp- s. f. palis- 
sade. Et. enpaler, palissader. Resté 
en Angl to empale, id. 

ENPALUËR, emp- c. a. et n. 
inonder, détremper, imbiber, embour- 
ber, souiller; se souiller. It. impalu- 
dâre. Et. én^ palu 1. 

ENPANGIER, emp- v. n. se' rem- 
plir la panse. Et. QUy panse. 

ENPANRE voy. enprendre. 

ENPAORIR, emp- v. a. effrayer. 
It. împaurire. Et. en, paor, peur, 

ENPARAGIER, emp-v. a. marier 
une fille à son égal, son pair; bien 
marier; ennoblir. Et. en, paragier. 

ENPARANGE s. f. -rement, 
emp- s. m. fortification, rempart. Et. 
enparer, fortifier . 

ENPARGHIER = emparquer v. 
a. parquer, enfermer, clôturer; empri- 
sonner. Et. en, parc. 

ENPARLÉ, — e, emp- adj. habile 
à parler, disert, qui a la langue déliée, 
bien pendue^ bavard. Et. p. pas. d'en- 
parler . 

ENPARLËOR, sj. -1ère ; -lier s. 
m. -liére, emp- s. f. discoureur, avocat, 
intermédiaire. Et. en parler disserter, 
plaider. 

ENPAS, ampas s. m. inv. valet 
de pied, suivant. Et. ? in pâssum, qui 
va sur les pas^ qui suif^ ou ambâctum, 
serviteur, vassal usé par César, Bell. 
Gall. 6, 15. Mot gaulois"! Ç/l ambas- 
seor. Mais la première supposition 
rend mieux compte de la forme. 

ENPASTURER voy . enpais- 
trer. 

ENPEDEMENT (X\ et X? s.) s. 



ENPEGIER 



— 161 



ENPLÊÙ 



m. empêchement, entrave ; torture. It, 
impediménto. Et. impediméntum. 

ENPEGIER toy. enpiegier et 
enpigier. 

ENPEIGNBMENT, empaign - 
s, m. impulsion. Et. en peindre. 

ENPEINDRE, empaindre o. a. et 
n. pousser, précipiter, frapper, lancer, 
jeter; prendre la mer. It. et Et, impin- 
gere; in, pângere. Cf. enpoindre. 

ENPEINT s. m. empemte, em- 
pai — s. /. choc, coup^ poussée, impul- 
sion ; attaque, charge ; coup de mer, 
tempête. Et. p. pas. rf'en peindre. Cf. 
enpoint 2. 

ENPENÉ, — e, empenné adj. garni 
de plumes, ailé, barbelé. Proo, empen- 
nât. It. impennâto. Et. p. pas. rf'en- 
pener. 

ENPENON, empennonls. m. partie 
de la flèche garnie de plumes^ barbe- 
lure. Et. en, penon, />en/ion. 

ENPËORIR voy. enpaorir. 

ENPERËRE, emperédre {Xh s.) 
sj. d'emperéor, emperedor {XP s.) mot 
sav. empereur. Proo. emperâire, r. 
emperadôr. It. imperatôre. Et. impe- 
râtor + e d'appui ; r. imperatôrem. 
. JSN'PEBEBlSy emperedris (XI*'s.\ 
empereïSy empeeris ; empereréce, 
— sse; emperiére s. /..impératrice. 
Proé. emperaritz. It. impératrice. Et. 
impera^rlcem. 

ENPERIER, — re, emp — adj. 
impérial. Et •imperâriM, — âria. 

ENPERNANT, emprenant adj. 
entreprenant^ audacieux. Et. p. prés. 
d'euprendre. 

ENPERNEMENT. empren — s. 
m. prise de possession, mutation, entre- 
prise. It. imprendiménto. Et. enpren- 
dre. 

ENPERSONÉ, — e adj. revêtu 
d'une dignité ecclésiastique. Et. in, 
perséna. 

ENPESGHAIL, emp — s. m. 



empesche s. f empêchement, obsta- 
cle. Et. enpeschier. 

ENPESTRAIL; ënpeati^dr coy. 
enpaistrail, etc. 

ENPETREMENT, cmp-^s. m. 
demande^ requête, supplique'; Et. enpe- 
trer. ' . 

ENPETRËOR, sj. — itère s. m. 
impétrant, requérant. Et. enpetrer. 

ENPETRER, emp - o. a. deman- 
der, réclamer,' requérir, supplier ; obte- 
nir. It. et Et. impetrâre. Mot sao. 

ENPIEGIER, emp — v. a. pren- 
dre au piège ; entraver, epapêchiçr. Et. 
en, piège. Confondu aoec empeechier. 
Proe. empedegâr. Et. •impedicâre cfe 
pédica, piège] aoec empachier, em- 
pêcher. Proc. empaichâr. It. impac- 
ciâre. Et. •impactâre /ré^. rfe impln- 
gere ; et avec le suieant. 

ENPIGIER ; empoissier, 'em- 
poier V. a. enduire de. poix ; embar- 
rasser, entraver, empêcher. It. irtipe- 
ciâre. Et. in, plcem, poix: Confondu 
avec empêcher et empiegier. 

ENPIMENTER, emp ■- v, a. 
embaumer, parfumer. Et. en, piment, 
parfum. 

ENPINGEMENT voy, enpei- 
gnement. 

ENPIRANCE s.f empir,— re s. 
m. empirement, détérioration, dégât. It. 
peggiorânza. Et. enpirer. 

ENPIRËOR, sj. — rére s. m. celui 
qui va en empirant, de mal en pis. Et. 
enpirer. 

ENPLAIDIER^ empled — . r. a. 
actionner, traduire en justice. Et. en, 
plaidier. 

ENPLEMENT; - plissement 
s. m. action d'emplir; accomplisse- 
ment. It. empiménto. Et. enpler; 
emplir. 

ENPLEÛ, — e adj. trempé de 
pluie. Et. p. pas. c/'enplovoir. 

11 



ENPLOITIER — 162 — 

ENFIiOITIER, emp — t?. a. em- 
ployer. Pvoo. empleitâr. Et, implict- 

ENPLUMËOR s. m. enchanteur, 
magicien. Et, enplumer, déguiser^ 
t vont par f 
ENFOIER co^. enpigier. 
ENPOIGNEL, — al adj, garni 
d'à ne poignée. Et, enpoigne. 

EMPOIGNBÛRE s', f, poignée. 
It. ImpugnEitiira. Et. empoignier. 

ENPOINDRE, emp -^ v, a, frap- 
per; attaquer, pousser, acculer; appli- 
quer. Et. im^Angerù + e d*ap, et 
d eaphon. Confondu a9ec enpeindre. 
1. ENPOINT adj. en bon état, dis- 
pos. El in, pùnctwm. 

1. ENPOINT s. m, —te s, f, 
clioc, poussée, attaque, charge. Et, p, 
pas. (rem poindre. Confondu avec en- 
peint^ " te. 

ENPOINTIER V. a. mettre en 
état, arranger, disposer. Et. enpointl. 
ENPOISSIER voy, enpigier. 
ENPOLDRER, empourrer gra- 
phies f/'e m poudrer. It. impolverâre. 
Et. en, poudrer. 

ENPOR, empor prêp. pour, en 
faveur de^ grâce à. Et, en por, pour, 
in pro. 

ENPORT, emport s. m. action 
d^emporter, d'enlever ; influence, faveur ; 
valeur, importance. /^. impôrtb. .E^. 
s. ciirbal c^ emporter. 

ENPOST — e, emp - adj. mal dis- 
poséi impotent. Et. *impôstw, — ôsta de 
in, non, mal^ pôsitus. placé, 

ENPOU... Cherchez à ENPO... 
Ex^ enpour à enpor, etc. 
ENPOURRER t>oy. enpoldrer. 
ENPREIGNEMENT s. m. fécon- 
dation. IL iqapregnaménto. Et. enprei- 
gnier. 

ENPREIGNIER, emp — v, a. et 
n, féconder; concevoir. It. et Et.^impre- 
gnèivc tic \n-i[egn3ins^ fécondée^ enceinte. 



ENPULENTER 



ENPREINDRE, empreindre v, a. 
imprimer, enfoncer, graver, tracer ; 
féconder. Prov. imprémer. It. et Et, 
imprimere + e d'ap, et à euphon, 

ENPREINT s. m. emprunte; 

-teûres./. empreinte; gravure. ProD. 
emprénta. It. imprônta, -tatùra. Et. p. 
pas, rf'enpreindre. 

ENPREINTER v. a. imprimer, 
graver, fixer. It. improntâre. Et. en- 
preintjD. pas, cZ'empreindre, 0M*impri- 
mitAvefrèq. rf^imprlmere. 

ENPRENDRE,V/îi/)a^re o.a,etn. 
entreprendre, commencer, se mettre à ; 
saisir; éprendre, enflammer, s'enflam- 
mer; mettre le feu. Prov. empréndre. 
It. impréndere. Et. en, prendre. 

ENPRÉS, emprés prèp. et adv. 
après, auprès de; ensuite; à peu près. 
It. imprésso. Et, en, près. 

ENPREST s /n. — tance, empr- 
s. f. emprunt; prêt. It. impréstito Et, 
en, prest. 

ENPREU^ empreu, empru, emprun 
ado. d'abord, en premier lieu, et d'un. 
Et.f in prlma/n? 

ENPRISE; -sion, emp- s.f. entre- 
prise, projet; attaque, expédition mili- 
taire, aventure; joute. ProG. empréza. 
It, imprésa. Et, p. pas* d'enprendre. 
Resté en Angl, emprise, entreprise. 

ENPROF, emprof comme aprof. 

ENPRU voy. enpreu. 

ENPRUEF voy. enprof . 

ENPRUN voy. enpreu. 

ENPRUNTE voy. enpreint. 

ENPU... Cherchez à ENPO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex, enpuindre à enpoin- 
dre, etc. 

ENPUER ado. dehors. Et. en, 
puer. 

ENPUIS, empues ado. ensuite, 
après. Et. en, puis. 

ENPULENTER, emp-\ - tire. 



ENPUR 



- 163 - 



ENSALGEMENT 



a, empuantir, infecter, souiller. Et. 
en, pulenter. 

ENPUR ooy. enpor. 

ENQUARELER, encarreler n . a, 
plier en carré; garnir de carreaux, 
flèches; charger une arme. It, inqua- 
drellâre. Et, en, quarel. 

ENQUENUIT notj, anquenuit. 

ENQUERABLE adj, qu'on peut 
chercher, scrutable. Et, enquerre. 

ENQUERE co,y. enquerre. 

ENQUEREMENT s. m. recher- 
che^ demande, enquête. Et, enquerre. 

ENQUERËOR, s/. — rére s. m, 
investigateur, questionneur, enquêteur. 
Et, enquerre. En Angl, inquirer, id, 

ENQUERRE, enquere t>, a, re- 
chercher, demander, s'enquérir de ou 
sur, faire une enquête. Proo. enquerre. 
It, inchiérere, inchiédere. Et, inqui^ 
vête + e d*ap. Resté en Angl. sous la 
forme sav, to inquire, id, 

ENQUETUME s, f, inquiétude. 
Et, inquietùrftnem comme coustuine 
de consuetùdinem . 

1 . ENQUI, anquiy encui, equi, iqui, 
enhi ado, ici, là. Prov, aqul. It. qui. 
Et, eccum hic. 

2. ENQUI, enquoi voy, encuil. 
SNRAGERIE; — geaison, — gi- 

son; — gie s. / enragement s, m, 
rage, fureur. Et, enragier. 

ENRAISNIER comme araisnier . 

ENRASQSIER v, a. et rèjl, plon- 
ger dans la poix; s'embourber. Et, en, 
rasche, rache^ •rAstca de râsis, poix 
brute. 

ENRENGIÉ, ~ e adj, orné d'une 
renge, dragonne, écharpe. Et, en, 
renge. 

1. ENRESNIER o. a, mettre les 
rênes, brider. Et en, resne. 

2. ENRESNIER t>oy, enraisnier. 
ENRETER p. a, prendre dans un 

filet, rets ; enchaîner, captiver. Et. 'in- 
retâre de réte, rets. 



ENREVRETÉ, enrieoertès.f. opi- 
niâtreté, désordre. Et, enriévre. 

ENRIÉVRE adj. méchant, pervers, 
opiniâtre, insensé, dissolu. Et. ? 

ENROËTER, enrooter o, a, enrou- 
ler, entortiller. Et, en, rouet dim, de 
roue. 

ENROI comme aroi, 

ENROIDE oog. enroit. 

ENROIDIE, enredie s, f. étaf dece 
qui est roide; opiniâtreté, obstination. 
Et. p, pOrS^ rf'enroidir. 

ENROIT, — de et aussi au m. 
enroide, enrede, enresde adj. dur, 
opiniâtre, obstiné, fou, furieux. Ei. en, 
roit. 

ENROMANCIÉ, — e adj. disert, 
beau parleur. Et, p. pas c^'en romancier. 

ENROMANGIER c. a. traduire, 
mettre en romans, langue vulgaire^ 
français; traduire, expliquer. Et. en, 
romancier. 

ENRONGIER o. a, déchirer, piquer 
par les ronces. Et, en, ronce. 

ENROOTER toy, enroëter. 

ENROSINÉ, - e adj. couvert. de 
rosée. Et, en, rosine dim, de rosée? 

ENROU... cherchez à ENRO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. enroueter à- en- 
roëter, etc. 

ENRU... cherchez à ENRO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. enrumancier ; enrun- 
cier à enromancier, etc. 

ENRUDIR c. n, et a. devenir 
rude, grossier, ignorant; rendre rude, 
émousser, abêtir. Et, en, rude. 

ENRUNGIÉ; - gi, -^ e adj, 
rouillé. It. arruginito. Et. p. pas. .d'en- 
rungier — gir, se rouiller. 

ENS voy. enz. 

ÈNSAIE ; ensaier comm^ J^s- 
saie, etc. 

ENSALGEMENT, e/iAaZ- s. m, 
exhaussement. Et. ensalcier. 



ENSALGIER 



— 164 



ENT 



ENSALCIER, vnhalclcr, — ssier 
r. a. hausser, c-lever; honorer, exalter; 
exhausser f^t exaucer, Proc. eissausâr. 
Esp. eflsakrlr It- inalzâre. Et. en, ens; 
alcier, hausser, 'altiare de âltum, 
haut. Eus n'est pn^ Fadv, ens, dedans^ 
mah Ut pvt*p. es ar-ec n ajoutée. Cf. 
easalcier. 

ENSALVEGIR v. n. devenir sau- 
vage. If* innelvaggtre. Ê"^. en, salvage. 

ENSCIENT, enscientre; ens- 
cientos ctimfn.r escient, etc. 

ENSEING .^. m. enseignement. Et. 

ENSELBtiTRE s, f. couverture de 
la soUf^. If\ insollnfùra. Et. enseler. 

EN SEME NT, vUscment, essementy 
esv—<îfL L'gakunent, ainsi. Proo. eissa- 
n3(5n^ en?;amcii, Kt. Ipîsa niéntc. Dans 
la formt^ ensémt^nt» h a été ajoutée, 
comme dans en scient, ensalcier /)Ottr 
escient I esjialcLer. 

ENSEMS, rn,^frune adc. ensemble. 
Proc. eiii^t'ims. //, insiénàe. Et.i in 
siniul irtjhfvftrè par sémel? 

ENSENSER r. a. mettre dans son 
bon sens, rendre sage* E"^. en, sens. 

EKSERCHIER f^oy. enoerchier. 

EN S ERE R ; — rir comme asserer ; 

— rir. 

^ ENSERI, — e adj. et s. m. du soir, 
noetupue ; endormi ; serein, calme, doux ; 

— soir tombant, nuit. Et. p. pas d'en- 
aerir, 

ENSEURETOT ro^. ensovretot. 

ENSËVRE^ cnsiècrc^ enslorCf en- 
stiin'jt'nsi'fjn^; eusiBVir, ensuir, cnse- 
grûr, etc. comme sévre ; sievir, etc. 
sitf'rn'. Ifc.^tf'^ ra Afigl. to ensue, id, 

EN 51 AME r v/. ensems. 

ENSIR rf\'/. eissir. 

ENSOAGIER comme asaoagier. 

EN30BRET0T co^. ensovretot. 

ENSOELER rot/, ensoler. 

ENSOFISMEH r. a. tromper par 
des sophUme,^, Et. eu, sofisme. 



ENSOÏER p. a. enfiler pour coudre; 
attacher Thameçon, amorcer. Et. en, 
soie. 

ENSOIGNANTER comme assoi- 
gnanter. 

ENSOIGNE, ensoine, ensonne; 
énsoignance; — gnement comme 
essoigne, etc. 

ENSOIGNIER, ensonnier, ensou- 
nier v. a. et n. occuper, employer, 
embarrasser, causer du souci, de la 
peine ; inquiéter ; s'inquiéter, se soucier ; 
s'excuser, faire défaut ; se préoccuper. 
Et. en, soignier. C/. essoignier. 

ENSOLER, ensueler, ensueillier o. 
a. ressemeler ; paver. Et. en, sole,-sôlea, 
semelle, et soil, seuil, 'sôlium, qui ment 
également de sôlea. 

ENSOR, ensur, enseur prèp. sur, 
sur le point de. It, insôpra. Et. en, 
sor 1. 

ENSORETOT ro.y. ensovretot. 

ENSORQUETOT, e/^soM^7 —, 
ensurkùtut ado. surtout. Et. in sà/>ra 
quorf tôtw/w. 

ENSOTER; — tir comme as- 
soter. 

ENSOU... Cherchez à enso... 
Ex. ensouretot ; ensouagier à en- 
soretot; etc. 

ENSOVINER c. a. renverser sur 
le dos, renverser. Et. en, soviner. 

ENSOVRETOT, ensour —, enso- 
hretoty .ensoretot, ensueretot adc, par 
dessus tout, surtout. Et, in sùjora tô- 
tum. Ensobretot es^ la forme proo.. 

ENSPRÊNDRE comme enpren- 
dre. 

ENSU... Cherchez à enso... Ex. 
ensur; ensuagier à ensor ; ensoa- 
gier, etc. 

ENSUS ado. en haut,] au-dessus, 
loin. Proo. ensù^. It. insu. Et. en, 
sus. 

ENT, end, int. graphies (XI* s.) de 
en pron. et ado. Proo. en, ne. It. 



ENTABLER 



— i65 — 



ENTEGHIË 



anc. énde, énne, modi Indi, né Et. 
Inde. 

ENTABLER r. a. faire un enta- 
blement, planchéier, paver; poser lés 
assises, commencer; mettre à table; 
écrire sur des tablettes, écrire; mettre 
en vente sur une table, étal ; peindre 
sur un tableau. Prov. entaulâr. It, 
intavolâre. Et, •intabttlârc. 

ENTABLEÛRE s. /. entablement, 
plancher, parquet. It. intavolatùra. Et, 
entabler. 

ENTAGHIER, Pic. —hier v. a. 
attaquer; attacher. Et. en, tachier de 
tache. Confondu acec entaschier. En- 
tachier est le même mot que entechier. 

ENTAÏER, entoïcr v. a. bouer, 
embourber; salir, souiller. Et. en, tai. 

ENTAILLEÏS, — ce adj. taillé, 
sculpté, ciselé. It. intagliatlccio. Et. 
entaillier. 

ENTAILLEMENT s. m. — leûre 
s. f. sculpture, ciselure. Prov. entalha- 
dûra. It. intagliatûra. Et. entaillier. 

ENTAIIiLËdR^ sj. — liére s. m. 
tailleur de pierres, sculpteur, ciseleur. 
It. intagliatôre. Et. entaillier. 

ENTAILLIER = entailler : tailler, 
sculpter, graver, ciseler. Prov. enta- 
Ihâr. It. intagUâre. Et. en, taillier. En 
Angl. to entail acait anc. le sens de 
sculpter. 

^ENTAISNIER, entesnier t. rèfl. 
entrer dans une tanière ; se blottir. Et. 
en, taisnière, taissoniere^ réduit du 
taisson, tanière. 

ENTAIT, — e = intact sac. : entier^ 
tout entier à, appliqué, disposé ; dispos, 
adonné, désireux, zélé, ardent à. It. in- 
tâtto. Et. IntâctM, intâcta. 

ENTAITIER o. a. poursuivre avec 
ardeur. Et. entait. 

ENTAITIF — ve adJ. ardent à. 
Et. entait. 

ENTALEMASGHIER o. a. mas- 
quer^ déguiser. Et. en, talemaschier. 



ENTALENTÉ, -e; - ti, -e; 

— tif^ — ve adJ. plein de désir, d^ar- 
deur, d'impatience. It. intalentâtq. £t. 
entalenter; — tir. 

ENTALENTER; — tir com,mo 
atalenter. 

ENTANDIS ado. et conj. cepen- 
dant; pendant que. Et. en, tandis. 

ENTARIEMENT s. m. irritation. 
Et. entarier. 

ENTARIER v. a. irriter. Et. en, 
tarier. 

ENTASGHIER, entachiez entas- 
ser V. a. tâcher de, s'efiorcer, entre- 
prendre, faire effort. Et. en, taschier 
de taxâre. Confondu avec entachier et 
entasser. 

ENTASSEÏS 8. m. inv. tas, amas, 
entassement. Et. entasser 1. 

ENTASSELÉ, — e adJ. agrafé, 
piqué. Et. en, tassel, pointe , nœud, 
agrafe. 

ENTASSELEÛRE ^. /. agrafe, 
fermoir. Et. en, tassel, agrafe. 

i. ENTASSER ;:= entasser de tas. 

2. ENTASSER toy. entachier et 
entaschier. 

1. ENTE s. f. et m. ente, greffe, 
rejeton, branche, arbre. Patois It. enta. 
Et. *impotum + e d*ap. d'ifjufxnov^ im- 
planté, pour le *m., et *impota/)^. n. 
pris pour sg. f 

2. ENTE adJ. et s. triste, chagrin ; 
peine, désagrément, tristesse, trouble, 
anxiété. — A ente loc. chagrin, con- 
trarié. Ef^ Votj. le suii^ant. 

3. ENTE (a) loc. adc. péniblement. 
Et. àd impetum + e d*ap. 

1 . ENTEGHEMENT, enta - s. m. 

— cheûre s f. marque, signe, tache, 
qualité bonne ou mauvaise, i?^. ente- 
chier i. 

2. ENTEGHEMENT s. m. conta- 
gion, infection. Et. entechier 2. 

1. ENTEGHIÉ, — e adj. qui a 
unequalité bonne ou mauvaise, entaché. 



ENTEGHIÉ 



-^166- 



ENTESTER 



qualifié^ bien ou mal noté» pourvu de 
telle qualité ou de tel vice. Et p* pas. 
d'entechier 1 . 

2. ENTEGHIÉ, — e adj. infecté, 
attaqué^ entiché. Et. p. pas, d'ente- 
chier 2. Ces deux mots ont été confon- 
dus. 

1. ENTEGHIER, Pic. entequier, 
— tessicr r. a. donner une qualité 
bonne ou mauvaise^ entacjier, acquérir 
une qualité ou un vice. Proi^. entacâr. It, 
intaccâre. Et. en, tacher de téche, 
tache, Cf, le suivant, entachier et en- 
taschier. 

2. ENTEGHIER, entichier, ente- 
cier V. a, infecter, contagionner, vicier, 
enticher et entacher; planter, ficher, 
fixer. Et, Germ, anstecken, id. Con- 
fondu avec entechier 1 et enticier, at- 
tiser,. 

ENTEIMES adv, même; surtout. 
Et» f inde Ipsimo ? 

ENTEIS voy. entés et entois. 

ENTEIS QUE loc. conj, avant 
que ? pendant que f Et, ante Ipsum 
quod ? inde Ipsum qùod ? ou serait-ce 
une mauvaise lecture ci'entresque ? 

ENTEIT ; enteitier voy, entait, 
etc. 

ENTEMPRER v. a. modérer, 
régler, tempérer. Et, en^ temprer. 

ENTENDABLEf — dible adj, 
facile à entendre, à comprendre, intel- 
ligible ; qui entend facilement, intelli- 
gent. It. intendibile. Et. •intendibtlc 
tZ'inténdere^ tendre, entendre, 

ENTENDANGE ; - due s.f. but 
que Ton se propose, intention ; com- 
préhension, intelligence. Et, entendre. 

ENTENEBRER; — brir v, a, et 
n, obscurcir ; s'obscurcir. It. intene- 
brâre. Et, en, ténèbre. 

ENTENT s. m. entente s. f. but 
vers, effort, dessein, intention, désir, 
volonté, pensée; charge, attaque. It. 
intônto. Et. intenta, — tenta. Resté on 
Angl. sous lajormesav. intent, id. 



ENTENTIOS, — e ; — tif, — ve; 

— til adf. attentif. Et, entente. 

ENTEQUIER voy. entechier. 

ENTERGEMENT s. m, — cie s. 
/. saisie en revendication ; séquestra- 
tion, revendication, réclamation. Et. 
entercier. 

ENTERGIER, entière —, Pic, — 
chier v, a. mettre en main tierce, sai- 
sir, séquestrer ; revendiquer, réclamer ; 
reconnaître, distinguer, apprécier, esti- 
mer. Et. *intertiârc de in, en, tertium, 
troisième. 

ENTERIN, — e, entrin adj. entier, 
complet, parfait, intègre, loyal. Prov. 
enterln. Et. *int<?^rina, — ^rlna rf'in- 
tégrum, entier. 

ENTERINANGE s.j. - nement 
s. m. achèvement, accomplissement. Et^ 
entériner. 

ENTERINER v a. accomplir, pa- 
rachever, intériner. Et. enterin. 

ENTERINETÉ s. f. intégrité. Et. 
enterin. 

ENTERRA GE s, m, enterrement. 
Et. enterrer. 

ENTERVE s. /. imagination ; 
ruse. Et. enterver. 

ENTERVER = interroger sav. : 
demander ; rechercher, désirer ; enten- 
dre, comprendre, penser. Prov. enter- 
vâr. It. et Et. int/errogàre. 

ENTÉS, — e, enteis, entois ; en- 
tesé, — e adj. tendu, brandi, prêt à 
frapper, à tirer Tare, Tépée haute ; ap- 
pliqué. It. intéso. Et. p. pas fort et 
faible ^'enteser. 

ENTESER entoiser v. a. mesurer, 
toiser; tendre, bander un arc ; ajuster, 
dresser, brandir, mesurer un coup, 
frapper ; embrasser, entreprendre, ten- 
dre vers, faire effort pour, s'appliquer. 
Et. en, teser, toiser, 

ENTESNIER voy. entaisnier. 

ENTESSIER voy, entechier. 

ENTESTER v. a. frapper à la tête, 



ENTIGEMENT 



— 167 - 



ENTRAIT 



frapper, blesser; mettre dans, la tête, 
inculquer. Et. en, teste. 

ENTIGEMENT, — ichement, — 
isementy — ssement s. m, excitation, 
irritation, instigation. Et enticier. 
Resté en Angl. enticement, entraîne- 
ment. 

ENTIGIER, — tichiery — techiery 
— tiser 0. a. attiser, exciter, irriter, 
pousser à. Proo. atizâr. It. stizzâre. Et 
tltio, tison. It. tlzzo. Confondu avec 
entechier. Resté en Angl. to intice, id. 

ENTIERGIER voi/. entercier. 

ENTIERZ, enters s. m. objet saisi; 
reconnaissance. Et. s. rserbal c^'enter- 
cier. 

ENTISSËOR, sj. — sére s. m. 
tisserand ; celui qui trame, ourdit, con- 
spirateur. Et. entistre. 

ENTISSIER voy. enticier. 

ENTISTRE V. a, tisser; tramer. 
Et. en, tistre 1 . 

ENTOGHIER, etc. voij. entos- 
chier, etc. 

ENTOEILLIER, entouelllier, — 
oaillier, — oweilUery — oillier^ — 
uillier v. a. enchevêtrer, embrouiller ; 
empêtrer ; embourber, salir, . souiller ; 
tromper ; abuser, confondre. Et, en, 
toweillier. 

1. ENTOÏER 0. a. recouvrir d'une 
taie, d'un, linge, d'un drap. Et. en, 
toie, taie. 

2. ENTOÏER voy. entaïer. 

1. ENTOIS, enteis s. m. action de 
tendre Tare. Et. s. verbal ou p. pas. 
m. fort rf'enteser. Entois ^ inté/isum, 
comme mois = mé/isem. Cf. entés. 

2. ENTOIS coy. entés. 
ENTOISE s. f. action de tendre ; 

embûche. Et. p. pas. f. fort rf^enteser. 
Entoise = inte/isa. 

ENTOISER voy. enteser. 

ENTOITIER,— tettier t?. «.abriter 
sous un toit, héberger. Et. en, toit. 

ENTOIVRE comme atoivre. 



ENTOMBER; ~ heler v. a. 

mettre dans la tombe, le tombeau, en- 
sevelir. Et. en, tombe, tombel. Resté 
en Angl. to entomb, id. 

ENTOMIR, — tommiry — tombir 
V. a. engourdir, étourdir, rendre hébété. 
Et. en, tomir ? 

ENTOMISSEMENT, entonnis- 
s. m. engourdissement, torpeur. Et. 
entomir. 

ENTORGHIER v. a. torcher; 
souiller? Et. en, torchier. Cf. entorser. 

ENTORS, — e; entort, — te adj. 
tordu, entortillé; tortueux, méchant. 
Et. p. pas. fort c^'entordre, •intôrsw, 

— tôrsa ; in tort m, — tôrta. 
ENTORSER, entrosser v. a. 

trousser, emballer, empaqueter, tordre. 
Prov. entrossâr. Et. en, torser, tresser. 

ENTOSGHE s.f. — chement s. 
m. poison, venin ; empoisonnement. 
It. intossicaménto. Et. entoschier. 

ENTOSGHIER, — ochier. Pic. 

— skier V. a. empoisonner. It. intos- 
sicâre. Et. *intoxicâre do tôxicum, 
tosche. 

ENTOU... Cherchez à ENTO... 
Ex. entoueillier à entoeillier, etc. 

ENTOWEILLIER voy. entoeil- 
lier. 

ENTR... voy. entre. 

ENTRAGE s. m. entrance s. f. 
entrée ; droit d'entrée. Et. entrer. Resté 
en Angl. entrance, entrée. 

ENTRAIGNE, entreigne s. f. par- 
ties intérieures du ventre, entrailles, 
tripes, boyaux; ventre. It. anc. en- 
trâgno. -E^. interânea, *intrânia /)^. n. 
pris potir sg. f. 

1. ENTRAILLE s.f. entrée. 

2. ENTRAILLE = entraigne. 
ENTRAIN, — e adJ. intérieur. Et. 

*interâna, — âna rf^lnter. 

ENTRAIT, entret s. m. — te s,f 
chose qui sert à recouvrir, à panser une 
plaie, par ex. emplâtre, bandelettes de 



en;i;ràit]I7re 



- 168 



ENTREMENT 



diachylon, sparadrap, cataplasme, on- 
guent, Uniment, baume, remède en 
général; d'où baume, consolation. — 
chose qui sert à enduire : couleur, en- 
duit, peinture; — à attirer quelqu'un 
dans un mauvais pas : promesse trom- 
peuse, tromperie, mauvais tour, em- 
bûche. Et, p. pas. c^'entraire, tirer^ at- 
tirer, enfermer, 'cbuèHr» 

ENTRAITURE's. /. poignée de 
l'épée. Et. en, traiture. 

ENTRAPER o. a. passer un nœud 
coulant ; faire tomber, prendre dans une 
trappe, un piège, attrapper. Prov, atra- 
pâr. It. anc. attrappâre. Et, en, trappe, 
•tràppa du Germ. trapo, nœud coulant, 
nasse. Soutient confondu acec entraver. 

ENTRAPOS, — e a'dj: semé de 
trappes, de pièges. EL en, trappe. 

ENTRE. Prov>. entre. It. Intra. Et. 
In ter -f Q d'appui. En composition 
entre exprime : 

1. Taction mutuelle, réciproque, si- 
multanée ; il traduit l'un l'autre, l'un 
contre Vautre, mutuellement, ensemble, 
comme dans ce passage du roman de 
Renart , xvi. 835, Edition Martin, ii^ 
178. « Après ce mot s'entrebesèrent Cil 
qui onques ne s'entramérent, î^e ja mes 
ne s'entrameront. » Ex. s'entreferir, 
s'entrafoler, s'entrenavrer, se bles- 
ser les uns les autres, s'entreblesser ; 
s'entrocire, s'entretuer; s'entraco- 
1er, s'embrasser mutuellement; s'en- 
trafier, se donner réciproquement sa 
foi ; s'entraprismer, s'approcher l^un 
contre l'autre; entretenir, tenir en- 
semble, conserver ; etc. ; 

2. Taction de tomber, d'être au milieu, 
parmi^ entre. Ex. entrechêoir, tom- 
ber parmi, survenir; entrestre, in- 
téresse; entrelaissier^ laisser au mi- 
lieu, interrompre, d'où ehtrelais, in- 
terruption, etc., etc. ; 

3. l'action faite à moitié, l'état inter- 
médiaire. Ex. entrebaër, entrebâiller ; 
entrecillier, entr'ouvrir les paupières; 
entreclore, fermer à moitié, c'est-à- 



dire entr'ouvrir; entrechenu, à moitié 
blanc, c'est-à-dire gris; entrepelé, à 
moitié chauve, e^c; 

4. enfin entre est parfois simple- 
ment pléonastique, et n'ajoute rien à la 
signification du mot; comme entre- 
mesler ; entremeslangier ; entre- 
seigne qui équivaut à signe^ .marque, 
enseigne; entretouillier, qui est 
comme touillier, embrouiller ; entro- 
duire comme duire, instruire, con- 
seiller, etc. 

Quelques composés avec entre ont 
plusieurs de ces significations : entre- 
corre signifie courir l'un contre l'autre 
et courir parmi, au milieu. Entroblier 
les a toutes : 1 s'oublier mutuellement, 
2 oublier parmi d'autres choses, 3 ou- 
blier à demi, un peu^ pour un moment, 
4 enfin simplement oublier. Entre perd 
son e muet devant les mots commen- 
çant par une voyelle : entracolntier, 
entroeil, etc. 

Cherchez au mot. simple les 
mots, composés avec ENTRE, 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. entreberser ; entresboëler, 
etc. à berser ; esboëler, etc. 

ENTREGI voij. entresî. 

ENTREÇOR s. m. tresse, cordon, 
spécial, dragonne. Et. entresser. 

ENTREGETËOR, sj. — tére 
s. m. magicien, bateleur. It. iettatôre. 
Et. entregeter. Cf. entregiet. 

ENTREGIET, — Jet; — gete- 
ment s. m. — terie s. f. ce que l'on 
jette au milieu, inopinément : coup 
d'une arme de jet^ jet; tour de passe- 
passe, escamotage; intervalle. Et. en- 
trejeter. 

ENTREIGNE voy. entraigue. 

ENTREJET ; entrejetêor voy. 
entregiet; entregetëor. 

1. ENTREMENT s. m. entrée. J?^. 
entrer. 

2. ENTREMENT adv. pendant ce 
temps, cependant — Entrement que, 



ENTREMENTIÉRES 



- 169 — 



ENTROIONËbR 



pendant que. Et. Intra mente. Ç/. en- 
trementres. 

ENTREMENTIÉRES, entrcnien- 
tiers, — ticr ar/c. .pendant ce temps, 
cependant* — Entrementiers que, pen- 
dant que. EtJ Intra dum intérea et l*s 
adv. Cf, endementiéres. 

ENTREMENTRES, — tre, — te 
adv. pendant ce temps, cependant — 
Entrementres que^ pendant que. Et. 
Inter, Intra dum intérim, et Ts adty. 
Cf. endementres et mentre. 

1. ENTREMÉS s. m. inv. ce qui 
est introduit, envoyé, mis au milieu : 
entremise; démêlé, altercation. It. in- 
tromésso. Et. intermlssam. 

2. ENTREMÉS, — mies s. m. ce 
qui est au milieu, ce qui interrompt : 
divertissement, diversion. It. inter- 
mezzo. Et. intermédiam? Ces deux 
mots 1 et2 ont été confondus. * 

l.ENTREMETRE v. a. placer au 
milieu, introduire, mélanger, mêler; 
se mettre à, s'occuper, se mettre au 
milieu. It. introméttere. Et. intromlt- 
tere. 

2. ENTREMETRE 0. a. inter- 
rompre, ajourner, mettre un intervalle, 
éloigner. Et. inter, mittere. Ces deux 
mots sont confondus. 

ENTREMI prép. et ado. au milieu 
de, entre, parmi. Et. entre, mi. 

ENTREMIEZ voy. entremés 2. 

ENTREPIEZ ado. sous les pieds, 
foulé aux pieds ; en oubli, en mépris ; 
dans la misère. Et. entre, pieds. 

ENTREPRIS, — e adj. pris, saisie 
attaqué à Timproviste; malade; pris 
au milieu, entouré, embarrassé, interdit. 
It. intrapréso. Et. p. pas. rf^entre- 
prendre. 

ENTREPRISURE; — prisons. 
/. entreprise, attaque, embarras. Et. 
entreprise. 

ENTREROTE s. f. chemin frayé 
entre des obstacles. — Faire entrerote , 
se frayer un chemin. Et. entre, rote 2. 



ENTRÉS ooy. entrues. 

ENTRESAIT, — seity — set ado. 
sans condition, entièrement; aussitôt, 
sur le champ ; cependant. Proo. atra- 
sâit. It. anc. intrasâtto. Et. *intra/i- 
sâcte^m, non terminé, de suite. 

ENTRESI, — ssi, — ci ado. et 
conj. jusque; jusqu'à ce que. Et. in 
trans sic. Cf tressi et si. 

ENTRESQUE, entreske ado. • et 
prèp. jusque, jusqu'à ce que. Et. in 
tra/is quod. Cf tresque. 

ENTRESTANT ado. à l'instant. 
Et. entre estant. 

ENTRET ooy. entrait. 

ENTRETANDIS ado. et conj. 
pendant ce temps, cependant ; pendant 
que, tandis que. Et. entre tandis. 

ENTRETANT ado. et conj. pen- 
dant ce temps, cependant, en attendant ; 
pendant que. Et. inter tântwm. 

ENTRETENANGE; — neûre ; 
—-nue s.f entretenements.m. en- 
tretien^ maintien^ conservation ; conver- 
sation, divertissement. Et. entretenir. 

ENTREUS ooy. entrues. 

ENTREUSQUEdot/. entrosque. 

ENTREVESGHIER o. a. enche- 
vêtrer^ emmêler, embrouiller, embar- 
rasser, empêtrer. Et.'i 

ENTRIN ooy. enterin. 

ENTRO ado. et conj. dedans, jusque 
— Entro que, jusqu'à ce que. Proo. tro. 
Et. intro, dedans, ou intra héc. 

ENTROEIL, entroel, — ueil, — 
uel, — oil, etc. s. m. entroilleûre s. 
f. espace entre les deux yeux, entre- 
deux des sourcils. Et. entre, œil. 

ENTROES ooy. entrues. 

ENTROIGNE, — ongne s. f — 
gnement s. m. moquerie, fable, trom- 
perie. Et. entroignier. 

ENTROIGNËOR, sj. — gniére 
s. m. moqueur, trompeur. Et. entroi- 
gnier. 



ENTROIGNIER 



— 170 



ENTROIGNIER, ~ ongnier v. n. 
et a. se moquer ; bafouer, tromper. Et ? 
ENTROIL tsoy. entroeil. 

ENTROEGNIER, et ses dérioés, 
toy, entroignier, etc, 

ENTROQUE ooy. entre. 

ENTROSQUE entrusque adv>. et 
prèp, jusque, jusqu'à. Et. intra usque. 
Cf. entresque et trosque. 

ENTROSSER voy. entorser. 

ENTRUES, entroes, entrés ^ en- 
treps, entreus ado, et conj. en ce mo- 
ment même, pendant ce temps, cepen- 
dant ; pendant que. Et intra ipsw/n ? 

ENTU... cherchez à ENTO... 
Ex. entumir à entomir, etc. 

ENTULE, - ulle; entulé, ~e 
adj. fou, insensé, étourdi, sot. Et. f 

ENTUMELER, - uler v. a. ense- 
velir. Et *intumulâre de tùmulum, 
tombeau. 

ENU... cherchez à ENO... Ex. 
enuillier à enoillier ; enuit à 
enoit, etc. 

ENURE t>oy. eûre. 

ENVAHIE, envaïe ; - vaïson s. 
/. envaïement, — aiment s. m. inva- 
sion, attaque, charge, assaut. Et. en- 
vahir. 

1. ENVASER 0. a. enfoncer dans 
la vase. Et. en, vase. 

2. ENVASER ; envaseler, enve 
—- V. a. mettre dans un vase, un 
tonneau, une châsse, entonner, enchâs- 
ser. Et. en, vase, vaissel. 

ENVAUS ; envauser coy. en- 
vols ; envolser. 

ENVEGIR, envegir voy. enviesir. 

ENVEISIER, et ses dérivés, voy. 
envoisier. 

ENVENIMEMENT, - ninement 
s. m. envenimeûre ; — moison s. /. 
empoisonnement, venin, poison. Et. 
envenimer. 

ENVENTIS Doy. aventis. 



ENVIESURI! 



ENVERINER voy. enverrer 2. 
ENVERMER v. a. et n. remplir, 
se remplir de vers. Et en, ver. 

1. ENVERRER v. a. rendre 
acharné, furieux comme un sanglier. 
Et. en, ver 1. 

2. ENVERRER, envoirrer ; en- 
veriner v. a. garnir de verre, émail- 
1er ; empoisonner avec du verre pilé. 
Et, en, verrCj voirre, vitrum. 

ENVERS, — e; enversier,-e 
adj. renversé sur le dos ; à la renverse, 
à l'envers ; opposé. H. invérso. Et in- 
versa, inversa. 

ENVESELER ro^. envaser 2. 
ENVESPREÏR ; — prir comme 
avesprer. 

ENVEVER comme avever. 

ENVEZIER, et ses dérivés, voy. 
envoisier. 

ENVIAIL s. m. enviaille s.f. défi, 
provocation ; pari, ponte, enjeu, suren- 
jeu ; gain du jeu ; plaisir, joie ; ruse, 
tour, finesse. Et. envier 2. 

1. ENVIEMENT comme envoie- 
ment. 

2. ENVIEMENT s. m. envie, haine. 
Et. envier 2. 

3. ENVIEMENT s. m. invitation. 
Et. envier 3. 

4. ENVIEMENT comme envaïe- 
ment. Cf. envahie. 

1. ENVÏER forme c^'envoyer. Et 
inviâre. 

2. ENVÏER = envier : haïr ; pro- 
voquer, défier ; parier, jouer un surenjeu ; 
surenchérir. Prov. enveiâr. H. et Et 
•invidiâre c^'invldia, envie. 

3. ENVIER = inviter sac. : convier. 
It. et Et. invitoe. 

ENVIESIR, envegir, — cir v. n. 
envieillir, vieillir. It. invecchiâre. Et 
en, vies. 

ENVIESURE s.f. vétusté. Et en- 
viesir. 



ENVIOORER 



171 



SRBAIL 



ENVIGORER ; — rir comme avi- 
gorer. 

ENVIIjER ; - lir comme aviler. 

ENVIRONEMENT s. m. ce qui 
entoure, environne : circuit, tour, alen- 
tour, circonvallation, eic. Et. environ- 
ner. 

1. ENVIS^ enmjs adv. malgré soi, à 
contre-cœur, mal volontiers ; difficile- 
ment. — A envis, id. Et. invite + s 
ddderhiale. 

2. ENVIS prèp. en face de. Et. en, 
vis 1. 

ENVISIERj et ses déricès.voy. en- 
voisier. 

ENVOIÊMENT s. m, envoi. Et. 
envoyer. 

ENVOIRER, — rrer voy. enver- 
rer2. 

ENVOISEÛRE ; — série ; - 
seté; — sance s..f. envoîsement, 
emeis — , enms — s. m. gaîté, joie; 
pétulance ; plaisanterie ; plaisir, réjouis- 
sance, fête. Et. en voisier. 

ENVOISIÉ, — e ; — sos, — e, 
endeis — , enms — , enve^ — adj. dési- 
reux, ardent ; ardent au plaisir ; gai, 
joyeux ; joli, agréable. Et. p. pas. rf'en- 
voisier ; en, voisos. 

ENVOISIER, enveisiery entesier, 
enviisler o. rèfi et n. être adonné au 
plaisir, s*y livrer ; se réjouir, s'amuser, 
se divertir, folâtrer. It. anc. invezzâre. 
Et. •invitiâre de vitium, mce. Cf. voi- 
sos. 

ENVOISOS v>oy. envoisié. 

ENVOÎjDRE 0. a. envelopper, en- 
tourer. It. invôlgere, — ôlvere. Et. in- 
vôlccre -h e d'appui. 

ENVOLS, — e, entrons, envaus 
adj. enveloppé, entouré, recouvert. It. 
invôlto. Et. p. pas. fort cZ'envoldre. 

ENVOLSER, entsauser v. a. enve- 
lopper, entourer, recourber, voûter, bom- 
ber. Et. envols. 

1. ENVOLTER comme envolser. 



2. ENVOLTER, emoustcr o. a. 
envoûter, maudire en plantant des 
aiguilles dans des images de cire, char- 
ger d'imprécations. Et. 'invultâre de 
vûltum, visage. 

ENVOLUMÉ, — e adj. grossi, 
lourd, plein de. Et. en, volume. 

ENVOU... cherchez à ENVOL... 
Ex. envoudre à envoldre, etc. 

EN VU... cherchez à ENVO... 
Ex. envuls à envols, etc. 
ENWALER voy. iveler. 
ENWEL voy ivel. 
EN'WILLIER V. rèfl. s'arranger. 
Et.'^ Est-ce pour aguillierl, coudre, et 
par suite raccommoder , arrangera 

ENX... cherchez à ENS... Ex. 
enseigne à enseigne^ etc. 

BNZ, ens, ans adv. dedans. Prov. 
ins. Et. Intws. 
EORER voy. aorer. 
EP... cherchez à ESP... les mots 
que vous ne trouverez pas ici. Ex. 
eperir ; eploitier à esperir; esploi- 
tier, etc. 
EP voy. ée. 
EPS voy.ée 3. 

EQU... Cherchez à esqu... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. equarter à esquartér, etc. 
ÉQUE voy. iéque 
EQUI voy. enqui 1. 
ER... Cherchez à ESR... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. eraisnier à esraisnier, etc. 
ERALMENT, eraument; erance, 
etc. voy. erralment; errance, etc. 

ERBAGIER, herb — v. a- faire 
paître; donner le droit de pâturage. Et. 
erbage, */ierbâticum. 

ERBAIL ; erbel; erbol; erbelois; 
erbier ; erbis ; erboi ; erbois ; erbu ; 
erbant, herb — s. m. erbaille; er- 
biére; erboie; erbor, herb — s. /. 
herbe, herbage, lieu couvert d'herbes. 



ERBEÏER 



— 172 — 



ERinN 



pré^ prairie; pâturage. Et. erbé, Aérba; 
erber. 

ERBEÏER t^oy, erboïer. 

ERBEL, — al^ herh — adj, d'herbe, 
herbeux, herbu. Et, erbe, Aérba. 

ERBELÉE, — olèc\ erbagerie 
s./, erbé; erbement, herh — s. m. 
potion, philtre, poison fait de jus 
d'herbes. Et, erbel, erbage, erber rf'erbe, 
Aérba. 

ERBER, arh - , her — r. a, joncher, 
garnir d'herbes; faire paître; faire de 
l'herbe; faire infuser des herbes, des 
épices, des poisons ; empoisonner. Dans 
ce dernier sens on trouve beaucoup 
plus fréquemment enerber, enherber. 
— Vin erbé, vin épicé, espèce de ver- 
mout. Et. •Aerbâre rf'Aérba. 

ERBERGAGE^ etc., voy, herber- 
gage, etc. 

ERBERIE, herb ^ s. f. plantes 
potagères ; marché aux herbes ; science 
des herbes, botanique; art d'en con- 
naître les propriétés salutaires ou mal- 
faisantes; lieu couvert d'herbes, pïé. 
Proc, erbaria. It. erberla. Et. erber. 

ERBIER, — e, herb — s. et adj, 
herbe, pré; marché aux herbes; herbier, 
premier ventricule, panse des ruminants, 
trachée-artère des oiseaux, gorge, go- 
sier; — herbu; marchande d'herbes; 
herboriste; empoisonneur. It. erbâjo, 
erbârio. Et. Aerbâria, — bâria. 

ERBÏER voy. erboïer. 

ERBILLEOR, sj. — iére s. m. — 
leréce, — ssc, herb — s. f. celui, celle 
qui vacueillir des herbes. Et. erbUlier. 

ERBILLIER, herbei — v. a. et n. 
faire paître, paître; couper de l'herbe. 
Et. erbel. 

ERBIS; erboi, etc. coy. erbail. 

ERBOÏER, — beïery — bïer, herb — 
frèq. rf'erber. 

ERBOLAIRE^ ar6 —, herb — s. 
m. herbier. Et. erbol. 

ERDOIR coy. ardoir. 



ERDRE, herdre o. /i.èi^ ré/ï. s'at- 
tacher. Et. hœrcre -f- e d'appui et d 
euphonique. 

ERE voy. erre. 

EREDER forme ^'hériter qui si- 
gnifie souvent mettre en possession d'un 
héritage, d'une propriété. Prov. eretâr. 
It. eredâre^ redâre. Et. heredit&re. 

ERÉGE, erésCf eritCy her — formes 
populaires c?'hérétique. Prov. erétge. 
It. erético Et. hœréticu. 

EREIT voy. eroit. 
EREL voy. arel. 

1. ERER voy. errer. 

2. ERER voy. arer. 
ERITANGE; — toison s.f eri- 

teznent; — ritier, her —, hir — s. 
m. action d'hériter; héritage, toute pro- 
priété possédée par héritage, biens, do- 
maine. Et. Aériter. 
ERITE voy. erége. 

ERITÉ, ireté, her — , hir — formes 
d'hérédité : héritage, propriété, biens, 
tout ce que l'on tient par héritage. 
Prov. eretàt. It. crédita . Et. heredi- 
téite. 

ERITEL, — tal, ir —, her — adj. 
et s. qui concerne un héritage, hérédi- 
taire; — l'héritage lui-môme. Et. •here- 
ditale rf'herédem, hoir. 

ERLUE^ etc. voy, hellue, etc. 

1. ERME, herme s. m. et adj. 
désert, solitude, ermitage; — désert, in- 
culte, abandonné. Prov, érme. It. érmo. 
Et. *hérmu, *érmu, 'éremum (Prudence) 
pour erémum, «p/^oç, désert. 

2, ERME voy, herme 1 . 

1. ERMIN, — e; ermi, — e, herm - 
adj. solitaire, désert, d'ermite. Et. 
erme 1 . 

2. ERMIN, — e, herm — adj. et s. 
arménien ; d'hermine ; peau, fourrure 
d'hermine. Prov. ermln. Et. arménm, 
— énia^ arménien. Pour V\\ cf. erme 2 
et herme 1 . 



ERMIR 



173 — 



ES. 



ERMIR, hermir v. a. rendre désert ; 
ravager. Et erme 1. 

ERMITAIN, — e, henn — aclj. 
solitaire, d'ermite, d'ermitage. IL anc. 
romitâno. Et. *AeremitânM, — tâna 
rf'*hérmum, erme 1. 

ERMITIER, hcrm— s. m, ermite. 
Et. *eremitâria c^'eremlta, ermite. 

ERMITOIRE s. m. et f. ermitage. 
Et. ermite. 

ERMOFIiE coy. hermofle. 

ERNER COI/» esrener. 

EROIT, — e, erelt adj. érigé, dressé, 
droit, debout. Et. eréctu, erécta. 

ERR — Cherchez à ESR les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. errachier à esrachier, etc. 

ERRAIjMENT, erraumenti crau- 
ment, erroment, esr — ; erranment, 
crrament, esr — ; errant adv. en 
courant, précipitamment, en marchant, 
promptement, de suite, aussitôt, sur le 
champ; couramment, librement. J?^. 
errai adf. d'erre, qu'on ne trouce point 
seul; errant /). /)r. rf'errer, et ment. 

1. ERRANCE; erreùre, esr— s. 
/. erroi s. m. action de marcher, de 
voyager, d'errer : voyage, chemin, voie 
détournée. Et. errer, *iteràre, voyager. 

2. ERRANCE s. /. erreur, égare- 
ment, mauvais pas, détresse. Et. errer, 
erràre. 

ERRANT ; erraument coy. er- 
ralment. 

1. ERRE, edre XP s., eirre, eire, 
eir, airrey oirre, oire, ierre, heire, 
herre s. m. etf. voyage, chemin, route, 
voie, course, erre, allure, conduite, 
manière d'agir, errement. — En erre, 
grant erre, bon, bel erre, en hâte, 
promptement, à marche forcée. Et. 
erre s. verbal d'errer ; oirre = iter + e 
d'appui. Resté en terme de marine et 
de chasse : erre d'un navire ; erres d'un 
cerf, et en Angl. eyre, tournée. 

2. ERRE ooy. aire. Resté en Angl. 
cyry, aery, aire, nid, nichée. 



ERREI coy. erroi. 
ERRËOR, sj\ — rére s. m. voya- 
geur; vagabond. Et. errer. 
ERREÏER voy. erroïer. 

1 . ERRER, eirer, esrer, edrer XP s., 
oirrer, arrer, heirer v. n. voyager, se 
mettre en route, marcher, cheminer, 
aller ; agir, se conduire. Prov. edrâr, 
errâr. Et. *iterârc c^'iter. Ne pas con- 
fondre avec errer c^'errâre. 

2. ERRER voy. arer. 

3. ERRER = arrher. 

1. ERROI poy. aroi 

2. ERROI voy. errance 1 . 

i. ERROÏER, erreïer v. n. aller çà 
et là, errer. Et. fréq. d'errer 1 . 

2. ERROÏER, erroêr o. n. se trom- 
per, errer. Et. fréq. d'errer, erràre. 

ERROMENT voy. erralment. 

ERSOIR, hersoir, arsoir, assoir, 
etc. ado. hier au soir. It. iéri sera. Et. 
héri sérum. 

1. ES... E... Prov. es... It. s... Et. 
ex. L's de es... n'étant plus prononcée 
de bonne heure disparait quelquefois 
dans l'écriture : Ebanoier, Eploitier, 
Epois pour Esbanoier, Esploitier, Es- 
pois, ou se fond avec la consçnne ini- 
tiale du mot suivant : Errachier pour 
Esrachier. Cherchez tous ces mots 
àES... 

En composition es exprime Vidée 
d'extraction, d*enlév entent, ou signifie 
le contraire du mot auquel on le pré- 
fixe : Esbranchier, enlever les bran- 
ches, ébrancher ; Esbraier, enlever le 
brai, la boue ; Esvestir, déshabiller, 
dévêtir. ES a été souvent renforcé par 
de, des. Et. de ex : Déraciner = esra- 
ciner ; Dévoïer = esvoïer. Es est mis 
quelquefois pour d'autres prépositions : 
pour a : Esbriver = abriver ; Esces- 
mer = acesmer ; Eschever = achever ; 
Essoter = assoter ; Esgait = agait ; 
pour en : Esbrasier = embraser ; Es- 
busche = embûche ; pour re : Esfroi- 



ES 



— 174 - 



ESBOSGHIER 



dir =^ refroidir ; mais bien souvent es 
n'ajoute ni n'enlève aucune significa- 
tion au mot lui-même : Estrôér = 
trooôr ; Esvoler 5= voler ; Essaignier = 
saigner ; Eschalengier = chalengier ; 
Easardre =t aidra ; Esproisier == priser, 
€tc.^ ^U\ Inutilii te noter la plu- 
part des mots àoak, 1% sens n'est 
pas sensiblement raftélfié par 
ES. Cherchez ESGHÂPLSlS à 
chapleïB ; ES6ABEÏR à gaber, eie. 

2. ES, iiSy eiSy é, hé, as, as^ ais, a, 
o, estes, este, été, eth, et, astes, aste, 
ast, aie, at adv. et interj, voici, voilà. 
— Ed ^os, é vos, astoi, ème, as vos, ez 
ros, mtcB 00s, é me vos, es les vos, 
aêtes les vos, etc, particule indicative 
voici, voilà. Et, écce, estes, astes. Cf. 
ek. 

3. ES inv. quelquefois /. esse ; eis, 
cps (Xr s.), is, e adj\ môme. — En 
et Vore, Eis lors. En es le pas, à 
l'heure môme, à Tinstant môme ; sur le 
champ, de suite, aussitôt. Prov, eps, 
eia, IL anc, Isso ; mod. ésso. Et. 

4. ES pL de é, ahdlle. 

5. ES contr. de en les. Signifie 
quelquefois aux. 

6. ES fjraphie de ues, oes. 

7. ES (fvaphie de ais. 

ESA. ., cherchez àESSA... Ex. 
e&aïmer à essaimer; esavïer à 
essavlerf etc. 

ESBAËR, eshaier v. a. ouvrir, 
oatrcbaillei'. E"^. es, baér. 

ESBAÏSSANGE; esbaïssor s.f. 
ébahisyemeut, étonnement, stupeur. Et. 
eabaïr, 

ESBALDEMENT ; — dissement 
3. ni. esbaldie; — dise ; — dison 
Syf hardiesse, joie, réjouissance, tour- 
noi 1 bataille. Et. esbaldir. 

ESBALDIR = ébaudlr : réjouir; 
donner du courage, de Tardeur, de la 
joie, animer ; être hardi, joyeux, s'en- 
hardir, se réjouir, s'ébaudir ; briller, se 



lever, élever. Prov. esbaudlr. It. anc. 
sbaldire. Et. es, baldir. 

ESBALDREI^ — drè comme bal- 
drei. 

ESBALEVRÉ, — e, eshaul — %dj. 
effronté, impudent, insolent, dévergondé. 
Et. es, balèvre ? 

ESBALOÏER voy. esbanoïer. 

ESBALT s. m, ébat, réjouissance. 
Et. s. verbal rf'esbaldir. 

ESBANEÏER voy. esbanoïer. 

BSBANIR; — noir comme esba- 
noïer. 

ESBANCNI î — noiement, — mo- 
ment s. m. amas0iiieiit, divertissement, 
ébat, réjouissance. Rt fshanoier. 

ESBANOÏER, — /lelter» esbenïer ; 
sebaloier, esbeloier v. n. a^ H réfi. se 
livrer à ses ébats, prendre ses ^teits, 
s'ébattre, se divertir, s'amuser ; diverlùv 
amuser, réjduir. Prov. esbaneiâr. Et. 
es, banoïer, baloïer. 

ESBAU... cherchez à ESBAL... 

ESBAULEVRÉ voy. esbalevré. 

ESBELOÏER; — bencxLer voy. 
esbanoïer. 

ESBERLUËR, ebarl — v. a. et n. 
donner la berlue, éblouir ; être ébloui. 
Proo. abellucâr. E^ es, berlue. 

ESBERUGIER, esbur—, esbruscier 
V. rèfl. s'animer, se ranimer, se réveiller, 
prendre vigueur, s'agiter. Et. ? 

ESBOËLER comme boëler. 

ESBOFER, esboujfer,^ bufer v. n. 
et rèfl. gonfler les joues pour rire, pour 
faire jaillir de l'eau, du vin ; pouffer de 
rire, éclabousser; s'essouffler. Et. es, 
bofer. 

ESBOILLISSEMENTs. m. 
bouillonnement. Et. esboillir. 

ESBOIjONÉE s. f. coup de bou- 
lon = boujon. Et. es, boljon. 

ESBOSGHIER v. a. tailler des 
branches, émonder, ébrancher, abattre, 
dégrossir. Et. es, boschier. Confondu 
avec ébaucher. 



ESBOSMER 



— 175 — 



ESGANDRE 



ESBOSMER; — mir comme 
abosmer. 

ESBOU... cherchez à E8BO... 
Ex. esbouler à esbofer. 

ESBRAIER V. a. enlever ia boue, 
nettoyer. Et, es, brai i . 

ESBRAONER r. a, mettre en 
pièces, dépecer, déchirer. IL sbranàre. 
Et. es, braon. 

6SBRIVER comme abriver. 

ESBRUEILIjIER V. a. enlever 
les intestins, vider un poisson, un pou- 
let. Et. es, brueille 2. 

ESBRUSGIER, csbrucier toy. 
esberucier. 

ESBU... cherchez à ESBO... 
Ex. esbufer à esbofer, etc. 

ESBURUGIER t^oy. esberucier. 

ESGA... cherchez à ESGHA... 
les formes picardes et norman- 
des. Ex. escarguaite ; escars à 
escharguaite ; eschars, etc. 

ESGAGHEMENT s. m. — cheûre 
s. /. écrasement, meurtrissure. Et. 
escachier 1. 

1. ESGAGHIER, esquachier, esca- 
cier 0. a. écacher, écraser, aplatir, bri- 
ser, casser. Proo. escachâr. It. squat- 
târe. Et. ex.'coactâre, comme •flec^ére, 
fléchir. Cf. esclacier. 

2. ESGAGHIER forme picarde 
c?'eschacier. 

ESGAGIER forme rf'escachier, es- 
chacier, et escasser. 

1. ESGAFE, scafe, scaufe mot sac. 
s.f. barque, canot, nacelle. Et. scâpha, 
id. 

2. ESGAFE s. f. cosse, gousse ; 
coque, coquille, coquillage. Et. 'câffa, 
cosse, gousse de ? Cf. escrafe. 

ESGAFELOTE ; - fête = éca- 
flote : pelure, cosse; petite coquille; co- 
quille de noix, écale. Et. dim. de 
escafe 2. 

ESGAFER = écaffer : écosser ; 
fendre, déchirer, écarteler. \E'^ escafe 2. 



I E8GAFIGNON s. m. escarpin, sa- 
vate, chaassure légère. Et. dim. cPesca- 
I fin. 

I ESGAFILLON s. m. coquille de 
i noix ; escarpin. Et. dim. cf'escafin. Cf. 
I escafe 2 et escafin. 

ESGAFIN coy. eschapin. 
I ESGAFOTE s.f. écaille, coquille, 
écale, coque, cosse. Et. dim. </'escafe 2. 

ESGAFOTER o. a. écosser, éplu- 
cher. Et. escafote. 

ESGAILLE my. escale. 

ESGAILLËOR ; escaiUetêor s. 
m. couvreur d'ardoises. Et. escaille, 
ardoise. 

ESGAIIiLÉRE s.f ardoisière. Et. 
escaille, ardoise. 

ESGAILLON ; escaloi, esch — s. 
m. ardoise ; coquille de noix. Et. escale. 

ESGALE, — lie, eschale = écaille 
et écale : tasse, coupe ; tuile ; ardoise ; 
écaille, écale ; gousse, cosse ; fragment, 
tesson, éclat. It. scâglia. Et. Gcrm. 
skalja, pot, tuile ; skal ; mod. schale, 
écaille, pelure. 

i. ESGALÉTE voy. escheléte. 

2. ESGALÉTE dim. e^'escale. 

ESGALETER coy. escheleter. 

ESGALIN s. m. sorte de monnaie^ 
écu, schelling. Prov. escalin. It. scel- 
llno. Et. Germ. skilling. Angl. shil- 
ling de schild, bouclier, écu. 

ESGALOPE, eschal— s.f. écaille, 
écale, cosse, coquille, fragment, mor- 
ceau. It. scalôppa. Et. escale. 

ESGALUFRÉ, — e adj. fougueux, 
emporté. Et. ? 

ESGALUFREMENT s. m. fou- 
gue, emportement. Et. escalufré. 

1. ESGAME voy. esquame. 

2. ESGAME voy. eschame. 
ESGANDIR V. n. monter. Et. 

•scandére pour scândere, monter ? 

1. ESGANDRE V). a, f frapper, 
abattre. Et. scândere, monter, scandera 



ESGANDRE 



— 176 ~ 



ESGHANDAIL 



2. ESGANDRE t^oy. eschandre. 

ESC ARE v)Oij, eschiéle 2. 

ESGARIMANT , esclar —, es- 
quar — , eschar — adj\ et s. m. sorte 
d'étoffe. EL ? 

ESGARLATE s./, escarlet s. m. 

sorte de drap, d'étoffe. Proo. escarlât, 
— lâta. IL scarlâtto. Et, ? Persan sa- 
lariât ? galâticQs, de Galatie f 

ESGARNE, escar^/ie s. /. coquille. 
Et f 

ESGARRANT oo^. esquarrant. 
ESGARRIE my. esquarrie. 
ESGARTËR ; escarteler t)oy. 
esquarter ; esquarteler. 

ES G AVI /or/ne picarde c^'eschevi. 
ES CE jsoy. esse. 

ESGEPER, Pic, escheper v, a. ar- 
racher les ceps^ déraciner. EL es, cep. 

ESGERVELER, ecer —, Pic. 
eschero — , escharo — v. a, faire sau- 
ter la cervelle, casser la tête, tuer ; ren- 
dre écervelé ; se marteler, se rompre la 
cervelle. Proo. cZecervelâr. It. scervel- 
lâre. Et. ex, •cercbellâre de eerebéllu, 
cerceau, 

ESGESMER comme ascesxner. 

ESGHAG voy. eschec 1. 

ESGHAGIER, — ssier. Pic. et 
WalL escachier = échassier : qui 
marche avec des échasses, des béquilles, 
une jambe de bois : béquillard, boiteux, 
estropié. Prov. eschassiér. Et. eschasse. 

ESGHAEITE coy. eschëoite. 

ESGHAI voy. eschec 1. 

ESGHAITIVER comme enchai- 
tiver, chaitiver. 

ESGHALGIRER o. n. ruer, 
regimber, récalcitrer, se refuser à^ se 
révolter contre, se débattre. It: scalci- 
trâre. Et. es, chalcirer. 

ESGHALE eoy. escale. 

ESGHÂLGUAITE voy. eschar- 
guaite. 



ESGHALOIGNE, — loingne s. f. 
échalotte, oignon. It. scalôgno. Et. 
cœpa Ascalônia, d'Ascalon. 

ESGHALOPE r>oy, escalope. 

ESGHALPRE, eschople s. m. cou- 
teau à racler, échoppe, scalpel, ciseau. 
Et. scâlprum, couteau, ratissoire. 

ESGHAME, Pic. escame s, m. et 
f. banc, banquette, escabeau, tabouret. 
It. scânno. EL scâmnum + e d'ap. 
pour le m. et pour le f. scàmna pi. n. 
pris pour sg . f. 

ESGHAMEL, echa —, Pic. es- 
cam —s. m. banc, banquette, escabeau, 
tabouret. Proo. escaimél. Et. •escam- 
néllu, *scaméllu (Priscien) dim. de 
scâmnum, eschame, 

ESGHAMP s. m. — pe s.f. fuite ; 
échappatoire. It. scâmpo. Et. escham- 
per. 

ESGHAMPER ; — pir. Pic. es- 
cam — 0. n. et a. se sauver du champ 
de bataille, fuir, s'échapper, se sauver ; 
sauver, préserver. Proo. escampâr. It, 
scampâre. £'^.*excampâre de *câmpttm. 
Ne pas confondre, quoique le sens soit 
à peu prés le même aoec échapper. 
Proo. escapâr. IL scappâre. Et. 'ex- 
cappâre de 'câppa, chape. 

ESGHAMPERGHE s. f. palis- 
sade, échalas, échalier. EL es, champ, 
perche ou eschame, perche î 

ESGHANGIER, — gier o. a. ver- 
ser à boire. Et. Germ. scanjan, seen- 
can, mod. schenken, id. d'où *scantiô- 
nem, èchanson. 

ESGHANÇONER, — soner p. a. 
goûter le vin, une boisson avant de 
l'offrir. Et. eschanson. 

ESGHANÇONERIE^./. fonction 
de sommeillier, d'échanson. 

ES GH AND ail; Pic. escand — 
s. m. mesure, spécial, de liquides ; 
mesure, terme de comparaison. Prov. 
escandâlh. IL scandâglio. Et. •scandâ- 
lium de *scandalliâre, mesurer, rechei^ 
cher, scruter. 



ESGHANDE 



177 — 



ESGHARGUAITISR 



ESGHANDE toy. eschandre. 

ESGRANDIL ; - diUier tyoïj. 
eschantil ; — tillier. 

ESGHANDIR o. a. brûler, allu- 
mer, chauffer, animer, irriter. Et, *ex- 
candérc, prendre feu, 

1. ESGHANDRE, eschandle, Pic, 
escandre, — die, esclande s. m, et f, 
scandale, alarme, esclandre, bruit ca- 
lomnieux, calomnie. Proo, escândol. 
ît. scândalo. Et, scândalw -|- e d* appui, 

2. ESGHANDRE, — die, — de 
Pic. escand — s, f, échandole, petit 
ais, planchette pour recouvrir les toits. 
Et. *scândMla pour scindula, bardeau, 
de scindere, fendre, couper, scinder. 

ESGHANÉ, — e. Pic, escané, es- 
kenè adj. blanchi de peau, pâle, défait. 
Et. p. pas, d'eschaner, blanchir, 

ESGHANGIERto^. eschancier. 

ESGHANSONER eoy, eschan- 
çoner. 

ESGHANTELER Pic. escant - 
V. a, enlever les morceaux, chantels, 
ébrécher, mettre en pièce, briser. Et. 
*excantellâre de cantéllum, chantel, 

ESGHANTIL, — dil s, m, petit 
morceau pris pour montrer la marchan- 
dise, échantillon, étalon, mesure. Et, 
ex, 'cantillu de *cântum, chanta coin, 

ESGHANTILLIER, eschand — 
c. a, échantillonner, vérifier à l'étalon. 
Et. eschantil. 

ESGHAOITE t)oy, eschëoite. 

ES GH AFIN, eschaipin, Pic, esca- 
pin, escajin s, m, soulier pointu, es- 
carpin, brodequin, pantoufle, savate. 
It. scappino, scarpino.' Et, Germ, Nor, 
skarp, anc, haut AU, scarf, AU, mod, 
scharf, pointu, aigu. Escafin pourrait 
aussi mnir rf'escafe 2, coquille, gousse. 

ESGHAPIR, eschepir, esquepir 
c. n. et a, éclore; faire éclore. Et,'^ 
Germ, ahall, skephen, te?.?? 

ESGHAPIiER 0. a. dégrossir, tail- 
ler. Et. es, chapler. 



ESGHAR, escher^ escharn, eschern, 
Pic, escarn s, m, moquerie, raillerie, 
plaisanterie, dérision, mépris. Prov, 
esquérn. It. schérno. Et, Germ, skérn, irf. 

ESGHARAZ, Pic, cscaras = 
échalas. Piéni. scarâs. Et, ex, *carrâ- 
tium de x^P^y pieu, 

ESGHARBONER, escherb—v, n, 
jaillir des étincelles du fer, comme du 
charbon ardent. Et, es, charbon. 

ESGHARBOTE, Pic, escar — s, 
f. escarbot, scarabée. Proo, escaravât. 
It, scarabône. Et, scarabéum, <ntapa]Soç. 

ESGHARÇON;— Qoneroo^. es- 
chareçon; — çoner. 

ESGHARDE, escherde s, f, carde, 
écharde, éclat de bois, écaille. Et, es, 
charde, cardo de cârduum, chardon, 

ESGHARDËOR, sj. — dére s. m, 
cardeur. Et, escharder. 

ESGHARDER, escher —, Pic, 
escardcr v. a. carder; briser en éclats; 
écailler; écorcher, dépouiller, piller. 
Et. escharde. 

ESGHARDOS, — e adj\ couvert 
d'écaillés, rugueux. Et, escharde. 

ESGHAREÇON, -^ isson, eschar- 
çon, eschalaçon, — esson s, m. échalàs. 
Et. dim. de escharaz. 

ESGHAREÇONER, escharçôner 
r. a. échalasser. Et, escbareçon. 

ESGHARGUAITE, - gaite, - 
guéte, — waite, escher — ^eschel — ,Pec. 
escar — , escal — ,, etc, s. f, compagnie 
qui fait le guet, sentinelle, veilleur, 
guet, patrouille, garde, grand'garde, 
veille, aguet ; guérite, tour d'observation ; 
échanguette. Et, 'scaragâita du Germ, 
scara, schaar, troupe ; wahta, gaite, de 
wahten, guetter. 

ESGHARGUAITEMENT s. m, 
action de faire le guet, guet. Et, eschar- 
guaitier. 

ESGHARGUAITËOR, sj. - tiére 
s, m, sentinelle. Et, escharguaitier. 

ESGHARGUAITIER, — gaitier, 
— guetter , — waitier, cschel — , Pic, 

12 



1 



SSGHARI 



— 178 — 



ESGHEG 



escar — r. 71. et a. faire le guet, être 
en sentinelle, monter la garde, veiller, 
guetter, épier, garder, se garder. Et. es- 
charguaite. 

ESGHARI,— e; escheri. Pic. escari 
adj, peu considérable, peu nombreux^ 
choisi ; accompagné de peu de monde, 
mesquin, dénué, petit, pauvre. — A 
maisnie eschariey en petite compagnie. 
Et, p. pas, rf'escharir. 

ESGHARIEs./. partage, lot. Prov, 
escarlda. Et. p. pas cî'escharir. 

ESCHARIMENT vog. escari- 
ment. 

ESGHARIR, eschertr, Pic. escarir 
V. a. partager, diviser ; fixer, désigner ; 
déclarer, assurer, afiQrmer. Prov. esca- 
rir. Et. *scdLvire,Jîxor, du Germ. scara, 
schaar, troupe. Angl. to share, partager. 

ESGHARN coy. eschar. 

ESGHARNIR, eschernir, Pic. es- 
carnir v. a. railler, bafouer, se moquer, 
tourner en dérision, mépriser; injurier, 
insulter, outrager. Prov. escarnlr. It. 
schernlre. Et. Germ. skernjan, id. Cf. 
eschar. 

ESCHARNISON;— nissances./. 
— nissexnent s. m. raillerie, moque- 
rie; injure, outrage. Et. escharnir. 

ESCHARNISSËOR, sj. — sére s. 
m, railleur^ insulteur. Et. escharnir. 

ESGHARPE. escherpe, — chirpe. 
Pic. esk —, esqu —, escrepe, etc. s.f. 
écharpe, ceinture; besace, sacoche, 
bourse, escarcelle, aumônière; spécial, 
la besace, Tescarcelle du pèlerin. It. 
sciârpa. Et. Germ. scherbe, schrapn, 
poche, bouts, extrémités, 

ESGHARPELERIEs. /. vol com- 
mis surlaroute,/)ro/)r. volde Vescharpe, 
de la bourse. E"^. escharpelèr rf'eschar- 
pel, dim. cZ'escharpe. 

1. ESGHARPER t?. a. mettre une 
écharpe, bourse et écharpe; mettre en 
écharpe; enlever Vescharpe, la bourse, 
piller, voler. Et, escharpe. 



2. ESGHARPER = écharper : 
mettre en pièces; comme escharpir. 
Et, es, charper. Escharper 1 et 2 ont 
été confondus, 

ESGHARPILLIER fréq. d'es- 
charpir. 

ESGHARPIN coy. eschapin. 

ESGHARPIR comme charpir. 

ESGHARS, — e, Pic. escars adj. 
avare, chiche, parcimonieux, m esquin, 
en petite quantité, pauvre, mince, fai- 
ble petit, insuffisant. Proc. escârs. It. 
scârzo. Et. *excâr/)SM, — cârpsa pour 
excérptum. Resté en Angl. sous la 
forme normande : scarce, chiche et rare. 

ESCHARSETÉ, Pic. escars — 
s.f avarice, chicheté, lésinerie, mes- 
quinerie ; disette, manque. It. scarsità. 
Et. eschars. 

ESGHARSIER, Pêc. escarsier 
V. a. épargner, traiter chiôhemént.£'^. 
eschars . 

ESGHARVELER voy. escerve- 
ler. 

ESGHARWAITE; — waitier, 
etc. cor^. escharguaite;— guaitier, 
etc. 

ESGHASSER, Pic. escasser r. a. 
enlever de la caisse, de la châsse. It. 
scassâre. Et. es, châsse. 

ESGHASSIER voy. eschacier. 

ESGH AU... Cherchez à ES- 
GHAL... Ex. Eschaucirer à Es- 
chalcirer, etc. 

ESGHAVI voy, eschevi. 

ESGHAVIR voy. eschevir. 

ESGHE, écho, Pic. esque, eske s.f. 
appât, amorce; amadou; allumettes, 
petit bois, broussailles pour allumer le 
feu. Prot. It. et Et, ésca. 

1. ESGHEG, eschac, eschai s, m. 
butin; pillage, brigandage; bataille. 
Et. Germ. scac, schâch, butin. 

2. ESGHEG = échec. Proo. escâc. 
It. scàcco. Et. Persan shah, roi ou 



ESGHEEITE 



— 179 — 



ESGHEWAITIER 



ai\ cheik, dans la phrase shah mât, 
le roi est mort, échec et mat. 

ESGHEEITE voy. eschëoite. 

ESGHEFLERi?. a. déchirer, met- 
tre en pièces, écarteler, démembrer. Et. 
es, chifle, chiffe^ du Germ. scheve, 
fragments. Cf. chipe, chiper. 

ESGHÉLE voy. eschiéle. 

ESGHELEMENT; — lage s. m. 
— lerie; — leûre s./, escalade; 
assaut. Et. escheler 1, eschiéle 1, 

1. ESGHELER, eschaler, Pic. esk 
—, esqu — 15. a. escalader; donner Tas- 
saut; exposer sur une échelle, sorte de 
supplice. Prov). escalâr. It. scalâre. Et. 
eschiéle 1 . 

2. ESGHELER, eschierer t?. a. 
ranger en bataille. Proc. esquierâr It. 
schierâre. Et. eschiéle 2. 

3. ESGHELER, eschiller, esquiller 
f. a. et n, sonner; rendre un son de 
cloche, résonner. It. squillâre. Et. 
Germ. skéllan. Cf. eschiéle 3. 

1. ESGHELÉTE, eschielète. Pic. 
escaléte s.f. petite échelle, échelette; 
pic, oiseau grimpeur. Et. dim. d* es- 
chiéle 1 . 

2. ESÇHELÉTE, eschillète, Pic. 
escaléte, esquilléte, esqua — s. f. clo- 
chette^ sonnette, crécelle, cliquette. Et. 
dim. d' eschiéle 3. 

ESGHELETER, eschi —, Pic. 
esca — V, n. faire sonner, agi^r. une 
clochette, une crécelle. Et. escheléte 2. 

ESGHELGUAITE; — guaitier 
wy, escharguaite, etc. 

ESGHENÉ voy. eschané. 

ESGHEOITE, escheeite, escha —, 
cscho —, escheéte, eschaiéte, escheûte^ 
s.f. eschëoit s. m. tout ce qui arrive, 
échoit, tombe : événement, avoir, suc- 
cession, héritage, chute. Et. p. pas. 
d* eschéoir. Resté en Angl. escheat, 
hiens en déshérence. 

ESGHEPER voy. esceper. 

ESGHEPIR voy, eschapir. 



ESGHEQUERÉ,— e; eschequié^ 

— e adj\ divisé, bariolé comme un 
échiquier; en échiquier, échiqueté. It. 
scaccâto. Et. eschequier; /). pas. d' es- 
chequier. 

1. ESGHEQUIER, Pic. esk — 
0. n. et a. jouer aux échecs; mater, 
renverser; échiqueter. Et. eschec 2. 

2. ESGHEQUIER,Pic.esAr — s. m. 
échiquier; salle de justice, assises, par* 
lement, trésor royal. Pr^oo. escaquiér. 
It. scacchiére. Et. eschec 2. 

ESGHER voy. eschar. 

ESCHERBONER voy. eschar- 
boner. 

ESCHERBOTE ooy. éscharbote. 

ESGHERDE; — der, etc. voy. 
escharde ; — der, etc. 

ESGHERGU AITE ; — guaitier, 
e^c. 00?/. escharguaite, e^c. 

ESGHERI; — lir, etc. voy. es* 
chari, etc. 

ESGHERMER; — mir, et leurs 
dérivés, voy. escrexner/ etc. 

ESGHERN; eschernir, 'etc.' voy. 
eschar ; eschamir, etc. 

ESGHERPE; — per, etc. voy. es- 
charpe, etc. 

ESGHERVELER voy. escerve- 
ler. 

ESGHERWAITE; - waitîer, 
etc. voy. escharguaite^ etc. 

ESGHEÛTE voy. eschëoite. 

ESGHEVER voy. eschevir et 
eschiver. 

ESGHEVI, — e, eschavi, Pic. es- 
cavi adj. bien fait, élégant, mince, 
sveïte, élancé. Prov. escafit. Et. Germ. 
scafjan^ arranger, faire ; participe gas- 
caflt. 

1. ESGHEVIR V. a. éviter. It. 
schivâre, Et. Germ. skiuhan. Cf. es- 
chiver. 

2. ESGHEVIR == achever. 
ESGHEWAITIER voy. eschar- 

guaitier. 



ESGHI 



— 180 -- 



ESGHOI 



ESGHI voy. eschil. 

1. ESGHIËLE, etc, s. /. échelle, 
escalier; escalade; instrument de sup- 
plice, de pilori. Prov. escâla. FL et Et, 
scàla. 

2. ESGHIÉLE, eschière. Pic, es 
kièley escière, escare^ etc, ^. /. troupe 
en ordre, bataillon rangé, escadron, 
compagnie, corps de troupes en bataille, 
en ligne. Proe. esquiéra. It. schiéra. 
Et. Germ, scara, schaar, skella, ici. 
t Bellatorum acies quas vulgari ser- 
mone scaras vocamus ». Hinc/nar, 
IX* s. 

3. ESGHIÉLE, eschille, esquille, 
etc. s, /. cloche, sonnette, grelot; son 
de cloche. Proo, esquilha. It. squllla. 
Et. •schllla du Gerni. skilla, schelle, 
id. 

ESGHIER V. a. amorcer, appâter, 
garnir Thameçon ; pécher. Proc. escàr. 
It. adesc&re. Et. esche. 

ESGHIERDEro^. escharde. 

ESGHIÉRE voy. eschiéle 2. 

ESGHIERERro^. escheler 2. 

ESGHIERPE i>oy. escharpe. 

ESGHIF, — ve ; eschiu, eschi. Pic. 
eskiu adj. réservé, timide; cachotier, 
mal disposé à, qui refuse de faire, de 
mauvaise volonté, rétif, farouche ; privé, 
dépourvu, exempt ; rebuté, banni, exilé, 
exclus. Provi. esquiu. It. schivo, schifo. 
Et. Germ. scheu, timide y farouche j de 
skiuhan, scheuen, acoir peur, d'où es- 
chiver, esquicer. 

ESGHIFFE, — /e, - fre s. f. 
échanguette, guérite, belvédère. Et. f 

ESGHIGNEMENT, Pic. esqui — 
s. m. — gnerie s. f. risée, moquerie. 
Et. eschignier 1 . 

1. ESGHIGNIER, Pic. eski —, 
esqui — v. a. et n. railler, se moquer 
de, guigner. It. sghignâre? Et. es et 
Germ, kinan, railler. 

2. ESGHIGNIER, Pic. esk —, 
esq — v>. a. et n. montrer les dents en 



grognant comme un chien, grogner, 
grincer des dents, rechigner, regarder 
de travers, faire la grimace. — Dens 
eschigniées, en grinçant des dents, en 
fureur. Et. es, chien. Ces deux mots 
ont été confondus. 
ESGHILETER coy. escheleter. 
ESGHILLE; eschiller my. es- 
chiéle 3 ; escheler 3. 
ESGHILLÉTE <?oy. escheléte 2. 
ESGHIPER, Pic. esq —, eskif 
fer = équiper : se mettre en mer; 
prendre la mer; appareiller ; faire voile; 
naviguer. Et. Germ. skif, skip. Angl. 
ship, esquif navire. 

ESGHIPESON, Pic. esk — s. /. 
équipage. Et eschiper. 

ESGHIPRE, Pic. esk — s. m. 
marin, matelot, marinier, patron de 
barque. Et. Germ. Angl.-Sax. sci- 
per, AU. Schiffer Angl. skipper de 
skip, ship, esquif navire . 

ESGHIRER, Pic. esk —, esqu —, 
escirer v. a. égratigner, griffer, déchirer. 
Prov. esquiràr. Et. Germ skérran, id. 
ESGHIRPE voy. escharpe. 
ESGHITER V. a. salir, souiller. 
Et. Germ. skitan, id. 
ESGHIU voy. eschif . 
ESGHIVABLE ; — vissable adj. 
évitable. Et. eschiver, — vir. 

ESGHIVANGE; — vée s.f - 
vement s. m. action d'éviter, évite- 
ment, éloignement. Et. eschiver. 

ESGHIVER; - vir;* — voir; - 
vre — , eschecer, eschuèr Pic. esk —, 
esqu — = esquiver : fuir, s'enfuir, 
échapper, éviter, esquiver, s'esquiver, 
s'écarter, exempter, s'exempter. Proe. 
esquivâr. It. schivâre. Et. Germ. 
skiuhan, ski wan, sheuen, craindre. Cf. 
eschif. Resté en Angl. toeschew, éviter, 
renoncer à. 

ESGHOI, Pic. escoi, esquoi s. m« 
esquif, navire. It. schifo. Et. Germ. 
skif, skip, irf. 



i^ 



ESGHOIËTE 



- 181 - 



ESGLIGE 



ESGHOIÉTE Goy. eschéoite. 

ESGHOISON comme ochoison. 

ESGHOPLE my, eschalpre. 

ESGHOER Doy. eschiver. 

ESGÏENT ; escïentre ; — tage s . 
m, esciente s./, savoir, intelligence, 
raison^ sagesse, connaissance — Mien 
escient, escientre, à mon escient. Et 
sciéntew, scienter + e d'ap, mot sac, 

ESGIENTOS, — e, — tros ad/. 
savant, sage, habile. Et, escient. 

ESGÏENTRE voy. escïent. 

ESGIÉRE voy. eschiéle 2. 

ESGIL ; escillier voy, essil, etc, 

ESGIRER voy, eschirer. 

ESGIEUTEIR, essi-graphie d'ex- 
cepter. 

ESGIjABOTER V, a, éclabousser. 
Et, f Cf, esclafer? 

ESGLAGE,— c/ies./. esclacs. m, 
jet de sang, de vin ; éclat, fragment de 
la cervelle. It. schlaécia. Et, esclacier. 

ESGLAGIER, — chier v, a, et n, 
écraser, briser, faire jaillir en écrasant ; 
jaillir en parlant de la lumière. It, 
schiacclâre. Et, es et Germ, klackjan, 
casser avec bruit, craquer. Cf. escli- 
cier 1 . 

ESGLAFER v, a, et ré^. éclater; 
pouffer de rire. Prov, mod, esclafâ. It, 
schiaffâre, souffleter. Et, ? Germ, 
schlappe, schlapfe, coup bruyant ? 

ES GLAIRE s,f. lucarne^ soupirail; 
éclair. Et. esclairer. 

ESGIjAME adj. défectueux, mau- 
vais. E<.? se rapporte peut-être à es- 
clanc. 

ESGLAN s. m. charrette. Et.'l 

ESGLANG^ — che voy. esclenc. 

ESGIjANDE, — dre voy, eschan- 
dre 1. 

ESGLANDRER; — drir v. a, 
scandaliser, faire du scandale, divul- 
guer, diffamer, calomnier. Et. esclan- 
dre. 



ESGLARGIR, esclargir; esclarir; 
esclarier; esclarement, ^ argisse- 
ment s. m. aube, point du jour. Et. 
injin. pris substantivement, 

ESGLARDIR, esclargir formes 
c^'esclarcir, èclaircir, 

ESGLARGIER v. a. et n, éclairer, 
rendre clair, faire jour, èclaircir; dé- 
montrer. Et. •exclaricâre, •exclarjâre. 

ESGLARIMENT roi^.Escari- 
ment. 

ESGLARIR V, a. et n, éclairer, 
èclaircir; expliquer, démontrer, décla- 
rer; être éclairé, faire jour. It, schiarlre. 
Et. •exclarire de clârum. 

ESGLAROÏER/ré^. (^'esclairer. 

ESGLATEd./. race, espèce, géné- 
ration , famille. Prov, esclâta. It, 
schiâtta. Et, Germ, slatha, slaht, id, 

ESGIjATEÏS s, m. fracas. Et, es- 
clater. 

ESGLATELER v, n. voler en 
éclats. Et.frèq, <;^'esclater. 

ESGLATIER, — e adj. de race, de 
bonne race, noble, généreux, frane. Et, 
esclate. 

ESGLAVINE s./, longue robe à 
la mode des esclavons, slaves; robe de 
pèlerin; robe velue. It. schiavina. Et, 
Germ, sclave, slace, esclave, 

ESGLEMIR v, rèfi, s'assoupir. £"«5. ? 

ESGLENG, — che, ge, — que, es- 
clanc adj, gauche. — Esclenche, la main 
gauche. \E'^. Germ. slink, id, 

ESGLENGHIER, — e adj, gau- 
cher, maladroit. Et, esclenc. 

ESGLERs. m. sarrazin, infidèle. 
Et. f 

ESGLÉRE voy, esclaire. 

ESGLERIR, etc, voy, esclarir, 
etc, 

1. ESGLIGE; escliceûre 8./. es- 
clic, esclis s. m. éclat de bois, éclat, 
fragment, morceau, éclisse, clisse, at- 
telle, esquille; démembrement, partage 
d'héritage, de fief. Et. esclicier 1. 



ESGLIGE 



- 182 



ESGOLETER 



2. ESGLIGE, csclisce, Pic. esqui- 
ches,f. seringue. IL schlzzo. Et, es- 
clicier 2. 

1. ESGLIGIER, — ssier, — gt^^r, 
Pic, — chier o. a. fendre, faire voler en 
éclats, briser en morceaux ; démembrer, 
partager un fief, un bien. Et, Germ, 
kliozsiii, fendre, dioisert schlitzen, rom- 
pre, 

2. ESGLIGIER, — ssier v, a, et 
n, seringuer, lancer avec une seringue] 
jaillir, éclabousser. It, schizzâre. Et. ? 
K^vÇfitv, latern 

3. ESGLIGIER, — ssier graphie 
rf'esglicier, glisser, 

ESGLIÇOIRE, — ssoire s,f, clis- 
soir, seringue, pompe. Et. esclicier 2. 

ESGLÏER 0, a, fendre^ briser; 
casser en morceaux. Et, Germ, Ahall, 
sclizan Angl.-Sax, slitan, Angl. to 
slice^ couper, fendre, Cf, esclicier. 

ESGLIFE s. m, appeau. Et,"^ 

ESGLIFER t), a, prendre à la 
pipée. Et, esclife. 

ESGLIGIER t>oy, esclicier. 

ESGLIS v}oy, esclice 1. 

ESGLISGE v)oy, esclice 2. 

ESGLISSIER my, esclicier. 

ESGLISSOIRE voy, escliçoire. 

ESGLISTRE, -— te s, m, éclair. 
Et, esclistrer. 

ESGLISTRER, esclitrery éditer 
c. n, briller, étinceler, faire des éclairs. 
Et. es et Germ, glitra, glisten, briller, 

ESGLITER r. a, barbouiller d'es- 
cloi, 

ESGLITRER voy, esclistrer. 

ESGLtO, esclot s, m. ce qui sert à 
frapper : pied du cheval^ etc, quel- 
rjuefois corne d'un animal ; sabot ; em- 
preinte des pieds, trace, piste. Prov, 
esclâu. Et, Germ, slag^ slavo, sclag, 
coup, 

ESGLOI s, m, urine. Et.'^ 

ESGLOT cov, esclo. 



ESGLOTOIRE; — ture s, f, 

écluse. Et, eç, clotoire, clôture, 

ESGLOU... ESGLU... Gherchez 
àESGLO... 

ESGLUNIÉ, — e adj,. déhanché, 
estropié. Et, es, clùnem, /esse . 

ESGLUSER r. a, barrer avec une 
écluse, un bâtardeau^ arrêter, fermer, 
boucher. Et, escluse. 

ESGOBIGHIER r. a, enlever, fur- 
tivement, escamoter. Et.'^ se rattache 
probabl, à escover. 2. 

ESGOBLE coy, escove. 

ESGODRE tsoy, escorre. 

ESGOËRIE, — heries,f, tannerie; 
ouvrage en cuir. Et. *escoerlac?e cdrium, 
cuir, 

ESGOFLE, escoufle, escofre^ es- 
chofte s, m. et f, écoufle, milan; cerf- 
volant; monnaie où était représenté un 
écoufle. it*^. ? Germ. schupfer, trait, 
dardy à cause de la rapidité du vol 
de cet oiseau'^ Celt. ysgwfl, proie"^ 

ESGOHERIE voy, escoërie. 

ESGOHIER, — oier s, m, ouvrier 
en cuirs, tanneur, mégisseur ; marchand 
de cuir; pelletier. Et, es, cuir. 

ESGOI voy, éschoi. 

ESGOIL; escoillier 9o.y. escueil; 
escueillier. 

ESGOISENDIR; escoissendre^ 
esconcendre V , a. déchirer, montrer le 
sein à nu, en déchirant ses vêtements. 
Et, ? Serait-ce un mot hybride formé 
du Germ. scôz, schooss, set/t, giron, 
et du latin sclndere, *scindére, fendre, 
déchirer ? 

ESGOLAGE s. m. pension payée à 
Técole ; entretien à Técole. ^^.escpler 1. 

1. ESGOLER V. a. instruire, en- 
seigner, rendre habile, savant, endoc- 
triner; entortiller, séduire. Et, escole. 

2. ESGOLER comme acoler. 

ESGOLETER v, a. décoller, dé- 
capiter; décolleter. Et, es, colet rfim. 
de col. 



ESCOLORGEABLE 



- 183 



ESCOPËR 



ESCOLORGEABLE, — lorable 
adj\ glissant, qui échappe facilement, 
labile, fugitif, changeant. Et. escolor- 
giep. 

ESGOLORGEMENT s. m. action 
de glisser, glissade ; occasion de chute, 
de péché. Et, escolorgier. 

ESGOLORGIER ti. n, et rèfi. cou- 
ler, glisser, échapper ; s'échapper. Et ? 

1. ESGOLPER, escoperv.a. dis- 
culper. It. scolpâre. Et. es, colper 2. 

2. ESGOLPER pour encolper, in- 
culper, accuser, 

SSGOLT; — tement s. m. — 
tance s . /. action d'écouter, d'épier ; 
attention, audition — En escolt, aux 
écoutes. Proc, escéut. Et. escolter. 

ESGOLTE s. f. celui qui écoute, 
fait le guet, garde, sentinelle; écoute, 
guet, surveillance, attention. It, scôlta. 
Et. p, pas, fort rf'escolter. 

ESGOMBRERo. a. enlever le som- 
met, émonder, débarrasser, décombrer, 
enlever. It. sgombrâre. Et, es, com- 
brer 2. 

ESGOMENAGION ; -nies./. 
— niement, — nement s, m. excom- 
munication. It. scomunicaménto. Et. 
escomenler. 

ESGOMENGE, — ange, — inge 
s. f. — gement s. m. excommunica- 
tion. Et. escomengier. 

ESGOMENGEABLEacZy. qui 
mérite l'excommunication, exécrable^ 
abominable. Et. escomengier. 

1 . ESCOMENGIER — angier, — 
ingier, — iingier o. a. excommunier. 
Et. es, comengier. 

2. ESCOMENGIER /)our acomen- 
gier, manger ensemble, communier. 

ESCONCENDIE eoy. escoisen- 
dir. 

ESCOND AILLE s. f. escondit; 
— du s. m. cachette. Et. escondre 1. 

1. ESCONDIRE V. a. excuser, 
alléguer pour excuse, dispenser; refu- 



ser, dénier; se justifier, s'excuser. Proc* 
escondir. Et. ex, con, dicerc. 

2. ESCONDIRE comme escon- 
dre 1. 

1. ESCONDIT ; -- dissement s. 
m. — dite s. f. excuse, réparation; 
refus, défaut de comparaître. Et. escon- 
dire 1 . 

2 . ESCONDIT tog . escondaille. 

1. ESCONDRE comme ascondre. 

2. ESCONDRE comme escon- 
direl. 

ESCONS s. m. — se s. f. ca- 
chette, retraite; lanterne sourde, bou- 
geoir. Et. p. pas, fort c^'escondre 1. 

ESCONSEMENT s. m. — sion 
s. /. cachette; coucher du soleil. Et. 
esconser. 

ESCONSER V. a. et n. cacher, se 
cacher, se coucher, en parlant du soleil. 
Et. escons. Resté en Angl. to ensconce, 
cacher. 

ESCOPE ; — pace ; — peûre s.f. 
— piment; — pissements. m. cra- 
chat, salive. Et. escoper, — pir 1. 

ESCOPEL, escoupel s. m. copeau 
Et. es, copel. 

ESCOPELEÏS s. m. amas de 
copeaux, de fragments, d'armes brisées. 
Et. escopeler 1. 

1. ESCOPELER 0. a. faire des 
copeaux ; tailler en pièces. Et, escopel. 

2. ESCOPELER, escoup — o. a. 
couper le bout des branches, émonder. 
Et. es, copel 1. 

1. ESCOPER; —pir, escupir o. 
n. et a. cracher, saliver, escupir; cou- 
vrir de crachats, cracher sur ; conspuer, 
insulter. Proo, escopir. Et, f corrup- 
tion cZ'exspùere, cracher, ou c^^excons- 
pùere, ici. ou origine celt, Bret. sko- 
pein, cracher '^'^ 

2. ESCOPER ; — pir, mieux esco- 
ver, escoucer t? . a. balayer, nettoyer ; 
battre de verges ; fouetter. Proo . esco- 
bâr. It. et Et. scopâre- 



ESGOPEn 



— 184 — 



ESGOTER 



3. ESCOPER, escouper = escol- 
per. * 

ESGORGEMENT s. m. raccour- 
cissement. It^ scoreiaménto. Et, escor- 
cier 2, 

ESGORGIE s. / ce qu'on peut em- 
porter dans un tablier en le retroussant. 
EL escorcier 2. 

1. ESGOBGIER^ escoursier v. n, 
et ré/L courir, faire des courses, des 
ejccursionsj fatiguer à la course. Et 
escorce, course. 

2. ESGORGIER, escoMrster;-— cir 
0. a. raccourcir, rétrécir^ replier, re- 
trousser. It^ scorciàre. Et *excurtiâre 
de cùrtuïii 

3. E5GORCIER graphie d'escor- 
cier (ëcorce), et ^'escorchier (•excorti- 
câre). 

EBGOBÇUEIL, — çocl s. m. ta- 
blier. Et^ escorcLer t. 

E3CORDEMENT, escortementy— 
trufucnt adà. de tout son cœur. Et 
ex corde meute ? 

1. EB CORDER o. a. oublier. lé. 
scordùre. EL ex ctVrde. 

2. ESCORDER, — ter comme slo- 
corder. 

ESCORDOS, — e adj. oublieux. 
Et es corder. 

ESGORGE, escourge s, /. cour- 
roie, laniôrej êtriviêre; escourgée. Et. 
•exc^iria, 'excorja jo/. n, pris pour sg . 
/, rf"*exc<^nQm, cuir et fouet de cuir. 
Resté en. ArigL scourge, /oae^, fléau. 

ESGORGIER, escourgier v. a. fia- 
geller, fouetter à coups d'escourgées. 
Et. eacorge* Resté en Angl.to scourge. 
id. 

ESGORNÉ, — e adj. humilié, con- 
fus, trompa. It &<iOTïià.to. Et. p. pas. 
crescorner. 

ESGOHKER v. a. etn. !« faire les 
cornes, faire affront, insulter, se moquer 
de, baffouer; 2" écorner, émonder, dé- 
pouiller; 3* corner; 4" décocher un trait. 



Proo. escornâr. It. scornâre. Et, 'ex- 
cornâre de cornu, corne, coin, cor, ar- 
balète. 

1. ESGORRE, escourre, escodre, 
escoudre, esquerre v. a. et n. secouer, 
branler, faire tomber en secouant, agi- 
ter, remuer, battre en grange, frapper ; 
réveiller en secouant. — P. pas. escos. 
Proo. escôdre. It. souôtere. Et. excù- 
tcre -f e d'appui. 

2. ESGORRE, escourre v. n. et a. 
courir, fuir, s'écouler, faire des incur- 
sions, piller; couler; secourir, venir à 
la rescousse. — P. pas. escors, escorce. 
Prov. escôrrer. It. scôrrere. Et. excùr- 
rere. 

3. ESGORRE, esquerre, esquedre 
0. a. cueillir, ramasser, recueillir. — 
P. pas. escolt. It, côgliere. Et, *excôl- 
g exe pour •excolligere, id. 

4. ESGORRE, escoudre r. a. dé- 
coudre, déchirer, arracher, voler. Et. 
es, coudre. 

ESGORS, escuers, escourç, s. m. 
ino. repli, sein, giron, milieu; tablier. 
It. scôrcio, raccourci. Et. s. verbal 
c?'escorcier 2. 

ESGORSIER coy. escorcier. 

ESGORTEMENT,— trement 
voy. escordement. 

ESGOSSE, escousses.f. secousse, 
élan, choc, rencontre, rescousse, déli- 
vrance. Prov. escôssa. It. scôssa. Et. 
p. pas. c^'escorre 1 . 

1. ESGOSSER V. a. écosser, 
écaler, égrener, dépouiller. Et. es, 
cosse. 

2. ESGOSSER v. a. et réfl. se- 
couer; prendre son élan. Et escosse. 

ESGOSTANGIER v. a. faire la 
dépense, entretenir à ses frais. Et. es, 
costangier. 

1. ESGOTER c. n. payer son écot; 
faire un pique-nique. Et. escot, écot, 
Germ. skot, scot, portion. 

2. ESGOTER c. a. tailler un écot. 



ESGOTER 



-185- 



ESGROISTRE 



rejeton; tailler. Et. escot, ècott Germ, 
scuz, drageon, rejeton, 
3. ESGOTER ^ écouter. 

1 . ESGOU. . . Et. excul. . . excol... 
Cherchez à ESGOL .. Ex. eBOon- 
per; escout; escoute, etc. à es- 
colper; escolt; escolte, etc. 

2. ESGOU... Et. excu... exco... 
Cherchez à ESGO... Ex. escour- 
cier ; escourge ; escourre^ etc. à 
escorcier; escorge; escorre, etc. 

ESGOVE ; escoble, — be s. f. 
escouvoir s. m. balai; brosse; écou- 
villon. Prov. escùba. It. scôpa. Et. 
scôpa, scôpala. 

1. ESGOVER, cscoacer, voy. esco- 
per 2. 

2. ESGOVER, — oucerv. a. chas- 
ser du nid ; déposséder, dépouiller. It. 
scovâre. Et. ex, cubâre. 

ESGRAFE, escrèfe s. m. écaille de 
poisson ; croûte de maladie de peau. Et. 
escrefer. 

ESGRAIGNE coy. escreigne. 

ESGRAPER, escrefer o. a. racler; 
ratisser, nettoyer en raclant, frottant, 
écailler. Et. Germ. scbrapen, schrap- 
fen, égratigner, gratter. 

ESGRAVANTER comme cra- 
vanter. 

ESGRÉFE voy. escrafe. 

ESGREFER voy. escraper. 

ESGREIGNE, escriegne, escriène, 
cscrenne, escraigne s. f. maisonnette, 
hutte, cave, cabane, chaumière ; veillée à 
la chaumière. Et. 'scrénna, cacc de 
scrlnium, écrinj coffref^ 

ESGREIS ; escreistre i^oy. es- 
crois ; escroitre. 

ESGREMER — mir, esker — esqu 
— , eskir — c. n.eta. escrimer, s'escri- 
mer, batailler, escarmoucher ; défendre, 
protéger, garantir. Proc. escrimlr. It. 
schermâre, — miré. Et. Germ. skir- 
man, skirmjan, id. de skirm, skerm, 
bouclier. 



ESGREMIE, eskermie, esqu ~ s.f. 
escrime, lutte, joute, combat. Et. p. 
pas. rf'escremir. 

ESGREMIRoo^. escremer. 

ESGREMISSËOR, sj. — siére s. 
m. maître d'escrime ; une lame, escri- 
meur. Et. escremir. 

ESGRENNE voy. escreigne. 

ESGRÉFE voy. escharpe. 

EàGREVEÙRE s. f. crevasse, 
fente, fissure, plaie. It. screpatùra. Et. 
escrever. 

ESGRIEGNE, — iéne coy. escrei- 
gne. 

ESGRILLERc. n. glisser. Et. ? 

ESGRITÔR; escrivëor, sj. - 
vére s. m. écrivain. It. scrittôre. Et. 
scriptôrem, escrivre. 

i . ESGROË s. f. morceau de par- 
chemin, cédule, titre^ rôle; lambeau, 
pièce, morceau, déchirure. Et. 'scrôa, 
cédule, mémoire, bandelette de parche- 
min, def Ecrou, dans livre d'écrou, est 
la forme mod. d'escroé. 

2. ESGROË s. f. écrou, vis. Et. 
Germ. schraube, Angl. screw, id. 

ESGROÉLE s. f. pièce, lambeau, 
morceau. Et. dim. d'escroé 1. Resté en 
Angl. scroU, rouleau de parchemin. 

1. ESGROËR r. a. décrocher, dé- 
pendre. Et. •excrocârc de croc. 

2. ESGROËR = écrouer. 

1. ESGROIS; — sèment; — seïs 
s. m. bruit, fracas, coup retentissant, 
éclatant, strident, coup, éclat de ton- 
nerre, de la voix, d'un objet qui tombe, 
croule ; grincement, vacarme. It. scrôs- 
cio . Et. escroistre 1 . 

2. ESGROIS; — sèment s. m. 
crois, accroissement, croissance, aug- 
mentation. Et. escrovistre 2. 

ESGROIS SIR comme escrois- 
tre 1. 

1. ESGROISTRE; escroissir c. 
n. et a. grincer, craquer, faire du fracas, 
du vacarme, faire explosion; faire 



ESCROISTRE 

éclater. Prot, escruisslr. It. scrosciâre. 
Et. es, croistre 2, croissir. 

2. ESCROISTRE t>. a. et n. ac- 
croître^ augmenter; croître. Et, es, 
croistre 1 . 

ESGRUTINE s, /. recherche, in- 
vestigation, scrutation. Et scrutinia 
pL n. pris pour sg, /. mot sav. 

ESGRUTINER 0. a: rechercjier, 
scruter. Et, *scrutinâre (St Jérôme) de 
scrutlnium, scrutiriy recherche^ mot sac, 

ESGU... Cherchez à ESCO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex, escundire à escondire^ 
etc. 

ESCUAGE s. m. service militaire ; 
droit payé pour en être exempt. Et. 
•scu^âticu de scùtum, écu. 

ESCUCEL dim, rf'écu : écusson. 

i, ESCUEIL, — oeil, —oil s. m, 
escueillie; — loite s, f, élan, course 
rapide, direction, chemin ; accueil. Et. 
escoillir, escueillir dans le sens de 
ramasser ses forces pour courir, 
s'élancer, s'empresser, se mettre en 
chemin ; accueillir. 

2. ESCUEIL = écueil. Pror^, es- 
cuélh. IL scôglio. Et, scôjdmIm, id. 

ES CUEILLI, — e adj, rapide, 
prompt.. Et. p, pas. rf'escueillir. Cf. 
escueil 1. 

ESCUEILLIER, escoillir c. rèfl, 
prendre son élan, s'élancer. JE"^. escueil 1. 

ESCUELER c. a. verser dans une 
écuelle; servir. It. scodellâre. Et. 
escuélle. 

ESCUËRIE, escuierie s. f. ordre 
des écuyers ; réunion d'écuyers, charge 
d'écuyer. It. scuderla, écurie. Et. *scu- 
taria de *scutârium, écuyer. Ecurie 
ment de *scuria, *scùra. Proo, escurla, 
escùra. Et. Germ. skura, étable. 

ESCUERS voy. escors. 

ESCUPIR, et ses dérioés, vofj. 
escopir, etc. 



186 — 



ESFORGI 



ESCURÉ, — e adj. sans soucis. Et. 
p, pas c^'securer . 

ESCUSANCE; — soison s..f. — 
sèment s. m. excuse. Et, escuser. 

ESDEMÉTRE o. a. lancer au ga- 
lop, lâcher les rênes. Et. es, demétre. 

ESDEVENIR v. n. arriver. Et. 
es, devenir. 

ESDIRER comme adirer. 

ESDRECEMENT s. m. action de 
se dresser, de se tenir debout; élévation, 
direction. Et. esdrecier, dresser. 

ESDUIRE, ed — o. a. conduire 
dehors, éconduire, écarter^ sortir, ex- 
traire; s'écarter, s'enfuir; réjouir. Et. 
ex, dùcere^ edùcerc. 

ESDUIT s. m. réduit, refuge ; plai- 
sir. Et, p. pas rf'esduire. 

ESE. . . Cherchez à ESSE. . . Ex. 
esement; eserber; esever à esse- 
ment; esserber; essever, etc. 

ESFERÉ, — e, eJ^Teré adj. féroce, 
terrible. It. efferâto. Et. efferâ^a, — 
râ^a, id. 

ESFERIR^ efferir comme aferir. 

ESFESTUËR, effestuér v. a. dé- 
guerpir, abandonner; se dessaisir de. 
Et. es, festuer, ex, 'festucâre de festùca, 
paille^ fétu, de l'usage de rompre une 
paille en se dessaisissant d'une pro- 
priété, en contractant. Cf. guerpir. 

ESFOLDRER v, n, et a, tonner; 
foudroyer. It, sfolgorâre. Et. esfoldre, 
foudre. 

ESFONDRE; — der; - droïer, 

eff—t5. a, et n. répandre, renverser; 
couler à fond, effondrer. Proo. esfondâr. 
It, effôndere, affondâre. Et. ex, fùn- 
dcrc ; fond . 

ESFORCEMENT s, m, effort, 
force, violence, puissance, armée. It. 
sforzaménto. Et. esforcier. 

ESFORCI, — e; — cible ; — clé, 

— • e adj. fort, puissant, redoutable. Et. 
esfors, p. pas. rf'esforcier. 



ESFORÏER 



— 187 — 



ESJQIELER 



ESFORÏER^ — reïer, — roïer r. 
a. apprécier. Et, frèq. d'esforer = 
aiorer 3. 

ESFORMÏER comme formïer. 

ESFOUDRER tfoy, esfoldrer. 

ESFRAIN, — e adj. sans frein. 
Et, ex, fréno, id, 

ESFRAIN^TE comme frainte 

ESFRËAGEs. m. chose effroyable. 
Et. esfreér. 

ESFREANGE; esfrëor; esf roi- 
son s, /. esfroiement, — cernent s. 
m. frayeur, effroi. Et. esf roi, esfreér^ 
esf roïer. 

ESFRËIR r. n. et a. se refroidir; 
faire du bruit, effrayer. Et. *exîngidire 
de frigidum; ou *exfric?ire du Germ. 
frid, Angl. fright, /ra/y car? 

ESFREÏSSEMENT s. m. bruit 
qui effraie, frayeur. Et. esfreïr. 

ESFROIS ; esfroissier comme 
f rois ; froissier. 

ESFRONTER o. a. briser le front, 
la tète ; faire baisser le front, abattre, 
décourager. Et. es, fronter. 

ESFRUITIER, eff— o. a. enlever 
les fruits, stériliser, épuiser, consumer. 
It. sfruttâre. Et. es, fruitier. Est-ce 
le même mot gw'effriter ? 

ESGA... Gherehez à ESGUA... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. esganchir; es^ar- 
dance à esguanchir; esguardance^ 
etc., 

ESGAILLIER my. egaillier. 

ESGANGE ooj/. egance. 

ESGARETER voy. esjareter. 

ESGARGUETER o. a. et n. égor- 
ger; s'égosiller. Et. es, gargate. 

ESGEENER, esgener o. a. tour- 
menter^ blesser, endommager, nuire, 
gêner. Et. es, geener. 

ESGENEMENT s. m. tourment, 
souffrance, blessure, dommage. Et. 
esgener. 



ESGORGETER; — gilUer v, a. 

égorger. Et. es, gorgéte, — ille. 

1 . ESGtlAFER c. a. enlever, grat- 
ter récriture. Et. es, grafe 1. 

2. ESGRAFER, esgraper) - pir 
0. a. arracher avec les ongles, les griffes, 
égratigner ; arracher, couper. Et. es, 
grafe 2. 

ESGRAFIGNIER comme grafi- 
gnier. 
ESGRAFER oo^.fesgrafer 2. 
ESGRIGNIER comme grignier. 

ESGRINER, esgruignier voy. es- 
gruner. 

ESGRUMER v. a. réduire en 
fragments, en morceaux, grumeaux, 
égruger, morceler, émietter; broyer, 
écraser, égrainer, ébrécher. It. sgru- 
mâre. Et. *exgruméiTe de grûmum, petit 
tas de terre, fragment y grumeau. 

ESGRUNER, esgruignier, esgriner 
0. a. réduire en morceaux, égruger, 
broyer^ détruire,égrainer,ébrécher. Prov. 
esgrunâr. Et. ? esgruner = prob. es- 
grumer, grùmw donnant grum owgrun. 

ESGUANGHIR comme guanchir. 

ESGUARDANGE; — deûre; — 
doison s. f. — dément, esioa —, 
esgwa — , esga — s. m. regard^ vue, 
aspect, présence, égard. It. sguardatùra. 
Et. esguarder. 

ESGUARDËOR, sj. — dére, es- 
war — , esgwa — , esgar — s. m. spec- 
tateur, inspecteur, conservateur, sur- 
veillant, expert, pt. esguarder. 

ESHAITIER comme haitier. 

ESHERBER lioy. esserber. 

ESHIDER, — hisder v. a» faire 
horreur, épouvanter. Et. es^ hide. 

ESI... Cherchez à ESSI... Ex. 
esil ; esillier à essil ; essillier, etc. 

ESJARETER, esga — v. a. cou- 
per les jarrets. Et. es, jarret. 

ESJQIELER, esgo — o. i^éfl. se 
réjouir. Et. es, j oiel c^im. c?c joie. 



ESK. 



— 188 - 



ESLOiaNE 



ESK... Cherchez à ESGH... 
les formes picardes et norm. Ex. 
eske; eskiéle; eskiére, eskipre, 
etc, à esche ; eschiéle ; eschiére ; 
eschipre, etc, etc. 

ESKERMIE; — mir t)oy. escre- 
mie, etc. 

ESKIFER voy. eschiper. 

1. ESKIGNIER /or/ne corrompue 
d'eagrigmer. 

2. ESKIGNIEH voy. eschi^ier. 
ESKIRMIR 90^. escremir. 
ESKIU voy. eschif . 

1. ESLAGIERr. a. délacer. Prov. 
eslassâr. /^. slacciâre. Et. es, lacier. 

2. ESLAGIER voy. eslaissier et 
eslaisier. 

ESLAIS, esleis, eslés s. m. int>. 
élan, bond, course précipitée, charge, 
choc. — A estais f au galop, rapide- 
ment. It. slâscio. Et. s. verbal rf'es- 
laissier 1 . 

ESLAIS ANGE; eslaise s. /. 

— sèment s. m. dilatation, élargisse- 
ment, délai . Et. eslaisier 1 . 

ESLAISGIER coy. eslaissier. 

1. ESLAISIER, es/ester, — ssier, 

— cier V. a. dilater, élargir, étendre, 
étirer ; retarder. Et. *exlatiâre de latum, 
lèf large. 

2. ESLAISIER voy. eslaissier. 

1 . ESLAISSIER, — sciery — es- 
sier 0. a. lancer à la course, laisser 
courir, lâcher les rênes; s'élancer, se 
précipiter ; se mettre en branle, en che- 
min. — Eslaissié, à bride abattue. 
Prov. eslaissàr. Et. ex, laxâre, lâcher. 

2. ESLAISSIER voy. eslaisier. 
ESLANDIR V. a. exiler. Et. es, 

lande. 

ESLAVAGE s. f. inondation, 
grande pluie. Et. eslaver. 

ESLEGIER voy. eslaissier. 

ESLEDEGIER voy. esleecier. 

ESLEEÇANGE; esleéce s. /. 



esleecement $. m. joie, liesse, ré- 
jouissance. Et. esleecier. 

ESLEEGIER, — sciery esledecier 
Xr s., eslessier) — cir v. a. et n. ré- 
jouir, mettre en liesse; se réjouir, faire 
éclater sa joie. Et. •exle^itiârc de lae- 
tltia, liesse, joie. 

ESLEGIER voy. esligier. 

ESLEIS, eslés voy. eslais. 

ESLESSIER voy. eslaissier. 

ESLES VOS voy. es 2. 

ESLIGIER comme deslicier. 

ESLIÇON voy. eliçon. 

ESLIDE voy. esluide. 

1. ESLIDER, — inder.v. /i. glis- 
ser. Et. Germ. A hall, slito, AngL- 
Sax. slidan, id. Angl. sledge, traineauy 
It. sUtta. 

2. ESLIDER ro^. esluider. 

1. ESLIGEMENT s. m. allége- 
ment, soulagement; payement. Et. 
esligier 2. 

2. ESLIGEMENT, eslisement s. 
m. choix. Et. esliser. 

1. KSlAQlERyeslegierv. a. élever, 
construire; emporter. Et. 'exleviâre, 
*exlevjâre pour exlevâre. 

2. ESLIGIER, eslegiery — ecier, 
— esier v. a. rendre quitte, franc, dé- 
gager, payer, libérer; acheter. Et. ex, 
*ligium, lige y du Germ. ledig, libre. 

ESLINDER voy. eslider. 

ESLINGUËOR, — guor s. m. 
frondeur. Et. eslinguer rf'eslingue, 
fronde . 

ESLISER, eslit voy. eliser, élit. 

ESLOGHIER, e^ —, Pic. eslolder 
V. a. et n. élocher, déplacer, déloger, 
disloquer, déboîter; ébranler, branler. 
Prov. eslocâr, eslogâr. It. slogâre. Et. 
es, lochier 1. 

ESLOIDE voy. esluide. 

ESLOIDER voy. esluider. 

ESLOIGNE; — gnance s.f. éloi- 
gnement, retard, longueur. Et. esloi- 
gnier. 



ESLOKIER 



189 — 



ESNÉQUE 



ESIjOKIER, — quier voy. eslo- 
chier. 

ESLORS eoy. eislors. 

ESLUËR V. n. glisser, s'écouler, 
s'échapper. Et, *exlurfâre jooMr elùdere, 
id. 

ESLUIDE, esloidcy eslude, esltde, 
— luisey el — , al — , enl — , anl — s. 
/. éclair. Et, *exlùc(da de lùcidum^ 
lufnineux. 

ESLUIDEIR^ esloider, etc. o. n, 
faire des éclairs. Et. *exlucidâre de 
•exlùcida, esluide. Elucider est une 
forme sav. c^ •elucidâre, St Jérôme , 
annoncer, receler. 

ESMAÏABLE adj\ qui se laisse 
effrayer ; qui fait peur. Et, esmaïer. 

ESMAÏ ANGE s, f. esmaïement 
s. m. émoi, trouble, défaillance, effroi, 
crainte, épouvante. Et, esmaïer. 

ESMAÏER, cstnoïer v, n. et a. 
perdre ses forces^ défaillir; être en 
émoi, se troubler, s'épouvanter; causer 
de l'émoi, émouvoir, troubler, étonner, 
faire peur, effrayer, épouvanter. Proc. 
esmaiâr. It, anc. smagâre. Et, es, ex 
privatif, et Germ, magan, être apte, 
pouvoir. Resté en Angl, anc, to amay, 
mod, dismay^ épouvanter, 

ESMANGHIÉ, — e adj, manchot. 
Et. p. pas, o^'esmanchier, *exmanicâre. 

ESMARBRE adj, des deux genres 
froid comme marbre, glacé de terreur. 
Et. ex mârmorc, marbre. 

ESMARIR, — rrir v, a, et n, 
faire perdre et perdre la voix, la raison ; 
s'égarer, égarer ; confondre, embarrasser ; 
rendre perplexe ; troubler, seT;roubler. 
Prov. esmarlr. It. smarrlre. Et. es, 
marir. 

ESME; esmement s. m. es- 
xnance; — mée s, f, appréciation, 
estimation, salaire, estime, calcul, juge- 
ment, opinion, pensée, esprit; visée, 
but, intention. Prov. ésme. Et. esmer. 

ESMEÏER, et ses dérivés, voy. 
esmaïer, etc. 



ESMENDER comme amender. 

ESMER, asmer = estimer sav, : 
apprécier, calculer, évaluer, juger, opi- 
ner, penser, viser, ajuster, se proposer 
de. Prov. esmâr. It, stimâre. Et, aes^t- 
mâre. Resté en Angl, to aim, viser. 

ESMERALDIN, - e adj. d'éme- 
raude. It: smeraldino. Et. esmeralde. 

ESMERÉ, — e adj. pur, sans tache; 
fin, gracieux, délicat; distingué, accom- 
pli. Et. p. pas rf'esmerer. 

ESMERER V. a. épurer, nettoyer, 
purifier, afiSner. Prov. esmerâr. It. 
smeràre. Et. *exmevé.re de mémm, pur. 
Cf. mier. 

ESMERIL s. m, émérillon. Prov. 
esmerllh. It. smeriglio. Et, dim. 
c^'esmerle^ supposé, que l'on trouve 
en Prov. esmlrle, et en It. smérlo. On 
ne peut le dériver de mérula? qui a 
donné merle, ni du Germ. sch merle, 
nom d'un petit poisson. Esmeril vient 
prob. du Celt. « alietus (?) avis quae 
gallice vocatur s/Jienrtwm ». Thés, novus 
lat. in Ang. Mai, class, auct. VIll. 

ESMIER V, a. émietter; mettre en 
pièces; écraser. Et. es, mie. 

ESMOËLERo. a. enlever la moelle ; 
faire maigrir. It. smidollâre. Et. *ex- 
mec?ullâre de medùlla, moelle. 

ESMOÏER toy. esmaïer. 

ESMOIGNIER; esmoignonert?. 
a. mutiler, estropier. Et. es, moignon. 

ES MORE comme amoré. 

ESMUÏR comme amuïr. 

ESNE s. f. cuve, tonneau à vin. 
Et.'^ Esne est peut-être le même mot 
(/a'aisne, marc de raisin ; le contenant 
pour le contenu. Cf. aisne. 

ESNÉGHE, — gue voy. esnéque. 

ESNEÏER comme nïer 3. 

ESNEL voy, isnei. 

ESNÉQUE — ke, — guo, — che 
s.f. bateau de course, de pirate, vais- 
seau léger. Et. Germ. : Nor. sneckia, 
id. 



ESO... 



190 — 



ESPENDRE 



ESO .. cherchez à ESSO... Ex. 
esoigne ; esorer à essoi^e ; esso- 
rer, etc, 

ESPAFUST, pafust s. m. épée à 
deux mains ; espadon. Et, •pafastMm 

ESPAINDRE comme enpaindre. 
ESP ALLIER s. m. — liére s. /. 

partie de Tarmure recouvrant Tépaule, 
épaulette ; épaulement ; oreiller. It 
spalliéra. Et, espalle, épaule, 

ESPALLOÏER o. n, remuer les 
épaules. It, spalleggiâre. Et. espalle, 
épaule, 

ESPALLU — e adj, aux larges 
épaules. Et, espalle. 

ESPALTRER o. a, fracasser, 
écrabouiller, écraser, mettre en bouillie. 
Et. ? espaltre, épeautre ? 

ESP AN s. m. — nés./, empan, 
mesure, en général petit espace. It, 
gpânna. Et. Germ, spanne, id, 

ESPANDRE = épandre : répandre. 
Proo. espandre./^. spândere. Et. expân- 
àere. Ne pas confondre avec espendre, 
dépenser. Resté en Angl. sous la forme 
sav , to expand, déployer. 

ESPANEÏRt?oz/. espeneïr. 

ESPANER V, a, mesurer. Et, es- 
pan. 

1. ESPANIR, espenir pour espan- 
dir forme ^'épanouir. Et, *expandére 
au lieu de expândere, cspandre. 

2. ESPANIR 0. a. sevrer. Et. ? 

3. ESPANIR voy. espaneïr. 
ESPANISSANGE s,f, épanouis- 
sement Et, espanir 1 . 

ESPANISSEMENT s, m, se- 
vrage. Et, espanir 2. 

ESPANISSËOR, sj. — sére s. m, 
oflScier de justice, percepteur. Et. espa- 
neïr. 

ESPANOIR eoy. espaneïr. 

ESPAÔRIR, espeorir; — rer o. 
a, faire peur, effrayer, épouvanter. It. 
spaurlre. Et, es, paor, péor, peur. 



i. ESPAR s, m. détonation. It. 
spâro . Et s, verbal rf'esparer. 
2. ESPAR voy. espare. 
ESPARDRE 0. a. répandre, dis- 
perser. It. spârgere. Et, exspér^cre 
+ e d'appui. 

ESPARE, - rre s. f. espar, barre, 
bâton. Et. '^ Germ. sparren, chevron; 
ou Celt. spa^r y poutre f 

ESPARÉE, — rrée s. f. coup dVs- 
pare. 

ESPARER V, a. n. et réfl. briller, 
éclaircir, s'éclaircir; éclater, détonner; 
faire feu ; mettre à découver. It, spa- 
râre. Et. 'exparâre, id, 

ESPARGNANGE; — gnison; 
— gnableté s. /. — gnement s. m. 
action d'épargner, épargne, économie. 
Et. espargnier. 

ESPARRE voy, espare. 

ESP ART; — - tement; — tisse- 
ment s. m. division, dispersion, dé- 
part; éclair. Et, espartir. 

ESPARTIR r. a, et n. diviser, 
partager, répandre, disperser ; faire des 
éclairs. Et. es, partir. 

ESPARVIGNOS, — e; - val 
gné, — e adj. qui a des éparvins, 
éclopé. — Et. éparvin. 

ESPAU... Gherchez à ESP AL... 
Ex. espaulier ; espautrer à es- 
pallier; espaltrer, etc. 

ESPEG voy. espois 3. 

ESPEGOÏE2R, — cïer comme pe- 
çoïer 

ESPEËR V. a, passer au fil de 
Tépée, transpercer. Et, espée. 

ESPEINDRE voy, enpeindre. 

ESPEIS, espeisse, etc, voy. es- 
pois, etc. 

ESPELRE, espiaudre v, a. signi- 
fier, expliquer. Et. •explicere? 

ESPENDRE V, a. dépenser. U- 
spéndere. Et. expéndcrc. Resté en 
Angl, sous la forme sav. to expend, 
id. 



ESPENEÏR 



- 191 — 



ESPLEN 



ESPENEÏR, espanetr, cspenir ; 
espenoir o a. payer une amende ; 
expier, payer, racheter une faute. Et, es, 
peneïr. 

ESPENIR v)oy. espanir. 

ESPENS s. m. pensée, souci. Et 
espenser. 

ESPENSE s.f. dépense. IL spésa. 
Et. 'expénsa, id. Resté en Angl. 
expense, id, 

ESPENSIER s. m. majordome, 
intendant. Et. espense. 

ESPËORIR voy, espaorir. 

ESPEREMENT s. m. espoir, at- 
tente. Et, espérer. 

ESPERIMENT s. m. expérience, 
épreuve, preuve, savoir, connaissance 
acquise par l'expérience ; expérience 
magique, sort, enchantement, sortilège. 
It. ^periménto. Et. expérimenta, es- 
sai. Resté en AngL experiment, id. 

ESPERIR 0. a. et rèjl. éveiller, se 
réveiller, reprendre ses esprits, revenir 
à soi. Proc. resperir. Et, espir, esprit, 

ESPERITABLE ; - tel; — té, 
— e adj, spirituel, céleste. Et, spiritâ- 
btle, • — tàle, *— \Atu, — àtd. de spiri- 
tum. 

ESPERONÉE s,f. coup d'éperon. 
It. speronâta. Et.p, pas. f, rf'espero- 
ner. 

ESPERT comme apert 1 et 2. 

ESPÉS ; espesse toy, espois. 

ESPESSIER, espoissier v. a. et n. 
épaissir, devenir épais, augmenter. 
Proo, espeissâr. It, et Et, *spissare. 

ESPI r^oy. espiet. 

ESPIANDRE my, espelre. 

ESPIE s.f, espion. Prov. espla. It. 
spia. Et. Germ, spéha, exploration, 

ESPIÉ voy, espiet. 

ESPIEOR, sj, espiére s. m, — 
eréce, — sse s.f, espion; guetteur. Et, 
espïer. 

ESPIET, espié, espielt, espi, espoit, 
espoi, espois, s, m. broche, lance, épieu. 



Proc. espiâut. It, spiédo. Nap. spito. 
Et, Germ, speot, spiz, spit, id. Con- 
fondu aoec le suioant, 

ESPIL, espiu, = épieu : pointe, 
dard; lance; épieu. It. spigolo Et, spl- 
culuy id. Espil confondu acec espiet. 

ESPINAGE, - sse, Pic, — ache; 
— noce, — noche s. f. espinages. m, 
épine, épinard, bagatelle. It. spinâccio. 
Et, *spinâcea, •spinôcia, *spinâticu de 
splna, épine, 

ESPINEI ; — neie voy. espinoi. 

ESPINER V. a. piquer avec des 
épines, piquer; garnir d'épines. Et. 
espine . 

ESPINGALE voy. espringale. 

ESPINGUIER coy. espringuier. 

ESPINOGE, — noche voy, espi- 
nace. 

ESPINOI, — ei s. m. — noie s, 
f. épinaie, endroit plein de ronces et 
d'épines. Et. *spiné^a, — né^a. 

ESPIR s, m. esprit, souffle. Prov. 
esplr. It, rcspiro. Et. s, verbal rf'es- 
pirer, expirer, respirer, Esperit, esprit 
fist une forme sav. très ancienne, créée 
par les gens d'église sur spiritum. 
Prov, espérit. It. spirito. 

ESPISON s, f, investigation, es- 
pionnage. Et. espie. 

ESPIU coy. espil. 

ESPLAIT ; esplaitier, voy. es- 
ploit ; esploitier. 

1. ESPLANER. — aignierv, a, 
aplanir, égaliser, niveler, rendre uni, 
poli ; couper à ras. It. spianârfe. Et, 
*explanâre de plânum, plain, plan, 

2. ESPLANER, mieux esplener 
c, a. exposer, rendre clair, expliquer. 
Et. 'explenâre de plénum, plein. Ces 
deux verbes ont confondu leurs sens, 
et sont pris Vunpour Vautre. En Angl. 
to explain, expliquer. 

ESPLEIT ; espleitier voy. es- 
ploit, etc, 
ESPLEN s. m. rate. Et. splen. 



ESPLENDIESOR 



— 192 — 



ESPREGHIER 



ESPLENDIESOR s. f splendeur. 
Et. esplendir. 

ESPLENER noy, esplaner. 

ESPLOIT, — elt, — ait ; — te- 
ment s. m. esploite ; — tance 
s. /. exécution; résultat ; profit, revenu, 
avantage ; action, affaire^ saisie, ex- 
ploit ; action d'éclat, exploit, ardeur. — 
A exploit, avec ardeur, courageusement, 
avec entrain, vivement, rapidement. 
Pvon. espleit, esplécha. Et *explectu, 
•explecta, accomplissement, exécution , 
c^'explicitu^ explicita, terminé ; esploi- 
tier. 

ESPLOITIER, — eitier, — aitier 
o. a. et n. accomplir, terminer, exécu- 
ter; agir, faire bien, travailler avec 
ardeur ; se hâter, s'empresser de faire, 
de terminer ; exploiter, user, jouir d'un 
revenu; faire un exploit, saisir; faire 
un exploit, une action d'éclat. Proc, 
espleitâr, espleichâr. Et. •explicttâre 
fréq. d'explicâre, dérouler, achever, 
terminer. 

ESPOËNTANGE ; - taison; - 
lise s. /. épouvante. Et. espoénter 
épouvanter. 

ESPOËNTOS, — e adj. épouvan- 
table. It. spaventôso. Et. espoénte, 
épouvante, 

ESPOI voy. espiet. 

ESPOILLE s. f. dépouille, butin. 
It. spôglia. Et. spolia pi, n. pris pour 

sg-f- 

ESPOINE, — gne, — ponge s, m. 
et adj. libre volonté, plein gré ; — libre, 
volontaire, spontané. —D'espoigne gré, 
de plein gré. Et.*^ ex poéna? 

ESPOIR adv. peut-être. Et, espoir. 
j'attends, j'espère. 

1. ESPOIS; — - sèment s. m. es- 
poisse; — ssesse; — sseté s. f. 
épaisseur; épaisseur d'un bois, fourré. 
It, spessiménto, spessézza. Et. spissa, 
spissa; espoissier. 

2. ESPOIS, — se adj. épais, dur, 



serrée fréquent. Prov. espés. It, spésso. 
Et. spissa, spissa. 

3. ESPOIS, espec s. m. pivert. EL 
Germ. A hall, speh, id. 

4. ESPOIS voy. espiet. 
ESPOISSIER voy. espessier. 
ESPOIT voy. espiet. 

ESPOITRONÉ, — e at/y. décharné. 
Et. es, poitron. 

ESP OLE s. f. bobine, broche, 
époule, fuseau, navette. It. spôla. Et. 
Germ. spuplo, spule, id. 

ESPONDE s.f. bord, spécial, bord 
du lit; côté, lisière, règle, rive, rebord, 
parapet, rempart, appui, soutien, ver- 
tèbre. Prov. espônda. It. et Et. 
spônda, id. 

ESPONDER V. a. garnir de bords, 
de quais, de digues; fortifier. E{. es- 
ponde. 

ESPONDRE, — nre v. a. exposer, 
expliquer, montrer, offrir, céder. It. 
spôrre. Et. expônere -f e d'app. et d 
euphon. Resté en Angl. to expound, id. 

• ESPONEMENT s. m. exposition, 
explication. It. sponiménto. Et. es- 
pondre. 

ESPONËOR; — sj. nére s. m. — 
neréce, — sse s. f. celui, celle qui 
explique. It. sponitôre. Et. espondre. 
Resté en Angl. expounder, interprète. 

ESPONRE voy. espondre. 

ESPONSER V. a. céder, aban- 
donner. Et. espons />. joos. rf'espondre. 

ESPOSAGE; — sèment s. m. 
— série s.f. mariage. Et. •spo/isâticu, 
esposer. 

ESPOT s, m. moquerie. Et.'^ 

ESPOTER V. a, se moquer de. EL 
espot. 

ESPOU... Cherchez à ESPO... 
Ex. espoule à espole, etc. 

ESPRAINDRE voy. espreindre. 

ESPREGHIER, Pic. — quicr^. 
a. piquer. Et. Germ. sprikken, id. 



ESPREINDRE 



- 193 — 



ESQUERMIC 



ESPREINDRE, — raindve v, a. 
et 11. exprimer, signifier, presser, ex- 
traire en pressant; avoir des tranchées, 
des épreintes. Proo. esprémer. It, sprl- 
mere, sprémere. Et. exprlmcre H- e 
d'ap. et à euphon. Espreindre est la 
forme populaire et régulière c^^'expri- 
mere; exprimer en est la for me sacante 
et irrèga Itère, 

ESPRENDEMENT, esprene/nent 
s. f. feu, incendie; colère. Et, espren- 
dre allumer, brûler, 

ESPREQUIER torj. esprechier. 

ESPREU comme empreu. 

ESPRINGALE,— <7flfrr/e, esping—] 
— guérie s . /. danse avec sauts ; 
grosse arbalète, machine à lancer des 
projectiles, espingole. Prov. espingâla. 
It. spingàrda. Et, espringuier. 

ESPRINGOT ^•. m. loriot. Et. 
espringuier. 

ESPRINGUIER, cspinguier V. n. 
sauter, bondir, danser, s'élancer, sauter 
de joie, trépigner. It, a ne, springâre. 
Et. Germ, springan, i^' élancer , bondir. 

ESPRISE s. f. matière inflamma- 
ble; feu de joie. Et. p. pas cresprendre, 
uUunier. 

ESPROHER^ esproôr v, a. faire 
jaillir, éclabousser, asperger, arroser; 
/{. en parlant du checaly du chat : écla- 
bousser sa salive, hennir, faire/bw. Et. 
Germ spruejen, mod. sprûhen, Jetor, 
mouiller, asperger, 

ESPROHONs. m. étourneau. Et, 
Germ. spra, mod. sprehe, id, 

ESPU ... Cherchez à ESPO... 
les mots que nous ne trouverez 
pas ici. Ex. Espule; espundre à 
Espole; espondre, etc. 

ESPU toy. Esput. 

ESPUER, espur adv. dehors. Et. ? 

ESPUËR V. n. cracher. It. et Et. 
spu^âr^. 

ESPURGE s. f. — gement s. m. 
purge, nettoyage^ purification, justifi- 



cation; éponge; euphorbe, herbe pur- 
gative; scorie. Et. espurgier, purger, 
nettoyer, justifier. 

ESPUT, espu s. m. crachat. It. 
spiito. Et. spùtw, id. 

ESQU... Cherchez à ESCH... 
les formes picardes et norm. Ex. 
Esque; esquarpe; esquille, etc. à 
Esche ; escharpe ; eschille, etc . 

ESQUACHIER voy, escachier. 

ESQUAFFER roy, escafer. 

ESQUALE voy. eschiéle, 

ESQU ALÉTE cor/, escheléte. 

ESQU AME, escame = squame 
sac. ; écaille; pellicule; tuile, brique. 
It. squâmma. It, et Et, squàma, id, 

ESQUARIMENT t^oy. Escari- 
ment. 

ESQUARRANT, esca — s, m. bri- 
gand, assassin, écorcheur. Et. p. pr. 
f/'esquarrer, équarrir, 

ESQUARRE toy. esquerre 1. 

ESQUARRER = équarrir. 

ESQUARRIE s. f. carré. Et. p. 
pas. cresquarrer. 

ESQUARTER; —tir, escarter v. 
a. couper en quatre ; mettre en pièces, 
briser. It. squartâre. Et. *exquartdr^, — 
tire de quartum, quart. Ne pas con- 
fondre acec écarter. It. scartàre de 
carta, carte. 

ESQUARTELER; — terer, 
escart — v. a. partager en quatre, fen- 
dre par quartier, morceler, écarteler, 
fendre, briser. Proo. esquartelâr. Et. 
es, quartel, cartel, quartier. 

ESQUE... cherchez à ESCHE... 
les formes picardes et normandes. 
Ex. esqueler ; esquequier ; es- 
quernir à escheler ; eschequier ; 
eschernir, etc. 

ESQUEDRE voy. escorre. 

ESQUEPIR coy. eschapir. 

ESQUERE voy. esquerre. 

ESQUERMIE; — mir voy. es- 
cremie ; — mir, etc. 

13 



ESTAGHIER 



— 196 — 



ESTAVEIR 



soutien, potence. Prot>. estâca. It. stâcca. 
Et. Gerni. staca, stake. Ang. stake, id^ 

\. ESTAGHIER, — ec/itV. Pic. - 
quier o. a. attacher à une estache, 
poteau; fixer, planter, bâtir sur pilotis; 
ficher, enfoncer, transpercer. Et. Germ. 
steken^ id. Cf. estache. 

2. ESTAGHIER, Pic. - quier 
pour attacher et attaquer. Ces deux 
mots ont été confondus. 

1. EST AGE s. m. situation, état, 
station, demeure, résidence ; assiette, 
stature; étage. — En estage^ debout. 
Proc. estâtge. It. stâggio. Et. 'staticum 
*istâtj H- e à' appui, de stare, ester^ être, 
rester debout. Stage en est la forme 
savante. 

2. ESTAGE coy. estache. 

1. ESTAGIER V. n. résider, demeu- 
rer. Et. estage 1. 

2. ESTAGIERs. m. habitant, 
résident; vassal résident dans le manoir. 
Et. estage 1. 

1. ESTAÏER, estoïerv. a. sortir 
d'une taie, d'une enveloppe ; dépouiller. 
Et. es, taie. 

2. ESTAÏER, estoïer v. a. sortir 
de la fange ; nettoyer. Et. es^ tai . 

ESTAÏF, — ve adj. qui s'arrête, 
lent, paresseux. Et. *st3LtiYu, — iivâ, 
de stâre, ester, rester. 

ESTAIM,— ams. m. estame s.f. 
fil, laine cardée. Prov). estera. It 
stâme. Et, stù.men,fll de la quenouille ; 
= estaim ; stâmtna/)/. n. pris pour sg. 
/. = estame. 

1. EST AIN, — e adJ. entier. Et. ? 

2. ESTAIN coy. estaim. 

EST AL s. m. estale s. /. 1 lieu, 
place, demeure, position ; station, arrêt, 
résistance; 2 tréteau, boutique, étal, 
étau; banc, siège, stalle. — A estai, en 
estai, debout, en arrêt, de pied ferme. 
Faire estai, attendre de pied ferme, 
combattre. Livrer estai, livrer bataille. 
Tenir estai, tenir tête, Rendre estai. 



résister de pied ferme. Prov. estai. It. 
stâllo, stâlla. Et. Germ. stal, lieu clos 
et couvert, établi. Pour la première série 
des sens estai est-il une forme dérivée 
de stare, ester '^ 

ESTALER= étaler : résister, com- 
battre. Et. estai. 

ESTAME voy. estaim. 

ESTAMPER; — pir v. a. piler, 
broyer, écraser, fouler aux pieds, piéti- 
ner, trépigner; battre, cogner; étamper; 
estamper. Prov. estamplr. Jt. stampâre. 
Et. Germ. stampfen^ frapper du pied. 

ESTAMPIE s. f. trépignement, 
danse^ air de danse, vacarme, bataille. 
Et. p. pas c/'estampir. 

ESTANG, — che, estenc adj. lent, 
stupide ; faible, fatigué, épuisé ; desséché. 
Prov. estânc. It. stânco. Et. estanchier, 
arrêter, empêcher, épuiser, fatiguer. 

ESTANGE s. /. action de se tenir 
debout, station, position, état, situation, 
demeure, séjour, maison; étai, étançon^ 
soutien, appui. — En estance, debout. 
Prov. estânsa. It. stànza. Et. *stantia 
de stâre, ester. 

ESTANFORT s. m. drap riche. 
Et. Stamford, ville d'Angleterre. 

1. ESTAPE, estaple s.f. entrepôt, 
magasin de dépôt; marché, dépôt de 
provisions; étape. Et. * stâpwla du 
Germ. stapel, entrepôt: 

2. ESTAPE s. f. tape, bouchon, 
bonde, bouchon de paille, torche, cierge, 
souche, pieu. Et. Germ. stab, bâton. 

ESTAPLE voy. estape 1. 

ESTAPLER V. a. emmagasiner, 
entreposer. Et. estape 1 . 

ESTAQUE; — quier voy. es- 
tache; — chier. 

ESTARPEÏS voy. estrapeïs. 

ESTATÉRE s.f. balance. IL sta- 
déra. Et. statéra, id. mot sav. 

ESTAVEIR, — voir voy. esto- 
voir. 



ESTAVEL 



— 197 - 



ESTIVE 



ESTAVEL s. m. torche, cierge, 
bougie, flambeau. Et. dim. rf'estape 2, 
ou du Germ, flamand stael, souche, 
bûche. 

ESTE toij. es 2. 

ESTEGHEÏS r3oy, estoqueïs. 

ESTEGHIER ro//. estachier, et 
estiquier. 

ESTÉE s./, demeure, séjour. £•«;. 
p. pas, (i'ester. 

ESTEIL, este! s. m. pieu, poutre, 
poteau, piquet, javelot, flèche. Et. 
Germ. stihhil, id. 

ESTÉLE voy. astéle. 

ESTELER r. a. attacher, fixer, 
atteler. Et, Germ, stellen, placer. 
Confondu avec asteler. 

ESTELON, — alon s. m. poutre, 
poteau. Et. augm. c^esteil. 

ESTEMENT, — trement s. m. 
état, situation, manière d'être, port, 
stature. Et, estre. 

ESTEN[DE s. /. — dément s. 
m. étendue, extension. Et. estendre. 

ESTENDILLIER v. rèfl. s'étirer. 
FA.frèq. cZ'estendre. 

ESTEQUEÏS voy. estoqueïs. 

ESTEQUIER voy. estiquier. 

ESTER V. n. et rèfl. se tenir de- 
bout, demeurer, rester, être, ester. — En 
estant, debout. Laissier ester. It. las- 
ciâre stâre, laisser tranquille, laisser là, 
en rester là. Prov, estâr. It. et Et. 
stâre, id. 

ESTERGHIR, — kir r. rèfl- s'af- 
fermir, se cambrer. Et.f Germ. Ahall. 
sterken, être fort "^ 

ESTERMAN voy. esturman. 

ESTERMINAL s. m, sorte de 
pierre précieuse. Et. ? 

ESTERNER; — nir o. a. et rèfl, 
étendre par terre ; se prosterner. Et. 
*sternére pour stérnere. 

ESTERNEÙRE; — nissure s.f 
couverture étendue par terre. Et. ester- 
ner, — nir. 



ESTERNU s. m. éternuement. I(. 
starnùto. Et. esternuer. 
ESTERPER voy. estreper. 
ESTERS voy. estiers. 
ESTES voy. es 2. 

ESTESER V. a. tendre, étendre. Et, 
es, teser. 

ESTESVOS voy. es 2. 

ESTEU s. m. vase de terre, usten- 
sile de ménage. It. stovlgli. Et. Germ . 
stoufili, dim. de stoul, stoup, cruche. 

ESTEUILLE; estoble, — ode s. 
f. paille, chaume, éteule, étouble. Prov. 
estôbla. It. stôppia. Et. •stùptla pour 
stipula. 

ESTEÛRE = stature sav. : port, 
maintien. Pr^ov. estadùra. It, et Et, 
staïîùra. 

ESTEVEIR voy. estevoir. 

ESTEVENANT ; — nois ; — non 

s. m. monnaie à Tefiâgie de saint Étieimo. 
Et. 'stephanioA^se, Estève, Etienne. 

ESTEVOIR voy. estovoir. 

ESTEVOS voy, es 2. 

ESTIÉRE s. f, gouvernail. EL 
Germ, steuer, id. Cf. esturman. 

ESTIERS, esters, estriers pvip. en 
dehors de, outre. Et. extért^s. 

ESTIQUET, atiquet s, m. billet, 
note, papier quelconque piqué ou épin- 
gle, étiquette, marque, écriteau, fiche, 
bulletin. Et. Gcr/??. stikke, bâton pouUu. 
Resté en Angl. ticket. 

ESTIQUIER, — equier, — cvhîer 
V. a. bâtonner, frapper, asséner; piquer, 
enfoncer, percer, transpercer. Eti Germ, 
stikken de stikke, bâton pointu, Cf 
estoquier. 

ES TIRE, — tare s.f lutte, combat, 
dispute. Et. estirer. 

ESTIREMAN voy. esturman. 
ESTIRPER voy. estreper. 

ESTIVE s.f. jambe, tibia: flûte, 
flageolet. Et, *stlva, id., de stipa., paille. 



ESTIVEL 



— 198 - 



ESTORÇOS 



ESTIVEL, -— tal s. m, botte; bro- 
dequin. It. stivâle. £'^ *aestivâle, cVétè; 
chaussure d*étè ? 

ESTIVER 0. 71. jouer de Testive. 

ESTOBLE voy. esteuille. 

ESTOC s, m. souche, racine, bûche, 
tige, poutre; bâton, canne, pieu, pique, 
estoc, épée; souche, extraction. Prou. 
estoc, lé, stôcco. Et. Gerni, stock, id. 

ESTOGHEIS coy. estoquels. 

ESTOGHIER t>oy, estoquier. 

ESTOERDRE x)oy. estordre. 

ESTOFE s./, matière, matériaux, 
meubles, ce qui sert à garnir, étoffer, 
tissu, étoffe. Proc. estôfa. It. stôffa. Et. 
Germ. stupfa, stuffa, qui lui-même 
ment du latin stûppa, étoupe. Étoffe et 
étoupe, étoffer, étouffer et étouper ont la 
même origine. 

ESTOFER r. a. remplir, rembour- 
rer, garnir, meubler, munir, fournir, 
étoffer, étouffer dans le sens de bourrer. 
Et. estofe. Cf. estoper. 

1. ESTOÏER voy. estuïer. 

2. ESTOÏER ooy. estaïer. 

1. ESTOIRE s. m. et f. flotte, 
armée navale, armée, troupe, bande, 
multitude, foule, suite, procession, cor- 
tège. Prov. estôl. It. stuôlo. Et. (nôlov, 
id. 

2. ESTOIRE comme estore- 
ment 1 . 

3. ESTOIRE graphie «^'histoire 
qui signifiait aussi image, tableau. 

ESTOKIS voy. estoqueïs. 
ESTOLGIE toy. estoltie. 

1. ESTOLT, — e, estot, estout adj. 
dur, fort, vigoureux, hardi, téméraire, 
brave, opiniâtre; hautain, fier, orgueil- 
leux, violent. Prov. estôut, estôt. Et. 
Germ. stolz, stolt, stout, id. 

2. ESTOLT, — e adj. insensé, fou, 
sot, hébété. It. stôlto. Et. stùlt^^ stiilta. 
Estolt 1 c^ 2 ont été confondus. 

ESTOLTER r. n. et a. être estolt, . 
audacieux, hardi, etc. ; déconcerter, | 



troubler par son estoltie, audace, témé- 
rité, etc. ; bouleverser, bousculer, mal- 
traiter, malmener. Et. estolt. 

1. ESTOLTIE, —cie s. f. force, 
hardiesse, audace, témérité, bravoure, 
bravoure folle, courage insensé, attaque 
furieuse; outrecuidance, orgueil. Et. 
estolt 1 . 

2. ESTOLTIE; — téce, — tise s. 
/. folie, sottise. It. stoltézza. Et. stultl- 
tia, estoltie t et 2 confondus, comme 
estolt 1 et2. 

ESTOLTIF, — ve, estoutif, esioéif; 
estoltos, — e adj. audacieux, intré- 
pide. Et. estolt 1 . 

ESTOLTOÏER, estotoïer fréq. 
c]?^estolter. 

ESTOPAIL; — pel s. m. — paille 
s./, bouchon. Et. estope. 

ESTOPEMENT s. m. — peûre 
s.f. action de boucher. Et. estoper. 

ESTOFER V, a. étouper, boucher 
avec de Tétoupe, calfeutrer, boucher, 
fermer, arrêter. Proo. estopâr. IL 
stoppâre. Et. *stuppâre de stùppa es- 
toupe. Cf. estofer, estofe. 

ESTOPONS (a), estoupons loc. 
ado. accroupi. Et.^ 

ESTOQUEÏS, estokis, estecheîs 
s. m. combat, lutte à Vestocy épée, 
lance ; combat, mêlée, bataille. Et. 
estoquier. 

ESTOQUIER, — ochier t>.n. cia. 
estocader, ferrailler, frapper d'estoc, 
pointer, batailler, frapper, battre, briser; 
0. rèjl. s'appuyer sur un bâton, estoc 
Et. estoc. Cf. estiquier, estachier. 

\. ESTOR, estorm XP s. s. m. 
fracas de la bataille ; mêlée tumultueuse, 
assaut, charge, attaque, bataille, com- 
bat; émeute. Proo. estôrm. It, stôrmc 
Et. Germ. storm, tempête. 

2. ESTOR c/'estorer comme estore- 
ment 1. 
ESTORÇOS coy. estorsos. 



ffilf!^-^ 



■^-•s^vsv^ . -f X. .. -»- 



ESTORDISON 



— 199 - 



ESTRAÏER 



ESTORDISON, — doison s. /. 
étourdissement , évanouissement. Et. 
estourdir. 

ESTORDRE, — oerdre, — uerdrcy 

— trers, a. et n. tordre, renverser d'un 
revers. — Est ordre un colpy asséner, 
frapper son coup ; ramener à soi Tépée 
après avoir frappé ; arracher, extorquer; 
se tirer de, sortir, fuir, éviter, échapper, 
s'échapper, en revenir. — P. pas esters. 
li. stôrcere. Et. *ext6rquere pour extor- 
quére. 

1. ESTOREMENT; estor s. m. 
estoire ; estorée s . f. création ; 
lignée , race ; établissement ; tout le 
nécessaire pour vivre : provisions , 
vivres, fournitures, meubles, mobilier, 
garniture; outillage, équipage, fourni- 
ment, équipement. Et. estorer, *instau- 
rum, *staùra, pL *staùra c^'instaurâre, 
estorer, 

2. ESTOREMENT comme estor 1 . 

ESTORER t?. a. créer, donner nais- 
sance, établir, instituer; élever, bâtir, 
construire; restaurer, fournir, garnir, 
munir. Et. staurâre primitif c^'instau- 
râre, id. 

ESTORM v>oy. estor 1. 
ESTORMIE ; — mison s. f, meïs ; 

— missexnent s. m. grand bruit, 
fracas, vacarme, tumulte, combat, 
bataille. Et. estormir. 

ESTORMIR t. n. et a. faire un 
grand fracas, remplir de bruit; réveiller 
en faisant du bruit, donner Talarme, 
réveiller , soulever , agiter , s'agiter 
tumultueusement, s'ébranler, charger 
en poussant de grands cris, attaquer, 
mettre en désarroi, combattre, battre, 
étourdir. Pror^. estormir. It. stormlre. 
Et. Germ. sturman, id. Cf. estor 1. 

ESTORSE, — ce s. f. entorse; 
extorsion ; action d'asséner un coup, 
coup; action d'échapper, échappatoire. 
Et. p. pas. c/'estordre. 

ESTORSER voy. estrosser 1. 



ESTORSOS, — ços, -~ e adj. qui 
extorque, rapace, violent. Et. estorse. 

ESTORTOIRE s.f. verge servant 
au chasseur pour écarter les branches 
de sa figure. Et. estordre. 

ESTORTRE coy. estordre. 
ESTOT voy, estolt. 
ESTO'^OÏER voy. estoltoïer. 

1. ESTOU... Et, stu... ou sto... 
Cherchez à ESTO... Ex, : estouper 
à estoper, etc. 

2. ESTOU... Et. stol... Cherchez 
àESTOL... Ex. estout; estoutie 
à estolt ; estoltie, etc. 

ESTOVLE {70//. estouille. 

ESTO VOIR, esteooiry estuc—, — 
veir^o. impers, falloir, être nécessaire, 
convenir. — Employé substantivement : 
les choses nécessaires à la vie, provi- 
sions, le nécessaire, ce qu'il faut ; bien, 
avoir; nécessité, besoin. — Parestavoir, 
par nécessité, forcément. jE"^.? On a 
proposé : 1 . stâre, être sous la main, 'à 
portée, convenir ; mais stâre a donné 
régulièrement ester "j 2. studére, désirer 
ardemment, regarder comme néces- 
saire, f 3. *stopére *stovére de est opus, 
il faut, '^ 

ESTRABOT s. m. chanson inju- 
rieuse, à mots détournés de leur sens. 
Jt. strambôtto. Et. f strâbum, louche. 
Cf. estrlbot. 

ESTRACE s. /. extraction, race; 
descendance, dynastie, origine. Et. 
estracier . 

ESTRACIER o. a. tirer hors, 
arracher, déchirer. Prov. estrassâr. It. 
stracciâre Et. •extractiâre rf'extrâctum. 

ESTRAGE s. m. lieu en dehors de 
l'habitation, aire, grange; maisonnette 
séparée, isolée. Et. 'extrâticum, rf^éxtra^ 
au dehors, 

1. ESTRAÏER, estrayert. n. errer 
çà et là, vagabonder, vaguer, s'égarer. 
Et. estrée. 



ESTRAIER 



— -200 



ESTREMER 



2. ESTRAÏER v. rèfl. s'étendre 
par terre. It. sdraiâre. Et. Gerni, 
8traujan,ye^er par terre. 

3. ESTRAÏER v. a. éloigner, 
exclure, priver. Et. estre 2. 

4. ESTRAÏER, — e adj. voyageur, 
errant , vagabond ; abandonné , sans 
maître. Prov. estradiér. Et. *stra^âriM, 
— ^âria de 'strata, estrée. 

5. ESTRAÏER, — e adJ. étranger, 
abandonné, délaissé, isolé. Et, estre 2. 
Estraïer 4 et 6 confondus. 

ESTRAIGNE, estrange adj. et s. 
du dehors, étranger; étrange. Proc, 
estrânh. /^. strânio, strâno. Et. *extrâ- 
niumpour extrâneura. En Angl. strange 
a conservé le sens d*ètranger, d'in- 
connu. 

ESTRAIGNERIE, estrangerie s, 
f. estrangement s. m., ce qui est 
étranger ; barbarie, étrangeté ; expulsion ; 
aliénation, vente. Et. estraignier. Reste 
en AngL estrangement, éloignenient. 

ESTRAIGNEMENT voy. estrei- 
gnement. 

ESTRAIGNIER, estrangier v. a. 
mettre dehors, expulser, bannir, repous- 
ser, éloigner, écarter, séparer; aliéner, 
se défaire de, vendre. Et. 'extraniàre 
f^extrâneum, étrange. Resté en Angl. 
to estrange, éloigner. 

ESTRAIM, cstrain estreini s. m. 
paille, chaume, litière. It. strâme. Et. 
strâmc/i, id. 

ESTRAINTURE cog. estreigne- 
ment. 

ES TRAITE; estraiture s. /. 
extraction. Et. est rai re. 

ESTRAMER c, a. joncherde paille. 
Et. estraim. 

ESTRAMEÛRE s. f. — mier s. 
m. amas de paille, paillasse, litière. 
Et. estraim. 

ESTRANGE; estrangier vog. 
estraigne; estraignier. 

ESTRAPEÏS, estarpeïs s. m. 
abatis. Et, estraper. 



ESTRAPER = étraper : arracher, 
glaner, ramasser, couper, faucher. It. 
strappâre. Et. Gerni. strapfen, strapen, 
tirer, arracher. Confondu acec estreper, 
ex tir pare. 

ESTRAVER r>. a. et n. déloger. Et. 
es, tref 2. 

1. ESTRE, aistre, iestrcy eistrcy ^ 
istre infinitif pris substantivement :^' 
existence, manière d'être, état, situation ; . 
manière de vivre, mœurs, coutumes ; 
les êtres d'une maison, chambre, salle, 
emplacement, fenêtre. Prhv, ésser. It. 
et Et. 'ésserc pour ésse. 

2. ESTRE, eistre, istre prèp. en 
dehors de, excepté, hormis, outre, en sus 
de. Et. extra. 

ESTRÉGE, — sse s. f. lieu étroit, 
étroitesse, rigueur, détresse, misère. Et. 
•strlctia de strlctum, étroit. 

ESTRECIER o. a. étrecir, rétrécir, 
diminuer, resserrer, serrer. jF^/strictiârc 
de strlctum, étroit. 

ESTRÉE s. f large voie, route, 
. chemin, rue. Prov. estrâda. /^. strâda. 
Et. strâ^a via, route pavée. Estrade 
nous vient de l'Espagnol. 

ESTREËR V. a. livrer, céder, dé- 
livrer, donner, abandonner, concéder. 
Pror. estradâr. Et. 'extra rf'arc, ex- 
transdârCj traité comme un mot simple. 

ESTREICIER vog. estrecier. 

ESTREIGNEMENT , — reinde- 
ment s. m. estreinture, estrai — s.f. 
action d'étreindre, de serrer, comprimer, 
étreinte, serrement, resserrement, gêne; 
grincement de dents. It. stringiménto, 
strigniménto. Et. estreindre. 

ESTREIM vog. estraim. 

ESTREIT; estreiçor, etc. coy. 
estroit. 

ES7RELOI s.f et m.? injustice, 
injure. Et. estre 2, loi. 

ESTREMAN vog. esturman. 

ESTREMENT vog. estement. 

ESTREMER vog. estramer. 



ESTREPEMENT 



201 — 



ESTRU... 



ESTREPEMENT s, m. ravage, 
saccage. Et estreper. 

ESTREPER, — terper, — tirper 
D. a. extirper, arracher, déraciner. 
Prov. estirpâr. It. stirpâre. Et. exstir- 
pâre. Cf, estraper et estriper, étriper, qui 
ont été confondus avec estreper. 

ESTRET votj. estroct. 

ESTRI x^oy. estrif. 

ESTRIBOT s. m. refrain, ritour- 
nelle de chanson, chanson injurieuse, 
satire. Proc. estribôt. Et. Germ, la 
même qu* estrieî, Esp. estribo, éiricr : 
stireip, repos, soutien de la chanson. 
Confondu avec estrabot. 

ESTRIE s. /. oiseau de nuit, hibou ; 
sorcière. It. stréga. Et. stri^a, id. de 
strix, id. 

ESTRIEF, estrîcu, estriu s. m. 
étrier; appuis soutien. Proc. estreiip, 
estriùb. Et. Gerni. strebo^ stircip, 
streep, courroie, étrier. 

ESTRIERS toij. estiers. 

ESTRIF, estri, estrit s. m. effort, 
lutte, dispute, contestation, débat, que- 
relle, combat, bataille. — A estrif à qui 
mieux mieux, à Tenvi. Proc. estrls. 
Et. Germ. strit, estrif, s. verbal d'es- 
triver. mod. streit, id. = estrit. La 
forme estrif restée en Angl. strife, lutte, 
désaccord, querelle. 

ESTRINE=étrenne. Prov. estréna. 
H. strénna. Et. stréna, id. 

ESTRIPER = étriper : arracher 
les entrailles, éventrer; arracher. Et, 
es, tripe. Confondu avec estreper. 

ESTRIQUE s. f trique, bâton; 
mesure. Et, Germ. strike, bâton. Cf. 
estrlquier. 

ESTRIQUIER r. a. battre, frap- 
per; agiter, secouer; mesurer, auner. 
Et. Germ. strijken, battre. 

ESTRIT to(/. estrif. 
ESTRIU voy. estrief. 
ESTRIVANGE; — vaison; - 



ve; — vée s. f estrivement ; — 
veïs s. m. comme estrif. 

ESTRIVËOR, sj. - vére s. m. 
querelleur; lutteur. Et. estriver. 

ESTRIVOR V. n. et a. s'efforcer 
de, s'évertuer; lutter; se quereller, se 
disputer ; contester, disputer ; combattre. 
Et. Germ. streben, tendre vers, as- 
pirer. 

ESTRI VOS, — e adj. querelleur. 
Et. estrif. 

ESTROBLE coy. esteuille. 

ESTROIGIER coy. estrecier. 

ESTROIT, estreit, estret s. m. 
estroiteté, ^— ceté, estroitè; estroi- 
téce, — sse, estroiceùre; estroi- 
ture; estroiçor, — tor s. f lieu 
étroit, passe, détroit; étroitessç, rétré- 
cissement; détresse. Proc. estreit, .es- 
trécha. Jt. strétto, strettézza, strettùra. 
Et. estroit, estrecler, strictùra. 

ESTRONGHIER , estrongnier 
c. a. étronçonner, étêter, élaguer. It. 
stroncâre. Et. es, tronc; tron? ancienne 
forme supposée d'oii trognon P 

ESTROS ado. — A estros, Par 
estros, ouvertement, vivement, aussitôt, 
entièrement, sans réserve, à toute force, 
absolument, assurément, certainement. 
Proc. estros. Et. extrôvsum, Priscien 
(VP s.), au dehors. 

ESTROSSEMENT adc. tout-à- 
coup, vivement. Et. estros. 

1. ESTROSSER, cstorser r. a. 
détrousser, dépaqueter, déballer ; livrer, 
délivrer, vendre, adjuger; tordre, trous- 
ser, fausser, casser, rompre, émonder. 
Proc. estrossâr. Et. es, tresser, torser. 

2. ESTROSSER r. a. affirmer 
vivement, résolument , ouvertement, 
sans réserve. Et. estros. 

ESTROU... Gherchez à ES- 
TRO... Ex. estrous, etc., à estros, 
etc. 

ESTRU... Gherchez à ESTRO... 
les mots que vous ne trouverez 



ISSTRUËR 



202 



EU. 



pas ici. Ex. estrusser à estrosser, 

etc. 

1. ESTRUËRo. a. projeter; élever; 
lancer en Tair. EL 'extrurfàre pour 
extrùdere, ici. Resté en Angl. sous la 
forme to extrade, expulser, repousser. 

2. ESTRUËR comme estruire 2. 

3. ESTRUËR estroër = troneT, 
percer. 

ESTRUIEMENT, — uisement s. 
m. instruction, enseignement. Et. es- 
truire 1. 

1. ESTRUIRE r. a. élever cons- 
truire, édifier, établir, faire, mettre en 
état, préparer; instruire, enseigner. It. 
istruire. Et. exstrùere pour instrùere, 
id. 

2. ESTRUIRE t. a. détruire. It. 
strùggere. £'^.*exstrùere/)owr destrùere, 
id. 

ESTRUITs. m. construction; tas, 
établissement, production^ installation; 
ustensiles, etc. It. strdtto. Et. p. pas. 
rf'estruire i. 

ESTRUMAN co//. esturman. 

ESTRUMEs. /. tumeur; scrofule, 
écrouelles, goitre. Et. strùma, id. 

ESTRUMÉ, — mos, — e adj. 
scrofuleux. Et. estrume. 

ESTRUMELÉ, — e adJ. sans 
trumelSf nu-jambes, déguenillé, dépané. 
Et. es, trumel. 

ESTRUMENT, estur — instru- 
ment. 

ESTRUMOS coy. estrumé. 

ESTU... Cherchez à ESTO... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. : estur ; estuper ; 
estuvoir à ester; estoper; esto- 
voir, etc., etc. 

ESTUDIEMENT s. m. étude. 
Et. estudier. 

1. 'BSUJJ'BIIa, cstuel s . m. fauteuil, 
siège, trône. Et. Germ. stuol, tabouret. 
Cf. fadestueil. 

2. ESTUEIL t^oy. estuiel. 



ESTUERDRE coy. estordre. 

ESTUIEL, -- al s. m. étui, boite. 
Et. dim. rf'estui. 

ESTUIËOR, v- — iére s. m. con- 
servateur. Et. estuïer. 

ESTUÏER, estoïer c. a. mettre, 
renfermer dans un étui, une gaine, une 
boîte, une armoire ; rengainer, cacher, 
serrer, renfermer, garder, protéger, pré- 
server; conserver, mettre en réserve, 
épargner, amasser. Proo, estuiâr. Et. 
estui. 

ESTURMAN, — men, estruman, 
estreman, estireman, estiereman, ester- 
man s. m. timonier, pilote. Et. Germ. 
Holl. stuurman. AU. steuermann. 
Angl. Sax. steorman. Angl. steers- 
man , homme du goucernail. Cf. 
estiére. 

ESTURMENT co//. estrument. 

ESTUVËOR, sj. — vére ; — vier 
s. m. — veréce; — sse\ — viére s. f. 
celui, celle qui tient un établissement 
de bains; baigneur, baigneuse Et. 
estuver, estuve. 

ESVALER r>.n. dévaler, descendre 
Et, es, val: Cf. avaler. 

ESVE my. eve. 

ESVEÏER t>oy. esvoïer. 

ESVERTIN s. m. avertin, folie. 
Et. esvertir. 

ESVERTIR 0. a. tourner, renverser. 
Et. 'exvertére au lieu rf'evértere. 

ESVIGORER comme avigorer. 

ESVOÏER, esoeier, esmer r. a. dé- 
tourner du chemin, de la voie, égarer, 
dévoyer. It. sviâre. Et. es, voie. 

ES VOS voy. es 2. 

ESWA... Cherchez à ESGUA... 
Ex. esvrardance ; esvrardëor, etc. 
à esguardance, etc. 

ET... Cherchez à EST... Ex. 
etriver a estriver, etc. 

ET, ète, eth voy. es 2. 

1. EU... Et. el... Cherchez à EL... 
Ex eume à elme, etc. 



f 



EU. 



— 203 



FABLËOR 



2. EU... Et. 0... Cherchez à UE... 

Ex. eus. Et. ôpas, à ues, etc. 

EUR po^. or. 

EÛR, ahur, aûr, oûr s. m. heur, 
chance, bon augure, auspice, présage, 
bonheur. Prov. agùr. It. augiirio. Et. 
Augûiium. 

EURE, ehure, enure s.f. heur, bon- 
heur. It. anc, ùria; mod, sciagùra, ''ex- 
agûria, malheur. Et. SLugùiiapl. neutre 
pris pour sg. f. 

EÛRÉ, — e adj\ heureux. Proc. 
agarât. It. augurâto. Et. augnvàtu, 
— Tàttdkp. pas. rf'augurâre, eurer. 

EÛRER, aûrer v. a. souhaiter, au- 
gurer, bénir. Proc. agurâr, ahurâr. It. 
et Et. a.ug\iré.re. 

EÛRTÉ s.f. bonheur. Et. •aa^ure- 
tMe c^'augùrium, car. 

EV... Cherchez à ESV... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. evaler à esvaler, etc, 

EVAGE, ew —, aie — adj. des 
deux genres d'eau ; pluvieux; riverain. 
Et. m. aquâticu, 'aqvâtj + e d*ap.,f. 
aquâtica, 'aqvâtja rf'âqua, èee. Aqua- 
tique en est la forme sav. Cf. aigage. 

EVE, éwCj aite, ewe, ièoe, iave, 
eave, eaue s. f. eau. It. anc. éva. Et. 
âqua, •âqva, *âcva, •écva. Aqua aurait- 
il donné éve, éwe, aive sous l'influence 
du Gothique ahva? Cf. aiguë. 

EVEÏS, — se, eois, eœis, aie — adj. 
et s. rempli de flaques d'eau; marécage. 
Et. *aq\iéLticiUj — ^Icia rf^âqua, éce. 

1. EVER, eic — r. a. arroser. Et. 



aquâre pour aquâri, faire de Veau, 
abreueer claqua, <Joe, Cf. aiguier 1. 

2. EVER, ew — voy. iver. 

EVESCAIj adj. épiscopal. Et. 
evesque. 

EVESCHIÉE, — S7ttt<î s.f évôché. 
Et. evesque. 

EVIER, ew — = évier : égout^ ai- 
guière. Et. aquarium, •aqvâriw f/'âq^ua, 
éve. Cf. aiguier 2. Resté en Angl. ewer, 
aiguière. 

EVIS eotj eveïs. 

1. EVOS, — e, CM? — adj. aqueux. 
Et. a.qu6su, — osa rf'àqua, éoe. Cf. 
aigos. 

2. EVOS coy, esvos. 
EWAGE coy. evage. 

1. EWE coy. éve. 

2. EWE coy. ive 1. 
EWEL coy. ivel. 
EWER coy. ever et iver. 
EWIS coy. eveïs. 

EX... Et. ex... graphie sac. de es. 
Cherchez à ES..., ESS... Ex. ex- 
perir; extordre à esperir; estor- 
dre, etc. ; exéques ; exoigne à 
esséques; essoigne, etc. 

EX une des nombreuses graphies 
dyenx. 

EX = els, eux. 

ET... Cherchez à El... Ex. eynz; 
eys; eyssir; eyve à einz; eis; 
eissir; eive. 

EZ coy. es 2. 

EZO (X' s.) = iço. 

EZVOS coy. esvos. 



FABEL 007/. fablel. 

FABLEÏER coy. fabloïer. 

TABltBltjflabelffabel s. m. courte 
histoire, fabliau, petit conte. Proc. 
fabél, fablél. Et. dim. de fable. 

PARLEMENT; — loïement — 



élément s. m. fablie ; — blance s. f. 
conte, fable, mensonge. Et. fabler, 
fabloïer. 

FABLËOR sj. — ère ; fablïeor, sj. 
— ïère s. m. conteur, diseur, auteur de 
fables, de fabliaux, bavard, menteur, 
hâbleur. It. favellatôre. Et. fabttlatoem 



FABLER 



204 — 



FAILLE 



— lâ^r; fablïer. Resté en Angl. fabler, 
conteur de fables. 

FABltBRy Jlaber, Jîabler v. n. par- 
ler, raconter^ conter, dire des contes, 
des fables ; bavarder^ dire des men- 
songes, habler. Pron. favelâr, faulâr. 
It. favolare, favellâre. Et. *fabalâre 
pour fabulâri. En Angl. to fable signifie 
feindre, mentir. 

l'ABLOÏER, — eïer, — ïer, flab 

— fréq, de fabler. It. favoleggiâre. 

FABRICE s. m et f forgeron et 
fabrication. Et, •fabrlciw, *fabrlcia de 
•fâbricum de fabricâre de fâbrum, 
fècre. 

FAGET, — - e adj. plaisant, gra- 
cieux. It. facéto. Et. facétw, — état 
facétieux, 

FACI'END'By faccnde s. t. affaire, 
occupation, besogne; direction, gou- 
vernement, administration; métairie. 
Proc. fazénda. It. faccénda. £'^. faciénda 
pi, n. pris pour sg,f. mot sav. 

\. FAÇON, faceony fasson, fazon\ 
faceùre s. /. manière de faire, travail^ 
façon , construction ; faction. Prot^. 
faissô. It. faziône. Et. factiôncm. En 
Angl, fashion rentré en France tout 
récemment. 

2. FAÇON s. f. face, visage, aspect, 
apparence. It. facciône. Et. augm. de 
face. Façon 1 et 2 confondus. 

FADE adj. des deux genres insipide, 
fade; sot, stupide, niais; vide; faible, 
languissant, malade; flétri. Proc. fat, 
/. fâda. It. anc. fâdo, — /. fàda; mod. 

— fàtuo. Et. fâtu?/, *fàtvu 4- e cPap.f. 
fâtua, fâtva, fade. Une forme *fâtidu 
conviendrait mieux. Fat est moderne 
(XVP s.) et ment du Proc. Voy. 
Rabelais, Pantag. V. Prologue. 

FADER c. a. affaiblir, flétrir. Et. 
fade. 

FAÉ — e, feè adj. enchanté, ensor- 
celé. Proc. fadàt. It. fatàto. Et. p. pas. 
de faër. 



FAËMENT s. m. enchantement. 
Et. faér. 

FAER, feër v. a, enchanter, ensor- 
celer. Proc. fadâr. It. fatàre. Et. •fatàre 
pour *fa.tà.nfréq. de fàn, prophétiser, 
rf'oà fatum, le destin, pi. *féLtSL, parque, 
fée. 

FAERIE s. f, puissance de faire 
des sortilèges, des miracles; réunion de 
fées; mensonge. Et. faër. Resté en 
Angl. fairy, anc faery, fée et adj. de 
feé. 

FAGE s. m. hêtre. Prov. fâya. It. 
fâggio. Et. fàgeum, adj. -|- e d'ap. 
Cf. fau. 

FAI voy. fau. 

FAlDEy féde, Joide s. f. vengeance 
d*un meurtre par les parents.; inimitié, 
haine, querelle de famille, vendetta, 
querelle, vengeance intestine; guerre, 
hostilité; réunion de ceux qui ont juré 
la vengeance. Proo. falda. i?^. 'falda, 
du Germ, gafehida. fehda, id, Angl. 
feud, id. 

FAIDER, — dir c- a. traiter en 
ennemi, haïr, persécuter, harceler; ban- 
nir, proscrire. Proo. faidlr. Et. faide. 

FAIDÎBKfréq. de faider. 

FAIDIF, — ve; — diu, — dieu adj. 
ennemi; banni, proscrit^ E"^. faide. 

FAIEL coy, feël. 

FAIGNANT graphie de fainéant, 
p. pr. de faindre, feindre. 

1. FAILLE; — Uance; - Uie; 
— llison; s, f. faillement s. m. ce 
qui manque, faute, manque, manque- 
ment, tort, défaut; erreur. — A faille, 
pour rien, en pure perte; Sans faille, 
sans faillance, etc. y sans y manquer, 
sans doute. Proc, fâlha. It, anc, fâglia, 
mod. fàlla, fâllo. Et. faillir. Resté en 
Angl. Î3Li\y faute; failure, manque. 

2. FAILLE s. f. torche, flambeau. 
Prov. fàlha. It. fiàccola. Et. fâcwla 
dim, de fax, torche. On a dit aussi en 
Flandre, à partir du XV'* s,- hache, 



^"J, 



FAILLIR 



— 205 



FALDAGE 



prohahlement de VEsp, hacha qui est 
le même mot que faille. 

FAILLIR; falloir o. n, manquer, 
faire défaut, échapper, finir, cesser, 
terminer. — P. pas. failli, terminé, 
fini; faible, défailli, malade; lâche, 
couard ; mauvais, méchant. Prov, 
falhir. It. falllre. Et. •falllre, fallére 
pour fâllere, tromper. Resté également 
en Angl. to fail, id. 

FAINDRE; faintié, etc. voy. fein- 
dre; feintié, etc. 

faîne voy. fo'ine 1 . 

FAINER r^oy. fener. 

FAIRE V. n. parler, dire. — Le 
faire, se faire, se porter. Prov. far. It. 
fâre. Et. fâcere + e d'ap. dans fâcere 
vérba. 

FAIS, fés, feis s. m. inc. ballot 
ficelé , paquet , fardeau, poids , faix ; 
chose lourde, pénible; peine, chagrin, 
entreprise difiScile ; faisceau, fascine, 
tas, troupe, foule. — A fais, a un fais, 
en masse, ensemble. Prov. feix. It. 
fàscio. Et. îéiSGem, faisceau, faix. 

F AISANCE; faisëor voy. 
fesance ; fesëor. 

FAISGE, fausse. Pic. faiscke = 
fasce : bande, bandage, lien, ceinture. 
It. et Et. fâscia. 

FAISGÉLE, — iéle voy. fiscéle. 

FAISGIER, faissier, fessier, fas- 
cier V. a. envelopper de bandes : ban- 
der, panser, emmaillotter. It. fasciâre. 
Et. fasciâre^ bander, lier, de fâscia, 
faisce. 

FAISIL, fes — s. m. mâchefer, noir 
de charbon. Èt.f 

FAISSEL, — iel; faissin s. m. 
faisséle ; sine s.f petit poids, charge ; 
petit faix^ paquet, fardeau, faisceau, 
fagot, fascine, botte; portefaix. It. fas- 
télloj fascina. Et. dim. de fais. 

FAISSIER voy. faiscier. 

FAIT — a fait, tout à fait, aussitôt ; 
a fait que, aussitôt que^ à mesure que ; 



si fait, com fait, tel. It. cosi fâtto. 
Cf. com 1. 

F AIT ART; f attarder, etc. voy. 
fetart, etc. 

FAITEMENT ; faitierementaf/c. 
— Si faite ment.) com faitement, sifai- 
tierement, com faitier — , de telle 
manière, ainsi. It. si fattaménte, cosi 
fat. — Et. *fâcta mente *factâria mente, 
de fâctum,/aiï. 

FAITIER V. a. arranger, apprêter. 
Et. •facitâre, *i3LCiéire, fréq. de fâcere, 
faire. 

FAITIEREMENT voy. faite- 
ment. 

FAITIS, — ce adj. fait^ façonné, 
fabriqué, et surtout bien fait, joli, 
élégant, artistique, gentil, honnête. — 
Painfaitis, pain de ménage. Et. *fac- 
tltia — tltia de fâctum, fait. 

FAITISE ; f aitisseté s.f. élégance, 
grâce, gentillesse; propreté. Et. faitis. 

FAITREs/'. detsiitor. Voy. fesëor. 

FAITURE, feit —, fet - s. f 
forme, façon, conformation, facture, fa- 
brication; créature, personne, corps, 
figure; façon, manière. Prov. faltùra. 
It. fattùra. Et. factura. Resté en Angl. 
feature^ visage, forme. 

FALGHART, falsart s. m. faux, 
faucille, fauchard; hallebarde, lance. 
Et. iàlcem, faux, et la désinence art 
péjorative et augmentatice. 

FALGHON s. m. sabre, coutelas. 
Et. augm. de faux fâlcem. Resté en 
Angl. falchion, glaive. 

1. FALDE s. f. pli^ giron^ pan de 
vêtement, de robe; vêtement militaire; 
jupe, jupon, tablier ; charbonnière, mine 
de charbon, faulde. Prov. fâuda. It. 
fâlda. Et. Germ. falda, fait, pli, de 
talten, plier. 

2. FALDE s. f bercail, bergerie. 
Et. Germ. : Angl.-Sax. fald, id. 

FALDAGE s. m. bercail, parc à 
moutons. Et. falde 2. 



FALDER 



— 206 



FAN£R 



FALDER 0. a. plier, fauder^ plis- 
ser. EL Germ. falten, id. Cf. falde 1. 
FALDESTUEIL, — tuel, tued, 

— tuef, — toeil^ — toejf — tuet, — 
tuer; faud — s. m. pliant, tabouret, 
chaise, siège, faldistoire, fauteuil, trône. 
Proc. fadestél, — tôl. It. anc. faldis- 
tôrio. Et, •faldistôliu, — tôriu du 
Germ. faltstuol de falten, jo/ter, et stuol, 
escabeau, Angl. faldstool,/)Ztan^, trône. 
Cf. estueil. 

FALLOIR voy. faillir. 

1. FALOISE; oine; falùe s. f. 
erreur, tromperie, bourde. Et. falloir. 
Cf faillir. 

2. FALOISE, /a/ise= falaise. Et. 
Germ. felisa, rocher. 

FALORDE s./, conte burlesque; 
bourde, falourde, blague, tromperie. Et.'l 

FALORDER o. n. et a. plaisanter, 
blaguer, attraper, tromper. Et. falorde. 

FALOSE voy. fanlose. 

1. FAltSyfaux sj. de faucon. Proc. 
falc, falcô. It. fâlco, falc6ne. Et, fâlco, 
falcônem. 

2. FALS = faux. ProG. fâus. It. 
falce. Et, fâlccm. 

3. FALS = faux. Proo. faus. It. 
fâlso. Et. féihum. 

FALSART voy. falchart. 
FALSEMENT s. m. f alserie ; 

— seûre; — sine; — sonerie s.f. 
action de tromper ; fausseté, mensonge, 
infraction; falsification, faux. It, falsa- 
ménto. Et. falser. 

FALSNÏER, — noier, faunïer v. a. 
tromper, fourvoyer. Et. fais, nier. 

FALSONIER s. m. faussaire. Et, 
falson augm de fais 3. 

FALTRE, fautre, fatre,feltres, m. 
feutre, couverture ; partie feutrée de la 
selle pour appuyer la lance lorsqu'elle 
est en arrêt. — Lance sor fautre^ en 
chargeant. Proc, feutre. It. féltro. Et. 
•flltru du Germ. filz, felt, feutre. Ce 
mot est le même que feutre et filtre. 



FALTRER o. a. battre, frapper. 
Et. Germ. filzen, presser, fouler. Cf. 
faltre. Ce verbe est le même que feutrer 
et filtrer. 

FALTUREs./faute, manquement. 
Et. faute. 

FALÛE ro^, faloise 1. 

FALVE; falvine; — véle s. f. 
falvain; falvel s. m. et adj. fauve; 
la couleur fauve; bête fauve; animal de 
couleur fauve : cheval, bœuf, etc. ; trom- 
peur, hypocrite; tromperie, ruse, hypo- 
crisie. — Estrillier, chevauchier fau- 
vain, faucely tromper, ruser. Proc. 
falb, falbél. It. fâlbo. Et. Germ. me. 
haut Ail. falo, génitif falewes, AU. 
mod. fsiih, Jaune. 

FALVEÏER, fauooïer r. n. et a. 
tromper; faire l'hypocrite. Et. falve. 

FALZ, faux, foie, fois, four s. m. 
taille. Et. ? 

FAMBLE voy. flambe. 

FAME s./, renommée, renom, répu- 
tation, bruit. Prov. It. et Et. fâma mot 
sac. Resté en Angl, famé, id. 

FAMÉ, — e adj, renommé, fameux. 
Et. p. pas. de famer. 

FAMEILLIER, famillier t. n. 
avoir faim, être afifamé. — P. pr. fa- 
meillant, affamé. Et. •famelicâre de 
famélicum, affamé. 

FAMEILLOS, — e, familles; fa- 
nais ; faminos adj. affamé, avide. Et. 
famelic6sa^ — osa 'famlciam, famine. 

FAMER c. a. divulguer, célébrer, 
répandre le bruit. Et. famé. 

FAMILLER; famUlos coy. Fa- 
meiller, etc. 

FAML E, fanle s. m. serviteur, 
écuyer. Et, fènnulum + e d*ap, 

FANG s. m. fange, boue, ordure. 
Proc. fane. It, fângo. Et. Germ : Goth. 
fani, gén, fanjis. 

F ANC ON pour enfançon, petit 
enfant. 

FANER ro^. fener. 



FANFELUE 



— 207 - 



FAVÉLE 



FANFELUE s. /. franfreluche, 
brimborion, colifichet, bagatelle, babiole, 
riens, niaiserie. It, et Et. •fanfalùca, 
corruption de Tro/^yô^vÇ, huile d'air et 
scories. 

1. FANGIER V, a. couvrir de fange. 
Et. fange. 

2. FANGIER; fangoi, — gai; 
fangeart, — g art ; langeas, — g as; 
fangis s, m, fangerie, — giére s. /. 
bourbier, marécage. It. fangâjo, — 
gâja Et, fane, fange. 

FANLE voi/. famle. 

FANLOSE, falose s. /. V baga- 
telle, futilité, niaiserie; 2° duperie. Et.'^ 
Pour le premier sens. Est-ce une autre 
corruption, comme fanfelue, f/e Troftyo^vÇ? 
Pour le second sens voy. faloise 1. 

FANLOSER, fal — t. a. plaisan- 
ter, duper. Et. fanlose. 

FANON s. m. drap, nappe, serviette. 
Et. 'fanônem du Germ. fana, fano, 
morceau d'étoffe. 

FANTOSMER r. a. faire voir des 
fantômes, ensorceler, enchanter. H. in- 
fantasimâre. Et. fantosme, diablerie, 
mensonge. 

FANTOSMERIE s.f. assemblage 
de fantômes, fantasmagorie ; fantôme ; 
sorcellerie; mensonge^ illusion. Et. 
fantosmer. 

FAOISON, fe — s. f. enchan- 
tement. Et. faër. 

FAON, féon s. m. petit d'animal. 
Et. *îet6nu de îoéium, fœtus. Resté en 
AngL fawn acec le sens actuel du Fr. 

FAONABLE,/eo/i — adj. fécond. 
Et. faoner. 

FAONEMENT, fëon — s. m. 
action de mettre bas, parturition, en- 
fantement, naissance. Et. faoner. 

FAONER, fëoner v. a. mettre bas, 
faonner, enfanter, accoucher. Et. faon. 

FAONI, fëoni, — e adJ. faible, 
lâche comme un faon. 



FAR s. m. baie, golfe ou détroit? 
Ef^ 

FARAIN voy. ferain. 

FARGER voy. farser. 

FARDE, harde s. f. fardage s. 
m. hardes; paquet, bagage, fardeau. 
Port, farda. It. fardâggio. Et.'l Ar. 
fard, vêtement, ou farda, taxe sur les 
paquets, les fardeaux. La suite des 
sens serait : vêtement, bagage, fardeau'^ 

FARDELER v. a. faire un fardeau, 
emballer, empaqueter; charger d'un 
fardeau. It. fardellâre. Et. fardel. 

FARDOILLIER, fartillier v. a. 
barbouiller, farder. Et. frèq. de farder. 

FARON s. m. baie, golfe ou détroit? 
Et. augm. de far. 

FARSER, —cerv. a. et n. railler, 
plaisanter; faire des farces. Et. farce. 

FARTILLIER voy. fardoillier. 

FASGIER voy. faiscier. 

FASSON voy. façon. 

F ASTI, fastid, fastic s. m. dégoût. 
Prov. fastic, — tig. It. fastidio. Et. 
fastid mm. 

FASTROILLIER, fatrouillier v. 
a. et n. bredouiller, baragouiner, bavar- 
der, dire des bêtises; ravauder, far- 
fouiller. Et."^ 

FATRASIE s. /. pièce de vers 
extravagante. Et. fatras. 

FATRE voy. faltre. 

FATROUILLIER voy. fastroil- 
lier. 

PAU... Cherchez à TAIa... Ex. 
fautre; faude, etc., cherches à fal- 
tre; falde, e^c. 

FAU, fou, fo, feu, f ai s. m. hêtre. 
Prov. fâu. Sicilien fâgu, fâu. Et. 
îà.gu.m. ' 

FAUNIER voy. falsnier. 

FAVARGIER voy. favrechier. 

FAVÉLE, flav. — s./, langage, 
parole, discours, conte, fable, mensonge. 
Prov. favéle. It. favélla. Et. fabélla 
dim. de fabula. 



FAVELER 



FELENOS 



FAVELER, flav>. — c. n. et a. 
parler^ discourir, raconter, flatter. Prov. 
favelàr. faulâr. It. favellâre. Et. faveler 
est une autre forme de fabler. Il a 
probablemtfit été formé sur favéle, 
comme Vit. favellâre sur favélla, •fab?^- 
lâre ayant donné fabler, comme en It. 
f avolâre . 

FAVIÉRE s. f champ de fèves. Et, 
fâba, féce. 

FAVORER; — rir c. a. favoriser. 
It, favorire. Et. favôrem. 

F AVREGHIER, facargler, facor- 
gier formes françaises, comme forger, 
du mot sacant fabriquer. Prot). fabre- 
gâr. It fabbricâre. Et. fabrieâre, 

FAVRERIE s. / forge, atelier de 
forgeron. Et. févre. 

FAVRÉCE, — sse coy. févre". 

FAZON v>oy. façon. 

FÉ, plié, foid s. m. esclave; pri- 
sonnier. Et. Germ. : Nor. fed, amenée 
conduit. 

FËABLE, foiable, ^fiable adj. à qui 
on peut se fier, sûr. It. fidâbile. Et. 
*Mahiie deMum,fl 1. 

FEABLETÉ,^/6— s. /. fidélité. Et. 
féable. 

FËAGE s. m. droit de fief ; tenure 
en fief ; fief. Et. •feodâticum de feôdum 

M- 

FEAL; fëalté coy. fëel; fëelté. 

FEBLETÉ, Jleb —,foib —,floib — ; 
foiblor,/e6 — s. /. faiblesse, débilité. 
Et. foible, flébtle. 

FEBLOÏER, — eïer,foib —, — ter 
fréq. de faiblir. Prot^. flebeiâr. It. fie- 
voleggiâre. 

FÉDE toy. faide. 

FÉE coy. faé. 

FËEL, fed cil XP s., féeil, faiel, 
faël, féoil, féal, foial, fiai adj. et s. 
fidèle, loyal, ami, sujet dévoué, loyal. 
Proc. fizél, fiel. It. fedéle. Et. M^e, 
•fec?ale. Fidèle est la forme sav. de féel. 
liesté également en Angl. féal id. 



FËELTÉ, fealté, feûté, fi —, foi - 
s f fidélité, foi et hommage du vassal 
envers son suzerain. Proc. fedeltât, 
fezautât, fealtât. It. fedeltà. Et. firfelï- 
ikte. Fidélité est la forme sac. de féelté. 
Resté en Angl. fealty, id. 

FEËR coy. faër. 

FEFER./e/Tcr toy. fiever. 

FEIE ; feiée coy. foie. 

FBlMyfiem'^ s. m. fumier. Et. fimu. 

FEINDRE, faindre c. a. dissi- 
muler, feindre, réfl. être paresseux, lent, 
manquer de courage. Proc. flnher, 
fénher. It. et Et. fingere + e d*ap. et d 
euphon. 

FUlNTjfaint adj. feint, dissimulé; 
paresseux, mou. Prov. fench. It. flnto. 
Et. p. pas. de feindre. Resté également 
en Angl. feint. 

FEINTIÉ, faintié; feintise ; — ie; 
feintée, — été ; feinture — faint — 
s. f. feintissement ; feignement, 
fai — s. m. action de feindre, feinte, 
feintise, dissimulation, ruse^ tromperie, 
hypocrisie. Proc. feintésa. Et. feint, 
feintis, feindre. 

FEINTIR comme feindre. Et. 
feint. 

FEINTIS, — ce, faint ■— adj. feint, 
dissimulé, rusé, trompeur ; paresseux, 
mou, lâche. It. fittlzio. Et. •finctlcia— 
tlcia de finctam y feint. 

FEIT... cherchez à FAIT... Ex. 
feit ; feitier ; feiture, etc. à fait; 
faitier ; faiture, etc. 

FEIZ, feis = fois : Proc. vetz. It. 
vece. Et. vice. 

FEL sj. de félon. /. félenéce^ — sse : 
cruel, perfide, méchant, traître; fort, 
terrible , ^ furieux , impie. Proc. fel, 
felôn. It. féllo, fellône. Et 'félo, 'felô- 
nem d'origine incertaine^ peut-être du 
Germ : Angl. fell. Frison fel, cruel, 
féroce? 

FELENOS, '— e adj. perfide, 
méchant, cruel, féroce, violent, dur. 
Et. fel. 



FELIS 



- 209 



PERIR 



FELIS adj. heureux. It. felice. 
fit. fellcem. 

FELISIER r. a. et rèjl. convoiter, 
se féliciter, se croire heureux. EL felis. 

FELLON coij, frelon. 

FELOR ; felté s. /*. méchanceté, 
perfidie, trahison. Et. fel. 

FELPE^ JUpe, fcrpe, frè.pCy frapc 
s. f. frange ; haillon, guenille, chiffon, 
friperie. It. félpa, peluche. Et, Gcrni . 
felbel, id. 

1. FELTÉ votj. feelté. 

2. FELTÉ cor/, felor. 
FELTRE coij. faltre. 
FELTRIN, — eu {/*. de feutre. Et. 

feltre . 

FEMAGE ; femaison ; femer 
comme fumage, fumaison, fumer, de 
fien, îimuin, fumier . 

FEMBRER ; fembroïer v. a. 
fumer, répandre du fumier. Et. fem- 
briér forme de fumier. 

FEMBROI, frembroi, fcmeroL s. 
m. fumier. Et. 'fimarétu de 'fimà- 
rium de îimnmyjîen, fumier, que Von 
trouce aussi sous la forme fembrier. 

FEMERIE; femelté, /"cmm — s. 
f. sexe féminin ; qualité de ce qui est 
féminin. Et. femme^ femelle. 

FENAL adJ. de foin, qui a rapport 
à la fenaison, le mois de juillet. Et. 
'fenâlc de foénum, foin. 

FENDACE ; — deûre ; — doison 
s. /. fente, crevasse, fissure, lézarde. 
li. fenditiira. Et. fendre. 

FENËOR, sj. — nére s. m. fau- 
cheur. Et. fœnatoe/n, - nâtor + e 
d'ap. 

PENER, fainer, faner c. a. et n. 
couper les foins, faucher ; faire la fenai- 
son, éparpiller le foin, faner, tourner 
et retourner Therbe. Proo. fenâr. It. et 
Et. *fenâre de îoéniim^ foin. 

FENESTRAL ; — tré, — trier ; 
— treïs s. m. fenêtre ; boutiquier. Et. 
fenestre. 



FENIER, — e adj. et s. de foin, 
fenil^ marchand de foin. Et. •fenâria, 
— nâria de foénum, foin. 

FENIMENT voy. finement. 

FENIR = finir. 

PËOIL voy. fëel. 

FËOISON voy. faoison. 

FËON ; fëoner, etc. voy, faon, etc. 

FERAIN , — e, farain ; — in ; 
ferage adj. et s. sauvage, farouche; 
bête sauvage, gibier. It. ferrlgno. Et. 
*ferân^^ — âna ; ferln«, — ina; *ferâ- 
ticu, — âtica de fera, bête sauvage. 

FERANT, ferrant adj. et s. gris de 
fer, gris clair, grisonnant. Êpith. banale 
de cheval et de barbe. — Le cheval 
lui-môme, surtout un coursier, un che- 
val de bataille. Proo. ferân, ferrân. Et. 
Il est probable que ce mot a deux 
origines : ferrant, gris de fer, de fer, 
et ferant, coursier, de VAr. faras, che- 
val. Esp. alfarâz, coursier, •fârius, 
•(papaç, cheval de race. Cf, alferant. 

FERARMER v. rèfl. se couvrir 
d'une armure, s'armer. Et, fer, armer. 

FERDIN voy. ferlin. 

FEREÏS ; — rement s. m. — reûre 
s, f. coup, choc, blessure; cliquetis 
d'armes, combat, lutte, mêlée. It, feri- 
mônto, feritùra. Et. ferir. 

FERËOR, sj. — réres. m. celui qui 
frappe, blesse, combattant. It. feritôre. 
Et. ferir. 

FERER voy. ferïer. 

FERET s. m. affaire Et. faire. 

FERETER voy. ferreter. 

FERFEIL 150^. frefeil. 

FERGES voy. fierges. 

FERGIER,/r</tcr c. a. enchaîner. 
Et. fierges. 

FERÏER, ferer, foir — v. a. fêter, 
chômer. Et. 'feriâre pour feriâri, de 
féria, fête, 

FERIN voy. ferain. 

FERIR 0. a. frapper, battre, blesser, 
charger, combattre ; — rèfl. se jeter sur, 

14 



-1 



-^1 
1 



FERLÏER 



- 210 - 



FESTEL 



dans; — n, aborder, aboutir. Prov). 
ferlr. It, et Et, ferlre. 

FERLÏER, /er/oKer r. a. enchaîner. 
Et. fer, lier. 

FERLIN, ferling, — Une, frelin, 
fcrdtrij fertin, fretin s. m, petite mon- 
Tiaie, le quart d'un denier, liard ; objet 
sans valeur. It. ferllno. Et. Germ. 
Angl. Sax. feorthling, feording. AngL 
farthing, de feortha, quatre. Fretin est 
probablement le même mot, 

FERLON coy. frelon. 

FERMAIL; — mement s. m, 
fermailie; — maillière; — mance ; 
ferme; — merie, — méce, — 
messe ; — meure ;— mine ; fermeté, 
ferle, frété] — moison, /rem —,frum 

— s/f ce qui sert à fermer^ à arrêter, 
 attacher, à enfermer : fermoir, agrafe^ 
boucle, broche, verrou, serrure; coffre, 
boîte; prison; — chose arrêtée, con- 
vention, accord^ traité, confirmation; 
bail à ferme; gage, enjeu, gageure, 
promesse; lieu fortifié : fortification, 
forteresse, château -fort, citadelle; ca- 
ractt're ferme^ fermeté. Prov. fermâlh, 

— mânsa^ ferma, — maria, — madùra, 
*- metât. It, fermâglio, — maraénto, 
ferma, — matùra, fermità, fermézza. 
Et. 'firmâcali^, firmità^e, 'firmatiône^ 
ûtc.t de firmâre. 

FERMER^ fremery frumer v. a, 
fixer, arrêter, attacher; affermir, forti- 
fier; conclure, décider. Prov. fermâr. 
It, fermâre. Et. firmâre. 

FERMETÉ COI/, fermail. 

FERNIGLE adj. terrible. Et.'^ 

FERPE coy. felpe. 

FERRANT voy. ferant. 

FERREIS adj. garni, armé de fer. 
Et, ferrer. 

FERREMENT s. m, — mente 
s. f outil, ustensile, engin, arme de 
fer. Proc. ferramén. It. ferraménto. 
Et. ferraméntw, — ménta pi. n. pris 
pour sg.f. 



FERRËOR, sj. — rêve; ferrier; 
f erron s. m. ouvrier en fer : forgeron, 
maréchal-ferrant^ serrurier. It. fabbro 
ferrâjo. Et. ferrer^ ferrâriw, fer. 

FERRETÉ, — e adj. garni de fer- 
rets, de clous, de dessins; chamarré. 
Et. ferret. 

FERRETER, fereter v. n. faire 
entendre le son des fers. Et. ferret. 

FERRIN, — e ; ferron adj, de fer. 
Proo, ferrénc. It. ferrigno. Et. fer. 

FERS sj. de ferm : ferme, fidèle. 
It. férmo. Et. tir mus firmum. 

1 . FERTÉ pour fermeté. Voy. fer- 
mail. 

2. FERTÉ adj. et p. pas, Votj. 
frété. 

FERTER coy. fréter. 

FERTIN coy, ferlin. 

FERTON, freton comme ferlin. 
Et. 'fretona. 

FERUE s, f, coup, blessure. Et. p. 
pas. de ferir. 

FERVESTIR p. a. — habiller, 
armer de fer, armer. — P. pas.fer- 
cesti, guerrier. Et, fer, vestir. 

FÉS coy. fais. 

FESANGE ; — sure, fais — s,f. 
action de faire, manière d'agir ; action, 
conduite. Et. faire. 

FESËOR sj. — siére ; faitor, sj. 
faitre s, m, faiseréce, — sse s. f, celui 
qui fait : créateur, auteur r fabriquant, 
ouvrier, artisan, facteur, agent. It- 
facitôre, fattôre. Et, faire ; factôr(?m, 
fâctor. Facteur est la forme sac, de 
faitor . 

FESNIER = fasciner, ensorceler. 
It. et Et. fascmàrc. 

FESSÉLE coy. fiscéle. 

FESSIER coy. faiseier. 

FESTAGE s. m. fête, célébration 
de fête ; festin, divertissement. Et. 
feste. 

1. FESTEL; — tif;tivel,- ca/; 
festos, — e adj. de fête, joyeux. Proc. 



FESTEL 



211 - 



FIERGE 



festâl. It. festlvo, — vâle, festôso. Et, 
feste, festlvM, *festivâlc. 

2. FESTEL, — - tiel vot/. frestel. 

FESTLE, festrc, Jlestre, fistle, etc. 
s.f. fistule^ ulcère; flûte. - Goûte 
fcstre, ulcère, It, flstola. Et. flstala. 

FESTRE coy. festle. 

FESTRIR r. a. ulcérer. Et. festre. 

FESTROS/ - e adj. ulcéré, cou- 
vert de plaies. Et. festre. 

FESTÛER V. a. rompre la paille, 
le fétu, c'est-à-dire contracter, passer 
une convention, un contrat. Et. 'festu- 
céiTe de fesidca., fètti Cf. guerpir. 

FESURE coy. fesance. 

FET; fetis; feture»e^o. coy. fait; 
faitis ; faiture, etc. 

FETARDER ; — dir, fait — c. n. 
et a. être paresseux, nonchalant; éner- 
ver, rendre lâche. Et. fetart. 

FETARDIE, — dise, fait — s.f. 
paresse, fainéantise ; lâcheté. Et. fe- 
tart. 

FETART, — de, faitart adj. pa- 
resseux, lâche. Et. fait tard ? 

FEU... cherchez à FEL... Ex. 
feupe, etc. à felpe, etc. 

FEU coy. fau. 

FEUR coy. fuer. 

FEURRE coy. fuere. 

FEÛTABLE, fcut - adj, de fief ; 
lié par serment féodal, feudataire, fi- 
dèle. Et. feûté. 

FEUTÉ coy. fealté. 

FEVER coy. fiever. 

FÈVRE, faicre,Jiècre s. m. favrèce, 
— sse s.f ouvrier en général, ouvrière : 
spécial, forgeron, chaudronnier, maré- 
chal-ferrant, serrurier ; menuisier. Pr. 
fâbre. It. fâbbro. Et. fabra/n -f- e d*ap. 

FEZ coy. fais 

1. FI, — Q^fit Xr s. adj. sûr, cer- 
tain — De Ji loc. adc. sûrement, cer- 
tainement. It. fldo. Et. iidu, fk/a. 

2. FI s. m. tumeur ulcéreuse. Et. 
iicum. 



FIABLE; fiableté coy. fëable, 
etc. 

FI AL coy. fëel. 

FIANCE fidance XP s. s. f 
fiement; fiangage s. m. confiance, 
foi, fidélité, certitude. Proc. fizânsa, 
fiânsa. It. fidânza, fidaménto. Et. 'ft- 
f/ância de •fidare,^er. 

FIANGIER = fiancer : promettre, 
donner sa foi, s'engager, jurer; fiancer; 
laisser libre sur parole un prisonnier» 
Proc. fiansâr. It. fidanzâre. Et. fiance. 

PIANÇOS, — e adj. plein de con- 
fiance, hardi. It. fidanzôso. Et. fiance. 

FIGHEMENT s. m. ficheûre s. 
f action de ficher, clouer, planter; 
trou. It. ficcaménto, — catùra. EL 
fichier. 

FICHIER, Pic. — kier = ficher : 
enfoncer, clouer, planter, transpercer^ 
faire pénétrer, fixer. Proc. ficâr. It 
ficcâre. Et. *ûgicàrefréq. de flgere. 

1 FIE forme fr. de figue. Proe, 
flga. Et. *fica. pour ficu. 

2. FIB foie coy. -voie. 

PIE graphie de fief. 

FIEBLETÉ coy. febleté. 

FIÉE,/oeëe, Jlède XP s. s. f. et 
adc. fois. — A la fiée, enfin. It. fiâta. 
Et. fie 2. Cf. voie. 

FlEFEiR, fiejferf et ses dèricés, coy* 
fiever, etc. 

FIELÉEs./. fiel. 

FIEM coy. feim. 

FIEMBRE s. f. frange, lacet, 
bande, agrafe. It. et Et. fimbria. 

FIEMENT coy. fiance. 

FIENS s. m. inc. fumier. Pron* 
fem. Et. fimiis? 

FIERGE, ^erce s.f. la reine aux 
échecs. Proc. férsa. Et. *fercia du 
Persan ferz, général. Fierge trans- 
formé en vierge a fait appeler cette 
seconde pièce des échecs dame, reine; 
mais dans ce jeu, image de la guerre ^ 
le ferz, le général, le cisir commande 



PIEROEÔ 



— 212 



FLAËLER 



V armée des irions, fantassins, et lorsque 
un de ceux-ci arrive à traverser tout 
le champ de bataille, il est créé ferz, 
général, tandis que maintenant il 
change de sexe, et devient reine. Uanc, 
AngL avait aussi fers appelé aiij. 
queen, reine. 

FIERGES^ ^rges, ferges, s.f.pL 
fers, chaînes^ entraves. Et. *férrica de 
férrum. 

FIEROR; fiertises./. sauvagerie, 
férocité, fureur, fierté. Et. fier. 

FIERTRE, Jlerte s. f. cercueil, 
bière, châsse, reliquaire. It. féretro. 
Et. féretra + e d'app. 

FIESTRE vog. festre. 

1 . FIEU,^a graphies de fief. Prov. 
féu. It. flo. Et, Germ. Goth. faihu, 
brins. Ane. haut AU. flhu, fehu, trou- 
peau. Angl.-Sax. feoh, bétail. 

2. FIEU graphie Picarde de fils. 
PIEVAL; — vable>^— adj. 

de fief, qui concerne un fief. Et. fieu, 

M- 

FIEVEMENT; vage s. m. fie- 

vance, Jîejf — s.f, action de bailler 
un fief; le fief lui-même. Et. fie ver. 

FIEVERj^c/cr v, a. investir, mettre 
en possession d'un fief, inféoder, accor- 
der, doter, enrichir, constituer en fief. 
— Fievép. pas. et s. vassal, feudataire. 
Prov. o^euâr. It. mfeodâre. Et. fief. 

FIÈVRE voy. févre. 

FILATIÈRE s. m. etf. reliquaire, 
phylactère. Et. fàûtxrnptov. 

FILL ASTRE s. m. beau-fils ; gen- 
dre. Prov. filhâstre. IL figliâstro. Et. 
filiàstrw + e d*ap. 

FILLOLAGE s. m. présent d'un 
parrain à son filleul. Et. filleul. 

FINABLE adj. qui peut finir, mor- 
tel; final. Et. finer. 

FINEMENT, fenimnit s. m. û- 
naille; finance; fine; finée; fini- 
son, — naison,fen — s. f. fin, terme; 
mort; jugement dernier. Prov. finamén. 



— nâlha, — nânsa, — nizô. It. fini- 
ménto, — nânza. Et. finer, fenir. 

FINEMONT s. m. fin du monde ; 
désastre final. It. finimôndo. Et. finis 
mùndt. 

FINER V. a. finir, terminer, mou- 
rir ; mettre fin, conclure, terminer une 
affaire en payant ; payer l'amende, finan- 
cer, payer, procurer. Prov. finâr. Et- 
flnem. En bas-latin finis signifie aussi 
accord final, composition moyennant 
finances. 

FINISON voy. finement. 

FIOS, — e adj. malade du fi. Et. 
ficôsw, — oôsa. C/. fi 2. 

FIRGES voy. fierges. 

FIRGIER voy. fergier. 

FIRONER voy. fuironer. 

FISGÉLE, faiscéle, fess — s. f. 
petit panier d'osier spécial. pour égoutter 
les fromages. Et. fiscélla, id. 

FISIGIEN, fus — s. m. médecin. 
Et. •fisiciàn?/ de ph^sicum. Est resté 
en Angl. physician. 

FISIQUE, fus - s. f médecine. 
Et. mot sav. ph^sica. 

FISTLE, — tre voy. festle. 

FIU voy. fieu. 

FLABE = fable. 

FLABEL voy. fablel. 

FIjABUB., flabler voy. labler. 

F LAC, /. flache, flaiche, adj. flas- 
que, mou, faible, harassé. Prov. flac. 
It. fiàcco. Et. *flâccw, •flacca pour flâc- 
cidum.. id. 

FLAGHIER; — chir c. a. et n. 
rendre flasque, amollir, affaiblir; s'af- 
faiblir, se flétrir. Prov. flacâr? It. fiac- 
câre, fiacchlre. Et. flaccère, devenir 
mou. 

TLtAËla, flaiél graphies de fléau. 

FLAËLEMENTs. m. flagellation. 
Et. flaéler. 

FLAËLER, flaieler v. a. et n. 
flageller, fouetter, châtier, tourmenter ; 
être tourmenté, agité. Prov. flagelâr. 



FLAGE 



- 213 



FLÉTE 



IL et EL fla(7ellâr(? de flagéllum . /aé/, 

fléau. 

FLAGE s. m. pays plat, plaine, 
champ; champ de bataille. Et. ? Gerni. 
flach ? Flaque ment du Flamand vlacke, 
lagune. 

FLAGEOL toy. filagel. 

FLAHUTELERo. /i. flûter. Et. 
flahutel dinx. de flahute, ^aiîe. 

FLAHUTEOR, sj. — tére s. m. 
flûtiste. Et. flahuter, jiwiîer. 

FLAICHE voy. flac. 

TIjAIUOR, /leror,fraor, s.f. odeur, 
senteur bonne ou mauvaise. Et. 'fra- 
grôre, comme flairer de fragrâre. 

FLAISGHE coy. filasche. 

FLAISTRE, Jlestre, Jîastre adj. 
fané, flétri, flasque. Et. Mccidu + e 
d'app. f. flâcc/da, flasque, mou'^ ou 
•flaccastum ? 

FLAJEL, — fol; — Jot, flageol, 
— ucl s. m. flageolet, petite flûte. Prov. 
flautél, — tôl, flaujôl. Et. 'flautiôlw 
;)OMr *flautiolum dim. de ûdXitdi.flahute, 
flùiCy de flauter, que Von dérice de fla- 
tuâre de flâtum, souffle, avec inter- 
version de l'a. 

FLAMBE, famhle-, flamhle, flam- 
bre s. /. flamme. Et. flâmmula, dim,. 
de Mmmâ^Jlamme. 

FLAMBETER; filameter v. n. 
flamber. Et. flarabéte, flaméte dim. de 
flambe et flamme. 

FLAMBORs./. lueur flamboyante. 
Et. flambe. 

1. FLAMER V. n. et a. flamber, 
brûler. Et. flammâr. 

2. FLAMER voy. fliemer. 

FLAMIGHE s. f. galette cuite au 
feu, à la flamme. 

FLAMIR V. n. se dessécher. Et. ? 

FLAMOÏER 0. n. flamboyer. It. 
fiammeggiâre. Et.fréq. de flamer 

FLAN s. m. embrasure, meurtrière. 
Et. Germ. flans, grimace de flennen. 



ouorir la bouche, grimacer. Cf. froi-- 
gnler. 

FLANDOLE v>oy. frandole. 

FLASGHE, flaische s. f. et n. fla- 
con, bouteille, damejeanne, barillet, 
mesure. It. fiasco, flâsca. Et. •fiasco» 
*flâsca du Germ. fiasca, flasche. « Flasoœ 
pro vehendis ac recondendis phialis 
primum factœ sunt, postea in usum 
vinitransierunt. » Isidore, XX, VI, 2. 

FLASTRE v)oy. flaistre. 

PLASTRIR oof/. flatir. 

PLAT s. m. coup à jeter à plat 
ventre, à bas, coup du plat de la main, 
soufflet ; coup en général, choc ; chute. 
Et. Germ. ûa.t,plat. 

FLATIR ; — ter, flatrir, flastrir 
0. a. et m jeter par terre, jeter à plat 
ventre, aplatir, renverser, abattre, jeter, 
lancer, frapper ; tomber à plat, crouler, 
couler à fond ; marquer d'un fer rouge, 
flétrir, fiâtrer. Et. fiât. 

FLAÛTELER voy. ûahuteler. 

FLAVEL, — vicl s. m. éventail ; 
cliquette, musette, flageolet. Et. flabél- 
lum, éoentail, soufflet, de flâre, souffler. 

i . FLAVÉLE s.f. caresse, flatterie. 
Et. fiabélla pi. n. pris pour sg. f. Cf. 
fiavel. 

2. FLAVÉLE voy. favéle. 

FLAVELER voy. faveler. 

FLAVIEL voy. flavel. 

FLEGHIÉRÈ s. f. sagittaire, 
plante. Et. flèche. 

FLEIVLE voy. floibe. 
FLËPE voy. felpe. 
FLEROR voy. flairor. 
FLESTEL toy. frestel. 
FLESTRE voy. flaistre et festre. 

1. FLETs. m. limande. Et. Germ. 
fiât, plat. Cf. fiât. 

2. FLET s. m. flèche. Et. Germ. 
fiitz. Cf. frète 2. 

FLÉTE s. f. bateau plat. Et. Germ. 
fiât, plat. Cf. fiât. 



FLEUME 



- 214 



FOËR 



FLEUME^ flume graphies de 
flegme : pituite, catarrhe. Prov. et It, 
flémma. Et, *fléuma, de f^^yi^o^. 

FLIGHE, Jlische, Jlique graphies 
de flèche dans flèche de lard : morceau, 
tranche, quartier de viande. Proe. fléca. 
Et, Ger/n. flick, morceau, 

FLIÉME s. m, et f. flamme, lan- 
cette. Pièmontais flàma. Proc, flécme; 
et aussi Anglais fleam ; Hollandais 
viym. Et. corruption de phlebôtomum, 
lancette, 

FLIEMER 0. a, saigner. Et, flieme. 

TIAQJJ'B, flische t>oy. fliche. 

FLO, — e, Jlou, Picard flau adj, 
faible, languissant, flasque, fané . Et. ? 
tiré du Flam. flauw, ou de •flâucum 
pour flâccum? Flau, flo, flou comme 
poi, po, pou de pàucum. Dans cette 
hypothèse flo serait une autre forme 
de flac. 

1. FLOG s. m. floche s./, flocon, 
touffe, houppe. Prots, floc. It. fiôcco, 
fiôcoa. Et. flôccw/w^ id. Resté en Angl. 
ûockf flocon. 

2. FLOG t)oy. foie. 
FLOGHIÉ ; flochelé, — e adj. 

garni de flocons, houppe, frisé. Et, 
floc, flochel. 

FLOIBE, — hle,flei — graphie de 
foible, faible, L'Angl. a conservé les 
deux formes foible et feeble. 

FLOIBETÉ v>oy, febleté. 

FLONDRE graphie de fronde. Voy. 
fonde 2. 

FLORETERr. n. s'épanouir comme 
une fleur, fleurir ; dire des balivernes ; 
flirter ; faire des fioritures . Et. floréte . 

FLOT, flote graphie de floc, flo- 
che. 

FLOTE s, /. troupe, multitude, 
foule. — A flotcy en masse, en foule. 
It. flotta, frotta. Et. ? *fluctua pour 
flùctus atiec changement de genre. 
Flotte n'a pris que plus tard le sens 
actuel, probablement au contact du 



Germ, : Holl, vloot. Suédois flotta, 
Angl, fleet, escadre, flotte. 

FLOU ro//. flo et foie. 

FLUM, flun s. m. fleuve. Prot). 
flum. It, fiùme. Et, flùme/i. 

FLUME t5oy, fleume. 

FO coy. fau. 

1. TOKOt^i fouagc s. m. redevance 
féodale levée par feux sur les habitants 
roturiers. Proc. fogâtge. Et, •focâticu 
de fôcum, foyer. 

2. FOAGE, fouagç s. m. creuse- 
ment, enfouissage. Et, foér 1 . 

FO AILLE, fouaille s, f foail; 
foël, fouëls. m. fagot, bourrée; partie du 
sanglier donnée aux chiens après cuis- 
son; cravate ou pèlerine pour tenir 
chaud. Et. 'focale, •focâlia de fôcum, 
foyer. Resté en Angl. fuel, combustible. 

FOANT, fouant s. m. taupe. Et, 
p. pr. de foér 1 . 

FOARRE t>oy, fuere. 

FOBERT, foubert adj. et s. dupe, 
niais. Et. ? 

FOGHIER^ fouchier v. n, fouger, 
fouiller la terre, creuser. Et, *îodicéire 
fréq. de fôdere, fouir, 

1 . FOÉE fouée s. f, flambée, feu 
clair, fagot, bourrée pour faire une 
flambée. Et. 'foca^a de fôcum, /oj/ct, 
et en bas-latin feu . 

2. FOÉE,/owéc s.f. action de fouir; 
tranchée; droit du seigneur de faire 
travailler ses vignes. Et. p. pas. de 
foér 1 . 

FOËOR, fouëory fouiëor, sj. foére, 
foiére s. m. celui qui creuse la terre, 
qui bêche; vigneron, mineur. Et. 
f oër 1 . 

FOER coy. hier. 

i. FOËR, /owè'r c. a. fouir, creuser, 
bêcher. Et. •foc/ére au Heu de fôdere, 
fouir. 

2, FOÈRyfouër o, a. mettre le feu; 
chauffer, allumer, faire du feu; chasser 
à la lanterne. Proo. afogâr. It. affo- 



r 



FOERRE 



— 215 — 



FONDE 



gare. Et, •focâre, de îàcxxm, foyer et 
en bas'latin feu , 

FOERRE voy, luere. 

FOGNIER voy. fongnier. 

FOIABLE ooy. fêable. 

FOIAL voy. lêeL 

FOIBLETÉ; foibloïer voy. fe- 
bleté; febloïer, etc, 

FOID voy. fé. 

FOIDE voy. faide. 

1. FOIE; foiée voy. fie 2; fiée. 

2. FOIE voy. falz. 
FOIL voy. iueil.. 
FOILLIER; foUlir, fueil — v. n. 

pousser des feuilles, se couvrir de 
feuilles, verdir. Prov. folhâr. It. fo- 
gliàre. Et. *foliârc de îàlmm, fueil. 

FOIMENTËOR, sj. - tiére; foi- 
menti, — e adj. parjure, traître. Et. 
foi mentir. 

FOtSj fouin s. m. fouine mâle. 
Et. voy. foine 1. 

1. FOINE, fouine, faîne, faine s. 
f faîne, fruit du hêtre, et fouine, nsar- 
tre des hêtres. Prov. et It. faina. Et. 
farina f alinéa glans, gland du hêtre. 

2. FOINE, fouine s. f. action de 
creuser, fouille, tranchée, mine. Et. 
•fôdina, de fôdere, creuser. 

3. FOINE, fouine s. f. fourche, 
fouine. Et. fùscina, trident. 

FOIRER voy. ferïer. 
FOIRRE voy. fuere. 
FOIS voy. falz. 

1. FOL s. m. soufflet. Et. folle, 
id. 

2. FOL voy. foie. 

3. FOL voy. fau. 

FOLAGE s. m. et adj. folie, étour- 
derie, folâtrerie, plaisanterie, dérègle- 
ment ; fol, folâtre, follet. Et. foler 2. 

FOLG, fouc, fol, floc, flou s. m. 
foule, multitude, troupe, bande, trou- 
peau. Prov. foie. Co masque fôlco. Et. 
fôllu, *fùllu du Germ. foie, folk et 



floc, flock, foule. Angl. flock, trou- 
peau ; folk, gens. 

FOLGHIER,/a/c — s. m. gardeur 
de troupeau. Et. foie. 

F OL EIR, /a/ctr, — sir v. a. sou- 
tenir, étayer; couvrir; orner. Et. fui- 
cire, id. 

F OLE, foule s. f. action de presser, 
de piétiner, fouler ; foulure, meurtris- 
sure, blessure ; presse, pressoir ; presse, 
foule, cohue, mêlée. It. fôUa, fôla. Et. 
foler 1. 

FOLEÏER voy. foloïer. 

FOLEÏS s. m. folerie ; — loison 
s. /. foule, presse, cohue, mêlée. Et. 
foler 1. 

1 . FOLER = fouler : presser, mar- 
cher dessus, fouler, meurtrir, blesser, 
maltraiter. Prov. folâr. It. foUâre. Et. 
d'un radical fui qui se trouve dans 
fùUo, foulon. Resté en Angl. to fuU, 
id. 

2. FOLER V. n. être, devenir fou, 
s'agiter comme un fou. Et. fol. 

FOLETÉ, folté ; foléee ; fo- 
loiance, foUance ; folor ; foloison, 
— ison s . f. f oloiement, foliement ; 
folois s. m. folie, insanité ; parole, 
action folle ; frivolité, folâtrerie, caprice. 
Et. foler, foloïer. 

FOLOIER, — eïer, folier v. n. et 
a. aller çà et là comme un fou, courir 
follement, s'agiter, s'égarer, s'éloigner ; 
faire des folies, agir en fou, en écervelé; 
folâtrer, se divertir, s'amuser ; traiter de 
fou, en fou, tourner en ridicule, turlu- 
piner. It. foUeggiâre. Et. frèq. de fo- 
ler. 2. 

FOLOR voy. foleté. 

FOLQUE, foulque, fourque s. f. 
poule d'eau, sarcelle. Prov. fôlca. It. 
fôlaga. Et. fiiUca. 

FOLTÉ voy. foleté. 

FOMEROI voy. fembroi. 

1. FONDE s. /. base, fondement. 
Et. s. verbal de fonder 4. 



FONDE — 216 — 

2. FONDE, flondve = fronde : 
bourse ; fronde ; bourse, marché ; entre- 
pôt, magasin. Proo, fonda. It, flônda. 
Et. funda, fronde^ et dans le bas-latin 
bourse dans les deux sens de poche et 
de marché. 

FONDËFLE t>ojj. fondiéfle. 

FONDEFIiËOR, sj. — flére s. m. 
frondeur. Et. fondefler. 

FONDEFLER p. a. fronder, lan- 
cer des pierres ; jeter, lancer. Et. fon- 
diéfle. 

1. FONDËOR, sj. — dére s. m. 
frondeur. Et. tonder'i, fronder. 

2. FONDËOR SJ. — diére s. m. 
fonderéce, — sso s. f. fondateur, — 
trice. Prov. fundadôr, sj. fundalre. 
It. fondatôre. Et. fundaîJôre, — dàtor. 

1. FONDER V. a. fronder^ tirer, 
lancer des pierres. Et. fonde 2. 

2. . FONDER, fondrer ; foncier c. 
n. et a. aller au fond, crouler, s'effon- 
drer ; enfoncer, couler au fond, sombrer. 
Proti fonzâr. It. o/ïondàre. Et. fond. 

3. F ONDERjoowr fondre. 

4. FONDER = fonder : établir, 
maintenir. Proo. fondâr. It, fondâre. 
Ei. fundâre, id. 

FONDEÙRE ; - doison s. / 
fonte. It. fondatùra. Et. fondre. 

FONDIÉFLE, fondèfle, fondljle 
s. m. fronde, machine de guerre pour 
jeter des pierres. Et. 'fundibalw, id.yde 
îAndai^ fronde. 

FONDIQUE s. m. et f magasin, 
entrepôt, bazar. It. fôndaco. Et. Ar. 
fondoq, boutique. 

FONDIS, — ce adj. fondu. Et. 
fondre. 

FONDOÏER/ré7. de fonder I . 

FONDRÉE s. /. lie, sédiment; 
fondrière. Et. fond. 

FONGNIER,/o^/izV/' c n. grogner; 
faire la moue. Et. ? Cf. frongnier. 

FONT s. m. etf. fontaine. — Au 
pi. fonts baptismaux. Proo. font/ It. 



FORAGEMENT 

fonte /. et m. Et. fontem. Resté en 
Angl. font, et founty source^ fontaine. 
FONTENIL s. m. fontaine. Et. 
*fontanll(?, de *fontàna. de fôntem, 
font. 

FONTENOIS adJ. de fontaine, de 
source. Et. fontaine. 

1. FOR... quelquefois fors... En 
composition la prèp. fors, au dehors. 
Et. fôris, exprime le plus soucent : 

1" LHdée de mettre hors, exclure. 
Ex : forbanir, forjugier, mettre 
hors la loi, exiler, bannir, condamner; 
forclorre fermer au dehors, exclure ; 
forboter, chasser ; forstraire, tirer 
hors, éloigner, expulser, enlever, dé- 
tourner ; 

2'' L'idée d'èloigncment ou celle de 
dépasser un but, qui dériccnt de la 
première. Ex. forceler, cacher loin, 
détourner ; forcorre , courir au-delà, 
dépasser . 

3" L'idée d'excès. Ex. forboire, 
boire outre mesure; fordoter, craindre 
beaucoup, redouter; chalchicr, fouler 
aux pieds, forchalchier, écraser. 

Il sera donc toujours facile de 
trouver le sens d'un mot com- 
posé avec FOR. 

2. FOR... pour FRO... Fro se 
change en for et réciproquement. Ex. 
fruméntum donne forment on fro- 
ment; 'formâticum donne formage 
ou fromage. Cherchez à FRO — 
les mots que vous ne trouverez 
pas à FOR. 

3. FOR votj. fuer. 

1. FORAGE s. m. droit sur les 
boissons; prix du vin fixé sur le mar- 
ché. Et. îor fuer, marché. 

2. FORAGE; forement s. m. 
action de forer, percer ; perse. — Vendre 
à forage, vendre du vin en perce, au 
détail. Et. forer 2. 

3. FORAGE = fourrage. Et. fuere. 
FORAGEMENT s m. action de 



FORAIN 



— 217 — 



FORMIER 



fourrager; maraude, pillage. Et, four- 
rager. 

FORAIN, — e, forein adj» exté- 
rieur, du dehors, étranger. It. forâneo. 
Et, *Î0T&neiu — anea, de foras, hors. 
Resté en Angl, foreign, étranger, 

FORAINETÉ s. f, qualité de ce 
qui est extérieur, étranger. Et, forain. 

FORBETER o. a. tromper. Et, 
forbet dim.de fourbe, tromperie, 

FORG, fourcy furc^ fourch s. m, 
fourche, branche, fourchure, bifurcation, 
embranchement. Et , *iù.rcu pour f lirca, 
ou s, verbal de torehier fourcher de 
fùrca, fourche. Resté en Angl. fork, 
fourchette. 

FORÇAGE; — ceïs; — cément 
s. m. forcerie; forçor s. f force, 
violence, puissance. Et. forcer. 

FORGE, Pic forche s, f ciseau, 
cisaille. Prov, fôrsa, fôrfes. It. fôrbici, 
pi. Et. •fôrôtcc + e d'app, pour fôr- 
fieem id. 

FORGÉLE, Pic. — chiéle s. f 
forcel s, m, clavicule, sternum, et par 
cxt, soit le creux, la fourche formée par 
la réunion du sternum et des clavicules, 
soit la partie du corps où les côtes, des- 
cendant des deux côtés, forment comme 
une petite fourche, creux de Testomac ; 
par ext. estomac, poitrine. It, forcélla. 
Et. furcéUa dim. de fùrca, fourche. 

FORGEIjÉ ; — lu, — e adj. four- 
ché, fourchu, à fossette : menton forcelu. 
Et. forcéle. 

FORGHEÛRE = fourchure : bifur- 
cation, embranchement ; enfourchure, 
espace fourchu, entre-deux des jambes, 
entre-jambes, fourchette, fréchet. It. for- 
catùra. Et. 'furca^ùra de fùrca, fourche. 

FORGIBIjE adj. fort, vigoureux, 
puissant. Et. force. 

FORGIER, forsier, fossier s. m, 
et adj. coffre-fort, écrin ; — qui use de 
la force, de la violence; épith, banale 
de larron. It. forziére, coffre-fort. Et. 



•forsâria de •fôrcia, force. Resté en 
Angl. forcer, qui force. 
FORÇOÏERfréq. de forcer. 

1. FORÇOR, — sor comp. de fort : 
plus fort. Et, fortiôrem. 

2. FORÇOR s.f force, voy. forçage. 
FORDINE s,f, fruit du prunier 

sauvage. Et. ? ? 

FORE tog, fuere. 

FOREIN roy. forain. 

FORELORE, frelore adj. perdu, 
solitaire, anéanti, désolé. Et, Germ, 
forloren, verloren, id, 

FORËOR, /orr —, sj. — rére s. m. 
fourrageur, fourrier. Et. forer 1. 

1. FORER, forrer, fuerer = four- 
rer : garnir d'un fourreau, mettre dans 
un fourreau; garnir de fourrures; aller 
faire du fuerre, fourrager, marauder, 
piller, ravager. Prot^, folràr. It, fode- 
râre. Et. înerc, fourreau, fourrure, et 
paille, fourrage. Angl. to forray, rata- 
ger. 

2. FORER c. a. percer. Proo, 
foràr. It. et Et, forârc. 

3. FORER toy, ferier. 
FORESTE 5. /. forêt. Proo. It. 

et Et, *forésta, terrain banni, où il est 
défendu de culticery de foras, hors. 

FORIÉRE s. f, pâturage ; lisière 
d'un bois où peuvent paitre les bes- 
tiaux ; fourrière. Et. fuere. 

FORJURER c. a. promettre par 
serment de s'exiler ; abandonner, quit- 
ter. Et. for, jurer. 

FORMANGE ; — moison ; - 
mêle ; — meure s. f. fermement 
s. m. formation, forme, apparence, 
statue^ portrait. Et, former. 

FORMEÏER toy. fermier. 

FORMËOR, sj. — mère .?. m. 
créateur. It. formatôre. Et. former. 
Resté en Angl. former, auteur, créa- 
teur. 

FORMIER s. m. fabricant de for- 



FORMÏER 



218 - 



FRAIGNEMENT 



mes, spécial, de chaises, stalles, bancs. 
Et, forme, stalle, chaise. ^ 

FORMÏER, front —, frem —, 
formoïer, — eïer en. fourmiller, s'agi- 
ter, grouiller, briller comme un essaim 
de fourmis; trembler, frémir. Proc. 
formigâr. It. et Et. *formicâre de for- 
mica, fourmi. Fremoïer peut aussi être 
le frèq . de frémir ; les deux sens se 
sont confondus. 

FORNÏER, — noter v. a. enfour- 
ner. Et. *furniâre de f ùrnum, four. 

FORRE voy, taere. 

FORRER ooff. forer 1 . 

FORS ade. et prép. hors, dehors ; 
hormis, excepté, hors- de. — Forsque, 
à moins que, excepté. Proo. fors. It. 
fuôri. Et forts, id. 

FORSEN ; — nage ; — nement 
s. m. forsenerie ; — neûre ; — nai- 
son s. f folie, fureur, démence, délire 
furieux, emportement, délire ; action 
de forcené. Proc. forsén, — namén, 

— narla. It. anc. forsénno, — naménte, 

— narla. Et. fors, sen, forsener. 

FORSENER graphie régulière de 
forcener : être hors du sens, perdre la 
raison ; devenir fou, enragé. Prov. for- 
sén âr. Et. forsen. 

FORSENOS, — e ; — nable adj. 
forcené. Et. forsen. 

FORSIER voy. forcier. 

FORSOR coïj. forcer. 

FORTÉGE s. f. force ; forteresse. 
It. fortézza. Et. fort. 

FORTELÉGE graphie de forte- 
resse. En Angl. fortalice. 

FORTISME super l. de fort. It. 
fortissimo. Et. fortlsstma -f e d*ap. 

FORVOI s. ni. fourvoiement. Et. 
forvoïer. 

FOS s. m. fosse, fossé. It. fôsso. 
Et. fôssa/n/). pas. m. de tôdeYe^ fouir, 
creuser. 

FOSSELOS; — lu, - e adJ. 



creusé d'un petit trou, garni de fossettes. 
Et. fosséle dim. de fosse. 

FOSSER c. a. creuser, bêcher. ^^. 
fosse. 

1. FOSSIER s. m. et adj. celui 
qui creuse, bêche : terrassier, fossoyeur; 
la houe, la bêche elle-même, dite plus 
communément fossoir ; qui concerne la 
fosse. Et. fosse. 

2. FOSSIER co^. forcier. 
FOSSOIR; fossor; fosson s. m. 

houe, bêche. Et- fosser. 

1. FOU... Et. fol... Gherchez à 
FOL. . . Ex. fouc à foie, fouque à 
folque, etc. 

2. FOU... Et. fo...ouîu... Cherchez 
à FO... Ex. fourc; fourcéle; fouër; 
fouine dforo; forcéle; foër; foïne, 
etc., etc. 

i . FOU une des nombreuses gra- 
phies de feu . 

2. FOU voy. fau. 

FOUR voy. falz. 

FOURSE, frousse'^ s. m. frai. Et.^ 
Cf. fourser. 

FOURSER, /rowsscr V. n. frayer. 
Et"^ Serait-ce le même mot que froisser, 
frictiâre,/ré7. de frayer, fricâre? 

FRABAIjT voy. frambalt. 

FRADOS, — e adj. pauvre, misé- 
rable, mendiant, vagabond. Proc. frai- 
dit. Et. Germ. Ahall. freidi, déserteur, 
transfuge. 

FRAËL voy. freël. 

FRAIE voy. froie. 

1. FRAÏER V. a. dépenser, faire les 
frais, défrayer. Et. ? frais, dépenses, 
que l'on fait venir de *frédum, muleta 
qua reus pacem exsequitur, du Germ- 
fridu, friede, paix ; ou de frâctum am 
le sens en bas-latin de dépense desti- 
née à réparer le bris (fractum), le dpm- 
mage ? 

2. FRAÏER voy. froïer. 
FRAIGNEMENT ; — gneïs s 



FRAIGNON 



- 219 



FRARESGHE 



m. brisure, cassure ; bruits fracas. IL 
frangiménto. Et* fraindre. 

FRAIGNON rsoy. fraisnon. 

FRAILETÉ, freil —forme popu-, 
laire de fragilité : faiblesse. It, fragi- 
lità. Et. fragilita^em. 

FRAINDRE, /m/irfrc c. a. et n. 
briser, rompre^ casser, fracasser ; répri- 
mer, dompter ; se briser^ être brisé, 
vaincu. P. pas. fraint, frânctum ; 
frait, frâctum . It. et Et, frângere + e 
d*ap, et d euphon. 

FRAINTE 00?/. fraite et firiente. 

FRAINTER ; — tir oo//. frienter. 

FRAIRIE, frerie, f varie s. / as- 
semblée^ compagnie, corporation^ con- 
frérie, réunion de moines, etc. ; en- 
semble d'un ordre religieux ; amitié, 
confraternité, camaraderie ; fête^ gala^ 
réjouissance. It. frateria. Et, fratrla, 
collège, corporatioriy de ffpocTpix, tribu. 
frère, frâtrem, a;ow influer pour donner 
le sens de réunion de frères, moines. 

FRAIRIN Jioy. frarin. 

FRAISNIN, — e, fresnin, frasnin, 
adj. de frêne — Epith. banale de 
lance. Et. •fraxmlna, - nlna de frâxi- 
num, fraisne, fresne. 

FRAISNON, fraignon, fresnon s . 
m. le bois de la lance^ la hampe. Et, 
augm. de fraisne^ fresne^ dont on fai- 
sait les bois de lances, 

FRAITE, frète, frainte, freinte s 
f. Irait, fraint s, m, bris, cassure, 
fracture, fissure, fente ; brèche, tran- 
chée, fossé ; bruit que fait un objet en 
se brisant ; tumulte, vacarme, bruit, et 
spécial, bruit de pas de chevaux. It. 
frânta, frâtta. Et, frâcta, frânctw, 
frâncta, frâncttt, frait, fraite, fraint, 
fraintep. pas. de fraindre. Frainte, au 
sens de bruit, est probablement une 
graphie de freinte, friente. Voy, ce mot. 

FRAITIS, frestisyfretis s, m. ind. 
terre en friche, qui n'a reçu qu'un pre- 



mier labourage. Et, •fractltiw, id, de 
fraétum. Cf friez. 

FRAMBAIjT, frabaut, etc, s. m. 
coffre, malle, bahut. Et. ? 

FRANGHETÉ s, f, franchise. Et. 
franc, franche. 

FRANCHIR; — chiero. a. affran- 
chir, libérer, délivrer. Proc. franquir. 
It. francâre. Et, franc, libre. 

FRANGOR adJ. inv, des Francs, 
des Français. Et, francôrM/?i. 

FRANDOLE, fia — s. /, fronde. 
Et, dim. de îtSinàe, fronde, 

FRAOR voy, flairor et trèor. 

1. FRAPE; frapaille s,f, Irap; 
frapin ; frapail; frapon s. m. coup, 
verge; bagarre; foule, vile multitude, 
populace, canaille ; goujats qui servent 
les soldats. Et. ? On dérive ordinaire- 
ment tous ces mots de fraper, dont on 
ne trouce des exemples qu'à dater du 
XIV* s,, tandis que ces mots sont plus 
anciens. Frape, de fraper, frapper, 
aurait passé du sens de coup à celui 
de foule, comme foule et presse, de 
fouler et presser. Frape est aussi une 
autre forme de frepe, ferpe, felpe(co7/. 
ce mot) qui signifie haillon ; de là 
pourrait tenir le sens de foule dégue- 
nillée, canaille? 

2. FRAPE s./, ruse, piège. «. ? 

3. FRAPE toy. felpe. 
FRAPEÏS ; frapement s. m. fra- 

perie; — peûre s, f coup, bataille; 
bruit d'armes. Et, fraper. 

FRAPIER s, m, course, fuite. — 
Se mettre au frapier, se mettre en 
route, s'enfuir. Et, fraper, frapper et se 
précipiter sur, courir sus, 

FRAPILLIER/ré^. c/c frapper. 

FRAPIN; frapon ooy, frape 1. 

FRARIE voy. frairie. 

FRARESGHE, frer — s f fre- 
rage s, m. héritage entre frères; ce qui 
est en commun entre frères; amour 



FRARIN 



- 220 - 



FRESÉ 



fraternel. Et. *fra^réstica, *fra«;râticum 
de frâtrem. 

T'RAJXW,frairln,frerin, — Q s, m, 
et acij, trëre lai, petit moine, moinillon; 
pauvre, mendiant, chétif, misérable ; 
dur, sauvage. Proc. frairé. It. fratlno. 
Et, clitn. de frère, moine, 

FRAROR, freroradj. iav. ; fraros, 
— e adj, de frères, fraternel. Et. 'fra- 
^rôrum pour frâtrum ; frère. 

FRASÉ voi/. fresé. 

FRASNIN vof/, fraisnin. 

FRE. . Cherchez à FER. : les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. fremer; frété à fermer, 
ferté, etc. 

FREGENGE co//. fresange. 

FREEL, fraël s, m. panier. Et. ? 
Resté en Angl. fvMy cahas. 

FREFEIL, fer/eil, f recel s. m. 
trouble, agitation, tumulte, rixe. Et. 
freu. 

FREGON s. m. fragon, houx — 
frelon^ housseau. Et. ? 

FREGONDER t\ n. abonder, fré- 
quenter. Et. fregont. 

FREGONT, — à^ forme de fécond 
ou «-/e fréquent?? 

FREINDRE toij. fraindre. 

FREINTE toy. friente. 

FRELIN toy. ferlin. 

FRELON, ferloii, fcsloii, fellon, 
Jillon s. m. cheville du pied, jarret. 
Et. ? Co-^iot cient-îl c/e frêle, la partie 
la plus grêle de la Jambe ? 

FRELORE coy. forelore. 

FREMAIL ; — maille etc. voy, 
fermail. 

FREMBROI coy. fembroi. 

FREMER coy. fermer. 

FREMETÉ ; — merie, etc. voy. 
fermeté. 

FREMÏER coy. fermier. 

FREMILLIER/rcT/. de tremiev et 
de frémir. 



FREMILLON ; - los, - e adj. 
brillant, luisant, étincelant, éclatant.— 
Epith. banale de haubert. Et. fre- 
millier. 

FREMOÏER voy. formïer. 

FREMOR s. f, bruit, rumeur, 
tapage, vacarme. Et. hemôrem. 

FRENER V. a. mettre un frein, 
brider, réfréner, contenir, empêcher, 
dompter, réprimer; gouverner. Proc. 
frenâr. It. et Et. frenâre de frénum, 
frein . 

FREOLÉ, freiolèy — e adj. plissé, 
godronné. Et. froïer, frayer. 

1. FRËOR. fraor s, f. bruit, 
tapage. It. fragôre. Et. fra^ôrem. 

2. FRËOR graphie de frayeur. 
Proc. friôr. Et. *frigdôrem, •fri^^ôre 
de frigidum, froid. 

FREPE coy. felpe. 

FRERAGE ; freresche voy. fra- 
resche, etc. 

FRERIE voy. frairie. 

FRERIN voy. frarin. 

FREROR ; — ros voy. fraror. 

FRESAIE s. /. effraie, chat-huant, 
oiseau de la mort Et, ? prœsâ^a avis, 
oiseau ac n^aucais augure ? 

FRESANGE, frisinge, frecenge, 
fress — s. m. et f. jeune porc ; rede- 
vance d'un cochon de lait ; droit de 
glandée. It. anc. frassùgno, graisse de 
porc. Et. *frisclnga, Jeune porc; du 
Germ. frisking, mod. frischling, mar- 
cassin. Jeune animal, de frisk, frisch, 
frais, 

\. FRESÉ, — e, frasè, frisé adj. 
brodé, orné. It. fregiâto. Et, p. pas. 
de freser, friser, broder^ orner. Proc 
frezâr. It. frogiâre, probablement de 
Mse,It. frégio. Et. *frésium, *frigium, 
•phrtgium, broderie^ frange, orne- 
ment. Phrygiœ vestes, étoffes phry- 
giennes, célèbres dans l'antiquité. 

2. FRESÉ, — e, mieux frasè adj. 
godronné, plissé, galonné, frangé, guil- 
loché, brodé, orné. Et. p, pas. de in- 



FRESÉ 



221 



FRETE 



ser, fraiser de fraise^ qui n*esé proba- 
blement que le même mo^ fraise. Et. 
•frâssa, d'origine inconnue et signi- 
fiant mésentère des animaux de 
boucherie^ à cause de la ressemblance 
de cet organe avec une étoffe brodée. 
Littrê propose une forme *fràctia, qui 
aurait donné •fractlllum, frange. 

3. FRESÉ^ — e, mieux frisé adj . 
frisé, bouclé, crépu, orné. Et. p. pas. 
de friser^ venant probablement du 
Germ. frisle^ crépu. Ce mot est récent 
dans la langue ; Littrè n'en donne des 
exemples qu'à partir du XV T s. L'ex- 
pression ancienne était cerceler. On ne 
trouve friser au moyen âge qu'au sens 
de orner, broder. « La Guiche en flst 
de paile ben friser » {XI II*' s.) Roncis- 
vals, Ed. Bourdillon, p. i25. Fresé 1, 
2 et 3 ont été confondus, 

4. FRESÉ, - e, frasé adj. écossé, 
pelé. Et. p. pas. de freser, fraser, auj. 
fraiser^ dans le sens de fraiser la pâte, 
la pétrir, venant de frésum p. pas. de 
fréndere^ friser, freindre — Placidius 
note dans son Glossaire : « Defresum 
detritum, unde adhuc fresa faba, quœ 
obtrita frangitur », et Papias : « Faba 
fresa dicta, quodeam frendant, id est, 
frangant ». 

FRESEL s. m. — sèle s.f. ru- 
ban, galon ; frange. Et. dim. de frise 
ou de fraise. 

FRESELER v. n. être orné de ru- 
bans, de franges ; fraiser, onduler ; on- 
doyer, flotter. Et. fresel. 

FRESNIN ; - non cog. fraisnin ; 

— non. 

FRESSANGE cog. fresange. 

FRESTE s. m. bruit, caquet, ba- 
vardage. Prov. frest. Et. Germ. first, 
toupie, ronflement, caquet, 

1. FRESTÉ, —e, frété adj. orné, 
paré. Et. fristâ^w, — tâ^a c/e? 

2. FRESTÉ vog. frété. 

1 . FRESTEL, festel, flestel s. m. 

— télé s. f. galoubet, flageolet, cha- 



lumeau. Et. *fistél/M, — télla pour 'fîs- 
tulélla, dim. de fistula,y?â^e. Cf. fes- 
tre. 

2. FRESTEL s. m. bruit, caquet, 
babil, tapage, tintamarre. Et. dim. de 
f reste. Frestel \ et 2 ont été confondus. 

1. FRESTELER c. n. jouer du 
frestel, flûter. Proc. frestelâr. Et. 
frestel 1 . 

2. FRESTELER o. n. faire du 
tapage, retentir, en parlant du bruit 
que fait une foule, une troupe de ca- 
valiers. Et. frestel 2. 

3. FRESTELER, mieiix freteler 
c. a. et n. frotter ; aller çà et là, s'agiter, 
flotter, parcourir rapidement, se hâter. 
Et.fréq. de (retev, frotter, de frlctum, 
supin de fricâre. L'Italien frettâre a 
conservé le sens de hâte dans frétta, 
et de se hâter dans affrettârsi. Fres- 
teler, flùter; fresteler. /«à*e du tapage, 
devenant dans la prononciation fre- 
teler, ont été confondus entre eux et 
avec freteler, s'agiter, se hâter. 

FRESTIS vog fraitis. 

1. FRÈTE s. f anneau, cercle, vi- 
role de fer pour renforcer une jante de 
roue, un pieu, un sceau, etc. ; grillage, 
losange formé par un grillage ; f rette . 
Et. ? Die;; y voit une contraction frette 
pour ferrette de férrum. 

2. FRÈTE .s. /. flèche. Proc, flécha. 
It. fréccia. Et. 'frécta, 'fréta autre 
forme de fléctia, flèche^ du Flam. 

flitz, id. — . 

3. FRÈTE vog. fraite. 

1 . FRETE, — e adj. cerclé, garni 
d'une virole, ferré; grillagé; losange. 
Et. p. pas. de fréter 1 . 

2. FRETE, — ■ e wij. garni de flè- 
ches. Et. frète 2. 

3. FRÉTÉ, mieux f resté adj. orné, 
paré vog. f resté. 

4. FRETE, e adj. fieffé, madré. 
Et. graphie de frotté, p. pas. ^/e fréter? 
frotter. Cf. fuster. 



FBETÉ 



- 222 — 



FRISINGE 



5. FRÉTÉ, — e adj. frété, affrété, 
cbargé. Et, p, pas, de fréter 3. 

6. FRÉTÉ, ferté s. /. forteresse, 
prison. Et. ûrmità.tem. Cf. fermail. 

FRETEL, ireteler coy. irestel, 
freateler. 

1 . FRETER, ferter = f retter : gar- 
oii' d'une frette, cercle, virole de fer ; 
consolider. Et. frète 1. Resté en Angl. 
to fi^it, entrelacer, griller. 

2. FRETER, ferter graphie de 
ffotter. Proo. fretàr. It. frettâre. Et. 
•frictâre de frlctum supin de fricâre, 
f rot (T, frayer. Resté en Angl. to fret, 
èr ailler, ècorcher. 

3. FRETER c.a. charger un navire, 
fréter. Et. fret, du Gerni. freht, char- 
gement d*un navire. 

FRETIN voy. ferlin. 

FRETIS voy. fraitis. 

FRETON voy. ferton. 

FREU s. m. trouble, tumulte. Et. ? 

PREVEL voy. frefeil. 

FRIGQXJE ; /ricAc voy. frique. 

FRIENTE, /rm^c, frainte, freinte 
3.f. bruit, spécial, bruit de pas de che- 
vaux; tumulte, vacarme; frémissement, 
hénissement. It. frémito. Et. frémitum 
avec changement de genre comme s'il 
y (trait *frémtta? 

FRIENTER ; - tir, frin —, frain 
— , fren — v. n, mugir, hennir, hurler, 
crier, grincer des dents. Et. friente. 

FRÏER voy. froïer. 

F RIEZ s. m. terre en friche. Et. ? 
CM. frith, lieu en friche. 

RIME, frume s. f. gelée blanche, 
frimas. Et. Germ. fhrîm, gelée blanche. 

FRIMER r, n. geler; trembler de 
froid et de peur. Et. frime. 

FRINGOTER v. n. chanter, ga- 
zouiller. It. fringottâre. Et. fringuttlre, 
id. avec changement de conjugaison, 

FRINGUE s, f danse, saut, gam- 
bade. Et. fringuer 1. 



1. FRINGUER V. n, sautiller, 
gambader, danser. Et. ? Dies le tire de 
la racine fring, que Von trouve dans 
fringutire, gasouillery fringllla, pin- 
son, et Littré de frlgere, frire, sau- 
tiller et chanter comme la friture^ 
avec intercalation a' une n, et change- 
ment de conjugaison *fringère, ou plu- 
tôt *fringâre. Mais frlgere avait déjà 
donné frire, et *frigére, frier. Le g dur 
fait aussi difficulté. Il est resté de ce 
verbe le p . pr. fringant, auj. adj. 

2. FRINGUER v. a- rincer. Et. f 
Ce mot nouveau (xvi« ^) et déjà vieilli 
n'est peut-être qu'une acception du 
précédent : faire aller çà et Zà, faire 
danser^ sauter de Ueau dans une bou- 
teille, un verre, d'où rincer. 

FRINTE, irinter voy. friente, 
irienter. 

FRIOLER V. a. et n. frire ; être 
friand ; siffler, par comparaison au 
bruit que fait la friture. Et. dim. de 
frire ? 

FRION s. m. linotte. Et f 

FRIQUE, fricque^ f risque, friscJie 
adj. vif, alerte, éveillé, gai, enjoué, 
pimpant, pétillant, étincelant ; sémil- 
lant, gaillard, hardi, entreprenant, fort, 
vigoureux. Prov. fric. Et. Germ, 
Goth, friks ; ardent, avide ; Angl. 
Sax. frec, hardi \ AU, mod. frech. 
Frique a été confondu avec le Pic. 
f risque, Fr. frische, autre forme de 
fresche, fraîche, venant du Germ. 
frise, frisch, frais, mouillé, comme 
encore auj. dans cette locution : frais 
et gaillard, où frais a le sens de dispos, 
alerfe, vigoureux. 

FRIRE V. a. et n. frire et frisson- 
ner, frémir, s'agiter, trembler, Proc 
frire. It. friggere. Et, îrigeve + e 
d'ap. 

FRISCHE, frisée, frisque coy. 
frique. 

FRISÉ voy. fresél et 3. 

FRISINGE voy. fresange. 



FRITER 



- 223 - 



FRUITE 



FRITER ? i:)oy. fruiter. 

FRO... cherchez à FOR... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. fromïer à formïer, etc. 

FRO G, fro s, m. terre abandonnée, 
terrain vague ; rue, route^ place commu- 
nale. £^.? 

FROGINE s. /. servante, domes- 
tique. EU'i 

FROËR PO//, froïer. 

1. FROI graphie de frai. 

2. PROI, froit s. m. crapaud. Et. 
Germ. frog, ici. 

FROIDIER V. n. et a. froidir, 
devenir froid; refroidir. It. freddâre. 
Et. *frigtdâre^ de frlgidum^ froid. 

FROIDOÏER/ré^. de froidier. 

FROIE ; froiée ; f relance ; froior ; 
frai — s. /. frôlement s. m. frotte- 
ment ; bris ; frai, f raieson ; frottée, coup ; 
marque laissée par le frottement des 
cornes du cerf. It. fréga, frégola, fréga- 
ménto. Et. froïer. 

FROÏER ; /roêr, f rater, frter v, a. 
et n. frotter, aiguiser, frictionner, 
frayer, rayer, froisser, battre, briser, 
fracasser, se frotter, se briser. Prov. 
fregâr. It. fregâre. Et. încàre, frotter. 

FROIGNIER, frongnicr v. n gri- 
macer, faire la mine renfrognée ; fron- 
cer la bouche. It. f rignâre, pleurnicher. 
Et. Germ. flennen, grimacer. 

FROION, fraion s. m, coup. Et. 
augm. de froie. 

FROÏOR graphie de frayeur. 

FROIS ; frolsseis, froissis, frais 
— s. m. itiv), froissement, froissure. 
bris, rupture, fracas, entrechoquement ; 
bruit que font les objets en se choquant, 
en se brisant ; cliquetis d'armes ; mêlée, 
^t' froissier. 

FROISSIER, fruissier v. a. et n. 
froisser, briser, casser, rompre, fracas- 
ser; se briser. Et. 'frictiâre fréq, de 
^ncéLTQy froïer par frlctum ; ou de 'fres- 
siâre, de fréssum de fréndere, briser; 



ou de 'frustiâre de frùstum, morceau, 
cassure. . 

1. FROIT, — e adj. violent, cruel. 
Ef^ 

2. FROIT vog. îroi 2. 

3. FROIT graphie de froid et de 
fruit. 

FROITERIE s. /violence, cruauté. 
Et. froit 1 . 

FRONGE s. /. ride, pli; fronce- 
ment. Et. froncier. 

FRONGHIER; — chir, Pic. — 
quier, — quir p. n. ronfler, renifler; 
hennir, grogner. Et. *rlioncâre ronfler 
(Sidoine Apollinaire). 

FRONGIER; — clr Pic. — chier, 
— chir 0. a. et n. plisser le front, 
rider, froncer, plisser, se rider; vieillir, 
dépérir. Proc. fronclr. Sarde frunzlri. 
Et. *frontiâre rider le front, de frôn- 
tem, frons. 

FRONGNIER t^oy. frolgnler. 

FRONTEÏER voy. frontoiier. 

FRONTER p. n. et a. faire front; 
être en façade ; attaquer de front ; briser 
le front. Et. front. Resté en Angl. to 
froat, id, 

FRONTIER s. m. — re .s. /. et 
adj. front, façade, ligne de bataille, 
attaque; ornement du front, bandeau, 
qui est en façade, limitrophe. Et, front. 

FRONTOÏER, — teïer, — tïer 
fréq. de f router. It. f ronteggiâre . 

FROU... Cherchez à FRO... 
Ex. frouër à froër, etc. 

FRU... Cherchez à FRO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
Ici. Ex. fruncler; frunter, etc., à 
froncier; fronter, etc. 

FRUGHIER; — gler rojy. frui- 
tier. 

FRUISSIER toy. froissier. 

FRUITE s. /. fruit. It. frùtta, 
dessert. Et. 'frùcta pi. n. pris pour 

sg-f 



PRUITER 



224 



FUMOIER 



PRUITER, Jrlter'^ o. a. frotter, 
rouer de coups. Et. autre forme de 
fréter 2, frotter *frictâre. Confondu 
acec fruster et fus ter. 

FRUITIER ; fruchier ; — gier 
p. n. et a. fructifier, mettre à fruit, cul- 
tiver ; produire, rendre, servir, profiter^ 
It. fruttâre. Et. *fructâre, *fructiârc de 
frùctum ; 'frugiâre de frùges, grains, 
fruits. 

FRUMAIL ; — maille, etc. coy . 
fermail. 

1. FRUME = frime s.f. mine, gri- 
mace; feinte, ru^e, tromperie. Et. ? 

2. FRUME ton. frime. 
FRUMER, frumeté, etc. pour fer- 
mer, etc. 

FBJJSTEB,, frustrer v, a. mettre 
en pièces, piller, battre, fouetter. Proo. 
frustdr, déchiqueter. It. {r\is,tà.re, fouet- 
ter. Et. 'frustàre, *frustrâre, mettre en 
morceaux, fouetter, de frùstum,. mor- 
ceau, cassure. Confondu acec fuster et 
fruiter. Cf. froissier. 

FU... Cherchez à FO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. furer; furmïer à forer ; 
fermier, etc., etc. 

FUBLER V. a. agrafer ; vêtir, affu- 
bler. It. fibbiâre. Et. *ûb?dârc de fibula, 
boucle. 

FUEIL, foil s. m. feuille, feuillage. 
Proc. folh. It. fôglio. Et. iôliu. 

FUEILLIER, - llir voy. foillier. 

FUER, foer, feur, fur, for s. m. 
prix, taux, mesure, proportion. — A 
nulfuery à aucun prix, en aucune façon. 
ProG. for. It. fôro. Et. forum, marché. 
N'existe plus que dans le pléonasme 
au fur et à mesure. 

FVBRBjfuerrcfeuj^re, foerre, fore, 
foarre, fouarre, foirre, fourre s. m. 
V paille, chaume, foin, fourrage. — 
2° enveloppe, étui, gaine, fourreau. It. 
fàdero, fourreau et fourrage. Et. Germ. 
fôdr, nourriture, fourrage, enceloppe. 



fourreau. Angl. fodder, fourrage. L'i- 
dée de fourrage, paille a amené celle 
ri'enveloppe, doublure, etc. Du premier 
sens sont venus les mots fourrage, four- 
rier ; du second les mots fourreau, four- 
rer, fourrure. 

FUIABLE adj\ qui fuit, fugitif. 
Et. fuïer. 

FUIGEL cog fuisel. 

FUIE s. f fuite ; refuge où fuient, 
viennent se réfugier les pigeons : colom- 
bier, volière. It. et Et. fii^a. 

FUÏER; fuiter v. a. et n. mettre 
en fuite; fuir. It. fugâre. Et. fuie, 
fuite. 

FUIN (une sgll.), fuine adj. de feu. 
Et. fou, îUffeu. 

FUIOS ; fuites, — e adJ, fugitif. 
Et. fuie, fuite. 

FUIRE s. f. furie, fureur, colère. 
It. et Et. fùria. 

FUIRON, furon s, m. furet. Et. 
*fuv6nem (Isidore), furet, et dans les 
lois barbares, voleur, probablement de 
fur, voleur. 

FUIRONER, fur —, Jir — c. n. 
fureter. Et. fuiron. 

FUISEL, fusel, — ssel, — cely 
— ssiel s. m. brin, morceau de bois, 
cheville, baguette ; fuseau. It. fuscéllc 
Et. *fus^tcéllum de fustem, bâton. 
Fuisel, - siel 'fusticéllum confondu 
ar^ec fusel, fuseau, *fuséllum dim. de 
fùsum. Prov. fus. It. iùso, fuseau. 

FUITIF forme populaire de fugi- 
tif. Prov, fugdlu, fuidlu. It. fuggitivo. 
Et. îugitiYum, 

FUL .. Cherchez à FOL... Èx. 
fuie ; fulchier ; fulcir à foie ; 
folchïer ; folcir, etc. 

FUM,/im; fumier s. m. fume; 
fumiére; fungiére, — kiére s. f. 
fumée, vapeur. Prov. fum. It. iùmo. 
Et. f limM/n, f umâria, — ■ âria, *fumtgâ- 
ria. Resté en Angl. fume^ fumée. 

FUMOÏER, - mïerfréq. de fumer. 



PUN 

1 . FUN ; funain, — nin ; — nel 

s, m. et f fune s. /*. corde, cordage, 
amarre. Proo, fun. ît. fûne. Et, 
fùnem. Fune, funain sont restés dans 
la langue de la marine. 

2. FUN coy, fum. 
FUNGIER, Pic, funkier forme 

populaire de fumiger : fumer et enfu- 
mer. It. et Et. t'umigàve . 

1. FUR s. m, voleur. Et, tâvem. 

2. FUR cof/. furt. 

3. PUR vo(/. fuer. 

PURG, furcéle, etc. toij, fore, 

ctc, 

# 

PURFRE forme populaire de fur- 
fure : maladie de la peau, écailles d'épi- 
derme se détachant du cuir chevelu. 
II. fôrfora. Et, 'furfura, id. cZe fùrfur, 

son , 

PURON cojj. fiiiron. 

PURONER v)oij. fuironer. 

PURT, fur s, m. vol, larcin. It, 
fùrto. Et, fùrtM/n. 

PUSIGIEN Lo//. fisicien. 

PUSIEL, — 6Sf(?rco^ fuisel. 

PUSIQUE voij. fisique. 

PUST, fustage; fusteïs s, m, 
fuste; fusterie s. f, bois, futaie; 
pièce de bois, mert*ain, poutre; tronc 
d'arbre, tronc, souche, barre de bois; 
tige, bâton ; bois de lance, hampe ; 
arme en général comme bâton qui a eu 



225 



ÛABELEA 



le même sens; ouvrages en bois, futaille- 
rie : fût, futaille; fuste, espèce de galère. 
Proo, fust, boiSy arbre^ tronc; fùsta, 
poutre, It, f liste, tige, hampe. Et, 
*îû.8tum pour fùstem, bâton, bois, 
*Fùsta, merrain et fuste, navire. 

PUSTEL s. m, fustet, arbrisseau, 
espèce de sumac pour la teinture. Prov. 
fustél, fustét. Et, dim. c/e fust. 

PUSTÊOR, sj, — tére; fustier 
s, m, charpentier, tonnelier, fûtier. Et, 
fuster. 

PUSTER t>. a, travailler \q fust, 
le bois, charpenter, garnir, doubler de 
bois d'où affûter; fustiger, bâtonner, 
battre avec un fust, bâton ; battre 
fouiller le bois en battant ; piller, 
ravager; — Estre Juste, être battu, 
être battu et rebattu, las, fatigué, 
ennuyé, et à force d'être battu, être 
expérimenté, habile, rusé, futé, comme 
roué et frété 4 qui ont passé par les 
mêmes significations de battu et de 
rusé. Et, fust. Confondu avec fruster 
et fruiter. 

PUSTEREL s. m. fusteléte s./, 
petit fût; canot, nacelle. Et, dim, de 
fust, fuste. 

PUSTIP, — ve ; f ustin, — e adj\ 
de bois, ligneux. Et, fust. 

PY... Cherchez à PI... Ex. 
fysique à fisique, etc. 



N. B. — Cherchez à J les mots 
que vous ne trouverez pas à G. 
Ex, gangler à jangler, etc, 

GAA... cherchez à GUAA... 
Ex. gaagnier; gaaing, et tous ses 
dérivés à guaagnier ; guaaing, etc. 

GAB, gap ; —bernent ; — bois,— 
hais ; — bol ; — bai s. m. gaberie ; 
--bance ; — boison ; — boie, Jab — s, 
/. raillerie, moquerie, plaisanterie, farce, 
facétie, gaudriole, tromperie, ruse. Proi?. 



gap, gabamén, gabarla. It. gâbbo, gab- 
baménto. Et, Germ. gabb raillerie, 
gaber. Angl, gab, loquacité. . 

GAB AN = caban. 

GABELËOR; gablëor, sy.— 1ère 
s, m, employé de la gabelle, gabelou ; 
extorqueur, usurier. Prov. gabeladôr, 
sj. — lalre. It. gabellatôre. Et, gabeler 
1 ; gabier. 

1 . GABELER ; gabier v. a. et n. 
payer l^impôt, la gabelle ; imposer ; 

15 



6ABELER 



226 



GAIMENT 



pressurer; exercer l'usure. Prot\ gahe- 
lâr. It, gabellâre. Et. gabelle; gable 2. 
2. GABELER, gabier t?. a. railler. 
Et. gabel dim. de gab. Angl. to gabble; 
caquete7\ 

GABËOR sj. — bére s. m. railleur, 
moqueur, plaisant. Proc, gabadôr, — 
balre. It. gabbatôre. Et. gaber. 

GABER r. a. rèfl. ci n. railler, se 
moquer de, plaisanter^ tourner en ridi- 
cule ; tromper en jouant des farces, dire 
des bourdes, des gaudrioles ; Prot^. ga- 
bâr. ît gabbâre. Et. gab. Angl. to gab, 
hasarder, mentir. 

1. GABLE, ya6/c? s. ni. et f. objet 
qui surmonte un toit, pignon ; fronton 
de maison ; — entaille dans une douve 
pour la fixer, jable. Et. f *gâbalum, 
croix ? Gabalum crucem dici veteres 
volunt, Varron, ou Gerni, gabala, 
gahel, /., fourche, fourchette. Furca en 
latin signifie aussi instrument de sup- 
plice, croix, potence et pignon, ou ahall. 
gipili, fronton, sommet; AU. giebel, 
Angl. gable, pignon. 

2. GABLE, jable ; gacle, gcwc/e 
(dissyll.), gavre, gacne, gatene (dis- 
sgll.) s. m. impôt, et plus spécialement 
dans l'Artois et le Camhrèsis^ impôt, 
droit féodal sur les récoltes ; — usure. 
Les formes gavle, gavre, etc. {avec c) 
ont consercc le sens f/'impôt; on a atta- 
ché plus spécial, celui r/'usure à gable, 
sens auquel on a dâ arriccr en passant 
par celui de maltôte, vexation ; cf. 
gabeleur, douanier, et gabelou. Et. 
•gâbulum, *gâblum, impôt, gabelle, du 
Gerni. gâful, gâffel, impôt. Gav/'le, 
gavene ne sont que de deux si/llabes, 
comme gavle, gavre, gavne ; e Jie compte 
point, et n*est là que pour indiquer que 
V, c'est-à-dire u en écriture du moyen 
âge est consonne, et doit se prononcer 
gavle, gavne et non gaule, gaune. C'est 
le même procédé que dans angele, 
virgene (dissi/lL), e indiquant que le g 
est doux anjle et non angle). Les formes 



gable, gavle, gavre, gavene correspon- 
dent aux formes de havre : hable, 
havle, havre, havene. 

GABLER toy. gabeler. ^ 

GABLIER s. m. usurier. fe7. gable 2. 

GABOS, — e adj. railleur, — leuse. 
Et. gab. 

GABUSER Goy. cabuser. 

GACHE, g ace-, gachel, — ce/; 
gachueil, — çueil voy. guaische; 
guaschel; guaschueil. 

GADE s. /. gadel s. /?j. chèvre; 
chevreau. Et.^ 

i. GADEL coy. jadel. 

2. GADEL co//. gade. 

GADROUILLÉ voy. quâtrouil- 
lié. 

GAEGNIER, et ses dérioés, voy. 
guaagnier, etc. 

GAËR ooy. guaër. 

GAGIER', et ses composés : gage- 
ment; gagerie, etc. voy. guagier, 
etc. 

GAGNABLE ; gagnage ; ga- 
gnart; gagniêr, etc. voy. guaa- 
gnable; guaagnage; guaagnart; 
guaagnier, etc. 

GAGNON voy. guaagnon. 

GAHANIER, et ses dérivés, voij. 
guaagnier, etc. 

GAI... Gherchez à GUAI... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. gaif ; gaimenter, à guaif; 
guaimenter, etc. 

GAI graphie pic. et norm. de geai. 

GAIANT graphie fréquente de 
géant. 

GAIGHE coy. guaische. 

GAIER toy. guaër. 

GAIF voy. guaif. 

GAIGNART ; gaignier, etc. coy. 
guaagnart, guaagnier, etc. 

GAIGNON voy. guaagnon. 

GAIMENT ; gaimenter, etc. coy. 
guaiment ; guaimenter, etc. 



GAIN 



— 227 — 



GALILÉE 



GAIN, gain t^oy. guaaing. 

GAINGNIER, etc. corj. guaa- 
gnier, etc. 

GAJNGNON cof/. guaagaon. 

GAINONi^o/y. guaagnon. 

GAIOLE, jaiole graphies de géole : 
cage et prison. Proo. gaiôla. It. gab- 
biuôla. Et, 'capiôla pour cavéola dim. 
de câvea, cage. 

GAIRES, — re voy. guaires. 

GAIRMENTER voy. guaimen- 
ter. 

GAISGHE, galsse roy. guaische. 

GAIT ; gaite ; gaîtier, etc. voy. 
guait ; guaite ; guaitier, etc. 

GAITANGE ; gaîtement toy. 
guaitance. 

GAIVER voy. guaiver. 

1. GAL s. m, pierre, caillou, galet. 
Et. Celt. gai, caillou, 

2. GAL, jal ; galon, jalon s, m, 
^Blej j'aie j j'aille; gQléeyjalée, — laicy 
— loic s. /. galon, mesure, spécial, pour 
les laines. Et. gâlo, 'jâlo nom. mesure. 
L'ace. *galônem, *jal — aurait donné 
galon, gallon, mesure. L'origine de 
*gâlo, *galônem est inconnue, 

3. GAL, jal s. m. coq. Prov. gâl. 
/^gâllo. Et. gkWuni. 

4. GAL toy, gualt. 
GALAFRE toy. galifre. 
GALANDE, — der graphies de 

guirlande, — der. Cf. guarlande. 

GALANGE^ — gue toy, galingal. 

GALAZIN, — e adj. de Galaza, 
Glaza ? Epith. d'étoffe. Et. ? galaza ? 

GALGREH toy. gualcrer. 

GALD toy. gualt. 

GALDIN toy. gualdin. 

GALDINE toy, gualdine. 

GALE ; galoie, jalaie ; galerie 
s. /. ostentation, magnificence, faste, 
gala, habits magnifiques; parure; réjouis- 
sance, plaisir, joie; banquet d'apparat, 
fête fastueuse; jeu, amusement, plai- 



santerie. It, gala. Et. Germ. geil, orgueil- 
leux; gai, vif, gai. Il faut également 
rattacher gale au Celt. gall, force, 
hardiesse^ bratoure, sens qui se re- 
troute dans quelques dérités, comme 
par ex. galant, galant homme, homme 
galant. GdXdiX^i signifiait beau, brave et 
galant, aimable comme auj. en Anglais, 

\ . GALÉE, galie s ./. galère, navire. 
Proc. galéa, galela. It, galéa. Et, 'ga- 
leia^ 'galéa 'yoîkala, yoàéd, def Hésy- 
chius donne à ycàin le sens de galerie, 
d'où *y(ùala, navire à galerie pour y 
placer les rameurs*^ 

2. GALÉE, — laie voy. Gai 2. 

GALEÏS^ — lis s. m, partie du corps 
pleine de grattage, d'égratignures. Et* 
galer 2. 

1. GALER V. /i. se réjouir, se livrer 
à la joie, au plaisir, s^amuser^ se don- 
ner du bon temps, faire gala, faire bom- 
bance, faire la noce. Et. gale^ réjouis- 
sance, 

2. GAL6R V, a, gratter, frotter; 
frotter, battre. Et. gale parce que les 
galeux se grattent continuelle ment '^ ou 
Germ, Angl, to gall, écorcher, 

GALERNE s,f, vent d'ouest et de 
nord-ouest. Prov. galérna, It. galérno. 
Et Celt. gwalarn, — era de gai, vent, 

GALERIE, galoj^ comme gale. 
Et. galer 1. 

GALESGHE adj,f. gauloise, fran- 
çaise. Et, 'gallisca de gallus, gaulois. 

GALET, jal — dim, de Gai. 

GALGE, gauge adj, qualifiant une 
sorte de noix : noix gauge, grosse noix 
en opposition aux noisettes ou petites 
noix. Et. Germ. walah, walc, wâlsch, 
étrangère f welche. En AU. wallnuss, 
Angl, walnut. oa gâllica, *gâlja. 

GALGIER, gauguier s m, noyer. 
Et, galge. 

GALIE toy. galée. 

GALIFRE, galafre adj. et s, m. 
vorace, glouton ; oiseau de proie. Et. ? 

GALILÉE s.f, porche d'église, por- 



GALINGAL 



- 228 



GARGATE 



tique. EL *galil6ea, id. de ? Resté en 
Angl. galilee, id. 

GALIN GAIj, garingal s. m, 
galange, — gue s. /. épice fournie 
par la galaiiga, venant des Indes orien- 
tales, très usitée au moyen âge. It. 
galânga. Et. Ar. khalangan gui vient 
du Persan. 

GALIOT s. m. galiote; — galérien, 
au sens de rameur dans une. g a lie, 
galère; matelot; pirate, corsaire. Prov. 
galiôt. It. galeôtto. Et. dim. de galie. 

GALI OTAGE s. m. piraterie, 
course. Et, galiot. 

GALIR = jaillir. 

1. GALOIE, jalaie toy. gai 2. 

2. GALOIE voy. gale. 
GALOÏER, — ïer en. eia.se livrer 

au plaisir ; se rire de, plaisanter. Et. 
frèq. de galer 1 . 

GALOIS, — e, galais, irai — adj. 
et s. m. vit, gai. joyeux, plaisant» 
galant, beau, brave, -p bon vivant, 
joyeux compagnon. Et. gale. 

GALONÉE, gel —, jal — s. f. le 
contenu d'un galon, mesure. Cf. gai. 2. 

GALONER c, a. orner la chevelure 
de fils d'or, de bandelettes^ d'un filet 
d'or. Et. galon, Jilety ornement de tête^ 
de gale. 

GALT, cof/.gualt. 

GAMBAIS ; gam];>aison, ctc, voy. 
guambais, etc. 

GAMBÉS ;— boisson toy. guam- 
bais. 

GANACHE voy. guarnache. 

GANGHE voy. guenche. 

GANGHIR; — chier voy. guen- 
chir. 

GANDIE voy. guandie. 

GANDILIjIER voy. guandillier. 

GANDIR vog. guandir. 

GANER 0. a. se moquer de ; trom- 
per. Prov. ganhâr. It. et Et, •gàrinâre, 
id. de "gùnnum, jeu, moquerie, du 
Gcrm. gann, trf. Cf. enganer. 



GANGIjER, etc. 00//. jangler, ctc, 
GANIVET voy. canivet. 

GANNIER, et ses dérivés, voy. 
guaagnier, etc. 

GANSE, — ce voy. janse. 

GANTE voy. jante. 

GAP voy, gab. 

GAPE voy, guape. 

GAR... Et. Germ. war... Ces mots 
d^ origine germanique, écrits indiffé- 
remment gar... ou guar... doivent être 
cherchés à GUAR... Ex. garir, et ses 
dérivés garance ; garison, etc. ; ga- 
rant, etc.^ etc à guarir ; guarance ; 
guarison; guarant, etc., etc, 

GARBE graphie pic. et norm. de 
gerbe. En Angl. garb, gerbe en terme 
de blason. 

GARBIN, guerbin s, m, vent du 
Sud-Ouest dans la Méditerranée. Prov. 
mod. garbln: It. garblno, agherbino. 
Et, Ar. garbi, occidental. 

GARDINGE, —gue voy. guar- 
dinge. 

GARDON ; — - doner voy. guer- 
redon, etc, 
GARENT, etc, voy. guarant, etc. 

1. GARET voy.gnarei. 

2. GARET, — rret graphie de 
jarret. 

GARETER voy. guareter. 

GARFOLER voy. gorfoler. 

GARGATE, — aite s. f. gosier, 
gorge, gargamelle, trachée-artère. Cat. 
gargâuta. It. gargâtta. Et. ? d'un radi- 
cal garg que. l'on trouve dans garga- 
melle, gargouille, qui est probablement 
une onomatopée du bruit que l'on fait 
dans la gorge en se gargarisant. Grec: 
yapyapl^eiv. Arabe, gargara, faire enten- 
dre un gargouillement en buvant; ou 
bien gar serait une corruption de gor, 
dans gûrges, gouffre, gorge, comme 
semble l'indiquer l'It. gorgogliâre et 
gargagliâre qui ont le même setis de 



GARGERIE 



-- 229 - 



GAVLË 



couler en faisant glouglou ; de gurgù- 
lio, de gùrges. 

GARGERIE ro//. jargerie. 

GARGON PO?/, jargon. 

GARÏER toy. guarïer. 

GARIMENT my. guarison. 

GARINGAIi voy. galingal. 

GARIR ; garison ; etc. voy, gua- 
rir ; guarison, etc. 

GARIjANDE ; — der voy, guar- 
lande. 

GARLANDESGHE ; — des- 
chier coy. ^arlandesche ; — des- 
chier. 

GARIjOT forme hisarre de javelot. 

GARMENTER, et ses dèricès, coy. 
guaimenter. 

GARMOÏER, — ïer toy. gra- 
moïer. 

GARMOS ; — sèment s. m. gar- 
mosie s. f. mensonge, feinte, hypocri- 
sie; fard. Et. f 

GARNAGHE voy. guarnache. 

GARNIMENT ; garnison, etc. 
voy. guarniment. 

GARNIR voy. guarnir. 
* GAROL; garolage voy. guarol; 
guarolage. 

GARROT s. m. bâton, trique, gar- 
rot, trait d'arbalète. Esp. garrôte. Et. ? 
Garrot vient probablement de la môme . 
racine que garret, jarret du Celt. gar, 
tibia, os de la jambe^ jambe, jarret - 

GART voy. jart. 

GARWAIjL toy. guarol. 

G A S... Et. Germ.. was... Ces mots 
d'origine germanique, écrits indiffé- 
remment gas. . . ou guas. . . se trou- 
vent à guas. . . Ex. gast; gaschier 
à guast; guaschier, etc. 

GAS sj. de gast et de gab. 

GASAILLE, gazaille s. f. compa- 
gnie, cercle, société, joyeuse compagnie. 
Prov. gasâlha, gaz — . Et. *gasâlia, id. 
du Germ. gisello, gasaljo, gesell, com- 
pagnon. 



GASAILLIER, gasilli^, ^ow — 
V. n. être en joyeuse compagnie; se 
divertir, s'amuser. Prov. gazaJhàr.vE^. 
gasaille. 

GASGHE {?o^. guaische. 

GASGHEL voy. guaschel. 

GASGHEMENT voy. guasche- 
ment. 

GASGHËOR voy. guaschëor. 

GASGHIERcio^y. guaschier. 

GASGHUEIL, — c/îoi7, voy. guas- 
chel. 

GASGORT. — e, gaucort adj. un 
peu court. Et.'l quasi cort f 

GASGRU, — e adj. presque cru. 
Et.'^ quast cru? 

GASÇUEIL voy. guaschel. 

GASERAN voy. jaseran. 

GASILLIER voy. gasaillier. 

GASSE; gassel; gassier voy. 
guaische; guaschel; guaschier. 

GAST voy. guast. 

GASTËOR voy. guastëor. 

GASTER coy. guaster. 

GASTIN; gastine voi/. guastin. 

GASTINER voy. guastiner. 

GASTIR voy. guaster. 

1. GAU... Et. Latin gai... Cher- 
chez à GAL... Ex. gau. Et. gâl- 
lum, à gai, etc. 

2. GAU... Et. Germ. wal... Cher- 
chez à GUAL... Ex. gaut. Et. 
wald ; gaucrer. Et. walk, à gualt ; 
gualcrer, etc. 

GAVE ; — vêle s.f. gavion s. m. 
gorge, gosier, estomac, jabot. Et. f ga- 
ver? 

GAVELE (dissyll.) voy. gable 2. 

GA VELER, etc. voy. Javeler, etc. 

GAVENE (dissyll.) voy. gable 2. 

GAVERLOT forme bizarre de 
javelot. 

GAVLE, gavne, gavre voy. 
gable 2. 



QAZAILLE 



— 230 



GENDRER 



OAZAILLE; gazillier cotj. ga- 
saille; gasillier. 

GAliEllAN co//. jaseran. 

GE. . . Cherchez à GUE. . . tous 
les mots que vous ne trouverez 
pas à GE. . . Ex. gerpir. gerredo- 
ner, gersoi, etc. à guerpir, guer- 
redoner, guersoi, etc. 

GE, geoy gOy etc. formes c/e je Pvoc. 
iéu. It lo. Et. égo. 

GEHINE, jaïne graphies de 
géhenne, gêne : torture. Et. Hébreu, 
geia hinnom, vallée de Hennom. 

GEHINER, gehenncr, jeh — gra- 
phies de gêner : torturer. Et, gehine. 

GEHIR,yeAtr, geïr c. a. prononcer, 
déclarer ; admettre ; avouer, confesser 
— ré/l. s'accuser, se déclarer coupable. 
Prov. gequlr. It. anc, a^gecchlrsi, 
s'humilier. Et. Germ. jehan, pronon- 
cer, dire, concéder, admettre. 

GEHISSËOR, sj. — ères. m. celui 
qui avoue, confesseur. Et. gehir. 

1. GELDE, geude, gilde, guilde, 
jode, guelde, golde s. f. corporation, 
corps de métier, de marchands, société, 
confrérie, université, association, réu- 
nion ; bande, troupe de fantassins. Prot. 
gélda. It. anc. géldra, foule, cohue. Et. 
•gélda, 'gllda du Germ. gilde, corpora- 
tion. 

2. GELDE s. m. et f fantassin Et. 
gelde 1 ; gelder. 

GELDER, jelder o. a. enrôler. Et. 
gelde 1. 

GELDIER, — re adj. de fantassin. 
Et. gelde 2. 

GELDON, jel — s. m. fantassin. 
Et. augm. de gelde 2. 

GELINAS, — ce adj. de la nature 
de la poule : poule mouillée, efféminé. 
Proe. gallinâci. It. gallinâccio. Et. 
gallinàcew, — acea de galllna, geline. 

GELINE, jel —, gil — ^s.f. poule. 
Proc. gallna. It. et Et. galllna, poule 
de gâllum, coq. 



GELINER V. n. pondre. Et. geline. 

GELINIER s. m. — nerie s. f. 
poulailler. Proc. galiniér, — niera. IL 
gallinâjo. Et. geline, geliner. 

GELONÉE vog. galonée. 

GEMBRE, giemhre forme de gein- 
dre. Et. géniere + e d*ap. et b, d euphon. 

1. GEME, jame, gemme, gesmc, 
jesme s. f. pierre précieuse. Proc. It 
et Et. gemma, id. Gemme, jame rime 
aeec femme, dame, flamme. 

2. GEME, jame s. f. poix, résine. 
Proc. géma. Et. gemer 2. 

GEMÉ, — e ; jamè, gemmé, gcsmè 
adj. orné de pierreries, orné. Proc. 
gemât. It. gemmâto. Et. 'gemmâ^w, 

— â^a de gemma, génie i. 
GEMEMENT s. m. gemisons./. 

gémissement. Proo. gememén, — imen. 
Et. gemer 1, gémir. 

1. GEMER p. n. gémir, geindre. Et. 
•gemere pour gemlscere. 

2 GEMER, gemmer o. n. et a. cou- 
ler?; faire couler par des entailles la 
résine des pins ; enduire de poix, cal- 
fater. Et. ? 

3. GEMER, gemmer, /amer r. a. 
orner de pierreries. It. gemmâre, bour- 
geonner. Et. géme 1. Cf. gemé. 

GEMM... Cherchez à GEM... 
Ex. gemme, etc. à geme, etc. 

GENGER, — ser p. a. agencer, 
orner. Proc. gensàr. Et. gent 2? 

GENÇOR, gensor, — j^or, — cior, 

— tior adj. comparatif de gent : plus 
beau, plus gentil. Proo. gensôr. It. anc. 
gensôre. 

GENDRE s. m. rejeton. Et. s. ver- 
bal de gendre r. 

GENDREMENT s. m. - dreûre 
s. /. engendrement. Et. gendrer. 

GENDRER, genrer, générer forme 
sac. c. a. engendrer, régénérer. Générer 
signifie surtout régénérer par le baptême. 
Proc. genrâr, generâr, — dràr. It. et 
Et. gencrârc, engendrer. 



GENERÂGE 



-^ 231 - 



GESTE 



GENERAGE ; generance s. /. 

race, eugeance ; foule, ramassis. Et. 
generâtio, générer. Generace comme 
dédicace de dedicâtio. mots sav. 

GENERER voy. gendrer. 

GENESTE, — estre s. f. genêt. 
Froc, genésta. It. ginéstra. Et. genlsta. 

GENESTOI, — tai; — toiss. m. 
— toie^ — taie s. f. lieu couvert de 
genêts, genétière. Et. geneste. 

GENETRIS, — itris s. f. inère. 
It. génitrice. Et. genitrlcem. C'est un 
mot sacant d' église que Von ne donne 
ordinairement qu'à la Vierge Marie. 

GENGLE ; gengler, etc. voy. 
jangle; jangler, etc. 

GENLER t)oy, jangler. 

GENOILLONS (a) a genillons loc, 
adc. à genoux. Prov. genolhôs. It. 
ginocchiôni. Et, augm. de genoil, 
genou. 

GENRER coy. gendrer. 

GENS coy. giens, et gent. 

GENSER r^oy. gencer. 

GENSOR toy. gençor. 

1. GENT s. /. race, extraction, 
famille, peuple, nation, troupe, gent, 
gens; personne, homme. Proc, gen. 
It. génte. Et. géntcm, race, nation. 

2. GENT, — e, gient adj. noble, 
beau, joli, gentil. Prov, gent, génta. It. 
anc. génte. Et.? Le radical le plus 
probable est génïtwm, génztam, né, bien 
ne y comme dans V expression : homme 
de naissance. Gent sert quelquefois 
d'adverbe, comme le régulier gente- 
ment; il peut alors prendre /'s adrer- 
biale gens ou mieux genz. 

GENT AILLE s. f. ramassis de 
gens. Et. gent et la terminaison collec- 
tive et péjorative aille. Cf. chenaille, 
canaille, piétaille, marmaille, eCc, 

GENTELIS, — ce adj. noble. It. 
gentillzio. Et. •gentillci?/, — llcia de 
gentilem, de bonne race, gentil, de^én- 
tem, gent. 



GENTELISE, ~ rise; gentiléce; 
genteté s.f. noblesse, vaillance, action, 
caractère noble ; courtoisie, gentillesse. 
Proc. gentiléza. It. gentilézza. Et. 
gentelis, gentil, gent 2 

GENTIL, jan — adj. de bonne 
race, noble, sens resté dans gentil- 
homme; vaillant, illustre, beau, gen- 
til. Proo. gentil. It. gentile. Et. gen- 
tllc, de bonne race, de géntem, gent. 

GENTIOR voy, gençor. 

GENZ voy giens et gent. 

GENZOR ooy. gençor. 

GËOLAGE voy. jaiolage. 

GERBER, Jar^b — v. n. mettre en 
gerbes . 

GERDON ; gerdoner, etc. voy, 
guerredon ; guerredoner, etc. 

GERLE, jarle, gesle^ geurle s. m. 
et f. panier, hotte, cuve ; besace, gibe- 
cière, sacoche, bourse. It. gérla. Et. 
•gérwla, id. de gerulum, portefaix. Cf. 
gorle. 

GERME s. / brebis qui n'a pas 
encore porté. Et, f Est-ce le mot germe 
détourné de son acception propre? 

GERNER graphie de germer. Et, 
germinAre. 

GERNON voy. grenon. 

GERON ; geronée voy. giron. 

GERONÉ voy. gironé. 

GERPIR, etc, voy. guerpir, etc. 

GERREDON, etc. voy. guerre- 
don, etc, 

GÉSE, gise; gieser s. f. et m. 
javelot, aiguillon^ pique, hallebarde. 
Et. *gésa, au lieu de gôesum, du Celt. 
gais, javelot. 

GESLE voy. gerle. 

GESME ; gesmé voy. geme ; 
gemé. 

GESINE voy, jesine. 

GESIR voy. jesir. 

GESTE, jeste s. j. ensemble des 
actions, des exploits d'un peuple, de 



GETAISON 



— 232 — 



6IENS 



toute une suite de héros, épopée, chro- 
nique, histoire ; action d'éclat, exploit, 
haut fait; race, famille, extraction, 
souche. ProG, It. et Et, gésta p. pas. 
pL n. de gérere, porter, faire, pris pour 
sg,f. En AngL ]est, plaisanterie, farce. 

GETAISON ; — tance; — tée s. 
f geteïs; getement, jet —, cjit — s. 
m. action de jeter, jet. Proc. getamén. 
It. gittaménto. Et. geter. 

GETEÏS, — ce, jet —, git — 
adjy qui sert à jeter, lancer ; jeté, coulé. 
^^.*jacta^lciw, — tlcia, de jactâre,/c^er. 

GETËOR, sj. — tére, jet —, git — 
s. m. celui qui jette, lance : frondeur, 
archer, arbalétrier. It. gettatôre. Et, 
geter. 

GETER graphie de jeter. 

GETOIR, jet —, git — s, m. asper- 
soir ; jeton. Et. geter. 

GETOISON, etc. voy. getaison. 

GEU. . . Cherchez à GEL. . . Ex. 
geude à gelde, etc. 

GEURLE cog. gerle. 

GI... Cherchez à GUI... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. gibelet; gile; giler,. etc. à 
guibelèt ; guile ; guiler, etc. 

1. GIDE s./, bâton ferré et recourbé; 
bâton armé d'un fer recourbé comme 
une serpe pour élaguer les arbres ou 
couper les rejetons et les mauvaises 
herbes ; sorte de hallebarde lui ressem- 
blant. Et. ? Serait-ce glbba, bosse, à 
cause de la forme, recourbée en crosse, 
de ces bâtons ? Mais gibe, au sens de 
bosse, a été fait au XVP s. et il serait 
étrange qu'il existât déjà acec le sens 
fort éloigné de bâton, arme crochue, et 
non avec celui naturel de bosse. 

2. GIBE s . /. charge, chargement ; 
ballot, paquet. Et. 'giba, glbba, cojfre^ 
de xi^^a, petit sac; ou de VAr. djib, 
pochCf sac. 

GIBECIER, gibëer, gibier, giber, 
giboïer, r. n. giboyer, chasser. Et. 



•gibicére de ? Le radical probable est 
gib que l'on trouve dans gibe, gibet, 
bâton ferré et recourbé, serpe, sorte 
d'arme, et gibet, lacet pour pendre. 
Giboyer serait chasser avec la gibe ou 
le gibet. Gibier, qui signifiait chasse, 
n'est que l'infinitif de ce verbe, et aller 
en gibier =» aller à la chasse, chasser, 

1. GIBELET, giblet, s. m. gibier, 
spécial, de petits oiseaux; abatis de 
volailles, Et.f De gibelet vient gibe- 
lotte. Resté enAngl. giblet, abatis. 

2. GIBELET, giblet coy. guim- 
belet. 

1. GIBER r. n. gigotter, agiter bras 
et jambes; s'agiter; ruer. Et.'^ Giber 
viendrait-il de gibe 1, bâton? giber, 
agiter ses bâtons, comme jouer des 
quilles, ou gigotter, agiter ses gigots ?? 

2. GIBER voy. gibecier. 
Gibet s. m, sorte d'arme courte 

avec une crosse ; masse d'armes ; fronde. 
Et. dim. de gibe 1. Gibet, au sens actuel 
de potence, fourches patibulaires, est-il 
le môme mot, ou bien est-il l'équivalent 
de l'It. giubbétto, dim. de giùbba, petite 
jupe, petit collier, petit lacet, et par 
dérision lacet, nœud coulant pour 
pendre f 

\ . GIBIER voy. gibecier. 

2. GIBIER //Y'7. de giber 1. 

GIBLET voy. gibelet. 

GIBOI s. m. chasse. Et, s. verbal 
de giboyer. 

GICLER, giscler v. a. et n. faire 
jaillir, lancer de l'eau, éclabousser; 
jaillir. Prov. giscMr Et. ? 

GIEL s. m. gelée; froid. Prov. gel, 
^il. It. gélo. Et. gélu. 

GIEMBRE voy. gembre. 

GIENS, gens particule renforçant 
la négation, comme pas, point, mie. 
Prov. gens, gés, giés. Et. géntiam, ou 
mieux génuSt comme si l'on disait non 
genùs, non gentium, minime gentium, 
nullement. Cf. Personne avec la néga- 
tion. Cf. gent 1. 



GIENT 



283 



GIRON 



GIENT i^oy. gent. 

GIÉRES, giers conj. donc, c'est 
pourquoi. Et. ? Ergo, iérg, jér, giér et 
l's adcerb. ? 

GIERON, etc, voy. giron, etc. 

GIESER corj gése. 

GIET graphie de jet. Giet, jet, ce 
que Ton jette, ce qui se lance, entre 
autres sens multiples, signifie aussi 
lien, attache, lacet, filet, bordure, d*où 
surjet. 

GIEU graphie de jeu. 

GIF vog. gip. 

GIF ART, — de ; giflu, — e adj. 
jouflu. Et. gife. 

GIFE, gijle s.f, joue. Et. ? Gcrm. 
kiefer, mâchoire'^ 

GIGLE s. f. petite gigue, petite 
viole, pochette. Et. 'glgwla dini. de 
*giga, gigue. 

GIGLER 0. n. jouer de la gigle. 

GIGUE s.f. instrument de musique 
à cordes et à archet, espèce de violon, 
très en usage au moyen âge entre les 
mains des ménestrels et des jongleurs ; 
par ext. air joué sur la gigue, et danse 
sur cet air, et peut-être gigue, jambe, à 
cause de la ressemblance entre cette 
espèce de violon et une jambe, d*où 
gigot, gigotter. Proc, It. et Et. 'glga, 
*glgua du Germ. gi ge, geige, violon. 

GIGUËOR, sj. giguére s. m. joueur 
àe gigue, violoniste. Et. giguer. 

GIGUER, ginguer c. n. jouer de 
la gigue ; danser la gigue , danser, 
folâtrer ; gigotter, se démené r, agiter les 
gigues ; ruer. Et, gigue. 

GILDE vog. gelde. 

GILE ; giler, etc. toges guile^ 
guiler, etc. 

GILINE ? vog. geline. 

GINGEMBRAS s. m. inv. confi- 
ture de gingembre. 

GINGUER vog. giguer. 

GIP, gif, s. m. gypse, plâtre; feld- 
spath. It. gésso. Et, y^j^ov, plâtre. 



GIPE, gipon graphies de jupe 
jupon. 

1. GIRE vog. gésir. 

2. GIRE s. m. tour — au pi. dou- 
leurs de l'enfantement, parce qu'elles 
entourent la taille ou parce qu elles 
font tourner çà et là, girer la patiente. 
ProG. gir. It. giro. Et, gyrum, cercle. 
Cf. girer. 

GIREMENT s. m. tournoiement. 
Prov. giramén. It. giraménto. Et. girer. 

GIRER V. n. et a. tourner. Prov. 
girâr. It. girâre. Et. gyrârc. Ce verbe 
est asses récent dans la langue; le 
mot ancien est virer. Au XII I" s. on ne 
trouve employé girer que par deux 
Italiens, qui ont écrit en français, 
Marco Polo et Brunetto Latini, qui 
l'ont probablement introduit directe- 
ment de l'italien en français. 

1. GIRON, gieron, geron, gueron, 
gron s. m. gironée, ger — s. f. pan 
coupé obliquement en pointe, en forme 
de triangle : pan ^e la robe, de la 
tunique ou du haubert ; le vêtement 
lui-même; pan, pièce en pointe de la 
tente^ de Técu. — Giron, partie du 
corps qui va de la taille aux genoux, 
la personne étant assise^ côté, flanc, 
sein; tablier, jupe, bordure, ceinture. 
Prov. girô. It. gherône, garône. Et. 
Germ. : anc. Haut AU. gêro, ace. 
gêrun. Anc. Frison gare de ger, pointe 
de lance. 

2. GIRON s. m. gironée s.f. tour, 
rond, cercle ; ce qui entoure, ce qui est 
rond : giron, sein, lit, tablier, ceinture, 
jupon, bord, bordure; revers de bottes; 
tuile ronde. It. girône. Et. augm. de 
gire 2. Ces deux mots, giron 1 et 2, qui 
avaient deux sens bien dijférents, l'un 
de pan en pointe. Vautre d'objet en rond, 
et dont le premier est beaucoup plus 
ancien, ont fini par confondre leurs 
sens; par ex. le sens de tablier peut 
aussi bien venir de giron 1, vêtement 
qui occupe les flancs, que de giron 2, 



GIRONÉ 

vêtement qui entoure la taille. Giron 
et sein ont fini par être équivalents. 
1/ Italien a deux formes bien distinctes: 
gherône, garône, de UAU,, girône, du 
latin. En Fr. giron, geron 1 est beau- 
coup plus ancien que givon 2. 

1. GIRONÉ, — e, ()er —, gier — 
adj. muni, orné de girons, pans, bandes, 
panneaux coupés obliquement en pointe. 
Prot), geronât. It, gheronâto. Et. giro- 
ner 1. 

2. GIRONÉ, — e adj. cerclé, en- 
touré, bordé, orné de bordures. Et. p. 
pas. de gironer 2. Gironé 1 et 2 ont ètè 
confondus comme giron 1 et 2. 

i GIRONÉE s.f. pan, giron. Et. 
p. pas. f. de gironer 1. 

2. GIRONÉE s. f. bord, ce qui en- 
toure. Et. p. pas.f. de gironer 2. 

1. GIRONER V. a. orner de pans; 
orner. It. gheronâre. Et. giron 1. 

2. GIRONER 0. a. arrondir : ar- 
rondir le fond d'un chaudron, etc. ; en- 
tourer, border. Et. giron 2. Gironer 1 
et 2 confondus, comme giron 1 et 2. 

GISARME, jaisarme, guisarme, 
wisarme, — orme, — arme s.f halle- 
barde armée d'une lance et d'un ou de 
deux tranchants, arme d'hast, d'estoc et 
de taille. Proc. jusârma, gus— , gasâr- 
ma. It. giusârma. Et. *gisârma def 
Die;^ fait observer que cette arme est 
souvent nommée avec d'autres armes 
tranchantes comme la faux, le fauchard 
traduit en anc. AU. par getisarn, en 
AU. mod. jàteisen, houe, et que getisarn 
a pu devenir getsarna, gisarne qui serait 
la forme primitive, d'oii on aurait 
formé ensuite gisarme, en y adjoignant 
le mot arma. arme. Quant aux formes 
wisarme, guisarme, elles suivraient Va- 
nalogie de givre, guïvre, wivre. On a 
proposé aussi de dériver gisârme de 
gôesum arma, gése, gise arme. Cf 



234 



GLAIRE 



GISARMIER, guis — s. m. soldat, 
fantassin armé d'une gisarme. 



GISARNE voy. gisarme. 
GISCLER voy. gicler. 
GISE voy. gése. 
GISERME voy. gisarme. 

GITER, et ses dérivés, voy, geter, 
etc. 

GIU graphie de jeu. 

GIVRE voy. guivre. 

GLAGEÏS^ — ce adj. glissant; 
glacial. Et. glacier. 

GLACEMENT s. m. glissement. 
Et. glacier. 

GLACIER V. n. et a. glacer; glisser 
comme la glace, glisser; faire glisser, 
couler, descendre; échapper, sortir, fuir; 
détourner un coup. Prov. glassâr. It. 
ghiacciâre. Et. glace. 

GiLiA.ÇOÏE:R, glacier fréq. c/e gla- 
cier. 

GLAGE voy. glaive. 

GLAGEÏS voy. glaveïs. 

GLAGEOLER voy. glaïoler. 

GLAGIER V. a. joncher de glaïeuls; 
joncher d'herbes, de fleure. Et. gladiare, 
•gladicâre, *gladjâre c^egladium, glaice 
et g lai. Glagier vient de gladiare, gla- 
vier de glaive. 

1. GLAI s. m. glaie s. f glaïeul, 
jonc, roseau; bouquet de glaïeuls, lieu 
jonché, planté de glaïeuls. Prov. glai, 
glâya. Et. g\M\um, par ressemblance 
avec un glaive; *gladia/)/. n. pris pour 
sg.f 

2. GLAI s. m. aboiement, glapisse- 
ment , hurlement, cri ; cri de joie ; 
ramage des oiseaux; tapage, tumulte. 
Prov. glat. Et."^ se rattache très prc 
bablement à glatir, comme le Prov. 
glat. Glai a confondu quelques-uns de 
ses sens avec glas 2. 

GLAÏOLER, glageoler, v. a. jon- 
cher, parer, orner de glaïeuls, teindre 
en couleur de glaïeul, d'iris. Et. 
glaïuel, glageol, glaïeul. 

GLAIRE s./, gravier. Prov. glârea, 
clàra, glaire. It. ghiàîa,, gravier; chiâra, 



GLAIVE 



- 235 — 



aiiOTON 



glaire d'œuf. Et. glârea, gravier. C*est 
probablement le même mot que glaire 
dans glaire d'œuf . Cf, claire. 

GLAIVE, glagey glesve, s. m. etf' 
lance; glaive; massacre^ carnage; cala- 
mité, épidémie; cri de mort, épouvante. 
Proo. glay^ g lai 1, glaice et épouvante; 
glâzi, glâvi, glaioe. It. ghiâdo, froid 
rigoureux, et anc. glaice. Et. ?glâdium, 
•glaiu^ *glâviu? Cf. glai 1, dont glaive 
est la forme sav. 

GLAREÙRE vog. glereûre. 

1. GLAS, gla^ s. m. inv. glace. 
Proo. glas, glatz. It. ghiâccio. Et, 
glÉLciem. 

2. GLAS cog. clas. 
GLÀTEÏS; — tissement s. m. 

glatison s. f. hurlement, cri. Prov. 
glatimén. Et, glatir. 

GLATIR r. n. clatir, glapir, aboyer; 
hurler, crier; faire du bruit, du tapage. 
Prov. glatir. It. ghiattlre. Et. très 
probablement onomatopée que Von 
retrouve dans latrâre, ahogery x).â^etv. 
AU. klatschen, /aire du tapage, Angl. 
clatter, tintamarre, 

GLAVEÏS, glageïs s. m, massacre, 
tuerie. Et. glaive. 

GLAVIER V. a. percer du glaive, 
passer au fil de Tépée, sabrer, tuer, 
massacrer. Pr. de glaiâr. Et. glaive. 
Cf. glagier. ^ 

GLAVOÏER, — vïerjréq. c?e gla- 
vier. 
GLAZ vog. glas. 
GLEISE, glise apocope c/'église. 
Prov, glelza, glielsa. It. chiésa. Et, 
ecclésia, comme ce, ecce hoc. 

GLEREÛRE, glar —, = glairure : 
•éclaircie ; endroit par où passe le jour, 
pertuis; action de glairer, enduire de 
glaire d*œuf, glairure. Et glaire. Ce 
dérivé de glaire^ a'jant les deux sens 
de clair, lumineux, et de glaire, blanc 
d'œuf, confirme Vètgmologie de clara 
pour glaire. Cf glaire e^ claire. 
GLESVE vog. glaive. 



GLÉTE s. /. argile, glaise, terre ; 
boue; pus, sanie. Et, gUtem c?e ? 
terre tenace (Isidore), d*oii Von fait 
également venir glaise, /)ar le nom. glis. 
Ne pas confondre gléte avec glette, 
litharge, de VA IL glàtte de glat, uni, 
lisse. 

G L E T O N , gloton ; gleteron^ 
glot— s. m. bardane, glouteron, grat€- 
ron. Et. Germ, chletto, ace. chletton, 
mod klette, id. 

GLETOS, — e adj. purulent, sa- 
nieux. Et. gléte. 

GLISE vog. gleise. 

GLISIER; glisor s. m. marguil- 
lier. Et. glise. 

1. GLOË, gloœe s f bois à brûler, 
bois de fagot, bûchettes, bûche. Et. ? 
probablem. Germ. Angl. toglow y brûler, 

2. GLOË s,/, boue, mare. Et.f 
GLORÏER V. a. rèfl, et n. rendre 

gloire à; glorifier; se glorifier. Proe. 
gloriâr. 7ïJ. et Et. gloriâre. 

GLOS, glojs sj. de gloton s., et de 
glot adj. 

GLOT, — e, glout adj. glouton, 
vorace, goulu, gourmand ; avide. — 
Épithcte injurieuse, comme misérable, 
canaille Prov. glot, adj. glouton, et s. 
morceau, bouchée, gorgée. It. ghiotto 
adj. glouton, gourmand; ghiôzzo s, 
morceau, bouchée. Et. glùtam, gluttay?i, 
gosier. 

GLOTENIE ; — terie vog. glo- 
tonie. 

GLOTIR, gloutir, glutir v. a. et n. 
engloutir, avaler. Prov, glotlr. It. ghiot- 
tlre. Et, *gluttlre pour glutlre. 

GLOTOÏER, glout — v. n. man- 
ger goulûment. Et.fréq. de glotir. 

1. GLOTON, sj. glot, glout, glo^, 
glos s. m. glouton ; méchant homme, 
misérable, canaille ; arrogant, insolent ; 
homme de rien, etc. y injure très fré- 
quente au mogen âge. Prov. glotô, sj. 
glot. It. ghiottône. Et, glutôncm^ sj, 
glùto de glùtum, gosier. Cf. glot. '^ 



GLOTON 



236 — 



GODER 



2. GLOTON J3oy. gleton. 

GLOTONIE, — tenie, — ternie, 
— trenie, — tornie; gloterie, glout — , 
g lut — s. /. gloutonnerie, voracité ; 
avidité. Proo. glotonla. It, ghiotterla. 
Et, gloton, glot. 

GLOU... Cherchez à GLO. . Ex. 
glout à glot, etc. 

GLOWE coy. gloë. 

GLOZ, glou^i glus sj . de glot adj, 
et de gloton s. 

GLU... Cherchez à GLO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex, glutir à glotir, etc, 

GLUËR 0. a. coller, agglutiner, 
conjoindre, gluer. Proo. gludâr. Et. glu, 
colle, 

GLUI s. m. gluie s. /. paille, 
chaume; botte, lien de paille. Proo. 
glueg. Et. Germ, Flam, gluye, paille; 
ou Celt. gloig, id. 

GLUIER 0. a. lier avec le glui, 
mettre en bottes, engerber. Et. glui. 

GLUOS, — e adj, gluant. Et. glu. 

1. GOBE adj, enflé, gonflé; vain, 
vaniteux^ glorieux. Et. ? Celt. gob, èmi- 
nencCy enflure^ monceau'^ Ult. a 
gôbbo, hossUf d'où est venu directement 
au XVP s, gohiny petit bossu. On tire 
gôbbo de 'g^bbus, écrit aussi *gupios, 
pour gibbus, de gibba, bossu ? 

2. GOBE s, f. bouchée, bol ; appât 
pour chasser. Et. Celt. gob, gwp, 
bouche, bec. 

1. GOBEL s. m. — éle s. f. gobelet, 
coupe. Proo. cubél^ baquet, cuce. Et. 
•gubélla, •gubbéllu ? dim. de *cùppa 
pour cùpa. Cf. cope. 

2. GOBEL; gobet s. m., gobine 
s. f. morceau, bouchée ; bon morceau. 
Et. dim. de gobe 2. 

GOBELIN , goblin s, m, esprit 
follet, lutin. Et. •gobellnwm, nomy dans 
Odèric Vitale d*un démon qui hantait 
les environs d*Evreux,dim. rfe*côbalum, 
xojSa^oç, méchant, malin, ou mieux du 



Celt, coblyn, en Bre^o/i gobilin, c'est-à- 
dire celui qui frappe à la porte f comme 
font les lutins. En Angl. goblin, lutin. 
GOBEB 0. a. avaler d'un coup; 
saisir et avaler ; happer, saisir, attraper, 
attirer, chasser avec la gobe ; se laisser 
bêtement tromper. Et. gobe 2. 

1. GOBET = copet : petite coupe, 
gobelet. Cf. cope, gobel. 

2. GOBET voy. gobel 2. 
GOBETER r. n, et a. manger de 

bons morceaux; jeter le plâtre par mor- 
ceaux avec la truelle, maçonner. Et. 
gobet 2. 

GOBINE voy, gobel 2. 

GOBLIN voy, gobelin. 

GOBRER voy, covrer. 

GOCET, goucet, gousset s, m. 
creux de l'aisselle ; armure du creux de 
Faisselle ; gousset, poche. Et. ? dim. de 
gousse, ou le Celt. guiseid, poche f 

GODALE, gqudèle s. m, bière 
d'Angleterre, bière. Et. Germ, Angl. 
good aie, bonne bière, 

GODALIER, goud — s. m, fabri- 
cant de godale, brasseur, buveur de go- 
dale, grand buveur. Et, godale. 

GODAN s. m. leurre, appât, trom- 
perie, séduction. Et. ? peut-être Celt, 
god comme gode, goder. 

GODE adj, débauché, efféminé, 
paillard, joyeux. Et, Celt. god, liber- 
tinage, luxure, débauche, joie, plaisir. 
Cf. goder. 

GODEHERE interj. seigneur Dieu! 
juron des Allemande. Et, Germ, Gott 
Herr, id. 

GODEMINE s, f. bamboche, plai- 
sir. Et. gode, mine. 

GODENDAT, — dart, goud — s. 
m. hallebarde munie d'un croc pour 
démonter les cavaliers. Et, Germ. mot 
flamand, godendas c'est bonjour à dire 
(Guiart, Rog. lignages, 14408). 

GODER, gouder; — dir c. n, et a, 
godailler, fajre la noce, faire bombance, 



60DEHIE 



- 237 



GOLER 



s'amuser, se gaudir ; gouailler, railler, 
se moquer de, plaisanter. Et. Celt, god, 
libertinage, plaisir. On serait tenté de 
rapporter goder au latin gaudére, mais 
*godére a donné en Fr. jouir. D'ailleurs 
les sens de libertinage, débauche, bom- 
bance que Von trouve dans gode, goder, 
godin, godine, godinette, godon, etc., 
rattachent goder au Celt. god, liberti- 
nage et non au latin gaudére. Godaille, 
godailler ciennent probablement de 
gode, goder, et non de godale, comme 
on le dèrice ordinairement. Il est même 
possible que gouailler ne soit qu'une 
contraction de godailler, comme gouine, 
femme de mauvaise vie, l'est probable- 
ment de godine. 

GODERIE. gond — s. f. moquerie, 
plaisanterie. Esp. goderia, partie de 
débauche. Et. goder. 

GODET ; godot, goud — s. m. 
verre, gobelet, godet; jupe, jupon plissé 
formant des godets. Et. ? On le donne 
comme un diminutif de gùttus. It. 
gôtto, verj^e à boire. Mais le change- 
ment de tt en d s'y oppose, jusqu'à ce 
qu'on ait trouvé une forme gotet. 

GODIN, — e adj. efféminé, débau- 
ché, mignon, joli. Et. dim. de gode. 

GODINE; — néte s. /. femme 
folâtre, joyeuse, de mauvaise vie, gri- 
sette. Et. dim. de gode. 

GODON adj. et s. m. paillard, 
débauché. — Terme d* injure comme 
qui ci?t>at7 canaille. Et. augm. de gode. 

GOË cog. goie. 

GOGOÏER, gogaïer fréq. de go- 
guer. 

i. GOGUE s. /. gogoi s. m. bom- 
bance; ragoûts, farces, grande quantité 
de mets que l'on sert pour faire bom- 
bance ; divertissement, plaisir, gaîté, 
folâtrerie ; plaisanterie, raillerie. Et. ? 
Oa a proposé un radical celtique gog 
qid ^e trouve dans gogea, se moquer, 
gogan, satire ; ùa le Germ. Nor. gauka, 
être joyeux f 



2. GOGUE, koge graphies c/e coque, 
vaisseau. 

GOGUELU, — e adj. présomp* 
tueux, hâbleur, fanfaron, godelureau. 
Et.'^ se rattache probahi . à gogue; n^^ 
se trouve qu'à partir du XV s. 

GOGUERo. n. etréfl. faire gogai lie, 
ripaille, bombance ; s'en donner à gogo; 
se donner du bon temps; se rire de, ko 
moquer de. Et. gogue 1. 

GOGUETER v. n. folâtrer. Et\ 
goguette dim . de gogue i . 

GOHÉE voy. joiée. 

GOHEREL, gohorel voy. johereL 

i. GOI, dans les expressions vertu, 
goi, mort-goi. sang-goi, = vertu de 
Dieu, etc., comme vertu-guieu = vertu 
de Dieu. Et. Germ. corruption de god, 
Dieu. Le nom de Dieu est souvent défi- 
guré dans tes jurons : morbleu, corbleu. 
Cf. bé pour dé. 

2. GOI voy. goie. 

GOIE, goës.f. goi; goiart; goët. 
gouet s. m. serpe, serpe à long manche; 
bâton ferré, sorte d'arme. Esp. 'gùbin, 
gouge. It. gôrbia, bâton ferré, sgôrbia^ 
gouge. Et.'^ 'giivia, 'gùbia, 'gùlvia^ 
*gùlbia = gouge dans Isidore, de f 
Goie doit-il être écrit et prononcé goje 
= gouge? 

GOIÉRE, gouière s. f. sorte de 
tarte, espèce de pudding. Et. ? 

GOÏR = joïr. 

GOITRON, goutron, guitron s. m. 
gosier, gorge. Prov. goitrôn. Et. *gut- 
iuviànem, id. 

GOLE, goule = gueule : bouche, 
ouverture ; bord, collet, collerette ; com- 
mencement : goule d'aôst, commence- 
ment d'août. Prov. et It. gôla. Et. gùla. 

GOLÉE s.f bouchée, goulée, gueu- 
lée; parole, propos, cri, gueularderie. 
Prov. golâda. It. golâta. Et. p. pas. de 
goler. 

GOLER V. n. et a. gueuler; border* 
orner. Et. goie. 



GOLIARDISE 

GOLIARDISE s, /. gloutonnerie, 
grossièreté, débauche. Et, goliart. 

GOLIARDOIS adj. glouton, gros- 
sier, débauché, ribaud. Et goliart. 

GOLIART, — de adj. et s. glouton, 
goulu, gueulard, grossier, débauché; 
parasite, mauvais plaisant, bouffon, 
bateleur. Proo. goliart. Et. *goliârdw, 

— arda de giila, et la terminaison pèjo- 
ratice art. 

GOLOS, — e adj. gourmand, goulu, 
avide. Proc. golôs. It. golôso. Et. gole. 

GOLOSANGE ; — seté s. /. glou- 
tonnerie, avidité, désir violent, Proc. 
golositât. It. golositâ. Et. goloser. 

GOLOSER, goul — v. a. manger, 
avaler gloutonnement; désirer ardem- 
ment, passionnément, convoiter. Et. 
golos. L"It. goliâre, de gela, a le même 
sens. 

GOLPIL, f/oulpil, goupil, (jupil, 
gorpilj gvop — , (jopil, colp — , v)orp — , 
v)erp — , worp — , icerp — , holp — s. m. 

— pille s,f. renard ; femelle du renard. 
Proc. volpllh adj. lâche , couard. Et. 
*vulplcwlw, — plcwla pour vulpécula, 
dim. de vûlpem, renard, en It. vôlpe 

. et gôlpe. Proc. volp. Sous l'influence 
Germ, le \ a été changé en g dur, 
comme gaine de vaglna. Goupil a dis- 
paru devant Renard qui est le nom 
propre du goupil, dans le Roman de 
Renart; il ne reste plus que goupillon, 
qui était à l'origine fait avec une queue 
de goupil, renard, et peut-être goupille, 
par assimilation de la queue d'un clou 
à celle d'un goupil. 

GOLPILLAGE, gorp — s. m. art 
de renard, ruse, tromperie. Proc. vol- 
pilhâtge, lâcheté. Et. golpillier. 

GOLPILLÉTE s. /. fourberie; 
peur, transe. Zt^. golpille. 

GOLPILLIER V. n. agir en renard : 
finasser, se conduire en lâche, couard, 
fuir comme un poltron, jouer des jambes. 
Et. golpil. 



238 



GORFOLER 



GOLPISEL, s. m. — éles.f. petit 
renard. It. volpicéllo, — célla. Et. 
dim. c/e golpil. 

GOMBÉLE vog. combèle. 

GOMER s. m coupe, vase de bois. 
Et.^ 

GONE; — néle s. f. cotte, jupe, 
jupon, cotillon ; casaque ;. robe, tunique; 
soutane^ froc. Proc. gôna, gonéla. IL 
gônna, gonnélla. Et. •gùnna, 'gùna, 
peut-être du Celt. gwn, robe. 

GONFANON, gonfalon, voy. con- 
fanon. 

GOPIL et ses dérivés, voy . golpil. 

GORC vog. gort 1. 

GORD voy. gort 1,2 et 3. 

GORDAINE, gour — s. f. espèce 
de barque; espèce de cave, de prison. 
Et. probabl. à cause de la forme ronde 
comme une gourde f 

GORDER, gourder c. a. bâtonner; 
maltraiter. El. gort 3. 

GORDIN, — e, gourd — adj. et 
s. stupide, niais; homme débauché, 
femme de mauvaise vie, gourgandine. 
Et, dim. de gort 2. 

GORDIR, g ourdir v. a, et n, 
engourdir, s'engourdir enfler. Et. gort 2. 
Ne remonte qu'au XV'^ s. 

GORDOÏER, gourd — fréq. de 
gorder. 

GORE, gourre s,f truie, d'où goret, 
p'^tit cochon. Et. Germ, gurren, gorren, 
grogner. 

1. GOREL s. m. — éle s. f. goret, 
petit cochon; jeune truie. Et, dim. de 
gore. 

2. GOREL voy. joherel. 
GORER, gorrer, gourrer, kourcr 

V, a. tromper, attraper, filouter, voler, 
gourer. Et, Ar. gharr, tromper. 

GORFOLER, gourfouler, garjoler 
V. a. meurtrir, fouler. £'^.? Gor, gour 
serait-il pour gort 3^ bâton^ gourdin 
avec foler, fouler, blesser ? 



GORGEOÏER 



- 239 



GOSSER 



GORGEOÏER, gorgoïer, — joïer, 
fjorgïer v, a. et n, avaler, engorger, 
gorger; parler de la gorge; faire des 
gorges chaudes, railler, baffouer; se ren- 
gorger. Et.frèq, de gorgier, gorger. 

GORGERIE s. /. gorgiement 8. 
m, rengorgeaient, fanfaronade. Et. 
gorgier. 

GORGIÉRE s./, gorgerette, fichu; 
goigerin, hausse-col. l^rot3. et II. gor- 
giéra. Et, gorge. 

GORGOGJER c. n. coasser. It. 
gorgheggiâre ? uasoidller. Et. gorge ? 

GORGOÏER, —joïer toij. gor- 
geoïer. 

GORLiE, gourlc, guérie, gucsle, 
gueiUe, guelle, goule s.f. bourse. Et. ? 
On a proposé le Persan goulé, bourse. 
Gorle, signifiant surtout eeinture con- 
tenant V argent et passée autour de la 
taille, ne viendrait-il pas du Germ. 
giirtel, ceinture ? Cf. gerle. 

GORMANDERIE, gour — s. f. 
gourmandise. Et. gourmand. 

GORMET coîj. gromet. 

GORPIL, et ses dérivés, voy. gol- 
pil. 

GORRE; gorrerie; gorrée s. f. 
gorroi ; — ois s. m. au plur. rubans, 
livrées, parures de nouveaux mariés, 
falbalas ; — élégance, faste, luxe, 
pompe, magnificence; vanité, vantar- 
dise, bravade, ostentation. It. Esp. 
Port, gôrra, bonnet. Et. Die;:; le tire 
du Basque gorria, rouge, faisant 
remarquer que les vêtements ont pris 
souvent le nom de leur couleur. Cf. 
buire 2, burCy burel. 

1. GORRER V. n. et réfl. se vêtir 
magnifiquement, se parer; se pavaner. 
Et. gorre. 

2. GORRER voy. gorer. 
GORRIER, — re adj. et s. homme, 

femme magnifiquement parés ; fastueux ; 
élégant, coquet. Et. gorre. 
GORROI voy. gorre. 



GORROÏER, — fier frèq. de gor- 
rer 1. 

l.GORT, gourt, gord, gare s. m. 
gouffre, gour, abîme, tourbillon, cascade, 
précipice, trou rempli d'eau ; cours 
rapide d'un torrent, torrent, ruisseau; 
conduite d'eau, canal ; gorgée. Prov, 
gorc. It. gôrgo. Et. gùrgitew, gort; 
gxxvgitem, gorc. 

2. GORT, — de, gou rd adj. stupide, 
niais, épais, lourd, grossier, gros, gonflé; 
engourdi, gourd. Au XV' s. gourt prit 
aussi le sens de richement paré, magni- 
fiquement vêtu, comme gorrier. — Sur 

le gourt, dans de beaux habits, en 
habits de fêtes. Prov. gôrdo, gros, gras, 
succulent. Et. gùrdw, gùrda, stupide. 
Ex Hispania duxisse originem audivi. 
Quintilicn, 

3. GORT, gourt s, m. gros bâton 
court, gourdin. Et. ? gort 2? 

GO S, gous, gou^ s. m. inv. chien, 
mâtin; terme injurieux, Prov. goz. IL 
cùccio ; cùcciolo^ petit chien, petit. Et. 
*g6ssum, id. def Le mot se trouve en 
Illyrien kutze. Hongrois kuszi, petit 
chien. Le populaire gosse, moutard., 
est peut-être le même mot. On peut 
aussi y rattacher peut-être goussand, 
goussaut épithéie de cheval, de chien 
lourd et trapu, et aussi d/homme : 
C'était un petit homme goussaut et 
blondasse qui paraissait hébété, Saint- 
Simon . 

1. GOSILLIER = gosier. 

2. GOSILLIER v. n. et a. passer 
par le gosier ; vomir, dégueuler ; jacas- 
ser, caqueter, s'égosiller. Et. gosillier 1 , 
qui fait supposer un s. gosil, dont 
l'origine est inconnue. Dans le Patois 
lorrain gosse signifie gosier, estomac, 

j'xbot, gésier. Gosillier, gosier vien- 
draient-ils de là, et le Lorrain gosse 
serait-il le même que gosse, gousse, 
cosse, poche et gousset, dont l'origine 
est également inconnue f 
GOSSER V. a. manger, emplir la 



60SSET 



— 240 - 



6RAFER 



gosse, mot lorrain signifiant estomac, 
gaver, se gaver. JE t. Cf, gosillier 2. 

GOSSET voy. gocet. 

GOSTEMENT ; gostail s. m. 
gostance ; — taille s. f. action de 
goûter; goût; goûté. Proo. gustamén. 
It. gustamén to. Et. goster, goûter. 

GOTÉ, — e adj. tacheté, teinté, 
parsemé de dessins comme des gouttes ; 
malade de la goutte, goutteux. Et. gut- 
téitu, — â^a de gùtta, goutte. 

GOTEÏS ; — tement s. m, — 
teûre s. J. ce qui dégoutte, coule, 
tombe goutte à goutte, dégouttement, 
goutte, rosée. Proc, gotaraén. Et. gôter. 
Cf. gotoïer. 

GOTOÏER 0. n. couler, tomber 
goutte à goutte, dégoutter. Proe. goteiâr. 
Et. frèq. de goter^ goutter, dont on 
ne troune des exemples qu'à partir du 
XVI' s., de goutte. 

GOU... Cherchez à GO... Ex. 
goudale ; gouder ; goule ; gour- 
der ; gourle ; gourt, etc. à godale ; 
goder ; gole ; gorder ; gorle ; 
gort, etc., etc. 

1. GOULE vog. gole. 

2. GOULE voy. gorle. 
GOUPIL, et ses dèricès, voy. gol- 

pil, etc. 

GOUTRON voy. goitron. 

GOVE s. f. citerne ; cave. Et. 
•gùba citerne, de cuba ? 

GOZ voy. gos. 

GRAAILLIER voy. graillier 3. 

1. GRAAL, grcal, grasal s. m. 
coupe, vase, plat de bois, de terre ou de 
métal ; le saint Graal, le vase, le plat 
dans lequel Jésus fit la Cène, et où 
Joseph d'Arimathie recueillit le sang 
qui coulait des plaies de Jésus-Christ. 
Le but des Chevaliers de la table ronde 
était la recherche du saint Graal, si 
célèbre pendant tout le moyen âge. 
Proc. grazâl. Et. •giarfalc. de F On a 
proposé deux dérivations : l.*gratiâlis. 



de grâtia qui en bas-latin signifiait la 
sainte Cène, mais ne rend pas compte 
de graal ; gratiâlis aurait donné gra- 
cel ; 5. *cratâlis, grazal, graal, de *crâ- 
tus, dérivé de crâter, coup**. Le z du 
Prov. grazâl répond au d de 'gradâlis. 

2. GRAAL voy. graël. 

GRAANT ; graanter voy. créant; 
creanter et grëanter. 

GRACIER, — tïer v. a. rendre 
grâces, remercier. Prov. graciâr. It. 
graziâre, ringraziàre. Et. grâce. 

GRADIL; gradille XP s, voy. 
graïl. 

GRAËL, greël, grëal, graal s. m. 
degré, marche, échelle; graduel, livre 
d'église, c^/)ar ext. livre, registre. Proc. 
graduai. It. graduâle. Et. *grsidéL\e, 
*graduâle de grâdum , degré, parce 
que les psaumes du graduel se chan- 
taient sur les degrés du jubé ou du 
lutrin. 

GRAËLIER Doy. graillier 3. 

GRAER voy. greër. 

1. GRAFE, graffe, graife, gréfe, 
greffe, grave, graive, gréfe s. m. etf. 
poinçon à écrire, plume; petit poi- 
gnard, stylet eflSlé, en forme de grafe, 
poignard; petit couteau pour greffer; 
poinçon d'ivoire ou de métal servant à 
séparer les cheveux, à faite la raie au 
milieu de la tête ; cette raie elle-même. 
Prov. gràfi. Et. grâphiam ypoufiov, 
poinçon à écrire, de ypâfstv, écrire. On 
voit que greffe, m. bureau du greffier, 
et greffe /. {pL n. pris pour sg . /.) 
action de greffer, d'inciser avec un 
greffe, sont le même mot. Greffe, instru- 
ment pour écrire, a passé au local de 
l'écrivain, greflSer, et greffe, stylet, 
couteau à greffer, à la greffe elle-même, 
comme autrefois grève, graive, grave 
(formes que l'on trouve pour ce sens) 
signifiait le poinçon, stylet pour faire 
la raie, et la raie elle-même. 

2. GRAFE, graffe voy. grape. 
GRAFER, graff-— voy. graper. 



GAAFSRIE 



- 241 - 



ÛKAISLË 



6RAFERIE isoy. grefeiie. 
GRAPP... Cherchez à GRAF... 
Ex. graffe à grafe, etc. 
GRAFIER coy. grefier. 

GRAFIGNIER o. a. égratigner. 
Prod. grafinâr, — nhâr? EU Grafe 1, 
poinçon j stylet à écrire^ petit poiynard, 
et grafe 2, croCf grijfey contiennent 
également^ par V intermédiaire d'un 
dinx. grafîn; mais il est plus probable 
que grafiSgnier qui ne date que du 
XV' s., vient directement du Proo. 
grafinâr, beaucoup plus ancien. 

GRAPINEÛRE s. f. égratignure. 
Et. grafignier. 

GRAHUSE voy. greùse. 

GRAIFE voy. grafe. 

4 . GRAIGNE , graine , greigne , 
grigne s. f. graignement s. m. tris- 
tesse, mécontentement, haine, inimitié, 
ressentiment^ colère. Et. graignier. 
Graigne a été confondu avec grigne, 
grimace en montrant les dents , g^i'^- 
cement de dents, regard de travers, de 
menace y d'inimitié. 

2 GRAIGNE voy. granche. 

GRAIGNIER, grainer, greignier, 
grignier v» a. réjl. et n. attrister, deve- 
nir triste, chagrin, sombre, farouche; 
s'attrister, être maussade; irriter, cour- 
roucer; se mettre en colère, avoir du 
ressentiment. Prov. grinâr, grimâr. Et, 
graing. Cf. gramir. Graignier a été 
quelquefois confondu avec grignier j 
montrer les dents, grincer, des dents, à 
cause de la similitude de graphie. La 
forme grignier s'explique par le Gerni. 
grim, celle de graignier par gram, qui 
ont même signification : furieux. Voy. 
graim. 

GRAIGNOR, graingnor, greignor, 
grignory sj. graindre adj . compar. plus 
grand. Pj-ov. granôr^ greignôr, sJ. 
graindre. E!t. *granf/iôrcm, •grândîor 
+ e d'ap. comp. de gràndem. 

GRAÏL, gre'll, gradil, gredilXI s.y 



gril s. m. graïle, graïllcy gradille 
XI* s. y graille, greïle, greïlle, grille 
s. f. grille, gril, grillage. It. gratlcola. 
Et. 'graticuluy *gra^lcïda/)OMrcratlcula 
dim. f/ccrâtem, claie, grille, 
GRAILE coy. graisle. 

1. GRAILLE voy. graisle. 

2. GRAILLES./, geai, corneille, 
grole, corbine dite aussi graillant, 
graillot. Pror. grâlha. It. grâcchia. Et. 
•grâcwla pour grâculum, geai. 

GRAILLE voy. graïl. 
1. GRAILLIER voy, graisleïer 
:2. GRAILLIER v. n. crier comme 
la graille, croasser. Et. graille 2. 

3. GRAILLIER, mieux grâïllier, 
graaillicf*, graëllier, graëlier = griller. 
Et. graïl, gril. 

GRAIM, grani,gran, graing, grain , 
grein adj. chagrin, triste, sombre, 
soucieux, fâché, colère, irrité. Prov. 
gram, gran et^rim, affligé. It, grame. 
Et. Gerni. gram, grim, furieux. Cf 
grime. 

GRAINDRE sj . de graignor. 

1. GRAINE, gréne s. f, graine, et 
spécial, cochenille , kermès ; couleur 
écarlate. — En graine, en rouge. Prov. 
It, et Est. *grâna de grânum, pi. n. 
prié pour sg.'f, *Grâna, graine, au sens 
de graine écarlate de la cochenille ^ a 
donné par Vit. granâto, grenat, piei^re 
rougcy et par l'Esp. granâda, grenade, 
d'abord adj, pome grenade, grenadcy 
fruit aux grains rouges. 

2. GRAINE voy. graigne 1. 
GRAINER voy. graignier. 
GRAING voy. graim. 
GRAINGNORco^. graignor. 
GRAIPE voy. grape. 
GRAISLE. graile, graille, greisle, 

greile, gresle, grelle, grêle adj. et s. /. 
et m. grêle, fluet; —trompette, clairon. 
Prov. gralle, grêle et clairon. It. gra- 
cile, grùle. Et. grâctlc. Graisle, trom- 

16 



GltA.ISLEÏER 



- 242- 



ÛAAPS 



pette, à cause de la forme ou du son 
grêle. Cf, clairon. 

G RAI S L EÏER, —/orer,—/rer 
grail — , greisl — , graill—,gresl — , g^el) 

— V, a, et n, faire retentir nnegraisle 
une trompette, par ext, un instrument 
de musique quelconque, des cloches^ etc. • 
sonner de la trompette, du cor; terme 
de chasse grailler, sonner du cor pour 
rappeler les chiens. Et. graisle. 

6RAIVE voy. grafe i . 

6RAM voy. graim. 

GRAMAIRE s. m. et /. grammai- 
rien, savant, astrologue, magicien, sor- 
cier; — grammaire; latin; grimoire. 
Prov. gramâdi, m, gramâira, /. It, 
grammâtico, — âtica. Et. grammàticzf, 

— mâtica de grâmma, ypâi^fia, lettre, 
de 7p^ecv, écrire ; 'gramâdiu, *gramâ- 
dia, comme remédium, remire; armâ- 
dium, armaire , armoire; médicum, 
miége et mire; dalmâtica, dalmage et 
dalmaire, etc. Grimoire est p.-è. le 
même mot que grammaire. Antérieu- 
rement à la forme grimoire qui n'appa- 
raît qu'au XVP s., on a dans le 
même sens gramaire et gramoire ; d*où 
Angl. gramarye, magie. 

GRAME ; graméce s. /. tristesse, 
chagrin, souci. Et. graim. 

GRAMEÏER coy. graimoïer. 

GRAMENTER coy . guaimenter. 

GRAMIR gremir p. n. et rèfl. 
s'attrister, s'affliger, se désoler, se la- 
menter; se courroucer; être sombre, 
farouche, avoir du ressentiment. Prov. 
grimâr. Et. graim. Gramir ciîgraignier 
viennent du même mot, l'un de la 
forme grain, l'autre de laformegTBiing. 

GRAMOÏER, — ïer, gre —, guer 

— fréq. f/e gramir. 
GRAMPE voy. cramp. 
GRANGESME voy. grandisme. 
GRANCHE, Prov. grânga, autre 

forme de grange : grange, ferme, mé- 
tairie, venant de *grân/ca, tandis que 



grange, Prov . grân ja, vient de •granja, 
•grânia, 'grânea rfe grânum, grain. 
On trouve aussi graigne, formé sur 
•grânia ;)ar transposition de l'i. 

GRANDE voy. grant. 

GRANDÉCE, — sses.f. grandeur, 
taille. Prov. grandésa. It. grandézza. 
Et. *grandicia de grândem. 

GRANDISME — déisme, gran- 
cesme adj. superl. des deux genres 
très grand. Prov. grandlsmo, /. — 
dlsma. It. grandissime, /. — dlssima. 
Et. grandisstmu, — dlssima superlatif 
rfe grândem, grant 1. La forme gran- 
cesme, si elle n'est pas une faute, 
pourrait dériver du sujet gvhnz, grans, 
grand «s. 

1. GRANT, adj. pris substantic. 
faille, hauteur, grandeur. — Grant. 
Et. grande m. et f. était donc commun 
aux deux genres d'où grand'mère, 
grand'chose, grand'fàim, etc. mais 
grande /. apparaît, rarement il est 
vrai, dès le XI* s. dans /'Alexis et la 
Chanson de Rolant. 

2. GRANT. — On trouée quelque- 
fois imprime dans les textes en deux 
mots en grant, en grande avec le sens 
de désireux, avide, soucieux, comme si 
grant, grande. é^aica^ des s. signifiant 
désir, souci. Ces deux mots en grant, 
en grande doivent être réunis, et ne 
sont que Vadj. engrant, engrande. 
Fo^. engrant. Quand gmnl doit être 
séparé de en, c'est une graphie de 
graim. Voy. ce mot. 

3. GRANT ; granter contraction 
de graant ; graanter. 

GRAPE, graipe , grappe, crapc, 
grafe, graffe s. f crochet, crampon, 
grappin, griffe; grappe, grappe de raisin 
parce qu'elle s^ accroche, se grappe. 
Prov. grâpa, crochet. It. grâppa, cro- 
chet, e^grâppo, grà^i^olo, grappe de rai- 
sin. Et. 'grâpa, 'grâppa, crochet, du 
Germ. krapfo, id. Grs^pe s*est formé en 
retenant la consonne p de krapfo; grafe 



GAAI^EA 



243 - 



aRAVEÙRË 



d'où agrafe, en ne retenant que l'expirée 
f; Joseph jorése/i^e un phénomène sem- 
blable; il a donné Joseph, c-à-d. Joséf 
en français et Giuséppe en italien, 

6HAPER, grapperj craper, grafcr, 
graffer v, a. accrocher, crocher, saisir 
avec un croc, cramponner, agripper, 
agrafer, prendre, grapiller; saisir, em- 
poigner, attacher; piller; — cueillir 
des grappes de raisin, vendanger. Prov. 
grapâr. It. grappâre, a^grappâre. Et. 
grape. 

GRAPH... Cherchez à GRAF... 
Ex. graphe à grafe, etc. 

GRAPINER 0. n. saisir, racler 
avec un grappin, un croc; piller. Et. 
grapin. 

GRAPP... Cherchez à GRAP... 
Ex. grappe à grape, qIc. 

GRAS 00^. cras. 

GRAS AL coy. graal 1. 

GRASLE voy. graisle. 

GRASPOIS voy. craspois. 

GRASSÉCE, — sse s. f. qualité de 
ce qui est gras : embonpoint. Proc. 
grasséssa, — éza. It. grassézza. Et. 
gras. 

GRASSET coy. craisset. 

GRASSOR voy, crassor. 

GRATIER voy. gracier. 

GRATINER, gratignier v. a, 
gratter; égratigner. Et. gratin, dim, 
de gratte. 

GRATUISE s. /. râpe; poil qui 
tombe en grattant les peaux, mauvaise 
laine, bourre. It. grattùgia, rdpe. Et. 
gratter. 

GRATUSER c. a. râper. Proo. 
gratuzâr. It, grattugiâre. Et. gratuise. 

GRAU s. m. graue, groë s. f. 
crochet, fourche, griffe. Prov, grâfio. 
It. grâflSo. Et, f probabl. la môme 
çttc grape, grafe. Cf, grape. 

GRAUET noy. gravet. 



GRAVAGE 3, m. droit sur les 
varechs, etc., jetés sur la grève ; grève. 
Et. grave 1. 

GRA VANTER coy. cravanter. 

1. GRAVE, gréoe s, f, gravier ; 
plage, bord, rivage de sable, de gravier, 
grève. Proc. grava. Vénitien grava, 
lit d*un torrent. Et. Celt.d'un radical 
grav ou grau que l'on retrouve dans le 
Bas-Breton graé, kraé, gracier y grèce, 
et qui remonte au sanscrit grâvan, 
pierre. Crau, la CraUy plaine de gra-. 
cier en Procence, en Norm. crau, 
pierre. Gaélique creag, crag, Bret. 
crag, pierre, rocher, ont prob, la 
même origine. Grave pour grève se 
dit encore à Terre-Neuce. Cf. groe 1. 

2. GRAVE coy. grafe 1. 

GRA VÊLE; — viére s, f, gra- 
vel; gravoi s. m. gravier, sable, 
gravois ; plage, plaine de gravier, de 
sable, grève, lande. Pi^oc. graviéra, 
gravél. It. gravélla, gracelle. Et. grave 1 . 

GRA VENTER coy, craventer. 

1. GRAVER, grecer c, a. faire une 
entaille^ une greffe avec la grafe, 
greffe, greffer; faire avec la grâce, 
gréce, poinçon, la raie au milieu des 
cheveux, se gracer^ se faire la raie. 
Et, grave 2. Cf. grafe 1. Ne pas con- 
fondre acec graver, tracer avec le burin, 
qui cient de l*All, graben, creuser, et 
qui ne remonte qu'au XV'' s, 

2. GRAVER coy. grever 1. 

3. GRAVER = gravir. 
GRAVERENG s. m. officier chargé 

de lever les impôts. Et. '^ D'après sa 
terminaison, graverenc estprohahl, un 
mot Germ. 

GRAVET, grauet, grawet, greœet 
s. m. petit croc, crochet, fourchette. Et, 
dim. de grau. 

GRAVEÛRE, greceure s. f. en- 
taille, rainure, fente; blessure légère, 
éraillure, égratignure. Et, graver 1 . Le 
sens moderne de gravure ne remonte 



âBAVIÉRS 



244 — 



ORËIN 



qu*au XVI'^ s. et vient du mod. graver. 
Et^ AU. graben^ creuser. Cf. graver 1. 

1. GRAVIÉRE vof/. gravéle. 

2. GRAVIÉRE ; — ♦oire s. f. 
stylet, poinçon d'ivoire ou d'argent pour 
faire la raie au milieu des cheveux ; par 
ext, peigne. Et. graver 1 . 

GRAWET ooij. gravet. 

GRE... Cherchez à GUER... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. grepir à guerpir, etc. 

1. GRÉ, gret XI* s. s. m. désir, 
volonté, gré, permission, plaisir, remer- 
ciement. — De gré, de bon gré, volon- 
tiers, exprès. Proo. grat. It. grâto, — 
do. Et. gré^tum, chose agréable. 

2. GRÉ. gret XP s. s. m. grée s.J. 
degré, marche d'escalier. Proc, gra. It. 
grâdo. Et. gtdidanu degré = gré dont 
grade est la forme sao. *grarfa pi. n. 
pris pour sg» f. = grée. 

GRËABLE, — de adj. des deux 
genres agréable. Prov. agràdâble. It. 
gradévole. Et. *gra.té,hi\e + e d*ap. de 
gratum, gré 1. 

1, GRËAL coij. graal i. 

2. GRËAL coy. graël. 
GRËANTER, graanter ooy.crëan- 

ter. Gréanter, qui, outre les sens de 
crêanter, signifie aussi : accorder de 
bon gré, pourrait n'être pas seulement 
une forme de crêanter, mais venir 
directement de gréant, graant p. pr. 
de greër, graër. 

1. GRÈBE, grebbe, crébe, gréche = 
crèche. Proo. crépia. It. gréppia. Et. 
Germ. krlppa, crlbbia, crèche. 

2. GRÈBE s. f. mouette blanche. 
Et. Germ. grèbe, id. 

GREGEIS ooy. gresois. 

GREGHAIN, — e, grizain, grisain 
adj. grec. Et. •greccânw, — âna de 
grâecum, griu, auj. grec. 

GRÉGHE 170//. grèbe 1. 

GREÇOIS voy. gresois. 

GREDIL ; gredille voy. graïl. 



GREDILLIER ^ grésiller : griller, 
faire rôtir, brûler à petit feu ; faire 
raccornir, recocqueviller au feu; rider; 
friser, boucler les cheveux avec un fer 
chaud. Et. et Proo. grazilhâr. •Gratica- 
lâre de 'graticula, gredille XI'' s., 
greïlley grillCy a donné le réguliçr gre- 
dillier XI* s., greïllier XI P s., auj. 
grillier, 

GREËL ooy. graël. 

GREËMENT s. m. accord, consen- 
tement. It. gradiménto. Et. greër. 

GREËOR, sj. greére s. m. celui 
qui consent, qui flatte : garant, flat- 
teur. It. graditôre. Et. greér. 

GREËR, graër o. a. et n. accorder, 
octroyer ; approuver ; consentir ; con- 
venir, plaire, agréer, satisfaire, flatter. 
Proo. gradir. Esp. agradâr. It, gradlre 
et a^gradâre. Et. *gratâre de grâtam, 
gré t. Inutile de faire remarquer la 
différence avec gréer, terme de marine, 
qui oient du Germ. gereiten, préparer. 
C/. grél. 

GREËRIE s. f. flatterie. Et. greér. 

GREF ooy. grief. 

GRÉFE, greffe ooy. grafe 1. 

GREFERIE, greff—. graf- s./. 
bureau d'écrivain, greiîe Et. grafe 1. 

GREFIER, greff—, graf— s. m. 
fabricant de graf es y poinçons pour 
écrire, de poignards ; gaîne de poi- 
gnard ; écrivain, greffier. Et. grafe 1. 

GREGEANGE, gregance voy. 
grevance . 

GREGEOIS ooy. gresois. 

GREGEOS, —gos ooy. grèves. 

GREGIER ooy. grever 1. 

GREIGNE ooy. graigne i. 

GREIGNIEIR ooy. graignier. 

GREIGNOR ooy. graignor. 

GREÏL ; greïUe ooy. graïl. 

GREILE, greille ooy. graisle. 

GREIN coy. graim. 



GREINDRE 



— 215 - 



6RESOIS 



GREINDRE sj. de greignor, voy. 
graignor . 

GREISLE voy. graisle. 

GRE J ANGE ; gre]ier ; gre]os 
^oy, grevaxxce; grever; grèves. 

GREJEIS, ---Jols, coy. gresois. 

GRÊLE ; greleïer, ~ loïer, — • lier 
^oy, graisle; graisleïer. 

GREMIR voy. gramir. 

GREMOÏER, -- meïer, — mïer 
^oy. gramoïer. 

GRÉNE voy. graine 1. 

GRENON, guerfiori, gernon, (jri- 
gnon s. m. moustache. « Hauz est li 
nés par deseur le gernon », Aleschans, 
2345. « Par poi ne vos arrache la barbe 
et le guernon », Gui de Bourgoigne, 
890. Proc. grenô, guernô, grignô. Et. ? 
•grânum, barbe. « Videmus granos et 
cinnabar Gothoruna. » Isidore. *Gvànum 
mendrait du Germ, grani pi. (d'où la 
forme grenon), AIL mod. granne, poil 
raide, soie de sanglier, de porc. 
D'autres feraient remonter grenon au 
Celt. ? Il est à remarquer qu'outre les 
formes grenô, guernô, grignô, le Proo. 
a gren m. barbe, gréna/. cliecelure, que 
l'on trouve aussi en Esp. gréûa,, formes 
correspondant au sg. Germ. gran, 
grôn, barbe, Li de la forme grignon 
serait-il une réminiscence de crlnem, 
crin, poil ? ? 

GRENONER, guern — p. n. mar- 
motter, murmurer, grogner dans sa 
moustache. Et. grenon. Cf. barbeter. 

GREPIR, et ses dèricèSy voy. guer- 
pir. 

GREPPE voy. grape. 

GRÉS s. m. groise, — sse s. f. 
caillou, gravier, grés, pierre. Et. *grésM 
du Germ, griez, gries, gravier, 

GRESELI, — e adj. ridé. Et. p. 
pas. de ^'resillier? 

GRESESGHE, griësche adj. f. et 
8. f. grecque; ^rièche — à la gresesche, 
à la mode grecque — sorte de jeu ; mal- 



heur au jeu; malheur, infortune. Proo. 
grezésc. /^. grechésco. /i7. •greeisca 
de grâecum, grec. 

GRESILLE, —j^ille, gris— -^.f 
grésil, grêle. Pror. grazU. Et, Germ. 
griezel, petit caillou^ dim . de griez* C/» 
grés. 

1. GRESILLIER, - Hier d. n. 
tomber du grésil, grêler. Proo. gra- 
zilhâr. Et grésil. 

2. GRESILLIER voy. gredUlier, 

1. GRESILLON, gris — s. m. 
grillon. Et. dim. de •grillicéllum dim. 
de gryllum, grillon. Gresillon comme 
oisillon : oisillon dim. c^'oisel- *avicèl- 
lum rf'âvem; gresillon dim. du fictif 
grisel •gri//tcéllum de gr J-llum . 

2. GRESILLON; grillon s. m. 
petite grille ; au pi. menottes en forme 
de grille; instrument de torture, Proc. 
grilhô. Et. dim. d'un fictif gresel, 
•cra^tcélla/?i dim. de *cratéllum de cra- 
tem, grille. Cf. graïl, ou de gieséle. 
•gran?tziélla de 'gradlzia, grille. Cj. 
gresillier. Quant à grillon, beaucoup 
plus moderne que gresillon, il- trient 
directement de gril. Cf. graïl. Die^ 
considère grésillons, menottes, comme 
le même mpt que gresillon, grillon, 
criquet f à cause du bruit de cricri qua 
font les menottes lorsqu'on les forme ; 
explication fort ingénieuse que ctcat 
confirmer le sens de gresillon appliqué 
au pêne d'une serrure, mais qin ne 
rend pas compte des autres sens où 
domine l'idée de grille, grillage. On 
pourrait faire une autre objection à 
cette ètymologie, c'est que gresillon, 
grillon, se trouve souvent écrit grisillon, 
ri rappelant l'Et. 'grillum, •gritli* 
céllum {ooy. gresillon 1), tandis qu'on 
ne trouve pas grisillons /)OMr grésillons, 
menottes, venant rfe •graticula, e rem- 
plaçant a étymologique. 

GRESLE ; gresloïer, •— lier roy. 
graisle ; graisleïer. 

GRESOIS, - sets, gris —, grec —, 



ORESSIER 



246 



6RIETË 



grès —, grejois, gregeots, grij —, 
griots adj. inc, grec, grégeois. Proo, 
grezéis. Et. *grecénsc, •grecié/ise de 
grâecum, griu, grieu, auj. grec. 
GRESSIER xioy. crassier. 
GRET voy. gré. 

GREÛSE, grahusey gruse s. f. 
démêlé, querelle, noise^ grabuge. Proo. 
grahùsa. Et. ? On peut rapprocher de 
grahuse, greûse, sans toutefois l'expli- 
quer aucunement, Vit. garbùglio qui 
donna au XVP s. garbouil, grabouil, 
et d'où oient peut-être le /nod. grabuge, 
autrefois garbuge, galburge. 

4SmÛSER V. a. contester, récla- 
mer, «« plaindre. Proo. grahusâr. Et. 
greûse. 

GREVABLE adJ. qui fait plier 
sous le poids, nuisible, qui fait souffrir, 
pénible. It. gravâbile. Et. grever I. 

GREVAIN, — ne, — gne ; grevai 
adJ. qui cause du poids, une charge : 
pesant, lourd, pénible, fatigant, fâcheux^ 
nuisible. Et. grief. 

GREVANGE, grejance, greg - ; 
grevaison s. f. grevement s. m. 
poids> peine, oppression, tyrannie, tour- 
ment, grief, dommage, préjudice. Prov. 
grevânsa, — vamén. /^. gravaménto. 
Et. grever, gregier. Resté en Angl. 
grievance, grief, tort. 

GREVANTER, - enter v. a. 
aggraver, accabler, faire souffrir. Et. 
grevant p. pr. de grever. Confondu 
quelquefois at>ec cra venter. 

1. GRÈVE s. f. armure de jambe» 
jambière ; jambe, mollet ; par ext. bro- 
dequin, instrument de s<upplice. Portu- 
gais gréba. Et, Arabe gaurâb, bas, 
vêtement de Jambe, Resté en Angl. 
Greave, jambière. 

2. GRÈVE voy. grafe 1 . 

3. GRÈVE voy. grave 1 . 
GREVENTER voy. grevanter. 
GREVËOR, sj. — vére s, m. per- 
sécuteur. Et. grever 1 . 



1. GREVER, graver; grevier, 
gregier v, a. peser sur, aggraver, grever, 
accabler; accabler de coups, d'injures; 
opprimer, oppresser, exercer sa puis- 
sance sur, tyranniser; tourmenter, mal- 
traiter, malmener, faire du mal, nuire, 
empirer, rengréger. Prov. grevâr, grav 
— , greviâr, greujâr. It. gravâre, aggre- 
vâre. Et, 'gravâre, 'grevare, *greviâre, 
•grevjâre pour gravâri, peser, être à 
charge, de grâvem, lourd, pesant. Cf. 
grief. Resté en Angl. togrieve, affliger. 

2. GREVER voy. graver 1. 
GREVEÙRE voy. graveûre. 
GREVIER voy. grever 1. 
GRE VOS, — e adJ. lourd, pesant, 

fatigant, pénible, fâcheux. Prov. gre- 
vés. It, gravôso. Et. grief. Resté en 
Angl, grievous. 

GREWET voy. gravet. 

GREX... Cherchez à GRES... 

GREY... Cherchez à GREI... 

GREZ... Cherchez à GRES... 
Ex. grezille à grésille, etc. 

GRI voy. griu. 

GRIEF, gref. Le f. griéve, grioe, 
grie, est très ancien, quoique de nou- 
velle formation, grâvem étant des deux 
genres adj. et s, lourd, pesant; péni- 
ble; douloureux, fâcheux; grief, triste, 
chagrin ; rude, terrible ; grave ; — grief, 
peine ; dommage, tort ; chagrin, mal- 
heur. Prov, gréu, griéu. It. grève, 
grave. Et. 'grève pour grâvem, que 
Von trouve souvent accolé à son 
opposé : nec grévis nec lévis. Proc. 
ni gréu ni léu. Grave est la forme 
savante de grief. 

GRIEIS voy. gresois. 

GRIËSGHE voy. gresesche. 

GRIETÉ = griéveté : dommage, 
peine, douleur, affliction, souffrance, 
malheur. Prov greugetât. Et. griéveté, 
grieté est formé directement sur griéve, 
grie/. de grief, comme le Prov. greu- 
getât de gréuge /. de gréu, gréug. Gra- 
vité est de formation savante, directe- 



GRIEU 



— 247 - 



6RILLET 



ment sur gravitâtem. Proc. gravitât. 
It, gravita. 

GRIEIT voy. griu. 

1. GRIF, grip s. m. grife, gripe 
s. /. action de saisir, gripper, d'où 
grippe, maladie; ce qui sert à saisir : 
griffe, croc, harpon ; saisie, vol ; petit 
navire de guerre armé pour saisir, 
gripper, brigantin ; ce sens est cenu de 
rit, à la fin du XV^ s, It. grifo, groin ^ 
museau pour saisir \ grippo, nacire de 
course et de pirates. Pièni, et Comas- 
que grif, griffe. Et. grif et grip sont 
les 8. verbaux de grifer, griffer, et de 
griper, gripper, qui viennent respecti- 
vement du Germ. Ane. Haut AU. 
grif an, mod. greifen. Goth. greipan. 
Nor. ripa Holl. grijpen, saisir. Angl. 
to gripe, qui remontent tous au sans- 
crit grabh, saisir. 

2- GRIF, grip s. m. griffon. Prov. 
grifo. griu. It. griffo. Et. gv^phum, gvf^ 
pum de 7|au^, ypujrdç, vautour. 

GRIFAIGNE, griff— adj\ f. n'a 
été trouvé qu'à ce genre * d'aspect 
farouche, redoutable, féroce, terrible, 
horrible, épouvantable. — Chiére,face^ 
mer, montagne, gent grifaigne. Prov. 
grifâigne. It. griffdgno. Et. grifaigne 
est le /. de grifain venant de grif -2, 
griffon. « Grifains... a les oils rouges et 
vermaus comme feu. » Brunetto Latini, 
Trésor. C'est de ce regard menaçant 
et farouche du grifain et non de ses 
griffes qu'est venu le sens de grifaigne. 

GRIFÉE, gripèe ; gripaille s. f. 
. action de saisir, d'empoigner ; rapine, 
vol; griffade. Et. p. pas. de griffer, 
gripper. Cf. grif 1 . 

GRIFIER, — e gripier adj. et s. 
armé de griffes; portefaix, crocheteur, 
fort de la halle chargeant et déchargeant 
au. moyen de crocs. Et. grif, grip 1. 

GRIFON s. m. f griffon; 2" grec. 
Prov. grifô. Et. V grifon, griffon, 
augm. de grif 2 ; 2" grifon, grec, soit à 
cause de l'aigle à deux têtes, du griffon 



peint sur les étendards de l'Empire 
Byzantin; soit, suivant Raynouard, 
de grill, grec. Griu^ griv, grif, augm. 
griffon, (/rec. 

GRIFONAILLE s. f. ramassis, 
bande de pillards, voleurs; canaille. 
Et. grifon de grif 1, croc et vol, et la 
terminaison péjorative aille. 

GRIGNART, — de adj. qui montre 
les dents, grimaçant, rechigné , laid, 
affreux. Et. grigne 2 et le suffixe péjo- 
ratif divi. 

1. GRIGNE, grine s. f. grigne- 
ment s. m. action de montrer les dents, 
de grincer des dents, grimace, fureur, 
haine; fente du pain comparée à une 
grimace. Ladin grlgna, grimace. It. 
grigna, face laide, méchante. Et. gri- 
gnier 1 . 

2. GRIGNE adj. grimaçant, mena- 
çant. Et. grigne 1. 

3. GRIGNE voy. graigne 1. 

1. GRIGNIER, gringnier, griner 
V. a. et n. montrer les dents, grimacer, 
grincer des dents, être en fureur; fron- 
cer, hérisser. Prov. grinâr. It. digti- 
gnâre. Et. Germ. grinan, grinjan, gri- 
nian, montrer les dents, AU. mod. 
greinen, grincer des dents. On trouve 
quelquefois grignier écrié graignier rap- 
pelant la prononciation de greinen, 
prononcer grainer, ai comme dans ail. 
Cf. graignier. 

2. GRIGNIER ror/. crisner. 

3. GRIGNIER ro^. graignier. 
GRIGNON voy. grenon. 
GRIGNOR voy. graignor. 
GRIGNOS, — e adj. qui montre 

les dents ; grimaçant ; rechigné, grognon ; 
fâcheux, lamentable ; hideux. Et. 
grigne 1. 

GRIGOIS, grijois voy. gresois. 

1. GRILLET ; — lot, grilet, grisl 
^ s.m. grillon. Prov. grilhét. It. gril- 
létto. Et. dim. de gr^llum. Le dérivé 
direct gril. Prov. grilh. It. grillo, 



1 



GRILLET 



- 248 — 



CROISSE 



manque ; il a été probablement étouffé 
dès sa naissance par gril contr. de 
graïl, greïl. C/. gresillon i. 

2. GRILLET dim. de la forme 
contractée gril pour graïl, greïl. 

GRILLON coy. gresillon 2. 

GRIME ; grimelé, — e adj. ridé, 
flétri, vieux; irrité, chagrin. Prov. 
grim, affligé. It. grimo, ridé. Et. Germ. 
grim, furieux, farouche. Cf. graim. 

GRINE voy. grigne. 

GRINER voy. grignier 1 . 

GRINGALET s. m. et adj. sorte 
de cheval ; petit, grêle. Et. ? 

GRINGNIER voy. grignier i . 

GRINGOT s. m. gazouillement, 
fredonnement. Et. gringoter. 

GRINGOTER; gringuenoter o. 
n. gazouiller; fredonner. Et. f peut-être 
onomatopée'^ ne remontent qu'au XV' s. 

GRIOIS coy. gresois. 

GRIP; gripe voy. grif. 

GRIPÉE ; — paille voy. grifée. 

GRIPIER Doy. grifier. 

GRIS AIN ; — sels voy. grechain; 
gresois . 

GRISILLE; grisillier ; grisil- 
lon voy. grésille ; gresillier, etc. 

GRISLE adj. gris. Et. ? Est-ce un 
dim. de gris, *grlseum, *grlsulum? 

GRISLET voy. ^rillet 1. 

GRISOIS voy. gresois. 

GRIU, yrieuj gri, gru adj. grec. 
Prov. griu. It. gréco. Et. grâecu. 

GRIVE voy. grief. 

GRIX... Cherchez à GRIS... Ex. 
grixois à grisois, etc. 

GRIZ... Cherchez à GRIS... Ex. 
grizois à grisois, etc. 

GROBIS adj. inv. important, pré- 
somptueux. — Faire du yj^obis, tdLÎre 
l'important. Et. ? on trouve quelquefois 
grobis écrit en deux mots : gros bis. . 

GROCIER voy. grognir. 



GROÇOÏER, — cïer voy. gros- 
soïer. 

1. GROË, groie s.f. pierre, caillou, 
gravier; terrain pierreux, caillouteux. 
Et. Celt. kroa, groa, id. Cf. grave 1. 

2. GROË voy. grau. 
GROÉE, grouée s.f. terre pierreuse; 

volée de coups de pierres, par ext. volée 
d'oiseaux, chute d'un grand nombre de 
fruits, cueillette. Et. groé 1 . 

GROËTOS, — e adj. pierreux. Et. 
groé 1 . 

GROGE, grouge s. f. crosse, bâton 
recourbé. It. grùccia, crosse, béquille; 
crùccia, bêche. Et. ? *crûcea, •crùcia, 
*crùcja de crùcem, croix'^ 

GROGNIÉE, gronynièe, groic/nie 
s. f. coup de poing sur la figure, le 
groin. Et. groigne. 

GROGNIR , gronir, grugnir ; 
grondir; groindre, groridre; gro- 
mir; — er; gronder, grocier, grou- 
cier V. n. grogner, gronder, grommeler, 
marronner; être grognon, maussade, 
de mauvaise humeur; murmurer; 
mugir. Prov. gronhir, — nlr; grondir. 
It. grugnire. Et. grunnlre = grognir; 
grundlre = grondir; Germ. grumen = 
gromer ; Germ. grunzen = groncier. 

GROGNISSEMENT ; grondis- 
sement; gromelement ; gronce- 
ment s. m. grognement, grognerie, 
murmure. Et. grognir, grondir, gro- 
meler, groncier. 

GROGNOÏER/ré^. de grogner. 

GROIE voy. groë. 

GROIGN E, grongne s. f. groing, 
groin s. m. groin^ museau, mufle: 
extrémité, cap ; grognerie, gronderie, 
querelle dispute. Prov. groinh, groln- 
gna. It. grùgno. Et. grognir. 

GROIGNIÉE voy. grogniée. 

GROINDRE voy. grognir. 

1 GROISSE, gî^osse s. f. gros- 
seur, grandeur, grossesse; grosse. Prov. 
grôssa. Et. f. rfegros. 



f 



GROISSE 



249 — 



GUAA6NART 



2. CROISSE, groise ooy, grés. 

GROMER coy. grognir. 

GROMET, gormet, groumet, gour- 
met s. m. valet, domestique, serviteur^ 
garçon, courtaud de boutique, garçon 
de marchand de vin; saute-ruisseau. 
Esp, gruméte, mousse Et. Germ. 
Dim. du HolL grom, jeune garçon. 
Gromet, gourmet, le garçon du mar- 
chand de vin qui goûte les eins, n'a 
plus signifié dans la suite que gour- 
met, et nous avons repris à l'Anglais 
groom, qui est le même mot pour signi- 
fier petit domestique. 

GROimR voy. grognir. 

GRON voy. giron. 

GRONGIER voy. grognir. 

GRONDILLANGE s. /. gron- 
dillement, gondril — s. m. comme 
grognissement. Et. grondillier. 

GRONDILLIER frèq. de gron- 
dir Proo. grondilhâr. 

GRONDIR; grondre voy. gro- 
gnir. 

GRONGNIR, gronir, et ses déri- 
vés ^ voy. grognir, etc. 

GROPIL voy. golpil. 

GROSBIS voy. grobis. 

GROSSE voy. groisse 1. 

1. GROSSIER {707/ . grocier. 

2. GROSSIER s. m. marchand en 
gros. Et. gros. Resté en AngL grocer, 
épicier. 

GROSSOÏER, — ïer, groçoier 
fréq. de grossir. 

GROU... Ghercliez à GRO... 
Ex. grougnir, groumet, etc. à gro- 
gnir, gromet, etc. 

GROUGIER voy. grognir. 

GRU... Cherchez à GRO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. grugnir; grumet; grun- 
dir, etc. à grognir ; gromet ; gron- 
dir, etc. 

1. GRU, gruis, grujs s. m. gruau : 
blé, orge, avoine séparés du son et 



réduits en grains ; bouillie de gruau ; 
agglomération de petits grains, par 
ext. fret, fretin. Prov. grus, gru, 
graine, grain. Et- Germ. AngL 
Sax. grut = gru ; d*où grutel, gruel, 
auj. gruau ; Ane. haut AIL gruzi = 
gruis ; A IL mod. grtitze = gruz . 

2. GRU voy. griu. 

GRU AL /or/?îe de cruel : gru pour 
cru comme gras de crâssum; al pour 
el comme féal pour feel, fidélem. 

GRUEL voy. gru 1. 

GRUIAGE s. m. droit sur les 
forêts ; gruerie, juridiction forestale. 
Et. Cf. gruïer 1. 

1. GRUÏER s. m. et adj. garde- 
forestier ; gruyer; expert, habile. Et. 
Germ. gruo, pré vert, grûn, Angl. 
green, vert. Gruyer = verdier, id. de 
vlridem, vert. 

2. GRUÏER, — e adj. dressé à 
chasser la grue. Prov. gruiér. Et. grue. 

GRUIS voy. gru 1 . 

1. GRUPER ; grupir; voy. guer- 
pir. 

2. GRUPER, qrupper forme de 
gripper : saisir, happer, attrapper. Cf. 
grif i 

GRUSE contract. de greûse. 
GRUZ coy. gru 1. 

GU... Cherchez à GO... Ex. 
guitron; guloser, etc. à goitron 
goloser, etc. 

GUAAGNABLE ; guaagnage 

gaagn —, gaaign — , gahaign — 
gaegn — , gagn — , gaign — , gucn — 
waa — adj. cultivable, labourable 
gagnable. Prov. gazanhâble. It. gua- 
dagnâbile. Et. guaagnier. 

GUAAGNAGE ; guaagnerie ; 
guaaigne, //aa^— , etc. voy. guaaing. 

GUAAGNART, — de, gaagn —, 
gagn — , gaig — , waa — , wai — adj. 
et s. avide de gain, pillard, voleur, 
cruel, féroce. Prov. guaignâr. Et. 



GUAAGNEL 



- 250 - 



6UAIF 



guaagnier eé le suffixe péjoratif Mi. Cf, 
guaagnon. 

GUAAGNEL^ gaaignely gannely 
gaimel, waa — %dj. cultivé, ensemencé 

— Prè gaagnely pré à regain, fauché 
deux fois l'an . Et. guaaing. 

GUAAGNËOR, sy. — gniére, gaha 
^, gaaign ~, gaegn—, gag a —, gaign 
— , waa — , ra — s. m. guaagneréce, — 
sse s. J, laboureur ; celui qui récoite, 
gagne, gagneur. Proc. gazanhadôr, sj. 

— nhâire, pillard. It. guadagnatore. Et. 
guaagnier. 

GTJAAGNlEiRygaaignierjgaha — , 
gaegniery gaignier^ wa — v. a. et n. 
paître, faira paître ; cultiver, labourer, 
ensemencer, moissonner ; faire profiter, 
rendre ; acquérir à la guerre , dans le 
commerce, butiner, piller; trafiquer, 
profiter, gagner. Proo. gazanhâr. It. 
guadagnâre. Et. Germ. waidanjan, 
weid —, faire paître^ de weida, pâtu- 
rage. 

GUAAGNON, gaaignon, gagnon, 
gaignon, gaingnon^ gainon, wa — , 
wai — adj, et s. m. cruel, féroce, mé- 
chant ; — gros chien, chien de garde, de 
berger, mâtin, dogue; chien au propre 
et aujlg. £'^? guaagnier, butiner , piller; 
et la terminaison augm. on? Cf. guaa- 
gnart. 

GUAAIGNIER, et ses dérioéSy voy. 
guaagnier, etc. 

GUAAING, gaain, gain, wa —, 
gaïm, gain, waïm, waïn^ vainy voin^ 
vuin; guaagnage ; guaagnement s. 
m. guaaigne ; guaagnée ; guaagne- 
rie ; — gneûre ; — gniére, </aat^ —, 
gahaig —, gaeng —, gaig —, wa —, oa 

— s. f. pâturage ; labourage ; culture, 
travail de la terre, labour, travail; 
terre labourable, champ ensemencé^ 
métairie, ferme ; récolte, produit, profit 
de la terre ; spécial, blé, grain et herbe 
de pâturage, regain ; époque de la ré- 
colte, automne; produit, profit, gain, 
butin. Proi^. gazânh, gazanhâtge,— nha- 



mén, gazânha. It. guadâgno, guaime. 
Et. guaagnier. — La forme gaaïn, 
walm, waïn. It. guaïme ment proba- 
blement du s. weida, pâturages, avec 
la terminaison imen. 

GUAEGNIER, et ses dérivés, toy. 
guaagnier, etc. 

GUAER, gaôr, gaiery waér = gaéer 
V. a. baigner, tremper, mouiller, plonger, 
laver dans Teau ; abreuver ; passer à 
gué, guéer. Pror. guazâr. It. guadâre. Et. 
Germ. watan, mouiller. Guéer, passer 
à gué^ c'est traverser en se mouillant. 
Gué, vàdum de *vâdere, aller, influencé 
par le Germ. wat, gué, de watan, 
mouiller.. 

GUAGEMENT, gagement s. m. 
guagerie ; — gière ; — geance ; — 
geaille, wag —, gag — s. /. gage, 
engagement, promesse, caution, garan- 
tie. Proe. gajaria, gatgiéyra. Et. gua- 
gier 1 . 

GUAGIER, gagier, wa — , wai —, 
-jer = gager o. a. fournir caution, don- 
ner en gage, en garantie, promettre, 
garantir, s'engager à, engager, prendre, 
saisir pour gage, dresser procès-verbal, 
intimer une contravention, constater 
un délit; gager ; parier, donner des 
gages. — Guagierdu service, refuser le 
sw^ce ; refuser. Prov. gatjâr. Et. 
wadiâre de 'widium, 'vâdium, gage, 
de vas, vâdis, répondant, garant, sous 
l'influence du Germ. vadi, wetti, cau- 
tion, gage, qui donne mieux raison du 
g dur de gage, gager. 

GUAI, gwai, wai, waé, = ouais ! 
exclamation exprimant la douleur, la 
tristesse, Teffroi. — Guai a moi, vaemihi, 
malheur à moi. It. guai. Et. Germ- 
Goth. vai. Ane. Haut AU. wé. Ang. 
woe, wo desquels il faut rapprocher le 
latin vae. 

1. GUAIF, gaif, waif, wef s. m. 
épave; animal égaré, abandonné, qui 
n'est réclamé par personne. Et. 'wa^- 
vium du Germ. Ang. waif, épave, de 



GUAIP 



- 251 - 



6UAMENTER 



to waLve^Jtotterf to waive, abandonner. 

2. GUAIF, — ve, gaif, waif, wef 
adj. non réclamé; abandonné; perdu, 
égaré. Et, guaif 1. 

GU AIMENT ; — tement ; — 
teïs, ^at— , wai — ^gra — , guer — s. 
m. lamentation, plainte, gémissement. 
Prov. gaymén, — tamén. Et, guai- 
menter. 

GUAIMfSNTER, gaim —, gueim 
—, guem — , waim — , guam — , 
gairm —, guer m —, garm —, gram 

— r. n, rèfL. et a. gémir, geindre, 
se lamenter, se plaindre, déplorer, 
gémir sur. Proo. gaymentâr, guaim 
—, gasm. Et. formé de l'interj, guai, 
wai ! exprimant le malheur, la dou- 
leur^ auj. ouais I sur le patron de 
lamenter f La forme gairmenter, guer- 
menter, garm — se rattache probable- 
ment au Celt, gairm, garmi ,* crter. 
Gramenter n'en est qu'une nouvelle 
forme , ce changement étant fréquent : 
forment ou froment, ferté ou frété, etc; 
ou bien gramenter prooient-il du Germ. 
gram ? Cf. graim. 

GUAIMENTOS, — e, gaim -, 
waim — , guerm — , garni — , guarm 
—, gram — adj. lamentable. Et. 
guaiment. 

GU AIRES, guaire, gaires, waires 
= guères, guère ado. beaucoup, mais 
se irouoant toujours avec la négationy 
signifie non beaucoup, c'est-à-dire peu. 
Proe. gâire, guâire. It. mod. guâri. 
Ane. guéri. Et. Germ, unweiger, non 
beaucoup. 

GUAISGHE, gaischcy guasche, 
gâche, gace^ wace = gâche : instru- 
ment à battre Teau, battoir ; aviron, 
rame, godille ; — bourbier ; gâchis ; 
tas d'ordures ; flaque d'eau, marécage, 
marais. Et. s. verbal de guaschier. 

GUAIT ; guaite ; guaitêor ; 
guaitier, gait —, wait — graphies 
de guet ; guette ; guetteur ; guetter ; 

— Guet : sentinelle^ garde, surveil- 



lance. Guetteur : sentinelle, espion, 
voleur de grand chemin. Guetter : faire 
sentinelle, veiller, observer, regarder, 
garder. Proo. guayt, gach ; gâita, 
gâcha ; gaitadôr ; guaitàr, gachâr. It. 
guaitâre, guatâre, qui oient prob. du 
français. Et. Germ. wahta s., guet^ 
garde ; wahten o. guetter, veiller, sur- 
veiller, garder, regarder. 

GUAIT ANGE ; gaitance s. /". —te- 
ment» gait ^-y guet — , wait — s. m, 
action de guetter, de faire sentinelle ; 
d'épier ; surveillance , garde ; embus- 
cade. Et. guaitier. 

GUAIVER, gaiver, gueoer, gues- 
ver, waiv —, weiv — v. a. égarer^ per- 
dre, abandonner, céder Et. wayvâre, 
id. rfe*wayvium, épavcy guaif t. 

GUALGRER, gai —, wai— v. n. 
naviguer, voguer. Et. Germ. walk, 
marche. 

GUALD voy. gualt. 

GUALDIN, — e, gald — adj. des 
bois. Et. gualt. 

GUALDINE, galdine s. f petite 
forêt, petit bois, bocage, bosquet, fourré, 
hallier, taillis. Prov. gaudina. Et. dim. 
de gualt. 

GUALT^ gait, gaut, gai, gau, wait 
s. m. forêt, bois. Prov. gaut, gau. Et. 
Germ, wald, id. 

GUAMANTER, "et ses dérivés, 
voy» guaimenter. 

GUAMBAIS, gambais, — bèSy 
guambaison —, bison, — boison, — 
beson, wamb — , gamb — s. m. pourpoint 
rembourré que Ton portait sous le hau- 
bert ; cotte, gilet. Prov, gambâis, — 
baisô. Et. Germ. wambeis, id. de 
wamba. ventre. Compare:: l'It. pan- 
ciôtto, gilet y de pância, ventre. 

GUAMBAISIÉ, — e, gambaisiéy 
gambesièy wamb — adj. rembourré, 
piqué, matelassé. Et. guambais. 

GUAMENTER, et ses dérivés, 
voy. guaimenter. 



OUANGHE 



252 



GUARLANDE 



GUANGHE ; guanchir toy, 
guenche ; guenchir. 

GUANDIE, gandie s. f. échappa- 
toire, subterfuge. Proo. gandlda. Et. 
p. pas. f. de guandir. 

GUANDILLIER^ gandilUcr, 
— drillier c. n. se sauver, s'enfuir. Et. 
frèq. de guandir. 

GUANDIR, g a —, ira — v, n. 
s'enfuir, se sauver, s'esquiver, se réfu- 
gier. Pi'oo. guandir, ga — . Et. Gerni. 
wantjan, wen — , aller^ s'en aller, 

GUAPE, gape, wapCy adj, des deux 
genres insipide. Et. f vâpt^tw + e d'ap., 
vâptWa, ècentè^ gàtè, influencé par 
Gernx. f 

GUARANGE, gar —, war —, s. 
/. défense, protection, garantie. Prov>. 
garénsa, vwtr — . Et, guarer. 

GUARANDIR; guarandise, etc, 
= garantir, garantise, etc. 

GUARANT, gar — , gucr —, war 
— , — ent s. m. caution, garantie; pro- 
tection, défense, sûreté, garant. Proû. 
guarén, guirén. It. Ane. guarénto. Et. 
•waréntem, 'gar — , caution, du Gernx. 
Ane, Frison werand, warend, Angl. 
warrant du v. wéren y fournir caution, 
se porter garant. 

GUARANTAGE, garantage ; — 
tissement, — dissement s. m. gua- 
randise, — tise-; — dison, — tison, 
garent —, gar — , guer — , wat — s. /. 
caution, garantie, préservation, défense, 
protection. Proo. guarentizia. It. gua- 
rentlgia. Et guarantir. Cf. guarant. 

GUARDANGE, gardance s. f. 
guardement;. — dage, gard — , 
ward — s. m. garde. Proo. gardânsa, 
guardamén. jE"^. guarder. Encieil Angl. 
guardage, tutelle. 

GUARDINGE, gard'mgcy — gue 
s f. cargue. Et. f prob. Germ. 

GUAREDON vog. guerredon. 

GUARENT, etc. vog. garant, etc. 

GUARET, war — , var —, garet, 
graphie de guéret : jachère, guéret. 



labour. Prov. garâg. Et.f vero&ctnm, 
jachère. V changé en g, comme gaîne 
de vagina. Les mots correspondants, 
Esp. barbécho. Port, barbelto, yac/iêrc, 
ont mieux conseroé la forme du mot 
racine. 
GUARETER, f/ar —, war - guer 

— V. a. labourer. Et. guaret. 
GUARÏER, gar —, war — t. a. 

persécuter. It. angariâre '^'^ Et.^ 
GUARIMENT cog. guarison. 

GUARIR, garir —, wa -^, gue 

— V. a, et n. défendre, protéger, garan- 
tir, préserver, sauver, guérir; fournir, 
approvisionner; — être préservé, ga- 
ranti, échapper au danger; être muni 
du nécessaire, d'approvisionnements. 
Proo. garir. guérir. It. guarire, anc. 
guerlre. Et. Germ, warjan, werjan, pro- 
téger, défendre. 

GUARISON, gar — ; guer —, war 

— s.f, guariment; guarissement, 

— risementy — risment, gar s, m, 
protection, défense, garantie, soutien, 
salut, guérison ; ressources, subsistances, 
provisions, produits, biens. Proo. gue- 
riz6. It guarigiône. Et. guarir. En 
Angl. garrison, garnison. 

GUARITE, gari —, guer —, wa — 
s.J. refuge, retraite, lieu défendu, fortifié, 
fort, fortin, guérite. Proo. guerlda. Ei. 
p. pas. c?e guarir ? 

GUÀRITER, gariter, guer — c. a. 
garnir de guérites, donjonner, fortifier. 
Et. guarite. 

GUARLANDE, garlande,— dage; 

— deïs;garlander, guer —, ^a/ — 
graphie de guirlande, guirlander: 
guirlande, couronnement, galandage, 
garl — ; guirlander : orner, couronner 
de guirlandes, parer ; garnir, revêtir 
d'un revêtement en briques, couronner, 
créneler. Proo. garlânda, guir — . It. 
ghirlânda, gril—. £"«;. •garlânda de ? On 
a proposé le Germ. wiara, couronney 
guirlande ; o. wierelen, border f — Les 



GUALANDCSCHC 



- 253 



GUASTER 



formes guarlande, guarlander sont . 
restée-^ en Angl. garland, to garland. 

GUALANDESGHE, garl — s.f. 
guirlande. Et, guarlande. 

GUARLANDESGHIER, garl - 
V, a, garnir de guirlandes. Et. guar- 
landesche. 

GUARNAGHE ; garnache, gan — 
s. /. vêtement, robe de dessus, tunique, 
sarreau, soutane, manteau. Prots, gan- 
nâcha. It, guarnâccia, — âcca. Et ? 
guarnir ? 

GUARNEMENT, garniment ; — 
nissement s. m. guamison ; — 
niture, — ncturcy — nisture, — nés- 
ture, — nisure, garn — , guern — , 
warn — s. /. tout ce qui garnit : vête- 
ments, habits ; mobilier, ustensiles ; 
biens ; équipement, armure ; provi- 
sions, munitions; garniture, ornement, 
parure ; défense, protection, garantie ; 
secours ; garnison ; forteresse. Froc. 
guarnimén, — nisô, — nidùra, garn — . 
It. guarniménto, — nigiône, — nitùra. 
Et. guarnir. 

GUARNIR, garnir, guer —, war 
— c. a. avertir, informer; garnir, mu- 
nir, défendre, protéger, garantir, forti- 
fier; garnir, fournir, pourvoir, appro- 
visionner ; garnir, équiper, habiller, 
orner. Prov. guarnir, gar — . It. guar- 
nire, guer — . Et. Germ. warnon, 
varnian, avertir, prendre soin de. Gar- 
nir, garer, garder ont tous trois le radi- 
cal Germ. war, warh, considérer, 
prendre garde. 

GUAROL, garolf garoul, garwall, 
wa — , oa — s. m. loup-garou. Et. 'ge- 
rùlphum, id.du Germ. verewolf, wer- 
wahrwolf, homme qui était loup. 

GUAROLAGE, garolagcy garouil- 
lagcy ta — , wa — s. m. garouage, 
action de loup-garou, -débauche. Et. 
guarol . 

GUARREDON; ~ doner vog. 
guerredon, etc. 

GUASGHE i5oy. guaische. 



GUASGHEL , gaschel, gachel , 

— cel ; gaschoil, — chueil, — çueil 
s. m, bourbier, gâchis, tas d'ordures ; 
flaque d'eau, fossé plein d'eau, maré- 
cage, marais. Et. dim. de guaische. 

GUASGHEMENT, gasck — s. m. 
action de ramer. Et. guaschier. 

GUASGHËOR, gaschôor, sj. — 
schiére, Pic. guaskëor s. m. celui qui 
gâche et qui fait des gâches : rameur ; 
gâcheur ; vendangeur ; avironnier. Et. 
guaschier. 

GUASGHIER, ga — . loa —, gas-. 
sier^ Pic. guaskier p. a. laver, agiter 
dans Teau, détremper, gâcher, détrem- 
per le mortier; ramer, godiller; embour- 
ber, souiller, tacher de boue, salir, 
.gâter, gâcher. It. guazzàre, détremper y 
mouiller. Et. Germ. waskan, lamr. 

GUASGHUEIL, — choil, — çueil 
voy. guaschel. 

GUASSIER voy. guaschier. 

1. GUAST, — e, gastf icast et 
aussi m. guasteadj. vaste ; désert, soli- 
taire, abandonné, inculte, désolé, vide; 
dévasté, ruiné, ravagé, gâté ; hors de 
service. Pi-oo gast. It. guâsto. Et. 
vâstw, vâsta. Cf. guaster. 

2. GUAST, gasty t^uasi, wast; 
gastement s. m. désert, solitude, lande 
inculte, pays ravagé ; ravage, pillage, 
ruine, dévastation, dégât. Proc, gast, 
guast. It. guâsto. Et. guaster. 

GUASTËOR, gastcor, sj. — tére, 
wast — s. m. — teréce, — sse s. f. 
celui, celle qui gâte, ravage : ravageur, 
dévastateur ; dissipateur, prodigue, dé- 
pensier, gaspilleur. Proo. gastadôr, sj. 

— taire, gastayritz. It. guastatôre, — 
tri ce. Et. guaster. 

GUASTER, gaster ; gastir, gua 
— yWa — a. rendre désert, dévaster, 
désoler, ravager, dissiper, perdre, gâter. 
Proc. gastâr, guas—. It. guastâre. Et. 
vastâre, racager^ rendre désert, de vâs- 
tum, acec influence du Germ. wastjan, 
ravager, pour le changement du v en 



OUASTIN 



— 254 — 



(ÏUËRREDOKER 



ga, gw. Gastir vient directement de 
wastjan . 

GUASTIN , gastin ; guastine , 
gas — , was — 9 cas — «. et adj. dé- 
sert, solitude, lande, terre inculte, terre 
en friche ; ravage, pillage. — dévasté, 
ravagé. Et. dim. de guast. 

GUASTINER, gastiner, was — 
c. à. rendre désert, ravager. Et. guas- 
tine. . 

GUASTIR voy. guaster. 

GUEDREDON ; guedredoner 
voy. guerredon ; guerredoner. 

GUEF voy. guail. 

GUEILLE, guelle voy. gorle. 

GUEIMENTER, guem — voy. 
guaiznenter. 

GUENGHE, guanchey gauche, guin- 
che s. /. action d'aller de côté^ de tra- 
vers, d'obliquer, de s'échapper ; détour, 
échappatoire, fuite, feinte^ finesse, ruse, 
tromperie. Et. guenchir. 

GUENGHIR ganchir ; — ier ; 
guan — , gwan — , wan — , wen — c. 
n. et rèjl. trébucher, faiblir ; aller de 
côté, de travers, obliquer, gauchir, se 
détourner, se dérober, détourner, aban- 
donner, éviter, échapper. Prov. gau- 
chir, guen — Et. Gcrm. wankjan, venk- 
jah, céder ^ chanceler. Ganchir est très 
probablement le même mot çwe gauchir, 
malgré la singularité de cette trans- 
formation : gan en gau. Ganchir a 
tous les sens de gSLMchir qui n' apparaît 
qu'aw XIV" s, et qui ne le supplante 
définitivement qu*au xvi*. 

1. GUER... Cherchez à GRE,., 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. guemon à grenon, etc. 

2. GUER... Et. Germ. war... 
Cherchez à GUAR... Ex. guer- 
nir ; guérir à guarnir ; guarir, etc. 

GUERDON; guerdoner voy. 
guerredon ; guerredoner.. 
GUERETER voy. guareter. 
GUERLE voy. gorle. 



GlfBRMENTEB voy. guaimen- 
ter. 

GUERMOlfiR coy. gramoïer. 

GUERNON ; gu^^noner voy. 
grenon; grenoner. 

GUERON voy. giron. 

GUERP, werp] guerpiment; - 
pisement; s. m. guerpison;— pine 
s.f. abandon, déguerpissement ; dessai- 
sissement, cession, remise, donation. 
Et. guerper, guerpir. 

GUERPIR; — per, garp —, grepi 
—, grup —, werp — v. a. déguerpir, 
abandonner, laisser, quitter; céder. 
Prov. guerpir, gurpir , gruplr. Et, 
Germ. Goth. vairpân. Ane. Haut AIL 
werfan, mod. wetîen, Jeter; de l* ancien 
usage germanique de Jeter une paille 
à celui à qui on cédait une propriété. 
Cf. festuer, esfestuer 

GUERREDON, guedredon XP s., 
guerdon^guarredon^ gardon, guîcrdon, 
guïardon^ ger — , wer — s. m. prix 
en retour d'un service; récompense; 
salaire ; cadeau. Prov, guazardôn, 
guizardôn, — zerdôn, guiardôn, guier- 
dôn. It. guiderdône. Et Vider- 
dônum. *Widerdônum est une corrup- 
tion de l'Ane. Haut AU. widarlôn 
influencé par le latin àànxxm. Widarlôn, 
widar, en retour y lôn, récompense. 
Resté en Angl. guerdon, récompense. 

GUERREDONABLE adJ. qui 
mérite récompense. Et, guerredon. 

GUERREDON ANCE s. f. - 
donement s. m. récompense. Pro^. 
guizardonânsa. Et. guerredoner. 

GUERREDONËOR, sj, — nére 5. 
m. celui qui récompense. Prov. gazar- 
donadôr, sJ. — nâire. Et. guerredoner. 

GUERREDONER , guedredoner 
XI s. y guerd — , guarred — ,gard -, 
guïerd — , guïard — , ger —, wer — 
V. a. récompenser, donner en récom- 
pense, en cadeau. Prov. guazardonâr, 
guïard — . It, guiderdonàre. Et. guer* 
redon. 



ÛUERRÊOR 



— 255 



GUILËOR 



6UERRËOR, sy. — rére; guer- 
roïeor, — rior, sj\ — roïére s. m. 
guerrier, ennemi, batailleur, querelleur, 
sens 'gu^ avait aussi guerrier. Proc. 
guerreyadôr, sj\ guerreiâire. IL guer- 
reggiatôre. Et guerrer, guerroyer. 

6UERRER c. a . mettre en désordre, 
en déroute, combattre, batailler^ nuire. 
Et. Germ "wermn, mettre en désordre. 

GUERRIF, — ve; guerroïable, 
— ïable adj. guerrier, de la guerre, 
selon les lois de la guerre, ennemi. Et, 
guerre, guerroyer. 

6UERROÏEMENT, — rïcnient 5. 
m. action de guerroyer; guerre. It. 
guerreggiaménto. Et. guerroyer. 

GUERSOI, — sei, — sai s. m. défi 
à boire; grande buverie. — A guersoi, 
à cœur joie, à bouche que veux-tu, à 
gogo. Et."^ Dics propose guère soif, 
c*est'à'dire grand'soif, mais guère ne 
va jamais sans la négation. Cf. guai- 
res. 

GUERSOILLIER, -seillicr v.n. 
provoquer à boire; toaster. Et. guersoi. 

GUESLE toy. gorle. 

GUEVER, gueseer oo//. guaiver. 

GUI sj. de guion. 

GUIAOE comme guiement. 

GUÏARDON ; — doner voy. guer- 
redon, etc. 

GUIART s. m. vêtement. Et. ? 

GUIBELET coy. guimbelet. 

GUIBET^ wibetf bibet s. m. mou- 
cheron, cousin. Et.^ Il est probable que 
guibet, cousin, et guibelet, guimbelet, 
tarrièrey ont la même origine du 
Germ. Flam. weme, wemel, etc. tar- 
rière, à cause de la bouche de ces in- 
sectes en forme de tarrière. Cf. guim- 
belet. 

GUIBLET coy, guimbelet. 

GUIGHART voy. guischart. 

1. GUIGHE, guige, guincke; gui- 
chelire s. f courroie, lanière, ceintu- 
ron, écharpe, cordon, ruban; spécial. 



courroie pour suspendre Técu au cou. 
It. anc. gulggia. Et. Germ. windicas, 
id. 

2. GUICHE voy. guische. 

GUIE s.f. guide, conducteur. Proo. 
guida, guia. It. guida. Et. guiér. Cf. 
guide m. etf 

GUIEMENT s. m. conduite. It. 
guidaménto. Et. guiér. 

GUIËOR, SJ. guiére s. m. guieréce, 

— sse s.f. guide, conducteur, — trice; 
chef, commandant. Proo. guidadôr, 
guiadôr. sj. guiâire. It. guidatôre, 

— trice. Et. guiér. 

GUIËR = guider : guider, conduire, 
montrer la voie, mener; commander. 
Proo. guidâr, guizâr, guiâr. It. guidâre. 
Et.'l Le gu indique une origine pro- 
bable du Germ., et on a proposé le 
Goth. vitan, suroeiller, observer. Cf. 
guait. D' autres proposent une origine 
celtique ? 

GUIERDON ; — doner voy. guer- 
redon, etc. 

GUIEU voy. goi 1 . 

GUIGE ooy. guiche. 

GUIGNEMENT s. m. action de 
guigner. 

GUIGNIER 0. n. et a. guigner, 
faire signe de Toeil, en clignant ; farder, 
parer, déguiser. Pr^ov. guinhâr. It. ghi- 
gnâre. Et. ? On a proposé VAngl.-Sax. 
ginian, bâiller, ouorir la bouche, et 
Vanc. Haut AU. kinan, sourire 9 

GUILDfî voy. gelde. 

GUILE, gilcy guille s. f tromperie, 
fourberie, filouterie. Proo. guila. Et. 
Germ. Sax. vile, Angl. wile artifice^ 
ruse. La forme Angl. guile vient du Fr. 

GUILÉE s. f. ondée, averse, gibou- 
lée. Et. ? Die^ le tire de l'Ane. Haut 
AU. w 8.90,1, pluie '^ 

GUILËOR sj. — 1ère, gil —, s. m. 

— leréce, — sse s.f. trompeur, men- 
teur, fourbe. Prov. guiladôr, sj. gui- 
lâire. Et. guiler. 



âUlLEA 



- 256 - 



GUITON 



GUILER^ guiller, giler o. a. trom- 
per, filouter, attrapper. Proo, guilâr. 
Et. guile. 

GUILL... Cherchez à GUIL... 
Ex. guille à guile, etc. 

GUIMBELET, guimhlet, wiin — , 
guibelety giblet s. m. vilebrequin, 
tarière, vrille, foret, percerette. Et. 
Gerin. Flani. weme, wemel, wimpel ; 
Angl. wimble, gimlet, id. du Flam. 
wemelen, aller çà et là, percer en 
tournant et retournant, avec une 
tarière. Cf. Guibet. 

GUIMPLE, icimple graphie de 
guimpe : banderole, flamme, gonfanon ; 
voile, guimpe, fichu. Et. Germ. wim- 
pel, banderole, gonfalon. 

GUIMPLER V. a. et réfl. se voiler ; 
vêtir d'une guimpe. Et. guimple. 

i.GUINGHE; guinchir voy. 

guenche ; guenchir. 

2. GUINGHE voy. guiche 1. 

G U I N D A S , windas, c indas ; 

guindal ; guindant s. m. guindé 

s. /. guindeau, treuil, cabestan, grue ; 

guindre, dévidoir, rouet. It. gulndolo, 

blndolo. Et. Germ. . Holl. windas, 

Ali. windache de windan, enrouler en 

tournant, et axis, essieu'^ Cf. guinder. 

GUINDER ; winder v. a. 'tirer en 

haut, hisser en enroulant la corde dans 

une poulie, hisser en tournant un treuil, 

un guindeau ; hisser, dévider, guinder. 

It. ghindâre. Et. 'guindâre du Germ, 

windan, hisser, dérouler, dévider. 

GUINLEGHIER s. m. garçon de 
marchand de vin ; terme de mépris : 
valet, goujat. Et. Flam. winlekez, id. 
GUINTERNE voy. guiterne. 
GUION, sj. gui, guis .«?. m. guide, 
conducteur, chef. Prov. guit. Et. *gui- 
dônem, *guido. Cf guier. Guidon est 
la forme moderne de guion. Guidon 
c'est le drapeau qui sert de guide. 

GUIONAGE s. m. guide, conduite, 
escorte ; droit de péage, de transit ; 



sauf-conduit. Prov, guidâtge, guizatge, 
guiâtge; guidonâtge. Et. guion. 

GUIPER 0. a. broder des dessins, 
des ornements sur une étoffe avec des 
fils de soie ou d'or. Et. Germ. Goth. 
y eipan, festonner, orner de guirlandes) 
Ane Haut AU. wiflan, tisser; mod. 
weifen, dévider. 

GUIS sJ. de guion. 

GUISARME voy. gisarme. 

GUISCH ABT,guichart, — de adj. 
fin, subtil, avisé, rusé, astucieux. Et. 
Germ. Noî'ois viskr, id. Cf. Angl. 
wise, sage, habile. Robert Guiscard, 
c'est-à-dire l'avisé. 

GUISCHE, guiche s. f. tromperie, 
ruse. Et. ? Ce mot tient-il à guischart 
ou bien n'est-il que le mot guenche, 
guinche, guiche ? On trouve au XV' s. 
le verbe guischier, employé une seule 
fois, et signifiant glisser vivement 
comme un poisson, une anguille qui 
s'échappe des mains de celui qui 
Vétreint ; en It. guizzare de l'Ail, wit- 
sen, witschen ; mais l'apparition tar- 
dive et plus que rare de guischier, son 
sens éloigné de guische, son origine 
prob. italienne doivent le faire rejeter 
comme étymologie de guische, trom- 
perie . 

GUISGHOS, — ^adj. rusé, avisé; 
revêche. Prov. guiscôs. Et. guische. 
Cf. guischart. 

GUISERME voy. gisarme. 

GUITERNE, guist -, gist —, 
guint —, quint — formes de guiterre, 
auj. guitare. Prov. guitâra. It. chitârra. 
Et.'^ 'cithâra, xtOcUpa, cithare. Cf. citole. 
Resté en Anyl. Gittern, guitare. 

GUITERNËOR, sj. — nére; - 
nier s. m. joueur de guitare; ménétrier. 
Et. guiterner, guiterne. 

GUITERNER v. n. guitariser, jouer 
de la guiterne. 

GUITON, witoa s. m. page, valet. 
jE"^.? On fait tenir giton de giton, per- 
sonnage de la satire de Pétrone, mais 



l 



GUITRAN 



- 257 



le g durf rappelant le w, indique plutôt 
une origine germanique ; il est probable 
que Vanc. guiton, witon, et le mod. 
giton sont deux mots différents. 

GUITRAN /orme f/<î goudron. Esp. 
alquitrân. /^.catrâme. Et. •catrtrânnum 
de l'Arabe al — kathrân de kathara, 
couler goutte à goutte. 

GUITRON coy. goitron. 

GUIVRE, guieere (dissglL), girrej 
wicre^ vuiere, voicre, rii're = vipère 
sac. : serpent ; dard, trait en forme de 
serpent, flèche. It. et Et. vipera. Le g 
dur rappelant le w germanique ^guivre, 
wivre ne oient de vlpera que sous l'in- 
fluence de l'Ane. Haut AU. wipera qui 
vient lui-même du latin. A wivre, giii- 
vre/. serpent, Die^ rattache givre m. 
couche de glace, glaçon; mais outre que 
les intermédiaires manquent pour le 
sens, givre, glaçon, glace, est toujours 
ni.; ses die erses formes sont Bourguig. 
gèvre, Catal. gébre. Proo. givre, gibre, 
toujours acec le g doux, jamais le g 
dur ou le w. D'ailleurs i tonique et en 
position de *vlpra ne donne pas e du 
Bourguignon et du Catalan. Déplus le 
Proo. devrait être gibra, givra avec a 
pour représenter celui de vlpera, et non 
glbre, givre. D'autre part, wivre, gui- 
vre = wipera est toujours /. ; le g est 
dur ; car la prononciation givre dans 
la langue héraldique repose sur une 
fausse interprétation de la graphie 
fréquente rfcguivre (gicre) comme gile, 



giler = guile, guiler; on prononce en 
core en Berry et en Bourgogne voui- 
vre, serpent, prononciation que repré- 
sente la graphie wivre. Enfin, ce qui 
nous semble lecer tous les doute:^, c'est 
que, dans le môme pays, en Hourgofjnr^, 
on trouve contemporaine m eut ^ à côté 
l'un de l'autre, vouivre, wivre, /. Bvr- 
pent, jeune fille éveillée, et gèvre^ m. 
glace, notre givre dont l'origine est 
inconnue, 

GUL... Cherchez à GOL... Ex. 
gule ; gulpil à gole; golpll, etc, 

GUM... Cherchez à GOM.,. Ex. 
gumbéle à gombéle, etc, 

GUN... Cherchez à GON,.. Ex, 
gune à gone, etc, 

GUPIL, et ses dérioés, cj//, golpll^ 
etc. 

GUR... Cherchez à GOR... Er. 
gurt à gort, etc. 

GU'RPlRcoy. guerpir. 

GUS .. Cherchez à GOS... Ex. 
gus; gusser à gos; gosser, etc. 

GUT... Cherchez à GOT... Ex, 
gutoïer à gotoïer, etc. 

GUY... Cherchez à GUI... Ex. 
guyle ; gujnidas, etc. /? gulle; 
guindas, etc. 

GW... Cherchez à GU:.. Ex. 
g-wai ; gwaimenter ; givenchir, 
etc. à guai ; guaimenter ; guenchirp 
etc. 

GY... Cherchez à GI... Ex, 
gygue, etc. à gigue, etc. 



H 



Cherchez à la voyelle suivante 
les mots que vous ne trouverez 
pas à H. Ex. habitage; herbail ; 
herber ; heritance ; hérité ; herme ; 
hermi, etc., etc. Chercher à abitage; 
erbail ; erber ; eritance ; erité ; 
erme ; ermi, etc., etc. 

N. B. Les mots qui commencent par 
la lettre h se partagent en Français en 



deux classes bien distinctes : ci^ux qui 
viennent du Latin (h muetto)* et ceux 
qui viennent du Germanique (h aspi- 
rée). 

Dans les premiers^ Th ne uiodide en 
rien le son du mot. En effet, A IVpoque 
où le Français est sorti du Latiu,l'[i ne 
se prononçait plus depuis longtemps; 
elle était morte comme son, elle ne pou- 

17 



- 258 - 



vait donc avoir aucune influence sur la 
formation des mots Français. Qu'il y 
ait une h, ou qu'il n'y en ait pas, cela 
revient au même. On, Aômo, et /jomme, 
/lôminem. qui sont le même mot, l'un 
au sujet, l'autre au régime, ont le même 
son initial o. H n'est plus là que comme 
un luxe orthographique pour indiquer 
surabondamment l'Et. : l'/'onneur dAo- 
n6rem, l'Aerbe d /iérba. Mais cet étalage 
d'orthographe étymplogique n'en est pas 
moins inutile, car, en Italien, onôre et 
érba, quoique écrits sans h, n'en vien- 
nent pas moins d'Aonôrem et dViérba. 
Comme en Italien et en Espagnol, on 
pourrait fort bien se passer en Français 
de cette h dans tous les mots où elle est 
muette, c'est-à-dire négative, et par con- 
séquent inutile et môme parasite; et, 
comme les scribes du moyen âge s'en 
passaient la plupart du temps, nous 
écrivons, en suivant leur exemple, tous 
ces mots sans h. Il faut donc les cher- 
cher à la voyelle suivante : habitage, 
herber, e^c , à abitage, erber, etc. Cet 
usage, presque général au moyen âge, 
de supprimer Th muette comme com- 
plètement inutile, a subsisté pour quel- 
ques mots qui reviennent très souvent, 
comme on d'/iômo, or dViôra, avoir d'/ia- 
bére, etc., que nous écrivons sans h, 
sans doute au grand scandale des éty- 
mologistes purs, mais en suivant au 
moins dans ces rares mots une ortho- 
graphe logique qui devrait être étendue 
à tous les mots semblables, comme Tout 
fait l'It. et l'Esp. 

S'il en était besoin, l'Anglais vien- 
drait prouver que l'h latine n'a pas 
existé en Français. Les mots Français 
qui sont passés en Anglais , comme 
Aonour, honneur ; houv, heure ; /îeir, 
Aotr, etc., ont bien conservé cette h 
dans l'écriture, mais n'en ont gardé au- 
cune trace dans la prononciation excep- 
tion choquante dans une langue où tous 
les autres mots avec h se prononcent 
avec une forte aspiration, mais caracté- 



ristique de Tabsence d'aspiration pour 
ces mots latin-français. 

Lorsqu'au contraire les mots Germa- 
niques entrèrent dans le Français, l'as- 
piration de l'h Allemande, étant dans 
toute sa force, passa en Français; mais 
elle alla graduellement en s'affaiblissant 
jusqu'à devenir ce que nous appelons 
encore h aspirée, quoiqu il n'y ait pas 
la moindre aspiration. Les langues Ro- 
manes, en effet, nées du Latin, dans un 
temps où l'h n existait plus, n'admirent 
que très difiQcilement cette aspiration 
qui était nouvelle pour elles. H n'a 
probablement jamais existé en Italien ; 
elle est rapidement devenue muette en 
Provençal et en Français, et ce que nous 
appelons h aspirée, dernier reste bien 
effacé de l'h Allemande, tendait même 
au moyen âge à disparaître complète- 
ment, au moins dans les mots souvent 
répétés où 1 usure journalière effaçait 
peu à peu ce semblant d'aspiration. 

L'h à* héberger n'est plus aspirée, et 
herber g e si fréquent a complètement 
perdu la trace de l'h dans auberge. 
N'étaient les savants qui mettent 
scrupuleusement et invariablement des 
h aux mots latins et germaniques; 
n'étaient les gens qui se piquent de 
mettre l'orthographe, la tendance vers 
l'abolition de 1 h dans l'écriture et la 
prononciation aurait marché plus vite. 
Le peuple ne dit-il pas déjà Vasard] 
tu nas pas ^onte, etc. ? 

Voltaire lui-même n'a-t-il pas dit : 
« M. de Malesherbes n'a-t-il pas été 
attaqué comme vous et vos confrères 
dans ce discours dViarengère ? » {Lettre 
à d'Alembert, 13 févr. i7o8). « Je meurs 
au moins sans être Aaï de vous » {En- 
jant prod.f IV, 3). « Aurait rendu 
comme eux leur dieu même //aïssable» 
(AUlrCy I, 2). Enfin, T Académie fran- 
çaise, dans la dernière édition (lo77;de 
son dictionnaire, n a-t-elie pas désaspiré 
Ih d'/iaricot, se conformant ainsi au 
parler populaire : dé sarlcots'^ L'on 



259 - 



HABLC 



peut prévoir que Th disparaîtra un jour 
du Français, en dépit des grammairiens, 
comme elle a disparu du Latin, d'autant 
plus que notre prétendue h aspirée a 
moins de chemin à faire pour en arriver 
là que rh latine « quae profonde spiritu, 
anhelis faucibus, explose ore funditur, » 
comme dit le grammairien Marins Vic- 
torien (t. VI, p. 34 de la collection Keil). 

Quel que soit le sort réservé à cette h 
aspirée, elle existait au moyen âge, elle 
existe encore; elle empoche simplement 
la liaison de deux voyelles, ainsi la 
honte, la haine, et non V honte, V haine; 
elle a donc encore une fonction ; d'as- 
pirce elle est devenue muette, elle sert 
de diviseur pour séparer la voyelle 
finale du mot précédent de la voyelle 
initiale des mots qui sont ainsi ortho- 
graphiés avec h; il n'y a là aucune as- 
piration comme dans l'h allemande ou 
anglaise. H ne remplit ici d'autre fonc- 
tion que celle de séparer deux voyelles, 
sans les modifier, comme elle les sépare, 
dans le corps d'un mot, ex : trahir, en- 
vahir = traïr, envaïr. Ce sont ces mots 
avec h aspirée, presque tous d origine 
germanique, que nous avons inscrits ici. 

Enfin, il est un très petit nombre de 
mots qui n'avaient pas d h en Latin^ et 
qui en ont une en Français : les uns 
l'ont prise probablement sous l'influence 
germanique (h aspirée) comme haut, 
âltum, très probablement influencé par 
le Norois ha. Ane. Haut AU. hôch, 
Angl. high, haut) mais d'autres ont 
une h muette anti-étymologique qui 
ne joue absolument aucun rôle. Elle 
en avait un dans l'ancienne écriture. 
Ces mots sont /juile, Auis, /mitre, etc. 
On remarquera que tous ces mots com- 
mencent par un u ; or il n'y avait an- 
ciennement qu'une seule lettre u pour 
représenter u et v ; et l'h est ici pré- 
posée simplement pour indiquer que 
Tu est voyelle, et qu'il ne faut pas con- 
fondre uile ôleuni; uis ôstium; uitre 
*ôstrea, àvec vile, villa; vis, visus et 



visum ; vitre, vitrea qui s'écrivaient de 
même uile, uis, uitre. L'h n'est ici 
qu'un signe orthographique indiquant 
la valeur de la lettre suivante, comme 
nos accents qui indiquent simplement 
le son de l'e (é, è, ê) et qui n ont aucune 
signification par eux-mêmes. Ce signe h 
n'était point mis ordinairement par les 
scribes attentifs quand il ne pouvait y 
avoir confusion, ainsi luis et non pas 
Ihuis, la porte; aussi quand ils écri- 
vaient huile, huis, huistre par o, ils ne 
mettaient pas non plus d'h oile, ois, 
oistre, parce qu'en effet il était impos- 
sible alors de les confondre avec vile, 
vis, vitre^ etc. 

Mais lorsque la voyelle u et la con- 
sonne V furent distinguées par deux 
lettres différentes, l'h n'eut plus de raison 
d'être dans ces mots, et c'est à tort que 
l'on continue d'écrire d'une façon bar- 
bare et anti-étymologique : huile, huis, 
h uitre. 

Ainsi donc il y a trois sortes d'h au 
commencement des mots : 

1" L'h que nous appelons muette et 
qui devrait s'appeler morte. C'est l'h 
latine. Elle n'a pas été admise ici. 

2" Nous avons également rejeté l'h 
épenthétique d'huile, d'huis, etc.. que 
l'on pourrait appeler ijothique, parce 
qu'elle est propre de l'ancienne écriture. 

3° Nous n'insérons ici que les mots 
précédés de l'h que nous nommons 
aspirée, mais que 1 on devrait appeler 
muette, o\i,%\V on veut, dicisante. C est 
l'h germanique, la seule qui ait encore 
quelque raison d'être dans notre ortho- 
graphe. 

HA... cherchez à A... les mots 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. habitacle à abitacle, etc. 

HAABLE, haiable adj. haïssable. 
Et. haér. 

HABERGE; habergier, etc. voy. 
herberge ; herbergier, etc. 

1. HABLE voi/. havne. 



HABLE 



260 



HALBERG 



2. HABLE voy, able. 
HABREGIER, etc. voy, herber- 
gier, etc. 

1. HACHE coy. aze. 

2. HACHE coy. faiUe 2. 
HACHIE, hachiée, voy.hsischiée. 
HAGQUE, haque, hague, s. m, 

petit cheval, bidet. Esp. hâca. Et. 
Germ. hacke, cheval, d*oii haquenée. 

HADIRybrme de haïr (Z' et XP s.). 
Cf. haër. 

HAENGE , haienge , hahangc . 
hange s. f. haëment s. m. haine. Et. 
haër. Haenge vient d'un bas-latin fictif 
•hatémia de 'hatare, haër, comme ven- 
dange de vendémia. 

HAËOR, haieor, sj. haiére s. m 
haïsseur. Et. haër. 

HAËR, heër, haïer v. a. haïr. Et, 
Germ. Goth. hatan. Haïr tient de la 
forme Angl. Sax. hatian. Le t médiat 
est tombé comme dans meiir de ma^ù- 
rum. 

HAGNIER coy. haignier. 

HAGUE co//. hacque. 

HAHAI exclamation prise comme 
s. m. ainsi que holà : cri d'alarme, de 
guerre. Et. onomatopée. 

HAHANGE, haienge coy. haenge. 

HAIÉE comme haieùre. 

1. HAÏER c. n. et a. faire une haie, 
garnir, barrer, défendre avec une haie ; 
former la haie. ; battre les buissons, 
chasser dans les haies, chasser. Et. 
Germ. hagan, id. s. haga, haie. 

2. HAÏER coy. haër. 
HAIEÙRE, haiure s. f. haie. Et. 

haier 1. 

HAIGNE, higne, hisne s. f. gri- 
mace; tête grimaçante, vilaine tête. Et. ? 
probabl. Germ. 

HAIGNIER, hagnier c. n.. et a. 
grimacer; n'être pas content^ murmurer; 
harceler. Et. haigne. 

HAINEOR, sj. — nére s. m. celui 
qui hait, ennemi. Et. haïner. 



HAÏNER c. a. haïr^ détester. Et. 
haïne. 

HAINGRE coy. heingre. 

HAION s. m. petite haie, clôture, 
barrière , étal mobile , banc , table, 
comptoir que Ton plaçait sur le marché 
et qui faisait comme barrière entre le 
marchand et les acheteurs. Et. haie. 

HAIOR coy. haor. 

H AIRE s. f tourment, douleur, 
peine , chagrin , Et.'^ Haire, peine, 
douleur y est peut-être le même mot, 
pris au sens figuré, que haire, cilice. 
Germ. hara, tissu de poil. 

HAISE, héses. f. haie, porte, clô- 
ture de branchages, de broussailles, de 
pieux, barrière, clairevoie, grille. Et. 
•hâisa, "héisa^ autre forme de 'hâga, 
haie. Germ. Ane. Haut AU. haga. AU. 
mo I. hage, Anyl. hedge. 

HAIT, heit, het s. m. joie, plaisir, 
gré^ bonheur; santé; bonne humeur, 
bon caractère; courage, ardeur; bon 
espoir, désir, envie, souhait. — A hait, 
de hait, de plein gré, volontiers, de bon 
cœur, avec entrain, avec ardeur. Et. 
Germ. hait, heit, promesse, cœu, espé- 
rance . 

HAITALDEL coy. hastaldel. 

HAITEMENT comme hait. Et. 
haitier . 

HAITIÉ, — - e, heitié, het — adj. en 
bonne santé, sain, guéri; gai, content, 
joyeux, heureux. Et. p. pas. rfe haitier. 

HAITIER, heitier, hetierc. a. et 
n. réjouir, se réjouir; faire plaisir, 
plaire, convenir; faire bon accueil, bien 
traiter; souhaiter du bonheur, encou- 
rager, animer, mettre en bonne humeur, 
reconforter; guérir, être en bonne santé, 
joyeux. Et. hait. 

HAIURE contr. de haieûre. 

HALBERG, osberc, aubère, etc., 
etc. = haubert, cotte de mailles, en 
forme de tunique, avec manches et 
capuchon muni d'une ouverture, che- 
cèce, pour laisser le visage à découvert. 



âALBERGE 



— 26i — 



HAN 



Le haubert couvrait les bras, la tête et 
le corps jusqu'à mi-jambes. Le heaume 
se laçait sur le capuchon du haubert, 
qui s'endossait comme une chemise, 
ainsi que le montre en deux endroits la 
chanson d'Huon de Bordeaux (/>/?. 152 
et 193. Éd. des anciens poètes de la 
France) : 

« Le hauberc prent (Huon de Bor- 
deaux) k'il li a aporté, De Tune part se 
traist lés un pilier ; Dieu commença for- 
ment a reclamer Que il lidoinst le hauberc 
endosser. Il deslaça le vert elme gesmé, 
Et puis desçaint le branc d'achier letré, 
L'hauberc esta k'il avoit endossé, Puis 
prent celui c'en li ot aporté. Le pan 
devant laissa aval couler, Chelui der- 
rière a contremont levé; Ens la cavéche 
(chaeécej capuchon du haubert) li est 
Hues entré Qu'il ne li fu ne trop Ions 
ne trop lés. Puis relaça le vert elme 
jesmé. V 

Halberc a signifié aussi le guerrier 
couvert du haubert, comme lance, et 
par extension défense, protection. Proiy, 
aubère. It. usbèrgo. Et. Germ. halsberg. 
c]?e hais, cou {Cf. hasterel), etherCy pro- 
tection ; bergen^ protéger. Les formes 
sans h : osberc, aubère iriennent du 
Proe. et sont très fréquentes dés le 
X? s. « Franceis descendent, si adobent 
lor cors D'osbercs e d'elmes e d'espées 
ad or » {Roland, 1798). « L'escut li freint 
e l'osberc li derompt, » id. 1532, 1893, 
etc., etc. 

HALBERGE voy. herberge 

1. HALBERGERIE s.f. tissu de 
mailles pour faire des hauberts; tout ce 
qui concerne le haubert. Et. halberc. 

2. HALBERGERIE voy. herber- 
gemènt. 

1 . HALBERGIER, halhregier v. a. 
etréfl. couvrir, se vêtir d'un haubert, se 
passer^ endosser le haubert, s'armer. Et. 
halberc. 

2. HALBERGIER, halhregier isoy. 
herbergler. 



1. HÀLE, hasle, hdrle, halle adj. 
sec, desséché. Et. Germ. Flamand 
hael, sec. L'% et Vt des formes hasle, 
harle, dont il reste la trace dans l'or- 
thographe moderne hâle, ne. sont pas 
étymologiques ; on trouve souvent de 
ces lettres parasites en deux Fr. Ex. 
usler, urler pour uller, etc. 

2. HALE voy. haro. 
HALEQUIN voy. hellequin. 

1. HALER, hasler, harler o. a. des- 
sécher, brûler, hâler. Et. haie 1. 

2. HALER c. a. tirer, haler. Esp. 
halâr. Et. Germ. halon, id. 

3. HALER, haller, hasler; halloër 
V. a. exciter les chiens par des cris à la 
chasse, crier taïaut; lancer à la pour- 
suite. Et. ha\e pour haiTQf exclamation 
halloêr = A/i^^to Halloo, id. Cf. harer; 
hareler, haroder. 

HALIGOT ; haligote voy. hari- 
got. 

HALIGOTER (^o.y. harigoter. 

HALL... Cherchez à HAL... Ex. 
halle à haie, etc. 

HALLOËR voy. haler 8. 

HALME eoy. helme. 

1. HALOT s. m. branche, bran- 
chage, buisson, haie, hallier. Et. dim. 
de *haUus, 'hâlla, •hâsla, branche, de ? 
ou dim. de hasel dim. de haise. Haise^ 
hasel, haselot, haslot, halot. 

2. HALOT s. m. trou de lapins. Et. 
dim. du Germ.: hal, Angl. hole, trou. 

HALOTER V. a. émonder, ébran- 
cher, tailler, couper. Et. halot 1. 

HAM s. m. demeure, habitation, 
cabane, hameau. Et. Germ. Sax. ham. 
Angl. home. AU. mod. heim, id. 

HAMEÏOE, haméde, — aide s. f. 
barrière. Et.f probabl. Germ. 

HAMÉEs./. manche. Et Germ. 
ham, jarret, jambe^ jambon. 

HAN, hen s. m. travail pénible ; 
souffrance, peine ; martyre. Et. onoma- 
topée. Cf. ahan. 



HANABLE 



— 262 — 



HANSTE 



HANABLE, hen — adj. labourable. 
Et, haner. 

HANAGE, hen — s. m. labourage, 
culture ; récolte ; impôt sur les denrées. 
Et. haner. 

HANAP, kfnap, chanap, chen — 
s. m. coupe, vase à boire. Proo. enâp. 
It. anâppo^ nâppo. Et. G crin. Ane. 
Haut AIL hnapf, hnap. AU. mocL 
napf, bol. 

HANG voy. aine et ainz . 

HANAPÉE; hanapier, etc. rotj. 
hanepée ; hanepier^ etc. 

H ANGE = hanse : corporation, 
société, compagnie. Et. Gcrm. hansa, id. 

HANDELER o. a. balayer, net- 
toyer. Et. handle, manche, de hand, 
main. 

KANBs.f. crochet. Et.'^ 

HANEPÉE, hanapée, henapce s. f. 
contenance d'un hanap,» plein hanap. 
Et. hanap. 

HANEPEL, hanapeh henapels. m. 
petit hanap; crâne. Et. dim. de hanap» 

HANEPIER, henapier, hencpier, 
hanapier^ chanapier s. m. étui, boîte, 
coffre à renfermer un hanap, à serrer la 
gobeletterie ; crâne, comparé à un étui 
contenant le cerceau; casque. Et. "hana- 
périum de hanap. Resté en Angl. ham- 
per, panier. 

1 HANER, hener c. a. et n. es- 
souffler, fatiguer, peiner, travailler, et 
spécial, labourer, cultiver. Et. 'hanare 
de han. 

2. HANER /)ot/r hennir. 

HANGE contr. de haenge. 

HANIER, hen — s. m laboureur. 
Et. •hanâriw/n de 'hanâre, haner. 

HANS s. m. inv. ordinairem. au pi. 
anses, quillons, garde, poignée de Tépée. 
E t. i Est peut-être une mauvaise gra- 
phie pour ans m. de anse, ou pour 
hanst m. de hanste??? 

HANSAGS; hansart s. m. coute- 
las, poignard ; serpette. Et. Gcrm. 



Angl. Sax. Hand-seax, couteau de 
main. 

HANSAGE s. m. droit à payer à la 
hanse ; redevance. Et. hanse. 

HANSE voy. hance. 

HANSTE , hante , anste , antc ; 
haste, aste, haie s.f. hampe, bois de 
la lance, la lance elle-même ; bâton , man- 
che ; — broche, pièce de viande rôtie, rôt; 
dans ce dernier sens, haste est ordin. 
m ; mesure de longueur, la longueur 
d'une lance. ProD. et It. âsta,/. lance. 
Proo. âste, m. broche. Et. ? Dicz tire 
hampe, qui est moderne (XIV" s.) dans 
la langue relativement à hanste, hante, 
et qui a la même signification, de l'Ail. 
handhabe, acoir, tenir dans la main, 
d'oii manche. Il tire hante, hanste du 
Latin âmitem perche. L'h serait épen- 
thétique et proviendrait de la confu- 
sion faite avec haste, de hâsta, lance, 
broche^ d'où viendrait également Ts 
dans les formes hanste, anste. // est 
probable qu'une confusion s*est établie 
de très bonne heure entre hante auj. 
hampe, d'origine Germ. et haste, mieux 
aste, lance, venant du Latin, et signi- 
fiant à peu près la même chose. Le 
latin aste aurait emprunté l'aspiration 
au Germanique hante, et celui-ci, Ts 
rf'hâsta, d'où la forme hanste. Le fait 
est qu!on trouve également hante, 
hanste, ante, anste, aste, ate et haste. 
Hanste, hante qui s' est dit pendant tout 
le moyen âge, n'a été définitivement 
remplacé par hampe qu'au XVII* s. 
« On demande encore, dit Vaugelas 
» dans ses Remarques, s'il faut dire la 
» hampe ou la hante d'une hallebarde, 
n On dit Tun et l'autre, mais hampe 
» est incomparablement meilleur et plus 
» usité. » La forme haste, aste, ate 
semble plus spécialem. réservée pour 
signifier broche et rôt. Haste est resté 
comme terme d* antiquité, et est mo- 
derne, car, si le mot était ancien, la 
prononciation serait âte. Hanste a tou- 



HANSTÉE 



263 - 



HARDILLON 



jours Vh aspirée^ c'est-à-dire germa- 
nique dans les anciens textes (XI s.). 

HANSTÉE s./, la longueur d'une 
hanste. 

HANSTER r. a. garnir d'une 
hanste, emmancher; publier, ra/)/?c/a/i^ 
l'usage de planter une lance pour in- 
diquer un encan public; âsta en It. 
encan? Et, hanste. 

HANT ; hantage ; hantement ; 
hanteïs; hantin s. m. hantance s.f. 
hantise, fréquentation ; lieu hanté, fré- 
quenté. Et, hanter. 

HANTABLE adj. fréquenté, hanté, 
habitable. Et. hanter. 

HANTE cog. hanste, 

HAÔR, haior s f. haine. Et. haêr. 

HAPART, s. m. crochet à pendre. 
Et. hape et la termin. péjoratice art. 

HAPE, happe s.f. faucille, serpette; 
crochet, crampon. Et. Gerni. happa, 
faucille. 

HAPEL, haspel, — al s. m, celui 
qui hape, saisit, vole : voleur, gueux,* 
bandit. Et. dim. de hape. 

HAPER 0. a. accrocher, saisir, hap- 
per. Et. hape. 

HAQI7E tiog. hacque. 

HAR ; hara coy. haro. 

1. HARAGE, — sse s. /. poursuite 
à harasser. 

2. HARAGE, — sse s.f. très grand 
bouclier, grand panier fait de cordes, 
ou à clairevoie. Et. f Peut-être est-ce 
le même que le précèdent, ce qui ha- 
rasse'^ 

HARAU coy. haro . 

HARAUDER voy. haroder. 

HARBAN cog. herban. 

HARBERGIER, etc. ooy. her- 
bergier, etc. 

HARGÉLE, hers — s. f. baguette, 
lien d'osier. Et. harrftcéle dim. de 
harde 2. 

1. HARDE toy. herde. 

2. HARDE comme hart. 



3. HARDE cog. farde. 
HARDEÏER cog. hardïer. 
HARDEILLON cog. hardUlon. 

1. HAtlDEL dim. de hart. 

2. HARDEL s. m. fardeau, vête- 
ment. Et. dim. de harde 3. 

3. HARDEL s. m. — déle s. f. 
garçon, fille en mauvaise part, vaurien, 
vaurienne. Et. f S'rait-ce hardel 1, 
corde pour pendre, garçon de sac et 
de corde, bon à pendre ? 

HARDEMENT, herd — ; hardie- 
ment, — diment ; hardissement s. 
m. hardiance; hardieté s. f. har- 
diesse, courage, audace, intrépidité, 
prouesse. Proo. ardimén. It. ardiménto. 
Et. hardi, hardir, — dïer. 

HARDËOR; — diëor sj. — diére 
s. m celui qui harcelle, attaque; éçlai- 
reur, escarmoucheur. Et. hardir, — dïer. 

1. HARDER 0. a. attacher avec 
une hart, corde; pendre. Et. hart. 
Harder est resté comme terme de 
vénerie. 

2. HARDER v. a. troquer. Et. ? 
harde 3, cêtemenf^ 

HARDIER, herd — s. m. gardeur 
de troupeau, berger. Et. herde. 

1. HARDÏER, herdier, — déier, — 
doter c. a. provoquer, exciter, harceler, 
poursuivre, charger. Et. frèq. de 
hardir. 

2. HARDÏER, -- doïer herd — 
p. n. chasser avec des chiens hardés, 
attachés en laisse. Et. frèq. de har- 
der 1. 

HARDIÉRE s. f. corde où Ton 
pend les dépouilles de chasse, où Ton 
se pend ; râtelier ; crémaillère, croc 
Et. hart. 

HARDILLIER c.a. pendre ; accro- 
cher. Et. hardel 1. 

1. HAKDlli'LONi hardeillon s. m. 
petite corde, cordon ; morceau de corde ; 
croc, crochet, crémaillère. Et. dim. de 
hart. Ardillon est peut-être le même mot* 



HARDUjLON 



264 — 



HARODER 



2. HARDILLON, - eillon s. m, 
paquet, paquet de hardes . Et. dim . de 
harde 3. 

HARDIR V n, et a, oser, avoir le 
courage de, s'enhardir; faire courage, 
enhardir. Proc. ardir. It, ardire. Et.- 
Germ. hardjan, rendre dur y fort. 

HARDOÏERco^. hardïer. 

HARE roy. haro. 

i . HAREL coij. haro. 

2. HAREL s. m. haréle, her — 
s.f. cris, vacarme, tumulte, brouhaha, 
émeute, sédition. Et. hareler. 

HARELER, hereler, hcrlcr c. n. c^ 
a. crier harel! harcUtaiire du. vacarme, 
une émeute; poursuivre, tourmenter, 
vexer. Et. harel 1. Cf, harer, haler, 
haroder. 

HARER 0. a. et n. crier hare ! hare ! 
exciter par ces cris les chiens, les lancer 
à la poursuite du gibier; traquer, har- 
celer, tourmenter, vexer, importuner. 
Et. V exclamation hare Cf. haroder. 

HAREU cojf. haro. 

HARGALT toy. herigalt. 

1. HARGNE, Aerç/ie; hargnoise, 
harnoise s.f. hargnois s, m caractère, 
hargneux, mauvaise humeur ; querelle, 
dispute. Et. hargnier. 

2. HARGNE, hergne forme popu- 
laire de hernie. Proo. et U. érnia. Et. 
hérnia. 

HARGNIER, her g nier o. n. être 
hargneux, se quereller ; se plaindre, 
pleurnicher. Et, ? Diez indique le 
Germ. harmjan, injurier y blesser. 

HARGOT ; hargote coy. harigot. 

HARI ; haria €oy. haro. 

HARÏER, ■— roïer, her —frèq. de 
harer. 

HARIGOT, haligoty hargot, heri- 
got, hergot, argot, ergot s. m. hari- 
gote, har ligote, haligote, herlgote, 
herg —, ar —, a^— -, erg — s.f. chiffon, 
lambeau, pièce, morceau ; loques, gue- 
nille ; pièce eCÛl-ochée ; dessin en décou- 



pures sur une étoffe ; ergot de coq. de 
chien, de cheval, de branche morte, 
éperon, aiguillettes. Et. t harigot, argot, 
ergot, et haricot, hericot dans haricot 
de mouton, mouton en morceaux^ sont 
peut-être le même mot ? 

HARIGOTER, herigoter, harli- 
goter, haligoter t. a. déchirer, mettre 
en morceaux, en pièces ; houspiller, 
déchiqueter ; orner de taillades, de 
passementeries. — Harigotè, herigotè, 
muni d'ergots, en parlant de chiens de 
chasse, dont les ergots sont bien marqués. 
Et. harigot. 

HARIGOTEÙRE, herig —, arg - 
erg — s. f, qualité d'un chien d'avoir 
les ergots bien marqués. Et. harigoter. 

HARLE; harler coy. haie; haler. 

HARLIGOTER voy. harigoter. 

HARLOT coy. herlot. 

HARNAS, her nois formes de har- 
nois, iVorm. harneis, —nais, — nés s. m. 
engin, outil en fer : équipement, outil- 
lage soit pour la guerre, la chasse, la 
cuisine, soit pour un métier quelconque : 
arme, armure, équipement, équipage, 
bagage; batterie de cuisine. — Estre 
bien a har nois, être bien équipé, en 
bon état. Proo.arnés. It. arnése, oa^iV. 
Et. Celt. haiarnaez de haiarn, fer y et 
naez, ustensiles, auj. bas-Breton har- 
nez, ferraille . 

HARNOIS; — se tsoy. hargne. 

H A'RO , har au y har ol. harouy harue, 
herOy harel; hara; hare, hahy har; 
hari exclamations signifiant propre- 
ment ici. Haro, cri de détresse pour 
appeler au secours; hare, hary cri pour 
appeler l'attention (par exemple dans 
les ventes, les foires), ou pour exciter 
les chiens à la poursuite; hari pour 
exciter les animaux à marcher. Et. 
Germ. Ane. Haut AU. hara, hera. Sa^. 
herod. Angl. hère, ici. 

HARODER 5 haraudery heroder, 
herauldery v. n. crier haro I, pousser 
des cris, exciter à la poursuite en criant, 



HAROÏER 



HASTE 



poursuivre d'injures. Et. haro, hero. 
Le d de VEt, herod reparaissant. Ce 
verbe a été confondu acec heralder, 
herauder, proclamer par la ooix du 
héraut. 

HAROÏER 00//. harler. 

HAROUGHE =s farouche? insolent. 

HARPAILLE s./. — pail, herp 
— s. m. troupe de voleurs, pillards, 
truandaille, canaille; troupe, troupeau. 
Et. harpe. 

HARPAILLËOR, sj. — lliére s. 
ni. celui qui harpaille : voleur, pillard, 
gueux; brocanteur; mineur, qui fouille, 
harpe) gardien de troupeaux. Et. har- 
paillier. 

HARPAILLIER, herp - 0. a 
crocheter, déchirer, saisir, coler ; se 
crocheter, se déchirer, se battre, se har- 
pigner, se disputer. Et. harpaille. 

HARPE, herpe s.f. croc, crochet, 
harpon, griffe ; harpe à cause de sa 
forme crochue; courbure, hanche; 
pierre arquée, harpe de fer, barre de fer 
courbée; herse. Proo. éirp^L, gri£fe, croc 
et harpe. It. ârpa. Et. 'hàrpa. « Ro- 
man usque lyra plaudat tibi barbarus 
harpa T»{Venance Fortunat) du Gerni. 
anc. Haut AU. harpha, Nor. harpa. 
Angl. harp. AU. mod. harfe du r. har- 
fan, crochcr, saisir. 

HARPËOR, sj. — père s. m. — pe- 
réce, — sse s. f. joueur de harpe, har- 
piste, ménétrier; harpon neur. Et. har- 
per. 

HARPER, herper c. a. et n. accro- 
cher, déchirer, crocher, saisir; se cour- 
ber en forme de croc, de harpe ; avoir 
la croupe bien arquée; jouer de la harpe. 
Proc. arpâr. Et. harpe. 

HARSÉLE voy. harcèle. 

HARSELER toy. herceler. 

HART s. f. branche flexible, ba- 
guette, osier, lien, tresse d'osier, hart, 
corde. Et. ? 

HASARDËOR, ha^—y sj. — dére 



s. m. joueur. Et. hasarder, jouer aux 
dés. 

HASART, — ;s:art s. m. jeu de dés ; 
coup de dés faisant six ; joueur de dés ; 
hasard, chance, risque. Proc. azâr. It. 
anc. zâro, mod. zâra, coup de 3 as; az- 
zârdo. Et. Ar. zahr, dé, acec Vart. al- 
zahr, azzahr, hazar. Le t ou à. est èpen- 
thétique dans le Fr. et dans l*It. mod. 
qui vient prohahl. du Fr. 

HASGHIÉE, haschie ; haschiére 
s.f. peine, douleur, souffrance; tour- 
ment, malheur; supplice, martyre. Et. 
•hascària, 'harniiscâra du Germ. harms- 
cara, douleur cuisante, 

HASE cor/, baise. 

HASEL voy. hasin. 

HASETËOR, sj. — tére s. m. 
joueur de dés. Et. haseter. 

HASETER, — ^cter c. n. jouer aux 
dés. Et.? as??? 

HASIN; hasel, hais —, hes ^ s. 
m. petite barrière ; pieu, barre pour 
faire une barrière; petite haie, petite 
clôture. Et. dim. de haise. 

HASLE ; hasler coy . haie ; haler. 

HASPE coy. hasple. 

HASPEL, — al coy. hapel. 

HASPLE; haspe, hesp — s. f. 
dévidoir, rouet. It. âspo. Et. Germ. 
haspa, haspel, id. 

HASPLER, —peler c. a. dévider. 
It. maspâre. Et. hasple. 

HASTALDEL, hest —, hait — 
heto — s. m. hétoudeau, poulet assez 
gros pour être chapon né et chapon neau. 
Et.f dim. de *haistâldum du Germ. 
hagastalt, garçon, apprenti. 

HAST ANGE; — téce; — tison; 
— Use; — tiveté s. f. hastement 
s. m. hûte^ promptitude; ardeur, ani- 
mation. Et. haster, hastif. 

1. HASTE, aste, hâte s. f. et m. 
broche; rôt. Et, /lâsta. Cf, hanste. 

± HASTE s.f, etadj. hôte; alerte, 
prompt. Et. Germ. Norois hastr; AU. 
mod. hast; Angl. haste. 



' 



HASTEREL 



— 266 



HELDER 



1. HASTEREL, haterel, hatrcl, 
— iel s. m. nuque, derrière du cou. Et. 
Gerni. halsadara^ id, 

2. HASTEREL dim. de haste 1. 
Vo!/, asterel. 

HASTIER; hastis voy. astier; 
astis. 

HASTIVEL, — le adj. et s. un peu 
hâtif, précoce; saison des primeurs; 
hâte, vivacité. Et. dim. de hastif. 

HASTIVER c. a. presser. Et. 
hastif. 

HATE coy. haste. 

HATEREL, fiatrel coy. hasterel. 

HATIPLAT; — plel s. m. sont- 
fiet. Et.'^ 

H AU... Cherchez à H AL... Ex. : 
hauberc, etc. àhalberc, etc. 

HA V AGE s. m. droit de prendre une 
hacèe, poignée des denrées mises en vente 
au marché ; prélèvement, droit sur les 
denrées. Et, haver. 

HAVÉE .s . /. poignée, morceau que 
l'on emporte en une poignée. Et. p. 
pas. de haver. 

HAVENE coy. havne. 

HAVER, hecer r. a. crocher, 
accrocher, empoigner; soulever, attirer 
à soi, saisir; creuser, fouiller; trouer. 
Et. hef. 

HAVERON, hacron. avérons, m. 
folle avoine, avoine sauvage Et. Germ. 
habaro, et pour les formes sans h aspirée 
ave/ieron dim. rf'avoine, avéna. 

HA VET s. m . agrafe, croc, crochet, 
havet. Et. dim. de hef. 

HAVEÛRE coy. héve. 

HAVIR 0. a. brûler, roussir, calci- 
ner, dessécher; brûler de désir pour. 
Et. ? pput venir de hâve, Germ. hasva, 
desséché, brûlé, pâle; ou du Germ. 
heien, brûler ? 

HAVLE oo\f. havne. 

HAVNE, haoene (2 syU.\ hable, 
havle, favele (2 sy il.) formes de havre : 
port. Port. âbra. Et. 'havla du Germ. 



Anf/l. Sax. haffen, Anfjl. haven. Cf. 
pour ces formes gable 2. 

HAVOT s. m. sac. pillage, cri pour 
exciter au pillage; mesure de grain. 
Et. ? Havot vient prob. de hef. Oa 
trouve dans le bas-latin *hâva, mesure 
de f/rain. Cf. haver 1 , et pour le sens 
de mesure de grain y havée, havage. 

HAVRON contraction de have- 
ron. 

HAZ. . . Cherchez à H AS. . . Ex. 
hazart, etc. à hasart, etc. 

HE. . . Cherchez à E. . . les mots 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. herége à erége, etc. 

HÉ s. m. hée s.f. haine. Et. haër, 
haïr, ou bien directement du Germ. 
hatis, heti, auj. hasz, naine. 

HEBERGE, etc. voy. herberge, 
etc. 

1. HEC s. m. croc, crochet. Et 
Germ. hacco, crocnet. Cf. hache 1 et 
hoc. 

2. HEC s. m. hecque s.f. barrière, 
porte à jour, demi-porte, claire-voie. 
Et. ? Hec est peut-être le s. verbal de 
hecquer forme picarde de hB.cher, fendre 
du bois, èquarrir, faire des pieux^ 
d'où porte faite avec des pieux f 

HEËR voy. haër. 

HEF s. m. croc, crochet, crampon. 
Et. 'hâv////!, id. du Germ. haben, avoir ^ 
tenir, saisir. Cf. haver. 

HEINGRE, hainfirf adj. grêle, 
maigre , décharné , malingre. Et. ? 
oégrum? Uh asp et Vu rattachent 
peut-être ce mot au Germ. hunger, 
affamé, décharné. Cf. aussi engrot. 

HEIRE voy. erre. 

HEIT ; heitier voy . hait ; haitier. 

HEL voy. helm 2. 

HELBERGE,6'^c. oo^. herberge, 
etc. 

HELD voy. helt. 

HELDER;— dir,/ioWero . a. munir 



HELDEÛRE 



-. 267 



HERALDE 



d'une garde, d'une poignée, d'un man- 
che; garnir, fixer. Et. helt. 
HELDEÛRE coy. helt. 
HELEQUIN, — kin voy. helle- 
quin. 

HELER, heller t?. a. porter la santé, 
toaster, saluer, héler. Et. Germ, Angl. 
to hail de heil, sat/?, health, santé. 
HELLE ro//. herle. 
HELLEQUIN, hclekiriy herlequin, 
hierl — , niel — , haleqtiin, harlequins, 
m. diablotin, feu follet, diable enragé - 
La maisnie Hellequiiiy bande infernale 
et bruyante de diablotins, de mauvais 
génies dont Hellequin était le chef. It, 
Alichlno, /lom d*un diable^ dans Dante, 
Et* Germ.Flam. hellekin dim. do VAIL 
Helle, Angl. hell, enfer. C'est proba- 
blement le même personnage qui nous 
est recenu d'Italie sous le nom d'Arle- 
quin, 

HELLEQUINER, herl — v. n, 
faire un sabat du diable, comme helle- 
quin. 
HELLER t^oy. heler et herler. 
HELLUE, helluise, herl —, erl — 
s./, fantôme, revenant, sorcière; hallu- 
cination, rêverie, folie; futilité, trom- 
perie. Et, Germ. helle, enfer et feu 
follet. Cf hellequin. 

HELLUISER, herl--, erl — v. a. 
ensorceler; séduire, tromper. Et. hel- 
luise. 

1. HELME. elme^ helm, hialme, 
kiame, healme = heaume : casque en 
forme de cône : « as vers elmes agus^ » 
etc. y garantissant le sommet de la tête, 
attaché sur la checéce du haubert icoy. 
halbercj avec des las : « helm es laciès », 
« lacent lor helm^s », etc, « D*un 
hiaunte a. XV. las a bien sa teste 
ar-mée » (Gui de Nanteuil, 2765). « // 
vest l' aubère, si lace Viaume clerc » 
(Gaidon, 1171), renforcé d'un cercle 
ordinairement orné de pierreries : 
« gemmes etflors »; « Uelme li freint 
o li carboncle luisent » (Rolantf 1326), 



et garni d'un nasel pour protéger le nez : 
« Tresqn'al nasel tôt le hclme lifent » 
(Roi. 1602). Le sens de heaume s'est 
étendu à tout ce qui couvre, protège. 
Proc. elm, élme. It. élmo. Et, Germ. 
Goth. hilms, anc, haut AU. helm. 
Norois hialm. id. Les formes elme, 
iaume sans h aspirée que l'on trouve 
dès le XI* s. viennent du Proc. 

2. HELME, hel s. m, barre du gou- 
vernail ; timon. Et. Germ. AU. helm. 
Angl. helve, manche. 

HELMER c. a. couvrir d'un 
heaume; armer. Et. helme 1. 

HELMERIE s. f fabrique, vente 
de heaumes ; Tensemble des armes 
défensives. Et. helme 1. 

HELMIER. — e a 7. et s. fabricant, 
marchand de heaumes; étui à heaume. 
Et. helme i . 

HELOIRE, heU— s. f. étrennes, 
présents pour saluer, héler; jour des 
étrennes jour de l'an. Et. heler. 

HELT, heldf h eh, helx, heu s» m. 
helde, — te; heldeûre, nold — s.f 
garde, quillons de l'épée; poignée, 
manche. It. élso, élsa. Et. Germ. 
anc. Haut AU. helza. Norois hiolt, 
Angl. hilt, garde, poignée, manche. 

HEN ; hener, etc. coy. han ; 
haner, etc. 

HENAP, etc. voy. hanap, etc. 

HENDÉ, — e adj. muni d'un 
manche. Et. Germ, Norois henda, 
anc. Angl. to hend, saisir, empoigner. 

HENDEÛRE .^.f. poignée, manche 
de poignard. Et. Cf. hendé. 

HENEPIER, etc. voy. hanepier, 
etc. 

HER, er s. m. hère s. /. maître, 
seigneur ; maîtresse, dame. Et. Germ. 
herr, et pour les formes sans h aspirée 
hérum, id. 

HERALDE ; heraldie, hir — s.f. 
vêtement déchiré, guenille, haillon ; 
souquenille, casaque. Et. Cf. heralt. 



HERALDER 



268 - 



HERGNE 



HERALDER, hir — c. a. procla- 
mer par la voix du héraut ; publier. Et, 
heralt. Confondu avec heroder, baroder 
de haro. 

HERALT, /itV— =:béraut. E^p. 
harâldo, her— . /^arâido. E^'herâldum, 
•bar — du Germ. hariowalt, officier 
d'armée (de béer, armée, walten, con- 
duire), que l'on retrouce dans les noms 
propres Chariovaldus, Haraldr, Hariolt, 
Harold. On trouoe quelquefois baralt 
avec le sens de déguenillé, dépenaillé, 
d'où baraldie,es^-ce le même moi ? 

HEIRBAIL, et tous les composés de 
herbe, cherche;? à erbail, etc. 

HERE AN, harban, arban s, m. 
proclamation, appel, citation pour 
servir à l'armée ; service féodal» service, 
corvée. Et. Germ. beriban, bar — , 
beerban de heri, armée, ban, procla- 
mation. 

HERBERG, helberccoy. herberge. 

HERBERGAGE ;— ,7ea(7c, —Jage ; 
herbergement; — gail s. m. her- 
bergerie; — gison; — gaille s. /. 
action d'béberger ; campement, loge- 
ment, babitation, demeure, auberge; 
hospitalité; droit sur les hôtelleries; 
loyer. Prov, albergâtge, — gamén, — 
garia. It. albergaménto. Et berbergier. 

HEBBERGE, héberge, harb—^halb 
—yhab -—s.f herberc, helberc, hal- 
bercy alb — s. m. camp, campement, 
tentea; bri, logis, logement, maison, babi- 
tation, demeure, hôtel, auberge; hospita- 
lité. Prots. albérga, albérc. It. albérgo. 
Et. Germ. heriberga de béer, armée, 
'et bergen, abriter. Herberg m, est le 
s . verbal ^'berbergier. 

HERBERGÏOR, sj\ — giére s. m. 
— geréce, — sse s. f. celui, celle qui 
héberge, loge ; logeur, aubergiste ; valet 
de chambre. Proo. albergadôr, sj\ — 
gâire. It. albergatôre. Et. berbergier. 

HERBERGIER, herbegier, heber- 
gier, hierb — , harb —, halb —, hab — , 
hesb — , — argier, — regier, erb — v.a. 



et n. camper, dresser les tentes, loger, 
héberger, se loger, habiter, demeurer; 
couvrir, abriter ; rendre habitable, répa- 
rer; louer pour être habité. Prot. 
arbergar, alb — . It. albergâre. Et. 
herberge. Les formes sans h que l'on 
trouve dés le XP s. peuvent remonter 
au Prov « Dist Vcmperére tens est de 
Verbcrgier. » {Roland, 2482). 

HERBERJAGE ; herberje, etc. 
Doy. herbergage, etc. 

HERBOT s. m. famine. Et. ? 

HERBREGIERcojy. berbergier. 

HERGELER, hars — v. a. herser; 
carder; piquer, irriter, tourmenter, har- 
celer. Et. berce, herse, ouheTcé\edim. 
de hart. 

HERGËOR, — sëor $j. — ciére d. 
m. celui qui herse, laboureur. Et. her- 
cier, herser. 

1. HERGIER, ^ sier s. m. celui 
qui garde la herse : portier, geôlier. Et. 
herse. 

2. HERGIER, Pic. herchier = 
herser : moissonner ; piquer, percer, 
blesser, battre; traîner. Et. herse. 

HERDAGE s. m. droit de faire 
paître les troupeaux. Et. herde. 

HERDE, harde s. f. troupe, trou- 
peau. Et. Germ. Goth. hairda, anc. 
Haut AU. berda, AU. mod. herde, id. 

HERDEIER voy. hardïer. 

HERDEMENT voy. hardement. 

HERDIER voy. hardier. 

HERDÏER, — doter voy. hardïer. 

HERDRE voy. erdre. 

HÈRE s.f. figure, mine. Et. ? Germ. 
Frank hara ? 

HERÉGE voy. erége. 

HEREL; hereler, etc. voy. harel; 
hareler, etc. 

HERÉSE voy. erége. 

HERGALT voy. herigalt. 

HERGNE; hergnier voy. har- 
gne ; hargnier. 



HERIER 



— 269 



HIC 



HERIER voy. harïer. 

HERIGALT, hergalt, hargalt s. 
m. vêtement de dessus, surcot. Et, 
•herigâldttw. On trouve également 
*héi'ga, *hérgas, 'harigola de ? L'h aspi- 
rèe et la terminaison ait indiquent une 
origine germanique. 

HERIGOT ; — gote ; — goter coy. 
harigot, etc. 

HERITANGE, etc. cherche;^ à 
eritance^ etc. 

HERITE eog. erége. 

HERLE, helle comme harel 2^ 
cris, vacarme, etc. Et. s. verbal de 
herler, ou Germ. helle, enfer. Cf. hel- 
lequin. Helle serait alors la forme pri- 
mitlee dont herle le développement, 
comme merlée à côté de mellée, meslée. 

HERLEQUIN voy. hellequin. 

HERLER V. n. crier, faire du 
vacarme ; faire une émeute. Et. con- 
tract, de hareler, ou bien venant de 
herle. 

HERLIR, hellir comme herler. 

HERLOT, harlot, arlot s. m. gar- 
çon, jeune homme ; polisson, débauché, 
glouton, fainéant, ribaud. Prov. arlôt. 
H. arlôtto. Et. Celt. herlawd, herlod^ 
garçon. Resté en Angl. harlot, cour- 
tisane. 

HERLUE ; herluise ; herluiser 
coy. hellue ; helluise ; helluiser. 

HERME voy. erme. 

HERMOFLE, erm — adj. et s. m. 
emmitouflé ; chat fourré, hypocrite. 
Et. f Serait-ce Germ. herr, maître , 
sei(/neur; muff, mnfSie, fourrure, man- 
chon f 

HERNAS, hernois, — neis voy* 
hamas. 

HERNU s. m. juillet. Et, ? 
HERO voy. haro. 
HERODER voy. haroder. 
HERP AILLE ; — Hier voy. har- 
paille ; harpaillier. 



HERPE ; herper voy. harpe ; 
harper. 

HERRE mauvaise graphie d'erre 1 . 

HERSÉLE voy. harcèle. 

HERSER voy. hercier 2. 

HERUPER voy. hureper. 

HESBERGIER, etc. voy. her- 
bergier, etc. 

HÉSE ; hesin voy. haise; hasin. 

HESPLE voy. hasple. 

HESSER^ hicier v. a. animer, exci- 
ter, irriter. It. aizzâre. Et. Germ. het- 
zen, id. 

HESTALDEL voy. hastaldel. 

HESVE voy héve. 

1. HET . hetier, etc. voy. hait ; 
haitier, etc. 

2. HET 00//. hé. 
HETODEL voy. hastaldel. 
HEU... cherchez à HEL... Ex. 

heut; heude; heudeûre, etc. à 
helt ; helde, etc. 

HEURTEÏS, et tous les dérivés de 
heurter, à huteïs, etc. 

HEUSE voy. huese. 

HEUSER voy. hoser. 

HÉVE, hesve; havetire s.f. creux, 
trou ; fente , ouverture , spécial, trou 
creusé dans les rochers sous Teau. Et. 
haver. Héve se dit encore en Nor- 
mandie. 

HEVER voy. haver. 

HI. . . Cherchez à I. . . les mots 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. hiére à iére, etc. 

HIALME, etc. voy. helme, etc. 

HICIER voy. hesser. 

HIDE coy. hisde. 

HIDER voy. hisder. 

HIDOR voy. hisdor. 

HIE hiée s. f. puissance, force, 
effort; demoiselle, hie de paveur, mou- 
ton, bélier pour enfoncer les pilotis. — 
A hie, avec force ; a une hie, d'un 
commun effort, ensemble, en masse. 



HIELEQUIN 



- 270 - 



HOGNE 



Et, Germ. AngL Sax. hige^ ^èle, 
empressement, bigan, se presser, An'jL 
to hie, du Flam. hijgen^ s'efforcer. Le 
nom de l'instrument est cenu probabL 
de l'ejfbrt, hie, pour le manier, 

HIELEQUIN coy. heUequin. 

HIEMENT s. m. action de hier 1. 

1. HÏER 0. n. enfoncer, battre avec 
une hie, un bélier, hier; battre, frapper. 
Et. Gcrm, HolL heijen, hier. Cf. hie. 

2. HÏER 0. n ouvrir la bouche, 
crier, rendre le dernier soupir, mourir. 
Et^ hiârc. 

HIERBERGIËAco//. herbergier. 
HIERLEQUIN voij. heliequin. 
HIGNE ro//. haigne. 
HIRALDER tsoy. heralder. 

1. HISDE, liide adj . des deux 
genres hérissé, effrayant^ hideux. It. 
Ispido. Et. ? hlspidum f hérissé. L'h 
aspirée et l'absence de /'s dans la 
forme très ancienne hide doicent faire 
rejeter ctte supposition. Dîe^ a pro- 
posé le Germ. egidi, horreur, qui 
aurait donné evide, éde, ide, mais on 
ne trouce pas les fo' mes intermé- 
diai- es, et l*h asp. de hide fait aussi 
obstacle. 

2. HISDE, hide; hisdor, hidor 
s. f. effroi, épouvante, frayeur, horreur; 
chose horrible. Et. hisder. 

HISDER, hiier c. n. être effrayé, 
épouvanté ; avoir peur Et. hisde 1. 

HISDOR voy. hisde 2. 

HISNE coy. haigne. 

HO . . . Cherchez à O ... les mots 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. hors à ore, etc. 

HO cof/. hot. 

HOBE s . m. petit oiseau de proie : 
petit faucon ou petit épervier, hobereau. 
Et. ? hobin, hobereau et bidet, petit 
cheval, aient probablement de VAnyl. 
hobby qui a les mêmes sens. 

HOBELEÏS s. m. ino, pillage, sac? 
Et. hobeler. 



HOBELER p. a. et n. secouer, être 
secoué ; maltraiter, houspiller, sacca- 
ger, piller Et.frèq. de hober. 

HOBER r. n. et réfl. remuer, bou- 
ger, s'agiter, aller çà et là, s'éloigner, 
partir. Et. f Dies conjecture le Celt. 
ob, départ, mais l'h asp. manque. 

HOBIN s. m. bidet, petit cheval qui 
va l'amble. It. ublno. Et. Germ. 
Angl. hobby, id. 

HOC s. /n. hoche s,f. croc, crochet ; 
accroc, hoche, entaille, encoche ; houe, 
bêche, besoche. binochon ; houlette, 
bâton crochu. Et. *h6cum du Germ. 
Ang, Sax. hoc, Angl. hook, crochet. 

HOGEPIGNIER, houssep — e. a. 
houspiller. Et. housse, peigner. 

1. HOGHEs./. manteau, long vête- 
ment, robe. Et. Germ. hokke, man- 
teau. 

2 HOGHE coy hoc. 

1. HOGHIER, hoschier. Pic. ho- 
quier c. a. et n. crocher, accrocher, 
agrafer ; pendre ; faire une hoche, une 
entaille, un accroc ; compter en faisant 
une hoche, une entaille sur un morceau 
de bois ; ébrécher ; fausser. Et. hoc, 
hoche. 

2. HOCHIER, hoschier o. a.etn. 
secouer, branler, agiter; trembler, s'a- 
giter ; faire bonne mesure, mesure 
comble, mesurer en agitant le boisseau 
pour tasser le blé. Et. Germ. hotsen, 
secouer, 

HODER 0. a. fatiguer, lasser, ha- 
rasser. Et. ? 

HOESE coy. huese. 

HOESER coy. hoser. 

HOGE s.f. colline, monticule, émi- 
nence, hauteur. Et. 'hôga du Germ. 
Norois haugr, id. hoge, Norm. hogue 
est resté comme nom de lieu : La 
Hogue. 

HOGNE, nonqne, hoiqne; hogne- 
rie s. f. hognement ; — gneïs s. m. 
grognerie, gronderie, murmure, plainte, 
pleurnicherie. Et, hognier. 



HOGNIER 



- 271 — 



HOQUETER 



HOGNIER, hoignicr, hongnier, 
outnier, vuingnier ti, n, grogner, gron- 
der, murmurer, criailler, pleurnicher. 
Et. ? L'Anglais a le même mot : to 
whine, mais quel est celui qui a en- 
gendré l'autre f Serait-ce une onoma- 
topée, et comme dit Due^ (Diction. 
fr.-alL'lat.) hoigner, c'est faire lion 
lion et criailler j comme les enfants, 
quand ils veulent quelque chose. 

HOI voy. ui. 

HOIGNE; hoignier vog. hogne; 
hognier. 

HOLGEÛRE. holseàre, houssure 
s.f. housse, couverture. Et. holcier. 

HOLGIER, holcer, — ser gra- 
phies de housser : 1° couvrir, garnir, 
parer d'une housse *hùlcia, 'hôucia, 
'hùssia du Germ hulst, fowreau, 
2" brosser, nettoyer, ramoner avec un 
houssoir ; battre , fouetter avec une 
houssine, de houx, du Germ. huliz, 
mod. hulse, houx. 

HOLÇOI ; — çois s. m. holçoie, 
houssoie s.f. bois, taillis de houx. ht. 
hols, houx. 

HOLÇU, — e, houssu adj. touffu, 
épais comme le houx. 

HOLDER ; holdeùre cog. hel- 
der ; heldeûre. 

HOLE, houle] holerie; hoirie s.f. 
trou, caverne; bouge, lieu de débauche; 
libertinage, débauche. Et. Germ . No- 
rois hola, Angl. hole, trou^ caoerne. 

1. HOLER v>. a. exciter par des 
cris à la poursuite, poursuivre. Et. ? 
probablement l'exclamation hola ! ou 
hou 1 Cf. haler, harer. 

2 HOLER (?. a. cacher, jeter dans 
un trou. Et. hole. 

HOLIER ; holerier, holrier, hor- 
lier s. m. débauché, libertin, ribaud, 
vaurien. Et. hole, holerie. 

HOLPIL cog. golpil. 

HOLQUE cog. hulque. 

HOLRIE cog. hole. 



HOLRIER cog. holier. 

HOLSER, et ses déricés cog. hol- 
cier. 

HONGNE ; hongnier cog. hogne ; 
hognier. 

HONINE s.f chenille. Et. ? 

HONISON; — seûre s.f. honise- 
ment ; — niement s. m. honte, 
déshonneur. Et. honir. 

HONTAGE s. m. hontor s. /, 
honte, déshonneur, vergogne, opprobre, 
outrage. Et. honter. 

HONTAGIER c. a. déshonorer, 
outrager. Et. hontage. 

HONTER; — tir c. a. et rèfl- cou- 
vrir de honte, déshonorer, outrager, faire 
honte ; avoir honte. It. ontàre. Et. 
honte. 

HONTOÏER/ré^. de honter. 

HOPER, houpf'r, huper c. n. et a. 
crier, hurler, vociférer; appeler, héler 
en criant Et. exclamation houp ! 

HOPIER s. m. hopiére s. f. 
sommet. Et. houppe. 

HOQUELËOR, sj . — 1ère ; hoque- 
los, — es m et adj. chicaneur, que- 
relleur. Et. hoqueler. 

HOQUELER c. a. chicaner, que- 
reller. Et. f Hoqueler ciendrait-il de 
hoquel supposé à côté d'' hoquet 1 ? 

HOQUELERIE s. f. chicane, que- 
relle, tromperie. Et. hoqueler. 

1. HOQUET; hoquetement s. m. 
hoquet; secousse, coup, interruption, en 
musique silence, syncope ; difficulté, 
chicane; surprise, piège. Et. onoma- 
topée. 

2. HOQUET s. m. crochet, hame- 
çon, houlette. Et. dlm. forme picarde 
de hoc. Laform,efr. est hochet. 

3. HOQUET s. m. manteau. Et. 
dim. f orne pic. de hoche 1. 

HOQUETER 0. n. et a. avoir le 
hoquet ; en musique chanter à deux ou 
plusieurs parties en faisant alterner les 
syncopes ; secouer ; frapper. Et. hoquet 1 . 



HOR 



- 272 



HUCHE 



HOR voy. horde. 

HORDE, hourde, hurde s.f. hort, 
hourt, hurtt hopy hour s. m. palissade, 
retranchement, ouvrage de défense fait 
avec des claies, barrière, barricade, 
enceinte fortifiée; échafaudage, écha- 
faud, estrade, enceinte, spécial, estrade, 
loge pour voir un tournoi; par exten- 
sion machination , ruse , tromperie. 
Hour, hours, qui sont les cas v, et sj\ , 
heure, sont restés avec des sens res- 
treints. Et. Germ. hurt. AU mod, 
hûrde. Angl. hoard, hurdle, claicy 
échajauda(/e. Cf. behort. Ne pas con- 
fondre avec horde, mot mod. XVP s.j 
troupe de tartares, de barbares Et. 
Mongol, ordou^ le camp et la cour du 
roi. 

HORDEÏS; hordage; hordois; 
hordexnent, houra — s. m. ouvrage de 
défense fait de palissades, palissade, 
retranchement, défenses en bois au 
sommet des tours et des créneaux, 
barrière, clôture, enceinte, estacade, 
échafaudage, échafaud ; enceinte, estrade 
d'un tournoi. Et. border. Hourdage, 
hourdis ne signifient plu^ que maçon- 
nerie grossière. 

HORDER; — dir, hourd — o, a. 
palissader, retrancher, fortifier, dé- 
fendre, protéger; faire un échafaudage, 
échafauder, garnir; amonceler, entasser, 
embarrasser ; bourrer, remplir. Hourder 
ne signifie plus que maçonner grossière- 
ment. Et. horde. Cf. behorder. Ne pas 
confondre acec ourdir. Prov. ordlr. It. 
ordlre. Et. •ordlre pour ordiri, com- 
mencer. 

HORE s.f. femme de mauvaise vie. 
Et. Germ. hôra, id. 

HORLIER voy. holier. 
HORPIL coy. golpU. 
HORQUE coy. hulque. 
HORS voy. fors et for 1 . 

1. HORT coy. horde. 

2. HORT ooy. ort. 
HOSBERG coy halberc. 



HOSGHIER voy. hochier. 

HO SE voy. huese. 

HOSER, houser, hoeser, hueser, 
heuser v. a. botter, chausser, mettre les 
houseaux. Et. huese. 
! HOSSEPIGNIER voy. hocepi- 
gnier. 

HOST coy. ost. 

HOT , ho s. m . tas , multitude, 
troupe, troupeau. Et.'^ 

HOU ..GherchezàHO...£'âr.hou- 
lier ; hourt ; hourde ; hourder, etc. 
à holier, hort ; horde ; horder, etc. 

HOUSSER, et ses dérives, voy. 
holcier. 

HU... Gherchez à HO... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. hule à hole, etc. 

HTJ, liui s. m. cri, clameur, huée, 
cri de guerre; bruit, vacarme. Et. ono- 
matopée. 

HUA; huart; huant, — an s. m. 
milan, épervier, écoufle; hibou, chat- 
huant. Et. hu p. pr. de huer. 

HUAGE s. m. corvée consistant à 
huer, crier pour faire lever le gibier. 
Et. huer. 

HU ANGE ; huërie ; huison s. / 
huëment; hueïs s. m. huée, cris, 
vacarme, tumulte. Et. huer, — ïr. 

HUBIR V. rèfl. dresser, hérisser la 
crête, le poil, les plumes ; se pavaner, 
se réjouir ; se mettre en colère. Et,'^ On 
le rattache à huve, bonnet^ crête ? 

HUG s. m. cri d'appel. Et. *h(iccum, 
id. de hue, ici^ /'h aspirée étant con- 
servée sous l'influence du Germ. anc. 
Flam. hune, id. ou du mot. hu, aeec 
lequel il confond ses cas avec s. : hues, 
huz, de hue, = hus de hu. 

HUGHAGE s. m. droit d'encan. 
Et. huchier i. 

1. HUGHE, Att^e s./, coffre, caisse, 
auj. armoire à pain. Et. 'hiitica def 
On propose la dérivation du Germ. 
hutte, d'où vient hotte? 



HUCHE 



— 2t3 



HUHTËOA 



2. HUCHE s./, crieur public. Et. 
hiichier i. 

HUCHELER r. a. enfermer, serrer. 
Et. hachel citm. de huche 1. 

HUCHEMENT s. m. action de 
crier, proclamer : proclamation, cri 
public, édit; cri, criée. Et. huchier 1. 

HUCHËOR, sj. huchiére s. m. 
crieur, crieur public, héraut. Et. hu- 
chier 1. 

HUCHERIE, hugcrie s./, menui- 
serie. Et. huche 1. 

1. HUCHET 8. m. cor pour hu- 
chier 1 . 

2. HUCHET, /iM//e^s./>î.huchéte, 
— fjète s.f. cHin. de huche 1. 

HUGHIE s. f. cri, cri d'appel; 
portée de la voix. Et. huchier 1 . 

1. HUCHIER r. n. et a. crier; 
appeler à grands cris, héler en criant ; 
publier, proclamer; vendre à l'encan. 
Proi5. uchâr, ucâr. Et, hue. 

2. HUCHIER, hxt(jier s. m, menui- 
sier. Et. huche 1 . 

HUER, h (lier; huïr v. n. et a. crier, 
vociférer, brailler ; couvrir, poursuivre 
de huées ; exciter par des cris. Et hu . 

HUERTER, et so:^ dèvlcès, voj/. 
hurter, etc. 

HUES vot/. ues. 

HUESE, hoese, hetiae, hose, house 
s.f. botte, houseaux, qui en est le dini. 
chaussure montante, guêtre, chausses; 
jambe, cheville ; couverture. It. uôsa. 
Et. *hôsa du Germ. hosa, chaus.^uve, 
mod. hose, chausse, bas. 

HUESER cof/. hoser. 

HUËTE s. /. hulotte, oiseau noc- 
turne qui hue. Cf. hua. 

HUGE voy. huche 1 . 

HUGERIE l'oij. hucherie. 

HUGET cotj, huchet 2. 

HUGIER cof/. huchier 2. 

1. HUI co//. hu. 

2. HUI ro//. ui. 
HUIER t.otj. huer. 



HUIRON corj. huron 2. 

HUIS, et ses dérivés, voy. uis, ctc, 

HTJIS contr. de hueïs, voy huance. 

HUÏSON coy. huance. 

HULQUE, hurque, holque, houv- 
que s. f. gabare, navire de transport, 
dont l'avant et Tarrière sont arrondis. 
Et. Germ. Holl. hulk, id. 

HUN... Cherchez à HON... Ex. 
huntage à hontage etc. 

HUPER toy. hoper. 

HUQUE s.f. toque, bonnet à capu- 
chon ; pèlerine, cape. Et. ? 

HURE s.f. chevelure, crinière; tête 
hérissée, menaçante, museau de bête 
sauvage, tête d'homme. Et f 

HURÉE s.f. escarpement Et. p. 
pas. de hurer. 

HUREPER^ heruper v. a. et n. hé- 
risser ; se hérisser. Et.'^ Die.7 conjec- 
ture le Germ. Anyl. Sax. hriopan, 
déchirer ? 

HURER 0. a. et n. hérisser; se 
hérisser. Et. hure. 

HURLER, etc. voy. uller, etc. 

1. HUIRON, s. m. vilain, paysan, 
ferme d'injure, comme mufle, sale tête; 
nom donné aux Jacques révoltés. Et. 
auym. de hure. 

2. HURON, huirons. m. soldat mi- 
neur. Et. f C'est peut-être le mot Esp. 
\\xivonfurety anc. Er. fuiron, *Furônem 
« tenebrosos enim et occultes cuniculos 
offodet »> (Isidore). 

HURQUE coy. hulque. 

1. HURT, huert, heurt; hurle- 
ment; hunteïs; — tage ; — tois s. 
m. hurte ; hurtée ; hurtance ; — 
teûre s. f. action de heurter, heurt, 
choc, entrechoc, coup, meurtrissure, 
bosse résultat du coup; éminence, tas, 
amas d'ordures ; choc, rencontre, atta- 
que; bruit produit par le choc, cliquetis 
d'armes. It. ùrto. Et. hurter. 

2. HURT PO//, horde. 

HURTËOR, sj. — tére s. m. celui 
18 



HURTEH 

qui heurte, fiappe. It. iirtatôre. lu. 
hmrter. 

HURTER, htwrlf'r — hem ter : 
cliofjiier, frapper, battre. Proc. urt^r. 
IL uHiive. EL Cclt. liyrdfTUj iteuitei\ 
frapper, de hwpdii, houe et v/tfft\ Cf. h* 
Gcrm. boekcii, heurter, frapper dr 
bock, hoïtCj et le lut. ârietâre^ ifL^ f^a- 
riéteni, bélier. 

HUSTIN, hiifln a. m. qutîj-i^Ue, 
dispute, mOlée, combat; tap^ige, va- 
carme, tumulte- EL ? Grctiuhjatpifnje 
le rattiteke an Flarn. liutseleni ^eeotter, 
tirai lier? ? 

HUSTINEMENT ,^. m. quoreHc. 
bâtai 1 le ; v ac arni e ^ t u m ti 1 te , Ef . h li s- 
tiiier. 



2Î4 



lÉQUE 



HUSTINËOR, sj. — iiéie ^. m. 
querelleur, batailleur, tapageur. Et. 
hustiner. 

HUSTINER c. n. et a. se tirailler 
par les cheveux, se battre, se quereller, 
se chamailler, faire du bruit, du tapage; 
maltraiter, bourrer, rudoyer. Et. hus- 
tin. 

HUVE s.f. mitre, chapeau, bonnet. 
Et. Germ. huba, ùL 

1. HUVER c. a. coiffer d'une huce. 

2. HUVER V. a. remplir, gaver. 
Et. f 

HY... Cherchez à HI... Ex. 
hyalme à hialme, etc. 



I 



lALME t:ttfj helme. 
lAVEj laice toij. éve. 
ICE cQij, ïqo, 

ICE mlj. dènionstratif fêm, cette. 
EL ecco hmie, 

ICELi, ceUf icôle, cèie\ autre r. m, 
icelui, retuij iceltj. cetlt f icelei, eelelj 
ceil, sj\ Pï. sg* et pL icil, clt pron^ et 
€tdj. ((êffion^tralif c^, cet, cette, eeluii 
celle. Proe^ aicél, ceL Et^ eece Jllr^v», 
ecee illam, ecce *illûi, eeee 'illéi^ ecce 
lUt*, ecce i\U. 

ICEO vofj. iço. 

ICESTf eei^t f icestc, cesfe^ autre 
rèif. icestui, cesiai, lee^tl, ce.^tj\ f 
iocïstei, cestcl, ceati &j\ m. stj. et pi. 
iciBt, cl^l pron. et arlj. dèatonslratlf \ 
cet, cettft; celui- ci, celle-ci. Proc. aicèat, 
ces t. EL ecce istt/m, ecce it^ta/ï^ ecf^e 
*istul, eeee *btei, ecee ist(T. ecee isti. 

ICEU cof/. iço. 

ICIL .^y. r/icel. 

ICILUEG« cllttee^ lelleCf eti\ ado. 
ici mf'me. EL ecca •illôc. Cf. Huec. 

IÇO, lecOj e^o, eço, Icô, îee*t, ço, ceo, 
ce p ro n . dé n t uns Ira t if nen t re ee , ce la * 
Proc, aiiisé, sOp //. ci6. Et, ecce bSc. 



IGOINE, Icone., corruptions : an- 
conCj anscone s. f. image sainte, ban- 
nière sacrée où est peinte quelque image 
de saint ou quelque symbole religieux. 
Et. ixwvfl. La forme icoine se rapporte 
à une forme : *ic6nia. Paplas : « Iconia, 
figura, imago. » mot d'église. 

IDLE, ulrcy idele {2 s////.), indele 
(2 sf/ll.) ^ idole : dieu payen, et dieu 
de Mahomet. Proc, IL et Et. *\do\R 
pL n. pris pour le sg. /., pour le fémi- 
nin et pour le m. *ldolM 4- e d\ip. 
L' accentuation du latin ctaj-slque e.<t 
idôlum. 

IDOINE adj. des deux genres 
propre à, adapté, convenable, capable, 
en état de. IL idônao. EL idôneuni, 
'idônir^ H- e d'ap.y *idônia Mot sac. 
Cf. aoine. 

IDONG, idunc, idonques ado. alors. 
EL id tune ou ibi ou œque tune? 
S adcerblale pour la forme idonques. 
Cf. adonc. 

1. IDRE s.f cruche. Prov. :^dria. 
EL A\'dria, ySpia. 

.2. IDRE coy. idle. 

lÉQUE. lègue, égue, s. f. jument, 



r 



lEftBEA 



- 275 - 



ÏM. 



cavale. Proo. égua. Et. 'écqua comme 
aiguë r/'^âcqua. *Équa a donné ive, 
com /ne (iqua, aive, ère. Cf. ive. 

lERBER, hierber, et .S(?s dèricè^, 
cof/. erber, e/r. 

1 . IERE,r"e/7'e^ èd reformes rèr/tilières 
(ïcWevre. Pro r. édra. /^. édera, éllera? 
Et. /lédera. L r/e lierre mod. (XV*' s.) 
^5/{ l'article qui s'est caj g lutine avec le 
mot. lerre, lierre, devrait être fèm. 
d'après l'ètr/molof/ie^ comme il l'est en 
Proc. et en It.; mais Ve féminin est 
aussi dans ce mot e d'appui, comme 
dans marbre, temple, prêtre, etc., ce 
qui a contribué peut-être à faire chan- 
ger le genre d'hédcra. Cf. lambre 
pour le même fait du changement de 
genre. 

2. 1ERE, ère /■"' personne sg. de 
r imparfait de l'indicatif r/'estre. It. 
éra. Et. éram. 

1. lERRE Dog. erre 1. 
-2. lERRE cog. iére 1 . 
IESTRE = estre. 

1. lÉVEcso//. ive. 

2. lÉVE rog. ève. ■ 
lEWE cog. ive. 
lEWEL cog. ivel. 

IGAL, iguely ingal=éga,\. Igal s. m. 
signifie plaine. Prov. eguâl, engâl. It. 
eguâle, uguâle. Et, *ecq\ik\e. Cf. ivel, 
uël. 

IGAL ANGE; igalté; igance s.f 

égalité, parité. Proc. ogalânsa, eguîVnsa. 
It. eguagliânza, egualità. Et. igal, 
ecquah'ta^c/n, •ecquàntia, c/'œquum, 
égal. Cf. ivelté. 

IGLISE forme d'église qui signifie 
aussi assemblée, réunion. Et. ecclésiam. 
Le c vocalisé en i a donné lieu [à cette 
forme comme igal c/'ecquâle. Cf. 
gleise. 

IGNELi, et ses dèricés, vog. isnel, 
etc. 

IGREMANGE vog. ingremance. 
IGUEL vog. igal. 



IGUER c. a. égaliser. Prov. egiiAr, 
//. equâre. Et. *ecqm8ire pour œquare. 
Cf. iver. 

IL A, illa, ilacques = //>, Pror. et 
It. là. £'^*illac. S. adcerbiuftK 

ILEG, ileuCy illec, ileuquvs vog. 
iluec. 

ILES s.f. pi. iliers s. m. pi, côtés, 
flancs, les iles. Et. ilia pf. h. pris 
pour f. 

ILL... cherchez à EnL.. Kx\ 
illuminer à enluminer. vli\ IlL.. 
est une graphie savante venant directe, 
ment du Latin. Le Français décom- 
posait la préposition en qui se trouce 
dans i\\...et disait Qnlmmmv.ctc. 

ILUEG, Hoc, iloecy iluoc, iicc, 
ileucy Hue; iloques, iloeques, Hurcques, 
etc. y ill— adv. là, en ce lieu. K(. 'illtk^ 
•illùc pour lUoc, llluc. On a proposé 
aussi UloiàcOy qui rendrait fomptr dvs 
formes illo, il le que l'on troine au 
A"' s. lôco donnant \eu, lieu, mats uati 
des formes iloc, iluec, qui ottf p,-è, été 
formées sur il loque. Les formés i lo- 
ques, ilueques ont Ts adverbiale, 

IM... cherchez à EN... Ex. im- 
pendre à empendre, etc. Im„. gra- 
p'iie sac. est en... em... en Français; 
Importer e-<t sav. enpopter on emporter 
est pop. et les mots en im... an Heu de 
em... en... ne sont pas popif/airesi, on 
ont été revêtus d'une graphie savante 
Il faut donc les chercher à en.., Cf, 
in... 

IMAGIER s. m. faiseur et m;ïr^ 
chand d'images, de peintures, de sculp- 
tures, d'objets entaillés en bois^ ivoire, 
corne, métal, etc. Et. image, représen- 
tation, statue. 

IN... Et. in... cherchez à EN.., 
Ex. inamer à enamer ; induire à 
enduire; inhorter à enorter; in- 
tentif à ententif ; incanter à en- 
c^ntev, etc., etc. Laprép. latine in, 
im devant h, p, m^ est eu en Frow;aisy 
aussi bien isolée qu'en composition. 
In... im. . est une graphie .tarante ci 



INDE 



276 - 



ISNELÉGE 



Tf^latweincnt moderne, comme inten- 
tion pour entencion. Cette graphie 
m...iin... a donc été re jetée ici y et 
&est à en... qu'il Jaut chercher les 
mots populaires que l'on trouverait 
écrits par in... im... 

Le préfixe négatif in,., subit le même 
changement que la prép. in; // decient 
enFrançaisen : inimicum a donné régu- 
lièrement enemi, ennemi, anemi. Ini- 
Tiiitié est un mot savant; la forme po- 
ffdaire est enemistié, anemistié. D'ail- 
leurs la plupart de ces mots acec in... 
négation, n'existaient pas dans les 
premiers siècles de la langue ; « mais 
*t covient, per corruption et per di- 
tt seite des mots fransois, dire lou 
« romans selonc lou latin, si con : ini- 
« quitas « iniquiteit ». Prologue du 
Psautier de Metz (XÎV s.). 

Cherchez à EN... les mots que 
vous ne trouverez pas ici . 

INDE adj. des deux genres bleu, 
indigo, bleuâtre, bleu violet, violet. 
Proc. Indi, éndi. It. Indaco Et. \x\di- 
cffm + e d'ap. 

INDELE (2 syll. tog. idle. 

INEL, et ses déricés,vog. isnel, etc. 

INGAL vog. igal. 

INGNEL cog. isnel. 

INGREMANGE, igr—, ingrom — 
formes corrompues de nigromance s. /. 
nécromancie, art d'évoquer les morts, 
magie. Et. *necromância de vs/pô;, 
ru or t. 

INT vog. eiit. 

INTER... Et. Inter. Vog. entre. 
In ter lat. fait en fr. entre. Inter est 
une graphie savante : intermettre, c'est 
entremôtre ; intersigne, entreseigne; etc. 

Cherchez à ENTRE. . . les mots 
écrits par INTER. . . 

1QJ31, equij enquiy anqui adv. ici. 
Prov. aqul. /^. qui. Et. eccum *hlc. 

IRAIGNE voij . araigne. 

IRAISSANCE s. f. faculté de 
s'émouvoir, de se mettre en colère. Prov. 
iraissénsa. Et. iraistrc. 



IRAISTRE, irestrec. n. a. et rcfî., 
se mettre en colère; mettre en colère. 
Prov. iralsser. Et. 'irasccr^ + e d'ap. 
et t euph. entre sr, comme estre, *éssere. 
au lieu du classique irâsci. 

IRASCU, — e adJ. en colère, irrité, 
courroucé. Prov. irascùt. Et. p. pa.<. 
rf'iraistre. 

IRE ; irance ; iror s. f. irement 
s. m. colère, emportement. Proe. ir6r, 
iramén. Prov., It. et Et. Ira, •irântia, 
*\v6Yemy irer. Iveest resté en Angl. 

IRÉ vog. irié. 

IRÉGE, tmse vog. erége. 

IRER vog . irier. 

IRESTRE vog. iraistre. 

IRETE, etc., vog. erité, etc. 

IRIÉ, — e, ire, irois, irais; iros, 

— c adJ. irrité, en colère, courroucé, 
furieux; ardent. Pror. irât, irôs. I(. 
irâto. iréso. Et. p. pas. d'iv'ier; irktu, 

— â^a; 'irén^e; irôs//, — osa. Resté en 
Angl, irons. 

IRIER; irer v. a. réfl. et n. mettre 
en colère; se mettre en colère. Pror. 
irâr. It. ar/irâre. Et. Irâr/?, 'iriân'. 

IROIS vog. irié. 

IROR vog. ire. 

IROS vog. irié. 

IS vog. es 3. 

ISANBRUN, isamhrun, iscn —, 
isem — s. m. étoffe noire, foncée. Ht. 
Germ. isan, fer, brun, brun\ propv. 
brun., noir de fer. 

ISLOIS, isleis adj, insulaire. Et. 
•i/èSMlé/iS6' c/'insula^ isle. 

ISNEL, — e, igncL ingncl, inel. 
esnel, enel adj. agile, leste, léger 
élancé^ rapide, prompt. — Isnel le pas, 
loc. adv. d'un pas rapide, rapidement, 
sur le champ, aussitôt. Cf. enes le pas, 
même sens. Prov. isnôl. It. snéllo. Et. 
Germ. snell, mod . schnell, id. 

ISNELÉCE; isneleté, ign-s.f. 
rapidité, vélocité, légèreté, agilité, vi- 
tesse.//, snellézza. Et. isnel. 



ISSANGE 



- 277 - 



JAIOLAGE 



ISSANGE; issor s. /. issue, sortie, 
naissance. Et, issir. 

ISSEMENT toy, eissement 1. 

ISSI graphie cV ainsi et cV\q\. 

ISSILLIER v)oy. essillier. 

ISSIQUES, ansiqucs ado. ainsi. 
Et. issi, ainsi, œque sic '^ et s adc. 

ISSIR voj/. eissir. 

IST, — e, est adj . démonstratif, 
ce, cette. Proc, est. It. anc. ésto. Et. 
ista, Ista. Voy. est. 

1. ISTRE = estre et eistre 

2. ISTRE voy. eissir. 

i. ITANT adc. et conj . autant, 
également, aussi; alors, cependant. — 
A, por, en itant, id. Proc. aitânt. It. 
cotânto f Et. seque tântam? 

2. ITANT, — e adj. aussi nom- 
breux. Proo. aitant, aitânta./^. cotânto, 
cotânta. Et. s^quetàutiini, seqt^c tântam ? 

ITEL, aintel adj. pron. et ado. tel, 
semblable, pareil, le môme ; de même, 
également, itou. Proo. ditâl. It. anc. 
aitâle. Et. œque lâkm? 

I TRES TANT adi . également 
beaucoup. Proc. atrestân. Et. œque 
tra«s tântwm? Cf. trestant. 

1 . IVE, iéce, ièœe s. f. jument. 



cavale. Et, *éqv a. pour équh. Cf. iéqne' 

2. IVE voy. éve. 

3. IVE adj, égal. It. équo. Et. 
œquum, *éqvu. 

IVEL, iewely iwely enwel, uwel, oël, 
uël adj. égal. Et. *eqvâlc pour œquâle. 
On trouvée le f. uéle dans les plus an- 
ciens textes. Cf. igal, 

IVELER, iweler, enweler, enwaler 
0. a. égaler, égaliser. Et. ivel. 

IVELTÉ, oëltè, uëlte s. f égailité, 
uniformité, aplanissement. Et. *eqyalî- 
téite pour œqualitâte. Cf. ivel. 

IVER, ever, ewer v. a. égaliser, 
niveler, aplanir, raboter ; égaler, com- 
parer. Et, 'eqvâre pour œquâre. Cf 
iguer. 

IVERIE s.f troupeau de cavales j 
haras. Et. ive 1. 

IVERNAGE, hiv — adj. d'hiver. 
Et •Aibernâticum d'hibernum, hioer, 

IVORIN, — e adj, d'ivoire ; blanc 
comme l'ivoire. It. avorlno. Et. ivoire. 

IVRER V, a. enivrer. Et. ivre.. 

IVRETOIGNE; ivrogneté ; — 
gnise s. f. ivrognerie; ivresse. Et. 
ivre, ivrogne. 

IW... Cherchez à IV... Ex, 
iwel à ivel, etc. 



N. B. — Cherchez à G les mots 
que vous ne trouverez pas à J. 
Ex. jable à gable ; jal, jeline à gai, 
geline; jale, jalon à gale, galon; 
jéme à géme, etc., etc. 

JA,jai adv. maintenant, déjà. — Ja- 
soit quCy jaçoit que, — ce que conj. 
quoique, bienque. Pt^oc. ja. It. già. Et. 
jar/i. 

JAGONGE voy, jagonce. 
JAGQUE coy. jaque. 
JADEL voy. jedel et gade. 

JAËL s.f. et adj. femme de mau- 
vaise vie; prostituée. £'^.? 



I JAGLEL ; jagloi voy. glaiol. 
I JAGONGE. jac — s.f, pierre pré- 
cieuse, hyacinthe, jacinthe, rubis. Et. ? 
•jacùncia pour hyacinthus ? 

JAI voy, ja. 

JAIANT, gaiant = géant. Proc. 
jayân. Et. *]^géinte pour gigàntem. 

JAÏE ou jaje? autre forme decàge : 
cage et prison. Et. *gac»ja potir câvia, 
câvea . 

JAILLIR, ya/t>, galir v. a. lancer, 
jeter. Et ? *jacMllre au lieu de jaculâri. 

JAIOLAGE, gaiol — , gëol — s . m. 
droit dû aux geôliers ; geôle, prison. 
Et. jaiole, geôle. 



JAIOLE 



— 278 — 



JARS 



JAIOLE; jaioler graphies de 
geôle , cage , prison , ci de cajoler , 
chanter comme un oiseau en cage, 
caqueter y babiller. 

1. JAL; jale, etc, vog. gai; 
gale, etc, 

2 JALà, contr. pour ja le : déjà le. 

JALIR cog. jaillir. 

JALOIE s. /. contenance d'un 
jal 1 . 

JAMBET s. m. jambéte^ gamb — 
s.f, petite jambe; croc-en -jambe. It. 
sgambétto, gambétta. Et. dim. de 
jambe. 

J AMBETER ; jamboïer, — be'fcr, 
gamb —en. agiter les jambes, gigo- 
ter; jouer des jambes, courir; tomber 
les jambes en Tair, faire la culbute. It, 
sgambettâre. Et. jambet, yam6c?. 

JAMBLE, j'emble s. m. crabe, 
écre visse de mer. Froc . mod. j ambre. It. 
gâmbero. Et. càmmarttm, gâmmarum, 
xa/x/xa/30v, id, 

JAMBOÏER, - beïcr vog. jam- 
beter. 

1. JAME autre forme de jambe. 

2. JAME cog. géme. 
JAMEL s. m. corde, câble. Et. 

gaméh^m, id. def 

JAMM.... Cherchez à JAM... 
Ex. jamme à jame, etc. 

JANGLE, gengle, glenge; jangle- 
rie s. f. jangleïs; janglement ; 
janglois s. m. criaillerie, aboiement; 
bavardage, caquet, hâblerie ; raillerie, 
moquerie, insulte. Prov. jângla, jan- 
glarla. Et. jangler. 

JANGLËOR, sj. — glére s. m. 
— gleréce, — sse s.f. criailleur, bavard, 
hâbleur; moqueur, insulteur.Pror. jan- 
glador, .sJ. janglâire. Et, jangler. 

JANGLER, Jengler, genglcr c. n. 
crier, criailler, glapir ; bavarder, caque- 
ter, hâbler ; railler, bafouer, insulter, se 
quereller, se disputer en criant. Prov. 
janglâr. Et. Germ. jangelen, c7Hcr, 
abogcr. 



JANGLOÏER, — gleïer fréq. de 
jangler. Proo. janguelhâr. 

JANGLOS, — e «6//. bavard, mé- 
disant. Proo, janglôs. Et. jangle. 

JANSE, ganse s /. sorte de sauce. 
Et.^l 

' JANTE, gente, gante s.f. oie sau- 
vage. Proo. ganta. Et. 'gdnta {Pline et 
Venantius Fortunatus) y du Germ. 
gante, ganze. Flam. gent. Angl. gander. 
AU. mod. gans, oie, 

JAPERAILLE s. f, canaille. Et. 
japer. 

J AQIJ "Eyjacque s. m. etf. vêtement 
court et serré, pourpoint, jaquette. It. 
giâco. Et.'^ Ce mot., qui ne remonte 
qu'au A7F« s., vient peut-être du vête- 
ment porté par les Jacques^ les pag- 
sans récoltés de la grande Jacquerie. 

JARBE; jarber graphie de gerbe; 
gerber. 

JARGE; jarcer cog. jarse; jar- 
ser. 
JARD cog. jart. 

JARGEL, jardel s. m, trachée- 
artère, gorge, gosier. Et. f Cf, gargate. 
JARGERIE, gargerie, jardericy 
jergerie s. f. ivraie; mauvaise herbe. 
Et."^ 

JARGOILLIER = gargouiller : 
gazouiller, jaboter, jaser, bavarder. Cf. 
gargate, jargel et jargon. 

JARGON, gergon, gargon^ gorgoa 
s. m. gazouillement, babil, bavardage, 
langage, spécial, des bêtes, jargon. Froc, 
mod, gergônz. It, gergône. Et,'^ La forme 
gargon fait penser au radical garg. 
Ult. a le primitif gévgo. Cf. gargate. 
JARLE cog, gerle. 
JARRIS, garris s. m, inc, espèce 
de houx ou de chêne. Et, ? 
JARROCE s.f. vesce. Et.'^ 
JARRON s. m. branche d'arbre; 
bâton. Etf augm, de }3irre, poil long 
et durf Cf jart 2. 

JARS, gars s. m, inc. le mâle de 
l'oie domestique. Et. ? On h rattache 



JARSE 



279 



JODE 



au norois gassi, oie et babillard^ qui 
lai-même tient à VAll. gans, oie. 

JARSE, — ce s. /.sorte d'arme 
tranchante. Et. jarser. 

JARSER — ccr, garser = gercer : 
couper, tailler, taillader, crevasser, 
scarifier, f*^.? 'carptiâre? 

1. JART, jard, garty gdrd, icart 
s. m. enclos, jardin, verger. Et. Germ. 
Goth. gards, enclos, maison. Ane. 
Haut' AH. gart. Angl. yard et garth, 
enclos, prèau, cour. 

2. JART, gart s. m. poil long et 
dur dans la laine; jarre, poil long et 
dur qui dépasse les pelleteries. Elt. ? 
Gart.yar^, vient peut-être de càrduum, 
chardon, à cause de la ressemblance 
accc les longs poils de la Jleur du 
chardon ? On trouve le même mot dans 
les autres langues romanes avec des 
sens différents : Lombard garz, cœur 
de chou. Diminutif: It. garzuôlo, 
bourgeon de vigne; Vénitien garzôlo, 
paquet de lin sur la quenouille. Esp. 
gârza, héron, à cause de sa huppe, et 
le dim. garcéta, touffe de cheveux et 
petit héron, enFr. garzette et jarsette. 
Garcette ternie de marine serait-il de 
la même famille ? 

JASERAN, —rants — renc,Ja^ — , 
gaz—, jaserois adj. et s. m. fait de 
mailles. — Epith. banale de haubert. — 
Cotte de mailles, haubert; chaînette, 
collier, bracelet fait de mailles. Prov. 
jazerân. It. ghiazzerlno. Et. Ar. gazaïr, 
Alger, par VEsp. jacerlna, d'Alger, 
renommé pour ses cottes de mailles. 

JASOIT vog. ja. 

JAT contr. pour ja te : déjà te. 

JAVEL, gavel; javeleïs, s. m. 
javéle ; javelée, gav — s. f. poi- 
gnée, botte, javelle, faisceau ; tas, mon- 
ceau ; botte d'échalas, de sarments, fas- 
cine ; îlot formé de sable, de limon et 
de branchages. Proc. mod. gavél, gavéou, 
Et, •capéllï^/n dim. de càpulum, poi- 
gnée. 



JAVELER, gav — v, a. jeter eo 
tas; percer d'un javelot. Et. javel 

JAZERENG vog, jaseran. 

JEDEL ; jedot dim. de jatte* 

JEHIR, /(îïr vog. gehir c. a. et n, 
avouer. Prov. gequlr. It. ano. gec- 
chlre. Et, Gerin. jehan. 

JEHUI vog. jëui. 

JEÏR vog. jehir. 

JEL, jol XP s. contr. de je le. 

JEMBLE vog. j amble. 

JENGLE ; jengler, etc tog, jao- 
gle; jangler, etc. 

JËNTE vog. jante. 
■ JENVRE, genvre sj. de jovenor* 

JERGERIE vog. jargerie. 

JES contraction de je eb : je les. 

JESINE, gesine s. /. alitement ; 
accouchement, couches. Et. }q^\v. 

JE SIR, yesir ; jesier, g es — ; gire 
V. n. et réjî. être couché, étendu par 
terre ; se coucher ; accoucher. Prt/r. 
jazér. It. giacére. Et, jacére, être étendu, 
Gire de jâcere, Jeter, en composition 
jlcere, injlcere. 

JESME vog. geme 1 . 

JESMÉ vog. gemé. 

JESQUE vog. juesque. 

JETANGE s.f, jetementf get — 
s. m. action de jeter; jet; expulsion. 
Prov. getamén. It. gittamémo. EL 
jeter. 

JEUI, jehui, gehui, jeici., jtti aàc, 
aujourd'hui, maintenant. Et, ja//i hààie^ 

JEUN, — e adJ. qui ei^t à jeun. 
Prov. dejûn. It. digiûno. Et* ]ejùnf<, 
je/una. 

JEONABLE adJ. de jeunti. KL 
jeune, je/ùnium. 

JEÛNAISON; jeûnerie 8. f 
jeùnement s. m. jeune. IL digiuna- 
ménto. Et. jeûner, je;unârt'- 

JEWI vog. jehui. 

JO forme plus ancienne de je. 

JOG ; jocquier vog. juc ; juchier. 

JODE vog. gelde. 



JOÉE 



— 280 - 



JOINDRE 



JOÉE, yoMéc s. /. soufflet," gifle. 
Prov, gautàda. It, gotàta. Et. joe, 
joue. 

JOËMENT s. m. joërie s,f, jeu. 
IL gioccaménto. Et, ]oèr, jouer. 
- JOËNGE = jovence, jouvence. 

JOENVRE^/. rfe jovenor. 

JOEVENE, jocene (deux syll.), 
joevre, jocrc, joiice, joevle, jovle, 
joule, joene, jone, joine, juency f/eune 
graphies r/e jeune. Proc. jôve. It. giô- 
vine, giôvane. Et. jùvenem + e d'ap. 
Joevne, jovne, a donné joevre, jovre, 
comme timbre de t^^mpanum, ordre 
d'ôrdtnem, coffre de côphmum. Le 
groupe vre se change facilement en 
vie, comme crible pour cribre de cri- 
brum;, et réciproquement titre pour 
title de tltalum, epistre pour épistle 
(/'epistola, apostre pour apostle cZ'apôs- 
tolum, anjle et anjre d'ângdum, etc. 
Les imprimés reproduisent fautive- 
ment les manuscrits et donnent joule, 
joure, au lieu de jovle, jovre, mieux 
joeule, joeuve. C/est également une 
erreur dHmprlmer jouene au lieu de 
jovene, qui est toujours de deux syll. 
« Tu es bien enfes et si es jouenes 
bon. (Huon de Bordeaux, 7237) ». Li- 
se^ jovnes. L'e ne figure ici que pour 
indiquer que la lettre précédente, dans 
les manuscrits n, est une consonne, 
auj. notée v, comme havene (2 syll.) 
havne, havre. 

JOGLEÏS;joglois; joglements. 
m. joglerie, /ot^ —, ju— s. f. action, 
métier de jongleur; plaisanterie, bouf- 
fonnerie; forfanterie. Proc. joglaria E"^. 
jogler 1 . 

JOGLEOR, yo?*— , Ju — sj. — glére 
s. m. — gleréce, -—ssc? s./. = jongleur : 
ménestrel, chanteur, diseur de chan- 
sons dé gestes; baladin, escamoteur; 
plaisant, clown. It. giocolatôre. Et. 
]oculditôreni f joçuWor, celui qui joue. 
Resté en Angl. jugglçr. 

1 . JOGliER, jou—yju— = jongler 



mod. : faire le paétier de jongleur, de mé- 
nestrel; chanter, dire des chansons de 
gestes ; faire des tours, jongler ; plaisan- 
ter . Et. *]oGu[éLrepour ]ocnlé.n, jouer. Le 
mod. jongler serait-il un mélange de 
jogler et de jangler? Resté en Angl. 
to juggle, escamoter. 

2. JOGLER, jou — , /u — comme 
joglëor. Proo. joglâr. It. giocolàro, 
guillàro. Et. jocwlârcm. L'It. tient de 
joculàrium. 

JOHEVEL, gohepel s. m. joug, 
collier, licou, lacet. Et. *ju7arélh/m 
dim. de jûgum. 

JOI.S. m. joie, plaisir. Prot. jaug, 
gaug. It. gâudio. Et. géLÛdium. 

JOiABLE; joiant ; joïé, — e ; joï, 
— e; joiel, gp — adj. joyeux, réjoui, heu- 
reux. 1 1. godénte, g aud ente. Et. joie 
p. pr. et pas. c/c joiôr et de joïr. 

JOIANGE ; joiée, gohée s.f. joie- 
ment; joïssement, go — s. m. joie, 
plaisir, réjouissance; bon accueil. Prov. 
gaudénsa ; gaudida, gauzida ; gauzimén, 
jaujs—. It. godiménto. Et, p> pr. et 
pas de joïer. 

JOÏGE voy. juïse. 

JOIELER, goheler c. a. accueillir 
joyeusement, faire bon visage ; donner 
des joyaux; se réjouir. Et. joiel, petite 
joie et joyau. 

1. JOIER, goïer v. a. jouir de, 
user; se réjouir. It. godére. Et. 'gau- 
c/iâre au lieu de gaudére, de gâudium, 
joie. 

2. JOÏER s. m. joïére s.f. partie 
de Tarmure recouvrant la joue ; la joue 
elle-même. Et. joue. 

JOIGNANGE ; jointe s.f. joigne- 
ment, j oing ement; jointement s. m. 
jointure, union, conjonction, mélange; 
jointure, join^t, jointe, articulation. 
Proo. jùnta. It. giùnta; giungiménto, 
giuntaménto. Et. joindre, jointier. 

JÛIGNET ooy. juignet. 

JOILLES voy. juilles. 

JOINDRE, juindre, gendre, gindre 



JOINE 



— 281 - 



JORNER 



s. m. jeune garçon, premier ouvrier du 
boulanger, mitron. Et. junior + e cl'ap, 
et d euphon., plus jeune. Cf. jovenor 
dont joindre est le sj. 

JOINE PO//, joevene. 

JOINETÉ, juenetè s. f. jeunesBe. 
Et. joine, juene, Jeune. 

JOINT, — e adj. bien fait, dont les 
joints, jointures jouent bien, gracieux, 
élégant, bien habillé; rapide, vif, alerte. 
Et. p. pas de joindre. 

JOINTEÏER tôt/, jointoïer. 

JOINTIEE 8. /. ce que peuvent 
contenir les deux mains jointes. Et p. 
pas. de jointier. 

JOINTIER f. a. joindre/ réunir. 
It. giuntare. Et. joint p: pas. de 
joindre. 

JOINTIS, —ce; Jointif, — ve 
adj. joint, uni, réuni, contigu. Et. 
joint p pas. de joindre. 

JOINTOÏER p. a. et n. joindre, 
réunir, remplir les vides, réparer ; faire 
jouer les articulations avec élégance. 
Et. frè((. de jointier. Cf. joint. 

JOÏSE,70?ss6», yo/8 ooy. juïse. 

JOÏSSEMENT, go — s. m. jouis- 
sance, possession; bon accueil. ït. godi- 
ménto. Et. jouir. 

JOL co?/. jel. 

JOIjIËR;joliëté,c^c. zoy, joliver ; 
joliveté, etc. 

JOIjIF, — ue = joli : joyeux, gai, 
de fête ; paré, orné; aimant, amoureux, 
aimable, agréable, -joli. Proo. joli. It, 
giulivo. Et. Germ. Goth. jiuleis. Norois 
jol. Scandin. jul. Anyl. yule, noël^ 
wheel, roue.. .Jo\, Jul j signifie propre- 
ment le tour que ftiit le soleil retour- 
nant sur ses pas au solstice d'hicer^ à 
la Noël^ d'où fêteij oie, etc. 

JOLI VER, yo/ïër r. a. et n, enjo- 
liver, parer; s'amuser, se divertir; faire 
le beau, le joli, A7J jolif. 

JOIAYET, joÙét dim. de jolif. 

JOLIVETÉ^ Joliëté s. f. gaîté. 



bonne humeur, joie, joyeuseté, plaisir, 
charme, volupté, débauche; qualité de 
ce qui est joli. Proo. joli vetàt. Et. jolif. 

JONC s. m. jonc, herbe, feuillage, 
paille, etc. dont on jonche le parquet; 
mèche de lampe. Proo. junc. It. ginnco. 
Et. jùncwm. Quand jonc a le sens 
d'herbe, feuillage, etc. répandu par 
terre, il est le suhs. cerhal de jonchier, 
joncher. 

JONGHEÏS s. m. joncherie; 
— cheûre s.f jonchée. Et. jonchier. 

JONGHIÉRE; s. f. jonchée; lieu 
couvert de joncs, de roseaux; petit 
panier de jonc pour faire les fromages. 
It. giuncâta. Et. 'juncA^a de juncdre, 
joncher. Resté en Angl. junket, jon- 
chée. 

JONGHOI s. m. joncheroie, — 
reie s. f. jonchaie, lieu rempli de joncs. 
Et. jonc, jonchier. 

JOQUIER voy. juchier. 

JOR, jorn, XP s , , jur = jour. — Le 
jor toc. adv. alors. Jor est quelquefois 
féminin^ tote jor : « Et toute nuit et 
toute jour, » Renart, XVI, 19. « Et se 
je sui ci toute jour. » Ren. XXV, 57. 
tt Toute jour i puis baaillier. « Rfin. 
XXV, 80. Edition de Martin I, II, 
pp. 155 et 346. Proc. jorn. It. giorno. 
Et. *}6rnuni pour diùrnum. Diurne en 
est la forme sac. 

JORNEÏER voy. jomoïer. 

JORNEL^ — naladj.ei s. m. de jour; 
journalier ; — jour^ journée; journée de 
travail ; travail ; partie de terre laboura- 
ble en un jour^ servant de mesure : 
jornel de terre] diurnal, bréviaire. 
Proo. jornâl. It. giornâle. Et. diurnâle. 
Diurnal en est la forme sac. 

JORNËOR, sj. — ère s m . journa- 
lier, ouvrier qui travaille à la journée. 
Et. jorner. 

JORNER c. n. faire jour; travail- 
ler à la journée ; marcher de jour, faire 
du chemin, voyager; conférer; ajourner. 
Et. diurnâre. 



JORNOÏER 

JORNOÏER, - ncïerfrèq, de jor- 
ner. 

JORVIR, jurcir v. n. et a, suffire ; 
endurer. jE"^.? 

1. JOS contr action de jo els : je les. 
C/. jes. 

2. JOS poy. jus. 
JOSQUE toy. juesque. 
JOSTH^ juste = ]o\ixieprép. à côté 

de, près de, le long de; selon, suivant. 
Prov. jôsta. It, gulsta. Et. jûxiSi.près 
de. 

JOSTÉE ; jostorie s.f jostement 
s. m. joute, combat, mêlée. Et. joster. 

JOSTER, jouster, juster = jouter 
c. a. et n. réunir, rassembler; ajouter, 
mettre à côté, en regard, comparer, véri- 
fier une mesure ; être voisin, attenant, 
toucher à; toucher, frapper; se mêler, 
se réunir, s'assembler en venir aux 
mains, combattre, jouter. Proo, jostâr, 
justâr. It, giustâre, giostrâre. iFjf. joste. 

« Juxtare, id est appropinquare, 
adesse, juxta esse, et decitur a juxta 
adverbio. » CathoHcon de Jean de Gê- 
nes, XIIPs. 

JOSTISE; jostisier, etc. corj. 
justise ; justisier, etc. 

JOT contr. pour jo te : je te. 

JOTE s. f. jotte, bette, poirée, 
légume en général. Et. jote est une 
forme plus ancienne que joue, comme 
jatte. Froc, gaûta. It. gôta. Lat. gâbata, 
jatte. Jotte, anciennement dans la ma- 
rine y signifiait la joue du namre ; 
gâbata = jate, jade, jatte; gâuta = 
jotte, jote, jode, et en définitive joue. 

JOU... Cherchez à JO... Ex. 
jouée; jougler ; journel; jouste, 
etc. à joée; jogler ; jornel ; joste, 
etc. 

JOUENE (2 syll.) voj/. joevene. 

JOULE ; jouléce cotj. jovle ; jo- 
vléce. 

JOVEIGNOR co//. jovenor. 

JOVENE {2 sï/li.) cofj.. joevene. 
JOVENOR , joceif/nor, juignor, 



282 - 



JU6Ë0R 



junior sj. jenvre, genttre, gendre, gin- 
dre, joindre, juindre adj. et s. plus 
jeune, tout jeune; puîné, cadet. Et. 
•juveniôrem /)oar juniôrem ; sj, junior 
-f e d'ap. Cf. joindre. 

JOVENT s, m. et /. jovente, 
joue — 5 yao — s. f. jeunesse. Prot. 
jovén, jovénta. Et. *juvénta/w, juvénta 
« juventus, juvenum multitude; juven- 
tas, dea juventutis ; juventa, ipsa nos- 
tra œtas est ». Placide le Grammai- 
rien, XI "" s. in Ang. Mai, Classici 
Auct. III, 474. 

JOVENTOS, - e, juc - adj. 
jeune. Et. jovent. 

JOVLE, jovre voy. joevene. 

JOVLÉGE, joulèce forme de jeu- 
nesse. Et. jovle. 

JU. . . Cherchez à JO ... les mots 
que vous ne trouverez pas ici. 
Ex. jugler ; juster ; juvent, etc. à 
jogler; joster; jovent, etc. 

JUBLEMENT s. m. chant d'allé- 
gresse, jubilation. It. giubilaménto. Et 
jubler. 

JUBLER = jubiler : pousser des 
cris de joie, chanter des chants d'allé- 
gresse. It. giubilâre. Et, jubelâre, id. 

JUG, joc s. m. juchoir, perchoir ; 
repos. On dit encore joc pour repos du 
moulin. Et. juchier. 

JUCHIER, jocquier, joq — = ju- 
cher : percher ; faire le pied de grue, 
attendre, tarder, rester sans rien faire ; 
se coucher. Et, ? Dies fait remarquer 
que le Norm. a huchier dan^ le mémo 
sens^ et le rapproche de VAll hocken, 
Holl. hukken, s*accroupir, se blottir. 
Juchier = se coucher, en terme de ma- 
rine. 

JUENE coîj. joevene. 

JUENETÉ cog. joineté. 

JUESQUE, jesque^ josque = jus- 
que. Proo. jiiscas. Et. de ùsque, djùs- 
que. Cf. dusque. 

JUGËOR, jugedor XP s., sj. ja- 
giére s. m. jugeréce, — sse s, f juge. 



JUGIE 



— 283 - 



JUSTOÏER 



Prov). jutjadôr, sj. jutjâire. It. giudica- 
tôre. Et, jugier. 

JUGIE; jugerie s. /. bailliage, 
juridiction. Et. jugier. 

JUI 00//. jëui. 

JUÏGE v)oij. juïse. 

JUIGNET, juillet, junet, jolgnct ; 
juinot s. m. juillet. Sicilien guignettô. 
Et. di/n. de juin, le petit Juin, le ca- 
det de Juin, qui est quelquefois appelé 
juin le grant. 

JUIGNOR vof/, jovenor. 

JVîljyjuille, Jules, m. juillet. Pj'Ov. 
julh. It. Lùglio. Et. Jùliwm. 

JUILLES, Joilles s. f. pi. liens, 
lanières pour attacher les bœufs sous le 
joug. Et. ]ngu\8L pi. n. dim. de jùgum, 

JUIN... Cherchez à JOIN... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. juindre ; juint, etc, à 
joindre ; joint, etc. 

JUINET ; - not voy. juignet. 

ZVÏSEiyJiiice, Joïse, Joïsse,Juïs, Joïs 
s. m. jugement; jugement dernier; 
jugement de Dieu, épreuves par le feu, 
etc. ProG. judici, Ju^i:^i. It, giudizio. 
Et. iudiGium, Jugement. 

JULE GOîj. juil. 

JUMENTIER8. ni. garçon d'écurie 
qui a soin des bêtes de somme ; valet, 
goujat. Et. jument, bête de somme. 

JUN. . . Cherchez à JON. . . Ex. 
junc ; juncheïs ; junchiére, etc. à 
jonc ; joncheïs, etc. 

JUNET roy, juignet. 

JUP s. m. juperie s.f. cri, criail- 
lerie. Et. juper. 

JUPELÉ, — e adj. revêtu d'un 
jupel dim de jupe, tunique, robe. 

JUPER T). n. et «. crier, brailler; 
appeler en criant, héler. Et. juper est 
probablement une onomatopée comme 
japper. 

JUR... Cherchez à JOR. . Ex. 
jur; jurner ; jurvir, etc. à jor ; jor- 
ner;jorvir^ etc. 



JUS... Cherchez à JOS... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. justée ; juster, etc. à jostée ; 
joster, etc. 

1. JUS, Jos ado. en bas. - Ça Jus, 
ici-bas ; la Jus. là-bas ; sus et Jus, en 
haut et en bas, çà et là, d'une manière 
et d'une autre. Proo. jus, jos. It. giù, 
anc. giùso. Et. •jùswm, •jôsM/n, pour 
deôsum, deôrsurn, en bas. 

2. JITS voy. juz. 

JUS ARME toy. gisarme. 
JUST ^ juste sav. Prov. just. It. 
giùsto. Et. jùstw. 

1. JUSTE s.f. vase, amphore, pinte, 
pichet, broc^ passoire, canette, mesure. 
Et. ? à moins que ce ne soit VadJ. juste, 
juste mesure, pris substantiv. ou le 
substantif verbal de juster. joster qui 
signifie aussi vérifier, mesurer f 

2. JUSTE coy. joste. 
3\}S^t:Z Justetè s. f. justice; jus- 
tesse. Et. juste. 

JUSTEFIEMENT,y«s^t7-s. m. 
justification. It. giustiflcaménto. Et. 
justefier. 

JUSTEÏER (?o//. justoïer. 

JUSTISE, Jost —forme de justice : 
justice, juridiction, droit de justice 
jugement; juge. Proo. justlcia. It. 
guistlzia. Et. justitia. UAngl. a 
consercé à justice le sens déjuge, ma- 
gistrat. 

JUSTISËOR, — cëor, sJ. — siére 
s. m. juge, justicier. Prov. justesiadôr, 
sJ. justesiâire, Et. justisier. 

1. JUSTISIER, Jost — = justi- 
cier : rendre la justice, juger ; exécuter; 
mortifier; gouverner, commander, do- 
miner. Prov. justiziâr. It. giustiziàre. 
Et. justise. 

2. JUSTISIER, yosil — = justicier : 
juge. Proe. justicier. It. giustiziére. Et. 
justise. 

JUSTOÏER, — teïer o. a. vérifier, 
contrôler une mesure. Et. J'réq. de 
juster, joster. 



JUVENT _. 

JUVENT ; juvente^ ctc, vorj. jo- 
vent^ etc. 



284 



LABEL 



JUZ, Jus^y ju^ 8j. de just. Et. jiis- 
ius. 
JUZARME voy, jusarme. 



K 



Cherchez à C, GH ou QU les 
mots écrits par K. 

N. B. — Le dialecte de l'Ile-de- 
France, le Français actuel, ne se sert 
point du k. A peine peut-on citer ki et 
ke que l'on trouve quelquefois pour 
qui et que. Mais il n'en est pas de 
même dans le dialecte Picard qui fait 
un emploi fréquent du k pour mieux 
marquer le son dur que le c avait 
conservé dans ce dialecte : kat, kantel 
kant, kalkier, kalchier, keval, 
kien^kief , ketif , kevéche, kose, ka- 
rel,kerre,e?;c. pourchat,chantel, chant, 
chalchier, chalcier, cheval, chien, chief, 
chetif, chevéce, chose, quarel, carrel, 
querre, etc. Il faut donc chercher à ch 
les formes picardes et normandes qui 
ne sont point inscrites à k. 

KA... Cherchez à CHA... les 
formes picardes. Ex. : kaable; 
kadel; kaël, etc. àchaable; cha- 
del; chaël. etc. 

KAITIP; kaitiver, etc. coy. 
chaitif ; chaitiver, etc. 

KAMOSCAS voy. camoscas. 

KAN voy. can. 

KANE voy. cane et chane. 

KAROLE; karoler, etc. voy. 
charole, etc. 

KAWE voy. chôe. 

KE... Cherchez à GHE... les 
formes picardes, etc. Ex. kenir ; 
kenole ; kevéche ; kevir, etc. .à 



chenir ; chenole ; chevéce ; che- 
vir, etc. 

KENAR voy. canart. 

KÉNE voy. cane. 

KENIVET voy. canivet. 

KERNEL voy. crenel et carnel2. 

KEROLE; keroler, etc. toy. 
charole, charoler, etc. 

KERRE voy. querre. 

KERSON voy. cresson. 

KESTE voy. queste. 

KETIF; ketiver, etc. voy. chai- 
tif ; chaitiver, etc. 

KEU voy. coeu. 

KEUDRE voy. cueldre. 

KEUTE voy. coite 1 . 

KEVRER; kevréte ; kevreter, 
etc. voy. chevrer, etc. 

Kl... Cherchez à CHI... les 
formes picardes. Ex. kief ; kiére 
etc. à chief ; chiére, etc. 

KIÉLES voy. chaéles. 

KIEUTE voy. coite 1 . 

KIS voy. quis 1. 

KNIVET voy. canivet. 

KO... Cherchez à GHO... les 
formes picardes. Ex. kôe; koisir 
à chôe ; choisir, etc. 

KOGE, gogue graphies de coque : 
vaisseau. Voy. coche 1. 

KOURER voy. gorer. 

KUEDRE voy. cueldre. 

KUERE voy. cuere. 



LABEL, /a6^6'/= lambel, lambeau : 
bordure, frange, ruban, ornement en 
général, lambel ; lambeau, chiffon, 
guenille. Et. •lablélh/m, lambel ; labél- 
lum, *labréllwm, petite lèvre, bord. 



lisière, diin. de lâbrum, lèvrcy influencé 
par l'Ail, lappen, lambeau, ce qui 
explique les deux sens de lambeau et 
de lambel, quoiqu' étant le même mot- 
Dans les formes lambel, lambeau, m 



J 



LABIT 



- 285 



LAIDÉGE 



a été intercalée^ comme dans lanterne, 
langouste. Cf. laoste, pour empêcher le 
b de tomber, ou de passer à v. Label 
est resté en Ançjl. acec le sens de 
lambel^ rubans pendant à un titre ; éti- 
quette, ècriteau. 

LABIT ; labitement s. m. labite 
s. /. tourment, peine, martyre, afflic- 
tion, malheur. Et. kbiter. 

LABITER c. a. tourmenter, mar- 
tyriser, maltraiter. Et. f 

LABLEL i3oy. label. 

LABOREMENT ; - rage s. m. 
laboraisons./. travail, labeur; labour. 
ProG, laborâtge. It. lavoraménto, — 
raziône. Et. laborer. 

LABORER c. n. et a. travailler, 
labourer. Proo. laborâr, laurâr. It. la- 
vorâre. Et, laborâre. Motsat). 

LABORIER, — e s. m. et f. tra- 
vailleur, ouvrier ; laboureur. Et. labor. 

LABOROS, — e adj. laborieux, 
pénible. Et. labor. 

LAGEÛRE; laciére s. /. laçon 
8. m. lacis, lacet; enlacement, nœud^ 
lien, lacs, filet, piège. It. lacciatûra. 
Et. lacier. 

LAGIER = lacer : attacher, lier 
avec un lacs, garrotter ; enlacer, embras- 
ser. Proc. lassâr, lachàr. It. lacciâre. 
Et. *laqueâre, •laciàre de iûqueum, las, 
lacs . 

LADENGE ; ladengier voy. lai- 
denge ; laidengier. 

LADOINGE;ladoingier co//.lai- 
denge, etc. 

LADIR oo,y. laidir. 

LADRE, ladréce, —sse, ladros, 
— e s. et adj. lépreux. Prov), ladre. It. 
\&y^Z3iV0,mendiant,Et.lu&zarum*-\'ed'ap. 
Lazare y le patron des lépreux. D mis à 
la place de z ou s devant une liquide, 
comme medler pour mesler. mêler. On 
trouve pour le nom propre Lazare, 
Lazaron, mot. sav. 

1. LAÉGE, — sse, leéce, laisse^ 
laisse, lesse, /af.T(>;laûre, leûre; laor. 



lëors.f. largeur. Proc. ladéza. ît. latézza. 
Et. 'la^ltia, *la^rc de lâtum, lé, large. 
La /or/ne laize est restée dans la langue 
technique pour largeur, bande, lisière. 

2. LAÉGE coy. leéce 1. 

LAËNZ, laëns voy. laienz. 

LAGAN s. m. droit d'épave ; épave, 
naufrage ; destruction , ruine ; par exten- 
sion de chose apportée par la mer 
et obtenue sans peine; abondance, 
grande quantité, — d*oà A lagan, en 
ruine et en abondance. Et. *lagânMm, 
id.y que l'on explique par Idga maris f 
droit de la mer, du Gcrm : Scand. lag. 
Angl. \a,w, loi. Cf. lague. 

LAQUE s. m. loi. Et. Germ : 
Scand. lag. Angl. Sax. loch. lah. 
Angl. law, loi. 

LAHON voy. laon. 

1. LAI, — e ad et s- laïque, sécu- 
lier; sans lettres, peu instruit. Proc. 
lâic. It. lâico. Et. lAicu, làica. Laïque, 
où, l'accent tonique est violé, en est la 
forme sac. Resté en Angl. lay, et en 
Français dans l'expression : frère lai. 

2. LAI, lais s. m. laisse s./, ro- 
mance, couplet, chanson d'amour; petit 
poème d'aventure .• tirade monorime des 
chansons de geste. Prov. lais. It. lai, 
pi. Et. Celt. laid, Hais, son, mélodie, 

3. LAI s. m. laie; laiée s. f. ce 
qui est laissé : cession, legs, don; 
laisse, débris de plantes, sables laissés 
par la mer ou un fleuve; lais, baliveaux 
que Ton laisse en coupant un taillis ; 
fiente laissée par le gibier, etc. Et. 
laier. Cf. lais 1. 

4. LAI = là. Et. *illac ? 
LAID toy. lait. 

LAID ANGE; laidangier , etc. 
voy, laidenge; laidengier, etc. 

1. LAIDE voy, leude et laie 1. 

2. LAIDE voy. lait. 

3. LAIDE voy.ldLie 1. 
LAIDÉGE, — sse ; laideté^ 

lad —, leid —, lesd —, led — comme 
laidure. Prov. laidésa. It. laidézzaJ 



f 



LAIDENGE - 286 — 

LAIDENGE, laldangCy lad —, 
hiff — , lesd —, led — s. /. insulte, 
injurt^T outrage, offense, vexation. Et. 
lait par l'intermédiaire d'un suhst. 
JftUf 'laidéraia, comme vendange, de 
vendi!'tiiia. Laidenge pourrait encore 
venir directement de l'Ail, leidunga, 
occusaU'ojiy d'autant plus qu'on trouve 
auiisi j quoique asse^ rarement , les 
formes ladoinge, ladoingier; // concor- 
derait fdo7\'> acec le Proc. ledéna qui 
ei<i pour laidénha. 

LAIDENGEMENT, /^^r/ — s. m, 
rammr laidenge. Et. laidengier. 

LAIDENGËOR, led -, sj. — 
gière.ç. ni. qui insulte, outrage. Et. 
iaidenfîîer. 

LAIDENGIEH, laidangier, — 
oififjicrt (ad — , leid —, lesd — , led - 
r, a. injurier, insulter, outrager, vili- 
pender^ honnir, vexer, tourmenter. Et. 
laiden^^e. 

LAIDIR ; — der, lad -, leid —, 
îi'ëd — , led — 13. a. et n. injurier, outra- 
ger, insulter; honnir, faire honte, dés- 
honoper ; malmener, maltraiter ; rava- 
ger ; rendre laid ; devenir laid, enlai- 
dit- Pror, laidir, laizâr. It. anc. lai- 
dlre, — dâre. Et. Germ. leidjan = 
laidir, AnrjL Sax. lâdhjan, leidon, 
— dan = laider, de leid, odieux, d'où, 
laid. 

LAIDIT ; laidissement, leid —, 
ft'ti — s, m, injure, outrage, mauvais 
traitement, violence, coup. Et. laidir, 

LAIDOÏER, lad —, leid —, led — 
frèq. fie laidir. 

LAIDON voy. landon. 

LAIDURE, lad —, leid —, led —, 
Imd — s. /. injure, outrage, insulte, 
vilainie, offense, vexation, méchanceté, 
dommage ; ignominie, honte, souillure ; 
laideur. Prov. et It. laidùra. Et. laid. 

ï, LAIE, leie, laide leide, lesde 
s. /- route, passage, voie percée dans 
une fof^t; clairière; la forêt elle-même. 
Fro^. i.^ta. JS'^ *làia, 'leia, 'lâda, Méda, 



LAIRMÛS 



du Germ. Anc. Norois leid. Anfjl. 
Sax. li'id. Flam, leyde, passaf/e^ ro/e, 
d'où Saint-Germain-en-Laye. Les for- 
mes laide, leide ont ètè confondues acec 
celles de leude, lesde, et ont souccnt le 
sens de droit de pèaf/Cy droit sur le 
transit des marchandises, et en (jcnè- 
raL impôt. Cf. leude. 

2. LAIE s. /. boîte, coffre, tiroir. 
Et. Germ. Anc. Haut AU. lada. 
Flam. laeye. AU. mod. lade, caisse, 
boîte. De laie, layette. 

3. LAIE ; laiée ro//. lai 3. 
LAIENZ, laiens, laën^, laëns, Ic'in:, 

leïns, leenz, leens, liens, leanz., Icans, 
lafs ado. là dedans, là. Proc. laïns. 
Et. ïïlac IntMs, lai, là, enz. 

1. LAÏER, leïer v. a. tracer une 
voie, une laie, des chemins, des pas- 
sages dans la forêt. Et. laie 1. 

2. LAÏER V. a. laisser. E/.? On 
dèrice ordinairement laier de legâre, 
léguer, mais on devrait alors surtout 
troucrr les formes leïer, loïer, lier, 
comme neïer, noyer de necilre; neier, 
naïer, noyer, nier (/^? negâre. Or, c'eM 
toujours laier, layer que l'on rencon- 
tre, rappelant un a. // est donc plus 
probable que laïer oienne du Germ. 
ahall. lâzan, mod. lassen, laisser'^ 

LAIGNE coy. leigne. 

1. LAIGNIER 0. n. se lamenter, 
geindre. Pj-ov. se lanhâr. It. lagnârsi. 
Et. laniâre, déchirer, dans l'expres- 
sion laniare se prœ dolore. 

2. LAIGNIER ro// leignier. 

3. LAIGNIER ; lainier voy. la- 
nier. 

LAIRIS cor/, larriz. 

LAIRME, terme = larme. 

LAIRMER, lermer, larmer c. n. 
pleurer ; couler comme des larmes. 
Proc. lagrimâr. It. lagrimâre. Et. la- 
crymûrc pour lacrymâri de làcryma, 
l air me. 

LAIRMOS, — e, 1er—, lar — adj> 
plein de larmes, larmoyant, déplorable, 



LAIS 



- ^î 



LAMBROISSEMENT 



triste. It. lagrimôso. Et. lacr//m'>su, — 
môsa de lâcrrma, kiirnie. 

1 . LAIS^ lah, leis, lès ; laissement 
s. m laisse, lesse ; laissance s.f.oe 
qui est laissé, abandonné, concédé : 
cession, don, donation^ legs, abandon ; 
laisse, débris, alluvions laissés par la 
mer ou un fleuve ; lais, baliveaux que 
Ton laisse en coupant un taillis ; fiente 
laissée ou lâchée, etc. Proc. laissa, tes- 
tament. It. lâscito, Wlâscio. Et. laissier. 
Legs est une maucaise rjraphie de lais. 
Cf. lai, laie 3. 

2. LAIS toy. lai 2. 
LAIS coy. laienz. 
LAISABDE, leisarde, Usarde s. f. 

lézard. It. lacérta, lucérta. Et. lacérta, 
— art, — arde pour — ert, — erdc. 

LAISGHE toij. lesche 1 . 

LAISIR toy. loisir. 

LAISOR toy. loisor. 

LAISSE ro//. lais et lai 2. 

LAISSE coy. laéce. 

LAISSUS roy. lasus. 

LAIT, laid, ieit, let s m laide s.f. 
injure, outrage, vilainie, affront, offense. 
Et. ind.près. ^^laidir. Ne pas confondre 
en substantif terhal acec Vadj. lait, 
laid, Germ. ladh, laid, leid. odieux, 
(f^où cient le ccrbe laidir. 

LAITEROLE s. /. titimalle, pis- 
senlit, laiteron. Et, dlni. de lait, làcteni, 
à cause du suc latescent de cette plante. 

LAITIGE, — sse, leit —, let — s.f. 
fourrure blanche, de couleur de lait. 
Et. •lactltia de lâctem, /«tï. 

LAITIER V. a. et n. allaiter; tèter. 
Proo. laytâr, lachdr. It. lattàre. Et. 
lait, làctem. 

LAITUAIRE coy. leitoaire. 

LAIZ coy, lais. 

LAIZE coy. laéce 1. 

LAMAN corruption de locman, 
lamaneur, pilote. Et. Germ. Elani. 
lotman. Holl. loodsman. Angl. loads- 
man, id. de lot, lood, plomb, c'est-à- 



dire sontfe, et man, homniCy Ihouime 
de la sonde, parce ffue les lamaneurs 
se ;>ercent de la sonde pour conduire 
le naclre. 

LAMBRE, lanbre s. m. latte, plan- 
che ; lambris, boiserie, revèteraent des 
murs. Et. f Dle;^ propose lâm/na,h\nina 
(Horace, Odes, ii, 2^ als, planche. Lani- 
bre, comme coffre de cjphmum, acec 
Inscrit Ion d'un b euphonltjue, comme 
dans marbre de màrmorem; lanine, 
lamre, lambre. On a objecté la dlpi^ 
renée de genre : lamina/, lambre m.; 
mais hédera/. ierre, lierre m, présente 
le même phénomène ainsi que ongle 
7MI, d'abord féminin sulcant son éty- 
mologle ùngula, est resté dèfinltlce- 
ment masculin. E ^final a été traité 
dans ces cas comme e d'appui, et non 
comme e féminin : lamina, lambre; 
hédera, édre, ierre, lierre; ûngula, ongle 
comme màrmorem, marbre; t^mpa- 
num, timbre; jùvenem, jœvne, jœvre, 
jeune, etc. tous IndlJ/eremment mas- 
culins. Cf ierre 1 Du Cange tire 
lambre de âmbricem, qui slgnljie égale- 
ment lambris et qui est masculin; 
mais 1 de l'article se serait agglutinée 
acec le subtanrlfdés le XII" s., ce qu'il 
est bien difficile d'admettre, d'autant 
plus qu'on ne trouce point la forme 
régulière ambre, comme andier, ierre, 
à côté de landier, lierre. // caut donc 
mieux considérer lambre comme une 
forme de lame, qui d'ailleurs, parmi 
les sens modernes ou anciens de lame, 
pierre sépulcrale, tombeau, etc. a aussi 
celui de latte, planchette, ais long et 
étroit : lames de per sienne, lames de 
jalousie, les lattes qui les composent. 

LAMBROIS, lambruls, lambru, 
lambu, lambrucne s. m. latte; lambris. 
Et. lambre, lambroissier. 

LAMBROISSEMENT s. m. lam- 
broisserie ;— seùre, lambruls— , lam- 
bruch—s.f. lambrissement; lambris- 
sage, revêtement,' incrustation, mar- 
quetterie. Et. lambroissier. 



LAMBROISSËOR 



- 288 - 



LANGUISSOK 



LAMBROISSËOR, s/.— siére «. m. 
ouvrier qui pose les lambris, recou- 
vreur. Et. lambroissier .. 

L AMBROISSIER , lani hvuchier 
V. a. lambrisser. Et. lambrois. . 

LAMENT; lamentement s. m. 
lamente ; — tance s . /. lamentation, 
gémissement. Proclament. It. laménto. 
Et, lamenter. 

LAMPAS s. m- foudre, leu; aufig. 
feu, inflammation, ulcère, intérieur 
de la bouche, luette, gorge ; maladie de 
la bouche, spécial, des chevaux. Et. ? 
Cf. empas. Serait-ce le mot latin lui- 
même lampas? 

LAMPIER s. m. suspension, lustre; 
lampiste. It. lampâjo. Et. lampe. 

LANBRE coTj. lambre. 

LANGEÏS 8 m. et adj. action de 
lancer, jeter; combat, joute à la lance; 
combat, bataille, — que Ton lance, qui 
sert à abattre. Et. lancier. 

LANCEOLE ; lancelée s. f. 
plantain. Proii. lansolàda Et. *lan- 
ceôla, *lanceolâ^a de lâncea, lance, à 
cause de la forme effilée, lancéolée des 
feuilles. 

LANCEREL; — ron .s. m. jeune 
brochet. Et. dim. de lance, à cause de 
la for me effilée du brochet, 

LANÇON s. m rejeton, branche. 
Et. augm. de lance. 

LANDE s. /. pays, terre; pays 
désert, terre inculte, plaine couverte 
de bruyères, de broussailles, lande, 
plaine, bois, taillis. Proti, et It. lânda. 
Et.^ Celt. ou Germ. land, pays, con- 
trée? 

LANDIER co//. andier. 

LANDIT tog. lendit. 

LANDON, laidon s. m. bâton qui 
sert d'entrave et que l'on attache au 
çou des chiens pour les empêcher de 
chasser, ou aux pieds des vaches, che- 
vaux pour les empêcher de sortir du 
pâturage; carcan, entrave; bâtonnet qui 
sert de loquet. Et. ? Landon, laidon, 



n'est peut-être que le déricé, Vaugm. de 
latte, late. planchette longue et étroite, 
l'n de landon, qui est la forme lapins 
commune, ayant été ajoutée, comme 
dans lanterne de latérna, et pour mieux 
soutenir le d qui est tombé dans laon. 
Landon, laidon serait dans cette hypo- 
thèse le même mot que laon. Cf. ce mot. 

LANEÏS, — ce adj. de laine, lai- 
neux. P/'oo. lanls. Et. laine. 

LANERET s. m. le mâle du lanier. 
Et. dim. de lanier i, pirce qu'il est 
plus petit que la femelle. 

LANERIE, lasn —s.f. lâcheté. Et. 
lanier 1 

L ANGAGËOR, sj. — giére ; lan- 
gagier, — es. et adj. parleur, bavard, 
hâbleur. Et. langagier, langage. 

LANGAGIER v. n. parler, bavai'- 
der. Et. langage. 

LANGART, — de adj. et s. bavard, 
babillard, loquace; médisant, mauvaise 
langue. Et. langue, et la terminaison 
péjor. art. 

LANGE adj. des deux genres et s. 
m. de laine; étoffe de laine ; vêtement, 
manteau, chemise de laine. It. lâno 
dans pannolâno, étoffe de laine, lange. 
Et. lâneu, *laniu, *lânjw -f e d'appui, 
*lânja de lâna, laine. 

LANGOÏER, — gueier, — guier] 
langueter, leng — v. n. et a. mou- 
voir, agiter la langue; faire jouer la 
langue, parler, jaser, causer, bavarder; 
médire; faire jaser, tirer les vers du 
nez ; visiter la langue des porcs, lan- 
gueyer. Proc. lenguejâr. It. liDguet- 
târe. Et. langue, et les désinences 
verbales oïer, icâre, et eter, ittâre. 

LANGORIR;— rer r. n. être faible, 
languissant, malade. Et. langor. 

LANGOS, — e, len — adj. bavard. 
Prov, lengôs. Et. langue, et la f/és/- 
nence adj — os, — ons, — eux, — ôsum. 

LANGUISSON, — ison s. / 
— guissement s. m. maladie de lan- 
gueur, éthisie; langueur. Prov. lan- 
guimén. Et. languir. 



LANIËH 



- 289 - 



LASTÉ 



1 . LANIER, — e, laifjnier, lainiery 
lenier, lasnier s. m. et aclj. oiseau de 
proie, espèce de faucon, faucon lanier, 
femelle du laneret; — lâche, couard, 
paresseux, fainéant Proc. laniér. It. 
lanière. Et. *laniariMm, qui déchire, 
de laniâre, déchirera Le sens de couard, 
lâche, est venu probablement de ce que 
cette espèce de faucon ne s'attaque 
qu'à des animaux plus faibles que lui. 
« Le lanier est mol et sans couraj^e, » 
dit le Miroir de fauconnerie de Har- 
mont. Au lieu de laniârium, qui déchire, 
on a aussi rattaché lanier à laine, 
lanârium, à cause de son plumage. 
« Lanier^ lanarius, oyseau de proye, sic 
y> dictus, vel a laniandis avibus, vel 
ï» quod plumas multas densasque et 
» molles in modum lanœ habet. » 
Diction, de Robert Etienne. 

2. LANIER,— e,/r/t/u*er, laigniers. 
et adj . ouvrier, ouvrière en laine, mar- 
chand de laine; — de laine. Et. *lanâ- 
riw, — nâria de lâna. laine, 

LiANS, lan^ s. m. action de lancer, 
lancement ; élan. Proc. lans. h. lâncio. 
Et. s, verbal de lancier. 

IiANU, — e adJ. laineux, couvert 
de laine. It. lanùto. Et, •lanù^/^ — nù^a 
de lâna, laine. 

LiAON, lahon, lëon s, m. planche. 
It. lattône. Et. augm. de late, latte. 
Cf. landon. 

IiAOR voy .laéce 1. 

IiAÔSTE = lani^ouste, et signifiait 
sauterelle. Proo. langôsta, Port, lagôsta. 
/^ar^igùsta?£'^. •laoùsta/)OMr locùsta. 
sauterelle. Dans la forme langouste, 
l'n ajoutée, comme dans lanterne de 
latérna a sauve le g. Cf. landon. L*o 
initial se serait-il changé en a pour 
éciter le redoublement de o, comme 
dans aé pour éé d'œtà.tem'^ 

LAPE s.f. bardane. Et. lâppa, id. 

LAPIDE; lapidé; — deïs; —dé- 
ment s, m. lapidée s.f. lapidation, 
massacre. Et. lapider sac. 



LARG, — ge = ltirge sac. Et. lùrgu, 
lârga. 

LARDIER adJ. et s. m. de lard : 
mardi lardier, mardi gras ; — endroit, 
meuble on Ton conserve le lard, les jam- 
bons, la viande : garde-manger. Et. 
lart. 

LARGETÉ s. /. largeur; largesse. 
Et. largitâ^e de lârgum, lare, large. 

LARGIR c. /*. et a, donner large- 
ment, faire des largesses ; donner, accor- 
der; élargir, étendre. It. et Et. larglrc'. 

LARIZ, laris cog. larriz. 

LARMER ; larmos, rfr. cog. lair- 
mer, etc. 

L ARONIER, — e ; - nos,— e adJ. et 
s. de voleur ; voleur, voleuse ; repaire de 
larrons. It. ladronâjo, — naja. Et. laron, 
/•. de 1ère. 

LARRIZ, larrisy laris, lari::, Jairis 
s, m, inc. clairière, lande, bruyère, 
terrain inculte. Et. *larriti?/ du Germ.' 
laar, clairière ? 

1. LAS, —se adj. fatigué; malheu- 
reux, infortuné, misérable. Proc. las. 
It. lasso. Et. lâssM, lassa. Las dans le 
sens de malheureux n'existe plus que 
comme interjection : las! hélas! 

2. LAS, la^ = lacs 
LASGHANGE ; lasche ; laschée; 

laschéce, -^ sses. f laschement s. 
m. relâchement, relâche, abandon; fai- 
blesse, lassitude. Et. laschier. 

LASNE s.f. lanière, courroie. Et. F 
Lasne vient probablement de laniâre, 
comme lasnier, acec s épenthètique. 

LASNERET ; lasnerie ; lasnier 
cog. laneret, etc. 

LASRE cog. ladre. 

LASSOR cog. lasté. 

LASSUS cog. lasus. 

LASTÉ, lastét XP s., lasseté ] 
lasse ; lasséce, — sse ; lasseûre ; 
lassor s.f. lassement s. m., lassi- 
tude, fatigue; peine, misère, malheur. 
Et. 'lassita^e de lassum, las ; lasser. 
Lasté a été confondu acec lasté, lasseté, 

19 



LASUS 



-290 — 



LEÉGE 



lascheté, lâcheté. Laxitâtem et 'lassi- 
tâtem donnent^ en effets l'un et l'autrey 
en Français : lasté. 

LASUS. lassas j laissas, lessus adc. 
là-haut. It, lassù. Et. là sus. 

LATE, léte =■ latte : planche longue 
et étroite ; poutre, solive du plafond ; le 
plafond lui-môme garni de poutres ; 
mesure de longueur. Proc. là ta. It. 
lâtta. Et. Germ. latte, latte. Cf. lan- 
don et laon. 

1 . LATER = latter : garnir, recou- 
vrir de lattes la toiture, le plafond, etc. 
Et. late. 

2. LATER c. a. porter. Et. lâtum, 
porté j comme dans translater. Mot sao. 

LATEÛRE s. /. lattis, ouvrage, 
couverture de lattes. Et. later 1. 

LATIMER; latimier voy. lati- 
ner ; latinier. 

LATIN s . m. savoir ; habileté, fi- 
nesse ; langage ; ramage ; éloquence. 
Proo. latin. It, latlno. Et. latinw/î?, le 
latin étant la langue des savants, le 
moyen de s'instruire. 

LATINER, latimer c. n. et a. par- 
ler, écrire, mettre en latin ; discourir, 
parler ; faire le beau parleur. Et. latin. 

LATINIER. latimier s. m homme 
qui sait le latin ; homme lettré, clerc, 
savant, érudit ; interprète, secrétaire. 
Proc. latinier. Et. latin. Resté en Angl. 
latiner. 

L AT U AIRE coy. leitoaire. 

LAU. . Cherchez à LO.. Ex. 
laur ; laus, etc. à lor ; los, etc. 

LAU, leu (1 syll.)= là où, t71ac 
tibi. 

LAÛR ; laûre coy. laéce 1 . 

LAUZE coy. lose. 

LAVRU, — e, lecru, le/ru adj. 
lippu. It. labbrùto. Et. lèvre. 

LAX.. . Cherchez à LASS. . . Ex. 
laxor à lassor, etc. 

LAY... Cherchez à LAI. . Ex. 
layer à laïer, etc. 

LAZ coy. las 2. 



LAZARON coy. ladre. 
LE article f. sg. r. en Picard , pour 
la, comme se pour sa. 

1. LÉ, — e adJ. et. s. m. large, 
étendu; — largeur, étendue. Proc. lat. 
IL lato. Et. léitUy làta,. 

2. LÉ coy. lié. 
LËANZ, léans coy. laienz. 
LEC coy. luec 1. 

1. LÈCHE, leiche, loiche, licjtcs.f. 
débauche, impudicité, sensualité, plai- 
sir ; gourmandise ; bonne chère. Et. 
lechier. Cf. lécher ie. 

2. LECHE noy. lesche 1. 
LECHËOR, sj. lechiére, licJi—s. 

m. lecheréce, — sse s. f. débauché, 
dissolu, impudique; gourmand, glou- 
ton, parasite. — Terme d'injure. It. 
leccatôre. Et. lechier. Resté dans le 
langage populaire sous la forme : 
licheur. 

LECHERIE ; lecheùre s. f. le- 
chois, le.sch — , loich — , lich — s. m. 
inc. débauche, impudicité, dissolution, 
luxure, sensualité ; gourmandise, goin- 
frerie; vice en général : méchanceté, 
perfidie. Et. lechier. 

LECHIER, lesch—, loir h —, lich- 
= lécher ; vivre dans la débauche, la 
gourmandise, être dissolu, gourmand. 
Proc. lecâr. It. leccâre. Et. 'leceÊ^re du 
Germ.. ahall. leccôn, mod. lecken; 
Angl. Sax. liccian; Angl. to liok, 
lécher. Resté dans le langage populaire 
sous la forme : licher. 

LEÇONIER f. m. livre de liturgie 
contenant les leçons. It. lezionârio. 

LEDANGE, ledenge ; ledangier, 
ledengier^ etc. coy. laidenge; laiden- 
gier. etc. 

LÉDE coy. leude. 

LEDÉCE, — dice coy. leéce. 

LEDIR; ledure, etc. oo//. laidir, 
etc. 

i. LEÉCE, — sse, — sce, — laéce, 
leïce plus anc. ledéce, — dice (XP s.) 
= liesse : joie, allégresse, réjouissance. 



LEÉGE 



-291 



LCNTIF 



Proc. leticia. It. letizia. Et. lœ^itia de 
lôetum, lié. 

2. LEÉGE votj. laéce i . 

LEEGEMENT comme leéce 1. EL 
leecier. 

LEEGIER, iiecier, — ssier, — scier 
c. a. réjouir ; se réjouir. Pron. leticiâr. 
It, letiziâre. Et. leéce. 

LEENS ro//. laienz. 

LEFRU voy. lavru. 

LEGERIE; legeréce, — sse s.f. 
légèreté; frivolité; imprudence, folie. 
Et. legier. 

LEGERIER, — ea^/. léger. Et. 
legerie. 

LÉGNE coy. leigne. 

LEHUN coy. leûn. 

LEI, lié pron. 5' pers. /. r. sg. à 
elle. 

LEÏGE ôoy. leéce. 1 . 

LEIGHE coy. lèche. 

1. LEIOE €oy. laide 1. 

2. LEIDE toy. laie 1. 

3. LEIDE voy. leude. 
LEIDENGIER, etc. coy. laiden- 

gier, etc 

LEIDIR, etc. coy. laidir, etc. 

LEIE 00 y. laie. 

LEÏER coy. laïer 1. 

LEIGNE, légne, laif/nCy leingnCf. 
laingne, loigne s. f. bois à brûler. 
Proo. lénha. It. légna. Et. ligna/)/, n. 
pris pour s g f. 

LEIGNIER, leingnier, legnier, lai- 
gnicr, loigncr s. m. provision de bois à 
brûler; bûcher. It. legnâjo. Et. leigne. 

LEIN, lengy ling^ lin, ligne s. m 
navire, bateau. Proc. lenh, bois et na- 
tive. It. légno, bois, coiture et nacire. 
Et. lein, lin, ne se trouoant pas en 
Fr. acec le sens primitif et naturel de 
bois, mais ne se montrant que, depuis 
le XIV' s., acec la seule signification 
de navire, ne cient pas probablement 
du latin llgnum, mais directement de 
Vit. légno, quti Froissard écrit ligne m. 



LEINGNE ; leingaier ooy. lei- 
gne ; leignier. 
LEÏNZ, leïnscoy. laienz. 

1. LEISoo^. laisl. 

2. LEIS coy. lez. 
LEISARDE coy. laisarde. 
LEISIR; leisor 00//. loisir; loi- 

sor. 

LEIT coy. lait. 

LEIT... Cherchez à LAIT... 
les mots que vous ne trouverez 
pas ici. Ex. leiterole ; leitice ; 
leitier à laiterole^ etc. 

LEIT G AIRE, leitueire, laituaire, 
let —, /a^ — = électuaire. It. lattovârio. 
Et. electuârium. Afo^ mi-populaire {sup- 
pression de l'initiale, comme dans mi- 
graine,) et misacant (aire au lieu de 
ier). 

LEITRIN, letrin) leterU, letril, 
letri ; leitron, let —, lit — ^^ lutrin. 
Génois, letterln. Et. 'léctriuM dim. de 
•léctrum (Isidore) pupitre, de >exTpov, 
lit. La forme leteril, lit — , letril cient 
d'un fictif 'lectorlle, pupitre sercant à 
lire. 

LEMÉLE, luméle, lim — = la- 
melle, petite lame, lame. It. lamélla. 
Et. dim. c/elame. Ç/*. aleméle «/wt n*est 
peut-être qiCune maucaise graphie de 
la leraéle. 

LENDIT, landit s. m. foire célèbre 
tenue le 11 juin à Saint-Denis, où Ton 
montrait les reliques de la Passion ; 
congé des écoliers de T Université et 
honoraires qu'ils payaient aux profes- 
seurs pendant la foire du Lendit. Et. 
*inàictumy foire, de indictum, fixé, dé- 
terminé', acec agglutination de l'ar- 
ticle, comme lendemain, landier, 
lierre, etc. 

LENG coy. lein. 

LENGOÏER; lengos, etc. coy. 
langoïer ; langes, etc. 

LENIER coy. lanier. 

LENTIF, - ve, lentiu adj. lent, 
mou. Et. lentivu, lentlva. 



LÊNTILLOS 



29^ 



LEUPAtlT 



LENTILLOS, — e udj. semé de 
lentilles, de taches de rousseur, lenti- 
gineux. Et- Tentille. 

LENTIU ï?o//. lentif. 

LËON toy. laon. 

LËOR -coy. laor. 

LÉHE sj. de larron. Proi:}. lAire. 
It. làdro. Et, lâtro + e d'appui. 

LERME; lermer ro//. lairme ; 
laii^mer. 

LERMOS cojf. lairmos. 

i. LÉS totj. lais 1. 

2. LÉS ro//. lez. 

1. LESGHE, llschoy laischc, lois- 
chc == lèche : roseau, fétu ; tranche 
mince et longue, morceau, miette. It, 
lisca, arête de poissons, fêta. Pièni. 
lésca. Et. Germ. Ane. Haut AU. lisca, 
bruyère, roseau, AU. niod. liesch. 
Lèche, tranche, et laiche, pUuite, sont 
probablement le même mot que lesche. 

2. LESCHE coy. lèche 1. 
LÈSGHIER ; lescherie, etc. coy. 

lechier, etc. 

LESDE coy. leude et laie 1. 

LESDENGE ; lesdengier, etc, 
coy. laidenge ; laidengier, etc. 

LESDIR, et ses déricês, roy. lai- 
dir, etc, 

LESIR toy. loisir. 

LESONoo//. liçon. 

1. LESSE coy. laisse 

2. LESSE coy. laéce. 
LES SUS coy, lasus. 
LET coy, lait. 

LET... Cherchez à LAIT... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. letier à laitier, etc. 

LÉTE coy. late. 

LETERIL coy. leitrin. 

LETICE coy. laitice. 

LETRÉ, — e adj, écrit, inscrit, 
marqué de lettres, d'une inscription, de 
signes, d'arabesques. Épithète banale 
de branc : « Ce dist la lètre, qui fu el 
branc letré, Qu'ele fu suerDnrandal au 



puing cler » Huon de Bordeaux, 7567, 
en parlant d'une èpèe qu'un Sarrasin 
présente à Huon. — instruit, savant. 
Proc. letrAt. It, letterâto. Et. litterâ^<, 
— râ/a de littera, lettre. 

LETREÙRE forme française de 
littérature : alphabet, écriture, lecture; 
sciences des lettres, savoir, instruction. 
Proc. letradûra. It. letteratùra. Et. 
litt(?ra/iira de littera, lettre. 

LETRIN ; letril ; letron non. 
leitrin. 

LETUAIRE coy. leitoaire. 

LEU. . . Cherchez à LUE. . . les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. leuc; leus, etc. à luec: 
lues, e(r. 

1. la^TJ y rapine de loup, et de lieu. 

2. LEU coy. lau. 

LEUDE, lesdc, lède, leide, laide 
s.f. levée des impôts; l'impôt lui-même; 
prestation, droit de péa-e, droit levé 
sur le transit des marchandises et des 
bestiaux, toute espèce d'impôt, de taxe. 
P/-or. léuda, Icsda, lédda, léida. Et. 
•lévfta de 'lèvitum, part. pas. bas-lat. 
pour levàtum de levâre, comme rôgitiis 
pour rogâtus, vôcitus pour vocâtus. 
Leude, proprement l'impôt levé, la 
ma/tolte. Accc leude, lesde, etc., on a 
confondu laide, leide. CJ. laie 1. 

LEÙN, leum, lehun forme rèyulH'n' 
de légume. Proc. legùm, lii'ini. // 
legùme.- iE"^. legiimen. 

LEÙNAGE. — mage = légumage, 
terme collectif : les légumes. Et. leiin. 

LEUPART, lupart, liepart = \éo- 
pardj ou toute autre bète sauvage. 
Proc, leupàrt, lupârt. /^.leopàrdo. Et. 
léopard u m = liepart, mot sac. qui 
compte toujours pour deux syllabes 
seulement (prononciation restée en 
Anyl. où léopard se prononce lèpard). 
Quant à la forme leupart, elle pour- 
rait représenter un mot composé de 
leu et de part ( Voy. ces mots) et si^/ni- 
fier loup cercier. « Devers Ardéne vit 



LEURS 



-293 - 



LXJANGE 



venir un leupart » {Chanson de Rol- 
Jantjf où il n'y a pas de léopards, 
mais bien des loups. 

« Et appelant icelles bestes cœphalles 
en leur langage, mais au nostre ce sont 
Hepars ou loups cervins. » (Orose, i, 
210^, éd. 1491), cest-à'dire loups-ccr- 
tiers. 

LEÙRE ro//. laûre. 

LEURRE /orme rèrjuUère de lou- 
tre. Prot. loiria. It. lôntra. Et. lùtra. 

LEÛST tojj. loisir. 

LEVEL cotj. liyel. 

LEVEMENT s. m. levance s.f. 
action de lever, d'élever; levée, éléva- 
tion. Et. lever. 

LEVRU fo//. lavru. 

LEZ, lès, leis s. m. inv. et prèp. 
côté, flanc. — Le:s à Ic^, côte à côte; — 
à côté de, prés de. Proc, latz. It. lato. 
Et. lûitus, côté. 

l.LI sj. sg. m, de l'article le Et. 
illic? 

2. LI s/, pi. m. de l'article le : les 
IL \i, gli, i. Et. *il\ipour llli. 

3. LI sj. sg. f. de V article en Picard 
la. 

4. LI = lui. 

LIANGE, loïance; lieùre, loïelire 
s,f. liage; liement, loïement s. m. 
action de lier; état de ce qui est lié; ce 
qui sert à lier : lien, ligature, liaison, 
alliance, union, obligation. Prov. lia- 
mén, ligadûra. It. legânza, legaménto, 
legatùra. Et. lier, li(/a^ûra, li^améntam. 
Liance souvent confondu avec ligeance. 

LIART, — de adj. et s. m. gris 
pommelé ; cheval gris pommelé. Prov . 
liâr. It. leârdo. Et.'^ 

LIGHE; lichier, etc, voy. lèche; 
lechier, etc. 

LIGHIER^o;/. lechier. 

LIGIER 13. rt. garnir, entouï^r^ bar- 
ricader, fortifier de lices. Resté 'comme 
terme de marine : lisser. 

LIÇON. Hson, — sson, leson .«.m. 



petit lit, couchette; siège. Et. dlm. de 
lit, léctum. 

\ . LIÉ, — e, liet, — de X? s., lé; 
f. liée, lie adj joyeux, gai, content. 
Prov. lot. It. liéto. Et, VoHu, loéta. Le 
fém. lie consereé dans l'expression : 
faire chère lie, faire mine joyeuse, bon 
accueil. 

2. LIÉ coy. lei. 

LÏÉGE; riecier coy. leéce 1; 
leecier. 

LIEF.^ adj. des deux genres léger. 
Prov. lieu. It. liôve. Et. lève. 

LIENS voy. laienz. 

LIEPART voy. leupart. 

LIEPRÉ, — e adj. couvert de 
lèpre, lépreux. Et. liépre. 

LIET 00//. lié 1. 

LIEUSE, loeéCf loiée. Huée, litcée 
s. /. la longueur d'une lieue. 

LIGEANGE, liga —, /(/ — ; ligée, 
linetè ; ligéce, — sse s. f hommage 
lige, vassalité, service dMiomme lige, 
obligation féodale; fidélité. Et. lige. 

LIGIÉ, — e adj. tenu, lié par l'hom- 
mage lige. 

LIGN t-o^. lin 1. 

LIGNAGE s. m. ensemble de la 
lignée, parenté, race, famille. Prov, 
linhâtge. It. lignâggio. E^.*lineâticum, 
*liniâtj 4- e d'appui, de llnea, ligne. 
En Angl. lineage. 

LIGNALOÉ s, m. bois d'aloès. Et, 
lign?< aloès. 

LIGNE voy. lein. 

LIGNIER V. a. et n. tracer des 
lignes ; mesurer au cordeau ; aligner ; 
venir en droite ligne. Prov. linhâr. It. 
lineâre. Et. ligne. 

LIGURE s. m. espèce de pierre 
précieuse qui, suivant la fable, prove- 
nait du lynx. Et. lâpidem ly/icùrtwm, 
proprement de lynx. 

LIHUEs./. chaume. Et. f , 
LIJANGE; lijée, e^e. toy. li- 
geance. 



LIMANDE 



~ 294 



LOBE 



LIMANDE 8. f. poisson plat et 
rugueux ; planche mince et plate ; 
armoire. Et. lime? 

LXMANDER v. a. garnir de 
limandes. 

LIME au Jig. remords rongeur^ 
peine, douleur, longue souffrance, mala- 
die; dissension, querelle incessante. 
Proc.f IL et Et. lima, lime. 

LIMÉLE ro//. leméle. 

LIMER au Jig . ronger, peiner, faire 
souffrir, irriter. Pvov>. limâr. It. et Et. 
limârc. 

1. LXN^ ling, lign ê. m. lignage, 
lignée, race, parenté. Et. forme mas- 
culine de ligne 

2. LIN, — e adj. de lin. Et. c'est 
le substantif lin f llnum, employé adjec- 
tioement comme en It. dans le mot 
pannolino, toile de lin. 

3. LIN cog. lein. 
LXNÇUEL, linçoly — ceoly — çoel, 

— suel ; — cel = linceul : drap de lit. 
Proc. linsôl, lensôl. It. lenzuôlo. Et. 
•linceôla/n pour lintéolum, petit linge, 
dim. de Unteum, linge. 

lalNG coy. Uni. 

LINGE adj. des deux genres : de 
lin ; fin, menu, mince, léger, faible 
comme une toile de lin. EL 'lintium, 
•lintj H- e d'appui, *lintja, pour Un- 
teum, — team de linum, lin. 

LINOIS s. m. ino linose ; li- 
nuise .s. /. graine de lin; toile de lin. 
Et. lin, llnum. 

LINTIER s. m. seuil ; linteau. 
Proc. lindâr. Et. limttâria de limitem, 
limite. 

LIOIS, — e= liais s. m. et adj. 
pierre blanche et dure, marbre blanc ; 

— blanc et dur, êpith. de pierre et de 
marbre. Et. f 

LIPERr. a. sucer; lécher. EL lipe, 
lippe, lècre. 
LIRER c. n. jouer de la lyre. 
LISARDE voy. laisarde. 
LXSGHE voy. lesche 1. 



LISIR ooy. loisir. 

LISON, — sson toy. liçon. 

LISTÉ, — e, lité adj. bordé, en- 
touré, peint; orné de listes, liteaux, li- 
sières, bandes^ bordures; raies, franges; 
ourlé, frangé, veiné. ~ Epithéte ba- 
nale de palais, chambre, écu, etc. Proc. 
listât. IL listâto. Et. p. pas. de lister, 
border, garnir, orner de bandes, de 
lisières, resté dans la langue des 
teinturiers, sous la forme liter, du 
Germ. lista, bordure, bande, liste. 

LITERIL, litril voy. leitrin. 

LIUÉE coy. lieuée. 

LIVEL, leo — s. m. niveau. Proc. 
livél. It. livéllo. EL •libéllwm pour 
libella, joe^t^e balance. Dans le mod. 
niveau, 1 s'est changée en n, comme 
dans quenouille, colùcula, marne, mâr- 
gu\2i, nombles pour lomble, liimbulum. 
Voy. ce mot. Resté en Angl. level. 

LIVRANGE ; livraison, —oison, 
—eson ; livrée ; livrerie, livreûre 
s. f. livrement s. m. action de 
livrer, distribuer, donner; livraison, 
provisions, ration, distribution ; la chose 
livrée ; pitance, habit. Et. livrer. Resté 
en Angl. livery ai^ec les mêmes sens. 

1. LIVRÉE s.f rente d'une livre: 
étendue de terre rapportant une livi-e. 
Et. livre, libra. 

2. LIVRÉE voy. livrance. 

1 . LIVRËOR, sj. livrére s. m. celui 
qui livre, distribue, délivre : distribu- 
teur; libérateur, sauveur. EL libera- 
iôrem et livrer suioant les sens. 

2. LIVRËOR. SJ. livrere s. m. pe- 
seur, mesureur. EL livre, libi^a. 

LIVrËE ooy. lieuée. 

1. IaO forme ancienne de le /*. Proc. 
et IL lo. EL *i71ùm, avec l'accentua- 
tion des proclitiques, comme la*î/lâ. 

2. LO s. m. conseil, avis. Et. s. ter- 
bal ind. pr. l'^pers. de loér 2. 

LOANGE coy. loèment 2. 

LOBE s.f. flatterie ; tromperie, ruse, 
mensonge ; raillerie, moquerie. Et. 
Germ . lob, louange. 



LOBEOR 



— 295 - 



LOÏANGB 



LOBËOR, sj. lobère s m. et adj. 
loberéce, — sse s. f. et adj. flatteur ; 
trompeur, menteur; railleur, moqueur. 
Et. lober. 

LOBER t. a. et n. flatter ; tromper, 
railler, se moquer, ruser, baffouer. Et, 
lobe. 

LOBERIE; lobance s. f. lobe- 
ment s. m. action de lober : flatterie; 
raillerie, moquerie ; tromperie. Et, 
lober. 

LOG s. m. serrure, cadenas, loquet. 
Et. Gerni. Angl. Sax. loc, Angl. lock, 
serrure. To lock^ fermer à clef. Loquet, 
It. lucchétto, en est le diminutif 

1. LOCHE, loce = louche : grande 
cuiller, cuiller à pot. Et. 'lôchea de ? 

2. LOCHE, loque s. f. bêche, et 
espèce d'arme, d'où le dim, lochet, 
louchet, hofjau, bêche, encore en usage. 

1. LOGHIER, loichicr, — gier = 
locher v. a. et n. branler, secouer, agiter, 
ébranler ; branler, s'agiter, remuer. Et. ? 
Diejspropose le mhalL lucke, branlant ; 
Scheler le Germ. loc, mod. locke, 
boucle, mèche de cheveux ; iochier 
serait ainsi faire flotter les cheoeux, 
et par ext. agiter ? 

2. LOGHIER r. a. manger à la 
louche, cuiller ; avaler. Et. loche 1 . 

3. LOGHIER i?o|/. loër 1. 
LOGU, — e, loqu ; loque, — e adj, 

qui a les cheveux pendants, en désordre, 
ébouriffé, hérissé, frisé; déchiré en 
loques. Et. loque du Germ. ahall. loc, 
Norois lokr, mèche, flocon de checeux, 
chose qui pendy Angl. lock, AU. mod. 
locke, boucle, mèche de cheveux. 

LODEMENT coy. loëment 2. 

LODER voy. loër 2 e^ 3. 

1. LODIER, loudier s. m. surcot 
d'étoffe grossière, souquenille; couver- 
ture de lit, courte-pointe, couvre-pied ; 
matelas. Et. Germ, lôdo, vêtement de 
dessus. 

LODIER, — e s. et adj. paresseux, 
fainéant ; manant, gueux, vaurien, 



paillard. Et, lodier 1, soit parce que 
le lodier était porté par les gens de 
rien, soit par extension du sens de 
couverture, matelas, objet de couchage 
à celui de paresseux, comme paillard, 
de paille, et en It. poltrône, fainéant, 
d'où notre poltron, du Germ. ahall, 
polstar. Angl. bolster, coussin, tra- 
versin. 

LOEÉE voy, lieuée. 

LOËIS (3 syll.)y loéice, — sse adj. 
à louer ; de louage, locatif, loué, vénal, 
mercenaire. It. locatlccio. Et. •loca^iciw, 
— Icia de locâre, louer, loër \ . 

1. LOËMENT, loiement s. m. 
loërie; loëûre s. f position, situa- 
tion, action de louer, locàre : louage, 
location, loyer ; placement. It. loca- 
ménto. Et. loër 1. 

2. LOËMENT, lodement XP s, 
s, m. loërie; loance s. f. action de 
louer, lauddre, de conseiller : louange; 
conseil, avis, opinion. Prov. lauza- 
mén. It. lodaménto. Et. loér 2. 

1. LOËR, hier, Iochier, lieuer v. a, 
et n, placer, mettre, loger, demeurer; 
donner à louage, louer; donner; prendre 
à louage, salarier, payer, récompenser, 
employer. Prov. logâr. Ane. It. et Et. 
locàre . 

2. LOËR, loder X? s. v. a, louer; 
approuver; accorder; conseiller, donner, 
dire un avis, une opinion. — Loè, — 
e célèbre, renommé, illustre. Epithète 
banale de France. Prov. lauzâr. It. 
lodâre. Et. lauf/âre. 

3. LOËR, luër, loder XI'' s. v. a, 
enduire de boue; salir, souiller; enduire 
de lut, lùter sac . Et. \\xttve de lùtum, 
boue, lut. 

LOES voy, lues. 

LOGNE ; lognier voy, loigne ; 
loignier. 

LOI?- s. m. loisir, faculté, permis- 
sion. Et, loisir. 

LOÏANGE ; loïeûre, etc, toy. 
liance. 



LOIGHXER 



— -296 — 



LOMBLE 



1 . LOICHIER, et ses dèr'wùs loi- 
che, loicherie^ etc. toi/, lechier, etc. 

2. LOIGHIER eoy. lochier 1. 
LOIÉE coy. lieuée. 

1 . LOÏER, et ses dérioés loïance, 
loïen, etc. formes de lier, liance^ lien. 

2. LOÏER oof/. loërl. 
LOIGIER voi/. lochier 1. 

1. LOIGNE, lolngne, long ne, logne 
= longe. Et.^ 'lùngia de lôngum, corde, 
lanière de cuir, et longe. Et. *lùmbea, 
*lùmbja de lùmbum, les lombes j dans 
longe de veau. 

2. LOIGNE cog. leigne. 

1. LOIGNIER; longier v. a. éloi- 
gner, allonger, prolonger; s'éloigner. It. 
a/lungâre. Et. loing, lonc. 

2. LOIGNIER Gog. leignier. 
LOINCEL vog, luissel 1. 
LOINZ, loins vog. longes. 
LOIRE, loitre forme de leurre d'où 

loirier, leurrer : dresser le faucon au 
leurre; dresser, instruire; 'attirer avec 
le leurre, attirer; tromper. Prov. loire. 
It. lôgoro. Et. Germ, luoder. 

LOIRIER = leurrer cor/, loire. 

LOIS , /. loische adj. louche. Prot:>. 
losc,/. losca. It. lésco, /. lôsca.£ï. lùscw, 
lùsca, borgne.' Le changement de sens 
de borgne à louche avait déjà eu lieu 
dans le latin pour le dérive lusciôsus, 
louche. La forme unique lousche /joar 
les deux genres se rencontre dès le 
XIII' siècle. 

1. LOISCHE vog. lesche 1. 

2. LOISCHE/. c/elois. 
LOISIR, leisir, laisir, lesir, lisir, 

en. impers, être permis, être loisible. 
Ind. pr. loist, luist, list, leist, laist, llcct. 
Imparf. loisoit, lisoit, licé6at. Parfait 
lut, liut (ï sgll.) llcuit. Futur loirat, 
lœrat. Conditionnel loiroit. Subj. pr. 
loise, luiscy lise, llceat; imparf. leiist, 
liculssct. P.pr, loisant,licénte/7?. P. pas. 
leù. Inf loisir, licére. L'inf. est resté à 
l'état de subst. comme plaisir de pla 
cére. 



LOISOR , laisor, leisor , lesor ; 
loisance s. f. permission, opportu- 
nité, faculté ; loisir, aise. Prov. lezôr. 
Et. loisir. Resté en Angl. sous la 
forme leisure. 

LOISSEL vog. luissel 1. 

LOITRE vog. loire. 

1. LOMBLE, lomhre, nombles.ni. 
lombes, reins, rognons. Et. lùmbwlMm 
et en bas-latin *ntimhu\u + e d'ap- 
pui, dim. de lùmbum, lombes. Popias 
définit lumbulum u super lumbos ja- 
cens caro ». Dans la forme lorabre, bl 
est changé en br, comme dans festre 
pour festle de fistala. Cf. chapitre, 
epistre, de capitalum^ epistola. Lomble 
est resté en vénerie sous la forme 
nombles, *nùmbulos^ *nùm biles, et 
même *nébulos ; l changée en n comme 
dans niveau, anc. livel. It. nivélloc^ 
livéllo de livéllum ; dans lentille et 
anc. nentille ; dans latin l^mpha et 
n;{^mpha, etc. Cf. le suivant. 

2. LOMBLE, — bre, nomble—hre 
s. m. bouton; nombril. Et.^\6hu\u,pour 
glôbulum, + e d'appui et m intercalée 
pour empêcher la chute du b, comme 
dans lambel, de *labéllum. Pour le 
changement de 1 en n dans la forme 
nomble, nombre oo//. le précédent lom- 
ble \. *Lébulum est pour glôbulum, 
dim. de glôbum , comme *lobéllum 
cité par Papias : « Lubellum, per di- 
minutiônem dictum a globo corrupte. 
quasi globellum » Papias. 

Lomble signifie donc lombes, reins 
et nombril. Mais malgré leur ignorance 
en anatomie, on ne peut supposer que 
la plèbe Romaine et nos pères aient 
confondu le nombril avec les reins, et 
aient donné au même mot •lumbulum 
le sens de lombes, i^eins et celui de 
nombril. *Lûmbulus a bien donné 
lomble, lombre, nomble, lombes, reins, 
que Von trouve toujours au pluriel 
lombles. parce que, en effet Vorgane est 
double. « Li mien lumble empli sunt 
de illusiuns » {Lib. Psalm. Oxf.xxXVii, 



LOMBLIL 



— -297 



LOQUETÉ 



7, Michelant) ; « Justice sera ceinture 
de ses»lumbres » (J. Goulain, Ration., 
Bibl. Nat. 437, /" 77) in Godefroy, 
Dictionnaire. Mais lomble, nombril, 
est employé au sinfjtdicrf parce qu'en 
effet l'organe est unique. « Li a bouté 
Durandal Droit, parmi le lomble, ens 
el cors » (Mousket, Chron, 6042, Reiff.) 
ifi Godefroy, Diction, La signification 
primitive de ce lomble est petit globe, 
petit objet rond, bouton, comme dans cet 
exemple : « Et doit on essambler toute 
la loieure sur le lombre dou braier. » 
c'est-à-dire sur le bouton du bandage 
herniaire {Bmn de Long Bore, Cgrurgie, 
ms de Salis, f 159^) in Godefroy, 
Diction. De la signification de bouton, 
on a passé naturellement à celle de 
nombril, cicatrice qui ressemble bien à 
un bouton. La même similitude existe 
(railleurs pour umbllicum, ombril, 
ombilic, qui vient de umhOt petit globe, 
corps rond, bouton situé au milieu du 
bouclier y de Vécu, d'où umbilicum, 
petit bouton au milieu du centre. Nous 
croyons donc que lomble, lombre, 
nomble, nombre, nombril, a une origine 
diverse de lombles, lombres, nombles, 
lombes, reims. Lomble au sg. nombril 
cient selon nous de la forme corrompue 
*lôbulum, bouton, pour gl6bulum, 
comme loir de gllrem, et c'est de ce 
lomble, lombre, nomble, nombre que 
cient nombril, tandis que lombles au 
pi, lombes, reins, viendrait de lùmbu- 
los, id. 

1. LOMBLIL , lombril, nombril 
s. m, lombes, rognons, reins, s'emploie 
au pi. comme lomble 1. Et. *lumball- 
cmIw, *numb«llcwlw dim. du dim. lûm- 
bulum, *nùmbulum, lomble 1, nomble- 
Cf, lomble 1 . 

2. LOMBLIL, lombril = nombril. 
Et. *\ohu\icu\um dim. du dim. *\6h\i- 
lum, lomble 2 pour glôbulum. Cf. 
lomble 2. On dérive ordinairement 
nombril de *umbïllcalMm, avec soudure 
de l'article : lombril, puis changement 



de \ en n; mais on no trouve pas 
ombril en vieux fr. 

LOMBRE voy. lomble 1 et 2. 

LOMBRIL voy. lomblil 1 et2. 

1. LONG prép, le long de, à côté de ; 
selon. Prov. lonc. It liingo. Et. liin- 
gum. Probablement selon, anc, solonc, 
qui a le même sens, a la même origine 
sub lùngum, et ne vient pas de secùn- 
dum qui avait donné segont, sëont, sui- 
vant, selon. Lonc se confond parfois 
avec loin, lùnge. Cf longes. 

2. LONG, — ge = long, — gue sav. 
LONGAIGNE s. f. latrine, cloaque, 

terme d'injure. Et. f. de longain, lieu 
retiré. 

LONGAIN, — gne adj, lointain, 
éloigné, retiré, écarté. Et. lonc, long 
et éloigné. Mot sac. 

LONGÉGE , longuéce sac. — sce, 

sse; — longeté, —gueté sav. s. 
f. longement, — (juement s. m. lon- 
gueur. It, lunguézza. Et. lonc. 

LONGES, longues sav. adj. long- 
temps, longuement. Et. lùngas. Loinz, 
loins H lûngi. Et. lôngitts est, loin. 
Et. lùngr». 

LONGNE coy. loigne 1. 

LONGIER voy. loignier. 

LONGUÉGE voy. longéce. 

LONGUES voy. longes. 

LONZE s.f. partie charnue. It, 
lônza. Et. Gevm, lunt?<ssa. graisse, 

LOPE s,f grimace. Et.^ Die^ assi- 
mile lope, grimace, à loupe, tumeur, 
disant que la grimace est proprement 
une lèvre grosse, une espèce de tumeur f^ 

LOQU; loque voy. locu. 

LOQUE voy. loche 2. 

LOQUÉLE;loquence8./. parole, 
propos, discours, élocution, éloquence; 
loquacité. It. loqucla. Et. loquéla, 
loquéntia de lôqui, parler, 

1. LOQUETÉ, — e adj. fait de 
divers morceaux d'étoffes, de loques, 
bariolé bigarré; en loques, déguenillé, 
déchiré. Et, loquet dim. de loque. 



LOQUETË 



- 298 



LOSANGE 



2. LOQUETÉ, — e adj, fermé au 
loquet; garni de verrous, de barres de 
fer. Et, loquet dim. de loc. 

1. LOR mo, = leur pron, et leur, 
pi. leurs adj. Proo. lor. It* lôro. Et- 
illôTuni, d'eux. 

2. LÔR s. m. laurier. Proo, laur. 
It. allôro, lâuro. Et* Hnvu/n. 

LOR AIN, — rein s. m. partie du 
harnais de cheval, consistant en cour- 
roies, lanières de cuir passant au-devant 
du poitrail et sous la croupe pour main* 
tenir la selle ; en fjénéral harnais, har- 
nachement, spécial, bride, frein, mors. 
Et. iorÉLinen, harnais, de lôrum, cour- 
roie, lanière. « Loralia dicuntur gallice 
lorains, id est poitraus » J. de Garlande, 
Diction. XIII* s. Lorain de lorâmen, 
comme airain d'aerâmen. 

LORDÉGE, — sse, — deté; — 
dise; — le, lourd — s./, lourdeur, 
lourderie, stupidité. It lordézza, saleté. 
Et. lort, lourd. 

LORDER t?. a. souiller, salir; 
rendre lourd, lent, stupide. It. lordàre. 
Et. lort, lourd. Lùridus, *lùrdus signi- 
fie jaunâtre, livide, puis au moyen-âge 
pourri, d'où sale, sens conservé dans 
l'It. lôrdo ; il a pris ensuite le sens de 
pesant d'esprit, stupide et enfin celui 
de pesant, lourd, au sens matériel. 

LORDOIS; — dier, lourd - s. m. 
lourdaud, bête ; bêtise, ignorance ; lan- 
gage niais. Et. lourd, et les terminai- 
sons — ois, — ier. 

1. LORE s.f. coup de corde, d'étri- 
vière ; coup. Et. lôra, lanières j couf^ 
roics, pi. n. pris pour sg.f. Le Por- 
tugais a lôro, courroie de l'étrier, te- 
nant directement de lôrum. 

2. LORE vog. lores. 
LOREIN Goy. lorain. 
LOREL s. m. courroie, lanière; 

rêne, bride ; ruban, tresse; chiffon. Et. 
dim. de lore 1. 

LORÉLE, lurelle s. f. bande; 
linge plus long que large que Ton passe 



sous les fesses de l'enfant emmailloté ; 
lange, maillot ; linceul. Et. dim. de 
lore 1. 

LOREMIER, lorimier, larmier y 
lo renier s. m. fabricant de harnais, 
comprenant les objets en cuir : àelles, 
brides, etc., et ceux en métal : mors, 
éperons, etc.; sellier, bourrellier, épe- 
ronnier; harnacheur. Et. *loraminâriM 
de lorâmen, lorain. Resté en Angl. 
' lorimer. 

LORES, lore, lors, lor ado. alors, 
à cette heure, en ce temps. Et. i71a 
/lôra -|- s ado. comme dans alqaes, 
sempres. avecques. Chute de l*e final 
comme or, sur, etc. 

1. LORGNE adj\ des deux genres, 
louche; borgne; qui voit mal, sot. Et. ? 
Lorgner du Germ. lauern, épier, guet- 
ter, a signifié aussi loucher c'est-à- 
dire regarder de traceras ; lorgne au- 
rait-il la même origine ? 

2. LORGNE s.f. coup. «. s. ver- 
bal de lorgner. 

LORGNER 0. n. frapper, taper 
dessus. Et. f 

LORIMIER ro//. loremier. 

LORMERIE s. /. métier de lar- 
mier. 

LORMIER toy. loremier. 

LORS vog. lores. 

1. LOS, lo;s s. m. inv. louange, 
éloge ; flatterie ; honneur, réputation, 
mérite, gloire ; conseil, avis, opinion ; 
agrément, consentement, assentiment, 
approbation ; au pi. lods, droits dûs au 
seigneur à chaque mutation de proprié- 
taire. Proc. laus, los. It. lôde, f. Et. 
lâus, exclamation, gloire à ! cive ! Los 
pourrait aussi venir de *laùdes qui en 
bas-latin est employé comme sg. et si- 
gnifie hymne et lods, de laudâre, louer, 
et plus tard, promettre, consentir. Cf. 
loér2. 

2. LOS, — e, adj. misérable. EU 
LOSANGE; losangier, etc. voy. 

losenge ; losengier, etc. 



LOSGIONOL 



— -299 — 



LOVIN 



LOSGIONOL totj. losagnol. 

1. LOSE s. /. louange; flatterie; 
tromperie. \E'^.? forme féminine de 
losl? 

2. LOSE, laase s.f dalle ; pierre 
sépulcrale, tombe; épitaphe. Proo, 
lâusa. Esp. et Pièm. 16sa. Et. 'lâusa, 
id. du CeM 

LOSEGNOL , losignoU loss — , 
lossi— .,- rossignol. Proo, lossignôl et 
rossignol. It, lusignuôlo et rossiguôlo. 
Et. *lusciniôlM/?i pour luscinlola dim. 
de lusclnius, lusclnia. On trouce les 
formes 'ruscinia, *roscinia dés le 
IX* s. 

IjOSEGNOLER d. /i. chanter 
coname un rossignol. Et. losegnol. 

IjOSENGE, losange, loz—s.f 
louange, éloge ; flatterie, cajolerie ; trom- 
perie, ruse, supercherie; terme de bla- 
son : ornement héraldique en losange, 
forme de Técu en losange; nom donné 
à plusieurs objets ayant cette forme : 
grille, pallissade, note de musique an- 
cienne , etc. ; terme de géométrie : 
losange. Proo. lauzénga, lauzénja. It. 
lusinga. Et. f Ce mot peut ocnir direc- 
tement de los + la terminaison enge, 
ange, en latin émia, *énjà, comme cos- 
tenge, laidenge, mots formés sur le mo- 
dèle de vendange, vindémia; ou bien 
n'être qu'une autre forme de louange, 
'laudémia, sous l'influence du Proo. 
qui change à. en z : laudâre, lauzâr 
d'oii lauzénja. 

Quant à la suite des sens de louange 
à losange^ ce /7îO^ qui signifiait louange, 
s'est appHquè a certains ornements 
héraldiques^ qui sont l'éloge, la louange 
de celui qui les porte; ces ornements 
étaient en forme de losanges, d'où le 
mot losange a passé de la langue du 
blason dans le langage ordinaire pour 
désigner certains objets de cette forme. 
Enfin il est entré dans la géométrie 
pour désigner un parallélogramme 
dont les 4 côtés sont égaux, sans que 
les angles soient droits. 



Quant à la différence du genre, anc. 
féminin, auj\ masculin, elle est due 
prob. aux deux formes laudémium, 
Proo. lauzimi, m. et laudémia. Proo, 
lauzénja, /. qui toutes deux donnent 
en Fr, losenge, m et f. 

LOSENGËOR, sj\ — giére s, m, 

— geréce, — sse s. /. losengier, 

— giére, losan — , lo;s — s. et adj. 
adulateur, flatteur; menteur, trompeur, 
suborneur. Proo. lauzengadôr, sj. — 
gâire; lauzengiér. It. lusinghiéro et 

— ghiére. Et. losengier 1, losenge. 
LOSENGERIE, — angerie s. f. 

losengement, lo^ — s. m, adulation, 
flatterie, cajolerie ; tromperie, super- 
cherie. Et. losengier 1 . 

1. 'LOS^JXGilER, — angier, los — 
0. a. aduler, flatter, cajoler; tromper, 
suborner; orner Técu de losanges, de 
marques d'honneur ; orner de losanges, 
losanger, distribuer en losanges. Proo. 
lauzengâr. It. lusingâre. Et. lonsenge 

2. LOSENGIER adj, oog. losen- 
gêor. 

LOSIGNOL, loss — oog. lose- 
gnol. 

LOTAGE; lotissement s. m. dis- 
tribution, partage, tirage par lots. Et. 
lot, lotir. 

LOTÉE s. f. contenance d'un lot, 
mesure de 4 pintes. 

LOTIE s. f. lot, part, portion échue 
en héritage. Et. p. pas. f, de lotir. 

LOU... Cherchez à LO... Ex. 
louber; loudier; louer; lous, etc., 
etc. cherches à lober; lodier; loër ; 
los, ctc, ctc, 

LOU, leu, f. loé = loup, louve. 
Proo, lup, lop,/. lôba. It. lûpo,/. lùpa. 
Et. lii/)u, lù/)a. 

1. LOVIER s. m. lucarne. Et. ? 
Serait-ce 'lof^ivârium de lôdium, id. 

2. LOVIER, — e adj. et s. de loup; 
louvetier; tanière de loup. Et.*\\x^^v\u, 
lupâria de lùpum, loup, 

LOVIN, — e adj. de loup. It. lupino. 
Et. 'luplnw, luplnac/e lùpum, loup. 



LOVIS 



— mo 



LUISOR 



LOVIS, —ce adj\ affamé; avide; 
vorace, goulu. Et. *lupici?^ — icia de 
lùpum, loup. 

LOWIER coy. loër. 

LOX. . . Cherchez à LOSS. . . Ex. 
loxignol à lossignol, etc. 

LOY . . . Cherchez à LOI ... Ex. 
loyer à loïer, etc. 

LOZ COI/, les. 

LOZENGE; lozengier, etc. voy. 
losenge; losengier, etc. 

LU . . Cherchez à LO... les mots 
que vous ne trouverez pas à lu... 
Ex. : luër à loër; luràlor; lumble 
àlomble, etc., etc. 

LUANCE coy. luoison. 

LUBERNE, - y ne, lup — s. f. 
femelle du ioup-cervier ou du léopard ; 
peau, fourrure de l'animal. Et. f 

1. LUBRE adj. lugubre, triste, 
sombre. Et. lù.y libre 4- e d'appui. 
Lugubre est de formation savante. 

2. LUBRE adj. des deux yenres^li^. 
sant; gluant, sale; lubrique, luxurieux, 
Proo. lûbric. It. liibrico, /. lùbrica. 
Et. lùhrica 4- e d* appui , lùbrica. 
Lubrique est de formation sacante et 
viole r accent tonique. Remarquer 
comme les deux mots lùgubrem et 
lûbricum arrivent à donner en français 
la même forme lubve par la chute des 
syllabes post-toniqueS' 

LUC Cherchez à LOC les 

mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. luche à loche, etc. 

LUC voy. lus. 

LUCEL coy. lùsel 1 . 

LUCERNE coy. luiseme. 

LUCHIER, loue/lier. Pic. luquier 
V. a. regarder de travers, lorgner; relu- 
quer; choyer. It. anc. luclieràre? regar- 
der de travers. Et. Germ. a hall, luo- 
ken. Anyl.-Sax. lokian. Aftyl. to look, 
regarder. Xe pas confondre avec lou- 
cher v. n. de louche. Luchier, Norm. 
luquer, d'oie reluquer, a ètè encore em- 
ployé au XVII" s. par Régnier : « Ou 



bien, tastant le pouls, le ventre et la 
poitrine, J'aurois un beau teston pour 
juger d'une urine. Et, me prenant au 
nez, loucher dsLïis un bassin Des ragousts 
qu'un malade offre à soa médecin. » 
Régnier, Sat. IV. 

LUD .. Cherchez à LOD... Ejc. 
ludier à lodier. 

1. LUEC, lec, luecquesy lueques, 
lecques ado. là voy. iluec. 

2. LUEC, mieux lueç coy. lues. 

1. LUËR to/y. loër 3. 

2. LUËR ooy. loër 1 et 2. 
LUES, loesy leiis, lueç {1 syll. rime 

avec bues, bœufs) adv. aussitôt, sur le 
champ, incontinent, à l'instant, en un 
instant. Prov. luecx, luec. Et. \6cum* 
s. adc. ? 

LUESEL coy. luisel. 

LUFRE adJ. goinfre, glouton. EL ? 

LUGEL coy. luisel. 

LUI... Cherchez à LOI... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex. luïer; luins, etc. à loïer; 
loins, etc. 

LUICEL voy. luisel et luissel. 

LUIS coy. lus 1. 

LUISABLE, — ible adj. lumineux, 
brillant. Et. luclbtlc + e d'appui, avec 
changement de la désinence Ibilem 
en dbilem; ou formé directement de 
luisier. 

LUISEL, luissel, luicel, lusel, lue- 
sel, lugel s. m. cercueil, bière, sarco- 
phage, tombeau, châsse. Esp. luclllo, 
id. Et . locéllam dim . de lôcum . Lôcu- 
lus avait le même sens en bas-latin. 

LUISERNE, lus -, lucernc s. / 
lampe , flambeau , lanterne ; lumière, 
clarté. It. et Et. lucérna. 

LUISIR; — sierc. n. luire, briller. 
Pi^oc. luzlr, — zér. It. et Et. lucére. 
I Luire provient de lùcere comme nuire 
de 'n^cere, au lieu de nuisir, nocére, 
et faire de *fâcere, au lieu de faisir. 
facére^ etc. 

LUISOR, lus — ; luisance; lui 



LUISSËL 



- mi - 



LUR.. 



son s. /. luisement s. m lueur, 
lumière, éclat. Proo. luzôr. It, luciôre. 
Et. luisir. Cf. luoison. 

1. LUISSEL, luicely lussel, loissel, 
loincel s. m. pelote, peloton de fil, 
écheveau. Et. ? 

2. LUISSEL vofj. luisel. 
LUITE = lutte sao. It. lôtta. Et. 

liicta. 

LUITEÏS, — tis; luitemeAt s. m. 
luiterie s. /. action de lutter, lutte. 
Et. luitier, "luctârc pour — âri, lutter. 

LUITEL coy. oitel. 

LUITON, luton, nulton, niiton = 
lutin : petit démon, farfadet. Et. ? 
On a proposé plusieurs origines : 1 
lùctus, plainte, mais le lutin n'est pas 
un esprit plaintif, larnioijant, c'est au 
contraire un esprit vif, èceillê, d'où 
remploi de lutin au sens d'enfant vif, 
espiègle et de lutiner; 2" AU. laut, 
son, bruit. Outre que cette étgmologie 
est bien vague pour le sens, on devrait 
surtout trouver loton, lotin, tandis 
qu'on ne trouve que les formes avec 
ui, u : luiton, lutin ; 3" Flamand luttil, 
AngL Sax. lytel, Angl. little, petit. 
Le laiton est, en effet, presque toujours 
représenté comme un petit farfadet, 
un nain, vif et alerte, souvent bienfai- 
sant, par ex. Obcron dans Huon de 
Bordeaux. Cette étgmologie est pro- 
bable, le lutin étant de provenance 
germanique ; 4* Enfin considérant la 
forme nuiton comme la première, d'où 
serait venu luiton, par le changement 
de n en 1, on a tiré nuiton de nuit ; 
c'est, en effet, la nuit que le lutin vient 
lutiner les hommes. Ces deux dernières 
dérivations présentent le plus de pro- 
babilités, sans que l'une l'emporte sur 
l'autre jusqu'à plus ample information. 

LUM... Cherchez à LOM... 
Ex. lumble à lomble, etc. 

i. LUM, lun s. m. lumière. Prov. 
lum. It. lùme. Et. lumen. 

'2. LUM, Itçn s. m. limon, boue, fange. 
Cat. lim. It. llmo. Et. [imum, lieu 



humide. On ne s'explique guère le 
changement de i en u, à moins que i 
n'ait été traité comme un y (pronon- 
cer u), comme dans hfrssi devenu 
bùrsa, bourse. Cette prononciation u 
pour i ne serait-elle pas due ici à l'in- 
fluence du grec "hjiMn, ICuocf On trouve 
en patois Berrichon limas et lumas, 
Fr. limace. /^. lumâca et lumande à 
côté de limande. 

LUMÉLE voy. leméle. 

LUMER, luminer v. a. et n. allu- 
mer, éclairer, illuminer; briller, être 
lumineux. Et. lummâre = lumer, 
comme homme = hômàiem, femme = 
fémtna, semer = semmâre, mn se ré- 
duisant à mm, m. Luminer est de for- 
mation savante. 

LUN... Cherchez à LON... Ex. 
lunges; lungéce à longes; lon- 
géce, etc. 

LUN vog. lum. 

LUNAGE adj . des 2 genres et s. 
m. de la lune, lunaire, influencé par la 
lune, lunatique, fou ; — lunaison. 
Prov. lunàtic. It. lunâtico, — nâtica. 
Et. lunàticu, *lunatj -f e d'appui, lu- 
nâtica. Lunatique est de formation 
savante. 

LUNEL, — al; luné, — e, comme 
lunage, signifie aussi en forme de lune. 
Et. *lunàle, *lunâï!w, — â^a de lûna, 
lune. 

LUNOISON = lunaison : influence 
de la lune, folie, insanité; caprice. 
Pro^. lunasô It. lunaziône. Et. lune. 

LUOISON; luance s. J. lueur, 
clarté, lumière. Et. comme lueur. Prov. 
lugôr. H. anc. lucôre, ces mots viennent 
de lucére avec le c dur lukére, ou de 
V ancien mot lùcum pour lùcem ; de hx- 
cére, luisir, sont venus luison, luisance, 
luisor. Cf. ce mot. 

LUPART rog. leupart. 

LUPERNE vog. lubéme. 

LUQUIER vog. luchier. 

LUR... Cherchez à LOR... Ex. 
lur; lurder, etc. à lor; lorder, etc. 



LUS 



— 30-2 



MAGHIER 



LUS... Cherchez à LOS... les 
mots que vous ne trouverez pas 
ici. Ex, lusegnol à losegnol, etc, 

1 . LUS, lu:;, luis s. m. ino. brochet. 
It, lùcio. Et. lùcÎM, de lus, merlus. 

2. LiXJS, luj^ s, f, inv), lumière. //. 
lùce. Et, lùcem. 

3. LUS cofj, los. 

1. LUSEL, luceldim, de las i. 

2. LUSEL cofj. iuisel. 
LUSERNE coy, luiserne. 
LUSIR; lusor t?o//.luisir ; luisor. 



LUSSEL oojj. luissel. 

LUT ON corj. luiton. 

LUV. . . Cherchez à LOV. . . Ex. 
luvier ; luvis, etc, à lovier; lovis, 
etc. 

LUX... Cherchez à LUSS... 
Ex, luxel à lussel, etc, 

LUY .. Cherchez à LUI .. Ex. 
luysel à Iuisel, etc. 

LUZ vot/. lus. 

LY... Cherchez à LI... Ex. lyé; 
lyéce, etc, à lié; liéce, etc. 



M 



MAA.GNIER coy. mehaignier. 
MAAILLIER coy, meaillier. 
MAAING voy. mehaing. 
MABRIN ooy. marbrin. 

M ACE = masse : massue. Proc. 
massa. It, mâzza. Cf. mâche. 

MACECRERIE, — clerle niass—, 
mach — s. /. boucherie; massacre, 
carnage. Et. macecrier, massacrer . 

MACECRIER, — clier, mass —, 
Pic. et Norin, mach — s. m, boucher; 
massacreur, meurtrier; bourreau. Et. 
massacre, boucherie et massacre, de 
massecrier, maceciier, massacrer, tuer 
un animal de boucherie. AU. metzgern. 
Cf. maiselier. 

M AGEL ; xn^celer ; macelier ; 
macelerie voy, maisel; maiseler 1, 
etc. 

MACËLE coy. maisséle. 

MACERIN, ^ lin coy. maserin. 

MACHE, Pic. maque f macque, 
make, mace s. /. et m, instrument à 
broyer, écraser, piler; marteau, pilon, 
masse, massue , assommoir ; masse 
d'armes. Esp. mâcho, marteau; mâca, 
meurtrissure sur un fruit. It. mâcco, 
mâcca. Et.'^ Se rattache probablement 
à un radical' mac asse^ répandu : mac- 
tàre, égorger ; mac-éllum, boucherie ; 
mâc-ula, tach", meurtrissure, etc. 
Maque est resté acec le sens restreint 



de masse pour broyer^ maquer ou 
macquer le chanvre. Mâche, inaqae 
m. esc probablem, le s. verbal de 
machier, maquer. Mâche, en Pic, et 
Norm. maque, make, èrrlt soucpnt 
mace, s*est confondu acec mace, masse, 
Pic. mâche, Proc. massa, It. mâzza, 
d'un fie cif 'màtea., d'où matéola, d'au- 
tant plui facilement que ces deux 
mots Sft/nifient également masse, niar- 
tfau. De mâche vient machue, et de 
mace, massp., maçue, massue. 

MACHECRIER, ~ clier \ ma- 
chel, etc. formes picardes et norm. 
de macecrier, etc. 

MACHEÛRE, Pic, maqueàre, 
macq — s.f. meurtrissure; égorgement- 
boucherie. It. ammaccatùra. Et. ma- 
chier. Confondu acec mascheûre, ma- 
ch ure de maschier, mâcher, masticâre. 
C'est de ce macheure que vient le o. 
machurer, serrer, comprimer forte, 
ment, meurtrir, contusionner, tandis 
que mascherer, mascerer, maschurer, 
machurer, barbouiller de noir, noircir, 
salir, tacher, vient du Germ. anc, 
Flam, maescheren, tacher, de mascher, 
tache, 

MACHIER, Pic. maquier, Norm. 
maquer V, a. broyer, écraser; meurtrir, 
assommer; égorger. Prov. macâr, ma- 
châr. It. maccâre, a/nmaccâre. Et. 
mâche, Pic. maque. Mâcher pour 



MAGIÉLE 



ÛOS 



MAGUC 



meurtrir se dit encorde en prooince, et 
est resté sous la forme macquer, rompre 
le chancre. Souvent confondu acec 
maschier, mâcher, masticâre. 

MAGIÉLE eoy. maisséle. 

MAGIP voy. mancip. 

MAGQUE vot/. mâche. 

MAGQUIER 00//. machier. 

MADAISE, — sse s. /. touffe de 
soie filée ; écheveau de fil, peloton ; touffe, 
poignée de cheveux ; chose embrouillée. 
Proo. madàisa. It, matâssa. Et. *ma- 
tâxa. Byzantin fiâra^a, soie écrue. 
Madaise vlenf. p^ob, du proo. 

M ADEGOIRE voy. mandegloire. 

MADERIN, — Un coy. maserin. 

MADIÉRE coy. maiére 1 . 

MADRE coy. masdre. 

MADRER ; madreûre coy. mas- 
drer ; masdreûre. 

MADURER, et ses déricês, coy. 
meûrer, etc. 

MAËSTIRE, maïs tire, maies — , 
— tiére, magestire, majes -s- = ma- 
gistère s. m. supériorité du maître; 
prépondérance, maîtrise, autorité, puis- 
sance, gouvernement, direction ; supé- 
riorité de science, de talent ; excellence, 
perfection ; science, savoir, art, habileté, 
expérience; fonction de maître, ensei- 
gnement. Proc. magistéri. It. magisté- 
rio. Et. magistéri a ^1 de magister, 
maéstre, maîsire, maître. Ce mot est 
mis sacant; il decrait être sans e 
d'appui maïstier, comme mestier, mé- 
tier, ministérium. 

MAESTRE, maistre , mestre, 
mistre, mitre adj . des 2 genres prin- 
cipal, plus grand. Proc. maiéstre, 
maiéstra. It. maestro, maéstra. Et. 
ma<7lstrtt -|- e d* appui, maj^istra. 

MAESTREÏER coy. maëstroïer . 

MAÏ^STRERj mais trer y mest— c. 
a. diriger^ gouverner, dominer; ensei- 
gner. Proc. maiestrâr. It. maestrâre. 
Et. *magi8trâre de magistrum, maistre. 



« Magisterare pro regere et temperare 
dicebant antiqui. » Festus. 

MAËSTRIË, maistrie, meistrie, 
mestrie = maîtrise ; domination, puis- 
sance, force, autorité, commandement; 
suprématie, supériorité de génie, de ' 
science, de talent, de savoir ; habileté, 
expérience ; savoir. Proc. maiestrla. 
It. maestria, f^. maéstre. 

MAËSTROÏER, maistriier, — 
ï'^r, — e'ier, mest — c. a. maîtriser, 
dominer, gouverner^ diriger enseigner ; 
tyranniser, tourmenter, vexer. Proc. 
maiestreiâr. It. maestreggiâre. Et.frèq, 
de maëstrer qui est beaucoup moins 
employé. 

MAFLÉ,— e; maflu, — e axlj. jouf- 
flu, bouffi, mouflard; gros et gras. Et. 
p. pas. de mafler. 

MAFLER c. n. bâfrer^ se gonfler 
les joues de mangeaille? Et."^ 

MAGALT s. m. poche, sacoche, 
bourse, magot. Et. f 'magâldwm, saco- 
che, du Germ. ahall mago, mod. ma- 
gen, Angl. maw, panse, estomac, en 
patois modenais maigàney Jabot. Mago 
panse, puis poch**, -|- la terminaison 
Germ. âldum. Magot, argent, bourse 
pleine d'argent, serait-il le même que 
magalt, magaud, magot? Cf. mague. 
^ MAGDRE coy. masdre. 

MAGE, majt^, adj. des deux genres 
plus grand, supérieur, principal. Et. 
*mâgiu -f- e d*aptnu pour adoucir le g, 
f. *magia de mâgis, plus, mais. 

MAGESTIRE coy. maëstire. 

MAGINOIS adj. grand, puissant. 
«.? 

MAGLE coy. maigle. 

MAGNAIN, magnan coy. mai- 
gnain. 

MAGNE coq. maigne 1 . 

MAGNIEN coy. maignain. 

MAGNIER coy. maignier. 

MAGRÉGE coy. maigréce. 

MAGUE s./, gésier, jabot, panse, 
estomac. Et. Germ. ahall mago, 



MAHAIâNlCH 



mi — 



MAIGtJI! 



mod, magen^ AngL maw, ici. En 
Dialecte modenais magône signifie 
gésier ; magôn en Vénitien et en 
Piémontais, et magùn en Génois 
signifient dégoâr, répugnance^ comme 
' d*ailleu s stômaco en It. estomac et 
dégoût . 

MAHAIGNIERc'O^/.mehaignier. 

MAHAING voy. mehaing. 

MAHEUSTRE, mahoistre toy. 
mahustre. 

MAHIÉRE coy, maiére. 

MAHOMERIE, — nerie ; maho- 
mie, - nie s./, mosquée; tout temple 
d'infidèles; islamisme, islam, religion, 
loi, coutume, pays des mahométans. 
Et. mahom^ mahon, Mahomet que le 
moyen âge croyait être un Dieu^ une 
idole adorée par les mahométans. 

MAHUSTRE, — heustre, - 
hoistre^ — hiirtre, — hutre^ — heutre, 

— hoitre s. m. et f. gras, moignon de 
l'épaule, épaule; muscles, chair de 
Tépaule ou du bras, deltoïde ou biceps ?; 

— large manche allant de l'épaule au 
coude ; épaulette ; épauletier, soldat : 
soudard, bandit; et enfin au XV t^ s. 
terme injurieux donné aux Hugue- 
nots. Et. ? 

1. MAI, moi, mé s. m, mois de 
mai; arbre de réjouissance que Ton 
plante en mai; branches vertes, bran- 
chages; bonheur, plaisir, réjouissance 
fête, bon temps. Proo. mai. It. mâggio. 
Et. m^yim. 

2. MAI, mait^ mets, m. etf. maie, 
mèe\ maige, mêge s.f. pétrin, huche 
k^dÀn', en général huche, caisse, réci- 
pient; huche du pressoir. Prot>. mac^ 
mag. It, mâdia. Et. mkgiàem m,, 
raâgiV/a f., pétrin. 

1. MAÏÉRE, mahiére, madiére s, 
f, menu bois. Esp. et Port, madéra, 
bois de construction. Proo. madelra, 
matière. Ec. ma^éria, matière et bois. 
Matéria a donné deux formes, dont 
l'une savante, matière, est restée, et 



l'autre populaire avec adoucissement 
du t en d, puis chute du d, madiére, 
maiére avait le sens restreint de 
menu bois en anc, fr, 

2. MAIÉRE^./ levain. Et. maie. 

MAIESTIRE, etc. voy. maêstire, 
etc. 

MAIGE voy. mai 2. 

MAIGLE, magie, mégie, mergk, 
niesgle, — gue s, /. bêche, pioche, 
houe. Et. *mârrMla dim. de mârra, 
bêche, marre, 

MAIGNAIN, maignan, magnain, 
magnien, magnln, meign — , masg —, 
mes g —, maignier, mag — s. m. 
serrurier, chaudronnier. It, magnâno. 
Et. On le tire de mâchma qui en bas- 
latin signifiait métier, art, *machmâ- 
num, *machmârjMm, maignain, mai- 
gnier, proprement ouvrier, artisan, et 
par restriction ouvrier travaillant le 
fer et le cuivre, chaudronnier, 

MAIGNANT, maignandise vioij. 
mianant, etc, 

1. MAIGNE, maine, magne mot 
sav, adj. des deux genres grand. Prot, 
manh, /. mânha. It. anc. mâgno, ma- 
gna; Sarde mânnu. Et. mégna, mâgna. 
La forme populaire de vOLB.gnQ qui est 
resté dans Charlemagne, serait maing, 
main que i'on trouve dans parmain 
parmaine, sorte de grosse pomme. 
Voij, ce mot. 

2. MAIGNE voy. main 2. 
MAIGNENERIE, meig - s. f. 

métier, travail de maignain, 
MAIGNIÉE, — gnie voy, mais- 

niée. 
MAIGNIEN voy. miaignain. 

1. MAIGNIER voy, maignain. 

2. MAIGNIER voy. manier. 

3. MAIGNIER vo,y. maisnier. 
M AIGRËGE, — sse ; maigreté, 

meig — , meg — , mag — , nwsg — s, /. 
maigreur; gracilité; stérilité. Prot. 
maigréza. It, magrézza Et, maigre. 

1. MAIGUE, mégue, mesgue s. 
m. petit lait. Et. Celr. meag, id. 



MAIGUE 



â05 



MAINER 



2. MAIGUE v>oy. maigle. 

1. MAIL, mal s. m. marteau, mail- 
let, masse d'armes. P/'oc. malh. It. mà- 
glio. Et. mllleum, •mâlli/«. 

2. MAIL v>ûi/. marie. 
MAILLART voy. maslart. 

i. MAILLE, macula, maille et 
tache . 

:2. MAILLE contr. de . maaille, 
meaille : petite monnaie d'un deYni- 
denier. forme sac. médaille. Proo. 
medâlha. It. medâglia. Et. *metàlia, 
monnaie f de metâllum. 

3. MAILLE coy. marie. 

1. MAILLEÏS s. m. action de 
frapper à coups de mails, de martiaux, 
de masse d'armes; combat. Et. mail- 
lier 1. 

2. MAILLEÏS s. m. ouvrage en 
mailles, en filets; treillage. Et. mail- 
lier 2. 

3. MAILLEÏS voy. marleïs. 

MAILLENTER; — tir c. a. tache- 
ter ; tacher, salir, souiller, ensanglanter. 
Et. mâcwla, maille et tache y -f- éntum 
+ are. 

MAILLËOR, sj. •— liére s. m. 
ouvrier forgeron , ouvrier travaillant 
avec le marteau. Et. maillier 1. 

MAILLEÛRE s.f. étoffe de m